Vendredi 30 novembre 2018 à 11h00 nous nous présentons au comptoir d’enregistrement de Norwegian pour embarquer sur un vol à destination de
Fort Lauderdale.
Nous quittons la
France pour plusieurs mois, d’abord 2 mois en
Floride d’où nous embarquerons début février sur un paquebot à destination du
Chili où nous débarquerons au port de
San Antonio.
Nous disposons d’un ESTA pour rentrer aux
Etats-Unis qui nous permet un séjour de 90 jours maximum. Nous avons finalement obtenu à l’arrivée en
Floride, sans aucun problème, une autorisation de séjour jusqu’au 27 février 2019 maximum.
Sachant que nous devions présenter une réservation prouvant notre sortie des
Etats-Unis dans un délai de 90 jours à l’enregistrement sur le vol, j’avais imprimé la réservation de notre croisière, avec l’itinéraire et indiquant clairement que notre port de débarquement serait
San Antonio au
Chili. Il ne devait donc y avoir aucun problème puisque nous apportions la preuve que nous quitterions les
Etats-Unis avant l’expiration du délai autorisé.
Malheureusement nous sommes tombés sur un agent de comptoir particulièrement obtus, qui va transformer ce check-in en cauchemar : après avoir quitté les
Etats-Unis notre bateau fera plusieurs escales de quelques heures dans les Caraïbes, au
Brésil et en
Argentine. Sur le document que je lui présente, il est clairement indiqué que ces escales ne sont pas notre destination finale, que nous y accosterons que quelques heures en journée avant de reprendre la mer.
Arguant que notre première escale, Antigua, ne serait pas considérée comme une sortie du territoire américain, alors qu’il s’agit d’un pays indépendant, ancienne colonie Britannique, l’individu refuse d’émettre nos cartes d’embarquement. Je souligne à nouveau que nous embarquons à destination du
Chili et que les formalités de sortie du territoire américain se feront bien à l’embarquement au Port de
Fort Lauderdale mais rien n’y fait !
Il est hors de question que nous n’embarquions pas sur ce vol réservé de longue date, nous refusons donc de libérer le comptoir. Constatant notre détermination, l’agent à bout d’argument appelle sa cheffe qui va se révéler aussi incompétente et ignorante que son subalterne, avec l’arrogance et le mépris du client que lui donne sa petite position de cheffaillonne. Elle soutient le point de vue inepte de son subalterne bien que nous lui fassions remarquer que ce n’est pas la première fois que nous quittons les
Etats-Unis en bateau avec une première escale dans les Caraïbes et que ceci n’a jamais posé de problème comme les tampons de mon passeport l’attestent.
Près d’une heure passe, le ton monte et le stress augmente, la situation semble sans issue. Enfin une troisième intervenante prend l’initiative d’appeler un service « migration » qui lui confirme enfin que nous sommes dans notre bon droit et que les cartes d’embarquement peuvent être émises.
Que de stress inutile avant un long vol transatlantique !
La cause : un personnel de comptoir mal formé, peu qualifié et agressif. Si, au lieu de prétendre connaître la réglementation ESTA que de toute évidence ils ne maîtrisent pas, ces agents avaient consulté le service compétent, nous aurions évité cet incident très désagréable. De plus, avec un comptoir et deux agents bloqués près d’une heure sur notre cas, l’enregistrement des autres passagers a été ralenti. Il est important de préciser que le personnel de comptoir n’est pas salarié de Norwegian mais d’un sous-traitant qui semble attacher plus d’importance au coût de son personnel qu’à sa qualification.