Vladivostok (01/10)
Sur le site de Princess il était indiqué qu'il fallait un visa pour Vladivostok, sauf si nous prenions une excursion du bateau.
Au final, nous n'avons pas fait faire de visa, nous n'avons pas pris d'excursion avec le bateau et nous sommes sortis avec une facilité que nous n'imaginions pas.
Nous avons, aujourd'hui, réservé un tour privé pour 9. Personne ne nous attends sur le quai... Nous patientons, allons d'un bout à l'autre, interrogeons certaines personnes... Rien.
A 9 heures tapantes surgit vers nous une toute jeune fille, c'est notre guide. Elle appelle notre petit bus (20 places) et nous voilà partis, soulagés de n'avoir pas été oubliés.
La ville est animée avec de jolis immeubles anciens rénovés ou modernes aux couleurs claires et lumineuses. C'est une très belle ville.
Nous allons jusqu'au phare d'Egersheld à l'extrémité sud de la ville. Construit en 1876 il fait partie des plus vieux phares de l'Extrême-Orient et marque l'entrée du port de Vladivostok. A cet endroit les courants sont assez forts et le passage de faible profondeur.
Nous retraversons la ville et nous étonnons tant elle est belle et au dessus de ce que nous imaginions. Nous rejoignons la gare du terminus du Transsibérien. Nous ne recevons aucune information de notre guide, ce n'est pas une professionnelle, de son propre aveu.
La gare est juste devant le bateau, toute belle, restaurée et repeinte de neuf. Peut-être un peu trop. Elle n'a pas le charme que l'on pourrait en attendre.
Amusant (ou triste ?) de voir dans cette gare chargée d'histoire chacun le nez plongé dans ses mails parce qu'il y a le wifi, plutôt que de découvrir cet endroit mythique.
Le même couple qui à la précédente escale n'avait pas de Yens, n'a aujourd'hui pas de roubles et veut un coffee shop. Nous devons donc patienter... C'est le plaisir des groupes, quelquefois...
Maintenant le soleil brille franchement et il fait même chaud. Nous partons à pieds vers la ville jusqu'au musée sous marin.
La guide nous conduit à un restaurant Ukrainien. Nous voulions de la cuisine locale. Comme elle n'a pas jugé bon de réserver, l'accueil est un peu frais. Il y a un petit buffet bien sympathique, ce qui simplifie les problèmes de choix. Le buffet est réduit et je me demande si il y en aura assez. Mais...
D'une manière très habile on nous dit que l'assiette est à 350 RB mais que si elle est grosse, il sera compté le prix de 2 assiettes. Message bien reçu chacun se sert raisonnablement. C'est très bon. Au final nous paierons 700 RB (16 €) par couple boisson comprise.
Et encore une fois... au moment de payer, toujours le même couple qui n'a pas de roubles, ne dispose que d'une carte de crédit qui ne fonctionne pas... 45 minutes à attendre... Jusqu'à ce que quelqu'un leur prête de quoi régler l'addition.
En traversant la ville, nous nous arrêtons voir une église orthodoxe dont je ne connais pas le nom.
Nous passons deux grands ponts neufs et majestueux, (l'un d'eux est de conception Française, je viens de l'apprendre par un reportage tv), pour nous rendre sur l'île où sont implantées les universités. C'est un superbe quartier très récent et moderne, dommage, nous ne nous arrêtons nulle part.
Nous rejoignons ensuite ce que je suppose être le "nid d'aigle" puisque nous n'avons toujours aucune explication, notre guide passe son temps le nez dans son iphone. La vue est grandiose, toute la ville s'étend à nos pieds.
Ici aussi des couples accrochent des cadenas pour sceller leur amour. Des cadenas si gros que je me demande si le divorce est autorisé...
Nous redescendons en funiculaire (toujours le même problème d'absence de monnaie pour le couple américain). Nous devions rejoindre le musée militaire et un point de vue situé à coté. Nous avons émis le souhait de ne pas visiter le musée, juste voir le point de vue. Et au bout de 45 minutes d'embouteillages nous nous sommes retrouvés devant le bateau. Terminé. La guide nous a expliqué que nous étions passés devant le lieu à voir.
Bravo Vladivostok, ce fut la journée des belles surprises, hormis notre guide. La première, le soleil. La seconde pas de tracasseries administratives. La troisième nous nous attendions à trouver une ville noire, triste, arriérée et nous avons découvert une ville pimpante fraîche et colorée en pleine activité!