Nos meilleurs voeux de voyages à tous en cette nouvelle saison !
Nous revenons tout juste hier de Biyadhoo (suivi d'un live de Jeff Mills cette nuit pour féter le nouvel an comme il se doit) et souhaitons prendre le temps de défendre cette modeste destination, en espérant que ces quelques mots sauront vous orienter dans votre recherche de l’île idéale.
Il faut tout d’abord savoir que c’est l’un des oasis les plus abordables des
Maldives avec Embudu Village. Il s’agit également d’un des premiers hôtels, le confort spontané des mansardes ainsi que la simplicité des plats du buffet étant largement compensés par le succulent récif de corail et le sourire chaleureux du chef. Ne vous attendez donc surtout pas au luxe des chaînes de resorts et des tables étoilées, il existe en effet pléthore d’autres hôtels aux plus hauts budgets et aux lagons infinis, si c’est ce que vous réclamez, puisque ce n’est seulement que la nature elle-même qui vous accueillera à Biyadhoo.
L’ATOLL
Comptez une quarantaine de minutes de transfert en dhoni au sud de l’aéroport de
Malé. Le tour de l’île se réalise en une quinzaine de minutes à pieds nus, par trente degrés de moyenne. Dès l’arrivée, vous apercevrez un bébé requin mirroitant dans l’eau crystalinne du ponton et contemplerez les trois ou quatre hérons qui jouent les sentinelles sur la plage d’ivoire.
LES NUITEES
Très simples, un lit kingsize, une douche tiède, l’air conditionné, un frigidaire, une terasse avec une table et deux sièges en chambre standard. Le ronflement des vagues inclus. Quelle joie d’etre enfin débarrassé de la TV et du net. Vous pourrez emprunter une multi-prise adaptable au lobby si nécessaire. Nous étions habrités pour notre part dans la chambre N.44 (sur 97) à l’ étage supérieur, encerclé par des palmiers hautains de plus de trente mètres, située à peine à vingt mètres de la mer et à quelques quatre minutes du bar, de la réception et du restaurant en cas de fringale soudaine.
LA CUISINE
Juste ce qu’i faut pour reprendre des forces entre les plongées. Un buffet de salades pour se rafraîchir, avec cinq sauces au choix. Une sélection quotidienne de trois plats de poisson, viande, curry local, à accompagner avec des pâtes, des patates, du riz blanc ou à l’ananas selon votre appétit. Des fruit, papayes, ananas, pastèques ou pommes vertes pour digérer sereinement, les gâteaux ne nous ayant pas convaincus. Enfin les Maldiviens étant musulmans, ne vous attendez pas non plus au service d’un sommelier au restaurant. Attention notamment, à l’ouverture d’une bouteille de Champagne...
LE BAR
Le refuge des âmes perdues le soir. Idéal pour prolonger l’apéritif ou entreprendre une petite partie d’ échec après dîner. Pour les raisons évoquées ci-dessus, les barmans sont principalement srilankais. Les cocktails sont servis (à partir de 12$) avec très peu de glaçons, pour d’ évidentes raisons écologiques. Mon préféré demeure le Blue Hawaiian (Rhum, noix de coco, jus d’ananas et
curaco bleu). Préférez la bouteille de Chardonnay australien (30$) pour dîner, plutôt que de commander le verre de vin... aigre blanc (4$). Attention encore, la bouteille de Pouilly-Fume (55$) était légèrement bouchonee. Autre point noir (et non une pointe noire), pas la moindre table de billard à relever à l’horizon.
LE RECIF
Le site de Biyadhoo, classé parmis les cinq plus beaux récifs de corail (hôtelier) des
Maldives, est accessible en moins d’une minute de crawl. La plongée en apnée suffit amplement pour se faire de nouvelles et nombreuses connaissances tous les jours. Mérous, poissons lion, raies aigle, tortues vertes, les inévitables requins à pointe noire, mais aussi des bancs de platax et de carangues bleues sont à portée de palmes, mais à toucher... des yeux uniquement. Voire plus si affinité, il pourra même vous arriver la surprise de servir de véhicule à un poisson-pilote plus qu’amical. À titre comparatif, si Embudu Village s’est révèle être l’antre des tortues de mer et Thullahgiri le repaire des pointes noires, Biyadhoo s’avère être un échantillon parfait des
Maldives, particulièrement en raies (aigle). Prévoyez deux heures et demi pour faire le tour complet du labyrhinte de corail, composé de sept points d’accés. Le meilleur dédale pour surprendre de gros clients, notamment les platax, semblerait se situer à pic dans le virage formé entre les passages N.4 et 5 faisant face au grand tombant. Il y est surtout conseillé d’y voguer le matin, pour sa haute fréquentation mais aussi pour esquiver le courant propre à ce genre d’emplacement. Enfin pour les amateurs de beau corail, l’excursion snorkeling (30$), pour une sortie matinale de deux heures et demi est conseillée.
En conclusion, nous nous sommes échoués sur une île plus à recommander aux adeptes de la plongée en apnée que pour un voyage de noces. Un hôtel “un peu vétuste et défraîchi » certes, mais avec un service chaleureux et de formidables habitants du récif de corail, le tout pour un premier prix abordable. Et croyez-moi, cela pèse lourd dans la balance lorsqu’on devient réellement accroc aux
Maldives...