Bonsoir Régis,
18 pages de textes et de commentaires agrémentées de magnifiques photos, un record, du moins depuis que je suis membre de VF. Bravo pour la panthère, les chacals, dommage que le zèbre ne s'en soit pas sorti ! Chapeau pour presque toutes les photos bien que certaines auraient mérité un recadrage (c'est un néophyte et non un critique ayant suivi de loin les cours d'un maître qui se permet cette remarque, car, moi, je ne prends quasiment jamais de photo).
Bravo pour ce très intéressant reportage sur le Masaï-Mara qui a suscité une controverse avec l'intervention de Claire qui au travers de très nombreux griefs parfois anodins voire sans intérêt pour les VForumistes a montré que tout n'était pas rose dans ce magnifique parc, on peut la remercier pour cela.
Pour y avoir séjourné une huitaine de jours en octobre dernier, je peux confirmer la richesse du site attestée par la qualité de ton carnet de voyage mais abonder dans son sens pour ce qui est du danger qui guette ce parc, ce que, bien sûr tu n'as pas manqué de constater sur place : le bétail, le braconnage, la surpopulation touristique, le non respect des horaires, surtout le off-road........ ce dernier permettant souvent d'assister à des situations ou rencontres inédites auxquelles, il est parfois difficile de résister et que les chauffeurs de TO ou de Lodges anticipent parfois, contrairement à ce qu'ils affirment en général.
Yolande, photographe débutante (qui a tout de même quelques belles prises de vue) et moi, contemplateur averti avons eu le privilège de découvrir le Masaï-Mara dans des conditions privilégiées, c'est à dire camping sauvage dans la brousse et autorisation (avec certaines conditions) de sortir des pistes, le tout sous la conduite d'un pisteur Massaï hors du commun. Nous n'avons ni assisté à des "Kills" (pas d'opportunité ou pas de chance) ni à des "Crossings" (trop tôt) mais à des scènes de tous les jours comme tu en montres beaucoup. En dehors de l'observation et de la prise de notes (compte rendu d'un "relateur" et non d'un délateur mis au propre maintenant), j'ai pu constater que le bétail était omniprésent en lisière du sanctuaire, que beaucoup, beaucoup de voitures sortaient des pistes pour s'agglutiner autour des fauves et pire circulaient pour les débusquer, qu'un certain nombre roulait alors que le jour n'était pas levé ou que la nuit était déjà tombée.
Ces travers sont peut-être le prix à payer pour la sauvegarde de la faune locale, qui, au demeurant a bien diminué depuis nos premiers passages, il y a fort longtemps.
Voilà, je voulais apporté mon grain de sel à cette discussion passionnée et passionnante, encore bravo.
Bien cordialement.
Jacky.
"Moins faire pour mieux voir !"