Vous me lisez mal, mon bon monsieur !
Je n’ai aucunement dit que les dhimmis devaient payer une taxe supplémentaire ! J’ai simplement écrit que : « si les dhimmis ne paient pas la zakat, ils paient par contre un autre impôt : la jizya ! » C’est pourtant clair, me semble-t-il ?
Les gens que je cite sont des autorités religieuses contemporaines éminentes et que vous le vouliez ou non, ce qu’ils disent influence la manière de penser de millions de croyants. C’est cela qui est grave ! Et ce qu’ils disent n’est pas différent des exégètes des siècles passés.
« Nulle contrainte en religion » est un verset bien connu ! L’ennui, c’est qu’il est en conflit avec le hadith « Celui qui change sa religion, tuez-le ! », de même qu’avec les versets 5 et 29 de la sourate 9 ! Et la condamnation à mort des apostats est bien une réalité en terre d’islam !
La déclaration universelle des droits de l’Homme, qui prévoit la liberté de changer de religion ou de conviction, pose d’ailleurs un fameux défi aux musulmans, conscients du fait que la liberté religieuse peut signifier la disparition de l’islam, comme l’affirme l’influent théologien Youssef Al-Qaradawi : « Si l’islam ne tuait pas les apostats, il aurait disparu à la mort de Muhammad » dit-il en citant le verset coranique 5:33 pour justifier la mise à mort des apostats : « La rétribution de ceux qui guerroient contre Dieu et son envoyé, et qui s’empressent de corrompre sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupés leurs mains et leurs pieds opposés, ou qu’ils soient bannis de la terre. Ils auront l’ignominie dans la vie ici-bas, et dans la vie dernière un très grand châtiment. »
Evidemment, on peut toujours considérer qu’en terre d’islam, il n’y a pas de contrainte en religion puisqu’on laisse le choix aux gens, comme en témoignent les propos de cette haute autorité religieuse contemporaine, le Grand Ayatollah chiite Sayyid Ahmad Hassani Baghdadi ! En effet, en 2015, il a affirmé à propos des Chrétiens et des Juifs vivant dans les pays musulmans : « Si ce sont des gens du livre (Juifs et Chrétiens), nous leur demandons la Jizya et s'ils refusent, alors nous les combattons. S'il est chrétien, il a trois choix : Soit il se convertit à l'islam, soit s'il refuse et veut rester chrétien, il paye la Jizya.... Mais s'ils refusent toujours, alors nous les combattons
et nous enlevons leurs femmes et nous détruisons leurs églises. Ceci est l'islam ! »
Ah ! Certes, il faut reconnaître que les dhimmis chrétiens sont favorisés par rapport aux polythéistes (Hindous, Bouddhistes, etc.), qui, eux, n’ont que deux options, comme nous le dit l’Ayatollah : « Quant aux polythéistes, nous leur permettons de choisir entre la conversion à l'islam ou la guerre !
Ce n'est pas mon opinion mais l'opinion de cinq écoles de jurisprudence. » (4 sunnites : Hanbali, Shafi'i, Maliki, Hanafi; et une chiite : Ja'fari).
Je pourrais encore ajouter pas mal d’autres arguments mais ce serait superfétatoire. Ce que j’ai dit suffit amplement et je clôture ici cette discussion !