17 Décembre 2010
Ça y est, c’est le grand jour, nos amis viennent nous chercher et nous emmener à la gare, ils sont aussi anxieux que nous (ils aimeraient être à notre place).
On discute, on charge les bagages et on y va.
Ils nous quittent sur le quai avec de grands au revoir à la hindi.
Le train démarre et c’est parti.
En cour de route 1ere annonce le train prendra du retard, les intempéries. C’est pas grave, on a prévu 3 heures entre le train et l’avion. Gare de
Lyon, rer, Roissy, pas de problème, 2 heures d’attente, enregistrement, on discute avec des french qui vont sur
Varanasi et on embarque.
Nouvelle annonce, 2 heures d’attente, ils doivent dégivrer les ailes de l’avion pour décoller. Petit problème, nous avons 3 heures de transit à
New Delhi avant d’atterrir à
Mumbay.
18 Décembre 2010
Nous arrivons à Dhelhi avec plus de 2 heures de retard, il n’y a pas de réel transit, nous devons récupérer nos bagages et nous réenregistrer pour
Mumbay.
Douanes, bagages, comptoir Air India, notre avion est parti, il nous faut en prendre un autre, la galère commence, welcome in
india.
Après différents comptoirs, après différentes directions, après différentes négociations, nous finissons par rencontrer un jeune homme à qui nous réexpliquons notre problème, 5 minutes après nous avions nos cartes d’embarquement pour le prochain vol, comme quoi !!!
Malheureusement nous arrivons vers 19 heures, alors qu’ont devait y être vers 15 heures pour profiter de
Mumbay.
Prepaid taxi, course folle à travers la ville pour rejoindre notre hôtel prés de Victoria Station, après ces 2 jours de transports nous pouvons enfin nous reposer, mais la chaleur et le bruit de la ville nous tiennent éveillés.

19 Décembre 2010
Réveil à 7 heures, nous devons reprendre un autre avion pour
Kochi.
Après un breakfast local, nous voilà reparti vers le domestic airport, c’est dimanche, les rues sont moins surpeuplées que la veille.
Vers 13 heures nous arrivons à
Kochi, notre chauffeur (Senthil) nous attend et nous partons directement sur
Alleppey.
Nous sommes enfin arrivés à destination, l’accueil est à la mesure de la guesthouse, chaleureux et souriant, le feeling passe bien.
Après s’être installé, nous dégustons un excellent Byriani et partons assister au coucher de soleil sur la plage. J’allume une cigarette et l’on me conseille de faire attention, il est interdis de fumer en public en
inde, que ce soit dans les lieux publics ou dans la rue.
L’équipe de la Guesthouse nous invite à la fête de la ville de fin d’année qui commence le soir même.
Dans le centre ville, des milliers de personnes de partout, des couleurs, des lumières, des pétards, des feux d’artifices, des klaxons et j’en passe.
Après avoir essayé de remonter une rue principale, nous voila devant une grande scène avec un festival de chant et de danse avec des costumes et des couleurs lumineuses.
Le plus de ce spectacle, chaque personne qui en avait envie donnait sa musique au régisseur et présentait son spectacle.
Un peu fatigués, nous rentrons à la Guesthouse, un bon petit diner, une bonne petite bière locale et vers la fin du repas, l’équipe de la Guest avec qui le feeling passait bien, s’est mis à chanter et danser pour finir la soirée.
  
20 Décembre 2010
Nous nous levons tard, il fait déjà chaud (30°) et ce sont les corbeaux et les klaxons qui nous y obligent. Après un petit déj local, nous décidons d’aller visiter Fort
Cochin.
Tiens nous sommes dans une zone touristique, promenade sur les bords du lac (Vembanad), visite d’une église, visite d’une autre église, d’une Synagogue, d’un musée d’architecture, un petit Lassi ananas et nous repartons. Nous n’avons pas été transcendé par l’endroit. Sur la route du retour, nous nous arrêtons à Marari beach, juste avant le coucher de soleil, là oui, magnifique plage sous les cocotiers, quelques bateaux de pécheurs, des hommes reprisant leurs filets et ce soleil si rouge qui s’éloigne au loin, nous restons jusqu’à la nuit tombée, assis sur le sable, un ange passe.
Arrivée à la guesthouse, un diner nous attends, puis une partie de pions (jeux national) boucle notre journée. La fatigue et la chaleur nous empêche de dormir, il est tard.
  
21 Décembre 2010
Une bonne douche, un bon petit déj et nous sommes prêts pour des courses. En marchant le long de la berge du canal un temple Jaïn nous interpelle. Il est petit mais avec un certain caractère. Une personne au loin nous propose de rentrer, nous retirons nos tongs et nous voilà dans le temple. Un Hindou nous accompagne et nous explique l’historique du lieu et la religion, notre cerveau occidental a du mal à tout comprendre mais bon.
Un Jaïn vêtu de blanc, son tissus sur la bouche et le nez, prie devant l’autel dans un silence « évangélique ».
Arrivés dans le centre, nous nous achetons quelques médications ayurvédique et nous entrons dans un magasin, j’ai besoin de 2 Kurta pour le voyage. De charmantes demoiselles nous accueillent dont une qui nous conseillera tout au long de nos achats. Les Kurta sont trop longues, aussi bien au niveau des manches, que de la longueur, qu’à cela ne tienne, 30 minutes plus tard, je les avais sur mesure.
Nous repartons vers la guesthouse avec un touc touc (ferrari). C’est l’heure de prendre le gouvernement boat sur les bachwaters. 20 minutes après nous étions sur le bateau avec les écoliers et les travailleurs qui rentraient chez eux. Les canaux sont tout simplement magnifiques, cocotiers, rizières, maisons multicolores etc...
Senthil nous invite pour partager un bon gouter à la kéralaise dans sa famille. Les enfants sont beaux et ils sont rois.
Nous sommes encore invités dans une autre famille dont le fils scientifique nous fait profiter de sa passion pour le monde sous marin, il donne des conférences sur la protection de la mer.
En rentrant à la guesthouse nous rencontrons un français avec qui nous passerons la fin de la soirée.
 
22 Décembre 2010
Après des au revoir et des pincements au cœur, nous partons pour Périyar. Le
Kérala foisonne de végétation tropicale.
Notre chauffeur Senthil est vraiment sympa, nous rigolons bien dans la voiture, tout en écoutant de la musique Bollywood ou occidentale, il y a même un écran à l’arrière pour notre fils quand les trajets sont un peu long.
4 heures après, nous nous installons dans la guesthouse de périyar, la propriétaire est d’une gentillesse. Nous allons visiter des plantations de café, cacao, cardamome, clou de girofle, ananas, gingembre et j’en passe. Nous rentrons au village, achetons quelques épices, réservons un spectacle de Katakali et un massage ayurvédique. En attendant nous prenons un bon thé massala tout en admirant certaines architectures, mais surtout la vie et les couleurs toujours en mouvement.
Dans la salle un danseur fini de se maquiller et de s’habiller devant nous. Puis avant le spectacle, un danseur apparait tout en costume et maquillage. Une explication de la musique, de la gestuelle du corps entier et du scénario nous est donnée. La musique, très lancinante, et les mimiques des yeux des danseurs étaient impressionnantes.
A la sortie nous sommes allez directement au massage. La file d’attente était assez importante, mais grâce à la réservation, 5 minutes après, le massage commençait.
J’ai emmené mon fils avec moi.
D’abord déshabillage, je garde mon slip, le masseur m’attache une cordelette autour de la taille, avec une espèce de cache sexe pire qu’un string, j’enlève mon slip, hum!!
Je m’assoie sur le bord du banc de massage, d’un bois éclatant et le massage commence. La tête d’abord, les cheveux, la nuque, le visage, une huile spéciale pour les cheveux. Le massage est très énergique. Puis je m’allonge sur le dos, le masseur me dépose bien un demi litre d’huile sur le corps et le massage recommence, tout cela à des rythmes différents mais avec une certaines énergie. Je suis obligé de faire attention à mon sexe qui passe de droite à gauche du « string ». Mon fils me regarde en rigolant dans son coin. Après sur le ventre et dans le même esprit. A la fin du massage on me fait rentrer dans un sauna portatif où seule ma tête dépasse. Je suis tellement enduit d’huile que je glisse sans arrêt. Séchage à la serviette et recommandation de prendre une douche dans une heure.
Le masseur était un vrai « pro », mais pas une seconde je n’ai pu me détendre.
Nous sommes repartis à pied vers notre guesthouse, en chemin nous nous sommes arrêtés dans un resto repaire de la jeunesse dorée hindou. Le changement est radical, tout leur est dû, c’est flagrant.
 
23 Décembre 2010
Au revoir à cette très gentille famille qui nous a si bien reçu, avec leurs belles chambres avec balcon donnant sur la forêt (tropicale). Une halte dans une réserve d’éléphants, petit tour pour notre fils et
en route pour
Munnar, route jonchée d’eucaliptus, de champs de thé, de cocotiers resplendissant au matin.
Arrivée sur
Munnar, petit problème, Senthil avait réservé 1 mois auparavant, mais hier soir le propriétaire avait sensiblement augmenté le tarif de la chambre, peak season oblige, même après négociation.
Notre driver en connaissait une autre, nous nous sommes retrouvés au beau milieu des champs de thé, sur les hauteurs de
Munnar, avec notre chambre avec un grand balcon donnant sur la vallée, un ange passe.
L’Après midi étant entamée, une simple visite des alentours au milieu des milliers d’arbres à thé taillés en bonzaï pour être à la portée des cueilleuses, resplendissant d’un vert franc sur ces vallons pentus, nous sommes régénérés pour la soirée.
En rentrant nous avons bifurqué par un petit village d’ouvriers du thé, tout appartient à la famille TATA, une des familles les plus puissantes d’
Inde. Bien sur les sourires et les bonjours se sont démultipliés. Comme nous avons un enfant avec nous beaucoup de « portes s’ouvrent ».
Nous rentrons à la guesthouse, sur la terrasse où nous savourons un thé massala devant le coucher de soleil sur les théiers.
Plus tard nous retrouverons à coté d’une grosse famille d’hollandais, l’échange ne passe pas, pas grave.
 
24 Décembre 2010
Nous décidons d’aller visiter la plus haute manufacture de thé de
Munnar, la seule en bio du coin d’ailleurs. Mais il faut gravir la montagne en Jeep (1000 mètres de dénivelés), l’aventure commence, nous voila parti au milieu des champs pentus sur une piste totalement chaotique, en nous demandant si nos vertèbres allaient assumer le trajet. Heureusement en arrivant la haut, jonction entre le
Kerala et le Tamil nadou, la vue sur les 2 horizons était saisissante. Visite de la manufacture, un petit thé noir et nous redescendons, mais cette fois ci sans moteur, rien qu’avec les freins.
Après ce périple, Senthil nous emmène déjeuner à
Munnar dans un resto chic et clean, nous n’avons pas apprécié, de plus jusqu’à présent, nous ne déjeunions pas l’après midi, alors nous avons décidé de continuer ce « régime ».
Après quelques coûts de téléphone en
France, 24 Décembre oblige, nous sommes rentrés à la guesthouse.
Sur la terrasse, de nouveaux arrivants, des Français. Plus tard, après avoir fait plus ample connaissance, nous avons fini par souper ensemble autour d’une bonne bouteille de vin (que j’avais acheté dans un magasin d’état quelques jours auparavant) et nous avons trinqués les hindous et nous à noël. Les feux d’artifice et les pétards illuminaient la vallée.
 
25 Décembre 2010
Aujourd’hui, nous partons pour
Ooty, une douche, un breakfast, l’addition et au revoir à tout le monde.
La route est superbe, mais longue, trop longue. Il faut considérer qu’en moyenne, depuis le début de notre voyage, l’ont peut arriver à faire 30 km par heure maximum, dans le meilleur des cas. Après 6 heures nous nous arrêtons à Mettupalayam, nous n’irons pas à
Ooty.
L’hôtel est vaste, la chambre aussi, le prix convenable. Petit repos et promenade dans la ville. Les rues sont bondées, toujours aussi bruyantes.
Le resto de l’hôtel est populaire, comme ont les aime. Les enfants d’une table à coté viennent nous poser les questions habituelles, l’ambiance est à la bonne humeur, tant mieux.
26 Décembre 2010
En sortant de l’hôtel, une star de Bollywood arrive avec tout un harem derrière lui. Nous nous saluons et nous voilà reparti. (Senthil m’explique d’abord que c’est une star puis me raconte qu’il fait aussi de la politique en vue des prochaines élections).
Nous prenons la route pour
Mysore. A un moment, j’aperçois une vieille dame allongée au bord de la route à même la terre, je crois qu’elle est morte, je demande à Senthil de s’arrêter, je sors et je m’agenouille prés d’elle. Je lui parle, la touche, elle tourne tout à coup la tête, me regarde, me parle, elle est dans un sale état, empoussiérée jusqu’au bout des ongles, mais vivante. Elle s’assoie, sort une bouteille, bois un coup, je suis rassuré, je lui donne quelques dizaine de roupies et nous repartons.
Nous traversons la montagne, des cultures de riz, des cocotiers, des bois de Santhal, des vaches qui bloquent la route, puis des singes, des paysans balançant leurs épis sur la route afin que les véhicules les broient, nous entrons dans le Karnataka.
Le paysage change assez radicalement, la sécheresse apparait, fini la luxuriance du
Kérala.
Arrivée à
Mysore.
1er hôtel, bondé, trop cher et chambres trop petite.
2 ème, une seule chambre, crade et trop cher.
3 ème, bon accueil, chambre nickel, prix nickel, on se pose.
Petit repos sous l’hélice, en lisant un guide, on s’aperçoit que le palais du Maharaja ne s’illumine que le dimanche et nous sommes dimanche, allez hop on se lève et en route pour le palais qui est juste à côté.
Bien sur ce n’est pas du bon côté, on se tape le tour des remparts jusqu’à la bonne entrée.
Elle est bondée de monde car c’est gratuit pour tout le monde. Les portes s’ouvrent, on dirait le départ d’un marathon. Le palais est démesuré, un rien excentrique. La nuit tombe petit à petit, il est juste éclairé, il ne s’illuminera qu’à 19 heures. En attendant, on admire la majestuosité des lieux, le palace, les jardins, les remparts, les temples personnels.
Tout à coup tout s’illumine, c’est magnifique. Des milliers d’ampoules éclairent le palace et les remparts, c’est un vrai feux d’artifice de beauté.
Nous rentrons en touc touc, dégustons un savoureux thali et notre chambre nous attends.
 
27 Décembre 2010
Après une superbe nuit, un bon idli et un thé massala, nous décidons d’aller visiter ce fameux Palace. L’intérieur est plus excentrique que l’extérieur, la démesure de l’opulence, teck, marbre, pierres précieuses, portes en argent massif, en or, des couleurs délirantes etc.....
Nous sortons après 2 heures de visite, nous nous dirigeons maintenant faire visiter le Zoo à notre fils avec Senthil.
Il est bondé d’écoliers et de visiteurs, il est immense aussi, mais joli.
Visite du temple de Chamundihill, sur la colline qui domine la ville. Il y a foule, nous entrons dans le temple, des divinités de partout, du monde qui se bouscule pour donner une offrande, le rituel nous est étranger, nous sortons, malgré une superbe architecture.
Nous redescendons la colline, visite du Nandi géant (taureau), puis d’un palace devenu hôtel, nous ne prenons que quelques photos de l’extérieur, il m’impressionne et je n’ose aller le visiter à l’intérieur.
Retour à l’hôtel et essaie d’une espèce de pizzéria fast food à côté, chère et bien dégueulasse.
 
28 Décembre 2010
Ce matin, quelques autres visites dans et autour de
Mysore.
D’abord le devaraja market, des légumes, des fleurs, des épices et des emmerdeurs qui ne nous lâchent pas. On écourte la visite et on s’en va.
La Philomena’s Cathedral, grosse bâtisse cossue, style gothique où le silence est respecté, étonnant.
La forteresse de srirangapatna, quelques ruines au bord de la rivière, puis des escaliers pour les ablutions.
La résidence d’été du Sultan Tippu avec de beaux jardins entretenus, petite halte sous les arbres au bord de la rivière, un petit coin tranquille (ce qui est rare), puis visite de la résidence avec tout l’historique retranscrit sur les murs, au retour, des centaines de jeunes filles avec leurs saris multicolores illuminent l’allée.
Visite d’un lieu de culte au bord de la rivière où les pèlerins se faisaient raser la tête et un Saddhu tout rouge écoutant la radio avec des écouteurs.
Le Jaganmoham Palace qui recèle de Superbes peintures des anciens Maharaja de
Mysore, des meubles d’époque et de beaux instruments de musique.
En sortant nous nous apercevons qu’il y a un festival de musique et de danse dans l’auditorium du Palace, ce soir danse traditionnelle, nous attendons avec un bon chai et admirons la danseuse avec son costume, son maquillage et tout son corps avec des mouvements bien précis.
Il est 19 heures, nous emmenons notre fils dans le parc d’attraction de la ville. C’est une concentration de magasins, d’associations nationales, d’échoppes de nourriture, de boissons, de glaces et enfin quelques attractions (une réplique aussi du
taj mahal en carton pâte)
 
29 Décembre 2010
Départ pour
Belur et
Halebid.
Le paysage du Karnataka deviens de plus en plus aride, surtout des cultures de céréales, les villages de plus en plus pauvres, on a l’impression que l’eau n’a pas fait son apparition depuis pas mal de temps, pourtant l’on croise des rivières, des lacs assez souvent et bien remplis, les routes sont toujours aussi irrégulières (toujours une trentaine de kilomètres par heure au maximum).
Au bout de 4 ou 5 heures nous arrivons sur
Halebid, petite bourgade qui tourne plus ou moins autour de ces temples qui sont toutefois bien conservés et d’une architecture presque totalement différente.
Des cars entiers d’écoliers, tous en uniforme la plupart du temps, viennent en excursion et nous assaillent de where do you come from et de what’s your name.
Après cette visite nous allons voir d’autres temples de l’autre côté du village et là stupéfaction, personne. Pourtant ces trois temples étaient tout aussi séduisant, va comprendre Charles.
Nous prenons la route pour
Belur, bourgade reculée dans les terres, nous cherchons d’abord notre guesthouse, un personnel très chaleureux, des chambres vastes, pas chères, mais dans un état d’hygiène, hum !!!
Après avoir investi les lieux, visite du temple du village, bien sur plein de monde, avec les mêmes hordes d’écoliers en visite, l’architecture du lieux ressemble à
Halebid.
Dans la rue du retour, je décide de me faire raser la tête et la barbe, histoire d’aérer la situation, ma femme et mon fils m’attendent devant le coiffeur et le spectacle continu. La pauvreté a investi la rue, à un moment une femme s’allonge tranquillement au milieu de la rue, dans la poussière rouge du soir, puis commence à communiquer avec une pierre devant elle.
Coucher de soleil sur la terrasse qui domine le village, bon thali au resto et dodo.
 
30 Décembre 2010
Départ pour
Hampi, 250 km de route, c’est-à-dire pratiquement toute la journée, notre plus gros déplacement en voiture depuis le début du séjour.
C’est une histoire sans fin, heureusement que nous avons une bonne voiture, confortable et surtout un driver hors pair.
Nous arrivons en fin d’après midi à
Hampi, et le peu que nous voyons nous réconfortent de notre décision de venir jusqu’ici, c’est un site tout simplement grandiose.
Investissement de la guesthouse, qui a l’air sympathique, tout simplement la famille nous reçoit, nous fait visiter une chambre petite mais très cosi, toute rose avec moustiquaire au dessus du lit et d’une propreté inouï.
Nous sommes dans un endroit touristique, cela faisait longtemps qu’on avait pas rencontré autant d’occidentaux, nous nous promenons dans la rue principale, des magasins à touristes de partout, on matte un peu histoire de voir les prix pratiqués, on achète un ou deux trucs, puis place au dîner.
Senthil nous propose d’aller manger à l’hôtel gouvernemental car c’est le seul endroit où l’on peut boire une bonne « bière ».
Le resto ne paye pas de mine mais il est agréable, la bière bien fraiche, pas mauvaise. ça fait du bien après une journée pareille.
 
31 Décembre 2010
Journée totalement touristique : visite des temples et monuments et il y en a de partout.
D’abord nous allons vers la rivière, un immense temple (Virupasha) un des plus haut admiré jusqu’à maintenant.
Puis ablutions sur les berges (pas nous)
Nous longeons le lit de la rivière, un hindou nous propose de prendre une de leurs fameuses barques rondes, après négociation nous acceptons.
Nous voguons sur un site magnifique, avec quelques petits temples aux abords, une retraite spirituelle pour Sadhou, des immenses blocs de granit arrondi, le silence du lieux, un ange passe.
Nous accostons, visite du fameux vittal temple et du stone car, des hectares de monuments ici ou là, une grosse enceinte entourant le Vittal, à l’intérieur, de nouvelles sculptures, le fameux stone car, des piliers à cristaux avec un son étonnant.
Nous retournons sur
Hampi à pied, tous les 10 mètres un nouvel édifice dominant la rivière,
Hampi vaut vraiment le détour.
Arrivée au village, petite pause et l’on retrouve Senthil pour des visites en voiture.
Lotus Mahal, éléphant temple, hajari rama temple, Watch tower, Queens bath, sister temple, under ground temple.
Nous finissons la journée avec un coucher du soleil au krishna temple qui domine le village et la rivière, encore un ange qui passe.
Retour au village, achat de quelques bières pour un apéritif sur la terrasse de la guesthouse avec Senthil puis repas dans un resto tibétains où l’on mange à la romaine avec de la musique house en fond.
Nous sommes tellement crevés que nous n’attendrons pas les douze coups de minuit.
 
1er Janvier 2011
Départ pour Goa, dernière étape avant le retour en
France, histoire de se reposer.
Nous sommes partis à 9 h du matin et nous avons mis 10 h pour arriver à destination.
Pourtant la route pour une fois n’était pas trop mauvaise, presque 300 km mais une histoire sans fin.
Nous sommes arrivés vers 19 h, épuisés, de plus nous n’avions pas réservé.
Mais tout d’abord le spectacle.
Ibiza peut aller se rhabiller par rapport à ce que nous avons vu en arrivant.
Tout d’abord j’avais choisi
Candolim pour être plus tranquille qu’à
calangute ou
anjuna.
Des restos, des boutiques, des resorts, des guesthouses, toutes les nationalités qui grouillaient dans les rues, il y avait longtemps que je n’avais vu une aussi grosse concentration d’occidentaux.
Des écrans géants avec des centaines d’anglais avec leurs bières regardant un match de foot.
Sommes nous toujours en
inde ????
Je suis parti vite à la recherche d’une guesthouse, au bout de la sixième, j’ai réussi à trouver une chambre.
Installation, nous mangeons dans un resto, je m’aperçois que les prix sont multipliés par 2, nous rentrons pour un repos bien mérité et surtout pour nous retirer de cette folie.
2 janvier 2011
Départ de la guesthouse vers 9 h, j’en avais réservé une autre de
France prés d’ici aujourd’hui et demain, de toute façon il n’était pas question de rester prés de cette rue infernale.
En attendant, nous sommes allés visiter
Old Goa, avec ses Cathédrales imposantes.
Puis j’ai désiré revoir
Calangute (j’avais séjourné un mois « quelques années auparavant »
Bien sur j’ai été surpris du changement, mais j’ai réussi à reconnaitre quelques endroits, de même la maison où j’avais séjourné. J’ai remarqué tout de même que
Calangute est beaucoup plus indian people que
Candolim.
Nous essayons de retrouver la guesthouse nichée dans la palmeraie entre
Calangute et
Candolim.
Nous finissons par la retrouver prés de la plage, isolée entre d’autres guets.
Belle demeure au milieu des cocotiers, mosaïque et couleurs pastel et surtout quiétude totale. On s’y sent bien rien qu’en la regardant. Après notre installation dans une chambre avec balcon, ventilo et moustiquaire, Nous partons découvrir la plage, quelques paillotes tranquille, quelques transats, un sable fin et des vagues qui nous bousculent. Ouf nous avons trouvé un endroit idéal pour nous reposer avant notre départ pour la
France. Le reste de la journée servira à la farniente, à la baignade, à siroter un bon jus de fruit ou regarder le coucher du soleil sur la mer.
Bonne douche, bon resto sous la paillote et belle nuit à espérer.

3 janvier 2011
Les corbeaux commencent leurs piaillements, la journée commence.
J’avais réservé des billets de train pour rentrer sur
Mumbay le lendemain, mais le dos de ma femme ayant mal assumé tout le voyage, nous sommes allés sur
Panaji pour trouver une possibilité de billet d’avion.
Après deux agences et nos billets en poche, retour sur
Candolim, quelques achats, un bon drink au bord de l’eau et retour à la guesthouse.
Toute l’après midi à été consacré à la farniente, la baignade, le bronzage, un petit lunch ou une bonne boisson, jusqu’au fameux coucher de soleil.
Dernier soir à la guesthouse, dernier soir avec Senthil, nous l’invitons pour un diner au bord de l’eau sous la paillotte. Mon fils lui apprend quelques mots en français, comme toujours les plaisanteries avec la langue sont de mise.
Dernier soir à Goa.

4 janvier 2011
Nous avons le temps, notre avion n’est que pour cet après midi.
On remballe nos affaires, un dernier petit dèj au bord de l’eau, un au revoir au proprio et des félicitations pour sa guesthouse qui est magnifique à tous les points.
Je propose d’aller faire un petit tour à
Anjuna. A ma grande stupéfaction, le village n’a pas trop changé. Les mêmes maisons, la même ambiance, les mêmes paillottes où je passais de sacrés soirées il y a quelques années.
Destination Panjim, visite de sa célèbre plage, il n’y a aucun occidental, que des hindous, pourtant le bord de mer est superbe. Un dernier petit Lassi et en route pour l’aéroport.
Un au revoir à Senthil (snif) et nous voila dans l’avion pour
Bombay.
Arrivée à l’aéroport domestic, nous prenons la navette pour l’international, la bas on ne nous laisse pas rentrer car notre avion n’est pas avant 6 heures du matin et il est 7 heures du soir, direction la salle d’attente, arrivés à l’entrée, un hindou nous conseille de ne pas rester la jusqu’au lendemain matin, car ce ne sont que des sièges et avec notre enfant attendre pendant 8 heures d’affilé hum!!
Il nous propose de dormir dans un hôtel proche de l’aéroport. Après plusieurs propositions on trouve un terrain d’entente vu les prix pratiqués à
Bombay. Après quelques coups de téléphone, une navette de l’hôtel viens nous chercher et nous ramènera le lendemain. Le tout tout inclus et pour 2000 roupies. Le pire c’est que l’hôtel était nickel.

5 janvier 2011
Réveil à 3 heures du matin, retour à l’aéroport. Au comptoir d’air india on nous dit qu’il faut aller au domestic, l’avion pour
New delhi part de la bas. Nous voila sur un touc touc, tous les 3 plus nos bagages dans les rues de
Bombay. Puis retour sur
Paris en 11 h d’avion et des heures d’attente entre.
Arrivée à Charles de Gaule sous la grisaille et la pluie, nous avons de moins en moins de temps pour attraper notre train, nous décidons de prendre un taxi, 50 € plus tard et 1 mn avant son départ notre train part sur
Nîmes.
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