Glacerine · 5 février 2013 à 0:12 · 75 photos 158 messages · 37 participants · 32 324 affichages | | | | La croisière est terminée, nous voilà de retour dans le quotidien.
Personnellement j’aime prendre le temps du retour écrit, ça me permet de prolonger les vacances et d’ancrer durablement les souvenirs. Nous étions plusieurs membres du forum sur la même croisière, avec sans doute autant d’expériences différentes sur le bateau et sur les escales. Je me permets donc de démarrer... D’abord l’embarquement et le bateau, puis je posterai à la suite ce que nous avons fait sur les escales.
Jour 1 – 27 janvier 2013 – Embarquement à Marseille et tour d’horizon du bateau
Monsieur Glacerine et moi-même (je continue à utiliser les identifiants du forum) arrivons à Marseille la veille par le train, les horaires SNCF ne nous permettant pas d’arriver le jour-même. À Cherbourg nous n’avons pas de TGV, il faut plus de temps pour faire Cherbourg- Paris (3h30) que pour Paris- Marseille (3h00), sans compter la correspondance à Paris... Le trajet est long, mais on est motivé !
L’expérience du déroutage au retour sur St Tropez (au lieu de Marseille pour cause d’intempéries) me confirme qu’il reste sage d’arriver plusieurs heures avant le démarrage de l’embarquement, pour garder une marge confortable en cas d’imprévus (pannes et retards sur la route, changement de dernière minute du port d’embarquement, etc.).
Pour éviter de multiplier les déplacements avec les valises, nous avons dormi à l’hôtel à proximité immédiate de la gare St Charles. À 11 heures nous libérons la chambre et nous décidons de rejoindre directement le terminal de croisière en taxi. La course nous coûte 27 euros en juin dernier pour le même trajet effectué un samedi nous avions payé 22 euros, mais là nous sommes dimanche et nous devons payer un supplément.
Nous arrivons au terminal de croisière un peu avant 11h30. Il fait beau mais assez froid, et nous prenons un café à l’intérieur du terminal pour nous réchauffer. La procédure d’embarquement, prévue à 13h30, démarre à 13h00. Les passagers ayant effectué le pré-enregistrement sur le site Internet de MSC sont appelés en premier nous sommes beaucoup moins nombreux à embarquer à Marseille qu’en juin dernier (ce dimanche 27 janvier nous sommes environ 400 à embarquer) et la procédure est très rapide. À 13h30, nous sommes arrivés dans notre cabine.
Nous avons réservé une cabine balcon au pont 12. C’est la copie conforme de celle que nous avions sur le Fantasia en juin dernier, jusque dans les couleurs. La cabine est belle, confortable, spacieuse bien que légèrement plus petite que celle que nous avions en juin ; mais ça se joue vraiment à pas grand-chose. Et le balcon est tellement agréable...
Sur le Fantasia notre cabine avait une porte interne (fermée à clé) communiquant avec la cabine adjacente. Tous les sons passaient par cette porte : quand nos voisins parlaient (même à voix basse) on les entendait, quand ils déplaçaient un verre ou un objet, on entendait aussi... Ils avaient fait attention, nous aussi, alors ça s’était bien passé mais ça reste un sérieux inconvénient.
Pour notre séjour sur le Splendida, pas de porte communicante dans la cabine... et ça fait vraiment toute la différence. Pas un son ne filtre d’une cabine à l’autre nous savons que nous avons des voisins de chaque côté, mais à aucun moment nous ne les entendrons de toute la semaine. Les cabines sont parfaitement insonorisées... à condition de ne pas tomber sur une cabine communicante. C’est bon à savoir.
Sur le lit nous trouvons le programme (et les indications) du jour. Deny, notre cabinier, vient se présenter à notre arrivée. Comme la plupart de ses collègues, il ne parle pas français mais avec quelques mots d’anglais et par gestes, on arrive toujours à se comprendre. Les personnels d’étage sont extrêmement disponibles, souriants, et très réactifs lorsque nous leur signalons le moindre réapprovisionnement à effectuer. Le service est vraiment excellent.
Nous montons ensuite au pont 14 pour déjeuner à la cafétéria, c’est d’ailleurs la seule fois où nous y déjeunerons le midi. La nourriture y est abondante et variée, mais il faut souvent jouer des coudes pour trouver une place assise, et la foule autour des buffets est assez compacte. Comme toujours il faut aller vers le fond pour trouver un peu de calme. Beaucoup de passagers mangent le midi à la cafétéria, ce que je peux comprendre : l’ambiance est décontractée, l’amplitude horaire y est plus importante, et il est toujours possible d’y manger un morceau quelle que soit l’heure de retour des escales. Les boissons (eau, jus de fruit, café) sont gratuites (ce qui n’est pas le cas au restaurant) et en accès libre toute la journée. Le jus de fruit et le café de la cafétéria ne sont franchement pas terribles, mais ça dépanne.
En ce qui nous concerne, nous préférons le restaurant, y compris le midi. Personnellement je n’aime pas trop manger dans des assiettes en plastique, et quitte à payer mes boissons je préfère profiter du service à table. D’autant que la qualité des plats est nettement meilleure au restaurant qu’à la cafétéria.
À 16h30, munis de nos gilets de sauvetage, conformément aux indications du programme du jour trouvé sur notre lit, nous nous rendons au théâtre pour le briefing de sécurité. Une carte rouge nominative nous a été remise à l’embarquement, que nous devons remettre au personnel de bord pour le pointage. Je ne sais pas ce qui est mis en place pour les réfractaires au briefing, mais ils sont forcément identifiés. Après essai des gilets, nous sommes ensuite escortés jusqu’au point de regroupement qui nous est assigné en cas d’alerte.
En juin dernier sur le Fantasia, il n’y avait pas eu de pointage, mais nous avions eu deux réunions de sécurité : le premier briefing à chaque embarquement (comme ici à Marseille), et un deuxième exercice général pour tous les passagers, avec prise de photos dans chaque point de regroupement de chaque passager avec son gilet.
Sur le Splendida en janvier, nous n’avons eu qu’un seul briefing de sécurité l’exercice général (avec les photographes) est réservé aux seuls passagers ayant embarqué à Gênes, qui est le plus gros port d’embarquement sur ce trajet. Manifestement les choses ont été réorganisées et optimisées, le pointage permettant de vérifier que tous les passagers ont été briefés.
Le briefing de sécurité est suivi d’une réunion d’information générale sur la croisière, mais nous n’y assistons pas. Il s’agit avant tout d’une réunion commerciale de présentation des excursions et des services vendus à bord cela ne nous intéresse pas vraiment. Nous préférons explorer le bateau.
À 19h15 nous nous rendons au théâtre pour le spectacle. En juin dernier sur le Fantasia, nous avions pleinement apprécié les spectacles, différents chaque soir. Ce premier soir sur le Splendida, nous y allons donc avec l’assurance de passer un excellent moment, et nous ne sommes franchement pas déçus. De manière générale, les spectacles sont même un cran au-dessus par rapport à ceux que nous avons eu sur le Fantasia : les décors sont plus jolis et plus élaborés, nous avons moins de chanteurs de variété au profit de numéros plus variés. Danseurs, chanteurs, illusionniste, contorsionnistes, numéros de jonglage, aériens et de portés... les spectacles sont courts (30 minutes) mais de qualité.
Nous avions demandé le 1er service de restauration, mais nous sommes affectés au 2ème service, au restaurant Villa Verde. Nous aurions préféré manger plus tôt, mais après tout il faut tenter l’expérience... Aussi nous ne demandons pas à changer.
Nous sommes affectés à une table de 6 personnes, avec deux couples qui voyagent ensemble. Dans ce cas de figure c’est toujours un peu plus compliqué pour s’intégrer car ils se connaissent déjà très bien, et à bord ils passent déjà leurs journées ensemble : forcément cela joue sur la conversation. Mais tout le monde joue le jeu et nous passons des soirées fort agréables. Ce premier soir nous voyons des passagers manifester bruyamment leur mécontentement et quitter le restaurant car ils auraient préféré dîner seuls à table. En ce qui nous concerne, nous préférons toujours partager notre table. Chaque soir nous dînons au même endroit avec les mêmes passagers : nous apprécions ces moments, cela permet de lier connaissance, d’agrémenter encore un peu plus nos journées, et même de s’organiser sur les escales.
Au restaurant, pour chaque table nous avons plusieurs serveurs de multiples nationalités (plutôt indonésiens et philippins). Jamais de femmes (elles sont affectées aux bars, on ne les voit jamais aux restaurants, je ne sais pas pourquoi), toujours des hommes, toujours dans une tenue impeccable.
Sur cette croisière, à notre table nous avons pour serveur principal un des rares serveurs italiens. Il fait honneur à sa nationalité : toujours très gai, volubile, exubérant, indiscipliné, il joue et blague avec les passagers, prenant même beaucoup de libertés avec le matériel... ce qui nous a fortement surpris. Le deuxième soir, il a commencé à écrire sur les nappes avec son stylo, et il continuera ainsi qu’à la fin du séjour. Un soir où il était particulièrement déchaîné, il a déchiré toutes les cartes des menus après que nous ayons commandé (Ollé !), il a jeté des verres par-dessus son épaule à la manière russe, et il a décollé une des volutes en métal doré appliquée sur les piliers pour en faire un porte-manteau. Notre table étant située près de l’entrée, son responsable était posté à deux mètres de lui on aurait pu penser qu’il allait réagir, mais pas du tout : chaque soir il l’observait sans broncher dégrader un peu plus le matériel. Nous étions assez estomaqués. Notre serveur était sympathique et familier chaque soir il a assuré le show à table, il nous a fait beaucoup rire et il a eu un énorme succès auprès des passagers dont il avait la charge malgré tout il faut admettre qu’il était assez ingérable et honnêtement... je n’aurais pas aimé l’avoir dans mon équipe. Cela dit, il était (fort heureusement pour le bateau) une exception, et pour le reste le service était extrêmement stylé et feutré.
Nous avons très bien mangé sur le Splendida. On ne peut pas qualifier la nourriture de gastronomique, mais les plats étaient bons, souvent excellents, bien meilleurs que sur le Fantasia en juin dernier où l’équipe devait être différente.
Le point noir du 2ème service, c’est l’horaire du repas à 21h00 (et même 21h30 à Rome). Le repas du midi est parti loin (et encore, sur les escales bien souvent nous n’avons pas mangé le midi), et ça incite à grignoter dans l’après-midi. Le soir, le temps que tout le monde s’installe et de prendre les commandes, avec la durée du service (les serveurs sont moins pressés qu’au 1er service), on ne sort pas de table avant 22h45, plutôt 23h00. À moins de danser jusque tard dans la nuit, cela ne laisse pas le temps de digérer avant de se coucher ; il n’y a rien de pire pour la ligne, surtout quand les repas sont copieux. La prochaine fois, nous demanderons à changer de service.
L’an dernier sur le Fantasia, avec le 1er service nous avions réussi à mieux gérer nos repas et comme nous marchions beaucoup sur le bateau (mine de rien !) et sur les escales, nous avions même perdu un peu de poids.
Cette année sur le Splendida, en marchant pourtant plus sur les escales (7 à 8 km sur les plus courtes, et entre 12 et 15 km à Palerme), et en faisant pourtant attention à ce que nous mangions (nos voisins de tables plaisantaient même de nous voir si raisonnables) : j’ai pris tout de même un kilo. Dérisoire et rien de dramatique, mais si je n'avais pas fait attention...
Ça peut faire sourire mais pour moi ce n’est pas une simple question de coquetterie : depuis deux ans et demie, j’ai réussi à modifier durablement mon alimentation, ce qui m’a permis de perdre progressivement 25 kilos, une moyenne de 5 kilos tous les 6 mois, je suis assez contente du résultat. Avec 110 kilos mon IMC était celui d'une obésité massive ; aujourd’hui avec 84 kilos (enfin... 85 depuis le retour !) je ne suis plus qu'en surpoids excessif (dixit encore une fois l'IMC). Cette question était donc loin d’être anodine pour moi, et sur le bateau je n'étais sans doute pas la seule à m'en inquiéter.
Cela dit, je ne suis pas au régime sec (cela serait impossible à tenir sur la durée) et j’ai vraiment très bien mangé sur le Splendida. En prévention nous nous étions donné 3 règles simples, que nous avons réussi à respecter tout au long de la croisière : D'abord, à table jamais plus qu’une entrée, un plat et un dessert (ce qui est déjà plus que ce que je mange habituellement le soir). Ceux qui ont fait une croisière savent combien on peut être tenté de manger plus que de raison à table, au restaurant comme à la cafétéria ; à la cafétéria c'est même pire : on croit qu'on va pouvoir contrôler ce qu'on met dans son assiette, mais au final les assiettes (pourtant très grandes) débordent, et en plus on peut y retourner à volonté... Deuxième règle : on prend ce qui nous plait sur la carte SAUF les plats de riz et de pâtes, seuls vrais interdits que nous nous sommes imposés. Dernière règle que nous nous étions fixée, et que nous avons également réussi à tenir : collation à bord uniquement si on a pas mangé le midi durant l'escale, et uniquement des fruits frais, on ne touche pas aux pâtisseries proposées à la cafétéria l'après-midi (sinon c'est la débandade).
La carte était chaque jour suffisamment goûteuse et variée pour respecter sans frustration les règles que nous nous étions fixées. Nous avons vraiment bien mangé. Les poissons grillés et les fritures de légumes étaient même excellentes. Les desserts le soir étaient un peu moins bons, mais je n'aime pas le sucré ; ce n'est donc pas très objectif.
Pour terminer la soirée, nous passons dans les bars et à la discothèque. En juin la clientèle était très variée, très populaire, avec beaucoup d’enfants et d’ados. Le soir en juin, les bars étaient bondés, malgré la foule qui faisait la fête à l’extérieur sur l’Aquapark.
En janvier, les animations extérieures sont rapatriées à l’intérieur. Le bateau étant annoncé comme complet avant le départ, je m’attendais donc à une foule compacte sur les ponts intérieurs. Eh bien, pas du tout. Nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une place assise dans les bars le soir, et passé 11h30 les ponts étant même plutôt désertiques. Je pense que le bateau n’était finalement pas complet, mais il faut aussi reconnaître que sur cette croisière de janvier, la moyenne d’âge est un peu plus élevée.
Du fait de cette moyenne d’âge un peu plus élevée (par rapport à juin où ça grouillait d’enfants et d'ados), la musique en discothèque nous convenait davantage, et nous espérions pouvoir en profiter.
Ce sera notre seule vraie déception de la croisière : il s’avère littéralement impossible de danser librement en discothèque. Les animateurs sont omniprésents et la totalité de la piste est occupée par la danse en ligne... et la danse en ligne c’est absolument pas notre truc, nous détestons ça autant l’un que l’autre. Les animateurs font leur job, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont la pêche et de l’endurance. À chaque fois c’est le même rythme : ils assurent la danse en ligne durant 30 minutes, courte pause de 10 minutes au cours de laquelle on peut enfin danser un peu (mais durant cette pause, la musique est différente et nous convient beaucoup moins), puis c’est reparti pour 30 minutes de danse en ligne en occupant toute la piste. Arrrgghhh...
Le seul moyen d’échapper à la danse en ligne c’est la Piazetta ou certains salons ; les chanteurs y sont bons mais l’espace de danse y est nettement plus restreint, occupé par des couples sur de la danse de salon... Mais la danse de salon, nous ne savons pas faire. Notre frustration est d’ailleurs partagée par nos voisins de table, qui ont fait les mêmes constats et qui ont été confrontés aux mêmes difficultés, c’est un peu dommage. Pour les fans de Zumba c’est super, les autres n’ont plus qu’à faire tapisserie et à ramasser les miettes (bon d’accord, sur ce coup-là c’est un jugement un peu négatif... mais j’étais vraiment déçue, et Monsieur Glacerine l'était encore plus que moi).
Le seul soir où nos voisins de table ont réussi à danser correctement en discothèque, c’est le soir de l’escale à Rome, précisément le soir où nous avons jeté l’éponge et où n’avons même pas cherché à y retourner. Mais bon, ce n’était sans doute pas notre jour : gros coup de stress au retour de Rome, puis nous avons loupé le spectacle à cause des horaires qui avaient changé ce jour-là, et pour finir nous ne sommes pas allés à la seule soirée où nous aurions pu danser librement... Il y a des jours comme ça...
Voilà pour l’embarquement et nos impressions générales du bateau. Demain je posterai l’escale de Barcelone ! | | | Annonce · Sponsorisé | | | bravo véronique pour ce debut de cr tres bien écrit à tres agréable à lire. PRésente pour la suite. | | | un grand merci Glacerine pour ce super debut de compte rendu, nous partons sur le splendida le 17 fevrier du coup, j'attend vos retours de voyages impatiemment, petite question : comment avez vous su que le debut de l'embarquement etait à 13h30? car je ne sais pas ou le savoir, vous croyez que c'est toujours pareil, nous aussi c'est un dimanche, je n'ai pas encore reçu mon livre de bord, peut etre que c'est indiqué deçu?  . nous habitons pres de marseille (45mn), on nous conduira  , merci d'avance de votre reponse. valérie | | | En effet, l’heure d’embarquement est indiquée sur le carnet de bord que nous avons reçu par mail quelques jours avant le départ. Être à 45 minutes de Marseille, le pied... Tant pis, je me console en me disant qu’un jour peut-être, une compagnie de croisière programmera à nouveau des départs depuis Cherbourg (je ne parle pas de la Cunnard, qui n’est pas du tout dans nos moyens). Et là ce sera à nous de frimer : on habite à moins de 2 km du port de croisière, tout droit en pente douce, ça nous changera du trajet Cherbourg/ Marseille. Mais la prochaine sera peut-être au départ du Havre pour l’Europe du Nord. Peut-être l’an prochain.
Au sujet du carnet de bord, il semble que MSC ne l’envoie plus du tout par la poste. C’est dommage car du coup, c’est à nous d’imprimer les étiquettes, et forcément elles ne sont pas aussi solides que celles que nous avions reçues par la poste en juin pour le Fantasia. Rien de grave évidemment. Je les avais plastifiées avant de partir (le papier me semblant trop fragile), mais uniquement parce qu’il me restait un rouleau de plastique transparent adhésif, je ne l’aurais aurais pas acheté exprès. Malgré tout nous avons dû emprunter l’agrafeuse de l’hôtel au dernier moment, car même avec du plastique autocollant les étiquettes tenaient mal. Et nous avons bien fait car les étiquettes ont été malmenées dans le taxi. Là encore rien de grave : nous avons été bien plus embêtés de constater (après que le taxi soit parti) que la valise avait été cassée dans le transport ; tant pis, elle a continué à rouler tant bien que mal jusqu’au retour.
Nous avons bénéficié d’un super tarif pour cette croisière (380 euros par personne en pension complète pour une cabine balcon, c’est absolument imbattable, même en rajoutant les 49 euros de frais de service à bord par personne – allez ! 50 euros en rajoutant le don de 1 euro pour l’Unicef). Nos voisins de table, qui avaient réservé une cabine extérieure à 360 euros par personne, ont même eu la chance d'être surclassés en suite (sans balcon cependant) sans supplément de prix. Vraiment imbattable.
Par rapport à juin, je pense que MSC a révisé ses frais de gestion pour offrir des prix toujours plus serrés : disparition du carnet de voyage envoyé par la poste (vu l’épaisseur et la qualité du carnet, ça doit compter), et nous avons également constaté de petites économies : par exemple il n’y avait plus de carnet de notes à disposition dans la cabine.
Et surtout : disparition du buffet Magnifico de Minuit. J’ai cru comprendre qu’anciennement, un buffet de minuit était offert tous les soirs sur les bateaux de croisières. Puis c’est passé à un buffet par semaine (avec sculptures sur glaces et grand tralala). Nous y avions eu droit en juin dernier sur le Fantasia. Cette année sur le Splendida, nous avons questionné le serveur au restaurant qui nous a répondu que le buffet Magnifico était définitivement supprimé.
En ce qui nous concerne, le buffet de minuit ne nous a pas manqué. En juin dernier nous avions constaté beaucoup de gâchis. L’an dernier ça se passait à la cafétéria, nous étions juste allé voir mais nous n’avions rien mangé (nous étions pourtant au 1er service mais nous n’avions pas faim). Il était assez hallucinant d’observer des passagers sortant tout juste de table se jeter sur le buffet pour emplir jusqu’à 2 ou 3 assiettes par personne, débordant de saumon et de petits fours, de quoi nourrir tout un régiment. Le tout juste pour se photographier avec des assiettes monstrueuses et ne pratiquement rien manger (évidemment).
Encore une fois ça ne nous pas manqué, et ce n’est pas comme si nous avions moins bien mangé que l’an dernier, au contraire. Mais apparemment ça faisait partie du folklore, et j’ai entendu des passagers dire que dans ces conditions, ils iront voir ailleurs pour leur prochaine croisière. Pourquoi pas. Ceux qui ont faim à minuit ont toujours la possibilité de se servir en petits fours (sucrés ou salés selon les soirs) distribués dans les différents salons à minuit.
Nous avons également remarqué que les photographes étaient deux fois moins nombreux (et de ce fait moins présents) qu’en juin dernier sur le Fantasia, mais je ne sais pas si c’est dû à la saison. Nous avons tout de même réussi à repartir avec de magnifiques portraits, qui viennent compléter ceux que nous avions réalisés en juin.
D’ailleurs à propos des photos, le forfait à 199 euros (permettant de repartir avec 100 photos) n’existe plus, il faut maintenant les acheter uniquement à l’unité ou par lots. Nous avons remarqué que la boutique incite les passagers à acheter les photos au fur et à mesure, ce qui n’est pas du tout un bon plan. Parce que si le lendemain vous voyez une photo qui vous plait davantage, et que vous tenez à la prendre, au final vous en prendrez plus que si vous les aviez choisies au même moment.
Il est préférable d’ouvrir un dossier à la boutique photo avec votre numéro de cabine, d’y déposer au fur et à mesure les photos repérées, et le dernier soir de choisir uniquement celles qui vous plaisent, ce qui vous permettra en plus de bénéficier de prix groupés plus avantageux.
Pour ceux qui comme moi baraguinent très mal en anglais, j’ai dit à la boutique que je voulais « to let the photos (the pictures) in a folder, at the end of the cruse I will decide and choose them ». Sans doute du très mauvais anglais mais ça a marché.
Pour info voici les prix des photos :
9,90 euros les petites photos (format A5 environ) : il s’agit des photos de l’embarquement, photos prises à table, photos éventuelles de l’exercice de sécurité, etc.
19,90 euros les photos moyennes (format A4) prises en studio (les studios sont des fonds mobiles installés à plusieurs endroits des ponts intérieurs, quand on passe devant on est systématiquement sollicité par les photographes). Si on prend 3 photos prises en studio, on n’en paie que 2 (soit un peu moins de 40 euros), si on en prend 5 on n’en paie que 3 (soit un peu moins de 60 euros). Ça marche même si les photos studio ont été prises à différents moments de la croisière (jours différents, fonds différents....), c’est important de le savoir. La seule obligation pour bénéficier du tarif groupé c’est que les photos doivent toutes avoir été prises en studio, car toutes les photos studio sont considérées comme faisant partie d’une même série. C’est la raison pour laquelle il vaut mieux choisir et payer en fin de croisière. Les grandes photos sont à 29,90 euros l'unité, et bénéficient des mêmes conditions d’achat groupé.
Les photos prises dans l’escalier d’honneur font partie d’une autre série. Elles sont au même tarif que les photos studio, et pour bénéficier du tarif groupé il faut (là encore) prendre des photos uniquement prises dans l’escalier, quel que soit le jour ou le moment.
Les photos prises en excursion (en juin il y en avait eu, mais nous n’en avons pas vu cette année, je ne sais pas s’ils en ont fait) font partie encore d’une autre série.
Pour information nous avons choisi en fin de croisière 5 photos moyennes prises en studio à des moments différents (pour le prix de 3) et 5 photos moyennes prises dans l’escalier d’honneur à des moments différents (encore pour le prix de 3), pour un total de 120 euros. Nous avions intégré un poste « dépenses à bord » dans notre budget prévisionnel, que nous n’avons pas dépassé. Les photos sont vraiment très réussies.
Personnellement j’aurais tendance à conseiller de jouer le jeu à fond et de se faire photographier en studio quand on est sollicité. Il n’est évidemment pas obligatoire d’acheter, plein de gens se font photographier et repartent sans aucune photo. Le seul risque qu’on prend, c’est d’en avoir de très belles (on en a eu aussi de très moches !!!) et d’en acheter une ou deux sur le lot. Pour en avoir de très belles (une ou deux sont même magnifiques, et pourtant nous ne sommes ni photogéniques, ni des top models), il a fallu essayer plusieurs studios, plusieurs photographes (les pauses sont toujours un peu les mêmes, mais dans l’équipe certains sont meilleurs que d’autres), plusieurs fonds et plusieurs tenues (parce que parfois... en fonction du teint de peau et de l’harmonie des couleurs, aïe aïe aïe !). C’est amusant quand on se prête au jeu. D’habitude on se trouve vraiment très moches sur les photos, mais depuis que nous nous sommes prêtés à cette expérience en juin dernier sur le Fantasia, nous avons remarqué que même nos photos personnelles sont plus réussies. Ça nous a appris à sourire et un peu à poser, pour nous c’est tout bonus.
Petite précision qui ne mange pas de pain (on m’avait posé la question sur mon compte-rendu de juin) : on peut évidemment faire autant de photos personnelles qu’on veut sur le bateau avec son propre appareil. Les photos dont je parle ici sont celles réalisées par les photographes du bord. | | | Jour 2 – 28 janvier 2013 – Barcelone
Ce matin le soleil est au rendez-vous, la journée promet d’être belle. Pendant que je me prépare, Monsieur Glacerine observe tranquillement l’arrivée dans le port depuis notre balcon.
Il est possible de commander gratuitement le petit déjeuner en cabine (ce qui doit être très agréable en cabine balcon) mais il s'agit seulement d'un petit déjeuner continental ; ça pourrait convenir à Monsieur Glacerine mais en ce qui me concerne, je préfère les solides petits déjeuners anglo-saxons...
La cafétéria est bondée, mais pour le petit déjeuner c’est le seul moment où nous la préférons aux restaurants, juste pour ses pancakes et ses gaufres arrosées de sirop d’érable (oui, je fais attention à ce que je mange en journée, mais pas au petit déjeuner : là je me lâche à fond !). Comme nous savons que nous ne mangerons pas à midi, le petit déjeuner est bien copieux : œufs au plat, bacon, lamelles de fromages, pain grillé, pancakes et fruits frais pour moi, gaufres, viennoiseries et yaourt pour Monsieur Glacerine... Les amateurs peuvent aussi se servir en gratin de pommes de terre, en légumes et en saucisses, mais là, c’est un peu too much pour nous.
Nous ne l’avons pas fait, mais pour ceux qui le souhaitent et qui sont prévoyants (en apportant des sachets plastiques de conservation ou de congélation et des couverts en plastique), il est possible de se constituer à la cafétéria un pique-nique pour l’escale : sandwichs avec pain de mie, lamelles de fromages et de jambon ou de saucisson, tomates, yaourts, œufs durs...
Des fruits frais sont disponibles gratuitement en permanence à la cafétéria, mais déjà épluchés et en morceaux, plus difficiles à emporter en escale.
Il est également possible de commander une corbeille livrée chaque jour en cabine (24 euros pour l’ensemble de la croisière), ce que j’avais fait. Pour un tarif finalement très raisonnable, chaque jour j’étais livrée de 5 ou 6 fruits frais entiers, différents de ceux disponibles à la cafétéria et faciles à emporter dans le sac sur les escales : bananes, kiwis, pommes, poires, raisins, oranges... Les fruits éventuellement non consommés étaient laissés en cabine, et venaient s’ajouter à la corbeille le jour suivant. Les fruits étaient bons et suffisamment mûrs, pas trop durs. Monsieur Glacerine, qui a grogné le premier jour sur ce qu’il jugeait à priori être une dépense inutile, a reconnu en fin de croisière qu’il en avait bien profité. Et ça nous a aidés à ne pas grignoter sur le bateau en cours de journée. Il nous restait 4 belles pommes non consommées en fin de croisière, que nous avons emportées pour le trajet du retour.
Ce lundi 28 janvier nous sommes à Barcelone, le Splendida est à quai à 9h00. Nous prenons notre temps pour laisser passer le flot des premiers passagers et débarquons à 9h20. Nous prenons le bus navette (shuttle) de la ville (3,50 euros aller/retour par personne). La navette passe toutes les 20 ou 30 minutes environ à la sortie du terminal. Pas de chance, quand nous arrivons elle vient juste de partir, nous attendons donc 20 minutes pour prendre la suivante.
À noter que les navettes MSC sont deux fois plus chères (8 euros aller/retour par personne) pour exactement le même trajet. La seule différence, c’est qu’on peut prendre la navette MSC autant de fois qu’on veut dans la journée avec le même ticket. Mais je ne suis pas sûre que beaucoup en profitent...
Le bus nous dépose aux pieds des Ramblas à 10h15. Nous remontons tranquillement l’avenue et ses boutiques. Lors de notre visite en juin, Monsieur Glacerine avait repéré une boutique avec des montres originales beaucoup moins chères qu’en France. En ce mois de janvier nous sommes en période de soldes, et nous espérons pouvoir faire quelques affaires. Finalement les prix ne sont pas aussi intéressants que nous ne le pensions, et le lundi toutes les boutiques ne sont pas ouvertes. Celles que Monsieur Glacerine avait repérée est d’ailleurs fermée, sur le moment il est un peu déçu.
Pour celles qui connaissent (et aiment) la marque de vêtements Desigual, Barcelone en est vraiment le fief officiel. Sur l’ensemble de notre visite nous avons croisé au moins 6 ou 7 boutiques Desigual, et pourtant nous ne sommes pas allés très loin. Dommage, ils ne font pas les grandes tailles, mais ça... je le savais déjà...
Nous remontons doucement jusqu’à la Plaça Catalunyua, un des points centraux de Barcelone avec ses nombreuses banques et ses hôtels. Une des attractions de la place, ce sont les pigeons apprivoisés qui stationnent par centaines sur le parvis central. Si vous passez par là, pensez à emporter du pain émietté dans un sac. Bec en avant et droits sur leurs pattes, les pigeons se déplacent par vagues ondulantes d’un passant à l’autre, au grès des miettes à picorer. Nombreux sont les touristes à tendre une main emplie de pain, attirant ainsi une marée de pigeons, les plus audacieux allant jusqu’à voleter pour se poser sur la main ou sur le bras du généreux bienfaiteur.
Nous quittons la Plaça Catalunya pour rejoindre la cathédrale, notre point d’entrée sur le quartier gothique.
Le quartier gothique de Barcelone est situé à l'emplacement du village romain, reconstruit au moyen âge. Les ruelles sont assez étroites et sinueuses ; beaucoup d'endroits sont restés pavés.
Nous contournons la cathédrale jusqu’à la Plaça Del Rei (place du Roi). Cette place majestueuse et austère est une des plus belles zones du Barrí Gòtic. Ce bel ensemble architectural est dominé par le mirador Del Mar, véritable gratte-ciel du 16ème siècle, à cinq étages et à arcades. Il y peu de mondes dans les rues en ce lundi 28 janvier, et dans ce quartier magnifiquement préservé le temps est comme suspendu, on se sent facilement transporté dans une autre époque.
Nous continuons jusqu’à la Plaça de Sant Jaume (Place Saint Jacques), qui est aujourd’hui le centre institutionnel de la ville. On y trouve face à face l’hôtel de ville « Ajuntamiento » et le Palais de la Generalitat (le siège officiel du Gouvernement autonome de Catalogne). Puis nous revenons vers la cathédrale par la Carrer Del Bisbe (rue Del Bisbe ou rue de l’évèque). Le très réussi passage gothique qui enjambe la rue étroite ne date pas du moyen âge mais du début du 20ème siècle.
Petit passage par la Plaça Del Pi (place du pin, toujours présent sur la place), une des places de Barcelone apparemment les plus connues, pas forcément la plus jolie à mon avis, avec malgré tout de belles façades peintes au style importé d’ Italie.
Les ruelles du quartier gothique recèlent de jolies boutiques. Même si les tarifs ne sont pas aussi intéressants que nous nous y attendions en cette période de soldes, ils restent globalement moins chers qu’en France, je dirais de l'ordre de 20% environ.
Monsieur Glacerine a réussi à trouver une jolie montre originale, ainsi qu’une belle casquette chez un chapelier dans une étonnante petite boutique à l’ancienne : la salle de la boutique, austère, est meublée jusqu’au plafond de simples casiers en bois peint en crème, fermés et numérotés, contenant sans doute des articles classés par tour de tête. En dehors de ces casiers fermés la salle étroite est complètement vide, simplement meublée d’une très longue table de couturière en bois nu soigneusement ciré. J’ai l’impression étrange d’avoir été subitement projetée dans les années 1950.
Les casquettes sont visibles uniquement depuis la vitrine extérieure. Le commerçant, revêche et austère, nous fait signe de lui désigner dans la vitrine celle qui nous intéresse. Il dégaine rapidement un mètre de couturière, surprend Monsieur Glacerine en lui mesurant le tour de tête le temps d’un éclair, puis repart sans un mot ni un sourire dans son arrière-boutique. Au bout de quelques instants il revient avec la casquette : elle va comme un gant à Monsieur Glacerine, ravi et héberlué de tant de mutisme et d’efficacité. L’étoffe est belle, la coupe et la doublure sont parfaites, la casquette nous coûte 40 euros, alors qu’en France celles que nous avions repérées dans la même gamme de qualité sont vendues en soldes à 65 euros, et encore... elles étaient un peu moins belles et il n’y en avait même plus dans la bonne taille.
Pour ceux qui partent sur la même croisière ou qui font escale à Barcelone un lundi, tous les magasins ne sont pas ouverts le lundi (un peu comme en France), et pour ceux qui le sont, ils sont ferment à partir de 13h30. Si vous souhaitez faire un peu de shopping, ça peut être utile de le noter.
De retour sur les Ramblas, nous remontons vers le Mercat de Sant Josep de la Boqueria. Ce marché couvert abrite près de 300 étals de produits régionaux et de fruits frais superbement exposés. La foule est dense car l’endroit est connu. Il est possible d’y acheter des barquettes de fruits frais (environ 2,50 à 3 euros pour une belle barquette) et des cocktails de fruits frais pressés (1 euro le verre à emporter, délicieux). Évitez les étals à l’entrée du marché, qui sont plus chers, il suffit juste de s’enfoncer légèrement dans le marché couvert. Évitez également les jus de fruits à emporter vendus directement sur les Ramblas : vendus deux fois plus chers (2 euros) ils ne semblent pas avoir été pressés sur place et ne sont pas conservés dans la glace comme dans le marché couvert.
Nous redescendons les Ramblas jusqu’à la Plaça Reial (place royale). Avec son style élégant et sa fontaine, ses lampadaires dessinés par Gaudi et ses palmiers, la place est connue pour être l'une des plus vivantes de Barcelone. Pourtant ce lundi, la jolie place est assez déserte. Il fait un temps magnifique bien qu’un peu froid : nous faisons une pause pour prendre un café et nous réchauffer.
Nous ne sommes plus très loin de la colonne Christophe Colomb, où nous pouvons reprendre la navette. Juste avant de sortir des Ramblas, sur la gauche se trouve le Museu de Cera, dont nous nous approchons pour observer la façade. Le bâtiment semble fermé mais la boutique adjacente est ouverte, emplie d’objets originaux à des tarifs très raisonnables. J’y achète un petit sac besace réalisé en toile épaisse de récupération (les toiles en non tissé très épais qui servent de panneaux publicitaires pour annoncer les évènements culturels de la ville). Il est joli, original, solide et bien cousu, chaque modèle est unique. Je connais le concept, qu’on retrouve aussi en France mais à un tarif plus élevé. Le sac coûte 27 euros, avec une petite étiquette discrète made in Barcelone : l’an dernier j’ai cherché désespérément un sac pour le printemps, ça me fera un souvenir bien pratique à pas trop cher.
L’an dernier nous avions visité l’extérieur de la Sagra Familia et le parc Guëll, dont Monsieur Glacerine garde un souvenir très lumineux. Une fois encore nous repartons avec un excellent souvenir de Barcelone. Le quartier Gothique est magnifiquement préservé, et je garde en tête l’image étonnante de ces vagues ondulantes de pigeons sur la Plaça Catalunya. Et ce fut une bonne petite virée shopping malgré tout, nous avons passé une excellente journée.
De retour à la colonne Christophe Colomb vers 16 heures (le tous à bords étant fixé à 18h30, nous avons largement le temps), nous repartons par la navette. Monsieur Glacerine a perdu le ticket aller/retour acheté à l’aller. Nous nous expliquons tant bien que mal avec le chauffeur (en mauvais anglais des deux côtés !), qui nous répond qu’en l’absence du ticket, nous devrons payer plein tarif le retour au terminal, c’est à dire 2,5 euros par personne. C’est quand-même un peu ballot ! Tant pis, nous sortons le porte-monnaie pour payer ; le chauffeur (très sympathique) nous fait signe d’attendre et appelle le contrôleur, qui parle un français impeccable. Le contrôleur plaisante en disant à Monsieur Glacerine que pour lui, ce sera 50 euros (Monsieur Glacerine manque de s’étrangler) avant de nous laisser passer : « Allez-y, vous avez l’air honnêtes, vous n’avez pas des têtes de truands ! ». Ça nous rassure !
Nous avons marché 5 kilomètres, tranquillement. Pas de quoi être éreintés, mais la vie à bord est assez fatiguante (on marche beaucoup sur le bateau, on mange tard, on veille tard), Monsieur Glacerine décide de faire une sieste en rentrant. J’en profite pour m’installer près du balcon pour faire ma collation de fruits frais.
Durant les escales la vie à bord est toujours un peu suspendue, un peu comme le château ensommeillé de la Belle au bois dormant. Puis le bateau repart, et tout s’éveille à bord : les allées et venues sur les ponts, les boutiques, les bars, les groupes musicaux, les animations... C’est un moment que j’aime particulièrement.
Ce soir la mer est, de l’avis général, un peu agitée. Beaucoup diront qu’ils ont mal dormi. Nos voisins de table, qui surveillent la météo marine et qui sont des pêcheurs amateurs, nous diront le lendemain qu’ils ont entendu parler de vagues avec des creux de 4 ou 5 mètres. Moi ça me paraît énorme et un peu démesuré, mais il est vrai que je ne suis pas du tout sensible aux mouvements du bateau.
C’est vrai, parfois ça bouge (je trouvais d’ailleurs que ça bougeait plus en juin qu’en janvier). On en ressent différemment les mouvements, certains passagers en sont momentanément incommodés mais des personnes vraiment malades, je n’en ai pas vu, ni en juin, ni en janvier.
La plupart du temps, on oublie qu’on est sur un bateau. Il y a 15 ans, dans une autre vie professionnelle, je me suis beaucoup déplacée en train, jusqu’à 20 et même 30 heures de trajet par semaine, sur tous les types de lignes. Pour optimiser les temps de déplacement, j’ai beaucoup voyagé en train de nuit. Sur le Fantasia et le Splendida, je n’ai jamais eu la sensation de perdre l’équilibre, j’ai toujours marché normalement, et j’ai dormi chaque nuit comme un bébé. Alors qu’en train de nuit... je n’ai jamais réussi à marcher autrement que comme une femme soûle, et encore moins à faire une nuit correcte (mais il vrai qu’on n’est pas dans les mêmes conditions : sur le bateau nous n’avons évidemment pas la promiscuité des compartiments couchettes, ni les allées-venues des autres passagers à chaque arrêt, ni le passage des contrôleurs pile au moment où vous commencez enfin à sommeiller). Toutes proportions gardées, car les mouvements ne sont pas les mêmes, ça bouscule quand-même beaucoup plus en train que sur ce type de bateau.
Et puis même quand ça bouge, objectivement ça ne dure jamais très longtemps. Les passagers qui sont un peu incommodés peuvent demander gratuitement un cachet à la réception du bateau (au pont 5), ce que nos deux voisines de table ont fait. Apparemment ces cachets sont efficaces, mais ils ont l’inconvénient de faire dormir à la manière d’un somnifère. Je ne sais pas ce qu’il y a dedans. Pour ceux qui prennent déjà des somnifères, il est peut-être plus prudent d’apporter ses propres cachets.
Personnellement, je n’ai jamais été incommodée. Quand ça bouge (et ça ne dure jamais très longtemps), je me dis simplement que c’est assez normal, après tout on est sur un bateau... Après avoir été submergés (sans mauvais jeu de mots) en janvier de documentaires sur le Titanic, le Concordia et de films catastrophe sur des bateaux de croisières, je n’ai retenu qu’une seule chose : tant que le niveau de l’eau dans mon verre reste stable, tout va bien. Même quand ça bougeait momentanément un peu fort en mer, l’eau de mon verre est toujours restée parfaitement au bon niveau.
Après une bonne nuit de sommeil (Monsieur Glacerine un peu moins, mais il n’a pas l’habitude de faire la sieste en plein milieu d’après-midi), demain nous aborderons la journée en mer ! | | |  coucou Véronique,
heureuse de te lire à nouveau, je me régale !!
j'ai la même réflexion que toi concernant le train, ça bouge plus que le bateau !!
bonne journée
bizz à tous les VF du 27 janvier !!
Steph | | | Bonjour Véronique,
C'est marrant, je dis la même chose que toi pour rassurer mon épouse quand ça bouge. " Tant que le verre ne se renverse pas, c'est bon, il n'y a pas à s'inquiété!!! Et ça marche. 
Aussi non, très bien ton compte rendu, c'est un plaisir de le lire.  @+ | | | Bonjour,
Un grand merci pour ce compte rendu. Très agréable a lire, nous trouvons vite l' intérêt qui sommeil en nous.... et nous ne lâchons plus.
Ah, la croisée des chemins, des avis,. : -... la discothèque... nous aussi, plutôt dommage surtout la haut, c' est panoramique, cela pourrait donner des moments très agréables avec cette vue sur le bateau illuminé. -.... les 85 Kilos..... : félicitations, nous nous croisons, moi c' est dans l' autre sens, mais je compatis déjà.
Trêves de balivernes,... Nous attendons la suite...
Cordialement, | | | Merci pour vos encouragements, j'avoue que je prends toujours autant de plaisir à écrire et à prolonger ainsi mon voyage, et j'espère pouvoir vous faire partager ces excellents moments passés à bord.
C'est vrai que c'est dommage de ne pas pouvoir mieux profiter de la discothèque... La vue depuis la baie vitrée sur les ponts illuminés est vraiment superbe ! | | | À: Glacerine · 6 février 2013 à 20:14 · Modifié le 6 fév. 2013 à 21:44 Re: Compte-rendu de croisière MSC Splendida du 27 janvier 2013 - Barcelone, Tunis, Palerme, Rome, Gênes Message 10 de 158 · Page 1 de 8 · 12 637 affichages · Partager Je suis en train de rédiger la suite... Pour patienter, ci-dessous quelques photos du bateau  (j'en appelle à votre indulgence, nous ne sommes pas de très bons photographes).
Photo 1 : Vue du Splendida depuis les quais de La Goulette ( Tunis) sous un soleil magnifique.
Photo 2 : Vue plongeante sur l’atrium et un des ascenseurs panoramiques. Il y a un reflet car la photo est prise depuis le pont 8 (depuis la baie vitrée donnant sur l'accueil).
Photo 3 : La Piazetta au pont 6.
Photo 4 : La piscine intérieure, le jour de Tunis (il faisait beau, ça devait réchauffer la température de l'eau grâce à la verrière !) Images attachées: | | | Ci-dessous encore quelques photos de l'escale à Barcelone. Pour d'autres photos et le compte-rendu de l'escale à Barcelone réalisée en juin 2012 ( Sagrada Familia et park Guëll), c'est par ici :
voyageforum.com/...post=5303869#5303869
Photo 1 ci-dessous : La colonne Christophe Colomb aux pieds de Ramblas (là où nous dépose la navette du port). Temps absolument magnifique ce lundi 28 janvier !
Photo 2 : Une façade sur les Ramblas (manifestement un ancien restaurant asiatique, viser le dragon sur le côté droit du bâtiment)
Photo 3 : La Place Catalunya
Photo 4 : Les pigeons sur la Place Catalunya. Le petit garçon avec un pigeon dans la main est un petit touriste espagnol, pour publier la photo j'ai flouté son visage.
Photo 5 : La cathédrale de Barcelone (à ne pas confondre avec la Sagrada Familia), notre point d'entrée sur le quartier gothique.
Photo 6 : Dans le quartier gothique, derrière la cathédrale.
Photo 7 : L'entrée d'un des musées du quartier Gothique, du côté de la Plaça Del Rei (à noter la très belle cour intérieure avec un magnifique plafond en bois cloisonné à ne pas manquer, visible en accès libre).
Photo 8 : L'étonnante boutique de chapeaux avec son intérieur digne des années 50.
Photo 9 : L'entrée du marché couvert de la Boqueria, sur les Ramblas (sur la gauche en remontant l'avenue). Délicieux souvenirs de coktails de fruits, hmmmm....
Photo 10 : La Plaça Reial (place royale). Désolée pour le cadrage, la place n'est pas sous son meilleur angle...
Demain sans faute je posterai le compte-rendu de la journée en mer et de l'escale à Tunis ! Images attachées: | | | Je viens de lire votre compte-rendu de Barcelone, et le moins que l'on puisse dire est que vous avez "l'art de manier la plume". C'est un vrai bonheur de vous lire, vous savez raconter vos excursions, vos ressentis.....et puis on apprend ainsi une foule de petites choses très interessantes. J'attend de lire avec impatience la suite...... Marie, | | | Bonsoir, je viens de prendre beaucoup de plaisir à lire votre récit, j'ai hate de découvrir la suite. je pense que vous portez un jugement objectif sur votre croisière en citant les points positifs et négatifs. celà me change des différents articles que j'ai pu lire, ou malheureusement tout est soit blanc ou noir. nous allons découvrir le MSC Splendida avec mon époux, notre fille ainsi que sa meilleure amie, le 3 mars au départ de marseille. celà sera notre deuxième croisière avec MSC, et nous gardons de magnifiques souvenir de celle effectué sur le Fantasia au mois d'avril 2012. je vous souhaite une bonne soirée, en attente de vous relire | | | Salut Veronique
J'etais la semaine avant toi sur le Splendida et je te remercie pour ce CR qui me rappel plein de bons souvenir  Merci
Michel | | | Jour 3 – mardi 29 janvier 2013 – Journée en mer
Aujourd’hui le compte-rendu va être assez rapide car c’est journée farniente.
Cette semaine de croisière était pour nous un moment de repos et de respiration nécessaire. En plus nous avons travaillé jusqu’à vendredi soir, nous sommes partis samedi très tôt, ce matin nous ressentons la fatigue accumulée des derniers mois. Sur les deux prochains jours nous avons la ferme intention de nous reposer.
Monsieur Glacerine se lève à 9h00, prend l’air sur le balcon puis va se promener sur les ponts pour faire tranquillement des photos du bateau. Je me lève à 11 heures, ce sera ma seule grasse matinée de toutes nos vacances...
Ce midi nous allons déjeuner à La Reggia. Le repas y est excellent, au calme, loin de la foule de la cafétéria. Nous retournons ensuite à la cabine pour nous reposer, en admirant la vue sur mer depuis la fenêtre du balcon.
Cet après-midi nous avons rendez-vous à 15h30 au bar des sports avec les autres membres du forum, c’est l’occasion de faire connaissance et d’échanger sur le bateau et sur le programme des escales. Les membres du forum sont nombreux sur cette croisière, ça fait un bon petit groupe !
Ce soir c’est la soirée du commandant. Pour cette première soirée de gala, les tenues sont d'ailleurs beaucoup plus habillées qu’en juin dernier, où c’était assez décontracté. C’est aussi l’occasion de la traditionnelle photo avec le commandant.
Ça fait partie du rituel et sur le bateau on a tout notre temps, alors nous faisons patiemment la queue pour rencontrer le commandant il prend le temps d’échanger rapidement un mot de bienvenue avec chaque passager en faisant l’effort de nous saluer dans notre langue (qu’il ne semble pourtant pas maîtriser)... C'est tout bête mais j’apprécie l’attention. Sur le Fantasia ça avait été infiniment plus froid et expéditif !
Mais il faut dire qu’en étant du 2ème service, nous voyons le commandant en tout début de soirée, avant le passage au théâtre. Pour les passagers du 1er service qui le voient après le repas, ça doit certainement être plus rapide (d'ailleurs, ce n’est sans doute pas le côté le plus marrant de son boulot).
Le commandant sur le Splendida doit malgré tout être plus accessible et plus simple que celui du Fantasia, car son arrivée après la présentation du staff est également moins guindée.
L’an dernier, le commandant du Fantasia avait fait une entrée extrêmement officielle, en traversant lentement et sans sourire le théâtre sur fond de musique solennelle, avec à son bras une jeune femme (peut-être un des membres du staff) en grande tenue de soirée... ça prêtait à sourire, on aurait dit le père de la mariée remontant gravement l’allée sur fond de marche nuptiale ; à l’inverse, le commandant du Splendida est entré rapidement sur scène, par les marches du côté comme les autres membres de son staff. Pas du tout le même style... Moins drôle aussi, mais ça c’est un avis personnel. 
La soirée au théâtre est l’une de celles que nous avons le plus appréciées. Comme l’an dernier, les artistes sont les mêmes tous les soirs, mais ils sont encore une fois extrêmement polyvalents : ainsi celui qui a fait un numéro de jonglage de chapeau le premier soir (impressionnant de précision) fait partie des danseurs, et il a également assuré un numéro aérien un autre soir. Nous reconnaissons également des jeunes masseuses asiatiques du SPA dans les deux talentueuses et très gracieuses contorsionnistes... | | | Bonsoir Super ce c/r cela me fait patienter je fais cette croisière en mars. J'ai une petite question: le coktail du commandant se prend toujours dans le bar de notre choix? Merci | | | Bonsoir Myriam, pour nous le coktail du commandant a eu lieu le soir de la 2ème soirée de gala, à Palerme (la 1ère étant la soirée du commandant, le jour de navigation en mer).
Nous avons reçu un carton d'invitation dans la cabine avec le lieu et l'horaire de rendez-vous (pour nous l'Aft Lounge à 20h15, entre le spectacle et le dîner du 2ème service).
A l'entrée une hôtesse nous a demandé de lui présenter notre carton d'invitation ; évidemment nous l'avions laissé dans la cabine... elle nous a laissés passer, en nous invitant (très aimablement) à le garder sur nous la prochaine fois. | | | Ok merci, le premier service est toujours 18h30? | | | C'est bien ça : le 1er service est à 18h30, et le 2ème service est à 21h00. | | | C'est bien ça : le 1er service est à 18h30, et le 2ème service est à 21h00.
Merci, j'ai demandé le 1er service j'espère que je l'aurai, sinon il y a toujours la solution cafet, le 2er service est vraiment trop tard pour nous. A+ | Discussions similaires sur l'Europe de l'Ouest: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 255 visiteurs en ligne depuis une heure! |