| Mais où vont-ils? Mentawai · 18 janvier 2004 à 18:32 17 messages · 11 participants · 4 414 affichages | | | | 18 janvier 2004 à 18:32 Mais où vont-ils? Message 1 de 17 · 4 345 affichages · Partager En lisant le post d'ALAN, je me suis mis a penser (ca m'arrive) a que sera devenus dans 50 ou 100 ans l'industrie du voyage.Je parle aussi bien pour le voyage "tout inclus" que pour le "routard".Quelle seront les changements majeurs, les destinations phares? Y auras t'il de nouveaux spots qui seront sorti de terre??? Ben j'ai bien une petite idée mais je laisse la main ! | | | À: Mentawai · 18 janvier 2004 à 18:50 Re: Mais où vont-ils? Message 2 de 17 · 4 341 affichages · Partager Les destinations balnéaires changent en fonction des tendances, avant l'ivresse etait sur la tunisie et la turquie, maintenant les safaries, ou la republique dominicaine ainsi que cuba caracolent en tete, les pays petroliers seront demain des petits paradis touristiques pour toutes les personnes désirant se la couler douce genre Emirats ou encore le sultana d' oman, avec une petite tendance pour les iles thai.
Pour les routards, je pense qu'il y aura moins de gens désirant s'aventurer dans un territoire méconnu ou seul, les pays qui sont "routardisés" le resteront et les meconnus resteront toujours méconnus, c'est fini ou les gens partent pour découvrir les hors sentiers battus, ils auront leur propre organisme pour pouvoir ce deplacer, savoir deja ce qu'ils les attendent sur place, il n'y aura plus de place a la surprise, n'y a l'inattendu, tout les routards auront tellement préparé leur voyage qu'ils seront encore plus organisé que les "voyages organisés"
Bref Fini les marco polo!!!!!!!!!!!!!!!!!! | | | À: Mentawai · 18 janvier 2004 à 20:08 Re: Mais où vont-ils? Message 3 de 17 · 4 332 affichages · Partager En fait moi ça me fait un peu peur ta question !!!!!
"que sera devenu L'INDUSTRIE du voyage".
Le pire c'est que je suis totalement d'accord avec toi. Le voyage se manufacture de plus en plus. J'ai l'impression que pour beaucoup, entasser les pays visités est aussi important que d'entasser les meubles dans une maison. Je trouve qu'il ya une injustice immence entre les touriste et les voyageurs. Les touristes qui rêvent de vacances surpeuplent et entrainent la denaturation de plus en plus d'endroits far de voyageur. Mais n'est-ce pas le fait qu'il y ai de plus en plus de voyageur qui entraine la "tourismification" de certains endroits...
En fait je pense que le voyage, que ce soit dans n'importe quel pays et n'importe quelle distance, doit rester une quete pour l'authenticité. C'est donc un devoir pour chaque voyageur de parfois garder pour soit quelques endroits encore authentiques afin de préserver le plus possible les derniers vrais paradis sur terre.......
Je viens de me relire et je me sens un peu égoïste. Suis-je la seule à penser cela ?
CIAO | | | À: Véda · 19 janvier 2004 à 9:09 Re: Mais où vont-ils? Message 4 de 17 · 4 315 affichages · Partager Vision futuriste pessimiste, mais deja si vraie dans certain endroits...
Dans 50 ans, le voyageur aventurier, apres avoir cherche pendant 3 mois dans son atlas un endroit pas encore atteint de betonite aigue et de business attrape-touriste, arrivera a l'aube (la lumiere est la plus belle, tous les locaux commencent leurs activites de la journee...) devant le fameux temple pas encore demantele par des tombs raiders pour des riches et arrogants europeens qui veulent mettre de l'exotisme dans leur maison de campagne.
Au moment meme ou le voyageur s'extasie devant cette 8eme merveille du monde, voici un moine qui passe au loin devant 2 murs. Le voyageur s'approche. Le moine n'est plus vetu de cette belle tunique ocre-orange, mais porte comme tous les locaux du coin, le dernier tee-shirt Coca Cola ou McDonald.
Qu'a cela ne tienne, le voyageur commence le tour du temple, et voila la fin du reve, un bus, puis un autre puis encore un autre. En flux tendu, de 6h a 18h, des grosses machines sur roues, qui dechargent et rechargent une centaines d'hommes et de femmes, en short, tee-shirt hawai, debardeur, grosse boite a image sur le bide, language haut et fort, pepsi a la main. Et les voila de grimper sur les pelouses, d'escalader les sculptures pour prendre la photo, de faire la queue devant l'unique toilette et de devaliser tous les magasins a souvenir. Aussi vite arrives, aussi vite partis. Les fourmis succedent aux fourmis...
Le voyageur degoutte retourne chez lui. Et maintenant il ne voyage plus que par procuration, en feuilletant ses albums photo des voyages d'il y a 50 ans, et en lisant et relisant ces recits deja connus par coeur qu'il a sauvegarde d'une rubrique "carnet de voyage, textes de voyageurs" d'un site qui n'existe plus, englouti dans la masse de la toile internet. Et la il reve avec Alan, Jose, Loopkin, Inextremis, Marsu, Simba et les autres des grandes aventures d'antant... | | | À: Mentawai · 19 janvier 2004 à 10:11 · Modifié le 19 jan. 2004 à 11:38 Re: Mais où vont-ils? Message 5 de 17 · 4 310 affichages · Partager Salut à tous 
Je pousserai un peu + loin le raisonnement de vous tous en me projetant dans 50 ou 100 ans, mais au niveau global, pas seulement du point de vue du tourisme occidental.
La Chine et l' Inde avec un taux de croissance économique fleuretant avec les 10%, et nos économies stagnantes, et si cette situation se maintient, deviendront les premiers "exportateurs" de touristes. Ces destinations seront rayées de la carte des backpackers... trop chères ! Et ce flot de 2 milliards 300 millions (et plus d'ici 50 ans) de touristes potentiels à fort pouvoir d'achat vont faire augmenter les prix des autres destinations dites "abordables" pour les voyageurs ordinaires que nous sommes. Même visiter le Maghreb ou la Turquie reviendra cher. Outre l'augmentation des prix, je pense surtout à la dénaturation des pays aux cultures agricoles et aux traditions tenaces et uniques. En effet, Indiens et surtout chinois ne sont pas réputés pour leur tolérance des cultures et traditions spécifiques. Le naufrage sera peut être bien pire que celui du Coca-Cola, des casquettes "Nike" et T-shirts "adidas". Nos récits et nos photos de voyage seront d'un autre âge, d'un âge d'or oublié où nos arrière petits-enfants nous demanderont de leur raconter cette époque, comme on raconte une légende. Un temps où des cultures étranges aux moeurs éxotiques, aux coutumes extraordinaires existaient, et où il fallait marcher deux semaines pour aller à leur rencontre, alors qu'aujourd'hui en 5 h d'avion et 8 h de bus on arrive au même endroit.
Aaaaaaaah, je sais, c'est pas rose  , mais plausible  ! J'éspère que j'me trompe 
@ + | | | À: Mentawai · 19 janvier 2004 à 11:22 Re: Mais où vont-ils? Message 6 de 17 · 4 304 affichages · Partager Bonjour
Hélas dans 50 ou 100 ans, beaucoup d'entre nous seront trépassés mais leur clone (droit international autorisé le 17/01/2222) continueront à sévir sur cette terre. MAIS, LES CLONES DES TOUT INCLUS SERONT DEVENUS DES ROUTARDS ET LES CLONES DES ROUTARDS BIEN SUR DES TOUT INCLUS !!   
La FRANCE sera devenue la région privilégiée et des milliers de chinois et d'indiens viendront dépenser leur argent.Cet argent profitera bien sur aux promoteurs immobiliers et la lutte des classes  , sera de plus en plus forte jusqu'au 14 juillet 2789 ou........   
Mais plus sérieusement, vu les différentes évolutions de 1950 à 2000, je ne souhaite qu'une chose, que les grands qui nous gouvernent redescendent sur terre et prennent en compte les désirs et les besoins de leur population dans le respect de l'environnement et le retour à la nature !! | | | À: Philom · 19 janvier 2004 à 16:45 Re: Mais où vont-ils? Message 7 de 17 · 4 290 affichages · Partager salut à tous !
Vous avez lu Tristes Tropiques de Levi-Strauss ? regardez ce qu'il disait, déjà, il y quelques décénies :
"Aujourd'hui où des îles polynésiennes noyées de béton sont transformées en porte-avions pesamment ancrés au fond des mers du Sud, où l'Asie toute entière prend le visage d'une zone maladive, où les bidonvilles rongent l'Afrique, où l'aviation commerciale et militaire flétrit la candeur de la forêt américaine ou mélanésienne avant même d'en pouvoir détruire la virginité, comment la prétendue évasion du voyage pourrait-elle réussir autre chose que de nous confronter aux formes les plus malheureuses de notre existence historique ? Cette grande civilisation occidentale, créatrice des merveilles dont nous jouissons, elle n'a certes pas réussi à les produire sans contrepartie. Comme son œuvre la plus fameuse, pile où s'élabore des architectures d'une complexité inconnue, l'ordre et l'harmonie de l'Occident exigent l'élimination d'une masse prodigieuse de sous-produits maléfiques dont la terre est aujourd'hui infectée. Ce que vous nous montrez, voyages, c'est notre ordure lancée au visage de l'humanité"
Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques
Et...
" L'humanité s'installe dans la monoculture ; elle s'apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave."
Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques
Il y a aussi un passage de La Ferme Africaine (Out Of Africa) de Karen Blixen qui m'avait marqué tant j'avais trouvé le raisonnement clairvoyant. Elle y prédisait l'avenir des pays du Sud (ou PVD ou PSD ou... comme vous le voulez !) ainsi que celui des occidentaux.
- Avertissement : passer outre le vocabulaire et les idées reçues en vigueur à cette époque ! (vers les années 20) -
"Ceux qui s'imagine que le nègre peut sauter directement de l'âge de pierre dans celui de l'automobile oublient tous les efforts et toute la peine que nos ancêtres ont eus pour nous amener au point où nous en sommes. Nous pouvons apprendre aux indigènes à conduire des autos, des avions, et à voler. mais ce n'est pas en un tournemain que l'on éveillera la passion de l'auto dans un coeur d'homme, il faut des centaines d'années pour qu'elle naisse. [..] Pourquoi la pensée des jeunes Kikuyus ne progresserait-elle point par les mêmes voies qu'ont suivies nos ancêtres ? [..]Un Européen moderne qui ne met pas en doute la théorie de l'évolution ne voudra pas admettre celle de la création spontanée. [..] Nous avons pris en charge les indigènes de l'Afrique orientale, il y a 35 ans. Si nous admettons que la date de notre arrivée corresponde pour eux à ce que fut pour nous la naissance du Christ et que nous donnions 3 ans aux indigènes pour rattraper un siècle d'Histoire, nous devrions maintenant leur révéler saint François d'Assise. dans quelques années ce serait au tour de Rabelais. [..] Dans une quinzaine d'années, ils pourraient peut-être aborder les Encyclopédistes ; encore un lustres et ils seraient à Kippling et au niveau moyen de l'Européen. Nous pourrions alors leur envoyer des penseurs, des philosophes et des poètes pour préparer le règne de Ford. Mais nous même, où en serons-nous à ce moment là ? Qui dit que ce n'est pas nous qui, nous cramponnant aux nègres, retarderons leur ascension, avec un désir passionné de retrouver la confusion, l'obscurité et la vie élémentaire ? Nous n'aurons peut-être pas plus grand souci que de nous exercer sur un tam-tam, pendant que les indigènes s'offriront au rabais nos automobiles délaissées..."
Alors ? ça vous rappelle quelque chose ? | | | À: Ouais · 20 janvier 2004 à 11:32 Re: Mais où vont-ils? Message 8 de 17 · 4 267 affichages · Partager Les destinations balnéaires changent en fonction des tendances, avant l'ivresse etait sur la tunisie et la turquie, maintenant les safaries, ou la republique dominicaine ainsi que cuba caracolent en tete, les pays petroliers seront demain des petits paradis touristiques pour toutes les personnes désirant se la couler douce genre Emirats ou encore le sultana d'oman, avec une petite tendance pour les iles thai.
Ouais, tu dis:
J'ajoute une précision: les touristes changent, délaissent un endroit en fonction des modes. Mais le béton, lui, reste là, le mal est fait, et c'est peu biodégradable, ces affaires là. Il n'y a qu'à voir les cadeaux qu'on fait les Allemands à toute l'Europe côtière (Atlantique, Manche, Mer du Nord, Baltique) pour s'en rendre compte. Maintenant, si les Américains voulaient nous rejouer Overlord (ils adorent les remakes, voir Irak II pour s'en convaincre), mais en Belgique, ils ne pourraient plus: le mur est trop solide: trois rangées de béton sur 30 mètres de haut, alignées sur toute la côte... Je ne parle même pas de ce que les hommes ont fait à ce qui s'appelle maintenant Rio de Janero, ou Aquapulco (sans parler de Tignes et consorts...). Si on extrapole dans 50 ans, toutes les côtes du monde entier seront définitivement blindées, et les Américains n'auront plus qu'à s'en retourner à leurs péniches de débarquement... Snif... | | | À: Loopkin · 21 janvier 2004 à 12:36 Re: Mais où vont-ils? Message 9 de 17 · 4 238 affichages · Partager sinistrose.... waouh, ces posts m'ont foutu un de ces bourdons...
Et pourquoi ne serait-on pas un peu plus optimistes sur l'avenir?
A l'heure où le mot clé semble être développement durable, où les industries commencent enfin à prendre en compte un peu l'environnement et le social (j'ai dit "commencent" et "un peu"...mais on va pas critiquer, c'est un début!), pourquoi ne pas un peu espérer que les choses aillent dans le bon sens, pour une fois?
Je suis très certainement un peu naïve et utopiste, mais autour de moi je vois des gens qui s'investissent dans des actions, des projets qui semblent quand même prendre en compte ces paramètres que sont l'environnement et l'être humain. Certains voyagistes se mettent aux voyages solidaires et il ne s'agit plus seulement de reverser une infime partie du prix du voyage aux assos. J'ai encore eu récemment un catalogue (j'ai completement zapé le nom mais je crois bien que c'était Arvel) qui publie une charte du "bien voyager", qui parle d'éthique du voyage. Je connais un petit groupe de personnes qui suit une formation DESS de gestion et adminsitration des entreprises et qui ont un projet de création pile poils dans ce sujet. Alors bien sûr, on ne peut pas arrêter du jour au lendemain ce flot de touristes à béton, mais moi (bêtement) j'ai tendance à penser qu'une nouvelle catégorie de voyageur est entrain d'emmerger, plus respectueux de l'endroit, des populations, des cultures. Et le fait de retrouver des notions de ce type dans des catalogues de vacances (et plus seulement dans l'esprit de certains voyageurs routards), je trouve cela très positifs car l'idée diffuse vers les grandes masses.
Laissons peut-être un peu de temps au temps et participons tous un petit peu à ces changements...... | | | À: SylvieF · 3 février 2004 à 16:47 Re: Mais où vont-ils? Message 10 de 17 · 4 183 affichages · Partager oui, tu as raison de montrer cette touche un peu optimiste, mais je crains que ce mode de voyage "ethique", reste marginal par rapport à la montée en puissance du tourisme de masse à l'échelle mondiale.Un peu comme le combat des éoliennes ou capteurs solaires, face aux centrales nucléaires ou thermique en terme d'impact sur l'environnement.
Le tourisme dans 50ans?
Il y aura, une multiplication des sites à bronzer, construits avec la complicité des gouvernements en places pour causes de devises rapportées.Je cite, la république dominicaine, hurgada en égypte, les émirats du golfe (tourisme de luxe en plus), les iles de thailande ou des jeunes du monde riche viennent partouzer et s'ennivrer,... et bien d'autres qui vont s'y mettre. Tous ces sites seront (sont deja), bien gardés par la police ou l'armée du pays car comme ils cotoient des bidon ville, ils sont la cible de creve-la-fin ou integristes de tous poils.
Il y aura (il y a deja), des dizaines de milliers de gens de tous ces pays, entierement dépendants du tourisme et nos humeurs. Il ont abandonné leur metiers traditionnels (artisans, agriculteurs,..) pour devenir, guides, cuisiniers, chauffeurs, serveurs, porteurs,..., et se retrouvent sans aucuns revenus si nous décidons de ne plus visiter leur pays: craintes d'attentat, de SRAS ou autres maladies mediatisée, enlevement contre rançon.Au gré des bonnes ou mauvaises nouvelles venant de ces pays, nous les abandonnerons..
Et puis, message plus positif, il y aura encore, des pays au gouvernement responsable, qui préserveront leur pays des atteintes du tourisme trop massif, en privilegiant le tourisme vert (Costa-Rica), en imposant des quotas ( Bhoutan,.;), en refusant des construction hideuses qui defigurent leurs paysages.
Alors, sûr que des vrais voyageurs, curieux, tolerants et respectueux, trouveront encore plaisir, à parcourir le monde, à vivre des vraies rencontre et des vraies "aventures", sans forcément, chercher les destinations lextremes (antarctique, papouasie, ???..)
La France est depuis, 50 ans une des destinations les plus frequentées par les touristes du monde entiers.Ceux-ci peuvent y trouver, la tour effeil, le mont St Michel, St Trop', la bouff' internationale,... et puis... les petits villages de la haute Provence, ou de l'Ariege, des chateaux de la Loire inconnus et magnifiques, des chemins de randonnée, et d'excellents restaurants de terroir.
Cherchons bien, on trouvera encore notre bonheur. Et puis, les touristes de masse ne seront pas ceux d'aujourd'hui. regarder cet engouement des européens pour un retour à la nature, au vert, à l'ancien ou à l'authentique. tandis que nos plages sont envahies par des gens qui ont été privés de tourismes et de libertés pendants longtemps (russes, bulgares, tcheque ou polonais,..)
Le tourisme chinois envahit Paris et les capitales européennes. | | | À: Jipetbri · 3 février 2004 à 17:15 Re: Mais où vont-ils? Message 11 de 17 · 4 132 affichages · Partager C'est sur tes derniers paragraphes que je voudrais rebondir :
J'ai justement moi aussi l'impression qu'une nouvelle forme de "tourisme" émerge.
Par le passé (suis pas giga vieille mais j'ai des souvenirs de préparation de voyages par mes parents!), je trouvais que la majorité des catalogues c'était bien des choses du type "vacances à la mer"...les ancêtres des tout inclus!! Maintenant, si on regarde les catalogues papier et mieux, si on consulte le net, je trouve qu'on a accès (que tout le monde a accès) à des offres de voyages qui vont bien au delà qu'un simple séjour à la plage.
Alors bien sûr, tout n'est pas parfait, mais je trouve que l'offre (et donc la demande!) de voyages...disons un peu humanisés aurait tendance à prendre de l'ampleur.
Evidemment, il faudrait que ça touche l'ensemble de la population voyageuse pour que ça tende à devenir parfait, mais bon.....faut arrêter de rêver à la paix dans le monde, au père Noël et toute ces choses que seuls les enfants osent espérer malheureusement (quoique le père Noël...).
J'ai juste envie un peu de croire que le voyageur pourrait se révéler dans le futur plus respectueux qu'il n'a été dans le passé..... | | | À: SylvieF · 4 février 2004 à 16:01 Re: Mais où vont-ils? Message 12 de 17 · 4 099 affichages · Partager Vous cassez pas la tête : dans 50 ou 100 ans il n'aura plus de pétrole donc plus d'avion et partir au bout du monde redeviendra un luxe inabordable... | | | À: Ataco · 4 février 2004 à 16:07 Re: Mais où vont-ils? Message 13 de 17 · 4 095 affichages · Partager Un peu simpliste (et surtout pas très gai!!) comme réponse au post de départ...
(le prend pas mal, je n'arrive pas à mettre de smileys sur ce fichu ordi mac et je ne peux donc pas y mettre une touche d'humour!) | | | À: SylvieF · 4 février 2004 à 16:16 Re: Mais où vont-ils? Message 14 de 17 · 4 094 affichages · Partager | | | À: Trekkerbeub · 4 février 2004 à 16:32 Re: Mais où vont-ils? Message 15 de 17 · 4 091 affichages · Partager Faudra juste trouver quelqu'un pour expliquer à mon patron qu'il doit remplacer mon mac par un PC pour que je puisse discutailler tranquillement sur le net pendant mes heures de boulot......
Et arrête de me narguer en mettant des tas de petits smileys!!!!!! | | | À: Trekkerbeub · 4 février 2004 à 16:42 Re: Mais où vont-ils? Message 16 de 17 · 4 087 affichages · Partager Ben justement ce sera cool. De nouveau les grandes epopees de Alexandra David Neel pour aller a Lhassa, des caravanes jaune et noire en citroen, des longues meharees de Rene Caille pour rejoindre Toumbouctou.
Plus de charters pour debarquer toutes les heures 150 chemises a fleurs, on sera de nouveau les seuls aventuriers, a pied, a velo, a chameau !   
Vivement 50 ans alors, on ne sera pas encore trop vieux ! | | | À: Mentawai · 5 février 2004 à 15:55 Re: Mais où vont-ils? Message 17 de 17 · 4 069 affichages · Partager J'ai déjà posté ce qui suit dans la rubrique "Voyage à pied/randonneurs" mais je trouve que ça a aussi sa place dans ce sujet qui n'est peut etre pas lu par les memes personnes...
Saisi dans un article sur le Haut-Atlas marocain dans TREK MAGAZINE de février 2004 :
"...Point de départ des excursions vers le Toubkal (...) De longues cohortes de randonneures et touristes de tout poil serpentent dans le vaste lit de l’oued ou les femmes ont mis à sécher leur linge en longues draperies bigarrées. Marrakech est à moins de deux de voiture. Cela se sent. Après un arrêt bouche bée devant l’incongruité des échopes de souvenirs du marabout de Sidi Cham Arouch, nous poursuivons notre progression vesr le camp de base du Toubkal. (...) Dans un fumet subtil d’urine d’homme et de mule, nous dressons la tente entre boites de conserves à moitié calcinées, tessons de bouteilles et chapelets de PQ voletant au vent. La consternation est totale. Tout autour de refuge crée en 1999 par le CAF, une bone cinquantaine de tentes ont poussé sous la pluie, gonflées comme des champignons. Nous devons être ce soir-là entre 150 et 200, à ronger notre frein avant l’ascencion du lendemain. Je m’endors vers 20 heures, abruti par les émanations méphitiques flottant sur le bivouac."
Au secours !!!!!!!!!!
Comme on ne peut pas taxer cette revue de « forcer le trait » pour dénigrer les régions qu’elle présente à ses lecteurs... je m’interroge :
Voilà + de 15 ans que je crapahute dans l’Atlas marocain et, me doutant que ce n’est pas dans des endroits comme ça que je découvrirai la réalité du monde berbère marocain (Ce que les « trekkeurs » -vraiment je n’aime pas ce mot... excuse moi Benoit- prétendent trouver en meme temps que le plus haut sommet d’ Afrique du nord) je n’ai jamais voulu poser une semelle à cet endroit.
C’est vrai, je ne pourrai jamais me targuer d’avoir FAIT les 4167 metres du Toubkal ni les 4068 du M’goun, mais le nombre considérable d’autres sommets, cols et hauts plateaux que j’ai traversés en dehors des classique sentiers battus, les rencontres que j’y ai faites et les liens que j’ai pu tisser sont pour moi d’un tout autre niveau que ces sommets préstigieux aux pieds desquels le « trekkeur », et autres organisateurs, toujours écolos bien sur, laissent de si délicates traces de notre civilisation.
Alors dites moi amis voyageurs-randonneurs, qu’est ce qui vous pousse vers ces endroits ?
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