Cela doit être possible mais les agences Hertz sont très rares (j'en ai aperçu une à
Delhi). Mais c'est vraiment une drôle d'idée :
tu vas donner ton argent à une multinationale au lieu de faire vivre le business local + un chauffeur. De plus, sur le plan financier tu n'y gagneras rien, au contraire;
même si certains chauffeurs peuvent être pénibles (au début, si l'on ne met pas les points sur les "i") en voulant nous faire passer dans les magasins où ils ont un "bata" = une commission, la plupart du temps ce sont de bons guides pour connaître le pays, et leur compagnie est sympathique;
se lancer sans expérience, seul sur les routes indiennes est dangereux. Je conduis moi-même parfois la voiture de mes amis indiens, mais même avec une dizaine d'années d'expérience j'appréhende toujours de me lancer dans le traffic des villes et je le fais rarement seul (une Maruti 800 ou une Tata indigo passe encore mais une grosse voiture comme une Qualis ou une Ambassador quelle galère - à la campagne c'est OK bien que les risques soient différents);
en cas d'accident, tu auras affaire d'une part à la foule des indiens qui verront une tirelire sur pattes capable de les indemniser royalement, et d'autre part à la maréchaussée dont les règles de fonctionnement sont souvent opaques (lenteur, bakshish,...) et en attendant tu risques de faire l'expérience des geôles indigènes.
Si tu persistes dans ton idée un conseil, mets un petit Ganesh sur le tableau de bord (tu peux aussi mettre une statue de la Vierge mais les dieux locaux semblent plus efficaces...), brûles quelques bâtonnets d'encens en psalmodiant "Oumm nama Shiva, Shiva nama hai", jettes quelques roupies devant le premier temple ou la première mosquée venue, ça ne suffira peut-être pas à t'éviter tous les ennuis, mais ça ne peut pas faire de mal.....Ce n'est pas vraiment prescrit par le code de la route local mais c'est ce que font tous les chauffeurs indiens.

Avant de prendre le volant :
contrôles le klaxon. En
Inde c'est un organe aussi indispensable que la pédale de frein. Klaxonner n'est jamais vécu comme une agression (contrairement à nos habitudes), au contraire ne pas l'utiliser en permanence pour doubler (cf. les messages "Horn please" à l'arrîère des camions), pour avertir piétons cyclistes vaches et autres véhicules sur pattes ou sur roue, mais aussi pour avertir le policier qui fait la circulation au carrefour serait une faute par rapport au code de la route local. (eh oui, le policier ne le prendra pas pour un outrage à la force publique comme ce serait le cas en
France, au contraire il a besoin qu'on lui signale notre présence);
avant de doubler un piéton, un cycliste, un rickshaw, une moto on lui doit un coup (ou deux petits coups) de klaxon qui signifie "ne changes pas de trajectoire, je te dépasses". Deux ou trois coups de klaxons insistants signifient "gares toi, je n'ai pas assez de place pour te dépasser";
la nuit, les appels de phares se substituent en partie au klaxon (en partie seulement). D'une façon générale, éviter de rouler de nuit !
en Europe on regarde tout sauf l'état de la route, en
Inde il faut aussi avoir le regard rivé sur la chaussée, car les plus belles (façon de parler) highways réservent toujours des trous, dos d'ânes ou autres surprises capables de casser le matériel tous les 10 km;
une habitude qui se perd avec les voitures modernes (le clignotant est une information prise de plus en plus au sérieux) mais qui est parfois encore utilisée en particulier pour signaler au policier qui fait la circulation si l'on veut aller tout droit, à gauche ou à droite : mettre le bras à la fenêtre et faire tourner sa main dans un sens ou dans l'autre;
bien se rendre compte que la plupart des véhicules roulent au plus à 50 km/heure, cela permet de relativiser quand on voit un bus ou un camion qui double en face de soi et que l'on pense sa dernière heure venue. Non, 95 fois sur cent il aura le temps de se rabattre; s'il n'a pas le temps il fera un appel de phare qui signifie "ralentis ou mets tois sur le bas-côté".