Guillaumin · 8 juin 2011 à 23:01 · 6 photos 53 messages · 21 participants · 8 365 affichages | | | | À: Dilom · 9 juin 2011 à 12:09 Re: Quête d'un chemin... en Thaïlande Message 21 de 53 · Page 2 de 3 · 2 565 affichages · Partager là ce n'est plus l'envie de retourner en vacances  ... c'est de te casser le plus vite possible du pays qui te fais penser et dire cela et jamais y revenir. 
La signature de Phénixtaï est tellement bien appropriée pour te répondre, si tu vois ce que je veux dire...
"L'endroit où l'on vit est toujours les vacances des autres" | | | Je trouve qu'on accable un peu trop Guillaumin. Il nous fait part de son ressenti à lui personnel en ce qui le concerne. Il a été bouleversé, et en ce sens-là, c'est plutôt un voyage réussi? Ca change un peu de "On a fait les klongs" ou de "J'ai adooooré Koh Samui". Qui sont d'ailleurs d'autres formes de tourisme estimables, mais d'un autre ordre. Je le rejoins parfaitement sur certains points: "fuir les farangs", je veux le prendre dans le sens de fuir cette immense majorité d'entre eux qui s'agglutinent dans des zones devenues des parcs de jeux sans limites autres que celles du pognon.
Je ne pense pas que la 3ème photo soit une compo voulue, mais c'est un "accident" remarquable. | | | Je le rejoins parfaitement sur certains points: "fuir les farangs", je veux le prendre dans le sens de fuir cette immense majorité d'entre eux qui s'agglutinent dans des zones devenues des parcs de jeux sans limites autres que celles du pognon.
bizarre, le parcours (détaillé au msg n°2) ne passe pourtant quasiment que par des "spots" touristiques. | | | Je le rejoins parfaitement sur certains points: "fuir les farangs", je veux le prendre dans le sens de fuir cette immense majorité d'entre eux qui s'agglutinent dans des zones devenues des parcs de jeux sans limites autres que celles du pognon.
bizarre, le parcours (détaillé au msg n°2) ne passe pourtant quasiment que par des "spots" touristiques.
Il faut y passer et faire sa propre expérience. Sinon, on se base sur des préjugés ou les avis du voisin. D'ailleurs, le tourisme est tellement concentré que parfois il suffit de faire 500m pour se retrouver le seul farang. | | | D'ailleurs, le tourisme est tellement concentré que parfois il suffit de faire 500m pour se retrouver le seul farang.
mouaim faut pas exagérer quand-même, si c'est pour se retrouver au pied d'une tour en béton, dans un terrain vague, un fossé ou un marais, ou dans autre endroit sans intérêt, je te laisse la place... | | | Moi, lorsque je voyage, je devient farang, toi tu est quoi. bonnejournée | | | D'ailleurs, le tourisme est tellement concentré que parfois il suffit de faire 500m pour se retrouver le seul farang.
mouaim faut pas exagérer quand-même, si c'est pour se retrouver au pied d'une tour en béton, dans un terrain vague, un fossé ou un marais, ou dans autre endroit sans intérêt, je te laisse la place... 
Tout dépend de ce qu'on entend par "intérêt", de ce qu'on recherche comme enrichissement, et de la forme qu'on souhaite donner à sa relation au pays et aux habitants. | | | Ce qui surprend le plus, c'est assurément d'apprendre que les Thaïs ne sont pas consuméristes... | | | Il est bon de rappeler que lorsqu'on est en vacances en Thaïlande, on se retrouve subitement transporté au milieu de gens qui ne consomment pas frénétiquement, qui travaillent mais qui aiment ça, qui nous sourient tout le temps et entre eux aussi (pourquoi crois-tu qu'on l'appelle le pays du sourire ?), qui ne connaissent pas les agressions, les problèmes sociaux, etc.
Bref, une sorte de paradis, un endroit où il fait tellement bon vivre et où donc on rêve de vivre à son tour. | | | J'aime beaucoup ce que vous faites, cher ami... 
J'aurais voulu écrire ce message, signature incluse... | | | À: Youpi88 · 9 juin 2011 à 17:12 Re: Quête d'un chemin... en Thaïlande Message 31 de 53 · Page 2 de 3 · 2 301 affichages · Partager J'approuve totalement votre post (je suis à Bangkok depuis bientôt 11 mois). | | | J'approuve totalement votre post (je suis à Bangkok depuis bientôt 11 mois).
Ca c'est gentil dis donc ! | | | À: Guillaumin · 9 juin 2011 à 18:20 · Modifié le 9 juin 2011 à 18:45 Re: Quête d'un chemin... en Thaïlande Message 33 de 53 · Page 2 de 3 · 2 274 affichages · Partager C'est finalement, dans les sentiers battus de la France, dans cette jungle consumériste, abritant des êtres fourbes et individualistes que je ne retrouve plus mon chemin.
et voila je viens d'apprendre que je suis fourbe et individualiste  je m'en vais de ce pas m'ouvrir une bière et réfléchir sur mon être intérieur pour trouver mon chemin  et cela tombe bien je part en thaïlande en août | | | C'est finalement, dans les sentiers battus de la France, dans cette jungle consumériste, abritant des êtres fourbes et individualistes que je ne retrouve plus mon chemin.
On ne va quand même pas affirmer le contraire. Pour ma part, j'ai en effet rencontré des Français simples et désintéressés. Quelques-uns. La question est de savoir si la Thaïlande dans son entier est devenue à l'image du monde, où si elle conserve encore quelques parcelles de ses valeurs traditionnelles (d'ailleurs bien souvent mal connues, ou lues d'un point de vue occidental). Ma réponse personnelle est que je ne pense pas que ces valeurs, de toute façon, soient partagées ou recherchées par la majorité des voyageurs, à ce que j'ai pu en voir, et trop fréquemment. J'ai pu aussi voir que dans les zones touristiques, les Thaïs sont là avant tout pour gagner leur vie. Tout comme bon nombre d'entre eux ont "immigré" à Bangkok pour la même raison. Ce qui ne les empêche pas de le faire avec gentillesse, mais de plus en plus rare. Apparemment, pour bien des Occidentaux, le sourire commercial est bien difficile à différencier du sourire vrai. Mais l'essentiel est sans doute de conserver les apparences de la convivialité: tout le monde en profite, le client comme le prestataire. Après tout, les vacances, c'est l'illusion du bonheur. Et il vaut sans doute mieux, pour sa santé mentale, garder quelques illusions. | | | Ça vous dépasse que certaines personnes se cherchent au point de vouloir faire de leur vie un voyage ? Alors ne répondez pas, et continuez votre route.
Ne créez pas un débat alors qu'il n'a pas lieu d'être... | | | Je trouve qu'on accable un peu trop Guillaumin...
On ne l'accable pas !
et pour celui qui m'a envoyé un M.P., ma vanne sur le GPS n'est pas nulle qu'on se le dise !  C'est une manière de lui dire gentiment de descendre de son nuage, pas plus mechant que cela !
Bien sûre qu'il a raison de nous raconter cela et en plus je trouve qu'il y a une forme poétique à le faire de cette façon. 
Profite bien de ces petites parenthèses hors de la "vrai vie" | | | À: Subshadow · 10 juin 2011 à 19:08 Re: Quête d'un chemin... en Thaïlande Message 37 de 53 · Page 2 de 3 · 2 149 affichages · Partager Je me répond à moi-même car j'ai écris ce message un peu vite, j'aurais mieux fais de m'abstenir, j'ai juste été choqué par les propos d'arthurdand, mon message ne s’adressait pas vraiment aux autres.
Je trouve juste dommage de vouloir réduire la vision du voyage des autres à sa propre vision. Thaïlande ou pas, l'objectif est d'apprécier ton voyage comme tu l'entends, après touristes ou pas, peu importe. Je rejoins l'idée que 500m plus loin tu peut être totalement ailleurs (pour l'avoir testé plusieurs fois). Il suffit d'ouvrir les yeux. | | | À: Guillaumin · 10 juin 2011 à 23:11 Re: Quête d'un chemin... en Thaïlande Message 38 de 53 · Page 2 de 3 · 2 134 affichages · Partager Tant de mots ! Tant de réactions !
Je pense quand matière de voyage, il y autant de définitions que de voyageurs. La relation avec ce concept est un sujet bien personnel. Je ne cherche pas à écrire le manifeste du bon petit voyageur. Et je pense même qu'avec le temps le voyage est une sorte de philosophie. Parfois j'ai même l'impression que j'ai retrouvé des yeux d'enfant. Repris goût à l'étonnement sans pour autant perdre le sens des responsabilités ou ma lucidité.
Par ce premier post, préambule à la narration de mon voyage, j'ai chercher à exprimer une partie de la relation que j'ai eu avec l'environnement dans lequel j'ai évolué durant plusieurs semaines. Cette relation, c'est ma façon personnel d'entreprendre la découverte d'un pays, d'un territoire, et si j'en ai la capacité, d'une culture.
Cette façon de concevoir le voyage dépend de nombreux facteurs, mon éducation, mes expériences, mes valeurs : autant d'éléments qui vont construire mon identité de voyageur. Et chaque rencontres, chaque sites découvert contribuera à m'enrichir même m'éduquer. Et alors on reçoit ce que l'on est aussi pret à donner. Et c'est ainsi que l'équilibre existe.
Dans mon parcours, je me suis parfois sentie mal à l'aise à Viangveng ( Laos) par exemple ou encore le soir de la Full moon sur les plages de Koh Pah Ngan (pour citer les extrêmes). Je m'y suis senti étranger. Et pourtant je n'ai pas jeté de pavé sur les Farang et Thai ivrent mort, où préché une quelconque parole. J'ai continué ma route, j'ai cherché ce qu'il y avait "500 m plus loin". Je ne condamne pas les relations qu'on peut avoir avec la Thailande. Je peux en effet fuir le Farang, sans remords et surtout sans avoir l'impression de faire preuve d'un quelconque racisme. j'en suis un. Loin de moi de pratiquer un quelconque prosélytisme de plus. J'ai cherché un rapport intimiste avec la Thailande, et pour cela j'ai du voyager seul. Sans pour autant tomber dans les extrèmes.
J'ai un souvenir marquant de Sukhotai par exemple. J'y suis arrivé, par hasard, le jour de la Full Moon sans savoir ce que cela représentait. Que de personnes réunies ! Que d'appréhensions... vites oubliées. Marcher sur des sentiers tant foulés. Se rapprocher de ceux qui on pu édifier ces lieux en arpentant les recoins, en touchant les pierres, les murs. Se sentir petit devant cette architecture.
Puis le soleil décline pour finalement renaître dans un millier de bougies, symbole de vie. Le lieu est alors magnifié, il en devient vivant, et respire la spiritualité. Et alors, Thai et Farang, peu importe d'ailleurs, ces habitants d'un soir, prennent part à la fête. Ils allument ces petits montgolfières, les portes à hauteur de coeur, arrête le cour de leur vie, pour veiller leur lumière, le temps quelles rejoignent une nuée d'étoile artificielle. Le regard s'accroche jusqu'à ce que ce petit artifice se confonde avec la nuit, et loin de s'éteindre, on l'imagine poursuivre son chemin, pour bruler ailleurs, pour d'autres personnes.
Lors d'un voyage je pense que chacun apporte sa pierre et chacun en ramène sa vérité.
| | | À: Arthurdand · 11 juin 2011 à 12:15 Re: Quête d'un chemin... en Thaïlande Message 39 de 53 · Page 2 de 3 · 2 106 affichages · Partager on se retrouve subitement transporté au milieu de gens qui ne consomment pas frénétiquement, qui travaillent mais qui aiment ça, qui nous sourient tout le temps et entre eux aussi (pourquoi crois-tu qu'on l'appelle le pays du sourire ?), qui ne connaissent pas les agressions, les problèmes sociaux, etc.
Est ce du deuxième degré ? Ou pensez vous vraiment qu'il n'y a pas de problèmes sociaux ni d'agressions en Thaïlande ? Et que tous les Thaîs ont un travail qu'ils aiment ? Quant à la non consommation, je me demande ce qui fait vivre tous les hypermarchés qui poussent comme des champignons, les concessionnaires de voitures et motos, les boutiques de téléphone avec les modèles dernier cri... | | | À: Henridusud · 11 juin 2011 à 12:43 Re: Quête d'un chemin... en Thaïlande Message 40 de 53 · Page 2 de 3 · 2 097 affichages · Partager on se retrouve subitement transporté au milieu de gens qui ne consomment pas frénétiquement, qui travaillent mais qui aiment ça, qui nous sourient tout le temps et entre eux aussi (pourquoi crois-tu qu'on l'appelle le pays du sourire ?), qui ne connaissent pas les agressions, les problèmes sociaux, etc.
Est ce du deuxième degré ? Ou pensez vous vraiment qu'il n'y a pas de problèmes sociaux ni d'agressions en Thaïlande ? Et que tous les Thaîs ont un travail qu'ils aiment ? Quant à la non consommation, je me demande ce qui fait vivre tous les hypermarchés qui poussent comme des champignons, les concessionnaires de voitures et motos, les boutiques de téléphone avec les modèles dernier cri...
Regardez bien certaines des photos de Guillaumin: parfois, il a fait le simple pas de côté qui permet de voir les choses autrement. Il le découvre, il se découvre, il nous en fait part. D'ailleurs, il n'a pas dit que sa perception était unique, mais en effet, cette perception existe aussi. Et ce n'est pas le premier à revenir d'Orient bouleversé. Comme souvent, les gens les plus simples ne vont pas vers vous, et leur beauté n'est pas une évidence. Aller vers eux n'est d'ailleurs pas suffisant: il faut les regarder autrement. Le "petit pas de côté". Et sans impatience, ce qui complique la tache. J'ai mis une bonne décennie à les trouver. Pas à pas. Voyage après voyage. Mais pour peu qu'on soit un des leurs, quand vous les rencontrez, ils vous reconnaissent tout de suite. Ca s'appelle l'empathie, et la réciprocité du regard. La Thaïlande, le voyage, peuvent se vivre de bien des manières... | Discussions similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 9 478 visiteurs en ligne depuis une heure! |