| Métier d'ethnologue? Allana · 22 mai 2005 à 22:01 96 messages · 27 participants · 48 457 affichages | | | | À: Zaoline · 27 août 2009 à 15:07 Re: Métier d'ethnologue? Message 61 de 96 · Page 4 de 5 · 4 436 affichages · Partager EDIT : (je n'ai pas trouvé comment rajouter ce texte au précédent)
Etes-vous spécialisé dans une certaine région du globe ?
Pourriez-vous me nommer quelques ethnologues reconnus et vivants ? Et question lecture, connaissez-vous des livres traitant du métier d'ethnologue, ou qui pourrait m'interesser ? | | | À: Zaoline · 28 août 2009 à 14:35 Re: Métier d'ethnologue? Message 62 de 96 · Page 4 de 5 · 4 413 affichages · Partager Bonjour, Alors moi j'ai 22 ans, encore jeune donc, je n'ai pas terminée mes études. Je suis titulaire d'une double licence en Sociologie et en Ethnologie depuis 2008. Cette année j'ai eu ma licence en Démographie. Je suis d'avantage axées sur l'amérique Latine et les Caraibes donc les matières choisies lors de mes dernières années de Licence ont portées sur l'Amérique Latine. En Licence les profs sont dévouées et te font des propositions si tu leur "plaît". Deux de mes profs m'ont invités dans leur laboratoire si jamais je faisais un Master en Anthropologie ou en Démographie.
Mais moi je ne prétend pas devenir Ethnologue. Il y a trop d'inconvénients politiques dans ce métier qui me gène bie qu'il soit passionnant. En plus de ça, avec les dernières réformes, j'ai vraiment pas envie d'enseigner si je vends pas assez d'ouvrages. Sérieux ça va être de plus en plus dur pour les chercheurs en sciences humaines. Déjà qu'il y a une fuite des cerveaux, ça va aller de pire en pire. Les chercheurs sont bien mieux lotis outre-manche.
Ce vers quoi j'aspire c'est la Solidarité et la Coopération Internationale. Mes expériences au seins d'associations de solidarité m'ont permis de me rendre compte que la Recherche, ce n'était pas pour moi. J'aime tellement l'amérique latine que j'entamerai un Master spécialisé dans la coopération avec l'amérique latine.
Concernant le déroulement des études en ethnologie.Je parlerais que des terrains en ethnologie (j'en ai aussi fait en sociologie). Dès la première année où tu débuetra l'ethnologie on te demande de faire du terrain anthropologique en France (puisque que les autres matières exigent notre présence). Mon premier terrain fut en L1 en Anthropologie des religions sur la religiosité des jeunes indiens en France pendant deux semestres. En deuxième année, j'ai fait un terrain en ethnolinguistique sur ma famille, on est multilinguistes chez nous, j'ai enregistré un repas de famille et je l'ai étudié appuyé par des lectures (toujours travailler à partir de lectures !). En troisième année, j'ai fait un terrain de 6 mois sur l' "Académisation de la danse Salsa à Paris et sa région". C'est un terrain d'anthropologie de la Danse. Là c'est un terrain très personnel car je pratique la salsa depuis 7 ans déjà.....D'ailleurs je l'ai complété au même semestre en Sociologie Urbaine. Après on des atliers de recherche qui nous permettent d'approfondir nos mémoires, ils sont complémentaires car les profs s'entendent pour organiser des cours compatiblent à nos dossiers.
Je n'ai fait aucun terrain à l'étranger dans le cadre scolaire. Le réel terrain à l'étranger commence en première année de Thèse officiellement. Mais la plupart des étudiants souhaitant faire de la recherche font leur terrain pendant les vacances d'été (ce sont les plus longues: 3 mois). Donc ils débutent dès l'été de la 3ème année pour débuter leur mémoire de Master. Souvent l'objet du mémoire du Master a déjà été travaillé durant la L3 car c'est l'année qui nous intéresse le plus car on choisit nous même nos matières, on façonnne notre année à notre image.
Un autre atout auquel il faut se pencher dès maintenant c'est la pratique d'une langue qui est issue de la région géographique qui t'intéresse. Ma fac intègre dans son curcus des cours à INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) à Paris.
Ethnologues reconnus et vivants:Beaucoup d'ethnologues français mais la recherche française est à connaitre....Jeanne Favret Saada ethnologue française (a travaillé en Kabylie et après en France, spécialiste des systèmes politiques) Anne-Christine Taylor (spécialiste de l' Amazonie, française), c'est la femme d'un autre ethnologue Philippe Descola Phillipe Frey (Français) Françoise Héritier (française) Edgar Morin (français) George Balandier (français) Michel Seymour (québéquois) Jacques Galinier (français spécialiste de la région Otomis au Mexique) Marc Abélès (système politiques, français) Jean-Loup Amselle (mondialisation, afrique) Maurice Godelier ( Océanie) Arjun Apadurai (américain d'origine indienne, Mondialisation) Martine Segalen (socio-ethnologue française, spécialiste de la famille)
LectureIl n'y a pas de livres qui traite du métier d'ethnologue il n'y a que leur écrits, leurs expériences, leurs méthodes, leurs thèses..et tout ceci se retrouve dans l'ouvrage d'un auteur
Les lectures classiques: Race et Histoire Claude Levi-Strauss Anthropologie Stucturale I et II de Claude Levi-Strauss Le Rameaux D'Or de Frazer Sociologie et Anthropologie de Marcel Mauss
et pleins d'autres (penses à Malinowski)
Par zone géographique: (je donnerai les noms d'auteur car plus simple, je peux pas te donner comme ça tous ce que j'ai lu ou lu en partie)
Pour l'Afrique: les ouvrages d'Evans Pritchard (dont le système politique africain chez les Nuers), Arnold Van Gennep (sa thèse sur les rites de passages sont suinteressants), Geneviève Calame-Griaule la parole chez les dogons
Ce sont quelques noms qui me viennent en tête mais il y en tellement pour l'Afrique....exemples: Georges Balandier, Dan Sperber, Pierre Bourdieu
Pour l'Amérique: Franz Boas (études chez les Inuits, nord de l'amérique), Stefania Capone (études sur les religions à Cuba et aux Etats-Unis et aussi au Brésil je crois), Oscar Lewis (c'est pas vraiment de l'éthnologie mais il a fait de très bonnes études à partir de sa thèse : la culture de la pauvreté je pense notamment aux ouvrages colossaux que sont La Vida ( porto rico) ou encore Les enfants de Sanchez ( mexique), Pierre Clastres, Jacques Galinier (qui est prof dans ma fac spécialiste au Mexique chez les otomis), Edward Tylor pour sa classification linéaire des religiosités, Pierre Descola et Anne-Chistine Taylor pour leurs études pour les Jivaros (indiens des andes), Roger Bastide pour ces études sur le Brésil...le pire dans tout ça c'est que j'en oublie volontairement....
Pour l' océanie: Margaret Mead, Maurice Godelier (les baruyas de Nouvelle- Guinée les Grands Hommes), Marshall Sahlins les sociétés d'abondances, et bien sûr Malinowski chez les Trobriandais, les îles Trobriands.
Pour l'Europe: Jeanne-Favret Saada sur Les mots, La mort, les sorts. Super ethnologie sur la sorcellerie dans le bocage normand.
Pour l'Asie, je n'ai rien, j'ai lu un truc sur le Japon mais je me souviens même plus de l'auteur. Par contre j'ai Louis Dumont sur les études des castes en Inde. Il a écrit pas mal sur l' Inde donc pas de livre ni d'auteur particulier à conseiller.
Voilà j'espère que ça t'aidera Anne-Lise | | | À: Mareva91 · 29 août 2009 à 13:34 Re: Métier d'ethnologue? Message 63 de 96 · Page 4 de 5 · 4 401 affichages · Partager Merci beaucoup pour avoir pris la peine de répondre à toutes mes questions =D Bonne continuation ! | | | À: Zaoline · 5 décembre 2009 à 0:21 Re: Métier d'ethnologue? Message 64 de 96 · Page 4 de 5 · 4 272 affichages · Partager Bonsoir,
Quelques mois après la publication de vos post, et quelques dizaines de minutes après la lecture de ceux ci, voilà que j'arrive un peu en touriste. Mais tant pis. J'espère que l'un ou l'une d'entre vous surveille encore cette discussion... Tout d'abord je me présente: Morgane, en terminale ES, j'habite sur Grenoble et je suis nourrie par la passion du journalisme depuis quelques années déjà. J'ai donc le projet très arrêté (en espérant que cette ambition ne sera plus de l'ordre du rêve un jour...) de devenir Reporter de guerre ou grand reporter (mais finalement ca se rejoint), et réaliser des reportages photos ou vidéos, en tant que journaliste indépendante, où reliée à des médias tels que ARTE. Le but est donc fixé. Il me reste simplement à déterminer les chemins pour y parvenir... Je vais tenter d'intégrer un IEP, mais c'est difficile, je cherche donc d'autres voies de secours. Parmi celles ci, les études d'ethnologie m'intéresse beaucoup. En vérité si je veux faire ce métier c'est avant tout parce que je me passionne pour les différentes cultures du mondes (qui s'accompagne par le besoin d'aller sur le terrain, le goût du risque, le besoin de dénoncer etc.) Ainsi j'aimerai avoir votre avis sur la question... Est ce un bon chemin selon vous? De plus ayant une formation ES à la base, cela peut il m'avantager ou au contraire m'handicaper? Ensuite, sachant que le journalisme recquiert une formation spéciale, pensez vous que de d'obtenir son master et d'arrêter là pour continuer en école de journalisme, est conseillé ou non? Un master suffit il? Ou est il préférable d'aller jusqu'au doctorat? Savez vous où est ce que se situent les facultés d'ethnologie, le plus proche de Grenoble? (J'aimerai sincèrement partir à l'étranger dès l'année prochaine mais je sens que niveau coût ca va être très difficile...) Enfin dernière question, est ce que dans le cursus sont intégrées des notions de sciences politiques mondiales?
Je vous remercie d'avance de votre éventuelle lecture, et voue un culte à celui/celle qui me répondra peut être! ;)
Bonne soirée,
Morgane
"Il n'y a rien à revendiquer, rien à regretter, sauf déplorer la manière terrible dont nous traitons l'Humanité". Don McCullin | | | À: Morgane11 · 9 décembre 2009 à 1:02 Re: Métier d'ethnologue? Message 65 de 96 · Page 4 de 5 · 4 248 affichages · Partager Bonsoir Morgane Je me promenais par hasard sur le forum et je suis tombee sur ton message. J'ai pas mal participer sur ce sujet, qui me tient un peu un coeur donc j'espere te donner le plus d'infos possibles...
Je m'excuse d'avance pour les accents mais je suis a l'etranger et le clavier que j'utilise n'est pas dote d'accents ou alors je suis pas douee pour les trouver....
Tout d'abord, rassures-toi le Bac ES n'est pas un handicap pour des etudes en Ethnologie. Par contre si tu aime pas trop lire et que tu n'aime pas l'anglais il faudrait travailler sur ces points. Concernant une carriere en tant que journaliste de guerre, je conseillerais des etudes en histoire couplee avec l'ethnologie. Si vraiment tu n'es pas prise en IEP. Un bon journaliste de guerre, a mon sens, sait apprehender la culture et l'histoire d'un pays avant d'en restituer les faits au reste du monde. Peut-etre aussi qu'une classe prepa avant d'integrer la fac pourrait tres bien convenir, histoire d'avoir une culture generale solide.
Le Master suffit, pour une carriere en journalisme. Le Doctorat c'est pour les passionnes de la recherche. Finalement, le fait que tu sois amener a faire un doctorat ou non se fera selon la motivation que tu as pour les etudes que tu suis....Moi quand je suis entree en premiere annee de sociologie/ethnologie, j'etais parti pour le doctorat......tres rapidement je me suis rendue compte que le metier de cherheur ne me satisferait pas entierement.
Pour avoir une idee des fac d'ethno proches de grenoble, un seul site: onisep.org.
Enfin, qu'entend-tu par science politique mondiale ? En ethnologie, on nous apprend des notions sur l'organisation politique des tribus et autres societes dans le monde (anthropolgie politique). En histoire, il existe des cours orientes sur les politiques mondiales (sociologie politique teintee de faits historiques).
Si tu es interessee par une annee d'etude a l'etranger, niveau-cout c'est plus avantageux a partir de la L3 car diverses bourses peuvent etre contactees et surtout ton annees a l'etranger est comptabilisee pour l'obtention de ton diplome.
Si tu peux, des que tu trouve une fac qui propose une formation en ethnologie et/ou en histoire, regarde la plaquette de leur formation (de la premiere annee jusqu'au niveau Master a peu pres) afin de verifier que c'est vraiment ce qui t'interesse. Sa peut aider. De meme que les diverses options possibles au sein de la meme filiere.
A bientot | | | À: Mareva91 · 5 mai 2010 à 18:12 Re: Métier d'ethnologue? Message 66 de 96 · Page 4 de 5 · 4 093 affichages · Partager Bonjour, je voudrais savoir si quelqu'un sur ce forum à passé une licence d'ethno à distance? Je suis actuellement en 1ere année d'histoire mais je ne compte pas poursuivre! J'ai un peu de mal à m'adapter à la fac, trop grand, trop de monde, et c'est pour cette raison que je pense commencer une licence d'ethno à distance. Cela me premettrai également de bosser à côté et de continuer mes projets photos. est-il difficile de travailler à distance? surtout dans ce domaine là? | | | À: Kaneel · 10 mai 2010 à 14:12 Re: Métier d'ethnologue? Message 67 de 96 · Page 4 de 5 · 4 052 affichages · Partager Bonjour,
Je ne connais personne ayant suivi une licence
d'ethno à distance.
Donc sur ce sujet je ne peux pas t'aider.
Ceci dit, toutes les facs ne proposent pas
l'enseignement de l'ethnologie à distance...après
l'enseignement à distance c'est beaucoup
d'autonomie et de régularité dans le travail. Pour
compléter les cours sur internet il faudra lire pas mal
d'ouvrages je penses un peu plus que si on es en
présentuiel car on a pas les anecdotes des profs et
leurs ressentis sur leur terrain.
Autant les études d'histoire ou de droit à distance
c'est relativement gérable mais l'ethnologie c'est une
discipline intéressante et interactive surtout, il y a
moins de codifications que dans la sociologie pour
avoir étudier les deux, par exemple....moi je
préférait 100 fois les cours d'ethno que les cours de
socio trop théoriques à mon goût.
De pluis, rien ne t'empeche de travailler à côté des
études en présentiel si tu passes en controle terminal
tu assistera pas aux TD mais tu peux toujours
demander aux profs des lectures complémentaires.
Les profs d'ethnos sont supers cool, ils rendent
services, ils peuvent même t'autoriser à ne pas
assister à leur cours (pas tous les cours non plus) si
les horaires de travail ne sont pas compatibles... | | | À: Mareva91 · 26 août 2010 à 17:53 Re: Métier d'ethnologue? Message 68 de 96 · Page 4 de 5 · 3 847 affichages · Partager Bonjour,
J'ai parcouru avec intérêt (et amusement !) les échanges d'informations au sujet du métier d'ethnologue, et la passion qui anime les divers participants est fort sympathique, mais je suis frappé par le fait que nulle part il n'est fait allusion à la linguistique, la plus humaine des sciences exates et la plus exacte des sciences humaines (André Martinet). Combien de fois des collègues ethnologues ne sont-ils pas venus m'appeler au secours pour la notation, la traduction, l'analyse de termes vernaculaires, et leur ignorance me stupéfiait, car je me posais la question : comment peut-on étudier une population sans s'intéresser à sa langue ? J'ai passé 28 ans sur le terrain en Afrique équatoriale de l'ouest, une vie passionnante à tous points de vue, et j'ai obtenu un doctorat ès-Lettres et Sciences Humaines après de nombreuses années de recherches car à cette époque lointaine, la thèse était le résultat de travaux personnels de terrain. Les temps ont changé certes, et j'admire l'énergie que vous mettez à poursuivre un but qui n'a rien d'évident !
Alors bon courage...et n'oubliez pas le langage ! | | | À: Mareva91 · 26 août 2010 à 23:58 Re: Métier d'ethnologue? Message 69 de 96 · Page 4 de 5 · 3 837 affichages · Partager Désolée de répondre si tard, mais je tenais tout de même à te remercier d'avoir pris du temps pour me répondre de manière si complète. Finalement j'ai eu Science po grenoble, je continue donc sur ma lancée, et verrais par la suite si un doctorat m'interesse, mais j'en doute, tu as raison... Alors bonne chance à tous, et encore merci! | | | À: Mboloani · 29 août 2010 à 10:29 Re: Métier d'ethnologue? Message 70 de 96 · Page 4 de 5 · 3 817 affichages · Partager Bonjour! Vous avez tout a fait raison...beaucoup ne pensent pas a la langue mais rassurez vous la linguistique et la pratique d'une langue vernaculaire est intégrée dans le cursus en ethnologie. Les jeunes apprentis ethnologues de plus en plus ne veulent pas avoir affaire a un traducteur lors de leurs recherches du coup les passionnes d'ethnologie dès leur première année d'étude prennent des cours de wolof, guarani, hindou etc....selon leur aire géographique de prédilection. | | | À: Mareva91 · 29 août 2010 à 16:55 Re: Métier d'ethnologue? Message 71 de 96 · Page 4 de 5 · 3 772 affichages · Partager mbolo wé, vous me rassurez grandement et je vous souhaite de réussir à trouver une place dans une profession où les peaux de banane ne sont pas rares...
Cordialement. | | | À: Morgane11 · 31 août 2010 à 12:34 Re: Métier d'ethnologue? Message 72 de 96 · Page 4 de 5 · 3 753 affichages · Partager Bonjour, Ce qui est bien avec Sciences Po, c'est que la dimension internationale est intégrée dans le parcours contrairement à une université lamba....Tu auras pas mal d'opportunités d'échanges internationnaux que ce soit au seins d'universités, d'entreprises ou d'ONG etc.....Pour ton projet professionnel c'est parfait !
Bonne continuation. | | | À: Mareva91 · 9 décembre 2010 à 17:57 Re: Métier d'ethnologue? Message 73 de 96 · Page 4 de 5 · 3 724 affichages · Partager Bonjour les informations sur l'ethnologie de ce sujet m'ont beaucoup apprit et je me rend de plus en plus compte que sa m’intéresse beaucoup. Moi je suis en première L a bordeaux et je suis très intéressés par la culture amérindienne et celle des peuples de Sibérie et du japon.C'est surtout le fait de voyager et de découvrir la culture d'un peuple qui m’intéresse étant donne que depuis l'age de 3 ans j'ai déménager dans plusieurs pays ( Australie, Singapour) et j'ai garder ce gout du voyage et du contact.Sinon ce serait pour savoir si c'est plus intéressant de faire que de l'ethnologie ou autre chose avec car je suis aussi beaucoup intéressé par l'humanitaire.Et sinon pour du journalisme, ce serait pour savoir si c'est mieux de commencer par du journalisme et se spécialiser après (les journal comme Geo m’intéressant beaucoup).
Merci d'avance | | | À: Handoar · 10 décembre 2010 à 16:28 Re: Métier d'ethnologue? Message 74 de 96 · Page 4 de 5 · 3 704 affichages · Partager Bonjour,
Ne pas confondre l'envie de voyager avec l'ethnologie, qui conduit souvent à la sédentarisation dans un bureau après quelques temps de terrain, et encore à condition d'avoir trouvé un organisme d'accueil ! Les places sont devenues très rares et si les documentaires visibles parfois sur Arte permettent le rêve, c'est bien tout ! Par ailleurs, permettez moi de vous faire remarquer que votre niveau de français écrit n'est pas d'une qualité extrême et pourrait vous poser problème à l'université après l'obtention du bac. Bon courage en tout cas pour la suite de vos études secondaires et approfondissez vos connaissances en français, cela vous sera bien utile. | | | À: Handoar · 11 décembre 2010 à 19:23 Re: Métier d'ethnologue? Message 75 de 96 · Page 4 de 5 · 3 683 affichages · Partager Bonsoir, Pour commencer l'ethnologie, l'humanitaire et et le journalisme sont trois secteurs totalements différents.
Je ne sais pas si tu as été sensible aux débats concernant la réforme des universités et par conséquent de la fonction des professeurs d'universités. Dans le cas de l'Ethnologie, qui est science sociale, méprisée par l'Etat français, le métier d'ethnologue ou d'anthropologue n'est pas idyllique. Autant aux Etats-Unis, c'est un métier hyper connu et respecté autant ici il est quasi-invisible. J'ai constaté que quelqu'un t'avais répondu et il n'a pas tort quand il dit que le métier d'ethnologue ne se résume pas aux voyages et au contact avec les populations. En fait, si tu es passionné de voyages, j'ai envie de dire "continue à voyager en touriste" car le métier d'ethnologue n'a rien à voir avec le voyage. C'est peut-être dur ce que je dis mais moi j'ai entamé des études en ethnologie croyant que je pouvais lier l'amour du voyage, des langues et la découverte dans un seul métier et personne ne m'a dit que le métier d'ethnologue c'est pas que ça. C'est aussi de la recherche. Moi aussi j'ai fais L et de toute façon au lycée on ne nous explique pas ce que c'est que la recherche. Mais la recherche c'est beaucoup de lectures, il faut s'imprégner et connaitre le maximum d'ouvrages et de théories anthropologiques et sociologiques qui ont été enoncées il y 50/60 ans. Mais il faut aussi avoir un esprit critique et pouvoir faire avancer la discipline. Etre un ethnologue c'est être un scientique. La recherche, c'est aussi savoir écrire. Dans le cadre des études on est amené à réaliser des enquêtes. Ces enquêtes se soldent toujours par la rédaction d'un dossier ou d'un mémoire selon l'année d'étude. Je ne dis pas qu'il est difficile de rédiger un mémoire mais si l'on veut être ethnologue il faut s'attendre à rédiger et rédiger toute sa vie. Etre Ethnologue signifie que l'on a réalisé une thèse et que pour vivre du métier d'ethnologue il faut publier des ouvrages de qualités reconnus par la communauté scientifique en grand nombre. Dans le cas contraire, on est contraint d'enseigner. Si tu ne souhaites pas enseigner, je te conseille de ne pas faire de thèse. Car faire une thèse nécessite pas mal de moyens mais comment se consacrer à sa thèse, se rendre sur son terrain si on a pas de moyens financier ? La plupart des thésards dispensent des cours à l'université pour les licences et master pour vivre d'une part et d'autre part ils font des demandes de bourses à des fondations spécialisés selon l'aire géographique de l'étudiant. C'est très difficile de trouver des subventions surtout pour l'amérique latine et l'afrique. Il y a cependant un endroit où les subventions sont fantastiques selon un de mes anciens profs c'est le Japon. Le japon octroie des bourses d'études très intéressantes. J'ai appris depuis peu que le ministère de la culture du Brésil également octroyait des bourses pour les chercheurs français en ethnologie. On galère beaucoup après l'obtention de la thèse, il faut savoir après obtention du doctorat se faire un nom mais surtout cotoyer les plus grand pour pouvoir se faire connaitre et publier. L'idéal c'est de s'approcher des plus grands et que ceux-ci deviennent nos directeurs de recherches. MAIS qui dit chercheurs connus dit chercheurs très occupé qui a très peu de temps à nous consacrer et c'est assez déroutant. Là je viens de te dépeindre un tableau peu reluisant du métier mais il n'empêche que le métier d'ethnologue est un métier très intéressant. Les chercheurs entre eux lient des liens non-négligeable. De belles amitiées professionnelles peuvent naitre sans compter les belles amitiées que l'on lie sur le terrain pendant l'enquête. Dernièrement j'ai assisté à une conférence d'un ethnologue spécialiste du Mexique et du Venezuela, qui nous expliquait comment il avait tissé un lien presque familiale avec une famille méxicaine. Il a consacré toute sa vie d'ethnologue c'est à dire près de 40 ans au Mexique, au Panama et au Vénézuela. Il a passé 20 ans au Vénézuela auprès d'une communauté indienne d' amazonie. 10 ans au Panama et 10 ans au Mexique je crois. C'est sûr que ce qu'il a vécu pendant ces 20 ans non consécutifs (bien sûr) l'ont enrichi. Le problème aujourd'hui, c'est que rares sont les ethnologues qui partent plus de 6 mois par an fautes de moyens. De plus la plupart sont professeur en université ainsi ils s'engagent pour un semestre à l'université et le reste de l'année pour partir. Ceci dit rares sont les ethnologues qui partent tous les ans pour les mêmes raisons. Ils n'ont pas les moyens de financer leur voyage d'études puisqu'ils sont chercheur ils font de la recherche et ne voyagent pas comme toi et moi voyageons. Finalement, je doute que les ethnologue qui se forment aujourd'hui pourront se réjouir d'avoir fait 40/50 ans de terrain.
Si après tout ce que je t'ai raconté tu es toujours intéressée par le métier d'ethnologue, je te conseille de foncer tu ne seras pas déçu. En revanche, si certaines des choses te font réfléchir ou si finalement tu te dis que la recherche c'est pas pour toi mais que tu es malgré tout intéressé par l'ethnologie et surtout la découverte du monde et des peuples.
Je pense que tu pourrais coupler un parcours en ethnologie avec du journalisme. Comme tu le dis si bien pourquoi pas te spécialiser sur le journalisme "ethnique" du style national geographique ou géo. L'idéal serait de faire une licence en ethnologie et d'enchainer sur une école de journalisme. Je sais qu'il existe des parcours histoire/ethnologie, ces disciplines se couplent parfaitement avec le journalisme. Mais surtout pour le journalisme vaux mieux se spécialiser avant. Ce n'est que mon opinion mais quand même on est plus crédible si l'on connait un peu le monde avant de se tourner vers un journalisme spécialisé tel que celui-ci avant d'entamer un cursus journalistique plutôt que l'inverse.
Enfin, pour l'humanitaire. L'humanitaire n'a rien à voir avec l'ethnologie. L'humanitaire c'est de l'aide d'urgence par exemple en ce moment ou nous parle pas mal du choléra qui sévit Haiti, des humanitaires spécialisés dans la santé sont là bas afin de réduire la contamination et l'expansion de la maladie. Mais par contre si tu parles de coopération internationale ou de solidarité internationale, là, oui l'ethnologie a sa place dans le milieu ne serait-ce que dans la participation et la création de projets solidaire avec des communautés spécifiques, défavorisés ou autres. C'est d'ailleurs vers ça que je me destine. J'ai une licence en socio/ethnologie. Après obtention de la licence, j'ai pris une année sabbatique et je suis partie voyager en Amérique latine. En fait j'ai pas trop voyagé sur le continent vu que j'y ai fait un stage en ONG de 6 mois en Colombie et du bénévolat associatif au Vénézuela. Mais j'ai beaucoup appris sur ces deux pays notamment sur le système éducatif auprès des populations défavorisées. En ce moment je suis en master spécialisée sur les échanges entre l'europe et l'amérique latine. J'ai des cours en éco, en sciences politique, géographie, histoire, socio et en anthropologie. D'ailleurs l'anthropologie reste mon enseignement majeur, c'est-à-dire que même si mon diplome est pluridisciplinaire j'ai une dominante en anthropologie et actuellement je suis en train de réaliser un mémoire pour cette année qui est issu de mon expérience de l'année passée sur le système éducatif et les politiques éducatives interculturelles en Colombie. Comme tu peux le constater le thème n'est pas très exotique est reste très terre-à-terre Le mémoire étant orienté professionnel car je suis sensé faire un stage pro en ONG pour valider mon diplome.
Je penses avoir fait le tour sur la question et répondu à tes interrogations en espérant t'avoir aidé. Peut-être que mon petit parcours t'a éclairé aussi sur ce qui est possible de faire avec l'ethnologie. Bon week end à toi. | | | À: Mareva91 · 12 décembre 2010 à 16:53 Re: Métier d'ethnologue? Message 76 de 96 · Page 4 de 5 · 3 671 affichages · Partager Bonjour à vous,
Vous avez pris le temps d'une longue réponse au questionnement de cette lycéenne, permettez moi de vous féliciter, car vous avez très clairement expliqué les aléas du métier à l'heure actuelle. Les choses ont bien changé depuis les lointains débuts de ma carrière, où le métier jouissait encore du prestige des grands noms de Griaule, Lhote, Leboeuf, etc, ce qui me valut d'être recruté comme ethnologue alors que j'étais linguiste, profession parfaitement inconnue alors. Ce camouflage a duré des années mais ethnologie aussi bien que linguistique sont passées maintenant à la trappe dans les programmes de recherche des diverses organisations scientifiques, où l'on ne se préoccupe plus que de ce qui permet de faire pousser quelque chose. Je suis maintenant à la retraite mais reconnais que j'eus le privilège de mener une vie dont on ne peut plus, maintenant, que rêver.
Il est exact que le métier remporte toujours beaucoup de succès aux USA, mais la situation y est totalement différente de celle observée en France métropolitaine, où l'on voit mal un ethnologue opérer en Bretagne, au Pays Basque, en Corse ou en Ile-de- France par exemple, alors que l'ethnologue américain a à sa disposition les vestiges des nombreuses nations amérindiennes, des populations andines ou amazoniennes, sans parler des Maoris, et peut par ailleurs décrocher des fonds pour des missions dans toutes les autres parties du monde. La disparition des colonies à partir de 1960 a complètement changé la donne, l'IFAN (Institut Français d'Afrique Noire fondé par Th. Monod) dont la base était à Dakar a changé d'appellation et de statut, l'ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique Outremer) qui possédait des centres permanents dans tous les territoires a peu à peu évacué les lieux pour se limiter aux DOM-TOM sous le nom IRD (Institut de Recherche pour le Développement), et le CNRS n'a jamais opéré que par missions temporaires sur des sujets précis et avec des budgets adaptés. En fait, je me demande bien où l'ethnologie peut encore trouver sa place chez nous, quand il n'y est plus question que de rentabilité. Je vous souhaite donc bonne chance dans ces activités passionnantes. | | | À: Mboloani · 19 décembre 2010 à 15:22 Re: Métier d'ethnologue? Message 77 de 96 · Page 4 de 5 · 3 643 affichages · Partager Bonjour, Oui en effet, il m'a semblé nécessaire de décrire ce métier à cette lycéenne car malheuresement il n'est pas du tout connu en France. C'est vrai que moi j'ai pas eu d'avoir affaire un étudiant en ethnologie avant de commencer. D'ailleurs les conseillères d'orientation n'étaient pas calée à ce niveau et voulaient m'orienter sur des études en langues. Il est qu'en France, l'anthropologie est totalement méconnue, lorsque que j'étais en amérique latine, j'ai été étonné de voir que même des personnes n'ayant pas forcément fait des études longues savaient plus ou moins à quoi se référait l'anthropologie. Ici ce n'est malheuresement pas le cas. J'en conclu que, finalement, vaut mieux se former en amérique du sud car là-bas le métier est perçu à sa juste valeur.
En outre, j'aurais aimé savoir quelle a été votre objet de recherche durant votre carrière et dans quelle région avez-vous réalisez vos terrains?
Bien cordialement. Anne-Lise | | | À: Mareva91 · 19 décembre 2010 à 17:39 Re: Métier d'ethnologue? Message 78 de 96 · Page 4 de 5 · 3 639 affichages · Partager Bonjour,
Très franchement, je ne vois aucun avenir à l'ethnologie en France mais surtout, ne me parlez pas de conseillères d'éducation ! Un de mes neveux a été jugé inapte à l'enseignement supérieur par une de ces dames qui lui voyait cependant un avenir possible dans l'agriculture : il est maintenant docteur en pharmacie, docteur ès sciences, professeur de chimie moléculaire à Jussieu et ses travaux sur le cancer de l'utérus font, paraît-il, autorité...
Ma vocation de linguiste m'est venue alors que j'étais étudiant à l'Ecole des langues Orientales Vivantes (Langues O'), lorsque le professeur de peul m'a demandé si j'étais disposé à partir en Afrique dans le cadre d'une mission internationale organisée par l'International African Institute, basé à Londres. Ma réponse étant affirmative, je me suis retrouvé à la School of Oriental and African Studies dans cette ville pour une formation en linguistique et phonétique et six mois plus tard, je remplissais les fonctions hautement importantes de chauffeur-mécanicien de l'équipe que je formais avec un chercheur anglais, récemment démobilisé du régiment des Royal Kenyan Riffles avec le grade de capitaine, et inutile de vous dire que je conserve un souvenir inoubliable de nos treize mois d'enquêtes et de déplacements dans la zone allant du Mont Cameroun à Bangui. Puis encore huit mois à Londres avant de revenir en France où je pus faire les études correspondants au métier que je venais d'exercer (licence libre ès-lettres avec les certificats de linguistique générale, phonétique générale, ethnologie, histoire de la colonisation)) et faire mon service militaire (j'avais un sursis..). Cela fait, j'ai été immédiatement recruté et affecté à Brazzaville, où j'ai vécu les quinze années suivantes, rentrant le plus rarement possible en métropole ! Je suis parfaitement conscient que les temps ont changé, que j'ai eu la chance de me trouver au bon endroit au bon moment.
J'ai fait toute ma carrière (1949-1987) en Afrique équatoriale de l'ouest (deux Camerouns, RCA, Congo-Brazzaville, Gabon) et en Polynésie. Je m'intéressais à l'inventaire des langues bantoues d'Afrique et à leur structure, ce qui m'a amené à commettre un doctorat ès-lettres et sciences humaines (Sorbonne) après quelques années de recherches de terrain. Mon séjour à Tahiti était totalement imprévu, une foucade de ma direction générale...et m'a permis de mettre à jour un certain nombre de publications africanistes, loin de la vie fort plaisante que je menais alors au Gabon, tout en goûtant aux délices des îles sans porter le moindre intérêt à la langue locale !
Ce que vous dites de l'anthropologie en Amérique du Sud est exact : c'est une région où les populations offrent un vaste champ d'études et j'espère que vous trouverez à y exercer vos talents par le biais d'une institution locale. En tout cas, bonne chance, et en attendant, BONNES FETES.
André. | | | À: Mboloani · 22 décembre 2010 à 17:41 Re: Métier d'ethnologue? Message 79 de 96 · Page 4 de 5 · 3 619 affichages · Partager Je vous remercie d'avoir répondu si rapidement. Votre parcours est impressionnant et il semble que votre carrière ai été passionante. Ce genre de témoignage devrai être plus diffus dans l'enseignement afin de sedynamiser la profession notamment. Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'années moi aussi.
Anne-Lise | | | À: Mareva91 · 24 décembre 2010 à 15:37 Re: Métier d'ethnologue? Message 80 de 96 · Page 4 de 5 · 3 598 affichages · Partager Je vous remercie de vos bons voeux et espère que tout va bien pour vous, avec un avenir que je vous souhaite brillant. Ne vous laissez jamais abattre par les obstacles, quels qu'ils soient, et à ce propos, je voudrais vous raconter une anecdote me concernant : rentrant de ma mission au Cameroun, j'eus l'occasion de rencontrer le professeur Marcel Griaule, à l'époque directeur-adjoint de l'Institut Africain International, à qui je demandai conseil pour la poursuite de mes activités. Sa réponse fut : "avez-vous une fortune personnelle ?". Ma réponse étant négative, son avis m'arriva en pleine figure : "alors inutile de persévérer !". La suite prouva que le conseil était mauvais !
Meilleurs souhaits.
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