| Entre besoin et possibilité(s) Elliaz · 12 août 2012 à 4:23 72 messages · 17 participants · 7 929 affichages | | | | 12 août 2012 à 4:23 Entre besoin et possibilité(s) Message 1 de 72 · Page 1 de 4 · 3 642 affichages · Partager Salut. Je me suis dit, qui mieux que des routards pour me conseiller ? me soutenir peut-être ?
Bon, je résume, je suis parvenu sur le site en faisant une recherche du genre "tout plaquer pour partir, c'est faisable ?".
En gros, j'ai une vie qui rime à rien, pas de métier, pas d'argent, pas de désirs particuliers, aucune vie sociale, des milliers d'euros de dettes (que je cherche pas à "fuir", je serais ravi de rembourser tout ça), santé physique minable ne me permettant pas de travailler, un âge "trop avancé" pour "rentrer dans les cases" du système français (au delà de 25 ans t'es plus un jeune, donc t'as plus "droit" à rien, écoles, formations, bourses, etc), pas vraiment de réussites personnelles dans le passé, financièrement, amoureusement, familialement c'est un désastre, bref, où que je me tourne, c'est le mur, la falaise, le black out, le border line.
J'ai perdu le fil, pas trouvé les bonnes personnes ou, au mieux, je n'ai pas su les garder. En gros, j'en suis à une espèce de "point zéro" glauque.
Donc là ma question existentielle se résume à rester en europe et frôler un genre de suicide, qu'il soit réel ou social ou les deux, ou me barrer, tirer un trait, partir du principe qu'on a qu'une vie et que son seul intérêt est qu'elle soit... intéressante (ben oui, hein), riche en émotions, porteuse de désirs, d'espoirs.
Là, au point où j'en suis, demain je pourrais me casser le cou dans ma baignoire, personne s'en rendrait compte avant plusieurs semaines. Il y a une réalité particulièrement mal aisée à assimiler quand on la découvre, c'est que l'intérêt qu'on porte aux autres n'est pas forcément réciproque. Oui je sais, 38 ans c'est tard pour piger ça.
Bon, en gros, je sais pas comment faire pour partir, sauver ma peau, en quelque sorte. Là j'en peux plus. Je me demande même plus si c'est raisonnable ou quoi. Bien sûr que ça ne l'est pas, à un tas de niveaux. Mais ça fait 20 ans que j' "essaie", ben rien à faire, je rentre pas dans les cases, dans le moule, ce système, cette société, me vomissent allégrement à chaque fois que je tente de m'y insérer. Ce n'est même pas du désespoir, c'est un constat simple et lucide. Comme a dit Coluche "la société ne veut pas de moi, qu'elle se rassure je ne veux pas d'elle".
En gros, histoire, vécu ou quoi, là je suis paumé, partir, oui, mais où, comment et surtout pourquoi faire ? Tout ce que je sais c'est qu'ils 'agit d'une question de survie, mentale, émotionnelle, morale.... Donc, je ne cherche pas à philosopher, tout ce que je sais c'est que je ne sais rien, mais je n'ai pas du avoir la bonne éducation, ou les bonnes expériences, toujours est-il que je ne sais pas "comment" faire.
Voilà, petite bouteille à la mer, merci de me partager vos anecdotes, vos astuces, vos solutions. Et désolé pour le ton déprimatif, mais tout est relatif ^^ | | | À: Elliaz · 12 août 2012 à 4:45 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 2 de 72 · Page 1 de 4 · 3 631 affichages · Partager Bon ! disons que votre message est assez déprimant !!! ce que je suggère, allez consulter au plus vite car vous aller être malheureux partout, peu importe ou vous serez, vous devez aller voir un thérapeute. Écrire ce que vous avez écrit démontre un dépression très profonde qui se doit d'être traitée et peu importe ou vous irez, vous serez malheureux.
Écoutez, ma soeur, elle, voulait vivre, pourtant, elle n'avait presque rien, elle avait un moral d'enfer, était toujours de bonne humeur. Pouf ! cancer déclarée en septembre, décédée en juillet. Alors, lorsque je lis un jeune qui n'a pas de but dans la vie et qui a la santé (enfin, je crois), je ne peux m'empecher de lui dire : GROUILLE TOI PIS VITE, trouve toi un but, fait quelque chose pour aider les autres peut être ? je ne sais pas, mais c'est urgent que tu prennes ta VIE en main. Je ne veux pas du tout vous juger, mais, dites vous qu'il y a des gens qui n'ont rien, qui sont heureux CAR ILS ONT TROUVÉS un but a leur vie.
Allez, ne vous décourager pas, vous allez trouver, il le faut, c'est urgent. Ne pas partir, les problèmes ne disparaîtront pas, ils vous suivront.
Il n'est jamais trop tard pour faire ce que l'on veut. Essayez de trouver quelque chose qui vous intéresse et faite le a fond la caisse !!! Ne pas lâcher, c'est ca la vie et je sais que parfois, c'est loin d'être facile, mais il faut continuer et vivre. La vie vaut la peine !!!
Bougez vous et trouvez un but !
Amicalement | | | À: Lujack · 12 août 2012 à 5:40 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 3 de 72 · Page 1 de 4 · 3 621 affichages · Partager merci-merci  j'espère ne pas être "irrécupérable", mais pour moi la vie c'est aussi les "bas", non ? je ne crois pas aux thérapies, désolé, du moins pas celles où on nous explique que tout notre mental n'est que problématique à conceptualiser et assimiler. La vie ça se ressent, et parfois le ressenti est douloureux, il ne s'agit pas pour moi d'y échapper, mais de l'appréhender d'une autre façon. Je ne viens pas avec l'oeil larmoyant et la main tendue, du moins pas en ce qui concerne mon état psychique, ma vraie question est de savoir "comment" faire pour se "désengluer" d'une vie trop noire, trop négative, redémarrer, quelque chose, n'importe quoi. je le sais bien que tout ça est "déprimant", à lire, je n'en doute pas, mais à vivre vous n'imaginez même pas. Le truc c'est que j'ai pas 15 ans ou 45, je ne passe pas par une période de "remise en question" liée à un état biologique. C'est juste que je fais le tour de la question depuis qlqs années, que je ne trouve pas d'issue et que "partir" me semble une étape à franchir, meme si c'est pour six mois. Seulement voilà je ne sais pas "comment" m'y prendre ? Le peu que je possède, tout cumulé, ne doit pas dépasser les deux mille euros et encore, au prix d'achat neuf. A qui je peux revendre ce que j'ai ? Que faire une fois à l'étranger, sachant que j'ai aucun savoir faire, aucun métier? j'ai quitté l'école à 15 ans, j'ai travaillé comme manoeuvre agricole et à 25 je me suis bousillé le dos, maintenant quand je reste dans la mm position plus d'une demi heure j'ai mal partout, j'ai fait des années de kiné qui ont rien changé. J'ai essayé deux fois d'aller à la fac, j'ai jamais réussi à décrocher un diplôme, passé 35 ans il n'y a plus de droits aux bourses et comme je l'ai dit je ne peux plus faire les "petits jobs". J'ai voulu faire une saison de pommes l'année dernière, au bout de trois jours c'était comme si j'avais fait deux mois, j'en pouvais plus. j'en rajoute pas, je fais pas dans le misérabilisme, c'est la (putain) de réalité. J'ai pas de famille, pas d'amis, pas de petite copine, pas de métier, pas de projet d'avenir et ça un thérapeute pourra pas me l'apporter. Je demande pas à quelqu'un de m'expliquer comment faire pour avoir une "bonne" ou une "mauvaise" vie, c'est juste que je ne sais pas comment il faut faire pour en changer. D'ailleurs je doute que personne ici ne sache vraiment. Navré pour l'impression que je peux donner mais pas autant que pour la douleur que vous avez pu traverser. Des gens autour de moi m'ont quitté également et se retrouver seul, je sais ce que c'est. Faut pas perdre le moral, mais ça doit pas nécessairement dire qu'il faut se voile rla face avec de grandes phrases sur "la vie est belle malgré tout". Non, elle est moche, aussi, et surmonter ces moments là on y arrive parfois avec de judicieux conseils (ce que j'espère trouver par ici  ). Mais j'ai bien entendu le vôtre, pas de souci, je me suis posé la question très souvent (du thérapeute), j'ai peut être simplement besoin d'en entendre d'autres | | | À: Elliaz · 12 août 2012 à 5:48 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 4 de 72 · Page 1 de 4 · 3 620 affichages · Partager Salut Elliaz.
J’ai lu sur ton profil que tu aimes écrire?
Part. Fou le camp sur les routes du monde... et reviens-nous avec de jolis carnets de voyage biens ficellés. Appliques-toi. Travailles tes textes. T’as déjà un auditoire de 938 000 lecteurs potentiels sur VF.
Reviens nous dire de quoi le reste du monde a l’air!
À plus et bonne route.
DeCléricy | | | À: DeCléricy · 12 août 2012 à 5:54 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 5 de 72 · Page 1 de 4 · 3 623 affichages · Partager yep ! je le sens que c'est un truc comme ça qu'il me faut. D'où ma question de départ "comment qu'on fait" ? perso j'ai pas les références, ou la débrouillardise ou je sais pas quoi, jme sens coincé y'a aucune des solutions auxquelles je pense qui soit bonne.... je suis jamais parti, ou un peu, comme ça, en touriste qui revient à sa routine une fois sa thune épuisée. Sérieux, je me doute qu'il ya des réponses "simples" mais j'arrive pas à la, les formuler.... | | | À: Elliaz · 12 août 2012 à 6:28 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 6 de 72 · Page 1 de 4 · 3 620 affichages · Partager D'où ma question de départ "comment qu'on fait" ?
Comme on apprend à nager... en plongeant dans l’eau. Comme on bâtit une maison... en se cognant sur les pouces parfois.
Tu vas voir. Sur la route t’auras pas le choix: c’est la démerde totale. Surtout si tu voyages à la dure. Tu vas te découvrir des qualités, rire de tes défaults. T’auras pas le choix d’avoir de l’entregens, de t’ouvrir au monde.
Sur la route, qu’est-ce qu’un homme a besoin? Un peu de nourriture au quotidien, prendre un soins jaloux de sa santé (malade, loin de chez soi et tu t’ennuis de ta mère c’est pas très, très long), un toit s’il pleut (ou un pont, un portique quelconque)... et conserver jalousement dans son baluchon une pincée d’émerveillement. Au cas ou.
DeCléricy
Ô Mort, vieux capitaine, il est temps! levons l'ancre! Ce pays nous ennuie, ô Mort! Appareillons! Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre, Nos coeurs que tu connais sont remplis de rayons!
Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte! Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau, Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe? Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau!
— Charles Baudelaire, Le Voyage. | | | À: DeCléricy · 12 août 2012 à 13:26 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 7 de 72 · Page 1 de 4 · 3 583 affichages · Partager Avant de lire ta réponse, j'ai lu celle de Elliaz et j'ai eu la même idée !!! Écrire !! c'est ce qui me fait le plus de bien lorsque je ne vais pas bien, j'écris tout ce qui se passe en dedans de moi et ca libère un peu.
Partir, écrire son carnet, Elliaz y a rien de mieux pour vous libérer un peu ! J'adore écrire, j'ai fait juste un carnet de voyage, tout y est, je le relis et je revis mon voyage !
Pour le travail, et bien avec votre état de santé, je vois un travail qui n'est pas physique, donc, pourquoi ne pas allez assister les jeunes dans une association quelconque, là ou il y a des enfants, c'est tellement gratifiant de voir leurs sourires.
Bon, en tout cas je vous souhaite de trouver une échappatoire et de vite vous remonter le moral. Bien sur, sans famille ni ami, c'est plus difficile de se remonter ! Partez en voyage et vous aller rencontrer plein de gens qui se feront un plaisir de discuter avec vous.
Bonne chance ! | | | À: Elliaz · 13 août 2012 à 10:11 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 8 de 72 · Page 1 de 4 · 3 533 affichages · Partager Situation "pelote de ficelle", quoi...
En gros, il vous faut trouver comment trouver le premier brin, qui conduira à dérouler et surtout désembrouiller la pelote. Ce n'est certainement pas en partant à l'aventure que vous y arriverez, la vision romantique du départ qui solutionne tout n'est que cela, une vision romantique. On emmène en fait ses soucis avec soi, on ne les abandonne pas en partant au loin.
Vu votre situation et votre état d'esprit, je vous suggère de vous adresser à une des nombreuses associations/organisations vouées à aider les gens comme vous, genre Emmaüs ou l'Armée du Salut (je connais un certain nombre de personnes en Suisse que ces organisations a sorties de sacrées ornières, sans pour autant leur faire de propagande religieuse), qui offrent gîte, couvert, formation, aide à la gestion des dettes, travail adapté à la santé, soins médicaux-psychiatriques, etc., toutes choses qui pourraient contribuer à vous "remettre en selle".
Certaines de ces organisations ont des antennes hors Europe dans le cadre de projets de coopération.
Je vous souhaite bon courage et bonne chance. | | | À: Elliaz · 13 août 2012 à 11:34 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 9 de 72 · Page 1 de 4 · 3 530 affichages · Partager Je suis entièrement d'accord avec DeCléricy. Partez.
D'où ma question de départ "comment qu'on fait" ?
Heu, c'est pas "comment fait-on la vraie question", pas vrai ?  Trouvez-vous une bonne route, travaillez l'endurance de votre pouce et sautez dans la première voiture. Pis si vous vous êtes organisé un canapé (couchsurfing) quelque part, chez quelqu'un, que pourriez-vous demander de plus ? Vous ne me ferez pas croire que c'est si compliqué. Le véritable problème n'est pas de savoir comment faire mais de le faire. Il n'y a rien qui entraîne autant d'inertie que la dépression; c'est que quelque part, c'est presque confortable de se vautrer dedans.
Voyager ne coûte rien ou si peu, quand on veut... | | | À: Lujack · 13 août 2012 à 15:37 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 10 de 72 · Page 1 de 4 · 3 510 affichages · Partager peu importe ou vous irez, vous serez malheureux.
+1
@Elliaz: le thérapeute ne peut pas t'apporter une famille, un métier et une copine, par contre il peut te mettre sur la bonne voie pour aller les chercher de par toi-même. D'autre part, mis à part la thérapie, quelle autre option as-tu ?
Partir à la découverte du monde, c'est génial, mais fuir à l'autre bout du monde en pensant que ça va résoudre nos problèmes, c'est utopique (et ça demande des moyens financiers également).
@Lucie : désolée pour ta soeur, la vie est souvent injuste... | | | À: Elliaz · 13 août 2012 à 15:45 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 11 de 72 · Page 1 de 4 · 3 480 affichages · Partager Je te conseille la lecture du blog d'un un gars estropié (il s'est payé un bus dans sa jeunesse), devenu un voyageur permanent avec un budget riquiqui : lespetitshommesmoustachus.blogspot.fr/ | | | À: FDB · 13 août 2012 à 16:31 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 12 de 72 · Page 1 de 4 · 3 469 affichages · Partager peu importe ou vous irez, vous serez malheureux.
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@Lucie : désolée pour ta soeur, la vie est souvent injuste... 
Merci a toi Fabi, c'est tres gentil de ta part | | | À: Elliaz · 17 août 2012 à 21:36 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 13 de 72 · Page 1 de 4 · 3 352 affichages · Partager Tu ne me sembles pas du tout déprimaté...  Mais là... qu'est-ce qui te donne envie de te lever le matin ? | | | À: Elliaz · 18 août 2012 à 0:37 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 14 de 72 · Page 1 de 4 · 3 332 affichages · Partager Allo, Je peux comprendre ton point de vue, même si je ne suis pas vraiment dans ta situation, et un peu plus jeune, mais je suis en accord avec ta citation coluche, la solitude pas toujours choisie, et la société que tu ne sembles pas trop aimer non plus et réciproquement ! Je reviens d'une virée nord -sud france ( bretagne) - espagne - portugal, en compagnie de mon sac, et quelques portions en stop aussi (au début par necessité, et finalement par gout aussi !) ; J'ai quelques voyages à l'étranger dans mes souvenirs, asie et ailleurs, mais je n'avais que peu essayé le stop jusque là, et j'ai récolté quelques rencontres et échanges sympas, et des sourires que tu n'auras pas toujours dans un train :) Je confirme que te barrer, ne changera pas forcément le fait que tes problèmes te suivront plus ou moins; Mais comme dit le proverbe "pierre qui roule n'amasse pas mousse"; Ici tu rumines ou tu engranges de nouveaux problèmes, partir vers l'horizon peut te permettre de te délester en parti et te concentrer sur le présent; Si à mon niveau je te conseillais quelquechose :
Déjà, je te déconseille les psys et autres attrapes sous, mieux vaut quelques bons amis ou des contacts sympas et gratuits, c'est mieux que tous les antidépresseurs ! Si tu n'as pas de contacts, pourquoi ne pas contacter une asso à but non lucratif si possible, dans un domaine qui t'interesse ? T'inscrire dans un atelier d'écriture par exemple, un sport ou autre domaine; Prends quelques jours de pause : respire, chasse les pensées négatives et habitudes mauvaises qui te relient au passé; Vis simplement, clarifie ton esprit; Eviter de trop penser et agis Puis fixe toi rapidement un but d'arrivée, puis une date, un jour, une heure, et tiens parole, un lieu précis où tu aimerais aller, où tu aimerais aller respirer l'air; Rien de plus simple Entre ce point et le lieu où t'es, définis un itinéraire, et les moyens pour y arriver et dormir à peu de frais; Si tu peux, emmène dans ton sac (ou ton vélo si tu as !) avec au moins un sac de couchage, quelques vetements, trousse, une popotte, à la limite une toile de tente exterieure (si tu es fauché ou que comme moi tu aimes dormir dans les bras de la nature : D); Et emmène de quoi écrire ou créer : stylos, carnet, papiers entre autre; Ce que tu veux faire ou pas ensuite de ta vie ou pour la "gagner", pourra déjà mieux se préciser à mon avis, voire crée de nouvelles idées auxquelles tu n'aurais pas pensé en restant, désir de poursuivre ou de rentrer, ou en tous cas être envisagé d'un point de vue différent, au sens propre comme au figuré; Si un chant d'oiseau au réveil dans la brume du matin t'apportent des effluves de joie naturelle, ou le sourire, c'est que tu n'es pas encore cuit  Un avis plus personnel quand même, le bonheur comme le malheur est avant tout une question d'état d'esprit, et non de lieu, ou de situation; J'aurais surement aimé faire un bout de chemin avec toi, mais je repars vers l'est dans peu de temps, en compagnie de mon vélo ! Bonne route | | | À: Roulelemonde · 18 août 2012 à 1:11 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 15 de 72 · Page 1 de 4 · 3 321 affichages · Partager Autre chose qui me parait important de préciser : Quand on est pas bien dans sa situation de vie, on a vite fait de vouloir "fuir physiquement" ce lieu de vie, alors que le mal-être est avant tout dans notre état d'esprit ou notre façon de vivre; Et il ne faut pas confondre le voyage physique, avec le voyage vers nos rêves; Si les voyages font parti de tes rêves, alors il y a de fortes chances que le voyage physique t'apportent des choses positives, mais si tes rêves sont autres, le déplacement de lieux en lieux ne résoudra pas forcément tes problèmes, ou ce que tu recherches; Donc l'important c'est d'être à l'écoute de soi et de ses rêves, et d'essayer d'aller vers eux; Si ton vrai rêve est de te construire une maison de rondins dans les montagnes et d'y élever des chèvres, prendre la route ne pourra pas toujours t'apporter ce que tu cherches vraiment, et il vaudra mieux alors penser à trouver du bois, avec peut-être une bergère dans les parages | | | À: DeCléricy · 18 août 2012 à 1:45 · Modifié le 18 août 2012 à 2:07 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 16 de 72 · Page 1 de 4 · 3 301 affichages · Partager Ouah l'aut' ! Il m'a piqué la citation de mon pseudo !
Ceci dit pour répondre au post originel : comment qu'on fait pour s'arracher de ce pays où on crève (la France) ! J'entends déjà les fonctionnaires se mettre à me parler du social-que-le-monde-nous-envie ou autres sottises. Pour ma part cessation d'activité d'une boutique de microinformatique pour cause de CA insuffisant. Et à 40 ans passé impossible de trouver le moindre job. Et pour finir jeté du RMI et ne touchant qu'une retraite chapeau de 85 EUR/mois. Donc la France vous la gardez, moi je la fuis. Je suis au Paraguay avec ce qu'il me reste de mes économies et je compte monter une petite activité rentable où je ne serais pas étranglé fiscalement avant d'avoir gagné un kopek comme en France. J'ai donc décidé de partir depuis longtemps (en fait depuis 1994 avec mon voilier de 10 m) et de chercher un pays vivable. Finalement ce n'est pas par la mer que je l'ai trouvé. Pareil que l'auteur du post originel : pas de famille, pas d'ami, pas de travail. Donc pour citer Graeme Allwright (jeunesse !) : Ne laisse pas passer ta chance Partir ton dernier sou Ne laisse pas partir ta chance Bats-toi jusqu'au boutJ'ai donc choisi un pays où la vie n'est pas chère et où il est facile d'être résident permanent (important ! et il n'y en a pas des masses), j'ai empilé tous mes trucs et mes machins dans un container de 20 pieds, j'ai tenté de vendre la maison que m'avait laissé ma mère en donation, mais pas possible ! la juge des tutelles bloque la vente sous un faux prétexte (dire que c'est moi qui ait demandé cette tutelle pour ma vieille mère atteinte de la maladie d'Alzheimer). C'est tout dire que la France, jusqu'au bout, me fera ch**r, mais ça ne suffira pas à atteindre mon moral. J'ai 65 ans et je compte bien faire de belles grandes ballades en Amérique du sud avec mon pickup 4x4 et les amis que je commence à me faire ici et ce nonobstant les protestations de mes vielles vertèbres. | | | À: FDB · 18 août 2012 à 11:24 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 17 de 72 · Page 1 de 4 · 3 279 affichages · Partager @Elliaz: le thérapeute ne peut pas t'apporter une famille, un métier et une copine, par contre il peut te mettre sur la bonne voie pour aller les chercher de par toi-même.
C'est juste et une thérapie peut être un des moyens les plus efficaces (quand on est demandeur!) pour sortir d'une impasse comme la sienne... mais sans travail difficile d'entreprendre une thérapie... C'est peut-être une occasion pour trouver impérativement un job... Une thérapie quelle qu'elle soit, à mon avis, faut en comprendre le sens et être à l'origine de la démarche et s'y engager vraiment. On ne peut pas vraiment la conseiller à quelqu'un; juste l'évoquer... | | | À: Djalma · 18 août 2012 à 12:06 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 18 de 72 · Page 1 de 4 · 3 267 affichages · Partager Le problème d'une thérapie (je connais, j'ai étudié la psycha à Paris 8 dans mon jeune temps) c'est que ça ne peut rien faire si l'étendue du mal est exogène. Effectivement il est plus facile de changer le psychisme d'un individu que celui d'une société. Et que voulez-vous qu'un thérapeuthe puisse faire si on vient lui dire que son problème est qu'on est inembauchable passé un certain âge, qu'on ne connait personne parce que les gens sont recroquevillés sur leur petite famille et leur télévision. La souffrance psychologique que l'on ressent est alors le signe d'une bonne santé mentale.
Croyez bien que l'impasse où je me trouvais à établir la moindre relation de copinage dans ce pays m'a, bien sûr, interrogé sur moi-même. Encore qu'il ne me semblait pas être spécialement empoté dans les rapports humains. Mais quand je suis suffisament loin de l'Europe, au Maroc, ou en Afrique noire, des gens avec qui discuter et m'en faire des amis j'en rencontre plein. Or c'est le même gugusse dont il s'agit. Que peut alors la psychothérapie sur cet état de fait ? | | | À: Antlia · 18 août 2012 à 12:15 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 19 de 72 · Page 1 de 4 · 3 260 affichages · Partager Le problème d'une thérapie (je connais, j'ai étudié la psycha à Paris 8 dans mon jeune temps) c'est que ça ne peut rien faire si l'étendue du mal est exogène. Effectivement il est plus facile de changer le psychisme d'un individu que celui d'une société.
Si vous "connaissez", vous n'êtes pas sans savoir qu'une cure thérapeutique n'a en aucun cas pour but de "changer le psychisme" d'un individu. A moins que Paris 8 verse dans les TCC ?
Et que voulez-vous qu'un thérapeuthe puisse faire si on vient lui dire que son problème est qu'on est inembauchable passé un certain âge, qu'on ne connait personne parce que les gens sont recroquevillés sur leur petite famille et leur télévision. La souffrance psychologique que l'on ressent est alors le signe d'une bonne santé mentale.
Quand on se fait mal, on crie, on jure, on siffle ou on rit. On réagit, non pas pour supprimer la douleur, mais pour se l'approprier et essayer de l'atténuer ou de s'en distraire. Le thérapeute ne peut certainement pas offrir des amis et un emploi, mais il peut accompagner le patient. C'est déjà énorme, vous ne trouvez pas ?
Que peut alors la psychothérapie sur cet état de fait ?
Attendriez-vous d'un ophtalmologiste qu'il vous offre de meilleurs yeux, d'un dentiste qu'il vous offre une meilleure dentition ? N'attendez pas du psychologue ou du psychanalyste ce qu'il ne peut vous donner; à l'inverse, rendez donc à César... | | | À: Antlia · 18 août 2012 à 12:26 Re: Entre besoin et possibilité(s) Message 20 de 72 · Page 1 de 4 · 3 255 affichages · Partager Le problème d'une thérapie (je connais, j'ai étudié la psycha à Paris 8 dans mon jeune temps) c'est que ça ne peut rien faire si l'étendue du mal est exogène. Effectivement il est plus facile de changer le psychisme d'un individu que celui d'une société. Et que voulez-vous qu'un thérapeuthe puisse faire si on vient lui dire que son problème est qu'on est inembauchable passé un certain âge, qu'on ne connait personne parce que les gens sont recroquevillés sur leur petite famille et leur télévision. La souffrance psychologique que l'on ressent est alors le signe d'une bonne santé mentale.
Une thérapie psychanalytique (entre autres) se situe au delà de toutes théories même si les théories ont été nécessaires pour la mettre en place.. c'est avant tout une expérience et une grande aventure.. et une expérience est par nature difficilement communicable. La Psychanalyse (freud) ou la psychologie analytique (Jung) en tant que "traitement" n'est pas une panacée, ça ne s'adresse pas à tout le monde il faut en comprendre le sens et surtout être demandeur... Comme toute aventure ça comporte aussi des risques et ça a aussi un coût à la fois financier et ça exige aussi i un engagement personnel important.. Une psychothérapie qui serait gratuite, selon moi, ne serait guère efficace. Ne pas trouver d'emploi ne pas avoir d'amis ni de conjoint se sentir inutile est souvent (mais pas systématiquement) la conséquence d'une souffrance psychologique.. le problème débloqué l'energie est de nouveau présente pour toutes les situations... Pour ma part la psychologie analytique a transformé je dirais même bouleversé mon existence. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 9 288 visiteurs en ligne depuis une heure! |