Quelques anecdotes du bon vieux temps: voyage au
Tibet il y a 23 ans (été 1997) depuis
Kathmandu par voie terrestre.
Notre visa chinois obtenu en
France suite à des conseils erronnés a eu droit à a un beau tampon "cancelled". Autre visa acheté par une agence et voyage obligatoire réservé, le moins cher pour 1 semaine avec 2 autres couples. Heureusement nous avons eu le droit d 'avoir 1 semaine de plus pour nous seuls en nous débrouillant par nos propres moyens.
A l'aller, debout à l'arrière d'un camion pour franchir le col puis fourgonnette au
Tibet.
Dortoir miteux à Shigatze: en pleine nuit, réveil pour voir les passeports.
Plus tard, alors que nous circulions tous les 2 à
Lhassa, arrêt intempestif par une dame flic revêche et conduite au poste. Avions nous vraiment le droit de nous balader malgré des papiers en règle? Délit de sale gueule, certains connaissent ça...
De bons moments toutefois; dans une échoppe, des locaux caressent discrètement les bras de Gérard: tant de poils et une si grande barbe...incroyable pour des asiatiques. A l' orée d' un village, dès qu'elles l'aperçoivent, des paysannes arrêtent sur le champ de traire leurs vaches, se roulent par terre en s'esclaffant et viennent lui tresser la barbe.
Les monastères ont une belle allure. (On retrouve l'architecture du Laddakh et du
Zanskar visités seuls sans soucis en marchant en 89 et 90). Le
Potala est (était?) encore un lieu de prière chargé d'odeurs lourdes de beurre de yak pour les lampes et de nombreux pèlerins ont des coiffes ornées de turquoises et autres pierres. Sur une des terrasses, des ouvriers dament le sol en chantant et le frappant en cadence.
Les toilettes, toujours collectives ne sont pas ce qu'il y a de mieux pour nous...des trous alignés, (certains voyageurs les nomment " long drop") parfois séparés de murets très bas. Une gardienne d'un de ces lieux est venue voir si je faisais bien pipi comme tout le monde. Respect de l'individu? On s'y fait!
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