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Act. 26.11.08; 12:47 «Personne ne peut nous donner d’informations précises» par Didier Bender/Sabrine Gilliéron L’attente se prolonge, mercredi matin, pour les voyageurs bloqués à l’aéroport international de
Bangkok.«Les gens ne savent pas à qui s'adresser pour obtenir des informations», raconte Philippe Plénacoste, un
Suisse actuellement sur place à l’aéroport. (Photo: Keystone). (Photo: Keystone) Contexte-Box
Des dizaines de vols vers Bangkok annulés
L'armée demande la démission du gouvernement
3000 passagers bloqués à l'aéroport de Bangkok
«Entre 4000 à 5000 touristes se sont retrouvés bloqués depuis hier à l’aéroport», raconte Philippe Plénacoste, rédacteur en chef de Gavroche magazine à
Bangkok, qui est actuellement sur place à l’aéroport. «La plupart des voyageurs y ont passé la nuit, désabusés, car ils n'ont reçu aucune information des compagnies d'aviation. Ils ne savent pas à qui s'adresser pour avoir des informations. Ce matin, ils ont enfin été emmenés dans différents hôtels.»
Responsable de l’agence Côté Voyages à Martigny, Françoise Poncioni a reçu des appels de clients bloqués en
Thaïlande. «Ce sont des gens qui ont l’habitude de voyager», souligne la voyagiste. «Nous sommes toujours en contact avec eux et les soutenons».
A
Bangkok, il est très difficile d’obtenir des informations précises sur ce qui se passe à l'aéroport. Comme le confirme Markus, un Genevois qui vit entre la Cité de Calvin et
Bangkok, où il se trouve en ce moment: «Les violences à l'aéroport de
Bangkok, les deux bombes qui ont explosé, c'est par la
Suisse que je suis informé. Je reçois des sms d'amis qui s'inquiètent. C'est par eux que j'apprends qu'il s'est passé quelque chose. Ici, les gens s'en fichent complètement. Ça ne les touche pas dans leur quotidien.»
Début de la haute saison touristique perturbéCes émeutes interviennent au début novembre, une période qui marque le début de la haute saison touristique. De quoi détourner les Suisses des plages paradisiaques? «Pour nous, c’est quand même un peu ennuyeux», convient Françoise Poncioni. «Les clients commencent à se poser des questions, même s’il y a encore du temps avant les vacances de Noël.»