Débarquement-Tianjin-Pékin (07/10)
Debout à 4h00, PDJ à 5h30, nous avons demandé à sortir à 6h30. Nous sortons à 7h00 (il y a un petit peu de retard dans le débarquement des bagages). Aucune formalité de police, contrairement à ce que nous avait annoncé le bateau. Rapidement nous nous trouvons dehors et montons dans un taxi, il y en a une cinquantaine qui attendent.
Pour un trajet de 30 minutes on nous demande un forfait de 400 yuans, sachant que pour rejoindre l'aéroport depuis notre hôtel quelques jours plus tard, au compteur, nous paierons 130 yuans pour environ une heure de trajet. Si ce n'est pas de l'attrape touriste je me demande ce que c'est...
Les bords de la route sont remplis de containers empilés sur des kilomètres. Il est impossible de faire une photo, les vitres de la voiture sont trop sales et les carreaux s'ouvrent mains ne se referment pas.
Sur l'autoroute que nous longeons des kilomètres de voitures et de camions sont à l'arrêt. A la fin du bouchon des camions font demi tour...
Nous sommes à 8h00 au guichet de la gare de Tangu. Nos billets ont été réservés et prépayés par l'agence. Tout est indiqué :
Suite aux propos alarmistes du bateau pour vendre leurs transferts, nous avons il y a quelques jours changé nos billets de train de 9h24 à 11h15, nous avons donc une longue attente en perspective...
C'est amusant, ici, ce sont nous les étrangers, différents, que l'on regarde.
Dans la gare je suis assise à coté d'une chinoise très sympathique, bavarde et entreprenante. Nous faisons des photos, elle nous offre des bonbons et souhaite nous expliquer bien des choses que nous ne comprenons pas...Elle finira par me faire quelques petits massages très fermes et énergiques.
Le train à grande vitesse chinois ressemble plus à un avion qu'à un TGV. je n'ai pas l'impression que nous ayons des sièges "molles" comme précisé sur la réservation, ils sont plutôt fermes. Le train est bien doux et souple, très agréable et "sécuritaire" comme disent nos amis Québécois.
Nous retrouvons notre guide Céline, de l'agence
Impression-Chine
. Elle parle un excellent français avec un vocabulaire large et choisi, sans être jamais venue en
France!
Nous devions aller manger dans un restaurant et déposer nos bagages mais avec ce train pris plus tard que prévu nous devons partir directement pour visiter le Palais d'été avant qu'il ne ferme.
Nous avons encore de la chance, il fait beau et il y a du soleil, l'un n'impliquant pas forcément l'autre à
Pékin. Les jours de pollution on ne voit pas le soleil.
Le Palais d'été est un ancien jardin Impérial, créé en 1750. Tout est artificiel (la construction du lac a servi à édifier la colline), mais il est très agréable de se promener au milieu des lacs, des pavillons et des jardins. La famille impériale y établissait ses quartiers d'été, la température y était de 8°C inférieure à celle de la ville.
A l'époque ce devait être un merveilleux havre de paix, aujourd'hui il y a beaucoup, beaucoup de monde.
Et nous sommes montés tout en haut pour découvrir la vue sur la ville
Le bateau de marbre de l'impératrice Cixi, un caprice construit avec le détournement du budget militaire... quelques années plus tard cela aura des conséquences désastreuses dans la guerre avec le
Japon.
Après notre installation à l'hôtel nous repartons à pieds découvrir la rue Wangfujing qui se situe à quelques pas. C'est une très belle artère, principalement piétonnière et jumelée avec les Champs Elysées de
Paris.
Dans des petites rues adjacentes de nombreuses échoppes de restauration propose toute sorte de plats à consommer sur place.
Des scorpions vivants et gigotant embrochés sur des baguettes en bois attendent d'être grillés.
Tout au long de l'avenue, de grandes enseignes, de grandes marques, vues et revues partout. C'est bien triste la mondialisation.