Aleph240758 · 13 juillet 2026 à 18:25 · 237 photos 61 messages · 12 participants · 1 909 affichages | | | | À: Kate · 16 juillet 2026 à 16:14 Re: Nouvelles aventures de Perpignan à Ranchi ( Jharkhand) Message 21 de 61 · Page 2 de 4 · 433 affichages · Partager je n’aurai pas la patience que tu affiches devant les retards des transports et autres sacs perdus 
Moi non plus ! Mais j'ai trouvé un moyen d'y remédier : voyager avec Air France et partir d'un aéroport de France près de chez moi, voire de ma ville même, pour un grand aéroport d' Inde. Ainsi je dépose mes bagages à mon départ et je les récupère à la destination finale. Je déteste Air France. C'est très cher mais le confort gagné, le stress et la fatigue en moins valent de payer 200 ou 300 euros de plus. Plus le fauteuil roulant gratuit pour les longs couloirs, les transports d'un Terminal à un autre, les couloirs prioritaires pour les formalités diverses etc... | | | Mercredi 11 marsLe petit-déjeuner est inclus dans le prix de la chambre : omelette, toasts, deux bananes et un gulab jamun. Le serveur me fait également goûter une friture très épicée, mais au petit-déjeuner, ça ne passe vraiment pas. Je pars ensuite à la gare routière, située à un kilomètre de l'hôtel. Aujourd'hui, je vais à Panchmura. Le bus est déjà là et se remplit très vite ; nous partons rapidement. Le village n'est pourtant pas très éloigné, mais le chauffeur effectue un long arrêt avant d'y arriver. À Panchmura, je pars à la recherche des potiers.
J'ai l'impression qu'ils étaient plus nombreux lors de mon passage il y a dix ans et leurs étals sont aujourd'hui moins fournis. Je trouve tout de même un petit cheval en terre cuite. Je passe devant une allée où une femme peint des pots. Ils sont magnifiques, mais beaucoup trop fragiles pour que je puisse en acheter un en début de voyage.
Au bout de l'allée, j'aperçois deux fours traditionnels. Ils sont construits sur deux niveaux : le foyer se trouve en bas et la chambre de cuisson au-dessus.
Un peu plus loin, des hommes travaillent sur leur tour manuel, façonnant l'argile avec une remarquable dextérité.
Pratiquement chaque maison possède son petit temple dans la cour. Je me promène longuement dans le village et repère plusieurs petits sanctuaires animistes.
De retour dans la rue principale, je demande à plusieurs commerçants où se trouve l'hôpital ayurvédique. Finalement, un homme connaît l'endroit. Il m'explique qu'il faut s'y rendre en rickshaw (200 roupies). Il en arrête un pour moi et indique lui-même la route au chauffeur. Nous empruntons une toute petite route, très dégradée et parsemée de nids-de-poule. Nous avançons lentement, ballotés à chaque cahot ; il me tarde d'arriver. Le trajet traverse des rizières puis une forêt de sals. À mon arrivée, je suis surprise : cet hôpital ne ressemble en rien à l'idée que je me fais d'un établissement de soins. Sous une halle ouverte, plusieurs femmes sont agenouillées. Elles broient différentes herbes sur une pierre striée, répétant inlassablement le même geste jusqu'à obtenir une pâte.
Les patients viennent parfois de très loin. Un homme accompagne son père, atteint d'un cancer, qui vit à Ranchi, dans l'État du Jharkhand. Après la consultation, le médecin prescrit des préparations à base de plantes que les patients achètent immédiatement auprès du pharmacien installé à côté de la halle.
Cette médecine ancestrale continue de se pratiquer ici, selon des méthodes transmises de génération en génération. Je me demande si un tel fonctionnement n'est pas devenu presque unique de nos jours. Il n'y a pas de bus pour rentrer à Bishnupur. L'homme rencontré à l'hôpital doit lui aussi s'y rendre pour prendre son train. Nous partageons donc le même rickshaw pour le trajet du retour. | | | Le chauffeur me dépose à l'entrée du marché, et je pars à pied à la découverte du groupe de temples de Jor Mandir. Ce complexe se compose de trois temples, deux grands et un plus petit, nichés au cœur d'un parc soigneusement entretenu. Tous trois sont construits en latérite, sur des plateformes surélevées, avec des toits en pente surmontés d'un unique shikhara. Les façades des entrées sont richement ornées de sculptures.
À l'extérieur, le plus petit temple est aussi le plus décoré. On y découvre notamment des scènes tirées du Ramayana et du Mahabharata.
Je poursuis ma visite avec le temple de Radha Madhab, lui aussi construit en latérite. Il possède une triple ouverture voûtée, mais seuls deux côtés permettent d'accéder à l'intérieur.
Les bas-reliefs, remarquablement bien conservés, représentent des incarnations de Vishnu, des motifs floraux ainsi que des oiseaux et divers animaux. On y retrouve également plusieurs scènes du Ramayana. Je termine par le temple de Kalachand, situé dans un agréable complexe agrémenté de beaux jardins et de magnifiques arbres.
Je rentre ensuite à l'hôtel en empruntant les ruelles du village et en longeant les rizières,
une étable en plein air, elles sont nombreuses dans cette région, je ne me souvenais pas d'y avoir vu autant de vaches.
une promenade paisible qui clôt agréablement cette journée de découvertes. | | | À: Kate · 16 juillet 2026 à 21:11 Re: Nouvelles aventures de Perpignan à Ranchi ( Jharkhand) Message 24 de 61 · Page 2 de 4 · 384 affichages · Partager , je n’aurai pas la patience que tu affiches devant les retards des transports et autres sacs perdus Coucou Kate Pour partir en voyage je suis prête à tout. Je collectionne les imprévus au départ de mes voyages  Pour le Laos tous mes vols ont eu beaucoup de retard et cette fois ci il a été annulé. Le prochain???? Je vais tout de même repartir | | | À: Calaf · 16 juillet 2026 à 21:14 Re: Nouvelles aventures de Perpignan à Ranchi ( Jharkhand) Message 25 de 61 · Page 2 de 4 · 382 affichages · Partager Merci Alain pour votre fidélité  Je suis lancée je dois le poursuivre jusqu'au bout | | | Jeudi 12 marsAujourd’hui, je pars pour Joypur. En quittant l’hôtel pour me rendre à la station de bus, je m’arrête chez un opticien : il répare la monture de mes lunettes de vue et j’en profite pour en choisir une paire de soleil. À la station, mon bus est sur le départ — parfait, aucune attente. Arrivée à Joypur, j’emprunte un chemin qui longe un canal. L’endroit est calme, sans circulation, très agréable. Je passe devant des temples en très mauvais état ainsi que devant un grand bâtiment qui appartenait autrefois à de riches commerçants, ceux-là mêmes qui firent construire ces temples. Les temples de Datta Para et De Para sont des temples à neuf pinacles, construits sur deux niveaux. Deux des entrées présentent de belles triples arcades ornées de motifs en terre cuite, tandis que les deux autres sont très dégradées.
Le panneau central, en forme d’arche, est divisé en deux parties : la partie supérieure représente Krishna, Radha et les gopinis. La partie inférieure est elle-même divisée en deux : à droite, Rama entouré de Sita et Hanuman ; à gauche, une figure assise sur un trône, entourée de trois femmes et d’un homme. Il s’agit d’une représentation de Radha en reine régnante.
Le panneau de l’arche de gauche illustre le combat entre Arjuna et Karna lors d’un épisode du Mahabharata.
Au-dessus, une rangée de neuf panneaux en terre cuite raconte différentes scènes : Garuda, la monture de Vishnu, apparaît à deux reprises : une fois les mains jointes, ailes déployées, et une autre fois dévorant l’éléphant-tortue.
Krishna, Radha et les gopinis en promenade en bateau.
Krishna tuant Bakasura, le démon-grue.
Quatre êtres mythiques, mi-humains mi-animaux, musiciens exceptionnels.
Krishna plantant un arbre. Krishna et Balaram renversant le roi Kamsa de son trône à Mathura. Krishna et les gopinis avec Barayi.
Je poursuis sur environ 200 mètres pour atteindre le temple Navaratna de Raddh Damda, appelé temple Sridharlal. Pour y accéder, il faut entrer dans la cour d’une maison. Ce temple, également sur deux étages, ressemble beaucoup au précédent sur le plan architectural, mais ses décorations diffèrent : elles représentent des scènes du Ramayana. Les panneaux inférieurs montrent des nobles, des saints et des soldats-singes aux côtés de Rama et Sita, assis sur leur trône.
Je décide ensuite de me rendre à pied à Gokulnagar en empruntant une petite route à travers la campagne. Un homme à moto s’arrête à ma hauteur et me propose de m’y conduire. En chemin, j’aperçois un temple animiste orné de terres cuites ; il m’intrigue, je reviendrai à pied pour m’y arrêter. Tout au long du trajet, nous longeons des champs : c’est la récolte des pommes de terre, et l’on aperçoit aussi quelques rizières. Il me dépose à l’entrée du temple, situé dans une enceinte fortifiée. Construit en latérite, il possède cinq pinacles.
Je rentre à pied et découvre trois temples ornés de terres cuites, nichés au pied des arbres. Celui que j’avais repéré à l’aller est impressionnant. Je veille à ne pas marcher sur la partie sacrée à l’entrée.
Je rejoins ensuite l’arrêt de bus. En attendant, je regarde mes photos et réalise qu’une série prise à Bishnupur ne s’est pas enregistrée. De retour à Bishnupur, je repasse par le temple de Shyam Rai. Je reste à l’extérieur pour éviter de payer une nouvelle fois l’entrée. En passant devant les stands de statuettes, j’en remarque une qui m’intéresse. Je m’arrête pour boire un chai et remarque que mon sac à dos est taché, des mouches s’y collent. En regardant à l’intérieur, je découvre une banane complètement écrasée. C’est assez dégoûtant — et cela amuse beaucoup les personnes autour de moi. De retour à l’hôtel, je lave mon sac avant d’aller dîner. | | | Vendredi 13 marsJe poursuis mes visites autour de Bishnupur et pars aujourd’hui pour Hadal Narayanpur. Le trajet en bus dure environ deux heures. L’arrêt se situe à proximité du temple Radha Damodar et de la résidence palatiale de la famille Mandal. Le domaine a été partagé entre les trois frères : le Baro Taraf pour l’aîné, le Mejo Taraf pour le cadet et le Choto Taraf pour le benjamin.
Le temple principal est un rasmancha à deux étages, situé en face de la grande demeure familiale. De forme octogonale, construit en 1854, il présente une ornementation exceptionnelle : des panneaux de terre cuite finement sculptés décorent chacune de ses huit faces. Ces panneaux représentent différentes scènes : – Durga entourée de sa famille – Shiva avec Nandi et Bhringi – Gostho Lila – Le mariage de Shiva – Vishnu – Rama et Sita – Krishna et Radha La résidence du Baro Taraf, d’influence européenne, est peinte en jaune et possède une entrée cylindrique. Chaque fenêtre est ornée d’une arche. À l’entrée, plusieurs hommes sont présents et l’un d’eux m’accompagne pour la visite. Nous franchissons une porte qui mène à une grande cour, le Thakur Dalan, où l’on célèbre la Durga Puja. Une petite cour conduit ensuite à un ensemble de trois temples. Le plus impressionnant est le Radha Damodar, avec ses cinq pinacles. En face se trouvent deux temples dédiés à Shiva, plus modestes.
À la sortie, je demande au gardien où se trouve le Radha Damodar. Il m’y accompagne : nous passons une porte et suivons une rue jusqu’à un temple situé près d’un étang. C’est une véritable merveille.
Le panneau central représente des scènes du Ramayana, avec Durga au centre. Un autre panneau montre Vishnu allongé sur un lit de serpents, entouré de son épouse Lakshmi. Un troisième révèle une composition rare : Rama et Krishna réunis en une seule figure, tenant à la fois arc et flèche ainsi qu’une flûte.
Sur un quatrième, Ganesh est assis sur un rat — symbole des désirs et de l’ignorance. En le dominant, il incarne la sagesse et la capacité à guider les hommes au-delà du matérialisme, ainsi que le pouvoir de surmonter les obstacles.
Je rejoins ensuite l’arrêt de bus et pars à la recherche d’un autorickshaw pour me rendre à Sonamukhi. Je peine à en trouver un, mais à force d’insister, l’un d’eux accepte de m’y conduire pour 300 roupies. J’accepte, non sans devoir lui montrer les billets. Nous traversons des paysages de rizières et de champs de pommes de terre, en pleine récolte ici aussi.
À Sonamukhi, la rue principale est embouteillée. Le temple n’est pas très loin : je me fais déposer et poursuis à pied. Il faut emprunter une ruelle pour atteindre le Sridhar Mandir, coincé au cœur d’une maison. Ce temple possède vingt-cinq pinacles, ce qui est extrêmement rare : il n’en existe que cinq de ce type au Bengale, et celui-ci est le dernier à avoir été construit.
Les panneaux en terre cuite représentent : – Krishna avec de jeunes vachers – Rama et Sita assis sur un trône – Krishna avec les gopis – Durga et sa famille
On y trouve également une grande variété de scènes issues du Ramayana et du Mahabharata, mais aussi des musiciens, des danseurs, des animaux, des oiseaux, des scènes de vie et des motifs floraux. Il faudrait des heures pour tout observer. Une caractéristique remarquable de ce temple est la présence du mrityulata, ou « vigne de la mort » : un panneau vertical en terre cuite où des figures humaines et animales semblent prêtes à attaquer celle qui se trouve en dessous.
Je reste longtemps à contempler et tenter d’interpréter ces scènes. Le propriétaire vient à ma rencontre, surpris et ravi de me voir si intéressé. En discutant, il m’indique qu’il est possible de rentrer à Bishnupur en bus. Je suis ses indications et pars à la recherche de l’arrêt. Dans la rue principale, un homme m’interpelle depuis sa boutique. Il sort un grand registre et me demande d’y inscrire mon nom, la date et ma signature. Avant de partir, nous prenons un selfie ensemble. C’est surprenant et amusant — ce pays est vraiment unique. Le bus est déjà là. Il nous faudra environ une heure pour rentrer à Bishnupur. Aujourd’hui, la chaleur est accablante. Dîner : paneer butter masala et jeera rice. | | | moi j'aime tes carnets, comme ceux de Marien ! | | | moi j'aime tes carnets, comme ceux de Marien !
Tu as raison, il ne faut blesser personne | | | Samedi 14 marsC’est mon dernier jour à Bishnupur. Je décide de consacrer la journée à flâner et à visiter des temples plus modestes, loin des sites les plus connus. Google Maps a la bonne idée de me faire passer par des ruelles plus calmes, ponctuées de petits marchés pleins de vie.
J’arrive ainsi dans le quartier des tisserands, guidée par le cliquetis régulier des métiers à tisser. Je suis ravie de les découvrir. Ici, ce sont les hommes qui tissent. Ils travaillent dans des pièces sombres, exiguës, où la chaleur est étouffante malgré la présence d’un ventilateur. Il leur faut environ quatre jours pour réaliser un sari. Ceux que je vois sont en soie, avec de magnifiques motifs, tous différents les uns des autres.
Un peu plus loin, deux hommes installent les fils de la chaîne. Ils les tendent sur plusieurs mètres, chacun à une extrémité. Une fois bien fixés, ils passent un peigne, vérifient minutieusement chaque fil, puis commencent à les enrouler. Quel travail impressionnant. Je poursuis ma promenade jusqu’au Sridar MandirBose Para,
puis au Murli Mohan Temple,
avant de terminer par le Madan Mohan, que j’ai déjà visité. Je m’arrête régulièrement auprès de femmes qui poinçonnent une noix pour en extraire de petites perles. Elles les enfilent ensuite sur un fil, formant des colliers que portent les hommes. Je leur en achète deux, et l’une d’elles me les noue délicatement autour du poignet.
Plus loin, une femme fait sa vaisselle,
une autre sa lessive.
Les scènes de la vie quotidienne se succèdent simplement. Elles acceptent toutes volontiers de poser pour une photo, et nous échangeons des sourires complices.
Les hommes présents se prêtent également au jeu avec plaisir.
La journée s’écoule paisiblement. Je passe de beaux moments en leur compagnie. J’aime profondément ces instants de promenade, où l’on découvre la vie locale dans toute sa simplicité.
La chaleur est encore plus écrasante aujourd’hui, et je décide de rentrer à l’hôtel en début d’après-midi. Dans la soirée, un groupe de touristes indiens arrive. Ils sont très bruyants. Au dîner, un couple est attablé non loin de moi : ils parlent fort, et j’ai l’impression qu’ils se disputent. Dîner : paneer 65 et un yaourt. Le paneer 65 est moins bon que celui de Medinipur. | | | Dimanche 15 et lundi 16 mars – PuruliaÉtape à Purulia, non indispensable, envisagée surtout comme un point de transition pour un changement de bus ou de train. Aujourd’hui ont lieu les élections municipales en France, et les Français ont remporté le tournoi des Six Nations. Au restaurant, un groupe d’Indiens est déjà installé et se voit servir un buffet. Le garçon m’apporte une omelette et des toasts ; je lui demande un puri. Il revient avec de la poha, du dhal et le puri. Je ne mangerai pas tout. Je prends le train de 9h30 et arrive à Purulia à 12h10. J’ai réservé une chambre à l’hôtel Rupasi via WhatsApp, mais à mon arrivée, on refuse de me la donner. On insiste pour que je prenne une suite à un tarif beaucoup plus élevé. Je refuse et, après de longues discussions, j’obtiens finalement la chambre initialement réservée. Je réserve auprès d’eux un taxi pour le lendemain afin de me rendre à Chirudih. Dans l’après-midi, je souhaite visiter le palais de Kashipur. Aucun bus ne s’y rend. À proximité de la gare routière, des taxis attendent ; je m’approche et négocie la course à 1800 roupies aller-retour. Après une heure de route, nous arrivons devant un immense palais entouré d’une haute muraille. L’entrée est fermée, mais le gardien ouvre les portes pour nous laisser entrer. À peine descendue de voiture, un autre gardien intervient : le palais ne se visite pas, il est privé. Il m’autorise seulement à prendre quelques photos de l’extérieur avant de nous demander de repartir. J’avais pourtant lu qu’il était ouvert tous les jours... c’est raté.
De retour à Purulia, un violent orage éclate, m’empêchant de ressortir. Le dîner est très moyen. Je souhaite prendre une douche avant de me coucher, mais il n’y a pas d’eau. Un employé tente une réparation ; après un long moment, il finit par me changer de chambre.
Lundi 16 marsLe taxi a beaucoup de retard. Il ne connaît pas Chirudih, mais le réceptionniste, qui semble bien connaître la région, lui montre l’itinéraire sur Google. Nous partons enfin à 10h et arrivons à 13h dans un village perdu en pleine campagne. Des hommes sont installés à l’ombre ; nous nous arrêtons pour leur demander où se trouvent les maisons peintes. Le village s’appelle bien Chirudih, mais ce n’est pas celui que nous cherchons : il existe plusieurs villages portant ce nom, éloignés les uns des autres. Il n’y a rien à voir ici, et nous faisons demi-tour. Je suis très déçue de ces deux derniers jours. | | | J’ai réservé une chambre à l’hôtel Rupasi via WhatsApp, mais à mon arrivée, on refuse de me la donner.
De retour à Purulia, un violent orage éclate, m’empêchant de ressortir. Le dîner est très moyen. Je souhaite prendre une douche avant de me coucher, mais il n’y a pas d'eau
Le village s’appelle bien Chirudih, mais ce n’est pas celui que nous cherchons : il existe plusieurs villages portant ce nom, éloignés les uns des autres.
Cela s’appelle la loi des séries  Mais Marie Jo, patiente et téméraire, continue... | | | Bonjour Marie Jo
Oui, la loi des séries comme dit Kate. Mais bon, tout ne peut pas être au top tout le temps...
Je sais que tu as trouvé le bon Chirudih bien plus tard.... As tu noté les coordonnées GPS ou qq chose permettant de situer ce village ? Comme tu le sais, Je prépare un nouveau périple au West Bengal et Jharkhand (merci pour les idées...) et j'aimerais bien voir ce village d'artistes. Il y a qq posts Insta ou Facebook mais rien pour situer et mes recherches sur maps en indiquent 3 ou 4 au Jharkhand ! Pas facile de trouver des infos sur ces coins confidentiels.
Christine | | | À: Kate · 19 juillet 2026 à 12:32 Re: Nouvelles aventures de Perpignan à Ranchi ( Jharkhand) Message 34 de 61 · Page 2 de 4 · 238 affichages · Partager Cela s’appelle la loi des séries  Mais Marie Jo, patiente et téméraire, continue...
Oui je suis patiente et têtue j'y arriverai à le trouver le bon Chirudih. La loi des séries n'est pas terminée mais je ne le savais pas à ce moment là..suspens oblige | | | À: Chris70 · 19 juillet 2026 à 12:36 Re: Nouvelles aventures de Perpignan à Ranchi ( Jharkhand) Message 35 de 61 · Page 2 de 4 · 237 affichages · Partager Bonjour Marie Jo
Oui, la loi des séries comme dit Kate. Mais bon, tout ne peut pas être au top tout le temps...
Je sais que tu as trouvé le bon Chirudih bien plus tard.... As tu noté les coordonnées GPS ou qq chose permettant de situer ce village ? Comme tu le sais, Je prépare un nouveau périple au West Bengal et Jharkhand (merci pour les idées...) et j'aimerais bien voir ce village d'artistes. Il y a qq posts Insta ou Facebook mais rien pour situer et mes recherches sur maps en indiquent 3 ou 4 au Jharkhand ! Pas facile de trouver des infos sur ces coins confidentiels.
Christine
Coucou Chris Il va falloir de la patience et attendre encore plusieurs jours avant d'aller à ce superbe village. Je n'ai pas noté ses coordonnées GPS mais je sais d'où il faut y aller, c'est perdu en pleine campagne. | | | Mardi 17 marsJe pars ce matin pour Ajodhya. À 7h, je descends commander mon petit déjeuner et, en même temps, je demande les horaires des bus. Le réceptionniste se renseigne et m’en donne trois ; je prendrai celui de 9h20. Une heure après, j’attends toujours mon petit déjeuner : ils doivent d’abord servir le groupe arrivé la veille au soir. Je vais devant les cuisines et patiente encore un long moment. On finit par m’apporter quatre toasts, sans beurre ni confiture, sans omelette, et une tasse de thé. Rien d’autre. Je règle les repas et le taxi de dimanche — la chambre, elle, a déjà été payée à mon arrivée. Le réceptionniste tente pourtant de me la faire payer une seconde fois. Il n’en est pas question. Je pars en furie à la recherche d’une auto. Le garçon de l’hôtel me court après et empêche le chauffeur de démarrer. Je descends et file à pied ; ce n’est pas très loin. Un tuk-tuk me récupère finalement et me dépose devant le bus. Purulia n’est vraiment pas une étape intéressante. Le bus, lui, a des sièges plus confortables — enfin une bonne surprise. Une jeune femme et son petit garçon s’installent à côté de moi. L’enfant est très dégourdi : je ne lui fais pas peur et il vient s’installer sur mes genoux, remuant dans tous les sens. À mon arrivée à Ajodhya, je dois trouver un autorickshaw pour rejoindre Ajodhya Hills et visiter les sites sur la route. Les taxis sont très chers et les autos rares. J’attends un long moment, jusqu’à ce que mon sauveur arrive. Il me demande 500 roupies, quand les taxis en voulaient 2000. Je n’hésite pas. Il me conduit d’abord à Mayur Pahar, puis à Sita Kunda, sans grand intérêt. Les paysages sont tout de même très jolis.
Nous continuons vers le lac de marbre... qui me laisse de marbre. Je préfère ceux des Hautes Pyrénées, je deviens difficile.
Il s’arrête ensuite à des chutes d’eau où je vais sans enthousiasme. Il y a beaucoup d’Indiens ici ; ils adorent cet endroit, ce qui avait motivé ma venue. Finalement, les cascades sont belles : c’est l’endroit le plus intéressant de la journée.
Nous poursuivons jusqu’au Dighal Homestay à Ajodhya. La maison est simple, mais l’accueil très chaleureux. Je m’y sens bien immédiatement. Les chambres sont à l’étage, et une grande terrasse avec tables et chaises est à la disposition des clients. La maison est entourée de rizières, en pleine campagne. Je pars me promener dans les rizières.
J’y observe des aigrettes et un marabout chevelu au long bec. Des arbres fleuris bordent les champs ; je m’en approche : ce sont des fleurs de palash, la « flamme de la forêt », utilisées en médecine.
| | | Mercredi 18 marsJ’ai entendu de la musique au loin toute la nuit. Ce matin, tout est calme, bien que la maison soit complète. Les touristes indiens arrivent le soir et repartent dans la matinée ; chaque nuit, c’est complet. Au petit déjeuner, on me sert un thé, une omelette et des puris. Hier, j’ai réservé le chauffeur de rickshaw pour la matinée. Il est à l’heure et nous commençons par le temple Lahariya Sita. L’endroit est très fréquenté par les Indiens, qui y viennent en grand nombre. J’y retrouve des touristes croisés le matin à la guesthouse. Nous faisons quelques photos et selfies. Le lieu dégage une grande ferveur. Une personne est allongée face au temple, de l’encens à la main.
Derrière, un lac attire les promeneurs. Une femme avance en se prosternant régulièrement, s’allongeant au sol à intervalles jusqu’au temple.
Dans la cour, mon regard s’arrête sur un arbre sacré où sont déposés de petits sacs en tissu contenant des vœux.
Nous reprenons la route, traversons Charida et nous rendons à un immense barrage,
avant de revenir à Charida, la ville des masques utilisés pour les danses Chhau. De chaque côté de la rue, les boutiques-ateliers exposent ces masques.
Les hommes travaillent assis à même le sol, dans des espaces exigus.
Les masques sont tous impressionnants et très beaux. Je ne pourrai pas assister aux danses : ce n’est pas la saison, il faut venir en janvier. J’achète un modèle miniature et espère ne pas l’abîmer pendant le voyage. La danse Chhau est une tradition de l’Est de l’ Inde, inspirée d’épisodes des grandes épopées comme le Mahabharata et le Ramayana, mais aussi du folklore local et de thèmes abstraits. Elle se décline en trois styles régionaux — Seraikella, Purulia et Mayurbhanj — dont les deux premiers utilisent des masques. Étroitement liée aux fêtes régionales, notamment Chaitra Parva, la fête du printemps, elle puise ses origines dans des danses tribales et des pratiques guerrières. Les mouvements mêlent techniques de combat simulé, imitations stylisées d’animaux et gestes inspirés des tâches quotidiennes. Traditionnellement transmise au sein de familles d’artistes ou de communautés locales, elle est exécutée de nuit, en plein air, au son d’instruments comme le mohuri et le shehnai, accompagnés de percussions. Aujourd’hui, l’industrialisation, les pressions économiques et l’influence des nouveaux médias fragilisent cette pratique et réduisent la participation collective. De retour au homestay, mon gentil chauffeur refuse de fixer un tarif et me laisse décider. Il refuse les 1000 roupies que je lui propose — trop élevées — et accepte 800 avec un grand sourire.
Le responsable du homestay m’apprend qu’il organise, avec les autres hébergements, des représentations de danses Chhau pour les touristes. Mais la saison est terminée et ces spectacles n’ont plus lieu. Dommage.
L’après-midi, je pars me promener dans les rizières, de l’autre côté de celles de la veille, et m’enfonce jusqu’à un petit hameau. Les habitants semblent assez craintifs à ma vue.
| | | Ranchi, du 19 au 23 mars19 marsLe petit déjeuner m’est servi à 7h30, avant mon départ. La veille au soir, j’ai réglé l’addition. À 8h30, je quitte les lieux : le manager m’accompagne à moto jusqu’à l’arrêt de bus. Nous empruntons une piste au milieu des rizières qui mène au village. Il attend avec moi l’arrivée du bus, place mon sac dans la soute et donne quelques instructions au chauffeur. Le trajet est ponctué d’un long arrêt, et nous arrivons à Johar vers 10h. Un autorickshaw me prend ensuite en charge et me conduit à la gare. Le conducteur m’aide avec mon sac, m’accompagne jusqu’au quai après l’achat de mon billet. Le train arrive à 10h30 ; deux heures plus tard, j’atteins Ranchi. Un rickshaw me conduit jusqu’à mon hôtel le Collection O Ranchi, où je suis chaleureusement accueillie par une jeune réceptionniste. Une fois installée, je retourne la voir : elle me recommande un marché traditionnel qui se tient cet après-midi, le Namkum Market, à environ 6 kilomètres. J’ai tout mon temps et décide de m’y rendre à pied. Les indications de Google Maps me font emprunter de petites routes, loin de la circulation. Je n’ai pas l’impression d’être dans une grande ville. Le marché est vaste. Le long de la route, des saris rouges et blancs, aux motifs variés, sont proposés à la vente ; les femmes les porteront pour le festival de Sarhul.
En m’engageant dans une allée, j’arrive sur une grande place occupée par le marché aux légumes. Hommes et femmes tiennent les étals, et tous acceptent volontiers d’être photographiés.
L’ambiance est chaleureuse, et j’y passe un très bon moment. Parfois un peu timide ou hésitante
mais très vite, amusée
Je prends ensuite un auto-rickshaw pour rentrer à l’hôtel. Le soir, je dîne dans un restaurant-pâtisserie situé à proximité. | | | 20 marsLe petit déjeuner est inclus dans le prix de la chambre, mais il n’est pas terrible et n’est servi qu’après 8h30 : trois beignets et un yaourt, sans thé. Je pars à pied en direction du Tribal Research Institute, le musée tribal, situé à plus de 6 kilomètres. Il fait déjà chaud et la circulation est intense. La ville est sale et poussiéreuse. En chemin, je passe devant un petit marché où des femmes fabriquent de petits récipients en feuilles de sal, comme au Chhattisgarh.
A l'intérieur, les étals de fruits et légumes sont bien garnis et comme toujours bien présentés. Tout est bien frais et fait envie.
Un peu plus loin, je prends un tuk-tuk pour me conduire au musée. Le chauffeur ne connaît pas l’endroit et je dois le guider avec Google Maps. Le musée est assez grand et l’entrée est gratuite, mais rien n’est vraiment mis en valeur, ce qui est dommage. La salle consacrée aux différentes peintures tribales des États indiens est toutefois intéressante.
celles -ci plus moderne, d'un autre style.
À la sortie, je souhaite poursuivre ma visite au State Museum, situé à plus de 8 kilomètres. J’ai du mal à trouver un auto-rickshaw, et celui qui accepte de me prendre me dépose rapidement, jugeant la course trop longue. Une jeune fille arrive alors en scooter. Elle explique la route au chauffeur, mais celui-ci refuse toujours. Elle me propose alors de m’y conduire elle-même. Malheureusement, elle ne prend pas la bonne direction et nous roulons une quinzaine de kilomètres jusqu’à une agence qu’elle connaît bien. Je ne suis pas contente. Elle m’annonce ensuite que le musée est fermé et propose de me raccompagner à l’hôtel. Finalement, elle me dépose à l’entrée d’un parc — l’ancien musée, lui aussi fermé — où j’étais déjà passée le matin. Je traverse le parc, où sont exposées quelques statues.
Je reprends ensuite le chemin du retour. En route, j’achète des brioches encore chaudes pour mes prochains petits déjeuners ; j’en goûte une immédiatement, elle est délicieuse. Je fais un arrêt à la pâtisserie avant de rentrer à l’hôtel. La réceptionniste m’indique un autre marché qui aura lieu le lendemain, à une quinzaine de kilomètres. Je dîne au même restaurant : paneer butter masala, naan et dessert. | | | Samedi 21 marsJe pars à pied en direction du Jagannath Mandir, situé à 6 kilomètres. En chemin, je traverse une rue bordée de barbiers en plein travail, leurs clients installés face à des miroirs accrochés à même les murs — une scène de vie animée et typique.
À l’arrivée, il faut gravir une longue série de marches. Le temple, peint en rose et blanc, est très coloré, un vrai gâteau.
De là, je souhaite rejoindre le marché de Santraji, à une quinzaine de kilomètres. Je fais appel à l’application Rapido : une moto arrive en moins de deux minutes. Sur place, je passe un bon moment au milieu des nombreux stands, principalement consacrés aux fruits et légumes, à prendre des photos.
Ici, les femmes se prennent facilement au jeu et sont ravies de se voir sur l'écran.
J’ai encore le temps de tenter la visite du musée, très excentré. Je fais de nouveau appel à une moto via Rapido. Le conducteur trouve la destination très éloignée mais accepte de m’y conduire. Il ne me dépose pas à la bonne entrée, et je dois terminer à pied. Malheureusement, le musée est fermé aujourd’hui — décidément, pas de chance. Le bâtiment est pourtant récent et joliment décoré. Je repars à pied, puis enchaîne deux tuk-tuks collectifs ; le dernier me dépose devant la pâtisserie, où je fais une petite pause. | Carnets similaires sur l'Inde: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 6 066 visiteurs en ligne depuis une heure! |