CatherineGil · 8 septembre 2006 ŕ 17:24 · 9 photos 48 messages · 11 participants · 15 081 affichages | | | | 8 septembre 2006 ŕ 17:24 · Modifié le 9 sep. 2006 ŕ 14:12 Ouzbékistan? Eblouissant! Message 1 de 48 · Page 1 de 3 · 10 251 affichages · Partager Tout d'abord, Mille mercis ŕ Maxicool qui nous a donné envie de ce voyage, ŕ Nancy qui grâce ŕ son sens logistique nous ŕ indiqué de bonnes adresses et merci aussi ŕ la personne dont je ne me souviens plus du nom qui nous ŕ recommandé de ne pas rater Nurata.
Pour ma part, étant plus sensible ŕ l'anecdote, je me contenterai de raconter au jour le jour quelques extraits de mon journal de voyage, cependant, je suis ŕ la disposition des personnes qui seraient intéressées par des renseignements pratiques.
Le 13 aoűt, départ de Montpellier en TGV. Il fait une chaleur étouffante et nous sommes amusés par les airs de mčre poule inquičte de notre plus jeune fils, qui ŕ tenu ŕ nous accompagner ŕ la gare avec nos sacs. 3 heures et demi plus tard, ŕ Paris, sous la pluie et dans la cohue de la gare, je téléphone ŕ l'hôtel Baladin oů j'avais réservé au hasard une chambre parce qu'ils ont une navette pour Roissy, comment arriver chez eux. un long trajet RER commence et une heure aprčs, nous voilŕ arrivés ŕ la gare d'Aulnay sous Bois. Il tombe des trombes d'eau. A gauche de la gare, un car de CRS, dans la gare des "djeun's" capuches sur la tęte déconnent, mais le bus que nous ŕ indiqué l'hôtel ne roule pas le dimanche. Les taxis ? Le Dimanche soir veille de 15 aoűt ? Ils sont tous au soleil ŕ Palavas les Flots, ou en tous cas n'ont aucune envie de répondre ŕ un appel venu de la gare d'Aulnay. Re-téléphone ŕ l'hôtel qui soit disant s'occupe de nous en envoyer un, mais une heure aprčs, il est maintenant 21 heure trente, toujours rien. Finalement écoeurés, je sais désormais quelle chaîne d'hôtels je ne choisirai pas " au hasard ", nous reprenons le RER vers Roissy en espérant trouver lŕ-bas une chambre libre. Finalement, ŕ 23 heures, s'il pleut toujours ŕ verses, nous trouvons une chambre oů poser nos sacs et c'est, trempés jusqu'aux os, que nous partons ŕ la recherche de quelque chose ŕ se mettre sous la dent parce qu'en France, aprčs onze heures du soir, c'est pas facile !
Le lendemain, étant donné la galčre de la veille, oh miracle, le départ se passe sans encombres si ce n'est les 3/4 d'heures de queue pour obtenir un méchant sandwich club ŕ un pris exorbitant et nos deux bičres délibérément renversées sur le pantalon de Gil par un serveur fonctionnant au ralenti..... Le vol Paris/ Moscou dans un Airbus A319 passe vite, A Moscou pas de problčme non plus on est fort bien drivés vers notre terminal et l'embarquement pour Tachkent se fait exactement ŕ l'heure, dans un airbus A320 bondé. Il y a une trentaine de gosses qui partent ou reviennent de vacances qui chantent des chants de colo repris par d'autres passagers, ŕ coté de moi, une jeune femmes trčs sympa nous pose les questions qui seront traditionnelles tout au long du voyage dés que nous rencontrerons quelqu'un, ŕ savoir : d'oů venez vous, avez vous des enfants, oů travaillez-vous ? Comme la soeur de ma prof de Russe qui devait nous recevoir ŕ Tachkent mais finalement nos dates ne coďncidant pas n'a pas pu, m'avait prévenue, j'avais préparé un petit album photo avec des photos des enfants et de "vnouchka" ma petite fille qui ŕ été tout le long du voyage abondamment feuilleté et commenté par toutes nos rencontres  Le temps de récupérer nos sacs et de remplir nos fiches de police, il est prés de trois heures du mat', mais, mais, mais, notre taxi, qui doit nous conduire au Grand Orzu est lŕ qui nous attend et ŕ l'hôtel, malgré l'heure plus que tardive, il y a aussi quelqu'un pour nous accueillir et męme nous proposer un thé ! Aprčs la galčre de Paris c'est bien agréable.
Le 15 aoűt, malgré ou ŕ cause du décalage horaire de trois heures, nous nous réveillons vers neuf heures. Le Grand Orzu est un peu vieillot dans une jolie maison construite en carré autour d'une cour avec une petite piscine. Nous prenons un super petit déj dans la cour sous des canisses, il fait un temps splendide, pas trop chaud, bien agréable, le temps idéal pour aller se promener en ville. Au bout de N kilomčtres dans ces avenues larges et droites ŕ la soviétique, nous arrivons enfin en centre ville, du coté du quartier surnommé " Brooklin". Les rues traversent un grand parc avec des bouquinistes d'abord, puis un tas de restaurants. Mais pour l'heure, nous voudrions bien changer nos dollars en sums. Finalement on nous indique une banque qui pour 200$ nous refile trois énormes liasses en fait 25600 sums, ŕ peu prčs 1226 sums pour 1$. On se balade encore dans ce quartier, on passe un moment dans un bistrot qui a installé ses tables sur les pelouses, et retour ŕ l'hôtel en taxi pour sieste et farniente dans la cour du Grand Orzu. Faut pas rigoler, c'est les vacances tout de męme ! Le soir, repas excellent au Caravan voisin qui est un joli endroit trčs "mode" semble-t-il, avec vin ouzbek " Omar Khayam" bien sur  comment pourrait-il en ętre autrement  et orchestre jazz et Rock, excellent pour la partie Rock. | | | Annonce · Sponsorisé | | |  ..... bon, finalement le reste sera anecdotique car je suis sűr que tout s'est bien passé, et nous avons eu le plus important du voyage ŕ l'étranger, ŕ savoir les galčres ŕ Aulnay sous bois........ 
Je rigole bien sűr, mais quand męme ŕ bien réfléchir quand on pense ŕ toutes les recommandations que l'on nous donne lorsque l'on part en voyage loin de notre pays.... notre entourage est loin de penser aux problčmes que l'on peut rencontrer lŕ tout prés de chez nous......
Tu es monté jusqu'ŕ la mer d'Aral...... ? | | | Désolée que le départ ce soit si mal passé  Mais le début du séjour semble rattraper les déboirs parisiens, heureusement 
J'ai hâte de connaître la suite, c'est une région qui m'attire beaucoup. | | | Ŕ: Alan · 8 septembre 2006 ŕ 17:55 Re: Ouzbékistan? Eblouissant! Message 4 de 48 · Page 1 de 3 · 10 186 affichages · Partager Tu es monté jusqu'ŕ la mer d'Aral...... ?
Non, il nous paraissait assez indélicat, et c'est un euphémisme, d'aller contempler cette misčre annoncée.... mais ça peut se discuter bien sur | | | Ŕ: Sch · 8 septembre 2006 ŕ 17:57 Re: Ouzbékistan? Eblouissant! Message 5 de 48 · Page 1 de 3 · 10 185 affichages · Partager Merci  , la suite demain | | | zut alors, je n'aurai pas de connexion internet ce week-end. Ca devra donc attendre la semaine prochaine pour te lire.
D'aprčs ce premier échantillon, ça vaudra sűrement le coup! | | | Ca y est! on est demain! Alors!!!!!! je suis impatient!  JB | | | 16 aoűt. Donc, hier soir, les jambes nous démangeaient, mais nous n'avons pas osé nous lancer dans un de ces Rock endiablé de notre jeunesse. Un seul verre de vin Omar Khayam n'a pas suffi ŕ lever nos inhibitions  Petit déj. tardif dans la jolie cour peinte en bleu de l'hôtel puis bus, métro, le métro de Tachkent est vraiment superbe, propre, et trčs facile d'utilisation, puis autobus jusqu'au mausolée de Zengi-Ata. C'est un endroit trčs romantique avec un joli bassin carré, des cours ombragées par des arbres centenaires et des fleurs partout. Le lieu est trčs fréquenté par les femmes, la source "miraculeuse", (nous nous rendrons compte par la suite que dans ce pays de déserts, toute source est "miraculeuse ") étant réputée pour vaincre la stérilité, qui, comme tous les hommes de la plančte le pensent, est de la responsabilité exclusive des femmes ! Je crčve de soif, et je m'appręte ŕ aller tester cette eau si jolie, lorsque Gil me fait remarquer qu'étant donné mon âge ce n'est peut-ętre pas trčs prudent  Ben tiens, il n'en loupe jamais une lui  . On traîne encore un peu la-bas, puis on s'essaye ŕ nos premiers chachliks...terriblement grasse et retour en car puis métro vers Chor-su qui nous l'apprendrons plus tard est le nom générique des bazars constuits "chor" comme 4 : érigés ŕ la croisée de quatre routes et "su" comme souks le mot arabe pour marché. Visite de la médersa ŕ coté et ŕ nouveau bazar oů le plastique rčgne en maître. Rien de bien remarquable pour des Occidentaux si ce n'est des montagnes de grosses doudounes d'hiver, doublées de coton imprimé ŕ fleurettes assez drôles. Vu les quantités, ŕ la saison froide, toutes les femmes doivent en porter. Retour ŕ l'hôtel en trolley qui, pour une raison qui nous échappe refuse qu'on lui paye le trajet et tentative de baignade dans la piscine de l'hôtel, mais l'eau est décidément trop froide. Nuit agitée grâce ŕ quatre Chinois qui s'esclaffent bruyamment et s'entretiennent en grands discours avinés pendant plus d'une heure sur le coup de 3 heures du mat, jusqu'ŕ ce qu'exaspérée, j'enfile une jupe n'importe comment sur ma chemise de nuit pour aller leur expliquer qu'il est l'heure de se taire et que chacun rejoigne sa chambre en silence. Est-ce l'effet de mon "élégance" étonnante dans cet accoutrement, mon autorité naturelle, ou l'efficacité de mon anglais, toujours est-il que, le calme enfin revenu nous pouvons reprendre nos ręves oů nous en étions.
Le 17, petit déj matinal au frais. Les quatre Chinois de la veille me jettent des regards en coulisse. Je vais donc les voir ŕ leur table, leur adresse un grand sourire et ma meilleure courbette, ce qui a pour effet de leur faire plonger du nez dans leurs bol de thé. Bon ? Ce n'était pas ça qu'il fallait faire apparemment. Tant mieux ! On paye le Grand Orzu par carte Visa et en route pour l'aéroport et lŕ...., notre avion pour Kiva est retardé jusqu'ŕ 16 heures ! Nous sommes plantés lŕ avec nos sacs, l'accčs ŕ la consigne n'étant accessible que depuis l'arrivée du terminal international, pendant 7 heures. Avec nos sacs greffés sur le dos nous ressemblons au cafard de la Métamorphose de Kafka, mais que faire ? Nous sortons nos polars et allons dans le parc de l'aéroport pour lire. A midi nous allons passer un moment agréable sous la tonnelle du restaurant adjacent ŕ l'aéroports puis vers 15 heures on retourne voir ce qu'il en est. Toujours pas d'avion pour Kiva ŕ 16 heures. L'avion is broken paraît-il, départ reporté ŕ 18 heures. Moi qui ne suis pas trčs courageuse en avion, cette information n'est pas faite pour me rassurer... Il n'empęche que la salle d'attente est maintenant bondée des passagers qui attendaient l'avion de neuf heures puis celui de 16 heures. Les places assises ŕ l'intérieur climatisé se font rares. Dans la foule Gil repčre un couple de jeunes Français tout ŕ fait sympathiques avec lesquels on décide de partager le taxi Urganch / Kiva. Finalement, le départ est annoncé vers 20 heures 45 et c'est la ruée vers un vieux Tupolev mais bon... on arrive ŕ Urganch 1 heure aprčs. Le taxi que Gil a marchandé tant et plus bavarde tout le long de la route et semble un peu agacé que nous voulions absolument descendre au Kiva hôtel. Les jeunes qui rentrent d'une semaine au Kirghizistan et on soif de confort insistent. Nous, vue l'heure ça nous est un peu égal, on changera demain si on ne s'y plaît pas. Mais le taxi insiste et, le Kiva hôtel n'ayant qu'une seule chambre double disponible avec lit fait et climatisation, nous décidons de rejoindre le chauffeur de taxi qui est venu nous relancer jusque dans la cour de la médersa pour qu'il nous conduise jusqu'au B&B de Lolita (maintenant Lola) oů nous avions décidé d'aller au départ. Le chauffeur est ravi de nous y conduire, et en cours de route il nous explique que le kiva hôtel est un "hôtel d'état" (sans doute le genre parador comme il y avait en Espagne sous Franco ?) raison pour laquelle il est trčs cher pour un service trčs moyen. Nous, on prend possession de notre chambre chez Lola et depuis la fenętre, l'hôtesse demande ŕ la chaďkhana voisine s'ils ne nous prépareraient pas une collation. Le temps qu'on pose nos sacs, qu'on se rafraîchisse un brin, et qu'on descende, une grande table avec nappe blanche est dressée au beau milieu de la place, avec fruits secs, noix, amandes, raisin secs, melon, raisins frais, biscuits, pain, fromages, confiture et une grosse théičre de thé vert. Il fait frais, le village endormi est désert et lŕ, face ŕ ces minarets vernissés et ŕ ces coupoles, sous un ciel de un million d'étoiles, l'instant que l'on savoure est inoubliable. | | | Le 18, on se réveille au son des rires et des bavardages sous nos fenętres. Comme nous sommes vendredi, il y a plein de monde dans la rue et notre chambre qui est en angle donne sur des coupoles de faďences turquoise d'un coté et sur la place de la chaďkhana oů nous avons mangé hier soir, sur le minaret de faďences turquoise et bleu et sur la mosquée de l'autre. Nous faisons un tour rapide du village, éblouis par autant de beautés architecturale. Il y a beaucoup de monde dans les rues et nous nous asseyons ŕ une ombre pour regarder les gens qui se promčnent en famille. Les femmes portent de longues robes multicolores et chatoyantes, c'est fou ce qu'elles aiment ce qui brille, les hommes, surtout les plus âgés, portent le couteau traditionnel sous la veste. Comme nous sommes assis non loin de l'étal d'une boutique qui vend des "bijoux" de pacotille, je m'amuse ŕ regarder un moment un homme d'un certain âge marchander un collier rutilant. J'imagine qu'il veut l'offrir peut-ętre ŕ sa petite fille, peut-ętre ŕ sa bru ou bien ŕ une douce +/- légitime  finalement, ŕ l'issue de longues palabres, il l'emporte, l'empoche rapidement et s'éloigne l'ai satisfait. Quelqu'une sera content aujourd'hui  Pendant que nous regardions passer les gens, les jeunes d'hier soir nous retrouvent ils sont bien reposés et content de leur hôtel. Nous, nous sortons de la ville par la porte nord pour rejoindre un marché trčs, trčs animé avec des légumes et des fruits magnifiques qui embaument, pęches, raisins, de drôles de figues jaune citron toutes aplaties, des pommes de terre, des tomates, des oignons, du fenouil, du fenouil, du basilic, des légumes secs par sacs entiers de toute sorte bref, de quoi faire sans doute de l'excellente cuisine. Nous achetons 1 grappe de 1 kilo de raisins blancs au gros grains oblongs, deux bouteilles d'eau et on rentre se reposer, nous ressortirons lorsqu'il fera moins chaud. D'ailleurs, le village se vide peu ŕ peu, a cette heure ci, la tendance est ŕ la sieste. Nous ressortirons nous promener vers 5 heures, lorsque l'activité reprend. Et lŕ....Galčre N° trois notre appareil photo, que nous avions fait réviser et nettoyer avant notre départ tombe en panne, impossible d'ouvrir le diaphragme ! Nous qui avions décidé de faire des photos de Kiva au soleil couchant, c'est raté. Il n'empęche ! Pas d'appareil photo dans un endroit aussi magnifique c'est plus que frustrant ! On ira voir demain si on peut se dépanner ŕ Urganch. En attendant on continue la balade : la mosquée Juma avec ses deux cent treize pilier de bois d'orme, de platane ou de noyer sculptés qu'on retrouvera partout dans tous les iwan, et qu'on voit ici pour la premičre fois nous enchantent, de męme que l'atmosphčre apaisante du lieu dans sa peine ombre presque souterraine, le musée de la petite médersa Matpana Baya en face, le magnifique Kalta Minor " minaret court " court parce qu'inachevé. Puis, on sort de Itchan kala par la porte sud et on fait le tour des remparts, impressionnants. Dans la chaďkhana ŕ l'ombre sous une tonnelle oů on se régale d'un thé vert, une petite fille arborant quatre couettes et un énorme noeud dans les cheveux nous fait du charme. Elle voudrait bien que Gil le photographie mais....ça ne marche pas photo cassé !
Le 19 Réveil ŕ nouveau par des rires. le mec qui fait des photos kitsch avec chapeau Mongol cape, sabre etc. a déposé son canapé sous nos fenętres et des passants rigolent en prenant des poses, lui aussi se marre bien, puis, il transporte son canapé ŕ sa place habituelle au bout de la rue. Nous on déjeune puis on prend le minibus pour Urganch 25 kilomčtres en ligne droite. le machrout nous dépose devant le bazar qu'on traverse le nez en l'air sans trop savoir oů on va. Sur des étals de fortune de la bouffe et des jus de fruits. Je surprend un mec qui lave des assiette douteuses dans un seau, en train de se laver les pieds avec le torchon qui lui sert ŕ faire la vaisselle ! Bon appétit les gars ! Il fait déjŕ une chaleur torride. Gil voudrait que je demande oů trouver un réparateur d'appareils photos. Comment tu veux que je demande ça ? Ca dépasse de loin mes compétances lorsque sauvés par la grâce d'Alha nous apercevons de l'autre coté de la rue un magasin arborant fičrement une enseigne : studios, photos. Super ! Nous nous y précipitons ! En plus, le magasin est climatisé, ce qui ne gâche rien. Le patron et les employés jouent un moment avec les différents programmes, de notre appareil photo, le branchent sur leur ordinateur et déclarent navrés, qu'ils ne voient pas ce qu'il a mais, si on veut, ils peuvent nous indiquer et męme nous conduire chez leur fournisseur de matériel. D'accord, au diable l'avarice nous ne sommes pas venus si loin pour repartir sans photos ! Seulement, il y a un hic, nous n'avions pas prévu cette dépense supplémentaire et il nous faudrait trouver une banque qui, accepte notre carte Visa pour nous donner des dollars. Qu'ŕ cela ne tienne Lundi, ils nous conduiront ŕ la Banque d' Ouzbékistan oů nous pourrons faire cette opération. Ils téléphonent pour s'assurer que c'est possible et oui, c'est possible. Parfait, rendez-vous est pris pour lundi ŕ la premičre heure. En sortant de chez eux, on essaye de visiter Urganch et au bout d'un moment, on arrive au désormais traditionnel parc central. La, on s'assied ŕ un bistrot et des hommes, aprčs nous avoir posé les questions traditionnelles sur d'oů on vient etc, compulsé mon petit album photo et fait les commentaires d'usage, nous offrent de ces jolies et délicieuses figues jaunes. Ils sont bientôt rejoints par une femme, une Russe de Moscou, s'empressent-ils vite de nous dire, déjŕ ŕ moitié ivre, un verre de vodka ŕ la main. Elle me regarde un moment sans rien dire, puis s'éloigne et revient avec un énorme bouquet de roses qu'elle est allée couper dans les massifs du parc.... Gęnée, je sens ces roses, puis, ne sachant que faire, je me lčve, lui caresse le bras dans un semblant d'accolade en pensant trčs fort ŕ sa mčre quelque part, je ne sais oů, qui doit se lamenter de la savoir dans cet état...Elle ŕ ses yeux trčs bleu plein de larmes...Gil, mine de rien lui donne un billet, et c'est assez bouleversés que nous nous éloignons pour essayer de retrouver l'endroit oů le minibus nous ŕ posés ce matin. Aprčs cet épisode, retour ŕ Kiva et aux abris. Il fait une chaleur atroce. J'ai mis les roses dans une bouteille d'eau en plastique coupée en deux, elles sentent trčs bon, mais je ne sais pas si elles se remettront de ce traitement. Le soir ŕ la chaďkhana voisine qui est devenue notre cantine, nous sommes interpellées par A., C. et T. le fils de l'une des deux, elles ont entendu que nous voulions aller ŕ Boukhara Lundi. Elle nous proposent de partager le taxi et, trčs gentiment nous recommandent le guide et le chauffeur qu'elles ont engagé la veille pour aller visiter les citadelles (Kala). Cette visite n'était pas ŕ notre programme mais bon, devant leur enthousiasme, ŕ tous les trois, nous décidons de faire la balade. | | | Salut ça fait plaisir ŕ voir que ça vous a plu ! Pour nous, pas de voyage cette année (construction d'une maison) mais l'année prochaine, 2 mois au Yemen ! Ca va le faire... A+ | | | Le 20, départ ŕ 8 heures pile pour la visite des citadelles dans les plaines du Khorezm. D'abord on rencontre un paysage trčs cultivé, jardins, vergers, champs de coton, rizičres, maďs, puis on traverse l'Amou Daria (ex Oxus pour ceux qui se souviennent de l'épopée d'Alexandre le Grand), sur un "pont" de barges accolées les unes aux autres. L'Amou Daria est trčs large ŕ cet endroit mais, comme elle n'a plus assez de fond, les barges reposent sur le fond au lieu de flotter, raison pour laquelle paraît-il, le revętement bitumé souffre de la circulation incessante. Le fait est qu'il y a de grands affaissement par endroits. Nous nous imaginons passer lŕ avec notre camping car  sans compter qu'il n'y a aucune indication aux différents embranchement sur le réseau de routes qui débouchent toutes ŕ cet endroit stratégique et qu'ŕ notre grand étonnement nous avons remarqué que toutes les stations essence sont fermées. Nous interrogeons le guide qui nous explique que, un, les gens du coin connaissent parfaitement le pays...oui, ça, ça ne nous étonne gučre mais... et les autres ? Les autres ? Ben, il ne sait pas... et que deux, le gouvernement rationne les carburants ce qui oblige les taxis comme le notre, ŕ acheter du carburant Kirghize au marché noir ŕ 200 sums de plus le litre. C'est bien ce que j'avais cru comprendre dans les explications du taxi qui nous avait amenés le premier soir de Urganch ŕ Kiva. Aprčs avoir franchi l'Amou Daria c'est une sorte de désert vert. Au temps oů les citadelles étaient en activité cette région était une région de marécages, qui avait nécessité la réalisation de canaux d'irrigation contrôlés par les seigneurs féodaux régnant sur les citadelles. Ce systčme d'irrigation permettait aux populations sédentaires d'avoir une activité agricole et pastorale. Des populations ont habité cette région depuis le 2nd millénaire avant JC, mais les citadelles connurent leur apogée du IV° avant JC au VII° sičcles aprčs JC. Il paraîtrait, trois grands pressoirs retrouvés lors de fouilles archéologiques en témoignent, que cette région aurait été une des premičres au monde ŕ pratiquer la viticulture. La premičre citadelle que nous visitons, Topra Kala est une sorte de ville palais de 2 hectares et demi, entourée de hautes murailles en torchis un peu comme les remparts de Kiva. Elle est protégée par un trčs gros fort ŕ la fois défensif et réserve alimentaire oů la population pouvait, exactement comme dans les agadirs marocains oů męme dans les citadelle saxonnes de Transylvanie, mettre ses biens ŕ l'abris en cas d'attaque. Le guide nous indique qu'on peut encore faire deux récoltes de maďs par an, ŕ condition de laver les sols du sel qui remonte mais en fait, il y a peu de champs et l'essentiel de la végétation est constitué de plantes piquantes trčs odorantes et de...bardanes (?). Alentour on voit surtout des troupeaux de moutons. D'ailleurs, en faisant le tour de l' agadir, on rencontre un jeune berger qui détale ŕ notre approche en utilisant un effondrement dans le haut mur de torchis comme un toboggan pour descendre quelques dix mčtres plus bas. Il se fait d'ailleurs abondamment sonner les cloches par le guide, sans qu'on sache si c'est parce que l'exercice est dangereux pour l'enfant ou bien si cette pratique détériore les murs déjŕ bien mal en point. Retour ŕ la voiture pour aller visiter la forteresse suivante, en fait elles sont trois, situées l'une au dessus de l'autre, la plus ancienne étant celle du bas. La seconde est ronde, deux cercle de constructions concentriques... Il paraîtrait que c'était la ville des Amazones mais, n'ayant pas le courage physique de ces dames, je suis chassée par la chaleur et les moustiques. Je laisse Gil et le guide s'époumoner pour monter jusque lŕ haut et je retourne ŕ la voiture. Il paraît que j'ai raté la vision d'un lac au loin. Sur la route du retour, notre chauffeur se livre ŕ la recherche assidue d'essence au black, une petite bouteille de un litre sur la route et, dans des fossés des bidons de 5 litres. Il lui faudra trouver deux spots de vente pour obtenir environ 8 litres d'essence, juste de quoi nous ramener ŕ Kiva. Le soir ŕ kiva, nous retrouvons A. C. et T. en fait, T est le fils de A et il est en stage d'étude pour 4 mois ŕ Tachkent oů il rentre ce soir par l'avion. A et C nous disent que pendant que nous nous promenions elles ont organisé le voyage pour Boukhara. Départ demain ŕ 8 heures devant leur B&B. Nous, nous retournons ŕ notre chaďkhana voisine oů ce soir, il fait juste chaud aprčs le coucher du soleil. Tant mieux, on en profite.
Le 21, départ pour Boukhara, finalement, on ne s'arrętera pas ŕ Urganch pour la banque et l'appareil photo, trop compliqué. On s'occupera de ça ŕ Boukhara qui est une grande ville. le voyage ŕ travers le désert est assez épuisant. A un moment, le chauffeur s'énerve, il pense ętre en panne sčche, tout le monde descend. C et moi en profitons pour griller une cigarette et tout ŕ coup, idée ! Notre chauffeur revient vers la voiture, démonte le sičge arričre, donne deux ou trois coup sur le réservoir et ça redémarre. En fait, il nous explique que comme l'essence au black est de mauvaise qualité, avec la chaleur elle ŕ beaucoup évaporé et que les gaz l'empęchaient d'arriver. Il doit bien faire 50°C avec du vent, c'est... mortel et "mortel" de faire le reste du voyage en ayant l'impression d'ętre assis sur une bombe et d'avoir allumé nos clopes prčs de cette bombe  . Arrivés ŕ Boukhara, on découvre le B&B de Fatima. Super, en plein centre ville, l'endroit est bien sympathique. On invite le chauffeur ŕ manger avec nous sur la place du réservoir, ŕ l'ombre d'énormes műriers et on s'amuse des gosses qui plongent et replongent dans le réservoir. Ensuite on va se reposer un peu puis on part ŕ la recherche d'un appareil photo. Fatima nous envoie au Chor-su voisin, (le bazar pour ceux qui ne suivent pas  ) oů on rencontre les deux jeunes de Tachkent qui sont ŕ la recherche d'un tapis et nous demandent si nous nous y connaissons en tapis. Tapis de Boukhara ? Non. Je connais bien les tapis de l'Atlas pour en avoir acheté et vendu quelques dizaines mais ceux de Boukhara, je ne sais pas. Ce que je sais, c'est qu'en rčgle générale un tapis doit avoir des points trčs serrés tout en restant souple, que les motifs doivent ętre aussi nets ŕ l'envers qu'ŕ l'endroit et les couleurs chatoyantes sans ętre criardes pour ętre surs que les colorants ne sont pas chimiques, ce qui est assez limité comme indication, car je présume qu'il y a comme pour les tapis de l'Atlas des motifs plus recherchés que d'autres, des laines de meilleure qualités les unes que les autres sans parler des tapis de soie... assez compliqué tout ça  On lčve le nez dans le bazar puis, une jeune femme qui parle le Français et nous entend nous interroger sur le lieu oů nous pourrions trouver un appareil photo, nous indique, pas loin de lŕ une boutique, le męme style que celle d'Urganch. Le męme scénario ŕ quelque chose prčs se déroule. Comme je meurs de soif, je retourne chez Fatima en laissant Gil se débrouiller. Chez Fatima, les filles me disent qu'elles ont retenu un guide pour demain, un minibus pour aprčs demain pour visiter les sites alentour de Boukhara ainsi que quatre place pour un repas concert qui aura lieu demain soir ŕ la madrasa voisine de Nadir-Divanbeg. C'est pas merveilleux ? Ces filles sont de vrai petites mčres pour nous, grands leveurs de nez, flâneurs constitutionnels. Une bonne heure aprčs, Gil revient ravi. Il a trouvé un appareil photo de moins bonne qualité que le notre mais tout de męme pas mal, et ŕ pris rendez-vous pour demain matin avec le vendeur pour se rendre ŕ la banque afin de retirer des dollars pour pouvoir le régler. Ravis, on retourne vers le Chor-su oů les commerçants on fermé leurs boutiques, puis on pousse vers l'ensemble de Po-i-Khalon, fabuleux de nuit, époustouflant. On reste lŕ un bon moment assis ŕ admirer puis on retourne vers la place du Khaous. Comme il est tard, nous devrons nous contenter d'une soupe et d'icecream mais on ne regrette pas de s'ętre attardés au Po-i-Khalon. A nouveau les deux jeunes de Tachkent nous retrouvent, ils s'assoient avec nous, on discute un bon moment et puis on se quitte en échangeant nos adresses en France | | | Je ne m'ennuie pas un seul instant ŕ la lecture de ce carnet (il est vrai que si je m'ennuyais je ne lirais pas  ) ! Le ton alerte et les petites touches drôles font que j'attends la suite avec impatience...
Dolma | | | Le 22. Ce matin, pendant que Gil va ŕ son rendez-vous, je flemmarde avec les filles devant le petit déjeuner Pantagruélique de Fatima. Lorsque il revient, content de son acquisition, nous revenons faire un tour dans le bazar. Ensuite, sur le chemin en nous dirigeant vers Po-i-Kalon, nous nous arrętons dans un jolie chaďkhana pour boire un café ŕ la cardamome. J'achčte du thé aux épices et de jolies coloquintes séchées, puis on va faire un tour au marché Russe de Kriti. Bien achalandé en objets en plastique de toutes sortes et en fruits et légumes magnifiques comme toujours ici. Gil étrenne son appareil photo et les babouchkas se précipitent pour se faire photographier devant leurs étals. Elles éclatent de rire en se tenant les seins en se voyant sur l'écran ou en voyant leurs copines, un vrai moment de joie et de bonheur partagé comme nous les aimons, mais il est temps de rentrer, notre guide nous attend chez Fatima pour commencer la visite de la ville. On se régale pendant plus de trois heures de ses explication (pour les explications voir le guide Olizane dont elle s'inspire largement y compris pour l'ordre de la visite bien qu'elle le dénigre) Nous visitons au pas de charge tout ce qu'il y a ŕ voir dans Boukhara intra-muros, abreuvés presque jusqu'ŕ saturation de renseignements historiques ou techniques. Cette façon de visiter est ŕ l'opposé de notre goűt pour la flânerie, mais bon, comme nous avons décidé de faire équipe avec les filles, nous assumons  . Je remarque, ŕ l'occasion, que notre guide semble assez pratiquante. J'essaye donc de savoir ce qu'elle pense des bolcheviques qui ont transformé les madrasas en hôtels pour apparatchiks et les mosquées en salle de cinéma et la voilŕ qui, ŕ mon grand étonnement m'explique que l'occupation Russe (elle corrige bien "Russe", chaque fois que je dis bolchevique) a été une excellente chose pour l' Ouzbékistan, qu'il en ŕ résulté de grands progrčs sociaux notamment pour la liberté des femmes et, nous dit-elle, regardez les pays comme l'Afghanistan qui ont combattu le régime Soviétique, la population y est maintenant écrasée par un intégrisme insupportable et le Pakistan, qui ŕ été colonisé par les Anglais ? Męme chose. Et la voilŕ qui se lance ŕ chanter les louanges du régime actuel, autoritaire certes, mais qui assure, travail et bien-ętre pour tous, relčve le pays, assume tout seul la restauration des monuments, (ça, ce n'est pas vrai, nous avons vu ŕ plusieurs reprise des panneaux indiquant que les travaux de fouilles et de conservation des sites sont pris en charge par un programme de l'UNESCO). Force est de constater que si ce point de vue est loin des ŕ priori Occidentaux, cette opinion est sans doute la bonne puisqu'ici, les gens sont heureux, donc accueillants et joyeux, et qu'il n'y ŕ presque pas de mendicité ni de misčre visible dans les rues, contrairement ŕ ce que nous avons pu voir dans d'autres pays. Aprčs cette visite marathon, nous rentrons nous préparer avant la soirée au Nadir-divanbeg. Nous pensions que ça allait ętre un haut lieu du tourisme, un truc puant le Disneyland pour touristes en goguette, et bien, pas du tout, cet endroit est un lieu de sortie pour les habitants de Boukhara qui y sont en majorité. Le spectacle de danses traditionnelles, musique et présentation de mode, est superbe. Qu'est-ce qu'elles sont belles ces filles ! Le repas délicieux agrémenté d'une bouteille de vin ouzbek "Omar Khayam " on s'en serait doutés et de thé. Pour 10$/personne, une soirée bien agréable.
Le 23, lever 7 heures pour aller visiter les sites ŕ l'extérieur de Boukhara. Nous avons bien aimé le mausolée de Baha-al- din- Naqchband qui est un ensemble de mosquées, de jardins et de madrasa, autour du tombeau du saint avec bien entendu la traditionnelle source miraculeuse (A. va commencer lŕ sa tournée de taste eau aux pouvoirs magiques  ) et le tronc poli par les dévotions des pčlerins d'un vieil orme centenaire. Le lieu est paisible et superbe. Ensuite, c'est la visite du palais du dernier émir ŕ l'architecture mi orientale, mi Russe un trčs, trčs bel endroit aussi avec de trčs belles collections de porcelaines Chinoises et Japonaises et des jardins superbes. le mausolée des Chor Bakhr (4 frčres) est trčs dépouillé par rapport ŕ l'architecture qu'on ŕ admirée jusqu'ŕ présent (les frčres étaient des derviches "mendiants"), mais trčs élégant et touchant avec ses jujubiers "marabouts", aux branches couvertes de gris-gris de pričres. Ensuite, retour vers la ville pour visiter le mausolée de briques cuites datant du XI° de Ismail Samani, qui est en parfait état parce qu'il était entičrement recouvert de sable jusqu'ŕ la coupole avant le programme soviétique " faire reculer le désert " qui l'a dégagé en 1940. Ce programme, efficace semble-t-il, ŕ consisté ŕ planter autour de Boukhara des milliers d'arbres, d'abord ŕ la main puis... en avion ? je ne vois pas trop comment mais bon. Plus loin, le mausolée de la source miraculeuse du prophčte Job (Un petit coup de ce cru particulier pour A.  ) Visite éclair de l'Ark, la citadelle de Boukhara ou je m'arręte pour acheter un disque (copie) de musique Ouzbek, une flűte magnifique que j'écoute avec délice en ce moment, et retour chez Fatima pour se reposer. Plus tard, les filles qui devaient partir pour Samarkand demain, tandis que nous espérions nous, retourner tranquillement revoir toutes les merveilles de Boukhara que nous avions survolées, nous expliquent qu'en fait, elles iront voir des pétroglyphes du coté de Nurata et feront une étape dans un camp de yourtes. Lorsque Gil entend le mot pétroglyphes son oeil s'allume et comme par ailleurs nous avions dans nos petits papier de monter vers Nurata, nous ferons ce bout de route supplémentaire avec elles, on partagera ainsi le taxi, c'est mieux. C. est absolument ravie que nous continuions encore un peu ensembles, elle nous le dit ŕ plusieurs reprises dans la soirée que nous terminons en allant manger des spaghettis dans un restaurant "Italien". | | | Ŕ: Dolma · 10 septembre 2006 ŕ 12:12 Re: Ouzbékistan? Eblouissant! Message 14 de 48 · Page 1 de 3 · 9 976 affichages · Partager Euh... Oui, je me rends bien compte que je m'éternise un peu, va falloir réviser tout cela ŕ la baisse  Mais merci Dolma | | | C'est une superbe balade de te lire, vraiment, je ne me lasse pas  Et non, ce serait dommage de revoir cela ŕ la baisse, au contraire, continues !! | | | Ŕ: Sch · 10 septembre 2006 ŕ 13:52 Re: Ouzbékistan? Eblouissant! Message 16 de 48 · Page 1 de 3 · 9 948 affichages · Partager  merci sch ! Je suis une incorrigible bavarde męme ŕ l'écrit ! | | | Mais je n'ai jamais dit que tu fais trop "long"  !!! Tu peux continuer ŕ ce rythme, ça convient parfaitement... 
Dolma | | | Le 24, nous voici en route pour Nurata. Gil mal réveillé, donne a notre chauffeur Cobi le double en dollars que le prix convenus. Cobir qui ne sait pas trop lui expliquer son erreur, il ne parle pas l'Anglais, Gil ne comprend pas le Russe, refuse en bloc le pactole. Gil ne comprend plus rien, heureusement Fatima est lŕ, vigilante, elle remet les comptes ŕ jour et, tout le monde rasséréné, nous prenons la route. Le premier arręt est pour la trčs ancienne fontaine de Karmana. (comme elle n'a pas de vertus cachés A. ne goűtera pas son eau  ) C'est une source trčs profonde abritée par une coupole. Les coupole ne sont pas lŕ, comme on aurait tendance ŕ l'imaginer, pour la seule admiration des touristes. Leur forme permet ŕ l'air chaud de monter plus facilement le long de l'arrondi de la coupole et de s'échapper par l'ouverture qui est au sommet, garantissant ainsi un courant d'air permanent qui rafraîchit, ici l'eau, et l'empęche de croupir. Un systčme moins élaboré mais tout aussi efficace que celui des Maisons et des Citernes du Vent dans le désert de Dast-e- lut en Iran. Cette abondance d'eau en plein désert ŕ été ŕ l'origine du grand caravansérail de Karmana dont il ne reste que la porte monumentale. Plus loin la ville nouvelle de Navoď et nous continuons vers la vallée de Sarmich oů se trouvent les pétroglyphes. Aprčs une marche trčs facile de 3/4 d'heures une heure, nous découvrons les rochers tout ŕ fait typiques en bordure de la piste. Il y a une multitude d dessins, les plus anciens étant réalisés selon une technique de percussion, comme ŕ Chilas au Pakistan, sont ls plus beaux. Un guépard, un homme conduisant un chameau, des chčvres, autant d'offrandes aux dieux qui ont permis aux premiers caravaniers de franchir ces gorges sans encombres. On imagine facilement les campements anciens, établis dans la petite plaine en bordure de la rivičre. Gil et A. n'en finissent plus d'escalader les rocher et de s'émerveiller. C. et moi, sommes un peu assommées par le soleil et retournons tranquillement ŕ la voiture. Un autobus d'un autre âge, comme ils le sont tous ici, cahote au pas, péniblement, sur la piste, pour rejoindre un village ŕ l'entrée des gorges, des enfants jouent dans la rivičre et s'éclaboussent joyeusement quant ŕ Cobir, il ronfle paisiblement ŕ l'ombre. Notre arrivée le réveille et il nous explique, si je comprend bien qu'il ŕ un mal au crâne carabiné dű ŕ...trop de magnétisme dans le coin ??? Ben vl'ŕ aut'chose ! On lui propose un Doliprane mais il nous explique qu'il a déjŕ pris un cachet. Bien. Au bout d'une heure Gil et A. arrivent enfin, ravis de tout ce qu'ils ont pu admirer. Désert, désert jusqu'ŕ Nurata. En arrivant, on voit la magnifique citadelle d'Alexandre le Grand, construite en suivant la forme de la Grande Ourse et on stoppe devant un trčs joli endroit trčs ombragé par des műriers respectables, traversé par un canal d'eau vive oů plein de tatchens sont installés. Lŕ des gens pique-niquent, boivent un coup, jouent au jacquet. Nous nous arręterions bien en leur compagnie mais, si nous ne monterons pas jusqu'ŕ la citadelle, de quoi mourir avec cette chaleur ! Nous allons voir la mosquée et sa source, devinez quoi ? Miraculeuse pardi ! Pendant que A. s'adonne ŕ ses patenôtres, nous allons voir le bassin, rempli de truites magnifiques et la source proprement dite, qui est une superbe résurgence au fond d'un bel aven. Raison sans doute de l'installation de la citadelle. C'est sur, toutes les source dans ce désert sont "miraculeuses", prometteuses de vie et de prospérité. A notre retour, Cobi qui ŕ garé la voiture ŕ l'ombre nous conduit vers un B&B oů il a réservé notre repas de midi. L'endroit est charmant avec tonnelle et jardin, caché derričre de haut murs et un grand portail. Le plov qu'on nous sert est délicieux et nous profitons au maximum de ce moment de fraîcheur et de calme avant d'affronter la steppe désertique de Kizil-Kum parcourue par de gros troupeaux de moutons astrakan, gris anthracite et noirs et de vaches gardés par des bergers ŕ cheval ou ŕ dos d'ânes. Il fait une chaleur sčche, torride et des mini tornades comme on en voit parfois en été au Maroc se multiplient. Vers 17 heures on arrive aux camp de yourtes, monté trčs nettement lŕ, pour accueillir des touristes avec tout le confort moderne possiblement envisageable dans cet endroit isolé (douche collective, WC, cantine) Pendant que Gil et les filles vont faire leur promenade ŕ dos de chameau, je m'installe. Superbes ces yourtes, bien plus spacieuses et hautes que je l'imaginais avec une jolie porte en bois peinte de motifs floraux. Les sangles de maintient aussi bien ŕ l'extérieur qu'ŕ l'intérieur de la yourte sont rehaussées de motifs de tissages multicolores, tout autour de la yourte court une bande de toile brodée, au sommet, autour de l'ouverture, voilée en ce moment par une cotonnade légčre sont suspendus des mobiles de pompons de laine de couleurs vives et le feutre de la "jupe" de la yourte est maintenu soulevé le long des claie de bois ŕ des endroits stratégiques pour laisser entrer le vent et rafraîchir. J'ai ŕ peine le temps d'installer les matelas prévus ŕ cet effet sur le tatchen extérieur de notre yourte que les voilŕ déjŕ de retour. La chaleur commence ŕ tomber avec le coucher du soleil mais le vent redouble. Nous allons manger dans la cantine, un ragoűt de légumes excellent, les traditionnels fromages ŕ différents niveaux de maturité, ŕ l'état "fromage blanc" comme assaisonnement des salades, le pain galette et bien sur aussi du miel et de la vodka. Celle-ci doit servir ŕ allumer les réchauds en hiver...ouch... c'est ŕ peine si j'ose allumer ma cigarette aprčs ça ! C'est que, je n'ai pas mon diplôme de cracheuse de feu moi ! Aprčs le repas, Cobir vient m'avertir, "hé, miss", qu'il y a un "concert ". En effet, un joli feu de camp est allumé, des fauteuils en plastique installés tout autour et un homme vient nous interpréter en s'accompagnant ŕ la balalaďka des chant traditionnels Ouzbek oů il est question d'abord de la tristesse d'une mčre dont le fils parti ŕ la guerre lui est rendu mort, puis, et lŕ toute l'assistance participe et rit ŕ chaque stimulation du chanteur, les problčmes des femmes mariées....Et moi qui croyais qu'il n'y avait que les femmes Occidentales qui avaient des problčmes avec leurs époux  Le ciel est si beau et il fait si bon que nous décidons Gil et moi de dormir dehors sur le tatchen. Une nuit superbe.
Le 25, on se réveille avec le lever du soleil, le ciel est bleu, rose, vert magnifique, on flemmarde un peu jusque vers six heures et demi puis on va se doucher, se doucher est un bien grand mot, ŕ la douche collective. L'eau ŕ l'odeur caractéristique du fer de la citerne mais cette eau glacée est un délice pour nos peaux desséchées par le soleil et le vent de la veille. Ensuite on va déjeuner de crępes au fromage et au miel, charcuteries, fruits, thé, puis on se prépare ŕ partir au lac de Ay-dar-kul. Le lac est d'un bleu extraordinaire avec ça et lŕ des îlots de végétation flottante, l'eau ŕ une température idéale, on se baigne et se re-baigne sans pouvoir nous sortir de lŕ. Moi qui suis du signe Buffle ascendant Hypoppodame, j'ai l'impression que tout mon corps se réhydrate, comme si jusque lŕ j'avais été une vieille éponge oubliée au fond d'une bassine ! Vers 11 heures Cobir qui a amené un pique -nique insiste pour qu'on le mange tout de suite. On n'a pas trčs faim encore mais bon...J'éclate de rire ŕ voir sa tęte un peu bougonne. Manifestement, il pense qu'il est plus facile de mener un troupeau de cent chčvre qu'un groupe de 4 touristes Français qui découvrent un lac pour la premičre fois ! Pendant qu'on retourne ŕ l'eau, ben oui, qu'est-ce que tu veux Cobir, Gil a l'idée géniale de lui pręter les jumelles pour observer les oiseaux. Ca le fait patienter un bon moment puis, nous reprenons la route vers Cinto. Toujours la steppe, les troupeaux, les tornades de chaleur, la route qui était bonne jusqu'ŕ présent se transforme petit ŕ petit en piste. On s'arręte ŕ un moment pour se renseigner dans un village, mais comme il y a un mariage, nous sommes bien sur invités et lŕ, aprčs le pique-nique ŕ 11 heures, ŕ l'heure du goűter, soupe, viandes, légumes, fruits et surtout le toast avec une vodka qui selon les dires de Gil est de pire en pire. Comme la précédente était de l'alcool ŕ brűler pur, je me demande comment celle ci peut ętre pire et pendant que C. prend un fou rire terrible en voyant la tęte que fait Gil pour l'avaler et que stoďque, elle s'en envoie une rasade, j'explique que je ne nitchevo ne piut cpiritnoye et que A., qui a l'air affolé ŕ l'idée d'avaler ça, elle, prend des likarctva et que la faculté lui interdit toute consommation d'alcool ! Oufff sauvées par le gong ! C. Elle, rit toujours aux éclats.... Bon, les traditionnelles séances de photos et autre consultations d'albums de famille, finies, il est temps de nous avancer vers notre étape. Un tout petit bonhomme vient s'ajouter ŕ notre équipage, nous sommes déjŕ trois ŕ l'arričre avec lui, męme tout petit, ça fait quatre. Bon, on s'entasse. C. rit toujours..... Au bout de quelques kilomčtres Cobir qui craint de plus en plus pour ses amortisseurs sur cette piste, s'arręte et nous demande de continuer ŕ pieds. Et nous voilŕ partis oh, pas grand chose, juste deux ou trois kilomčtres de cote en plein soleil par ŕ peine 40° ŕ l'ombre  La vallée est magnifique, un gros torrent, des petits champs, des noyer énormes et, tout le long du chemin des gens qui nous saluent une main sur le coeur et nous sourient. Enfin, on arrive ŕ la maison du petit bonhomme qui est nôtre hôte pour ce soir. Sa femme et une petite fille fille sortent pour nous accueillir, et notre arrivée réveille un bébé qui dormait dans la salle. On se rafraîchit un peu puis, Gil, A. et C. infatigables, partent faire une ballade ŕ dos d'âne cette fois ci. Moi, selon mon habitude, je m'installe sur le tatchen extérieur pour contempler le paysage magnifique. La maîtresse de maison vient me confier sa petite fille sur le tatchen, Cobir me demande de lui pręter les jumelles, un moment paisible et bien agréable. Gil et C. rentrent les premier. A. a voulu continuer la balade rentre plus tard avec notre hôte. Le nuit est lŕ et, il faut se mettre ŕ table. Nous qui avons mangé toute la journée somme incapables de faire honneur au repas, alors que nos hôtes ont de toute évidence mis les petits plats dans les grands pour nous recevoir. Heureusement Cobir croque ses concombres avec enthousiasme, goűte ŕ tous les plats et nous aide ŕ sauver l'honneur. C'est vraiment gęnant ces plats qui repartent ŕ peine entamés.... | | | Serait-ce trop demandé que quelques photos pour encore plus nous faire ręver ? STP ! Quelle générosité Gil !! | | | Ŕ: Dolma · 10 septembre 2006 ŕ 21:37 Re: Ouzbékistan? Eblouissant! Message 20 de 48 · Page 1 de 3 · 9 919 affichages · Partager  , oui, excuses moi Dolma, j'avais mal lu | Carnets similaires sur l'Ouzbékistan: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 247 visiteurs en ligne depuis une heure! |