Petite immersion dans cette (parfois savante !) discussion.
Oui les Français en groupe sont parfois pénibles.
Et j'en ai la même expérience avec les japonais débarquant en groupe d'un autocar au lever du soleil sur le
grand canyon, vous savez, juste au moment où le trépied est en place et où il ne "reste plus qu'à..."
A la Wave, cette année, pas de groupes, mais des allemands rencontrent d'autres allemands et philosophent entre eux - en allemand, bien sûr, langue aussi universelle que le français. La sono est élevée et, comble, ils restent plantés là au beau milieu, vous connaissez cet endroit de plis juste au premier plan des photos. Je leur demande de "se pousser", - en allemand car ils comprennent mieux et je joins le geste à la parole en déplaçant leurs objets qui traînaillent.
Mais pas de resquilleurs... Enfin je crois..
Il y a 4 ans, Annie et moi avons organisé un voyage en groupe (12 personnes). A South Pass, un ami très proche de nous fait des commentaires blessants sur "ce bistrôt américain" dans lequel nous consommions, un lieu classé et émouvant dans lequel nous avions amené notre petite troupe en revenant de
Yellowstone vers l'
Utah. Nous n'avons pas laissé passer - quitte à jeter un froid dans nos relations.
Plus loin en arrière, à
Bryce, je travaillais sur pied avec un moyen format sur un point de vue, au coucher du soleil. Une troupe de français débarque d'un autocar et l'un d'eux lance " T'as vu ce con-là avec son appareil photo !" Le con c'était moi, d'ailleurs je pense qu'il avait raison, faut pas être normal pour aimer l'
Ouest Américain et y revenir chaque année !
Mais je pense aussi qu'il en est fréquemment de même avec n'importe quel groupe - souvent lorsque je filme je demande à des "touristes" parlant fort de baisser le son car j'enregistre tout, même si je ne comprends pas la langue. Car c'est bien ça le drame : ces comportements sont universels ! Et puis tiens puisqu'on est dans la confidence, je vais vous en raconter une bonne : cette année nous étions à
Santa Fe (NM) en "home exchange". Eh bien, comme le bon français que je suis, je me suis vu traverser les rues à dix mètres du passage pour piétons, râler contre ces "cons qui vont au boulot avec leurs 4X4, alors qu'ils n'auraient qu'un demi mile à parcourir à pied", pester contre ce barman qui ne m'a pas servi de suite, etc. Comble, au lavage de voiture, je suis passé devant une nana, je n'avais pas vu la file d'attente - bonne excuse, non ? - mais je ne me suis pas du tout excusé ("pourquoi faire ?"). Annie a bien vu tout cela - et j'en oublie - et me l'a parfois fait remarquer. Mais j'ai une excuse : je suis français !
Comme je le dis couvent : la misère n'est pas toute chez les riches !
Allez, on y retournera quand même, c'est un pays fabuleux, et là personne ne me contredira - à moins que vous êtes, comme moi, un français moyen !