Bonjour,
Petite précision : il est incorrect de dire qu'au
Pérou, négocier sur presque tout, c'est normal. Non, il y a des prix de référence même s'ils peuvent paraître obscurs aux yeux de l'étranger. Quand vous vous rendez dans une "almacen" (épicerie) par exemple, les habitants savent que le prix est le prix. Un rouleau de papier de toilette, c'est tant, une bouteille d'eau plate, c'est tant, même si ce n'est pas écrit. Mais il est rare que le commerçant le vende 2 ou 3 fois le prix au touriste, sauf dans les zones ultra-touristiques bien sûr (mais ce n'est pas propre au
Pérou). Négocier une bouteille, ce sera franchement perçu comme une insulte, ça ne se fait pas.
Il n'y a que pour les objets de plus grande valeur que les Péruviens négocient (meubles, voiture d'occasion, etc.).
Sur les marchés, oui on peut négocier s'il s'agit de souvenirs éventuellement, mais une fois encore pas sur des objets de faible valeur. Nota : les prix sont de plus en plus souvent affichés. Et il vaut mieux acheter ses souvenirs à la source que dans les boutiques officielles en ville où ils sont revendus 3 fois plus chers.
Ensuite, il convient de distinquer Péruvien et Péruvien : ceux de la côte, ceux de la Selva ("
Amazonie") et ceux de la Sierra ("Andes"). Mentalités et cultures différentes au regard du commerce. Pour bien connaître les habitants de la Sierra, je peux dire qu'ils ne sont pas connus pour être les plus gros commerçants, sauf ceux de
Puno-
Juliaca (frontière avec la
Bolivie oblige).
En ce qui concerne les taxis, claro qu'on peut négocier pour ne pas se faire avoir, le "prix de référence" étant plutôt élastique. C'est même un sport national. Forcément, un gringo paiera généralement le prix fort, rien de nouveau là-dessus. Le mieux est de se renseigner sur les prix auprès d'un local. Mais un taxi peut aussi vous refuser la course au prix local, gringo ou pas. Bref, le tout est de négocier tranquillement toujours avec le sourire et de ne pas insister, car un Péruvien, qu'il soit Costeño, de la Sierra ou de la Selva, n'est pas trop du genre à passer 3h en discussion.
Pour terminer, et ce n'est pas une légende, on peut négocier avec... les policiers ! Surtout à l'approche des Fêtes où un petit pourboire pour les bonnes oeuvres personnelles du policier et faire sauter une amende "à la tête du client" est souvent le bienvenu. Ce qui explique que les Péruviens ont une grande confiance dans leurs institutions !

P.S. : si vous passez par
Arequipa, préférez les tico (petits taxis jaunes), ils sont moins chers que les taxis "berline".
Xavier