Ahh, la fameuse question du pallu... qui plus est dans un pays comme le
Vietnam...
Bien, le problème c'est qu'il existe vraisemblablement un décallage entre ce que vont te dire les autorités sanitaires de ton pays (je parle pour mon cas des autorités françaises), et la réalité de l'évolution du pallu au
Vietnam -- pays dans lequel cette infection diminurait semble t-il sensiblement depuis déjà plusieurs années.
Il en ressort un imbroglio où se mêle hypocrisie (sous la pression des lobbies pharmaceutiques ?) et incompétences...
Les autorités françaises se basent sur les indications de l'OMS (qui sont, inutile de le préciser, quelque peu obsolète dans les pays où l'infection évolue rapidement) et le retour des expats/voyageurs infectés. Presques tous les médecins (y compris le nec + ultra des services, je parle ici de celui des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital militaire et civil de
Marseille) vont donc te sortir la vieille fiche qui indique les principales zones à risque du pays: le Nord-Ouest, l'extrème Sud et les plateaux du Centre. Hors, ils savent très bien que cela fait maintenant plusieurs années qu'aucun touriste n'est revenu de Sapa avec le pallu (ce qui ne constitue cependant pas une information scientifique fiable). En tout cas, ils ne peuvent pas modifier leurs indications tant que l'OMS n'a pas lancée une nouvelle directive qui dit que l'infection dans cette région a évoluée.
Bref, si j'ai un conseil à te donner, c'est d'aller voir un hopital (ou une clinique privé) DIRECTEMENT A
HANOI, car là il savent de quoi il parle. Il étudie de près l'évolution de l'infection dans cette région car il on de bien meilleure statistique (les voyageurs qui contracteraient le pallu dans le Nord-Ouest se font en général soigner à
Hanoi ou dans une autre ville d'Asie et ne se font pas connaitre nécéssairement dans leur pays).
Rémi