Marati · 18 mars 2026 à 22:29 · 301 photos 128 messages · 15 participants · 5 847 affichages | | | | J10 - 21/07 : Visite d'Arequipa
La journée visite d' Arequipa s'annonce tranquille. Après un petit déjeuner sur la toiture terrasse du Foyer, direction le couvent de Santa Catalina, principale attraction de la ville.
Cet immense couvent, le plus grand du monde, s'étend sur plus de 2 ha et se caractérise par des bâtiments et cloîtres aux couleurs vives, bleu indigo, rouge brique ou ocre. On se perd presque dans ses nombreuses ruelles qui portent le nom de villes andalouses.
Il n'y a pas que des ruelles, il y a également plusieurs cloîtres et cours intérieures dans les différents quartiers, tous différents les uns des autres.
On ne compte plus les cuisines, quasiment dans chaque maison traversée !
A chaque quartier sa teinte dominante, son ambiance...
Après cette visite incontournable du couvent, on poursuit avec l'église et le monastère de la Recoleta, bien moins renommé et visité, alors qu'il est situé à seulement quelques pâtés de maisons de là.
De la visite du monastère, nous retenons surtout sa bibliothèque et ses nombreux livres anciens.
Les deux cloîtres sont relativement bien entretenus, avec quelques plantes vivaces en fleurs, mais l'ensemble manque un peu de finesse.
Une balade dans le centre-ville nous mène à l'église de la Compania, dont l'intérieur est aussi remarquable que la façade extérieure !
| | | Après un déjeuner dans un resto chinois sans ambition, on fait un petit tour au marché de San Camilo, dont les étals sont à eux seuls une attraction visuelle ! Quel festival de couleurs 
Ce stand rappelle que l' Amérique du sud est le continent des pommes de terre
Le salon de thé La Canasta est bien réputé pour ses pâtisseries, on y fait donc un tour pour tester plusieurs pâtisseries en guise de dessert.
Puis, pause cocktail en profitant de la Happy Hour, avant de manger une crêpe à La Crepisima. Bref, on n'aura fait que manger et boire aujourd'hui... Parfait pour recharger les batteries !
Une fois la nuit tombée, la cathédrale ouvre ses portes et nous permet de visiter l'intérieur, bien moins photogénique que l'extérieur !
On retourne ensuite à notre hôtel pour récupérer notre linge lavé, avant de filer vers la gare routière pour un nouveau bus de nuit qui va nous mener directement vers Puno, au bord du lac Titicaca. | | | J11 - 22/07 : Lac Titicaca
L'immense lac Titicaca, traversé par les frontières du Pérou et de la Bolivie, est connu pour être le plus haut lac navigable du monde, perché à 3800 m d'altitude. Mais il est bien plus que cela, puisqu'il est un symbole puissant de la culture andine, et est un lieu sacré, considéré comme le berceau de la civilisation inca.
Le lac joue un rôle important dans les cultures locales, que ce soit sur les rives ou les îles du lac, comme les ultra touristiques îles flottantes Uros.
Malgré la symbolique forte autour du lac Titicaca, je n'attendais pas grand-chose de cette journée, et le moins qu'on puisse dire, c'est que mes doutes se sont rapidement confirmés...
Pourquoi... Les îles Uros, en tant qu' "incontournable" de tout voyage au Pérou, souffrent depuis des années de surfréquentation ! Tout sur place est devenu un business, les soi-disants paysans, censés vivre sur ces îles, ne font que jouer la comédie pour les touristes, s'habillent en costume traditionnel pour le folklore, font croire aux naïfs qu'ils vivent en permanence dans une case en roseaux séchés... Bref, on n'était absolument pas tenté par une telle expérience.
Ces avis négatifs circulant sur les sites internet et réseaux sociaux, il s'est alors développé un autre tourisme dans les environs, avec des "nuits chez l'habitant" sur les îles de Taquile, Amantani ou encore la presqu'île de Llachon.
On peut lire beaucoup de commentaires enthousiastes sur ces expériences "authentiques". Les touristes, accueillis dans les villages, s'extasient sur le fait que les familles d'accueil péruviennes leur jouent de la musique, les initient au tissage, leur fassent enfiler des costumes traditionnels, les associent au nourrissage des poules et autres animaux de basse-cour, voire à la pratique du labour. Sachant que ces familles péruviennes accueillent, pour certaines d'entre elles, plusieurs groupes de touristes, et ce chaque jour, j'ai encore plus de mal à me dire que l'expérience puisse être "authentique".
Mais cela n'engage que moi, donc j'ai souhaité avoir l'avis des membres de ma famille. Après concertation, ils étaient du même avis que moi, et nous avons convenu de n'y consacrer qu'une seule journée, alors qu'on aurait eu la possibilité d'y passer tout de même deux jours dans notre planning serré.
Ceci dit, après avoir lu l'expérience sur 3-4 jours de Carmen, qui a pris soin d'organiser différemment ce séjour sur le lac Titicaca, en-dehors des sentiers battus, je me suis dit : pourquoi pas !
Lors d'une des soirées de préparation, je suis tombé sur un site internet qui expliquait qu'il y avait possibilité de prendre directement un ticket au port de Puno, direction l'île de Taquile, avec tout de même une pause obligatoire d'une heure aux îles Uros, histoire "d'avoir vu". Toujours d'après ce témoignage, l'île de Taquile n'était pas encore pourrie par le tourisme de masse.
C'est donc l'option que j'ai retenue pour cette journée que nous allions consacrer au Lac. Journée qui débute très tôt, puisqu'on arrive par le bus de nuit à 4h30 au terminal terrestre de Puno !
Peu après 5h, la ville commence à se réveiller, et nous déposons nos bagages à notre hôtel réservé pour le soir, en en profitant pour y déjeuner.
On se rend ensuite au port. Sur la longue jetée, on se fait accoster par un gars qui parle français (  !!) et nous propose des tickets pour l'île de Taquile, avec pause aux îles Uros. Le tout aux tarifs que j'avais en tête (30 soles pour un bateau lent, 40 soles pour le speed-boat).
Comme le gars nous garantit 3h30 sur place sur Taquile, au lieu de 1h30 avec le bateau standard, on choisit cette option bien sûr  !
Le temps de se remplir, notre bateau quitte le port à 8h. A peine parti, un type se présente comme le guide de la journée... Oups, on n'avait pas compris exactement cela. Au lieu d'être simplement débarqué sur une île Uros puis sur Taquile, j'ai bien l'impression qu'on va finir dans un groupe.
Notre bateau longe les premières rangées de roseaux et de maisons flottantes,
puis on arrive à une première île flottante. Mais comme un bateau est déjà accosté au bord, des touristes ne vont pas tarder à en descendre, et notre guide demande au pilote de repartir.
Dommage, car tout avait l'air si parfait pour nous accueillir  !
La deuxième île rencontrée est la bonne.
Comme sur l'île précédente, toute une famille de péruviens nous attend avec un bateau typique amarré au bord.
Très vite, la moitié du groupe monte sur le "drakkar" pour faire un tour, pendant que l'autre moitié (dont nous) écoute les explications du guide sur la manière dont sont construites les îles et le mode de vie des habitants sur les îles. On nous montre ensuite les cases, construites en roseaux, dans laquelle vit (vivrait  ) une famille entière ! A l'intérieur, un matelas, une couverture et des habits normaux, certainement les vrais habits des péruviens avant de se déguiser pour nous !
On a droit ensuite à une leçon moralisatrice du guide, qui nous explique qu'on est en vacances, "relax", avec des moyens financiers, et qu'il nous suffit de payer 20 soles (5€) par personne pour un tour en "drakkar" et leur permettre ainsi de changer leur vie.
Puis, on assiste à la sortie de tous les souvenirs vendus à des prix prohibitifs. Gros malaise devant l'insistance du guide pour que les gens achètent ou fassent le tour en bateau... Heureusement l'un ou l'autre lâchent quelques billets pour que les péruviennes se fassent leur beurre.
Vue sur les maisons voisines, bien moins sexy, probablement là où ces gens habitent.
L'île sur laquelle nous nous trouvons est bien plus attrayante !
Une dame au moins n'en a que faire de nous et vaque à ces occupations
Finalement, entre les souvenirs et tours en bateau, notre groupe aura tout de même lâché un bon 300$ en 1 heure, soit la moitié du salaire mensuel moyen au Pérou...
Quant à nous, mal à l'aise, nous remontons rapidement sur le bateau jusqu'au départ vers Taquile.
On finit par repartir pour une heure de bateau supplémentaire vers Taquile. | | | Après débarquement, on marche à peine 100 mètres, et on arrive sur une place où il y a déjà des dizaines d'autres touristes qui assistent à un spectacle folklorique traditionnel.
Juste derrière eux, des étals remplis de textiles, supposés fabriqués sur l'île, mais qui ressemblent étrangement à tout ce qu'on a pu voir jusqu'ici, à une ou deux exceptions près...
Puis c'est à notre tour d'assister au spectacle de danse et à l'atelier de tissage. Tout est bien huilé pour faire transiter un maximum de touristes.
Par contre, on a ensuite droit à une chouette balade dans de très beaux paysages avant d'aller déjeuner.
Le sentier nous fait passer sous une porte en pierre, puis nous déjeunons dans un restaurant pré-réservé pour le groupe.
Après à peine 1h30 sur place, sans compter le temps du déjeuner, le guide nous demande de rejoindre le bateau accosté à une autre jetée, au plus près du restaurant. Tout est millimétré, et on passe finalement deux fois moins de temps que prévu sur Taquile. Mais je me doute bien que je reverrai pas le petit menteur à notre retour à Puno...
Belle déception donc avec ce piège à touristes, même si notre balade dans le sud de l'île nous a permis d'avoir un bon aperçu des paysages de l'île.
De retour à Puno à 16h, on bulle à l'hôtel avant d'aller dîner dans une pizzeria, Bianca Pizza, qui sert de véritables pizzas italiennes, à la pâte fine napolitaine, comme celles qu'on a mangées en Sicile. Une véritable tuerie  ! Le rayon de soleil d'une journée décevante, ne correspondant pas à notre mode de voyage, même si on ne regrette pas d'avoir tenté l'expérience. | | | À: Marati · 24 mars 2026 à 22:19 · Modifié le 25 mars 2026 à 8:38 Re: Un combiné osé: Sud Pérou, Bolivie et Nord Chili Message 85 de 128 · Page 5 de 7 · 628 affichages · Partager C’est sûr que vendu comme ça, ça fait pas envie ! | | | Salut Guillaume,
J'avais suivi vos aventures sur Facebook et c'est avec plaisir que je retrouve ici le récit d'un voyage très survolté ! | | | C’est sûr que vendu comme ça, ça fait pas envie ! 
Dans mon carnet, j'ai conservé une grande partie de mes premières impressions, couchées sur papier. La réalité n'était pas si dure, car avec une bonne dose de second degré, nous avons vécu cette journée de folklore pour touristes en souriant régulièrement ! | | | Salut Guillaume,
J'avais suivi vos aventures sur Facebook et c'est avec plaisir que je retrouve ici le récit d'un voyage très survolté ! 
Salut Agnès, Cela me fait plaisir de croiser ta route ici, au détour d'une des routes sinueuses d'El Hierro !! | | | J12 - 23/07 : Arrivée en Bolivie et visite de La Paz
C'est pas qu'on n'aime pas Puno, mais on a une longue route pour rejoindre la Bolivie et sa capitale La Paz, la plus haute du monde. Et comme je n'aime pas passer une journée complète dans les transports, le mieux est de débuter la journée au plus vite !
Lever donc à 4h50, un petit coup de taxi pour attraper ensuite un collectivo qui décolle de Puno à 5h30 pour rejoindre Desaguadero en 2 grosses heures.
Desaguadero, son seul intérêt, c'est d'être située à la frontière bolivienne.
On y change nos restes de soles pour faire du cash en Bolivianos. Et comme le taux de change y est intéressant pour les € et $, on se remplit les poches de milliers de Bolivianos. Il n'y a pas besoin non plus de rouler sur l'or pour amasser de telles sommes, sachant qu'on reçoit 13 ou 15 bs pour 1$ ou 1€...
Or, le cours officiel n'est qu'autour de 7 bs pour 1$ ! Autant dire que si tu paies en CB ou si tu retires du cash à un DAB, c'est "l'arnaque" assurée. On avait anticipé en partant avec un bon paquet de dollars et euros qu'on s'est répartis chacun dans des sacs bananes.
Il y a de tels écarts en raison de la crise économique et politique qui frappe le pays de plein fouet et provoque une inflation galopante. En janvier dernier, quand j'ai discuté du prix du tour du Salar d' Uyuni, le cours de l'euro était à 10 bs au lieu des 15 bs actuels !!
Autant les formalités de sortie du territoire péruvien sont une partie de plaisir, autant côté bolivien, il nous faut patienter une heure pour pouvoir se faire tamponner nos passeports d'un coup de tampon baveux !
Une fois une nouvelle carte Sim avec data achetée juste en face du poste frontière, nous attrapons un autre collectivo qui file en 2 nouvelles heures sur La Paz.
Comme en plus on perd 1 heure de décalage horaire, on arrive à notre hôtel à 13h, après presque de 8 heures de pérégrinations !
Mais il n'est que 13h, on a donc tout l'après midi pour découvrir la ville. L'avantage de se lever hyper tôt...!
Et quoi de mieux que de commencer par les découvertes de nouvelles saveurs boliviennes. Direction alors une adresse coup de coeur que j'avais soigneusement enregistrée lors de ma prépa, la Popular Cocina Bolivia.
Quand on arrive sur place, on voit 17 noms écrits sur une pancarte, la liste d'attente. Certes, la plupart déjà rayés, mais il en reste encore et encore...
Avec autant de monde, ça renforce notre volonté de rester et tester la cuisine de ce resto. On finit par avoir une table après 14h, et on se régale de mille saveurs... Les photos des plats parlent d'elles-mêmes. Notre meilleur resto du voyage  !
L'après-midi est déjà bien entamé lorsque nous quittons la table. Quoi de mieux que de s'envoyer en l'air, en allant rejoindre une station de téléphériques ! Pour cela, il nous faut marcher une petite demi-heure pour quitter l'hyper-centre
Le téléphérique nous emmène sur les hauteurs de la ville. Il y en a de toutes les couleurs, près d'une dizaine de lignes est déjà en service. Ces lignes ont été construites pour faciliter les liaisons entre les quartiers les plus pauvres, sur les hauteurs, et ceux plus huppés du centre.
On redescend ensuite jusqu'au mirador Killi Killi pour profiter d'une vue panoramique sur La Paz. La légende raconte que c'est un alsacien qui aurait donné son nom à ce mirador.
Ayant la flemme de marcher 2 km, et au prix dérisoire des courses de taxi, on se laisser transporter jusqu'au marché des Sorcières.
C'est un marché assez unique où on trouve toutes sortions de potions, lotions et herbes pour satisfaire les superstitions et rituels Aymara. Le plus glauque reste l'exposition de foetus de lamas qui servent d'offrandes à la Pachamama, la Terre mère.
Le soir, on dîne léger dans une cafétéria. A quatre seulement, Maxime ayant déclaré forfait, car il trouve qu'on ne fait que manger à longueur de journée...! | | | J13 - 24/07 : Vallée de la Luna et Vallée de Las Animas
Cool, c'est la première fois du voyage qu'on n'est pas obligé de faire nos sacs le matin. Il aura fallu attendre le 12e jour pour qu'on passe au moins 2 nuits au même endroit !! Pour le coup, c'est même 3 nuits à La Paz !
C'est la dernière journée un peu sport, avec au programme la Vallée de la Luna, puis la vallée de Las Animas.
La première est très connue, la seconde beaucoup moins.
Après un coup de téléphérique bleu, puis vert, et 10 mn de taxi, nous voici presque à l'ouverture à la vallée de la Luna.
On pourrait se croire dans l'Ouest américain, notamment à Cathedral Gorge SP ou à Sidestep Canyon - White Rocks, mais il faut quand même le dire vite. Car en terme de taille, de teintes et de ressenti, la comparaison s'arrête là !
On prend tout de même plaisir à déambuler au coeur des hoodoos en argile qui ressemblent à des stalagmites
Ce site reste une curiosité originale à explorer pour un pays comme la Bolivie ! En 45 mn, en traînant un peu, on en fait le tour. Un groupe d'Allemands avec guide, certainement en circuit TO, a même réussi l'exploit de le visiter en 20 mn chrono !! Toujours les mêmes manières de faire voyager les gens...
Avant de quitter le site, on ne peut s'empêcher de traîner à l'entrée, au niveau du jardin botanique où se mélangent plantes grasses et cactus.
On embarque ensuite à nouveau dans un taxi pour parcourir les 12 km qui nous séparent de la vallée de Las Animas, site encore méconnu il y a 2 ans, et qui gagne en notoriété grâce aux groupes Facebook.
Un petit achat de pique nique au centre d'Ovejuyo, et nous grimpons fort à pied jusqu'au début de la rando qui va longer un cours d'eau.
En regardant plus précisément maps.me, je me rends compte qu'il y a tout de même 800m de d+ pour arriver au belvédère que j'avais repéré lors de la préparation. Je ne me souvenais plus d'un tel dénivelé  , étant persuadé que la pente d'un chemin qui longe un cours d'eau ne pouvait pas être bien forte.
Au trailhead, un papy nous attend et nous réclame 5 bs par personne pour accéder à cette zone privée.
Quand on débute la rando, la rivière qu'on longe est en fait plutôt un torrent de montagne, avec une pente marquée permanente  !
Nous progressons doucement pour ne pas se mettre dans le rouge, et de part et d'autre du torrent, des aiguilles rocheuses gris sombre de différentes tailles et formes pointent vers le ciel. C'est magnifique !!
Nous ne nous mettons vraiment pas la pression pour aller au bout de la rando, car nous avons déjà traversé de très beaux paysages !
Après plus de 2 heures de marche du village, et 600 m de d+, on casse la croûte au pied d'une cabane.
On décide ensuite de se scinder en 2 groupes : ceux qui reviennent sur leur pas, et ceux qui se rajoutent 200 m de d+ supplémentaires pour prendre de la hauteur et faire une boucle.
Seul Max et moi avons l'envie de le faire, et on profitera donc seuls d'autres points de vue sur cette vallée grandiose qui mérite clairement un détour lors d'un passage à La Paz. Bien plus que la Vallée de la Luna !
Maxime et moi nous retrouvons finalement bloqués au sommet de la montagne avec un panneau d'interdiction "Terrain Privé", alors nous revenons sur nos pas, en accélérant le pas, pour ne pas trop faire attendre les autres. | | | De retour au trailhead avec un petit quart d'heure de retard sur le reste de la famille, nous entamons la descente vers le village. A peine arrivés à une route goudronnée, un taxi surgit de nulle part, et nous en profitons pour retourner au téléphérique que nous reprenons en sens inverse jusqu'au centre-ville.
On passera la fin d'après midi à boire un verre au restaurant Manq'a, en attendant l'heure du dîner. On y dînera aussi, le Manq'a faisant partie des restos que j'avais sélectionnés.
Côté présentation, c'est du haut niveau. Mais côté gustatif, on est tous resté un peu sur notre faim, même si tous les plats étaient bons. On a tous trouvé que les plats étaient un peu trop sophistiqués avec trop de mélanges de saveurs pas forcément bien assortis...
J14 - 25/07 : Visite de La Paz
Ce matin, pour cette journée de repos, nous commençons par nous fondre dans la foule dans un marché de La Paz, à quelques pâtés de maisons de notre hôtel, le Sagarnaga.
Toujours beaucoup de couleurs dans les tissus
on reprend pour une dernière fois un téléphérique, le rouge qui monte le plus haut sur les hauteurs de la ville. Nous survolons le cimetière général de La Paz ainsi qu'un quartier totalement rénové
Le terminus nous permet d'avoir une vue panoramique sur la ville. Mais à contre-jour...
Le terminus du téléphérique rouge se situe à proximité du quartier El Alto, qui renferme le plus grand marché de la ville. Malheureusement, nos jours de visite ne coïncident pas avec les jours de marché, donc nous redescendons directement vers le cimetière général, immense cimetière vertical à ciel ouvert !
L'après-midi détente est consacré à du shopping et achats de souvenirs !
En soirée, après un apéro cocktails, nous dînons dans la meilleure pizzeria de la ville, La Bella Ciao.
Que retenir de La Paz ? Une ambiance particulière s'en dégage.
Ça grouille de monde, mais tout le monde est respectueux les uns des autres. On ne ressent pas d'insécurité, du moins en journée et dans les quartiers du centre.
Les lignes de téléphérique apportent une vraie plus-value touristique. Non seulement elles permettent de se déplacer rapidement en périphérie de la ville, mais elles permettent de la voir différemment !
On a aussi aimé se perdre dans les différentes rues où les commerces sont tous sur la même thématique. Il y a la rue des barbiers, les rues de souvenirs, la rue High-tech, celle du bricolage ou des carnavaliers...
Tout y est simple et bon marché. Tu cherches une laundry, tu en as une en face de l'hôtel. Tu as besoin d'un médoc, tu vas au coin de la rue. Tu as besoin d'un taxi, tu attends en moyenne 10 à 20s ! Le maximum qu'on ait attendu, c'est 2 minutes, à l'extérieur de la ville, car un premier taxi avait essayé de nous prendre pour des Américains.
Ici, contrairement au Pérou, les négociations sont faibles, le prix devient très vite ferme, et on sent qu'ils n'apprécient pas trop. Au Pérou, c'était un vrai jeu avec davantage de marges de négociation.
Demain, direction Uyuni par un vol intérieur, et son fameux Salar... | | | Génial ton carnet Guillaume. J'attendais avec impatience la partie Bolivie et Chili en vue d'un futur trip mais je dois dire que les couleurs péruviennes m'ont bluffée! Belle découverte cette vallée de Las Animas, jamais vue avant pour ma part.
Merci ! | | | bonjour guillaume, Merci pour ce nouveau carnet que j'attendais avec impatience et interet! | | | Merci Pascale et Pop pour vos messages d'encouragement  ! La Valle de Las Animas ne restera pas longtemps confidentielle, car les décors sont vraiment originaux. Il y a même possibilité de se faire déposer bien plus haut, en empruntant une route sinueuse, pour un panorama 360°. | | | J15 - 26/07 : Salar d'Uyuni
Il fallait bien une journée de repos hier pour tenir la cadence de la journée à venir.
Lever 4h45 (à l'écriture du carnet, je me rends compte que nous nous sommes quand même levés plusieurs fois avant 5h...),
taxi pour l'aéroport de La Paz à 5h30, puis très longue attente. Notre vol pour Uyuni, prévu initialement à 7h40, est retardé d'une demi-heure.
Notre avion survole le Salar d' Uyuni, ça y est, le spectacle commence !!
A l'arrivée, Janeth, notre guide francophone, nous récupère ensuite vers 9h30.
Pour commander le tour, j'étais passé par une agence (dont je ne connais même pas le nom !!), dirigée par une certaine Magali, recommandée sur le groupe FB Bolivie. J'avais également demandé un devis à Janeth, mais celle-ci était trop chère. Et pour cause, c'est la meilleure guide francophone qui officie sur le Salar, et elle est extrêmement demandée. Elle est même passée récemment dans un reportage français sur la Bolivie.
Alors pourquoi avons-nous eu droit à Janeth ? Je présume que c'est parce que j'ai accepté, dans un contexte de forte dévalorisation du Bolivianos, de payer Magali en juin dernier directement en Euros sur un compte Revolut européen, avec un taux de change que je savais être bien en sa faveur. En contrepartie, sans rien demander, nous en avons eu pour notre argent... Fallait oser faire confiance en versant l'intégralité des sommes la veille du tour...mais le professionnalisme de Magali tout au long de nos échanges m'a incité à franchir le pas !
Janeth nous récupère donc à l'aéroport pour prendre un petit-déjeuner au centre d' Uyuni, le temps que Carlos charge le Landcruiser de toute la nourriture pour les 2 jours et demi. Il n'y a d'ailleurs quasiment que ça, comme 4×4 à Uyuni. Normal, avec 250 agences connues, avec dans le lot quelques margoulins qui arnaquent les clients...
Première étape du tour qu'on commence avec une bonne demi-heure de retard sur le planning : le cimetière des trains d' Uyuni.
Grosse déception générale en raison de la foule omniprésente. C'est un vrai cirque, pas une locomotive désaffectée où il n'y ait pas dix personnes dessus !0
Il nous faut nous éloigner le plus possible pour trouver un peu de tranquillité. Janeth nous explique qu'en plus des nombreux touristes, il y a beaucoup de Boliviens, car ils sont encore en vacances d'hiver pour ce weekend.
Nous squattons une des rares locomotives où nous sommes seuls, tout au bout du train.
Je m'inquiète sérieusement pour la suite de la journée, car si cette sensation d'oppression persiste, cela affectera forcément le ressenti général.
Janeth nous explique la signification des 5 drapeaux, mais j'avoue avoir presque tout oublié !
On s'arrête ensuite au marché artisanal de Colchani, où on nous explique tout le processus de fabrication du sel. Il y a pas mal de constructions en sel en souvenirs, on se fait plaisir avec ce qui peut rentrer dans des sacs à dos.
Le déjeuner se fait au musée du sel, où il y a également le monument dédié au Dakar ainsi qu'une place avec une multitude de drapeaux de pays de tous horizons
Toujours beaucoup de monde, mais bien moins que le matin, donc c'est supportable...
L'immense salle à manger, dont les tables sont bien espacées, nous permet de profiter de l'excellent déjeuner préparé par des employés de Janeth
En début d'après midi, nous attaquons les 80 kms qui nous séparent de l'île Incahuasi. Le chauffeur roule prudemment, mais relativement vite tout de même pour une piste !
Nous arrivons à l'île d'Incahuasi, peuplée de cactus multi centenaires.
Quand on pense que ces cactus grandissent d'un cm par an, on peut imaginer leur âge C'est magnifique, cet îlot perdu au milieu d'une mer de sel  !!
Le sentier qui fait le tour de l'île est bien balisé. Impossible de se perdre... et il est interdit de quitter le sentier balisé pour éviter d'endommager ce site ultra-fréquenté. Dès que nous prenons de la hauteur, les points de vue deviennent terribles !!
La forêt de cactus est bien dense par endroits.
Un coup d'oeil au parking nous montre que nous sommes loin d'être seuls, mais cela ne se ressent pas trop sur le sentier de randonnée.
Il y a même une arche, que je n'ai malheureusement pas l'idée de prendre de l'autre côté, ce qui aurait permis d'avoir un bel arrière-plan sur le Salar !
Quelques spécimens de cactus ont des formes très originales
| | | De retour au parking, nous reprenons la route, enfin façon de parler, car on distingue à peine les pistes. Mais Carlos, le chauffeur de Janeth, connaît parfaitement le tracé.
Direction le secteur sud du Salar où nous faisons quelques photos funs avec Janeth qui a le coup de main pour prendre les bonnes poses !
La conception des photos nous fait autant marrer que le résultat final !!
Allez, une dernière série ! On continuerait bien un peu, ar j'ai encore quelques idées piquées sur le net, mais on sent qu'on commence à saouler Janeth, alors on fait semblant d'être rassasiés !!
Pour bien finir la journée, Carlos nous emmène dans la partie la plus basse du Salar où il y a encore de l'eau, ce qui n'est pas habituel à cette saison. En principe, dès le mois d'avril-mai, toute l'eau s'est évaporée, mais cette année, la saison des pluies a été exceptionnellement longue et intense.
On se balade dans l'eau, protégés de nos bottes, et faisons une dernière session de photos. Un seul mot, magique !!
Le soleil glisse tout doucement derrière l'horizon, après ces instants suspendus.
Petite cerise sur le gâteau, Janeth et Carlos nous font partager un apéro maison accompagné d'une bouteille de vin rouge produit dans la région de Tarija, la région d'origine de Janeth !
Que de petites attentions qui nous touchent beaucoup et closent parfaitement cette journée déjà inoubliable...
Seul le vent glacial qui se lève, dès le soleil couché, nous ramène à la réalité !!
Nous dînons ensuite et dormons ensuite dans un hôtel de sel, de beau standing pour la région ! Au sol, point de carrelage, mais du sel !
Pas besoin de beaucoup de déco au mur pour donner un style
Il n'y a bien sûr pas de chauffage, alors que les températures sont déjà largement négatives et qu'il souffle un vent terrible !
La nuit promet...  ! | | | À: Marati · 28 mars 2026 à 17:43 · Modifié le 28 mars 2026 à 18:08 Re: Un combiné osé: Sud Pérou, Bolivie et Nord Chili Message 97 de 128 · Page 5 de 7 · 440 affichages · Partager Avec autant de monde, ça renforce notre volonté de rester et tester la cuisine de ce resto. On finit par avoir une table après 14h, et on se régale de mille saveurs... Les photos des plats parlent d'elles-mêmes. Notre meilleur resto du voyage  !
J'avais déniché un resto sympa à La Paz et j'ai oublié le nom d'un plat très bon...Mais là au vu de la photo, le vôtre c'est la gamme au-dessus! C'est vrai que dans l'ensemble la cuisine Bolivienne n'est pas mauvaise. 
C'est la dernière journée un peu sport, avec au programme la Vallée de la Luna, puis la vallée de Las Animas.
Je connais la première, toute proche de La Paz, qui fut l'objet d'une visite plutôt rapide.Dans mes souvenirs ça fait un peu parc d'attraction aménagé bof, bof...La seconde par contre m'a l'air vraiment bien.Je ne connaissais pas dommage...
J15 - 26/07 : Salar d' Uyuni
Nous y étions aussi en Juillet/ Août (vacances scolaires de ma fille) et on avait eu un peu froid! Sous équipés pour les basses températures on avait dû acheter des vêtements locaux!
Petite cerise sur le gâteau, Janeth et Carlos nous font partager un apéro maison accompagné d'une bouteille de vin rouge produit dans la région de Tarija, la région d'origine de Janeth !
Nous sommes allés à Tarija et dans les montagnes environnantes (vallée des condors) pour randonner et voir des condors. C'est une autre Bolivie sympa aussi avec un vaste vignoble et des paysages comme en Andalousie. J'avais trouvé leur vin rouge vraiment bon!  Comme en Argentine (toute proche) | | | Dans mes souvenirs ça fait un peu parc d'attraction aménagé bof, bof...
Même ressenti que vous pour la Valle de la Luna. Le tour en est très vite fait...
Nous y étions aussi en Juillet/ Août (vacances scolaires de ma fille) et on avait eu un peu froid! Sous équipés pour les basses températures on avait dû acheter des vêtements locaux!
Nous nous sentons un peu moins seuls | | | J16 - 27/07 : Traversée du Lipez et lagunes
Une longue journée de piste nous attend pour atteindre notre point de chute, juste à côté de la Laguna Colorado, pas loin de la frontière chilienne.
Nous continuons à rencontrer des troupeaux d'alpagas
La route est entrecoupée de divers arrêts, tout d'abord San Juan où on achète de la bière au cactus. Le principal point d'intérêt du village est cet alignement de cactus remarquables, aux bras énormes, de la taille du tronc !
Un peu plus au sud, nous traversons le salar de Chiguana, le petit frère du salar d' Uyuni, et qui borde lui aussi la frontière chilienne.
Il est entouré de formations volcaniques et de chaînes de montagnes, ce qui donne un peu de profondeur de champ aux clichés. Les couleurs de cette étendue de sel brut sont bien plus diversifiées que celles du salar d' Uyuni.
Lorsque nous longeons une voie ferrée, une pose photos s'impose
la piste nous amène ensuite à un point de vue sur le volcan Ollague, qui culmine à une altitude de 5870 mètres.
C'est l’un des volcans possédant la plus forte activité de toute la Cordillère Occidentale, et nous apercevons, depuis le belvédère, une fumerolle s'en échapper.
L'intérêt du belvédère ne se limite pas au point de vue sur le volcan. Janeth nous emmène voir une Azorella compacta, une plante adaptée aux conditions extrêmes de froid et de sécheresse qui pousse dans la cordillère des Andes. Elle ressemble à de la mousse, et pourtant c'est un très bon combustible. Janeth nous explique qu'à une époque, les boliviens s'en servaient beaucoup pour se chauffer en hiver. Comme sa croissance est très lente, de l'ordre de 1 mm/an (!!), les autorités ont décidé de la protéger. Le spécimen que nous observons dépasse donc le millénaire ! De quoi se sentir tout petit face à la nature...
Je m'attendais à une autoroute touristique sur le trajet, mais finalement, il y a maximum cinq à dix 4×4 à chaque arrêt.
Les paysages sont splendides. Au fil de la journée, on prend de l'altitude, puis on entre dans le secteur des lagunes.
La première rencontrée est la laguna Canapa. Le contraste est saisissant entre le bleu de la lagune, les bords blancs de borax et les montagnes ocres. Les points roses visibles de loin sont les fameux flamants roses de l'altiplano.
Les montagnes environnantes, presque exemptes de végétation, servent de cadre à cette oasis glaciale au milieu du désert  .
Même si ce n'est pas la saison idéale, on a la chance d'y voir de nombreux flamants roses. Les juvéniles sont faciles à distinguer des adultes grâce à leur plumage gris tacheté de blanc
Quelques flamants roses ont l'excellente idée de nous gratifier d'un vol rasant
Arrivés à la lagune Hedionda, nous sommes plutôt satisfaits de voir qu'un bâtiment surplombe l'étendue d'eau. Non pas que nous apprécions de voir du béton au cœur de sites naturels, mais parce qu'il est presque midi et qu'il se fait faim ! Comme on s'en doutait, Janeth nous annonce que le bâtiment en question bénéficie de toutes les commodités, salle pour déjeuner et WC. Il faut reconnaître que tout, dans les infrastructures et l'organisation, est fait pour que les touristes vivent une expérience sans la moindre anicroche avec l'ensemble des Tour operators !
Avant de passer à table, Janeth nous laisse nous balader le long de la lagune Hedionda pour laisser le temps à Carlos de nous préparer le repas et de mettre la table.
Au lieu d'un bleu franc, comme à la lagune Canapa, l'eau, ici, est de couleur bleu gris.
Côté flamants roses, cela n'a rien à voir par contre ! Nous avons droit à une orgie de spécimens, dans tous les recoins de la lagune, avec des colonies très concentrées par endroits, du plus bel effet visuel !
Les bonnets sont toujours de sortie, à croire qu'il fasse froid et venteux dans le sud Lipez  ! | | | La pause pique-nique, à l'abri du vent, fait du bien. Nos assiettes sont bien remplies et Janeth, comme à son habitude, partage avec nous ses grandes connaissances sur le Lipez, la société bolivienne, les mouvements sociaux ou encore les difficultés économiques du pays.
Plusieurs lagunes se succèdent : la lagune Chiarcota (ou Laguna Negra) et la lagune Honda, avec toujours quelques belles rencontres 
L'eau des lagunes autorise quelques reflets
Chaque sortie de la voiture nous rappelle l'altitude, l'exposition au vent, le côté sauvage et hostile du Sud Lipez pour la végétation 
Les décors de toute beauté s'enchaînent, les kilomètres défilent sans aucun ennui !
On emprunte ensuite le canyon de las Vizcachas où on croise plusieurs spécimens de viscaches, espèce de lièvre. Le canyon porte bien son nom...
Les deux spécimens que nous avons la chance de voir ne sont pas farouches ! Il faut dire que nous ne sommes pas seuls dans le canyon, et que ces pauvres lièvres doivent en voir défiler, des 4x4 de touristes !
En route pour le désert de Siloli, quand on voit l'extérieur des autres 4x4, on comprend mieux pourquoi nos bagages sur le toit sont enveloppés dans des bâches  !!
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