Etape 7 - LES CHEMINS DU BAROQUE
Je vous emmène aujourd’hui sur les chemins de l'art baroque qui illumine depuis le XVII° siècle de nombreuses églises et chapelles des Savoies, lieux surprenants par leur beauté et l'atmosphère qui s'en dégage derrière leurs façades relativement sobres. A l’intérieur se cachent souvent de véritables trésors... Nous ne pourrons pas toutes les visiter aujourd’hui, malheureusement ; nous nous contenterons de quelques-unes...
Et au passage nous admirerons quelques places fortes, paysages grandioses et stations alpines renommées.
1°) En Pays du Mont-Blanc, on recherche une première église réputée pour son clocher à bulbes particulièrement ouvragé, détruit en 1792 et rebâti en 1828, et son retable en bois polychrome représentant les Saints, la Vierge et la Trinité dans un décor rutilant... le tout bien sûr classé aux Monuments Historiques.
Quelle est cette église (son nom + celui de la commune) ?
2°) Cap ensuite sur une station réputée pour son train à crémaillère le plus haut de
France, ses eaux thermales chaudes et propriétaire du « toit de l’Europe »...
Outre sa belle église baroque, on y trouve un petit bijou : une petite chapelle ornée d’un immense tableau au-dessus de l’autel décoré de cuir de
Cordoue, réalisé à
Prague vers 1730 par Ph.-Ch. de Bentum. Son riche mobilier provient des frères Genamy, marchands bourgeois établis en
Autriche au milieu du XVIII°. Son clocheton a été récemment rénové.
Quelle est cette église (son nom + celui de la commune) ?
3°) Sur la même commune, on découvre une église à 1150 m d’altitude au cœur des alpages, dans un village maintenant très résidentiel. Elle a été financée grâce aux dons des émigrants. Son intérieur riche en couleurs est entièrement décoré de peintures racontant la vie du patron de la paroisse, évêque de Myre en Asie Mineure. Sur sa façade se détachent, dans des niches, les statues de 3 Saints Apôtres. Cette paroisse possède un « trésor », entièrement constitué de dons des natifs exilés regroupées dans une salle du presbytère mitoyen : vêtements liturgiques, reliquaires, peintures, encensoirs...
4°) Non loin de là, empruntez un chemin jalonné de 14 petits oratoires aux « mystères ». Vous découvrirez alors, bâtie en 1699 juste à côté d’un torrent une autre église, blanche et pimpante au fronton peint. La légende dit que le voyageur y vient implorer le secours divin avant de s’engager sur le sentier du Col du Bonhomme ou rendre grâce après un voyage sans encombre. 200 m en amont de cette église, on trouve une « Sainte-chapelle » où se rendent en procession les fidèles chaque 15 août. Quel est le nom de cette église ?
5°) Au pied du massif du Mont-Blanc, ce petit village de 800 habitants donne accès à 2 domaines skiables réputés. L’agriculture y joue un rôle primordial, avec la production laitière destinée au Prince des Gruyères, à côté du tourisme tant hivernal qu’estival. Son architecture est restée typique de la vallée, notamment avec ses greniers construits un peu à l’écart des habitations. La richesse de ce petit village tient aussi en un écomusée, 6 chapelles rurales baroques réparties dans ses alentours (dont celle des Apôtres, classée monument historique), et en son église dédiée au premier évêque de Tarentaise venu évangélisé la vallée au V° siècle. Chemin de croix en pierre espagnole... nombreuses statues et retables en bois sculpté et doré en polychrome, des XVII° et XVIII°... chaire en bois sculpté classée monument historique... peinture murale en trompe-l’œil... clocher à bulbe typiquement savoyard... multiples fresques intérieures et extérieurs... bref, un véritable bijou à venir découvrir de visu !
Quel est ce village ?
6°) et 7°) Edifiée sur un éperon rocheux de 412 m, cette cité médiévale domine la confluence de l'Arly et de l'Isère, d'où son nom latin puis celui français. A l'abri derrière son enceinte du XIV° siècle et ses deux portes, elle a su, à travers les siècles, garder un charme intact avec sa fontaine, sa tour sarrasine du XII°, son église baroque dédiée au saint protecteur des semailles, et son « château » (belle demeure du XVI°).
Quel est le nom actuel de cette cité ? Quel nom porta-t-elle sous la Révolution ?
8°) Au carrefour des vallées dont elle est la capitale historique, cette ville n’est pas des plus accueillantes, encaissée au bord de l’Isère qui la traverse, avec ses vapeurs des industries électro-métallurgiques de la vallée... Mais elle mérite un arrêt pour sa grande rue commerçante, la cour de son archevêché et surtout sa cathédrale à la façade gothique du XV°, à l’avant-chœur du XVII°, au cœur roman du XI°, et ses nefs du XIX°. Cette ville est connue des voyageurs hivernaux montant en stations.
9°) Un peu plus haut dans la vallée (840 m), toujours au bord du même torrent, un peu plus à l’air pur, un peu plus agréable, ce bourg m’est beaucoup plus sympathique... avec sa gare TGV d’architecture régionale, sa caserne de Chasseurs Alpins, son bassin pour sports en eaux-vives mondialement connu, son église de style néo-classique sarde... et dominé par son fort d’observation du XIX°, élément du système Séré de Rivières à 2000 m d’altitude, qui ressemble à un château fort au donjon arrondi et sert aujourd’hui aux alpagistes.
Quel est son nom ?
10°) A 3 km de là, sur un plateau, un petit village est blotti autour de sa chapelle aux fresques du XV° siècle qui, telles une bande dessinée, relatent la légende de son saint patron, protecteur des récoltes. Encore une merveille !
11°) Voici une commune de près de 3300 habitants répartis dans divers hameaux et communes associées qui s’étendent sur les deux versants de l’Isère, de 680 à 2000 m d’altitude, incluant deux stations de sports d’hiver. Au chef-lieu, on découvre un chef d’œuvre de l’art roman lombard : une basilique érigée au XI° siècle sur les fondations d’une basilique romaine et d’une église paléochrétienne. Elle cache d’ailleurs un musée archéologique ainsi que de magnifiques fresques des XII° et XII°.
Non loin, une église édifiée sur un ancien pré de foire, ancienne chapelle reconstruite à la fin du XII°, aux superbes retables dont l’un représentant le Saint roi ici honoré.
Parmi les « monuments » de la commune, citons aussi la tour résiduelle du château vicomtal des XIII° et XIV°, entièrement remaniée à la fin du XV° par la famille de Miolans.
Enfin je citerai un des villages est dominé par une église du XVIII° à la tour crépie de blanc couverte couverte d’un double dôme... en oubliant les multiples chapelles et autres églises des hameaux, qui méritent toutes un détour.
Quelle est cette commune ?
12°) Je vous emmène maintenant dans une vallée sur le flanc ouest du massif de la Vanoise, couverte par 4 communes composées de 22 hameaux et villages, et traversée par son doron né de la rencontre de 2 torrents d’altitude.
Ses villages savoyards contrastent par l’authenticité de leur cœur historique avec les constructions modernes de ses 3 grandes stations réputées qui s’intègrent à l’un des plus grands domaines skiables au monde avec 600km de pistes entièrement reliées par remontées mécaniques, la plus longue piste de luge de
France, un circuit automobile sur glace, le label olympique depuis 1992... Le tourisme d'été y est également important, avec de nombreux sentiers de randonnées et activités estivales dans les stations, notamment dans des vallées secondaires épargnées par les remontées mécaniques.
La richesse du patrimoine historique explique en soi une visite en ces lieux : un sanctuaire abritant entre autres une « statue miraculeuse » (qui lui donna son nom) et un retable des apôtres datant de 1635 (le plus ancien de la Tarentaise), nombreux retables, tabernacles et cœurs dorés ou polychromés dans ses 2 églises et 20 chapelles baroques... moulin à eau restauré du Burdin, maisons de pierres et de lauzes, fours banaux, bachals (fontaines)... autant de richesses et de particularités qui font le charme de cette vallée. Mais quel est son nom ?
13°) Dans une vallée voisine plus à l’est, à 900m d’altitude, voici une commune avec deux églises très différentes, l’une avec son clocher à bulbe et son portail baroque, l’autre, sanctuaire marial avec ses peintures en trompe-l’œil en façade. On y trouve aussi un musée, une tour sarrasine et sa forêt du Chevelu pour de belles promenades en raquettes ou en ski de fond.
14°) Un peu plus haut, on traverse un charmant village de Vanoise dont l’église, dédiée au saint et martyr roi Burgonde, construite sur un promontoire gypseux, possède un maître-autel constitué de pas moins de 150 angelots qui l’établissent comme le plus coûteux de la région. Dans quel village trouve-t-on cette œuvre d’art ?
15°) Toujours plus haut, nous atteignons un village qui épouse la pente avec ses maisons ramassées le long de ruelles abruptes, véritable témoin de la tradition agro-pastorale locale. Oratoire, lavoir, jardins en terrasse, fruitière, chapelle... Célestin, personnage fictif qui aurait habité ici au siècle dernier faisait découvrir ce village aux enfants l’été dernier.
On s’arrête là pour aujourd’hui, mais notre cheminement baroque n’est pas terminé : il nous reste une grande vallée à découvrir...
Les photos ci-jointes correspondent à leur numéro de devinette (photo 1 pour devinette n°1...). Pour les devinettes qui n'en ont pas, si vous trouvez des photos des églises ou chapelles concernées, n'hésitez pas à les joindre pour quelques points de bonus... Images attachées: