À Delphine qui a lancé cette discussion et aux autres,
Avis de la part d' une personne qui a eu le palu et qui a vévu plusieurs années dans certains pays à gros risque (
Indonésie, plus précisément côté oriental au-delà de
Bali; Nigéria).
Le palu que j'ai eu, heureusement, n'était pas le falciparum mais le vivax, qui a pu être guéri en l'espace d'une semaine (j'étais à
Londres, je ne me rappelle pas ce qu'ils m'avaient prescrit, au Kings Cross/St Pancras Hospital, mais ca avait vraiment bien marché). Le vivax est une forme relativement douce, dit on, mais croyez moi j'avais eu deux crises en l'espace de quelques semaines et c'était à chaque fois 2 ou 3 jours de délire et l'envie de se mettre un marteau dans la tête. C'était en 1983, depuis je n'ai plus jamais eu d'ennui. Et le palu peut tuer, j'ai connu 1 ou 2 personnes qui y sont passé

Cela dit, pas de panique, il y a vraiment moyen de gérer. Premièrement, comme beaucoup l'ont déjà dit,
les moustiques à risque n’ont pas tendance à se trouver en ville. Il y a toujours des coins peu salubres, dans toute ville que ce soit, et les moustiques adorent ca, surtout quand il pleut (eau stagnante = vie organique = éclosions.....). Mais la plupart des grandes villes ont je crois des programmes de démoustiquage (fumigations régulières etc..). Il faut faire plus attention quand on sort des villes. S'ils fumiguent là où vous êtes, vous êtes déjà plus tranquilles. Sinon, le risque est accru en fin de journée, eh oui, pour les moustiques aussi c'est l’heure du repas ! Mais comme chez les humains, il y en a qui aiment aussi casser une petite croûte pendant la journée.
Que peut-on faire ? À part les médicaments préventifs (plusieurs sur le marché, et bien moins nocifs au point de vue effets annexes qu’il y a quelques années), il y a des choses très simples à faire :
- éviter de rester dehors sans protection en fin de soirée et début de nuit ; pas drôle et pas sociable, donc on passe à la suite:
- protection = manches longues et pantalon ou l’utilisation d’un spray ou d’un lait approprié. La combinaison des deux est bien sûr meilleure. Mon expérience personnelle : les moustiques adorent les chevilles et les poignets (ils sentent peut-être la proximité du sang ?), donc au moins s’imprégner à ces endroits.
- À l’intérieur, et surtout pendant la nuit, je me suis toujours passé de moustiquaire. Ou bien j’avais la clim, et les moustiques je crois n’aiment pas le froid (mais, une fois la chambre bien rafraîchie, j’ai toujours arrêté la clim au moment de dormir). Ou bien je faisais brûler des « coils », je ne sais pas comment ca se dit en francais, mais ca se trouve partout dans les Tropiques (pas cher et ca sent même un peu comme de l’encens). En
Indonésie, par exemple, ca s’appelle « obat nyamuk », c.a.d. médecine à moustique.
En fait, je suis plutôt convaincu qu’en suivant ces conseils on peut très bien se passer de pillules préventives. Voilà, j’espère que ca servira.....