9 Juillet : De
Las Vegas au
Grand Canyon
Il est déjà midi quand nous quittons finalement
Las Vegas. En effet, nous sommes passés chez Alamo leur expliquer à quel point le moteur de la voiture semblait forcer dans les montagnes.
Dans un premier temps ils veulent nous changer carrément la voiture mais ils n' ont que des voitures plus petites. Hors nous sommes 5, plus les bagages. Il n'est donc pas question d'en prendre une plus petite.
Alors, finalement, ils appellent un mécanicien afin de tout contrôler. Nous perdons facilement 2 heures dans ce parking. Le mécanicien inspecte le moteur, part faire un tour avec la voiture. Mon mari l'accompagne. Ils ne remarquent rien d'anormal et décrète que tout va bien. Il semblerait que si le moteur souffrait si fort dans la
Vallée de la Mort, ce soit dû à la chaleur et aussi peut-être à une mauvaise position de la manette. On lui fait confiance, et on a raison car on n'aura plus de problème par la suite.
Nous voilà donc repartis.
A Kingman, nous quittons l'autoroute, pour parcourir un tronçon de la mythique
route 66 jusqu'à Seligman où nous faisons un arrêt. C'est un joli tronçon qui traverse de beaux paysages mais rien de plus.
A Seligman, on se retrouve complètement plongés dans l'ambiance
route 66.
C'est un peu surfait mais on adore et on passe un bon moment.
Les carcasses de voitures et les vieilles pompes à essence nous emportent dans une autre époque.
Il y a une équipe qui tourne un film ou je ne sais pas très bien quoi. Ces personnages en habits d'époque donnent un côté authentique à l'endroit.
Il est grand temps de repartir car on a prévu le coucher de soleil au
Grand Canyon. Il était prévu au Hopi Point mais pour s'y rendre il faut prendre la navette. Nous n'en avons pas le temps alors ce sera le Mather Point car on y accède en voiture. Mais il faut se dépêcher, le jour descend vite.
Je me sens toute excitée à l'idée de voir le
Grand Canyon. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien, c'est juste un rêve d'enfant. Une envie de voir ce monstre dont on m'a un jour parlé à l'école au cours de géographie.
On se gare dans le parking et moi, je cours pour le voir. Je n'ai pas le temps d'attendre les autres. Je veux être là avant que le soleil ne disparaisse à l'horizon.
Çà y est, j'y suis... Je suis devant lui, émerveillée par sa grandeur et la puissance qui émane de lui. Le soleil le pare de jolis reflets mordorés.
Petit à petit, le soleil se couche et le géant disparait dans l'ombre de la nuit me laissant languir jusqu'au lendemain pour pouvoir l'admirer, cette fois, dans la lumière du jour.