Bonjour Claude,
Puisque tu as reçu plusieurs opinions européennes, je te donne une réponse québécoise qui te permettra de faire des comparaisons entre notre conduite et celle italienne.
J'ai voyagé en
Italie durant le mois d'avril du nord au sud et d'est en ouest sans aucun accrochage. Ceci dit, je considère la conduite du sud assez particulière.
Sur les autoroutes, notre limite de vitesse est de 100 Km/h. alors qu'un bon nombre d'entre nous roulons à 120 Km/h. et que certains risquent des vitesses supérieures. Il est aussi défendu de conduire sous les 60 Km/h. lorsque la circulation est fluide. Or, sur les autoroutes italiennes du nord comme du sud, la limite est de 110 Km/h.. À 130 Km/h. c'est lent!!! car je me faisais doubler facilement par un grand nombre de conducteurs qui devaient faire plus de 160 Km/h.. En descendant vers le sud, les automobilistes ne respectent pas les voies et doublent en chevauchant la ligne. J'ai vite appris à me tasser sur l'accotement car se faire frôler à 160 Km/h. c'est impressionnant. D'ailleurs, plusieurs conducteurs empruntent l'accotement pour faire moins que 60 Km/h.. Je dois tout de même donner un bon point sur la qualité supérieure de leurs autoroutes qui sont intéressantes car le paysage y est magnifique. Cependant, elles sont dispendieuses.
Quant aux routes secondaires, elles sont souvant embouteillées et infestées de scooters. Les informations ne sont pas claires. Aux multiples ronds-points, il n'est pas facile de suivre la collection de flèches.
Dans les villes du nord, les règles de la circulation sont assez bien respectées ce qui n'est pas le cas dans le sud. Au
Québec, le nom des rues se trouve à chaque intersection alors qu'en
Italie, il faut le chercher.
À
Rome, vaut mieux garer la voiture et marcher ou prendre un transport en commun car même avec une carte, on se perd à cause des sens interdits, des rues déviées pour différentes raisons, des rues fermées à la circulation, etc.
Dans le sud, en passant par
Naples, et en traversant d'ouest en est, de la
Sicile jusqu'aux Pouilles, la circulation dans les villes est infernale.
Premièrement, les motocyclistes ne semblent pas avoir de règlements car ils circulent en louvoyant dans tous les sens, à contresens et même sur le trottoir. Les feux de circulation ne semblent pas pour eux.
Quant aux automobilistes, sur les artères, ils avancent à 2, 3 et 4 de large, si ça passe pourquoi pas!
Sur les rues secondaires, il n'y a que des panneaux pour céder. Ainsi, les conducteurs forcent le passage à chaque intersection. Si on laisse passer une voiture, c'est trois ou quatre qui suivront.
De plus, les rues sont obstruées d'automobiles garées n'importe où et n'importe comment.
Les klaxons retentissent constamment pour tout et pour rien.
Voilà ce que j'ai observé en conduissant en
Italie.