Avec le palu, il faut essayer de faire la part des choses. L'oncle de Pierre a beaucoup souffert du palu, donc à éviter absolument et il a raison. Mais dans quelle situation cette personne a-t-elle été infectée?
Plusieurs choses: d'abord, la présence de moustiques ne signifie encore longtemps pas présence de palu, loin de là. J'habite le nord du pays depuis 18 ans et ni moi, ni ma famille n'avons jamais eu de palu. Quand il y a des cas près de chez nous, çà se sait et on fait un peu plus attention. Sinon, on a bien souvent des moustiques, et on fait avec. On se protège avec des répulsifs ou on "chasse" la bête le soir avant d'aller se coucher, et c'est ce que je conseille à nos visiteurs. Tous les lodges des régions à moustiques ont des moustiquaires dans les chambres.
Quelqu'un a-t-il jamais pu démontrer l'efficacité à 100 % de la malarone??? Pas que je sache... Et je n'y crois pas. N'y-a-t-il jamais eu de cas de personne ayant été infectée malgré les prophylactiques? Si, bien sûr! Alors finalement, quelle garantie apporte ces produits plus ou moins bien supportés par les uns et les autres? Une certaine protection non quantifiable, mais certainement pas 100%! Protégez vous plutôt contre les piqùres avec des répulsifs et bombes insecticide, celà serait beaucoup plus efficace.
Encore 2 choses. Les médecins et pharmaciens insistent sur les prophylactiques et ils font bien, c'est leur métier aussi de prévenir, mais lequel d'entre eux est au courant des situations locales au jour le jour? C'est impossible. Le palu a baissé de 75 % ces 5 dernières années en
Namibie. Vous l'a-t-on dit? Il est donc normal que ces derniers, sur la foi des informations qu'ils ont, vous préconisent un prophylactique. Si vous revenez malade, ils sont couverts, et çà joue (aujourd'hui les procès tombent vite...). Et puis remarquez un peu les prix de ces produits, non je ne l'ai pas dit...
Pour finir, pour que la maladie se transmette, il faut qu'un moustique pique d'abord une personne infectée, le micro-parasite dont j'ai oublié le nom va subir une mutation dans le moustique, et ce dernier va infecter une autre personne en la piquant après coup. Il faut donc un "réservoir" de personnes déjà infectées pour que la maladie se transmette, en principe, un village ou une ville. Or à
Etosha par exemple, il n'y ni ville ni village et le palu y est aujourd'hui inexistant, à l'exception parfois d'employés revenants de congé dans leur famille dans le nord du pays, Owamboland ou bande de
Caprivi. Ces derniers ne manquent pas de rentrer chez eux très vite dès qu'ils se sentent malades.
Aujourd'hui, dans un circuit
Namibie qui n'inclut pas de séjour dans l'extrême nord (Owamboland) ou la bande de
Caprivi, le risque de palu est minimal.
J'essaie juste de mettre un peu d'ordre dans cette histoire de palu et toute remarque d'un médecin ou d'un pharmacien serait la bienvenue.