| Oser partir? Fildariane · 14 janvier 2009 à 11:02 27 messages · 15 participants · 7 111 affichages | | | | 14 janvier 2009 à 11:02 Oser partir? Message 1 de 27 · Page 1 de 2 · 5 496 affichages · Partager Depuis qq tps, ai envie de partir travailler à l'étranger... Mais j'ai 2 enfants, ai- je le droit de les déracinés ? Je serais seule, je sais que je le ferais sans aucune hésitation ! Faut-il attendre que le tps passe, ou l'imposer aux personnes qu'on aime ? | | | À: Fildariane · 14 janvier 2009 à 11:07 Re: Oser partir? Message 2 de 27 · Page 1 de 2 · 5 486 affichages · Partager Bonjour,
les "racines" de vos enfants, c'est vous, où que vous soyiez. Pour les autres membres de la famille, les copains, aujourd'hui, il y a suffisamment de moyens de communication pour garder le contact.
En avez-vous déjà parlé à vos enfants pour que vous craigniez de leur "imposer" votre envie ? | | | À: Kelessuf · 14 janvier 2009 à 11:16 Re: Oser partir? Message 3 de 27 · Page 1 de 2 · 5 461 affichages · Partager Bonjour, Oui, j'en ai déjà parlé avec eux. Pour la grande (15 ans) elle me dit qu'il n'y a aucun soucis (selon elle du moment qu'elle est avec moi tout va bien!) mais est-elle vraiment consciente du manque qu'elle pourrait peut-être avoir à être loin de son père, sa grd-mère, sa meilleure amie? Quant au pt (11 ans aujourd'hui) il ne dit rien, il écoute... Ps : j'ai aimé votre phrase : "les racines de vos enfants, c'est vs, où que vs soyiez" | | | À: Fildariane · 14 janvier 2009 à 11:53 Re: Oser partir? Message 4 de 27 · Page 1 de 2 · 5 453 affichages · Partager Bonjour fildariane, si tu te sens plus heureuse et plus épanouie en changeant ainsi ta vie je crois que tes enfants auraient plus à gagner qu'à perdre de cette ambiance familiale redynamisée..  Par ailleurs, d'après ce que j'ai observé autour de moi, une ou plusieurs expérience de vie " ailleurs", ça marque un enfant ou un ado pour toujours, le plus souvent positivement, c'est souvent une ouverture, un enrichissement extraordinaire et ceux que je connais y ont gagné le virus du voyage ou carrément de l'expatriation..! Comme tu as eu la prudence et l'honneteté de tater le terrain avec eux, et que ça ne se présente pas trop mal.. pourquoi ne pas suivre cette aspiration profonde ? Et meme si vous traversez des tas de petites galères matérielles ou d'adaptation, ça leur apprendra la vie et ça peut contribuer à vous souder davantage.. Bonne chance à toi ! | | | À: Melizande · 14 janvier 2009 à 12:00 Re: Oser partir? Message 5 de 27 · Page 1 de 2 · 5 450 affichages · Partager Bonjour, merci pour ton message et si je suis mon "aspiration profonde", je te tiendrait au courant. A bientôt. | | | À: Fildariane · 14 janvier 2009 à 14:19 Re: Oser partir? Message 6 de 27 · Page 1 de 2 · 5 419 affichages · Partager bonjour, cest une bonne question mais plus complexe qu'il n'y parait; effectivement il y a son desir et la possibilite que les enfants s'epanouissent a l'etranger, mais, souvent a l'age des tiens, ceux ci ont des reperes puissants, familiaux, amicaux (c'est important a 15 ans)et sociaux. j'aurai tendance a penser que c'est une bonne chose d'emigrer, (encore que cela depende du pays et des conditions), mais je ne crois pas que leurs racines profondes ce soit uniquement vous, loin de la. mais bon, c'est toujours une experience plutot enrichissante et a essayer, sans trop de crainte, si vous en avez parle ensemble. de toute facon rien n'est definitif et les enfants ont une capacite insoupconnee d'adaptation, (les ados parfois un peu moins) just do it ludo | | | À: Fildariane · 14 janvier 2009 à 14:47 Re: Oser partir? Message 7 de 27 · Page 1 de 2 · 5 412 affichages · Partager re,
les informations supplémentaires que vous avez apportées dans votre deuxième message (âge de tes enfants, situation familiale) modifient pas mal les choses. Comme l'a écrit Javaludo, c'est plus complexe (je n'ai pas écrit impossible !)
Votre fille vous suit-elle par adhésion ou pour vous faire plaisir ? Les silences de votre fils sont-ils de l'indifférence, du "cékankonyva" ou des inquiétudes ? Qu'en dit le papa ?
Vos enfants sont effectivement grands, et à un âge où beaucoup de choses se bousculent dans leur tête. Il serait sage d'en parler sereinement et sincèrement avec eux, qu'ils puissent s'exprimer sans avoir peur de vous faire mal (ils ont sans doute compris qu'il s'agit pour vous d'une "aspiration profonde") si cette aspiration profonde n'est pas la leur. Peut-être en parlent-ils autour d'eux (à leur père, à leur grand-mère, à leurs amis).
Qu'en est-il professionnellement ? Auriez-vous la possibilité de garder votre poste en Belgique en cas de retour au pays ?
Sans renoncer à votre aspiration, prenez le temps nécesaire pour vous assurer que votre projet suscite une adhésion réelle. | | | À: Fildariane · 14 janvier 2009 à 14:52 Re: Oser partir? Message 8 de 27 · Page 1 de 2 · 5 407 affichages · Partager Ce serait pour partir où ? En fonction de l'éloignement, la situation n'est pas la même... | | | À: Fildariane · 14 janvier 2009 à 14:55 Re: Oser partir? Message 9 de 27 · Page 1 de 2 · 5 402 affichages · Partager Je suis assez d'accord avec les deux posts précédents. A 15 ans, on a déjà commencé à construire sa vie "en dehors des parents". On se crée ses propres racines et il n'est pas toujours facile de tout lâcher pour suivre ses parents. Néanmoins de nombreuses expatriations avec des enfants grands ont parfaitement réussies. On peut s'adapter partout. Je crois que vous prenez la bonne direction en prenant le temps d'en parler avec vos enfants. Peut-être que votre fils de 11 ans sera plus réceptif si vous pouvez lui expliquer concrètement vos projets : pays où vous comptez vous installer, durée de l'expatriation, possibilités de revenir en France de temps à autres... Je crois que pour que vos enfants puissent élaborer une réflexion sur votre désir, il faut que vous soyez vous-mêmes très claires dans votre tête, afin de ne pas les perdre dans vos propres hésitations. | | | À: Fildariane · 14 janvier 2009 à 17:58 Re: Oser partir? Message 11 de 27 · Page 1 de 2 · 5 255 affichages · Partager Bonsoir, je viens de regarder ton profil, d'après ce que tu y as inscrit, tu n'es jamais allée en Martinique ou en Guadeloupe..? Oups, ça change tout.. une destination dont tu ne connais que la représentation que tu t'en fais ? Ton projet ne mériterait il pas une visite de repérage..? | | | À: Fildariane · 15 janvier 2009 à 11:49 Re: Oser partir? Message 12 de 27 · Page 1 de 2 · 5 205 affichages · Partager bonjour comme te le dis Melizande, il serait bien que tu fasses 1 petit voyage sur place, car vu de loin ça à l'air sympa, soleil, plage...mais il n'y a pas que des côtés positifs. la vie y est assez cher et le travail pas toujours facile. pour des vacances c'est superbe, mais y habiter pas si évident... évidemment l'éloignement des enfants, qui ont encore plus besoin d'1 père à l'adolescence peut aussi poser problème... mais qui ne tente rien n'a rien ! as-tu 1 travail prévu ou pas ? connais -tu des gens sur place ? beaucoup de questions à se poser. belle journée francia | | | À: Fildariane · 15 janvier 2009 à 12:32 Re: Oser partir? Message 13 de 27 · Page 1 de 2 · 5 176 affichages · Partager "oser partir" : se poser la question c'est déjà un premier pas ! poser la question sur Voyage Forum, c'est un second pas  et chaque réponse reçue aussi ! dans quelques jours vous aurez fait une "percée" prépàrant à une envolée... maîtrisée  et puis "fild'Ariane" n'est-ce pas une "assurance" supplémentaire ! c'est une décision qui doit-être mûrie... recherchez sur le site les discussions concernant les deux îles que vous mentionnez... les avis sont contreversés... bonne route... quelle qu'elle soit. | | | À: Fildariane · 15 janvier 2009 à 14:17 Re: Oser partir? Message 14 de 27 · Page 1 de 2 · 5 140 affichages · Partager La question est plus complexe qu’elle ne parait, car elle soulève une multitude de questionnements qui sont loin de se résumer au lien entre une mère et ses enfants ni non plus à la question des racines, mais plus à la capacité d’adaptation dans un environnement autre que celui où l’on a toujours vécu. Je vais être long dans mon poste car se poser les bonnes questions permet d’avoir les bonnes réponses.... Il ya une différence entre le désir de partir et les capacités réelles d’intégration dans un autre environnement. Il ya aussi une différence énorme dans la construction de la personnalité entre le groupe d’appartenance qui fait allusion à ses racines (sauf que les racines sont multiples et ne se résument plus au seul environnement familial) et le groupe de référence qui lui fait se définit à tout ce qu’on aspire et qui nous sert de mos modèles pour concevoir notre projet de vie. Cela dit le problème de l’intégration des enfants au vu de la séparation d’un espace de vie originelle est un faux problème, surtout si l’on se laisse bercer par ses formules belles mais sans fondement réel du genre : « les "racines" de vos enfants, c'est vous, où que vous soyez. C’est oublier que les racines font partie de cet imaginaire qui a de moins en moins pignon sur rue pour la grande majorité des jeunes générations : le groupe de référence est de moins en moins les parents que les jeunes de leur génération. On ne se projette plus dans le future en voulant devenir comme papa ou maman mais on voulant se faire reconnaître par l’intégration des concepts des gens de leur génération. D’où l’expression en vogue dans ce mouvement de pensée générationnelle « c’est has been (anglicisme signifiant littéralement « a été » est, avec une connotation péjorative, quelqu'un ou quelque chose de désuet. Mais mon Dieu merci s’il existe que le voyage ne soit pas encore un concept has been chez les jeunes. Au contraire C4EST MÊME fUN DE VOYAGER, c'est moderne : les enfants s’éclatent justement dans des projets ou des rêves de voyages avec cette illusion : " le voyage forme la jeunesse" surtout les pré adolescents et les adolescents qui rêvent de partir (c'est la voie royale de l'émancipation) et de découvrir le monde tel que le construit leur imaginaire : tout le monde il est bon tout le monde il est beau ailleurs que chez nous, une manière de fuir la dure réalité du quotidien, qui se résume souvent pour eux à fait ce ci fait cela, ne fait pas ceci, ne fait cela. C’est l’âge où ils sont l’impression de tout savoir et donc revendique une reconnaissance de leur soit disant valeur propre (j’ai pas envie...) oubliant les dangers de la vie, dont jene citerai aucun exemple pour ne pas sombrer dans le jugement de valeurs. Et oui ce sont les symptomes de cette fameuse crise d’adolescence qui se vit au moment où l’on l’attends moins. mais ça ressemble fort au démon de minuit dont les symptome de mal être font penser à une crise d'adolescence tardive Si les adultes ont leur démon de minuit, les enfants ont leur crise d’adolescent, période où l’on a envie de tout claquer pour recommencer ailleurs une nouvelles vie celle là que l’on s’est imaginer et que les péripéties de la vie nous ont obligé à faire d’autre choix. La volonté de partir se prépare autrement : non pas dans les préoccupations de ruptures mais dans les acquisitions qui nous permettent de créer ailleurs un nouvel cadre de vie qui se présentera meilleur que celui que nous abandonnons. Bien sur ces acquisitions ne sont pas seulement matérielles, elles sont aussi et surtout immatérielles comme l’est une grande partie de ce qui nous permet de définit le bonheur. Partir ne se fait jamais impunément alors nos interventions seront moins des conseils que des questionnements pour que tu conçoives mieux ton projet de vie dans cet exil volontaire sans te cacher derrière de faux semblant car même si tu n’as jamais vécu dans un endroit tu peux tout à fait t’y plaire cela dépendra de ta personnalité à accepter le changer et les remise en cause sans te dépersonnaliser. Car à trop vouloir être comme les autres on finit par ne plus savoir qui on est. Le tout est de savoir s’imprégner des autres en restant soi ce mélange de nouveau et d’ancien qui rend notre culture si riche. Fais de voyages de plus d’un mois avant de partir définitivement pour vivre sous d’autres cieux. Cela fait partir de la préparation comme un sportif qui s’échauffe avant d’entamer la compétition. Conclusion : la vrai question n'est pas d'OSER PARTIR, mais comment partir ou du moins comment préparer son départ. Courage et bonne chance dans ta nouvelle aventure en préparation | | | À: Fildariane · 15 janvier 2009 à 16:33 Re: Oser partir? Message 15 de 27 · Page 1 de 2 · 5 113 affichages · Partager Tout dépend de l'âge de tes enfants.
J'ai travaillé un peu partout dans le monde jusqu'au 5 ans de ma fille qui correspondait à la naissance de mon fils (en 2002). A partir de ses 5 ans, ma femme et moi avons préféré nous stabiliser à un endroit pour qu'elle puisse commence à tisser ses propres relations avec ses amies.
Il ne faut pas croire que tous les enfants aiment être déracinés. C'est loin d'être le cas. | | | À: Fildariane · 15 janvier 2009 à 16:40 Re: Oser partir? Message 16 de 27 · Page 1 de 2 · 5 100 affichages · Partager Bonsoir,
La vraie question est elle : Oser partir,... avec un vrai projet, un pays cible bien identifié, l'assurance matérielle à l'arrivée... Ou comme dans beaucoup de messages de ce genre,.... vouloir fuir... ???
Dans le premier cas, cela se décide en famille, à l'occasion d'un voyage préléminaire, en faisant participer au projet.
Dans le 2eme cas, inutile d'accumuler les galères, et de les faire subir aux enfants. | | | À: Sikatio · 15 janvier 2009 à 16:54 Re: Oser partir? Message 17 de 27 · Page 1 de 2 · 5 091 affichages · Partager Hmmh...je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce que tu dis. Ta vision de l'adolescence sans être inexacte me paraît incomplète.
période où l’on a envie de tout claquer pour recommencer ailleurs une nouvelles vie celle là que l’on s’est imaginer et que les péripéties de la vie nous ont obligé à faire d’autre choix.
Ce n'est pas toujours le cas. Il me semble qu'un certain nombre d'adolescents ne veut justement pas recommencer ailleurs, mais au contraire s'enraciner dans un lieu, pour commencer à construire quelque chose.
Comme le dit GilesB, il me semble que tous les enfants n'aiment pas être déracinés.
Reste ensuite la question des fondements du refus éventuel d'un ado ou d'un enfant d'être déraciné. C'est souvent par crainte de ne pas retrouver ailleurs ce qu'on a déjà ici (en particulier les amis). Je connais des ados qui sont partis à la Réunion en rechignant, fachés avec leurs parents qui leur imposaient ce départ, ils sont aujourd'hui ravis d'avoir vécu cette expérience. D'autres qui se disaient enchantés de partir ont vite déchanté et ont bien amèrement regretté leur vie précédente. | | | À: Melizande · 15 janvier 2009 à 18:19 Re: Oser partir? Message 18 de 27 · Page 1 de 2 · 5 075 affichages · Partager FILDARIANE: J'adore ta réponse tres réfléchie... Et pleine de sagesse et d'espoir.  ça me stimule dans ma réflexion à moi aussi malgré que je partirais seule.
Bonjour fildariane, si tu te sens plus heureuse et plus épanouie en changeant ainsi ta vie je crois que tes enfants auraient plus à gagner qu'à perdre de cette ambiance familiale redynamisée..  Par ailleurs, d'après ce que j'ai observé autour de moi, une ou plusieurs expérience de vie " ailleurs", ça marque un enfant ou un ado pour toujours, le plus souvent positivement, c'est souvent une ouverture, un enrichissement extraordinaire et ceux que je connais y ont gagné le virus du voyage ou carrément de l'expatriation..! Comme tu as eu la prudence et l'honneteté de tater le terrain avec eux, et que ça ne se présente pas trop mal.. pourquoi ne pas suivre cette aspiration profonde ? Et meme si vous traversez des tas de petites galères matérielles ou d'adaptation, ça leur apprendra la vie et ça peut contribuer à vous souder davantage.. Bonne chance à toi ! | | | À: Fildariane · 15 janvier 2009 à 18:31 Re: Oser partir? Message 19 de 27 · Page 1 de 2 · 5 068 affichages · Partager Bonjour, Je suis Belge moi aussi et il y a 30 ans j'ai tout quitté pour venir vivre dans le Sud de la France. Je suis arrivée ici avec ma fille agée de 6 ans. Et bien ce n'est pas toujours évident. Ma fille m'a souvent reproché d'être loin de la famille (grands parents, tante, cousins...). Etant divorcée, elle voyait son père lors des vacances scolaires, cela ne posait pas de problème pour elle mais lui l'a très mal vécu et cela a causé pas mal de conflits. Et comme on dit "il ne faut pas confondre tourisme et émigration", car en tant que vacancière j'étais hyper acceptée dans la région mais lorsque je m'y suis installée définitivement, le regard des gens a changé, j'étais "l'étrangère". On m'a même reproché d'avoir trouvé du travail rapidement, alors que certains français.... Et parfois je me suis demandé si j'avais fait le bon choix et à vrai dire la Belgique me manquait (les gens surtout). Ce qui est difficile à vivre c'est que lorsque on est loin, on idéalise son pays et si on n'y retourne en vacances, après quelques jours, on fait l'inverse, on idéalise l'endroit ou l'on vit et on ne sait plus très bien où on en est. Le fait de m'investir dans beaucoup d'activités associatives a bien arrangé les choses. Maintenant, je serais incapable de retourner vivre en Belgique, ma vie est ici. Et ma fille, a la bougeotte, elle travaille surtout à l'étranger (même au bout du monde). Je ne veux pas te décourager (bien au contraire), je veux juste te faire part de mon expérience. Bonne chance à toi et à tes enfants. | | | À: Bardak · 16 janvier 2009 à 2:11 Re: Oser partir? Message 20 de 27 · Page 1 de 2 · 5 026 affichages · Partager Rassure toi je n'ai pas la prétention de détenir la réalité des choses mais pour être précis ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit.
j'ai abordé la question de l'intégration des enfants dans une logique d'opposition entre groupe de référence et groupe d'appartenance ce qui revient à souligner l'importance du déterminisme générationnel au détriment du déterminisme familial. cela n'est pas exclusif, mais cela montre que l'enfant, même s'il a des réticences à plonger dans l'inconnu, a une capacité d'adaptation plus forte car la culture générationnelle, à laquelle il adhère, dépasse, de nos jours dans le contexte de mondialisation, la culture du terroir. A ce propos, cela me rappelle une anecdote de mon jeune age : ma mère adore me titiller en me rapportant le souvenir de mon premier jour d'école. J'avais fait une crise pas possible pour ne pas m'y rendre tellement je me sentais bien à la maison, j'étais entouré d'animaux élévés dans la basse cour. Le soir quand elle vint me chercher à l'école j'étais le dernier à vouloir rentrer à la maison tellement j'étais heureux de m'être fait de nouveaux amis. Depuis ma vie se résume à de longues pérégrinations dont j'en tire beaucoup de bonheur.
L'enfant est qu'il en déplaise à Dolto un être en devenir et il incombe aux parents de faire preuve de pédagogie pour lui donner envie de découvrir autre chose que ce qu'il a pris l'habitude de connaitre et de faire. je ne dis pas qu'il ne faut pas écouter ses envies mais qu'il faut aussi savoir susciter en lui d'autre envie que celle qu'il a apprivoisé. Mais cela n'est qu'une parenthèse car mon propos visait surtout à demontrer que voyager n'était pas encore "has been" dans la jeune génération d'aujourd'hui : c'est d'ailleurs au programme de cinquième et que certaines école ils cotoient pour ceux qui vivent dans les grandes villes d'autres enfants venant d'horizons différentes. Cela dit je n'ai jamais dit qu'il y avait qu'une seule culture adolescente. Je veux simplement dire qu'il y a des possibilités de préparer l'adolescent à s'inscrire dans la dynamique de voyage de sa mère. Et donc que cela n'est pas un handicap dans son désir de partir
Deuxième inexactitude dans ta critique, tu cites des propos de mon post qui ne se référent pas à l'adolescence mais à l'adulte en invoquant sans trop m'attarder le démon de midi, pour évoquer la symbolique du changement radical. C'était pour moi une manière d'amener l'initiateur du débat à préciser les raisons de son désir de partir pour refaire sa vie ailleurs. l'objectif était pour moi de fonder ma conclusion sur la nécessité de préparation du départ sans se réfugier dans la crainte du dépaysement des enfants autrement dit que Partir ailleurs nécessite une préparation plus profonde que celle que l'on consacre à un simple voyage car partir ne se fait jamais impunément.
j'admets que je me suis aventuré à mettre sur une ligne comparative le démon de midi qui se déclare en général chez l'adulte vers la quarantaine et la crise d'adolescence. cela a sans doute créé une confusion dans mon exposé. je m'en excuse | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 889 visiteurs en ligne depuis une heure! |