Vang Vieng
Quand j'ai commencé à m'intéresser au
Laos, c'était il y a quelques années (ben oui, il se passe toujours "un peu" de temps entre le moment où je m'intéresse à une destination et celui où j'y vais (ou pas)), des hordes d'australiens bourrés déferlaient bruyamment la nuit dans le centre ville et ingurgitaient des litres d'alcool (agrémentés d'autres substances illicites) dans des bouées géantes (le tubbing) en descendant la Nam Song pendant la journée.
Je m'étais alors dit "ça a l'air joli par là, mais....

".
Mais ça, c'était avant! Il y a quelques années, suite à un certains nombre d'accidents mortels, le gouvernement laotien a décidé de mettre le holà à tout ça.
Exit les litres d'alcool et les australiens (mais pas le tubbing), bienvenue aux coréens, aux karaokés et aux buggies!
Au final, j'en viens à me demander si c'était pas mieux avant, au moins, les nuisances étaient plus limitées géographiquement (ce n'est qu'une demi-boutade

).
Quant à nous, le bus dépose tout le monde, non pas à la gare des bus mais au niveau du centre ville.
Dommage car il nous faut quand même aller à la gare des bus acheter nos billets pour
Vientiane.
Nous avons réservé au Lao Valhala, chez Nouth. L'hébergement se situe un peu à l'extérieur de
Vang Vieng (au départ de la boucle touristique) et consiste en quelques bungalows simples mais propres et spacieux.
La réservation ne se fait que par Airbmachin, c'est une première à l'étranger pour moi et je ne trouve pas ça très pratique. Nouth (qui se révèlera être une personne extrêmement serviable) nous envoie des messages via l'appli qui transmet un sms incomplet (je sais donc qu'il y a un message mais je ne sais pas vraiment de quoi il parle) et un mail complet, lui...sauf que, n'ayant pas de carte sim locale, je n'ai pas accès aux mails (sauf à un tarif exorbitant).
Le monsieur de la gare s'avèrera très sympa et me prêtera son téléphone pour appeler Nouth.
Le problème, c'est que le pont qui traverse la Nam song est en travaux (lui aussi

!).
Nouth ne peut donc venir nous chercher à la gare, il faut que l'on se rende au pont de bambou pour les piétons et les 2 roues, que l'on traverse à pied pour que Nouth puisse nous récupérer de l'autre côté, en voiture.
Tout ça prend un peu de temps...mais on y arrive

.
Le temps de s'installer, il est l'heure de dîner (sur place, c'est bon et pas cher du tout).
Lundi 18/02: la boucle (classique) dans la campagne.
La nuit a été un peu mouvementée entre les chiens qui aboient, les coqs qui chantent et...la pluie

.
Ce matin, il ne pleut plus mais....pour changer (ou plutôt ne pas changer)...
Nouth s'est occupée des scooters et ils nous attendent, avant même le petit-déjeuner.
La route bitumée devient une piste après quelques km, au niveau d'un embranchement.
On choisit (à tord ou à raison?) de faire la boucle dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
A plusieurs endroits, des "viewpoints" sont indiqués. Le plus haut (et le plus proche de la maison) est celui de Pha Ngeun. Vu la forme des pitons sur lesquels ils sont situés, la montée doit être (très) sportive et comme la vue est plutôt bouchée ce matin, on ne se pose pas longtemps la question de savoir si on y monte ou pas.
Le matin, c'est très nuageux mais c'est plutôt tranquille. On se fait dépasser par quelques buggies mais pas beaucoup.
On voit bien qu'il a plu 
... et que c'est très brumeux
On arrive à l'extrémité nord de l a boucle, au village de Ban Phon Sai
de là, on peut soit repartir sur
vang Vieng, soit traverser la Nam Houang par un petit pont.
C'est cette option que l'on choisit et là, il n'y a quasiment plus personne. Quand on s'arrête, c'est d'un calme absolu

.
En plus le soleil se lève (un peu): que demander de plus?
Mapsme indique que la piste est un cul de sac, d'ailleurs, on commence à sortir du paysage karstique, alors on fait demi-tour.
On revient sur la boucle et c'est là que les nuisances commencent....
Muriel