| La SNCF aime-t-elle le vélo? Parigino · 17 juin 2020 à 11:57 · 8 photos 201 messages · 24 participants · 12 765 affichages | | | | À: Nomade743 · 19 juin 2020 à 22:54 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 41 de 201 · Page 3 de 11 · 838 affichages · Partager Oui, c'est vrai! Mais je le prends plus en mode "ha, je suis plus maline que toi, SNCF!"  Bref, juste je voulais dire que c'est laborieux, mais faisable et pas si cauchemardesque que ça | | | À: Malditx · 20 juin 2020 à 3:41 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 42 de 201 · Page 3 de 11 · 824 affichages · Partager si quelqu'un compte sur le dernier TER pour rentrer et que le lendemain matin il reprend le travail, c'est juste irresponsable de sa part...
Admettons : quand on part en vacances pour 2 semaines (ou plus), on n'est pas à 2 demi-journées près.
Mais est-ce que vous réalisez que les restrictions imposées par la SNCF dissuadent complètement, dans certaines régions où on voudrait transiter ou séjourner, de partir en train+vélo pour un week-end ou un pont de 3 jours ? C'est quand même bien dommage ! | | | À: Malditx · 20 juin 2020 à 7:06 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 43 de 201 · Page 3 de 11 · 811 affichages · Partager Justement ce que j'essaie de dire est que c'est toujours possible, c'est une question de savoir s'adapter. Et que quand on reste en France, au pire on passe une journée à combiner deux trains. Après si quelqu'un compte sur le dernier TER pour rentrer et que le lendemain matin il reprend le travail, c'est juste irresponsable de sa part... Se bagarrer pour une place vélo que l'on a payée, ce n'est pas idéal, certes. Tant pis, je préviens, si pas de réponse, je sors les bagages qui gênent et je place mon vélo. Là la SNCF n'y est pour rien, c'est le manque d'éducation des gens. Aussi accordons que cela puisse être une simple erreur. Que l'on veuille améliorer le service, c'est louable. Mais dire que ce n'est pas possible et qu'il faut passer au pliant si l'on veut voyager sereinement, ce n'est pas vrai. C'est plus laborieux qu'avec une valise, oui. Mais bon, on a choisi un type de voyage assez particulier pour l'instant, on est même des privilégiés j'ai envie de dire. Chacun fait comme il veut, mais qu'on ne vienne pas me dire que c'est impossible, tout simplement parce que c'est faux.
Pour le postant: n'y vois pas une critique, je comprends tout à fait ton ressenti. Il est logique de croire qu'en 2020 mettre un vélo dans un train devrait être évident. Je te propose juste de prendre du recul et de relativiser. Pas plus loin que l'année dernière je m'énervais encore. Puis en fait je me suis rendu compte que finalement j'arrive toujours à rentrer, avec plus ou moins de créativité. Pourquoi pas envisager une étape insoupçonnée entre deux correspondances. Moi quand le site me dit que ce n'est pas possible, je décompose le voyage pour trouver les trains le permettant. Des fois je cherche sur l'équivalent allemand de la SNCF car leur site sait te proposer directement les bonnes combinaisons.
Je suis très heureux de lire ton (tes messages) car je suis complètement d'accord avec toi. Je l'écris car je sais qu'on peut apparaître minoritaires à penser comme ça. Mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas. JE suis le premier à reconnaître que c'est compliqué et que la SNCF ne fait réellement aucun effort pour le rendre plus lisible, mais on peut y arriver. Juste un point de détail: le site de la Deutche Bahn n'est pa du tout parfait pour donner des horaires avec vélo, comme je l'ai constaté lors de recherches l'année dernière. Il n'y a qu'une méthode réellement efficace: à la mano, "comme avant": récupérer les fiches horaires sur les sites TER des régions pour connaitre les trains qui acceptent les vélos et une bonne connaissance de la géographie (avec la carte du réseau, évidemment) pour se faire le trajet à l'ancienne (éventuellement aidé par les sites en ligne une fois qu'on sait que les trains on veut prendre. LA DB me proposait des détours de fou (par Cherbourg pour faire Paris Nantes  ) pour un truc pas si difficile que ça. Mais encore une fois, comme avec l'exigence d'aller partout en TGV pour perdre le moins de temps, on râle (moi le premier) quand on doit se pencher sur des horaires alors q'avant, moi je trouvais que ça faisait partie de la préparation du voyage. | | | À: Meg2 · 20 juin 2020 à 13:27 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 44 de 201 · Page 3 de 11 · 790 affichages · Partager Mais est-ce que vous réalisez que les restrictions imposées par la SNCF dissuadent complètement, dans certaines régions où on voudrait transiter ou séjourner, de partir en train+vélo pour un week-end ou un pont de 3 jours ? C'est quand même bien dommage !
Oui, c'est dommage. Je ne me suis jamais vue dans cette situation là. Pour si peu de jours je fais pas loin de chez moi, je me complique pas trop. Effectivement ça va un peu avec le nombre de jours. Je pars en général un mois, 5 semaines. Ca ne me pose pas de problèmes de consacrer 2 jours aux allers-retours. Pour les petits sejours je préfère ne pas me compliquer, j'assume que je ne peux pas aller où je veux à grand vitesse. Tout comme j'ai renoncé à l'avion quand ce n'est pas vraiment indispensable. | | | À: Tve64 · 20 juin 2020 à 13:32 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 45 de 201 · Page 3 de 11 · 787 affichages · Partager Ah merci pour la précision sur la DB, j'avoue que j'y allais les yeux fermés quand je n'arrivais pas à décomposer mon trajet. | | | À: Parigino · 20 juin 2020 à 13:51 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 46 de 201 · Page 3 de 11 · 778 affichages · Partager Bonjour, Et le service aérien disparaît. L'État, après avoir imposé à Air France d'abandonner ses lignes intérieures dont les trajets peuvent être faits en train en moins de 2h30, en contrepartie d'une aide de 7 milliards d'euros pour faire face à la crise, le gouvernement souhaiterait tout bonnement interdire la reprise de ces créneaux par d'autres compagnies aériennes. Le but : barrer la route aux compagnies low-cost, d'après nos confrères du journal Les Echos, à l'origine de l'information. Elles sont en effet susceptibles de se positionner sur ces lignes délaissées par Air France, ce que souhaiterait empêcher l'État français. Les lignes concernées sont celles desservies par le train en moins de 2h30 à l'heure actuelle. Il s'agit pour l'instant de trajets comme Paris/ Bordeaux, Paris/ Nantes, ou encore Paris/ Lyon (quand il ne s'agit pas de la desserte à Roissy-Charles de Gaulle dans le cadre d'un vol avec escale par exemple). Mais comme le rappellent également nos confrères, cette interdiction de ligne aérienne intérieure pourrait être étendue aux trajets faisables en moins de 4 heures en train. C'est ce que pense suggérer en tout cas la convention citoyenne pour le climat, réunie en cette fin de semaine. "Environ un quart du trafic intérieur au départ de Paris, soit plus de quatre millions de voyageurs annuels" pourraient alors devoir se rabattre sur le train plutôt que l'avion, précisent nos confrères. La ligne Paris/ Toulouse, en cas de LGV, pourrait alors être concernée. Juridiquement, la France devrait pouvoir s'appuyer sur un article du règlement européen pour faire valider cette mesure et se prémunir d'une plainte pour "distorsion de concurrence entre transporteurs aériens et ferroviaires". | | | À: Malditx · 20 juin 2020 à 13:57 · Modifié le 20 juin 2020 à 14:19 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 47 de 201 · Page 3 de 11 · 773 affichages · Partager ce n'est pas la DB qui est en défaut quand on cherche un trajet train+vélo, encore une fois : ce sont les données transmises par la SNCF qu sont incomplètes... Sinon, le moteur de recherche DB est très performant ! D'ailleurs, quand on demande un trajet compliqué au guichet dans une gare, il arrive que l'agent SNCF bascule spontanément sur le site DB pour rechercher les solutions (je l'ai vu faire plusieurs fois).
Pour les petits sejours je préfère ne pas me compliquer, j'assume que je ne peux pas aller où je veux à grand vitesse.
je ne parle pas d'aller loin à grande vitesse : quand, au bout de quelques années, on a déjà parcours N fois toutes les petites routes autour de chez soi, c'est quand même pas extravagant d'avoir envie d'aller un petit peu plus loin pour continuer l'exploration. Eh bien, grâce à la façon dont la SNCF gère son offre, dans certaine régions, ce n'est plus possible sans voiture... | | | À: Hasahi · 20 juin 2020 à 13:59 · Modifié le 20 juin 2020 à 14:19 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 48 de 201 · Page 3 de 11 · 771 affichages · Partager la France devrait pouvoir s'appuyer sur un article du règlement européen pour faire valider cette mesure et se prémunir d'une plainte pour "distorsion de concurrence entre transporteurs aériens et ferroviaires".
contrairement aux transports terrestres, l'aérien ne paie pas de taxe sur son carburant : c'est une grosse distorsion de concurrence, mais dans ce sens, elle ne vous gêne pas ? | | | À: Meg2 · 20 juin 2020 à 14:34 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 49 de 201 · Page 3 de 11 · 758 affichages · Partager ce n'est pas la DB qui est en défaut quand on cherche un trajet train+vélo, encore une fois : ce sont les données transmises par la SNCF qu sont incomplètes... Sinon, le moteur de recherche DB est très performant ! D'ailleurs, quand on demande un trajet compliqué au guichet dans une gare, il arrive que l'agent SNCF bascule spontanément sur le site DB pour rechercher les solutions (je l'ai vu faire plusieurs fois).
Moi je l'ai appris aussi par téléphone lorsque je devais chercher un train au départ de Genève vers le sud-ouest. L'agent m'a trouvé un trajet plutôt simple que je n'arrivais pas à faire toute seule (des je ne suis pas très dégourdie, il faut aussi le dire). Quand je lui ai demandé comment il s'y est pris il m'a répondu tout simplement qu'il regardait d'abord les propositions de la DB
je ne parle pas d'aller loin à grande vitesse : quand, au bout de quelques années, on a déjà parcours N fois toutes les petites routes autour de chez soi, c'est quand même pas extravagant d'avoir envie d'aller un petit peu plus loin à vélo pour continuer l'exploration. Eh bien, grâce à la façon dont la SNCF gère son offre, dans certaine régions, ce n'est plus possible sans voiture...
Effectivement à part ma ville de naissance, je n'ai jamais habité sur un même lieu suffisamment longtemps pour avoir tout fait autour, même en prenant de petits trains au départ. Mais c'est un peu faussé ce que je vous dis parce que je ne fais pas forcément avec le vélo pour les petis séjours. En tout cas, si la SNCF fait l'autruche, il ne faut pas oublier que d'autres organismes sont preneurs des témoignages pour améliorer et comprendre les conditions du tourisme (campings qui éventuellement pourrait ouvrir plus longtemps, office de tourisme, adjoints au mairies, associations locales des commerçants...) Ils ne sont pas forcément au courant de tous nos "malheurs", mais ils ont plus de mécanismes d'action que nous. Je ne dis pas que cela va résoudre tout, mais c'est aussi de notre responsabilité citoyenne que d'informer. Notamment dans le cas présent, lorque vous dites n'avoir le choix que de la voiture, alors qu'on devrait minimiser l'empreinte des transports individuels. Ne prennez pas mal mon message, je le répète, je suis d'accord qu'en 2020 ça semble un peu surréaliste que transporter son vélo soit si laborieux. J'essaie juste d'adopter un positionnement constructif | | | À: Malditx · 20 juin 2020 à 19:23 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 50 de 201 · Page 3 de 11 · 737 affichages · Partager c'est aussi de notre responsabilité citoyenne que d'informer. Notamment dans le cas présent, lorque vous dites n'avoir le choix que de la voiture, alors qu'on devrait minimiser l'empreinte des transports individuels
oui, et je trouve ça d'autant plus ennuyeux que j'ai fait le choix de ne plus avoir de voiture, en-dehors de locations ponctuelles à une société d'autopartage 
Quant à ma responsabilité citoyenne, j'en suis bien consciente : je milite depuis des années dans des associations, dont une qui est très active pour le développement du vélo et autres alternatives à la voiture. Mais l'inertie des donneurs d'ordre (Etat et Conseil Régional) est lourde... Quant aux assocs de commerçants, c'est très variable : certains nous aident, d'autres sont encore persuadés que plus il y a de voitures en circulation, meilleur c'est pour eux, alors qu'en fait ça ne favorise que les grands centres commerciaux, au détriment des commerces de proximité... | | | À: Meg2 · 20 juin 2020 à 19:34 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 51 de 201 · Page 3 de 11 · 731 affichages · Partager En France depuis longtemps les trains sont électrique, alors la taxe ? | | | À: Hasahi · 20 juin 2020 à 19:41 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 52 de 201 · Page 3 de 11 · 728 affichages · Partager Bonsoir,
Les trains fonctionnent à l'électrique, c'est à dire pour moitié au nucléaire. Et s'il y a un truc qui est subventionné... C'est bien ça.
En France depuis longtemps les trains sont électrique, alors la taxe ?
Michel | | | À: Tatra · 20 juin 2020 à 20:00 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 53 de 201 · Page 3 de 11 · 715 affichages · Partager Bonsoir,
Aucune importance. D'autres en ont posté autant je présume. Au sujet des énergies, des transports, il y a beaucoup de malentendus, et il n'est pas faux que la vogue actuelle de l'électrique me semble excessive. Beaucoup de gens oublient comment roulent les trains...
Allez, pédale et tu aura tes 60 000 message sur ce forum
Michel | | | À: Hasahi · 21 juin 2020 à 1:13 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 54 de 201 · Page 3 de 11 · 666 affichages · Partager En France depuis longtemps les trains sont électrique, alors la taxe ?
il reste des trains Diesel, et surtout... les transports terrestres ne se limitent pas aux trains ! Ceci dit, mais on s'écarte du sujet, il est vrai que la production életrique, en particulier nucléaire, est subventionnée, mais l'aérien l'est aussi dans certains cas fortement (kérozène non taxé + déficit des aéroports secondaires pris en charge par des collectivités territoriales) | | | À: Meg2 · 21 juin 2020 à 8:28 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 55 de 201 · Page 3 de 11 · 640 affichages · Partager Je crois que si les transports terrestres sont taxés, c'est parce qu'il faut financer les infrastructures, routes etc... qui coutent énormément d'argent (la taxe sur le carburant n'en finance qu'un tiers). Je ne défends pas du tout l'avion, ne le prends jamais, mais je pense que ce n'est pas pire que la bagnole, moins consommatrice de pétrole pour rouler, mais avec des infrastructures totalement envahissantes qui nous bouffent la vie et polluent énormément. | | | À: Xyz999 · 21 juin 2020 à 11:20 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 56 de 201 · Page 3 de 11 · 620 affichages · Partager Je ne défends pas du tout l'avion, ne le prends jamais, mais je pense que ce n'est pas pire que la bagnole, moins consommatrice de pétrole pour rouler, mais avec des infrastructures totalement envahissantes qui nous bouffent la vie et polluent énormément.
Si ces infrastructures qui ont massacré les paysages, la bio-diversité, les terres arables (remplacées par des routes, ronds-points, parkings et centres commerciaux), et détruisent quotidiennement la vie des citoyens (pollution, bruit, impossibilité de se déplacer à pied ou à vélo sans risquer la mort, etc.) c'est parce que la bagnole est financée depuis des décennies par les états. Et que l'industrie automobile finance l'information via la publicité et crée donc un constant bourrage de crane visant à rendre attractif une machine à détruire les espaces de vie.
Il est tout de même surprenant que dans le prix du billet de train on paie l'énergie (n'en déplaise à M. 60 000), le personnel mais aussi l'infrastructure (voies, gares, systèmes électrique et informatique, etc.) alors que pour la bagnole et le bus on ne paie pas du tout l'infrastructure qui est payée par les impôts, autrement dit ce ne sont pas les usagers de la bagnole et du bus qui en paient le coût principal, mais les contribuables, même ceux qui n'utilisent ni voiture ni bus et supportent leurs nuisances. C'est pareil pour les forces de l'ordre travaillant pour réguler le trafic automobile, ce n'est pas qu'avec l'argent de l'usager de la voiture qu'ils sont payés. Imagine-t-on que les contrôleurs de la SNCF soient payés par l'argent de ceux qui ne prennent pas le train ? Que ce soient des gendarmes qui travaillent à assurer la sécurité des voies à chaque poste d'aiguillage ? Et que dire des agents municipaux ou du département qui nettoient et entretiennent avec 100 % d'argent public, les rues et routes ? Verrait-on un employé municipal nettoyer les gares, un "cantonnier" entretenir les rails ? Pourtant, vu ce qui se passe pour les voies permettant aux usagers des voitures et bus de circuler sans rien payer, c'est ce qui devrait se passer si bagnoles et bus n'étaient pas éhontément favorisés par le pouvoir et subventionnés par l'argent public.
Le train doit donc supporter la concurrence de l'avion (fortement subventionné par les pouvoirs publics locaux et exempté de taxe sur le carburant) pour les grandes lignes, et de la bagnole et du bus, eux aussi très financés par l'argent du contribuable, pour les trajets courts. Il est d'ailleurs étonnant que le train existe encore. Son existence montre à elle seule que c'est un mode de transport très peu cher et performant.
Dans une société en crise, si les pouvoirs publics voulaient favoriser le citoyen et non les intérêts des puissances d'argent, c'est évidemment le vélo, les déplacements piétons et le train qui seraient favorisés, et pour le train, ça serait celui qui nécessite le moins d'énergie, le moins de technologie, le moins d'entretien, le coût le moins important par rapport au service rendu, le train à vitesse moyenne. En France, depuis les années 70 c'est une lente descente vers le niveau zéro du service public. On détruit volontairement ce qui fait l'avantage du train, pour préparer soit à sa privatisation, soit à sa disparition, ce qui est déjà le cas de pas mal de lignes locales et courtes.
Depuis que les industries aéronautique, automobile et pétrolière françaises sont devenues importantes, c'est sur elles que les pouvoirs publics ont misées, leur ont créé toute sorte d'avantages (même celui de pouvoir tuer les citoyens sans en être tenues pour responsables), pas sur le train, à part la haute vitesse car elle permettait à une industrie de pointe de fonctionner. Les intérêts industriels passaient avant et passent étonnamment encore avant, à notre époque de forte désindustrialisation du pays. Il serait temps de lâcher les avantages éhontés accordés aux secteurs aéronautiques, automobile, pétrolier et de haute technologie pour centrer les efforts des actions faites avec l'argent du contribuable sur les intérêts du contribuable.
À notre époque de réglementations, de principe de précaution et de parapluie sorti par les autorités à la moindre occasion, si la bagnole n'existait pas et qu'on la crée aujourd'hui, elle serait interdite, car dangereuse, extrêmement coûteuse, polluante avant (fabrication), pendant (fonctionnement) et après (recyclage ?). C'est un objet de plaisir, coûteux qui devrait être limité à un usage loisir, à des endroits déterminés, des temps rares, et non destiné à un usage quotidien pour tous de partout. Mais le secteur automobile a depuis bien longtemps cristallisé la rencontre des intérêts convergents des industries les plus puissantes, celles qui influencent la politique des états depuis un ou deux siècles : secteurs pétrolier, industriel, minier, chimique, et maintenant informatique, les mêmes secteurs que l'armement, autre chouchou de nos gouvernements. Le train n'émet pas de CO2, est cloisonné (pas de voies partagées avec le piéton ou le cycliste), ses voies (acier et ballast) sont 100 % recyclables, il coche toutes les cases pour que ça soit lui l'élu du XXIe siècle et le chouchou des pouvoirs publics, le faire mourir volontairement est à la fois une erreur et un gâchis de tous les investissements déjà faits (voies, ponts, tunnels, gares, etc.).
Crise du Covid : le secteur aéronautique est aidé à hauteur de plusieurs milliards. La prime à la casse est relevée, plusieurs milliers d'euros de cadeau pour l'achat d'une voiture neuve ou très récente, mais bizarrement pas obligatoirement fabriquée en France. Les impôts des Français ne financent plus les voies de la SNCF mais financent l'industrie slovène ou marocaine, pourvu qu'elle soit automobile, tout comme l'industrie pétrolière des monarchies du golfe, bonjour la logique. Pour soit-disant relancer le pays le gouvernement fait payer au contribuable qui n'achète pas de voiture des sommes considérables pour aider l'industrie polluante d'autres pays. Ça montre qu'on est bien dans cette politique consistant non pas à gouverner logiquement un pays et à être au service du bien de la population ou du redressement économique, mais à désigner des chouchous qu'on caresse dans le sens du poil à l'aide de milliards d'argent public, chouchous qui ne sont ni le vélo, ni le train, ni les industries locales mais ceux qui les concurrencent en captant l'argent public.
Bref, râler après la SNCF ne peut pour moi se faire que dans cette vision globale du secteur du transport. Comme tout le monde j'ai connu il y a 30 ans et plus une SNCF avec des trains qui arrivaient à l'heure, avec des wagons destinés aux bagages (vélos entre autres) et avec un prix du billet fortement inférieur avec celui de l'avion. La dégradation du service est réelle, mais ne dépend pas des agents, de l'institution (pardon, de l'entreprise !), mais de l'État et des décisions politiques.
Désolé de la longueur, et du léger hors-sujet, je n'avais pas l'intention de me lancer dans cette longue tirade, mais après avoir lu plus la petite prose acerbe de M. 60 000 messages, je n'ai pas pu me retenir. Toujours les mêmes attaques idiotes de quelqu'un qui ne défend que ses intérêts et son petit confort d'après moi le déluge (se déplacer en bagnole et en avion où il veut et quand il veut en étant subventionné), ça gonfle. Il va me traiter gentiment de bolchevique ou de nazillon, ça lui évitera de saisir le fond du problème. | | | À: 8xc · 21 juin 2020 à 13:08 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 57 de 201 · Page 3 de 11 · 594 affichages · Partager En tout cas bravo pour ce message. Je rajouterai que, selon moi, les choix sont aussi culturels. | | | À: 8xc · 21 juin 2020 à 13:32 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 58 de 201 · Page 3 de 11 · 589 affichages · Partager Le message valait le coup bravo ! Très bonne description du marasme dans lequel les politiques ont sciemment plongé la SNCF. | | | À: 8xc · 21 juin 2020 à 16:37 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 59 de 201 · Page 3 de 11 · 728 affichages · Partager Bravo! Et comme xyz999 je pense que les choix sont culturels. | | | À: 8xc · 22 juin 2020 à 18:33 Re: La SNCF aime-t-elle le vélo? Message 60 de 201 · Page 3 de 11 · 668 affichages · Partager Bref, râler après la SNCF ne peut pour moi se faire que dans cette vision globale du secteur du transport. Comme tout le monde j'ai connu il y a 30 ans et plus une SNCF avec des trains qui arrivaient à l'heure, avec des wagons destinés aux bagages (vélos entre autres) et avec un prix du billet fortement inférieur avec celui de l'avion. La dégradation du service est réelle, mais ne dépend pas des agents, de l'institution (pardon, de l'entreprise !), mais de l'État et des décisions politiques.
Désolé de la longueur, et du léger hors-sujet, je n'avais pas l'intention de me lancer dans cette longue tirade, mais après avoir lu plus la petite prose acerbe de M. 60 000 messages, je n'ai pas pu me retenir. Toujours les mêmes attaques idiotes de quelqu'un qui ne défend que ses intérêts et son petit confort d'après moi le déluge (se déplacer en bagnole et en avion où il veut et quand il veut en étant subventionné), ça gonfle. Il va me traiter gentiment de bolchevique ou de nazillon, ça lui évitera de saisir le fond du problème.
Effectivement, c'est un beau HS, et le sujet produit à chaque fois le même processus.
Je ne suis pas M. 60 000 mais j'ai quand même des choses à répondre, ou plutôt à préciser à 8XC à propos de sa réponse.
Je commence par préciser que comme la plupart ici, je suis un adepte du train, pas un excité du gain de temps, conscient du défi colossal de la décarbonation de nos modes de vie et de l'économie, parfait supporteur du service public quand il y a un avantage à en avoir, mais pas quand les conditions permettent un meilleur service rendu par la concurrence. Je précise ne pas être affilié à un parti. J'ai voté de manière non idéologiques toute ma vie. Voilà le préambule.
1) La subvention des modes de transports est inévitable: comparer les prix réels est impossibleLe seul mode de transport qui n'aurait pas besoin d'être subventionné en partie par de l'argent public serait le déplacement à pieds. Tous les autres modes nécessitent, d'une manière ou d'une autre, que l'intérêt collectif prime sur l'intérêt particulier. On ne peut pas exproprier sans loi et état de droit. Aucune infrastructure ne serait possible sans la force de loi. L'épargnant ne peut prendre de risque de financer sasn support de l'état des infrastructures qui s'amortissent sur plusieurs dizaines d'années (et même > 100 ans)
Une fois qu'on a dit cela, on voit que déterminer le prix réel de chaque moyen de transport est juste impossible, car 1) il varie dasn le temps et on ne peut plus se remettre dans les conditions qui prévalaient au moment où les décisions ont été prises. 2) Les externalisations sont tellement complexes que ramener tout cela à une base permettant de comparer est illusoire.
Si on veut être constructif, il ne faut donc pas revenir en arrière mais se poser les questions sur ce qu'il faut faire maintenant, avec la situation internationale, la population qu'on a, la réalité de l'usage de l'espace par la population et les acteurs économiques. Eviter de revenir sur l'histoire de la subvention de la voiture individuelle et du sabotage des transports publics (qui date du début de l'automobile), bien réelle.
2) Le rôle de l'état aujourd'hui vis à vis des transports est d'organiser la multi-modalitéL'état doit arbitrer entre ce que les citoyens et les acteurs économiques veulent immédiatement et à moyen terme tout en prenant en compte les contraintes qui s'imposeront dans le long terme. Il doit le faire d'une manière qui soit acceptée par la population. Pour moi, l'objectif à atteindre est que les citoyens puissent se déplacer au juste prix pour travailler et pour les loisirs. Pour atteindre cet objectif, l'Etat doit répondre à des injonctions contradictoires et donc FAIRE DES COMPROMIS. Je sais que dès que ce mot apparaît, les zélés affûtent leurs arguments à défaut de leurs couteaux (et encore, on voit de plus en plus de zélés qui sortent des équivalents couteaux). Mais il faut accepter que la solution ne sera jamais idéale. La bonne solution c'est celle qui est acceptée et qui concoure à la marche vers l'objectif. Pour les transports, il est indiscutable que les individus comme les acteurs économiques veulent de la souplesse. Impossible de battre la route sur ce plan-là sur plein de scénarios que vivent la plupart des gens (pas tous, comme l'ont montré certains sur le forum). Il faut axer les politiques publiques sur l'intermodalité et favoriser au maximum les conditions permettant à chaque mode de transport d'être utilisé au mieux de ses capacités et bénéfices intrinsèques: - le vélo pour les courtes distances (et les vacances!) - la voiture pour les déplacements courts qui nécessitent de transporter des choses ou des personnes qui ne peuvent pas le faire autrement - la voiture pour les déplacements groupés à longue distance et les déplacements de moyenne distance en zones peu denses - l'avion pour les longues distances. - le bateau pour les produits non périssables sur des très longues distances etc. Vous voyez l'idée.
Il faut intervenir sur l'ensemble des paramètres: législatifs/réglementaires, économiques (taxes, faire payer au juste prix les charges actuellement externalisées comme la pollution, etc.) pour que l'offre et la demande évoluent de manière à peu près concertée dans la bonne direction. Comme on est dans un monde "globalisé", il faut aussi réfléchir aux bonnes échelles pour appliquer certaines des règles et des taxes. Car on est d'accord, il faut que tout cela reste acceptable par les citoyens (je ne vous fait pas de dessin au stabilo fluo; vous voyez ce que je veux dire).
3) La SNCF s'occupe avant tout d'elle même, pas de satisfaire les besoins de transport du public. Si la SNCF avait pris des bonnes décisions depuis la 2nde guerre mondiale, il n'y aurait pas de raisons d'avoir d'autres acteurs aujourd'hui, car l'infrastructure et les investissements nécessaires pour être performant techniquement et économiquement sont tels qu'un acteur unique serait en théorie bien mieux placé (cf ce qui se passe dans d'autres pays). Hélas, la SNCF a privilégié depuis 1945 sa vision technique, sa vision commerciale et surtout son organisation interne et la satisfaction de ses salariés. Elle a déguisé ses choix en les présentant comme le moyen de garantir le service public. Toute opposition était qualifiée de guerre larvée contre le service public. Elle a fait ce qu'elle pouvait pour influer les décisions politiques pour répondre à ses contraintes internes, pas celles des citoyens. Si j'appelle aujourd'hui la concurrence sur certaines lignes, ça n'est pas par idéologie, c'est parce que c'est à mon avis devenu le seul moyen de faire en sorte qu'elle puisse s'améliorer. Il est de bon ton de nos jours de critiquer les politiques et de préserver les travailleurs, mais je connais assez de gens qui ont travaillé ou travaillent actuellement à la SNCF pour savoir que le mal n'est pas seulement profond, il est consubstantiel de la SNCF. Je ne veux pas dire que tout le monde est en cause, bien entendu. Je veux dire que ceux qui sont en cause sont assez nombreux et assez puissants pour faire que cette organisation ne peut pas répondre, dans son mode de fonctionnement actuel, au défi qui se pose au ferroviaire et surtout, au pays en ce moment. Je suis le premier à le regretter, mais c'est la réalité. C'est très difficile à dire, parce que la majorité des écolos politiques sont de gauche et de ce fait, ils rechignent à promouvoir la concurrence, à remettre en cause l'organisation du travail et les "avantages sociaux acquis". Ils défendent donc le principe de la SNCF monopole de service public en passant leur temps à la critiquer (cf sur ce forum). Dès qu'on met en cause la SNCF on est taxé de "libéral" (sous entendu de droite).
4) Différence entre service public de transports et service public ferroviaire. Le rôle de l'état est de permettre aux citoyens et acteurs économiques de se déplacer au juste prix et avec souplesse, comme dit plus haut. La SNCF défend le ferroviaire alors que souvent, d'autres modes de transports répondent mieux, aujourd'hui (sans refaire l'histoire). L'autocar ou le ferroviaire léger (honni par les cadres et les cheminots depuis des décennies) ont une bien meilleure efficacité dans les zones peu denses. Quand ils ne peuvent faire autrement, ils utilisent le car mais le font au rabais (cf problème des correspondances, des règles de transports de vélo, etc.) et les cheminots font tout pour le dévaloriser (allez voir les sites de cheminots et vous verrez). Comme je l’expliquais au début, il y aurait de grands progrès à faire dans l'articulation entre modes de transports, la multi-modalité, qui est un cauchemar tant chaque acteur reste campé sur ses prérogatives et défend son pré-carré. Les politiques, même avec des idées, ne peuvent rien imposer car les acteurs comme la SNCF ont l’information et ils la contrôlent en la biaisant (comme Meg2 l'a souligné à juste titre). On est coincés. Les changements récents qui ont créé les Autorité Organisatrices de Transport vont dans la bonne direction, me semble-t-il. On verra comment ça bouge sur le terrain (en espérant que les opposants politiques ne viendront pas saboter ce qui avance et que si alternance politique il y a, cette stratégie sera maintenue).
En conclusion, le citoyen pourrait bénéficier d'un bien meilleur service, avec des justes prix (qui n'est pas un A/R à MArrakech pour 30€) si l'Etat pouvait jouer son rôle d'arbitre plus sereinement. Aujourd'hui, ni les citoyens, ni les travailleurs des acteurs du transports, ni leurs actionnaires (quand il s'agit du privé) n'ont suffisamment d'intérêts convergents pour que les évolutions nécessaires pour satisfaire l'intérêt général de long terme soient mises en oeuvre. Chacun voit midi à sa porte et la défiance envers les élus grandissant (pour des raisons hélas souvent justifiées), la démocratie représentative n'est plus en mesure de faire le poids face à des lobbys économiques d'une part et des lobbys politiques d'autres part, déguisés en ONG représentant l'intérêt du public, qui utilisent les leviers de la communication et les campagnes d'opinion pour donner à leur causes une ampleur qui n'est pas réellement représentative de ce que l'ensemble des citoyens pense et veulent. Il n'y a donc aucune chance que les bonnes décisions soient prises. Seules des améliorations progressives, à la marge pourront se faire. Pour cela, il faut, (selon moi) jouer la carte du pragmatisme et apporter plus de solutions aux décideurs et ne pas se contenter de soulever des problèmes et de s'opposer. Pas d'alternative en vue à la politique des petits pas (en restant dans un fonctionnement démocratique).
Ceux qui mettent en cause exclusivement les politiques, en évitant d'y inclure ceux qui les élisent (nous et nos concitoyens) et les travailleurs de ces entreprises, font selon moi preuve de démagogie et in fine le jeu des extrêmes. Ils ne sont pas forcément des bolchéviques eux-mêmes (je n'en sais rien) mais ils préparent consciemment ou non l'avènement de ceux qui viendront dire que la seule solution est de virer tout le système pour soi-disant résoudre les problèmes. Les capitalistes d'un côté ou les néo-bolchéviques de l'autre. La peste ou le choléra. Désolé, moi je n'en veux pas. Donc il faut se retrousser les manches et s'impliquer autrement qu'en critiquant les politiques en permanence. La plupart ne demandent pas mieux que d'avoir plus de citoyens réellement informés et qui les soutiennent pour mettre en oeuvre les changements nécessaires. A chacun de choisir son camp. | Discussions similaires sur la France: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 17 564 visiteurs en ligne depuis une heure! |