Bonjour Kiki,
J'ai longtemps rêvé du
Cambodge...et j'y suis finalement allé en février 2003.
Ma première motivation était Angkor, puisque mon domaine est l'histoire et l'archéologie. J'y ai passé 10 jours d'une intensité émotionnelle rarement atteinte au cours de mes voyages.
Mais au-delà des vieilles pierres et de l'incroyable saga du peuple Khmer, j'ai été profondément touché par les cambodgiens d'aujourd'hui, sans bien pouvoir t'expliquer pourquoi. Une affinité au delà des mots.
Même si je ne peux répondre à ta question puisque je ne suis qu'un français expatrié comme tant d'autres, je me suis senti concerné par ton post d'abord parce j'aime le
Cambodge, et peut-être parce que ma famille a été frappée elle aussi par un génocide.
A propros des Khmers rouges, je te conseille vivement (si ce n'est déjà fait) la lecture du livre de François Bizot "le Portail" (Folio), à la fois poignant et admirablement écrit. Il permet de comprendre l'enchainement des événements, et comment l'idéologie glisse vers la folie sanguinaire.
Si l'évocation des années douloureuses se fait oppressantes (çà a été le cas pour moi qui n'était pas concerné comme toi), va voir une répétition de l'école royale de danse à
Phnom Penh. C'est beau, touchant et réconfortant. L'âme d'un peuple millénaire ne meurt pas en 4 ans...
Je me réjouis de ton prochain voyage, il est bon de voir des cambodgiens s'intéresser à leur pays d'origine plutôt que ces hordes d'ONG occidentales qui ont fait du
Cambodge leur terrain de prédilection, et dont l'ostentation frise parfois l'indécence.
Je t'envie, ton pays t'apportera certainement plus de joies que de douleurs, même si ce retour aux sources est aux antipodes du tourisme.
Bonne chance
Pakal