Un mariage bouddhiste, ca n'existe pas. Contrairement aux cathos qui se marient à l'église, il n'y a pas de rite de mariage dans les temples. Au besoin, les bonzes peuvent venir pendant la réception pour psalmodier quelques suttras pour conjurer le mauvais sort mais les affaires des laïques ne sont pas de leur ressort.
Il n'y a qu'une seule forme d'engagement dans le Bouddhisme (en tous les cas en ce qui concerne le theravadda pratiqué en
Thaïlande) : la prise de robe.
Contrairement aux préjugés européens, le Bouddhisme n'est pas une philosophie de baba-cool. D'un côté, il y a les "bikkhus" (renonçants) qui doivent suivre une voie ascétique (végétarisme, ne pas toucher à l'argent, ne posséder qu'une robe, abstinence sexuelle absolue, etc...) et de l'autre, les laïques qui ne sont astreints qu'à cinq préceptes (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, etc...). Qu'on ne s'y trompe pas : les laïques n'ont aucune chance d'atteindre le Nibana. Au mieux ils se réincarneront en hommes (les femmes ne peuvent pas atteindre le Nibana) et deviendront bonzes.