Après le café, après le pousse-café on s'essuyait la bouche avec la serviette si on avait une (comme les jours de banquet), sinon c'était avec la manche de chemise, on se tapait deux à trois fois sur le ventre, on remontait d'un geste sec la ceinture de flanelle qui tenait tout çà en place, estomac et bedaine, en lâchant, la mine réjouie : '' aah!! voilà au moins un repas que les Prussiens n'auront pas''
Mais parfois le repas n' était pas encore achevé quand l' assaillant se présentait...
Je me rappelle un épisode local fameux conservé (et embelli ?) par la tradition familiale, que feu mon beau-père racontait parfois le dimanche. Dans leur petite ville de Lorraine, en 1870 alors que la famille dégustait le lapin dominical, et que tout à coup la nouvelle éclata que les Prussiens étaient au "Pont des Laboureurs" (ça parlera peut-être à certains), à quelques centaines de mètres de là. Un tableau de la barricade et du combat qui s' en suivirent immortalise d' ailleurs cet évènement à l' hôtel de ville...
Quant à l'
Angleterre et son roi, ils sont "honorés" par nombre de chansons populaires dont on connaissait encore le refrain et les couplets une ou deux générations avant nous...