Marati · 18 mars 2026 à 22:29 · 301 photos 128 messages · 15 participants · 5 841 affichages | | | | on visite le Temple du Soleil et couvent Saint-Domingue.
Deux époques successives se rejoignent dans un seul édifice, avec superposition d'un sanctuaire religieux datant de l'époque coloniale sur les ruines du Temple d'Or des Incas
Quelques colibris viennent butiner dans le jardin
Difficile d'imaginer ce que fut le temple du soleil, car il est entièrement recouvert par l'église et le cloître du couvent.
Finalement, c'est plus de l'extérieur qu'on prend conscience que cet édifice, marqué par de puissantes murailles aux formes arrondies, date de l'époque Inca.
On se rend ensuite au marché de San Blas pour y déjeuner, avec au menu omelette garnie et des jus de fruit frais.
Pendant que la préparation, Maxime en profite pour faire une séance chez le coiffeur.
Durant l'après-midi, on aime se perdre dans les rues du quartier San Blas, le plus pittoresque et charmant de la ville.
Pendant une pause massage pour Madame (Rachel étant trop chatouilleuse pour ce type de plaisir), nous continuons à nous balader au centre-ville.
Après la récupération de notre "laundry" et un nouveau dîner à la Caverne del Oriente, on a tout juste le temps de commander un taxi pour attraper le bus de nuit en direction d' Arequipa. Départ 20h30, arrivée prévue à 6h30...
La Compagnie choisie est ce qui se fait de mieux, Cruz del Sur.
Bilan sera fait demain matin sur ces fameux bus couchettes grand confort !! | | | Bon, je viens de voir que tu avais déjà posté ta journée Palcoyo - Vinicunca.Sourire
Du coup, Gonzalo se gare presque tout en haut de la Vallée Rouge avec une vue panoramique sans même avoir marché 10 mètres...
C'est vraiment dommage de ne pas parcourir ce paysage à pied.
Je n'en ai pas parlé sur les groupes spécialisés FB, pour éviter que la fréquentation ne s'emballe, et que les locaux ne finissent pas réglementer aussi cet accès-là.
Merci à toi, mais je pense que ça va se savoir et que le site sera de plus en plus défiguré.
La descente à pied de la Valle Roja doit être encore plus photogénique. mais pour une majorité d'entre nous, le trajet en 4x4 à vitesse modérée a été parfait... J'ai hésité à relater la combine de Gonzalo, car il est pour l'instant le seul, avec les quads que tu cites, à emprunter cette piste, et pour bien moins cher. Mon compte-rendu n'aidera pas à garder le caractère confidentiel de notre expérience. Pour autant, pour ceux qui n'ont pas les aptitudes physiques de faire le trek de l'Ausangate ou la montée à pied de Vinicunca, et ils sont très nombreux, c'est une réelle opportunité de profiter de ces deux sites rapprochés et de ne pas se fermer de porte. VF a un impact négatif bien moindre que Facebook ou Insta sur les spots touristiques.
Non, le site de Palcoyo est ouvert depuis bien plus longtemps. Nous l'avions déjà prévu au programme en 2020 et il n'était alors pas difficile de trouver des informations.
Merci pour la précision. Dans les groupes spécialisés que je suis depuis 3-4 ans, les premiers retours d'expérience, relativement récentes, semblaient parler d'une "nouveauté" et alternative à Vinicunca, mais sans la foule. Encore une fois, cela ne durera pas, car des infrastructures nouvelles étaient en construction, et cela se comprend. Tout le monde veut sa part du gâteau  .
L'Ausangate offre des possibilités de treks, mais probablement pas en plein hiver.
Si si, c'est même la haute saison pour le trek autour de l'Ausangate.
Ce sera sans moi en plein hiver !! Déjà qu'on se les pelait bien en journée, je n'ose imaginer la nuit  . C'est carrément de l'aventure ! | | | Bonjour
Programme détaillé (qui a bougé en J1 en raison des péripéties du départ) :J0 : Vol Marseille - Madrid - LimaPEROUJ1 théorique et abandonné : Vol Lima - Cuzco et visite de Cuzco (Puka Pukara, Tambomachay, Observatoire du Cristo Blanco, sunset Sacsayhuaman) - Nuit CuzcoJ2 : Taxi -> Chinchero - Moray - Salines de Maras - Ollantaytambo - Train vers Aguas CalientesJ3 : Machu Picchu - Train retour vers Ollantaytambo J4 : Taxi sur 2j -> Pisac - Tipon - Andahuaylillas - Huaro - Nuit San Pedro ...................................... J21 : Lagune de Tebenquiche - Bus vers Calama - Vol vers Santiago J22 : Retour Santiago - Madrid - Marseille...
impressionnant votre timing sur 22 jours et 3 pays
J15 : Vol vers Uyuni - Journée 1 TO Salar Uyuni - Nuit en bordure du Salar J16 : Traversée du Lipez et lagunes - Nuit vers la Laguna Colorada J17 : Sol de Mañana CHILIJ17 suite : Transfert précommandé vers SPDA - Location 4x4 - Pukara de Quitor - Tour astronomique - N1 SPDA...
vous n'aviez prévu que 3 journées pour le parcours La Paz > SPA !!! | | | Bonsoir Luc,
vous n'aviez prévu que 3 journées pour le parcours La Paz > SPA !!!
La plupart des TO proposent le tour du Salar sur 3J/2N, d'autant plus quand le départ se fait d' Uyuni et que l'arrivée se fait à la frontière chilienne, plutôt que de revenir sur Uyuni sur une journée de route. Il y a ensuite possibilité de faire des tours spéciaux, avec plus de lagunes à visiter, ou davantage de temps dans la région du Salar.
J'avais étudié l'option de faire toute la zone à l'est de la lagune de Chalviri, pour pousser jusqu'à la Ciudad de Roma.
Mais cela aurait nécessité 2 à 3 jours de plus, qui plus au coeur de l'hiver, avec des nuits à -15° minimum.
J'ai eu finalement du flair, d'avoir abandonné cette idée, car la moitié de la tribu avait hâte de quitter ces terres à très haute altitude. Le froid permanent, de jour et surtout de nuit, a eu raison de leur motivation !! Et le tout de 3J/2N, pour avoir un très bon aperçu du Sud Lipez (environ la moitié des spots que j'avais répertoriés), nous aura suffi pour en prendre plein les yeux sans (trop) souffrir du froid en plein hiver.
J'espère un jour pouvoir revenir au printemps ou à l'automne, en autonomie totale, pour pouvoir bivouaquer et avoir la liberté de m'arrêter où et quand je veux, car les TO, ce n' est pas trop ma tasse de thé, même si en l'occurrence, c'était une belle option. | | | Pour autant, pour ceux qui n'ont pas les aptitudes physiques de faire le trek de l'Ausangate ou la montée à pied de Vinicunca, et ils sont très nombreux, c'est une réelle opportunité de profiter de ces deux sites rapprochés et de ne pas se fermer de porte.
Bon, là-dessus, je répondrais simplement que j’aimerais bien monter au Cervin en Suisse ou au Mont Blanc en France, mais ma condition physique ne me le permettrait pas. C’est comme ça dans la vie... 
Honnêtement, la montée au Vinicunca depuis le parking officiel n’est pas la mer à boire si on ne souffre pas du mal de montagne.
Et le tout de 3J/2N, pour avoir un très bon aperçu du Sud Lipez
Euh, je crois tu n’as pas bien étudié le sujet. Demande à Jean-François et tous les autres qui ont fait le Sud Lipez sur une à deux semaines. 
Nous avons visité le Sud Lipez en deux semaines et nous aurions pu ajouter 2-3 jours sans nous ennuyer. | | | Contre le nuits froides, voir glacées, il est préférable d’emporter son propre sac de couchage. Mais, c’est effectivement assez contraignant et les sacs très chauds sont également très cher. | | | Honnêtement, la montée au Vinicunca depuis le parking officiel n’est pas la mer à boire si on ne souffre pas du mal de montagne.
Ben justement, si  . Tu as la condition physique car tu randonnes beaucoup en montagne, mais Laetitia n'y serait pas arrivée, car elle avait trop de difficulté à respirer, tout comme Rachel. Je les entendais respirer fortement dès le matin à Palcoyo (sur une montée douce) à cause du manque d'oxygène, alors que pour Max et moi par exemple, c'était plutôt facile. Quand, à la sortie de Palcoyo, je leur ai annoncé qu'il y aurait trois fois plus de dénivelé (d500 au lieu de d150), elles m'ont dit toutes les deux qu'elles n'y arriveraient pas. Elles nous ont dit d'ailleurs qu'elles nous attendraient en bas, le temps que nous fassions la montée seuls tous les trois garçons. L'offre de Gonzalo était donc inespérée...
Et le tout de 3J/2N, pour avoir un très bon aperçu du Sud Lipez
Euh, je crois tu n’as pas bien étudié le sujet. Demande à Jean-François et tous les autres qui ont fait le Sud Lipez sur une à deux semaines.Tire la langue
J'avais bien lu ton carnet ainsi que celui de Jef, raison pour laquelle la région de Ciudad de Roma m'attirait. J'ai bien en tête aussi le temps que vous y aviez passé, et un jour, j'aimerais bien approfondir, mais cela se fera sans les enfants pour qui c'était le dernier voyage...
Ce que qui m'attirait dans le Sud Lipez, ce sont les lagunes à haute altitude. Un revisionnage des photos de ton carnet de 2020 me confirme que nous avons vu un certain nombre de lagunes que vous aviez vues, sans compter toutes celles de la région d' Atacama. De quoi rassasier mes envies de lagunes dans la Cordillère des Andes... Il est certain qu'il nous manque les quelques montagnes et volcans que vous avez gravis, mais cela aurait été hors de portée physique de certains d'entre nous.
J'avais questionné le reste de la famille sur leurs attentes dans le sud Lipez, en leur montrant quelques spots, et ils m'avaient tous répondu qu'ils ne se voyaient pas passer une semaine complète à ne voir que des lagunes dans des décors arides à longueur de journée. Je me rappelle encore d'un : "C'est toujours un peu la même chose, non ?". Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, et j'ai tenu compte de leurs désidératas dans le programme.
Cela m'a par contre bien arrangé, car j'ai pu consacrer davantage de temps dans le désert d'Atacama, à une altitude moins propice au MAM. Eh oui, je ne savais pas d'ailleurs pas si on supporterait tous la haute altitude. J'avais bien en tête les mésaventures d'Isabelle, et ne voulais donc pas courir le risque d'amputer de trop de jours le voyage en cas de MAM qui nous aurait obligé à passer de Puno à San Pedro de Atacama par le littoral... | | | Ben justement, si. Tu as la condition physique car tu randonnes beaucoup en montagne, mais Laetitia n'y serait pas arrivée, car elle avait trop de difficulté à respirer, tout comme Rachel.
Peut-être avec une meilleure acclimatation, elles n’auraient pas rencontré ces difficultés.
Imagine que certains sites que tu as aimés aux États-Unis, et qui demandent une bonne condition physique pour être visités, soient aménagés avec des pistes accessibles en 4x4 ou quad.
Je pense que tu trouverais cela dommage, car cela pourrait changer le caractère naturel de ces lieux. Cela dit, je comprends aussi l’idée de vouloir les rendre accessibles au plus grand nombre. Mais, un aménagement trop poussé peut altérer ce qui fait la beauté d’un site. On a tous en tête des exemples d’endroits magnifiques qui ont un peu perdu de leur charme après avoir été fortement aménagés.
Désolée d’être intervenue sur ce sujet, c’est simplement quelque chose qui me tient à cœur. Bref, je ne vais pas m’étendre davantage. Je me réjouis de lire la suite de ton carnet. | | | Je me réjouis aussi de lire le carnet de Marati mais partage totalement ton point de vue sur les aménagements et la circulation des quads ou 4x4 dans le milieu naturel. | | | Carmen, J'ai dû mal m'exprimer en laissant penser que j'étais favorable à l'aménagement de pistes dans des zones naturelles préservées du tourisme de masse, car ce n'est pas le cas. Je préfère aussi que certains sites restent difficiles d'accès pour conserver une certaine confidentialité et permettre aux gens de vivre une expérience qualitative. Si en l'occurrence, cette piste secondaire n'avait pas existé, les filles se seraient simplement passées de la visite, sans regret de leur part.
Pour voir l'évolution du tourisme dans l'ouest US depuis maintenant une douzaine d'années, je suis bien content que les autorités fassent exprès de garder certaines pistes en très mauvais état pour en limiter l'accès. Et on voit surtout que la question de la gestion des flux touristiques dans certains parcs posent débat, puisque les règles changent chaque année.
Aucun souci pour tes remarques, les carnets sont des lieux d'échange et de partage  ! | | | En plus Guillaume a annoncé la couleur dans le titre : le combiné était osé !
J’avais également passé 3j/2n dans le Sud lipez et Salar, depuis tupiza. Bien sûr que tu en ressors avec un « goût de reviens-y » mais ça reste une belle approche, compte tenu des choix de timing.
Ceci dit, très intéressant de suivre en simultané vos deux carnets (avec celui de Carmen), un bel exemple de lieux identiques visités de manière tout à fait différente !
J’en profite pour revenir sur votre visite du MP, effectivement une météo qu’on ne voit pas souvent là-bas !
« Mon » MP | | | À: Montagnard74 · 23 mars 2026 à 15:26 · Modifié le 23 mars 2026 à 16:13 Re: Un combiné osé: Sud Pérou, Bolivie et Nord Chili Message 52 de 128 · Page 3 de 7 · 519 affichages · Partager effectivement une météo qu’on ne voit pas souvent là-bas
Bonjour,
J'avais visité le MP il y a une douzaine d'années, en été, j'étais arrivée dans les premiers, très tôt le matin, le jour commençait à se lever, le Machu Picchu était sous la brume matinale qui était en train de se dissiper et c'était vraiment magique de le voir émerger peu à peu sous le soleil ! Pour moi le Machu Picchu était un rêve d'enfant et j'étais aux anges.
Sinon, j'en profite pour dire que le nord du Pérou n'est pas mal non plus et pour ceux qui aiment l'artisanat, Ayacucho est une ville très intéressante, c'est une ville qui a beaucoup souffert à l'époque du Sentier Lumineux et j'avais été marquée par certains récits des témoins directs de cette époque douloureuse pour le Pérou.
J'attends la suite du récit de Marati.... | | | Tu parles d' Ayacucho et du sentier lumineux...j'ai une anecdote sur ce sujet.. Ma femme et moi étions au Pérou en 1984 époque où le sentier lumineux sévissait dans ce pays. Travaillant dans l'aviation j'obtenais souvent des réductions importantes avec certaines compagnies.. A lima j'avais été au siège de la compagnie Péruvienne pour négocier un billet sur la ligne Cuzco/ Ayacucho j'avais obtenu les billets avec la réduction demandée seulement lorsqu'on s'est présentés à l'aéroport de Cuzco pour prendre l'avion on nous a dit que la ligne était fermée depuis 3 mois à cause de la guérilla ! | | | ça, c'est de la réduc efficace !! | | | Tu parles d' Ayacucho et du sentier lumineux...
lorsqu'on s'est présentés à l'aéroport de Cuzco pour prendre l'avion on nous a dit que la ligne était fermée depuis 3 mois à cause de la guérilla !
Dans mon message précédent j'avais failli écrire que pendant les années de Sentier Lumineux il était fortement déconseillé d'aller à Ayacucho, à cette époque les gens sortaient de chez eux le matin et ils ne savaient pas s'ils reviendraient vivants.
Pour ceux qui s'intéressent à l'Histoire du Pérou et à son artisanat c'est une région intéressante. | | | J’avais également passé 3j/2n dans le Sud lipez et Salar, depuis tupiza. Bien sûr que tu en ressors avec un « goût de reviens-y » mais ça reste une belle approche, compte tenu des choix de timing.
j'ai aussi eu ce ressenti, mais pour revenir à une saison moins rude que l'hiver. Le visionnage des photos de Carmen avec d'autres secteurs de celui des lagunes, ou alors ses randos sur les volcans ont confirmé mon souhait d'y revenir !
J’en profite pour revenir sur votre visite du MP, effectivement une météo qu’on ne voit pas souvent là-bas !
La brume apporte une ambiance mystique ! Et si en plus les nuages se dissipent dans la journée pour profiter du site sous le soleil, c'est juste le Graal... | | | Bonjour Marie Merci de suivre le carnet 
Sinon, j'en profite pour dire que le nord du Pérou n'est pas mal non plus et pour ceux qui aiment l'artisanat, Ayacucho est une ville très intéressante, c'est une ville qui a beaucoup souffert à l'époque du Sentier Lumineux et j'avais été marquée par certains récits des témoins directs de cette époque douloureuse pour le Pérou.
Le Nord du Pérou est aussi dans ma wish-list, avec un retour justement par Ayacucho, les piscines de Millpu, Cerro Blanco, Nazca, Huacachina, la lagune de Moron et les îles Ballestas ! | | | J7 - 18/07 : En route vers le canyon de Colca
Notre bus de nuit doit arriver à 6h30 à Arequipa. Mais, lorsqu'en pleine nuit, on se retrouve à Puno, pas vraiment sur la route, je me rends compte, avec Google maps, que nous aurons plus de 2 heures de retard. Aucune info ne nous a été communiquée sur ce gros détour. En même temps, je dois être le seul à avoir voulu nous géolocaliser à 2h du mat'  ...
Ayant notre réservation de voiture à 8h30 en périphérie de la ville, je me mets dès 5h30 en contact avec Peru Rent via WhatsApp pour éviter de perdre la voiture à cause d'un "no show".
Le service client de Perdu Rent, a priori dispo H24, est super réactif, accepte sans problème de décaler la prise en charge et me propose même de la récupérer à leur agence du centre-ville, plus proche du terminal de bus.
Mais je décline, n'ayant pas envie du tout de conduire dans l'hypercentre d' Arequipa. Trop risqué, les péruviens roulent trop au forceps... Moi, qui d'habitude roule un peu nerveux, fais petit joueur là-bas ! Après un transfert en taxi, on récupère donc notre SUV. A l'inspection, les 4 pneus sont au témoin d'usure, ou presque ! Cette fois-ci, on n'oublie pas de vérifier qu'il y a bien une roue de secours  . Tout est ok, sauf qu'il manque la manivelle pour lever le cric !
Le responsable me dit alors qu'il suffira que je l'appelle en cas de souci. Quand je lui réponds qu'il n'y aura pas du réseau partout (j'en sais quelque chose, car on a pris la route en sens inverse ce matin !!), il finit par nous donner 20 soles pour aller acheter une manivelle  ...!!! Et c'est ce qu'on fait en chemin, dans une quincaillerie, avant de prendre la route vers le Nord. A l'aller, on prend la route la plus courte, plus raide, mais qui se transforme rapidement en piste en tôle ondulée, voire pire. Le loueur m'avait pourtant confirmé qu'elle était goudronnée !
On perd donc du temps, et contrairement à ce que j'ai pu lire sur le net lors de la prépa, les paysages sont plutôt quelconques à part cette montagne !
Au sommet, sur le plateau, on croise des alpagas et vigognes, sous un ciel toujours bouché.
Après quelques stops en chemin, nous arrivons à Chivay, la porte d'entrée du canyon de Colca, où nous nous acquittons des droits d'entrée en échange d'un énorme ticket dont il ne faudra plus nous séparer, car il va être scrupuleusement poinçonné à 4 check-points successifs : sur la route, mais aussi au niveau des différents sentiers permettant de descendre ou remonter du canyon. Cela ne plaisante pas avec la juteuse attraction qui fait vivre toute la région !
Sur la route principale menant à Cabanaconde, les photos ne font pas honneur à ce que nous voyons, la faute à ces satanés nuages. On a même droit à quelques gouttes de pluie, les premières du voyage.
Heureusement, en fin de journée, on profite de quelques rares rayons de soleil pour prendre quelques photos souvenirs aux couleurs plus vives !
L'église de Maca est fermée, et le village désert. On espère bien être plus chanceux dans deux jours, au retour.
Nous arrivons enfin à notre lodge, la Cabana del Conde Lodge, à Cabanaconde, où nous pouvons dîner. Cela tombe bien, car le village, qu'on vient de traverser a l'air bien mort. On a uniquement vu quelques supérettes où nous nous rendons d'ailleurs pour acheter des snacks et de l'eau pour les deux prochains jours, histoire d'éviter de se faire racketter au fond du canyon, comme j'ai pu le lire sur les groupes spécialisés. En même temps, comme ils doivent se faire livrer leurs denrées alimentaires à dos de mule, ce n'est pas étonnant que la vie y soit chère !
Le lodge est idéalement placé pour le trek de demain et offre la possibilité de laisser nos gros sacs à dos dans une pièce sécurisée. En plus, après la randonnée de remontée du canyon, il permet aux ex-clients, même sans réservation, de pouvoir se doucher sans supplément.
J8 - 19/07 : Descente au fond du canyon de Colca
Avant d'entamer notre journée de marche, nous allons d'abord au point de rencontre des condors, à une quinzaine de minutes de Cabanaconde.
La matinée promet d'être ensoleillée !
Nous sommes sur le belvédère dès 7h30, et empruntons un sentier bien balisé qui nous mène à un bon point d'observation.
Nous sommes à une trentaine de mètres d'un nid, avec 5 adultes et 2 petits, cachés derrière un yucca.
Mais ce n'est qu'autour de 8h, une fois que les premiers rayons de soleil ont commencé à créer des courants d'air chaud, que les premiers condors s'envolent ! Spectacle aux premières loges garanti  Peu de photos dans le carnet en raison de la limitation du nombre de photos 
Lorsque nous quittons les lieux pour aller déjeuner à notre lodge à Cabanaconde, nous observons une quinzaine de condors dans le ciel !! | | | Une fois l'estomac rempli et nos sacs préparés, nous attaquons la rando peu avant 10h, avec comme objectif de rejoindre l'oasis de Sangalle, situé 1300 m plus bas, à une altitude de 2100 m. On va emprunter la boucle classique, la plus courte, passant par San Miguel et San Juan de Chuccho.
Après San Miguel et un check-point de vérification des permis débute le sentier proprement dit.
Le point de vue de la rim est impressionnant. Cela nous vaut d'ailleurs une remarque agacée d'un membre de la famille qui se demande bien pourquoi les gens veulent toujours descendre au fond d'un canyon quand ils sont en haut (où la vue est belle), et pourquoi ils veulent toujours grimper en haut d'un montagne quand ils sont en bas  ...
Personne n'a su quoi lui répondre. Pour autant, nous poursuivons notre longue descente  !!
Nous avons droit à une belle vue plongeante vers l'oasis de Sangalle, notre étape de la journée, où l'on peut deviner une des piscines qui sera la nôtre ce soir !
Les points de vue de début du trek sont les plus impressionnants et permettent de se rendre compte de la profondeur du canyon !
La descente finale jusqu'au pont est vraiment raide, et plusieurs de nos petits orteils souffrent d'ampoules. Pour ma part, j'ai fait l'erreur de ne pas serrer suffisamment mes lacets, ce qui a accentué les frottements du pied sur l'avant de la chaussure !
Quand le pont est en vue, on sait que le plus dur est fait ! On ne risque pas de se perdre, on est loin d'être seuls... Pour autant, maps.me va tout de même nous servir à plusieurs reprises, car après le pont de San Juan, il y a plusieurs options possibles.
D'un commun accord, vu l'état de nos orteils et du ciel qui commence à se boucher au loin, nous décidons de partir sur l'option directe, la plus courte.
Après un déjeuner à San Juan de Chuccho, au coeur d'une végétation luxuriante,
nous entamons la partie finale de la rando qui mène à l'oasis de Sangalle. Les yoyos permanents en terme de montée et descente nous cassent bien, et une soirée détente nous fera du bien.
Les nuages finissent par nous rattraper, et nous essuyons même quelques gouttes de pluie qui nous motivent pour accélérer la cadence !
Nous entamons enfin la descente en lacets vers l'oasis, traversons une passerelle, et nous rejoignons l'Eden Lodge.
Tout au long de la journée, on aura beaucoup entendu parler français...
Des couleurs de roches dignes du Canyon de Yellowstone, ou presque...
Notre hôtel, l'Eden Lodge, possède une belle piscine avec cascade, mais avec un vent à décorner un bœuf et une température très fraîche, on y trempe juste les jambes.
Tant qu'il n'y a pas encore trop de monde arrivé, j'en profite également pour commander une mule pour Laetitia, car celle-ci n'aura ni la force ni l'envie d'avaler les 1200 mètres de dénivelé positif demain matin. Timéo et Rachel hésitent aussi à prendre une mule pour eux deux, en alternant les efforts, mais le muletier leur dit que c'était impossible, car la cadence des mules est bien supérieure à celle des randonneurs. Ils décident donc de décliner l'option et de monter à pied  .
En attendant le dîner, on sirote des bières au milieu de plusieurs tablées de Français et on se fait quelques parties de cartes. Sans oublier l'indispensable wi-fi, de bonne qualité. Finalement, contrairement à ce que j'ai pu lire, j'ai trouvé le prix des repas et boissons très raisonnables, vu l'endroit reculé où on se trouvait.
La descente dans le canyon de Colca a donc été plutôt un challenge sportif car les plus beaux panoramas sont visibles du haut, de la rim ! | | | J9 - 20/07 : Remontée du canyon de Colca et retour sur Arequipa
Le réveil sonne à 4h50, histoire d'avoir le temps de prendre le petit déjeuner avant d'attaquer la remontée du canyon à la fraîche.
Rendez-vous est pris à 5h40 avec le muletier auprès de qui on a loué une mule, pour Madame, dont les jambes ne sont pas en état de supporter l'effort physique des 1100 m de d+ sur 4,3 km de marche. Comme il a du retard, les enfants et moi attaquons la remontée du canyon à 6h pour profiter de la fraîcheur matinale.
Nous passons rapidement à côté des mules qui attendent sagement leurs passagers
La randonnée se fait plutôt facilement à condition de ne pas faire d'effort violent. Nous progressons à rythme tranquille, mais constant. Au bout d'une heure nous avons déjà avalé plus de la moitié du dénivelé.
Le soleil, qui grimpe dans le ciel, illumine petit à petit les montagnes. Et nous, nous continuons à avaler du dénivelé, à rythme tranquille mais constant. Rachel est calé derrière moi, et dès que j'entends sa respiration s'accentuer, je redescends le rythme. Les garçons pourraient aller un peu plus vite, mais on reste à la queue leu leu, et toutes les demi-heures, on observe notre progression sur le tracé maps, histoire de motiver les troupes !
Ce n'est que vers 7h30 que les mules nous doublent. Laetitia nous racontera plus tard qu'ils sont partis relativement tard, le temps de seller les mules. Finalement, on boucle la montée en 2 heures, sans forcer, avec une pause toutes les demi-heures. On s'attendait tous à pire... Le muletier l'a faite en 1h30 sans transpirer !
En haut du sentier, on a droit à un nouveau contrôle de nos permis !
Nous traversons ensuite le village de Cabanaconde, sans charme, jusqu'au lodge
Après avoir récupéré notre voiture et nos sacs, laissés volontairement à l'hôtel plutôt que dans le coffre, pour ne tenter personne, nous revenons tranquillement vers Chivay en nous arrêtant à tous les points de vue et villages.
Contrairement à l'aller, la route du retour se fait sous un magnifique ciel bleu, et les panoramas sur le canyon s'enchaînent
Au niveau d'une série d'échoppes à touristes, on a droit à une belle rencontre !
On profite pour tester un apéritif alcoolisé au jus de cactus. Original et vraiment bon !
Toujours ces terrasses de culture andines, qui forment une belle mosaïque de couleurs
Encore un arrêt en bord de route,
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