| Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Virginie24jb · 1 octobre 2014 à 19:30 · 514 photos 109 messages · 24 participants · 20 120 affichages | | | | À: Virginie24jb · 21 novembre 2014 à 20:48 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 81 de 109 · Page 5 de 6 · 2 073 affichages · Partager gros pavés de lecture et le peu de photos
C'est qu'on deviendrait difficile !  Pour avoir une idée tu aurais une photo de la ferme octogonale (perso ou du net) ? Grâce à ton carnet, une fois de plus, j'ai pendant quelques instants été transporté dans cet univers : c'est bien agréable !  Quelle belle expérience... | | | À: Pong · 21 novembre 2014 à 21:34 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 82 de 109 · Page 5 de 6 · 2 055 affichages · Partager Disons que les gros pavés de lecture peuvent rebuter certains, alors autant prévenir... 
Pour avoir une idée tu aurais une photo de la ferme octogonale (perso ou du net) ?
Voilà à quoi ressemble la ferme octogonale ( source ) :
| | | À: Virginie24jb · 21 novembre 2014 à 21:42 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 83 de 109 · Page 5 de 6 · 2 050 affichages · Partager Super, merci pour la photo, je vois mieux à quoi ça ressemble maintenant !  ça me donne envie de revoir " Witness" !... 
| | | À: Virginie24jb · 24 novembre 2014 à 19:35 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 84 de 109 · Page 5 de 6 · 1 952 affichages · Partager Bonjour Virginie Merci pour le mail, les explications et les belles photos;un beau voyage et des magnifiques souvenirs Je vous souhaite une bonne soirée et d'autres bons voyages  Marc | | | À: Balafon · 25 novembre 2014 à 10:44 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 85 de 109 · Page 5 de 6 · 1 903 affichages · Partager Merci pour le mail, les explications et les belles photos;un beau voyage et des magnifiques souvenirs Je vous souhaite une bonne soirée et d'autres bons voyages 
Bonjour Marc. Merci beaucoup. Effectivement, on a de magnifiques souvenirs plein la tête ! | | | À: Virginie24jb · 25 novembre 2014 à 10:57 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 86 de 109 · Page 5 de 6 · 1 899 affichages · Partager Jour 19
Toutes les bonnes choses ont une fin.  Aujourd'hui c'est déjà l'heure de quitter l' Iowa et de se séparer de Margaret, une rencontre dont on se rappellera longtemps ! On lui rappelle qu'elle et sa famille sont les bienvenus en Alsace. On se reverra. Au pire, on reviendra leur rendre visite. C'est qu'on aime bien l' Iowa nous. 
Après le petit-déjeuner copieux, on jette un coup d'oeil à la carte pour choisir la route du retour. On note quelques idées puis on se dit qu'on fera le reste au feeling.
Il est l'heure de faire les sacs : ce qui veut dire qu'il faut trouver de la place pour tous les cadeaux... Comme à son habitude, Margaret est prête à tout pour nous aider : "Si jamais vous n'avez pas assez de place, j'ai des valises qui traînent au grenier. Je sais que les compagnies font payer les deuxièmes bagages : je vous paye le transport, pas de problème."  Finalement avec un peu d'ingéniosité on arrive à tout caser. Elle est aux anges ! Elle prend des photos de nous en train de faire les valises. Elle veut encore immortaliser les derniers moments. On a vraiment l'impression de partir de chez notre grand-mère, ce sont exactement les mêmes : on repart avec des sacs plein de nourriture, avec une dizaine de boites de Coca, le reste de gâteaux, des Iowa Potato Chips, du fromage... Au moins on ne risque pas de mourir de faim sur la route du retour, même si on se perd. 
Il est temps de se dire au revoir. Dur, dur de partir. Elle nous prend dans ses bras. Elle est toute émue. Et nous aussi. Qu'elle arrête, elle va me faire pleurer !  Une dernière photo devant notre voiture avec le coffre rempli à ras bord. Elle nous dit encore une fois à quel point elle nous trouve courageux d'avoir fait tout ce chemin pour venir la voir et à quel point elle a été heureuse de nous rencontrer. C'est réciproque ! Une vraie rencontre. Deux jours superbes avec plein de rigolades, des souvenirs plein la tête et qu'on a hâte de raconter à notre retour.  Elle nous dit qu'elle redoute déjà notre absence : la maison va lui paraître bien vide maintenant...
Il est 10h50 quand on se met en route. On passe à la Poste déposer nos cartes postales avant de quitter définitivement la ville... Alors qu'on s'éloigne, Margaret nous manque déjà. 
Comme à l'aller, on décide de ne pas prendre l'autoroute. Après tout, on a le temps. Personne ne nous attend et puis ça nous fera voir du pays. On fait un petite pause à Muscatine, IA le long du Mississippi. Il fait beau et juste bon. Il est presque midi. Certains viennent dans ce petit parc pour manger leur repas de midi avant de retourner travailler. Ils ont raison, c'est bien agréable.
Au bout d'un moment je prends le volant... probablement pour la partie la plus monotone du trajet.  C'est droit. Tout droit. Mais alors vraiment tout droit. Pendant des dizaines et des dizaines de kilomètres.  On ne voit littéralement pas la fin de la route. C'est dur de tenir. Si seulement la voiture pouvait rouler toute seule à ce moment là, ce serait génial. Parce qu'à part tenir le volant à peu près droit, il n'y a rien à faire quand le régulateur de vitesse est enclenché. Le nom des villes traversées nous sort un peu de la monotonie : Normandy, Walnut, Sandwich... 
En route, on se rend compte que la chaleur de DC, les petites routes de Virginie, Mount Vernon ou la course de Richmond nous semblent déjà bien loin. Comme si tout ça faisait partie d'un autre voyage, d'un séjour précédent aux Etats-Unis... Et pourtant, c'était il y a deux semaines.  Il ne nous reste plus que quelques jours mais on compte bien en profiter.
D'un coup, au milieu de nul part surgit une éolienne... puis deux, trois.... Un champ immense d'éoliennes en plein milieu de l' Illinois ! Des dizaines et des dizaines d'éoliennes. Après une petite recherche c'est probablement la ferme d'éoliennes de Mendota, qui en compte 63 au total. Pas grand chose comparé aux 140 éoliennes de Grand Ridge ou aux 240 de Twin Groves...
On s'arrête dans la petite ville de Ohio, Illinois pour la pause casse-croûte. On se gare derrière une camionnette qui ressemble à celle d'un entrepreneur. Deux types sortent d'un bâtiment juste à côté et se dirigent vers la camionnette. Ils nous accostent en faisant une blague en voyant la plaque du Wisconsin de la voiture. On ne comprend pas bien mais on se "défend" en rigolant en leur disant que c'est une voiture de location. Ils nous demandent alors d'où on vient et sont surpris bien évidemment quand ils apprennent qu'on est français. Ils nous demandent ce qui nous amène dans cette ville. On leur explique qu'on est que de passage. Ils commencent alors à nous interroger sur la France : comment va l'économie, si on a les mêmes saisons, etc. On discute pendant quelques minutes puis ils nous souhaitent un bon appétit. Oh que tout ça va nous manquer une fois revenu en France...
Il nous reste encore près de 4h de route... On suit des bikers sans casques, avec juste des bandanas autour de leur crâne chauve... ou même sans bandanas.  Tout comme le téléphone au volant, cette liberté nous surprend encore. Celui avec le drapeau américain écoute du Blues. Je préfère la Country mais va pour un peu de Blues pendant quelques minutes. 
Il est 18h quand on arrive près de l'hôtel. On a pu réserver au même que celui où on avait séjourné : le Best Western de Countryside. Alors qu'on s'approche on retrouve au fond les gratte-ciels de Chicago. On est de retour en agglomération. Ça change des champs de maïs... mais ils nous manquent ces champs !
Un petit tour à Walmart pour trouver le repas du soir après avoir pris possession de la chambre. Cette fois on a celle juste au-dessus de la précédente. Il n'y a qu'une chaise de bureau. On mangera comme on peut.
Demain, on conduit des chevaux et on essaye plusieurs pommes... ?! | | | À: Virginie24jb · 26 novembre 2014 à 16:39 · Modifié le 26 nov. 2014 à 17:45 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 87 de 109 · Page 5 de 6 · 1 820 affichages · Partager Jour 20
Après quelques jours passés en plein milieu de l’ Iowa, on est de retour à Chicago pour les derniers jours de nos vacances. En ce samedi matin ensoleillé, on reprend la route en direction de Joliet pour participer à la Richard Petty Experience. Cette équipe de Nascar, créée par le plus grand champion de la discipline, propose régulièrement des stages de pilotage sur différents circuits du championnat. Et par chance, ils sont à Chicago une semaine après la course de Sprint Cup.
En arrivant à Joliet, on est surpris de voir les abords du circuit complètement vides. On a plutôt l’habitude de voir les champs remplis de voitures et les tribunes noires de monde. On se dirige alors vers l’entrée principale du circuit. Là, on préfère demander à un gardien si on est au bon endroit. Évidemment, c’est pas le cas.  Il nous redirige alors vers la porte numéro 5, au nord du circuit. Quelques minutes plus tard, on découvre que cette porte permet d’entrer librement dans l’infield en traversant le tunnel qui passe sous la piste. On se gare juste derrière les garages qu’on a pu visiter une semaine plus tôt.
J'ai prévu de faire la Ride-Along Experience qui consiste à faire 3 tours à côté d’un pilote professionnel. Mon frère hésite encore à faire la Driving Experience qui consiste à faire 8 tours de circuit au volant de la voiture. Finalement, je finis par le convaincre. Ce n'est pas tous les jours qu'il aura cette occasion ! S'il ne le fais pas aujourd'hui, il ne le fera probablement jamais.
On se présente à l’accueil situé dans la remorque d’un camion pour demander s’il y a encore des places de disponibles pour rouler puisqu’on avait pas réservé. On nous dit qu’il faut aller voir "Miss Katy" dans le media center qui nous confirme avec le sourire qu’il y a encore une place pour 9h30. Mon frère rempli donc les formulaires et montre son permis de conduire. Comme toujours aux Etats-Unis, la photo surprend étant donné que c’est la même depuis ses 16 ans alors que les américains doivent régulièrement renouveler leur permis de conduire (et payer à chaque fois...  ). Après cette nécessité administrative pour dire qu'on ne les poursuivra pas en cas de pépin, il enfile sa combinaison de pilote et on prend place dans la salle de briefing. Je l'accompagne, j'suis curieuse... C’est tout simplement la salle de presse où ont lieu les interviews des pilotes après la course.
Le briefing dure environ 45 minutes et commence par une vidéo de présentation. Le chef-mécano explique ensuite tout ce qu’il faut savoir pour rouler en sécurité et profiter pleinement de l’expérience. Des cônes et des marques sont positionnés sur la piste pour faciliter les trajectoires et repérer les points d’accélération et de décélération. Il explique d’emblée qu'ils n’utiliseront pas les freins sauf pour le retour au stand. Les mains doivent être positionnées à 10h15. La main gauche est légèrement plus haute pour pouvoir tirer sur le volant dans les virages. Ils ont aussi droit à un chapitre sur la sécurité qui est prise très au sérieux. A la fin du briefing, ils essayent leurs casques et le chef-mécano leur précise qu’ils seront en communication radio permanente avec l’instructeur assis à côté d'eux. Il est temps de prendre la direction des stands où attendent les voitures : elles font 650 chevaux.
L’expérience commence par une séance photo en combinaison à côté de la célèbre voiture n°43 du King.
Ensuite, direction les sièges en bord de piste pour attendre son tour : il ne passera que dans les derniers. L'attente est longue ! Surtout que des nuages font leur apparition. On espère qu'il n'y aura pas de pluie pour qu'on ait tous les deux le temps de passer. Les amis et la famille peuvent rester juste à côté dans un espace dédié, le long des stands.
11h15 : c’est l’heure. Mon frère est appelé au micro, il enfile son casque et se dirige vers la Chevrolet n°10. Pour monter à bord, c’est pas aussi simple que dans une voiture de série puisqu’il n’y a pas de porte : il faut passer par la fenêtre. On commence par passer la jambe droite, puis on s’assoie sur le rebord en se tenant au toit, avant de passer la jambe gauche et de se laisser glisser dans le cockpit.
Pour le reste... c'est une expérience personnelle donc je lui laisse la parole :
"Une fois à l’intérieur, je me sens vraiment bien assis et très en sécurité, quoiqu’un peu nerveux. Je fais la connaissance de Ricky, mon moniteur pour ces quelques tours de piste. Je lui dis que je suis français et comme d’autres, il est très surpris de l’apprendre. Pendant qu’un mécanicien vérifie la voiture, on discute Nascar et course automobile. Il me dit qu’étant donné que je suis français, je devrais bien m’en sortir avec l’embrayage et le levier de vitesse. Je rigole et j’espère qu’il a raison : je n’ai pas vraiment envie de caler au départ avec Virginie qui est en train de filmer. 
Le mécanicien nous fait signe que tout est OK et Ricky me demande d’accélérer légèrement pour qu’il puisse démarrer le moteur. Et là, quel son et quel bruit ! On ne se lasse jamais d’un bon gros V8. Cette fois ça y est : je ne peux plus reculer et mon coeur bat de plus en plus vite. Pour démarrer, Ricky me rappelle de stabiliser le régime moteur à 3000 tours par minute et de relâcher doucement l’embrayage. La voiture commence à bouger et on avance dans la voie des stands où je dois rester en première à 3000 tours par minute. Une fois la ligne de sortie franchie, je passe la deuxième dans le virage 1, en restant sur la partie plate de la piste, puis la troisième à la sortie du virage 2 et enfin la quatrième dans la ligne droite arrière. C’est le moment de monter sur l’ovale et d’entrer dans le virage 3 avant de prendre de la vitesse dans la ligne droite avant.
Les trajectoires sont vraiment très importantes mais extrêmement difficiles à maîtriser. Quand on est dans la ligne droite arrière, on frôle le mur à l’extérieur de la piste avec pour moi une vitesse maximum de 230 km/h. En arrivant sur le virage 3, on relâche l’accélérateur, ce qui provoque un ralentissement équivalent à un freinage d’urgence dans nos voitures de série. Dès l’accélérateur relâché, on plonge vers l’intérieur du virage en allant chercher la ligne blanche au pied de l’inclinaison. C’est bien plus dure qu’il n’y paraît : il faut tirer vraiment fort sur le volant pendant que la force centrifuge pousse la voiture vers l’extérieur. Et c’est vraiment un sentiment exceptionnel d’entrer dans le virage à cette vitesse. Dès le milieu du virage, au passage du virage 3 au 4, on recommence déjà à accélérer progressivement en laissant la voiture nous emporter vers l’extérieur et vers le mur. Là encore, c’est une drôle d’impression de voir le mur s’approcher si vite.
La ligne droite avant est quant à elle assez difficile et Ricky m’avait prévenu. C’est difficile car ce n’est pas vraiment une ligne droite. Il faut donc tourner tout en sachant que l’inclinaison de la piste est moindre que dans les virages. On doit donc faire un gros travail sur le volant pour amener la voiture là où on veut : c’est à dire au milieu de la piste entre le mur extérieur et la pelouse. Et croyez-moi, j’ai plusieurs fois échoué à passer entre les marques posées au sol.
Les six tours de piste sont passés très vite mais c’est quelque chose qui restera graver dans ma tête pour le restant de ma vie. Une expérience incroyable qui m’a permis de bien me rendre compte à quoi sont confrontés les pilotes de Nascar. Le retour au stand m’a également bien surpris étant donné que la puissance de freinage de la voiture n’est pas très impressionnante. Ricky me dit que c’est normal. Ces voitures sont faites pour aller vite, pas pour freiner.  Je sors finalement de la voiture en étant épuisé et en ayant mal aux bras. Je me rends compte à ce moment-là que conduire une voiture de Nascar est très physique. La semaine précédente, les pilotes avaient bouclé 267 tours. Ricky me félicite et me dit que j’ai vraiment assuré. De mon côté, je le remercie pour ses conseils et pour son aide. Il a été un très bon moniteur. "
Effectivement, il ressort épuisé et en sueur ! Mais avec le sourire, ça me fait plaisir.  Après avoir retiré son casque et sa combinaison, c’est à mon tour d’aller prendre place dans une voiture mais cette fois sur le siège passager. Je ne suis pas assez confiante pour prendre le volant. Je choisis donc de profiter au max en étant seulement passager. Il n'y a qu'à s'assoir et profiter de l'expérience.  J'enfile donc aussi un casque et une combinaison. Après un peu d’attente, je me dirige vers la voiture avec le sourire. J'ai la chance de monter dans la Toyota décorée aux couleurs de Kyle Bush. Ouf, l'autre c'était la Ford de Logano... c'est pas mon préféré.  Une femme est là pour m'accompagner puis on m'aide à accéder au cockpit. Sans le casque ça irait très bien mais là, il est un peu obligé de me pousser dedans.  J'ai les jambes allongées vers l'avant, les bras un peu relevé. C'est sûr que niveau confort on repassera. L'intérieur est simple. De la ferraille, du métal...
L’avantage du pilote professionnel, c’est que lui est autorisé à déjà accélérer dans la voie des stands et à monter directement sur l’ovale dans le virage 1. C'est un sacrée impression que de passer de la partie plate à une inclinaison de 18° alors qu'il est à fond sur l'accélérateur. :shock: J'ai le sourire jusqu'aux oreilles, heureusement que je ne vois pas ma tête. Je dois avoir l'air cinglée !  En plus avec le bruit c'est juste phénoménal. Alors qu'il arrive au virage 3, il lâche l'accélérateur et ma tête se retrouve dans le pare-brise (enfin presque). Le chef-mécano avait dit qu'ils n'utilisent pas les freins alors je ne m'attendais pas à ça ! Effectivement, c'est équivalent à un freinage d'urgence dans nos voitures de tous les jours alors qu'il n'appuie même pas sur le frein. En plus dans le virage, on est projeté vers la droite. Je pense à bien respirer. Oui, d'un coup respirer ne semble plus aussi banal et systématique que dans un contexte normal. Un peu comme au karting, pour ceux qui en ont déjà fait. J'atteins la vitesse de 265 km/h en étant assis sur le siège de droite donc très près du mur dans les lignes droites. J'essaye pendant quelques secondes de regarder vers la droite. Argh le mur !  Il défile à une vitesse impressionnante. Il n'y a pas de vitre, juste un petit filet qui me sépare de l'extérieur. On est à quelques centimètres seulement. Je donne un coup d'oeil vers le pilote, enfin j'essaye. Il est concentré. Heureusement !  Je n'arrive pas bien à lire les compteurs. C'est pas grave. Je profite à fond, toujours avec la banane. 
En ressortant de la voiture, celui qui m'avait aidé à entrer dans la voiture, m'aide à ressortir (plus facile) et me demande si tout va bien. Et comment que ça va bien ! Je veux le refaire ! 
Si on veut, on peut acheter une photo ou la vidéo embarquée de notre expérience. Mais après avoir déjà payé plusieurs centaines de dollars, on ne va pas mettre 90$ pour une vidéo. À ce prix là, ça pourrait être inclus.  Tant pis, les souvenirs sont dans la tête. Et quels souvenirs !  Notre expérience Nascar est maintenant complète et on aura vraiment profité à fond de notre séjour aux Etats-Unis pour mieux comprendre cet engouement populaire et cette ferveur qu’on a du mal à ressentir depuis l’Europe. Une chose est sûre, si on a la chance de retourner aux Etats-Unis, on retournera assister à une course ! Voilà la vidéo de notre expérience dans une voiture de Nascar :
Il est maintenant temps de quitter Joliet et de trouver un endroit où manger. Après avoir cherché désespérément un KFC indiqué sur notre GPS mais qui a disparu de la surface de la terre, on s'arrête finalement au Burger King près de l'autoroute. On a le droit à une grosse averse quand on veut ressortir. On court se réfugier dans la voiture d'où on passera un appel FaceTime aux parents. Ils peuvent entendre le tonnerre. Nous, on peut voir les éclairs. Ils sont pas loin... Il semble que la météo ne soit pas meilleure du côté de Chicago. On choisit donc de passer l'après-midi à chasser. L'iPhone 6 est sorti mais encore faut-il le trouver. On fait un premier essai dans la zone commerciale d'Orland Park. On se met dans la file d'attente en plein milieu du Orland Square Mall. Un employé Apple vient pour nous demander quel modèle on aimerait. Il est dispo ! Il revient deux minutes plus tard pour nous dire que le dernier vient juste d'être vendu...  On retrousse chemin.
Notre prochain arrêt est Oak Brook, IL pour le Oakbtook Center, un centre commercial très bien aménagé. On se promène comme dans un parc avec fontaine, pelouse et parquet. La file d'attente est bien visible devant le magasin Apple. On retente notre chance mais il n'est plus dispo non plus. On se console avec un Vanilla Bean Frappucino chez Starbucks. Je découvre enfin, et avec plaisir, qu'ils ont ce genre de boisson sans café. Je pensais à tord que tous les Frappucino étaient à base de café ! 
En revenant vers Chicago quelque chose chose nous interpelle sur l'autoroute. Les panneaux numériques au-dessus des voies indiquent le nombres de tués sur la route dans l'état de l' Illinois depuis le début de l'année. Il est inscrit 624. Une semaine plus tôt, en allant à la course de Nascar, il était indiqué 604. Ouïe.  Je trouve ça plutôt une bonne idée que de l'actualiser au fil des jours. Je trouve que ça a plus d'impact.
On revient en plein centre de Chicago et comme pour notre premier jour en ville, on se gare près du Lincoln Park. On refait le même trajet à pieds à travers le parc mais cette fois-ci avec le soleil. C'est quand même plus agréable. On s'arrête quelques instants pour regarder un match de football (soccer) féminin. C'est déjà bizarre de voir du soccer ici, au milieu des buildings, mais alors féminin... En plus elles se débrouillent pas mal.
On continue de traverser le parc en passant par la passerelle au-dessus d'un étang (South Pool). Il y a là deux vélos contre la barrière. Quand les deux jeunes propriétaires me voient pointer mon appareil photo dans cette direction, ils me demandent s'ils doivent les enlever. Non, surtout pas ! "Oh! It improves the picture!" ils disent en souriant, en comprenant que c'est justement ce que je veux sur la photo pour changer un peu des photos de la ville assez classiques.
On continue notre chemin jusqu'à North Avenue Beach pour le coucher du soleil.
Je mets en route un timelapse avec mon petit trépied et je prépare le grand pour quelques photos. Certains font encore leur jogging, d'autres sont assis au bord de l'eau pour admirer la ville alors qu'elle s'illumine. D'autres sont sur leur portable au lieu de profiter du spectacle...
Encore une fois, la différence entre la ville illuminée et le lac complètement noir est impressionnante. 
Alors qu'il fait maintenant nuit, on voit un policier en quad sur la plage. Il s'approche de nous et s'arrête à notre hauteur. Oups... On se demande ce qu'on a fait de mal.  Peut-être que les trépieds sont interdits, qui sait ? Il éteint son quad et demande "Getting nice pictures?" On s'approche de lui et je lui réponds que j'essaye en tout cas. Il sort son téléphone de la poche et nous dit "Il faut que je vous montre celle que j'ai prise l'autre jour. Pas mal hein ? Sans flash !" Effectivement son téléphone fait de belles photo de nuit. Il en montre une autre. Dire qu'il peut en faire tous les jours... son bureau est pas mal niveau vue.  "Well, hope you guys get nice pictures! As good as mine!" il nous dit en rigolant avant de repartir.
On reste encore une petit demi-heure avant de retourner tranquillement vers le parking. En retraversant le Lincoln Park, on entend le tonnerre et on aperçoit furtivement des éclairs au loin. On s'arrête quelques instants pour quelques photos avant de rentrer.
Demain, c'est journée randonnée dans les canyons ! | | | À: Virginie24jb · 26 novembre 2014 à 17:41 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 88 de 109 · Page 5 de 6 · 1 804 affichages · Partager Il me dit qu’étant donné que je suis français, je devrais bien m’en sortir avec l’embrayage et le levier de vitesse.
C'est vrai que c'est un gros avantage !  Il suffit de se rappeler le temps que l'on met à l'auto-école pour trouver le fameux "point d'embrayage" !  Je plains les américains qui doivent s'y mettre en quelques instants, comme Richard Gere dans Pretty Woman ! (Pauvre Lotus... )
Bravo pour les photos by night, j'ai bien aimé celle avec la longue pause et les voitures : classique, mais fait toujours son petit effet ! (et bon courage pour faire de même avec portable... ) | | | À: Virginie24jb · 27 novembre 2014 à 7:15 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 89 de 109 · Page 5 de 6 · 1 753 affichages · Partager Quand tu disais "la totale", c est vraiment la totale. Deux WE de course, le meetup à chicago, et la petty experience..
Sans compter l angle original de votre voyage, et les superbes photos, un de mes récits préférés! | | | À: Micmac2 · 27 novembre 2014 à 10:31 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 90 de 109 · Page 5 de 6 · 1 730 affichages · Partager Quand tu disais "la totale", c est vraiment la totale. Deux WE de course, le meetup à chicago, et la petty experience..
Yep ! On fait pas les choses à moitié. 
Sans compter l angle original de votre voyage, et les superbes photos, un de mes récits préférés!
Merci beaucoup, ça me fait très plaisir.  Encore quelques jours et le voyage est déjà fini... | | | À: Virginie24jb · 30 novembre 2014 à 17:56 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 91 de 109 · Page 5 de 6 · 1 622 affichages · Partager Jour 21 (1/2)
En ce dimanche matin, debout à 8h. Enfin on essaye.  Pas facile après trois semaines de voyage avec parfois de grosses journées. La fatigue se fait de plus en plus sentir. C'est sûr que ce voyage n'était pas des vacances pour se reposer... mais bien pour profiter. 
On arrive dans la salle du petit déjeuner mais il y a bien trop de monde. On se prend un bol de céréales et on remonte le manger dans la chambre avant de prendre la route pour Starved Rock State Park, à environ une heure et demi de route, vers le Sud-Ouest. Sur la route, on est dépassé par une Camaro vert pomme... quelle faute de goût ! 
On arrive au Visitor Center vers 10h40, le temps de faire un pause pipi et de prendre un plan du parc. Voici le plan :
Le parc se compose de sentiers balisés qui vous emmènent soit le long de la rivière, soit en hauteur dans la forêt, aux différents canyons et cascades... quand il y a de l'eau. Parce que manque de bol, on est dans une période où il n'y a pas de cascades.  À mon grand regret. Je pense qu'il vaut mieux y aller au printemps, quand les neiges fondent.
On commence par la River Trail, le chemin qui longe la rivière. À certains endroits, elles entre dans les canyons. Tous les canyons ne sont donc pas accessibles par le bas. Le début du chemin est aménagé avec énormément de marches... On verra un couple et leur petit bout de chou d'un an ou deux gravir ces escaliers toute seule !  Doucement mais sûrement. Certains se baladent même avec des poussettes. Ça ne doit pas être très drôle mais c'est vraiment superbement bien aménagé avec des coins où sont installés des bancs, etc.
On commence par Eagle Cliff Overlook qui comme son nom l'indique est un point de vue en haut de la falaise et qui donne une vue sur la rivière et sur le Starved Rock, un autre point de vue accessible par un autre sentier.
On poursuit ensuite notre chemin vers Beehive Overlook où des photographes s'en donnent à coeur joie avec les différentes sortes d'oiseaux qui survolent la falaise. Une péniche est en train de pousser pas moins de cinq barges... Mais alors elle avance très très doucement.
On arrive ensuite au premier Canyon : Wildcat Canyon. Oh, le même nom que celui qu'on a visité en Iowa !  Évidemment je suis déçue quand je vois qu'il n'y a pas de cascade. Mais bon... on ne peut rien y faire. On est quand même bien impressionné par la hauteur ! Et encore plus quand on le verra d'en haut... 
Le chemin de sable continue le long de la rivière pour arriver au Lonetree Canyon où un arbre est couché en travers juste devant, même pas besoin de se baisser pour passer dessous. Certains touristes montent sur le tronc pour se faire prendre en photo. C'est impressionnant de voir ces arbres tenir à quelques centimètres à peine du vide, bien agrippés.
Tout d'un coup : alerte. Je préviens mon frère : "Je suis comme la batterie de mon appareil photo. Je clignote rouge !"  C'est le signal, j'ai faim. Et moi quand j'ai faim... ça va plus. Je deviens insupportable.  On décide donc de faire la pause casse-croûte avant d'arriver au Canyon suivant. Sandwichs, Iowa Potatoe Chips et gâteaux de Margaret. On se met de côté, un peu au-dessus du chemin, juste avant d'arriver au LaSalle Canyon, un des plus larges. Avec une cascade ça serait encore mieux... Grrr ! 
| | | À: Virginie24jb · 30 novembre 2014 à 17:56 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 92 de 109 · Page 5 de 6 · 1 622 affichages · Partager Jour 21 (2/2)
On continue de suivre le chemin mais un petit pont est fermé. Allez, on est de grands aventuriers, va pour descendre près de l'eau et traverser sur un petit tronc. Je ne suis pas rassurée, surtout avec mon matos photo dans le sac et autour de mon cou... Un couple qui nous suivait à rebroussé chemin. Petits joueurs !  Finalement on les reverra au croisement suivant où on se rend compte que c'était en fait tout le chemin qui était fermé. Ah... 
Arrivés au bout du parc on rebrousse chemin pour trouver l'accès à la Bluff Trail, le chemin qui passe en haut des canyons. Et qui dit chemin en haut des canyons, contrairement au long de la rivière, dit... une montée. Un escalier... un énorme escalier. Raide. Sur le plan c'est bien marqué "Major Stairways". Effectivement c'est un escalier considérable. 150 marches.  On fait une petite pause à la moitié... ou au tiers (  ), pour souffler un peu en faisant genre de se mettre de côté pour laisser descendre des autres touristes. Ou alors ça c'était une autre pause pendant la montée...  Quelle idée de le monter cet escalier... ça serait effectivement plus simple dans l'autre sens ! Arrivée en haut, je rigole. J'aime leur logique, leur organisation. Qu'est-ce qu'il y a en haut de l'escalier ? Un banc !  Oh bonheur, il est vide. Pas besoin de préciser qu'on le prend d'assaut pour reprendre notre souffle et s'hydrater un peu. Je me souviens alors des 800 marches qu'on avait montées et descendues en Suisse avec nos grands-parents quand on était petits. Oui ben... c'était avant, quand on était sportifs. 
Tonty Canyon, Basswood Canyon... Ceux-là on ne peut les voir que depuis la Bluff Trail et sont inaccessibles d'en bas. On s'aventure sur les avancées au-dessus de Wildcat Canyon. Le temps de jeter un oeil en bas et de prendre un photo puis on repart presque illico parce que vous savez quoi ? On a le vertige. Et que... c'est haut ! 25 mètres pour être précis.
Ce qui n'est pas simple pour la suite : le chemin passe parfois bien près du précipice sans aucune séparation ou sécurité. Il n'y a pas de barrière, pas de filet, rien. On croise un couple avec de jeunes enfants. Ils nous demandent si le point de vue est encore loin. Non, c'est à cinq minutes mais on leur conseille de bien garder leurs enfants à leurs côtés... 
Le dernier est le Pontiac Canyon avant de revenir au Visitor Center. En revenant vers le parking, on traverse un parc aménagé en aire de picnic. On voit une table où sont installées une dizaine de bonnes soeurs. Toutes avec une boite de Coca !  On s'arrête à la voiture quelques minutes. On a encore largement le temps. On décide d'aller au point de vue Starved Rock. Une montée bien raide où on devra également reprendre notre souffle, suivie d'un autre escalier avec là encore beaucoup de marches.
On retourne à la voiture vers 15h sans aucun programme pour la suite. On regarde le plan, enfin le GPS... Juste à côté il y a le Matthiessen State Park mais ça fait déjà pas mal de kilomètres dans les jambes alors on décide de prendre doucement le chemin du retour. On note une Scenic Drive pas loin : Illinois River Road, qui comme son nom l'indique, longe la rivière jusqu'à Ottawa. Ottawa, Illinois, hein, pas la capitale du Canada.  C'est moi qui conduit alors vous n'aurez pas de photos... désolée. On passera par des villes aux noms familiers : Marseilles, Norway...
On fait un stop à Naperville. Pourquoi ? Parce qu'il y a un Apple Store dans la ville. Bon je me défend : c'est pas moi qui veut un iPhone 6, c'est mon frère. Moi je suis très bien avec mon vieux Nokia coulissant qui a plus de quatre ans...  Je ne prends pas mon appareil avec moi puisque je pense qu'on ne va faire qu'un aller-retour au magasin. Dommage ! Il se trouve que c'est une très jolie petit ville avec ces rues commerçantes. En plus les couleurs sont magnifiques alors que le soleil descend doucement... Il y a même un chemin aménagé qui longe la rivière. Dommage qu'on ne le savait pas avant, on aurait pu y passer un peu plus de temps.
On s'arrête à un KFC vers 18h30. Et oui, on commence à manger aux heures des américains... Enfin un KFC ! Je n'avais jamais goûté. Un peu compliqué de commander mais au final je prend un Doublicious sandwich. Un burger sans salade, sans légumes ! Le bonheur. C'est sûr que c'est pas très diététique mais je m'en fiche : c'est bon !  On sourit en voyant un couple de personnes âgées en train de manger tranquillement dans leur coin. On a du mal à imaginer nos grand-parents dans un fast-food. 
Demain c'est le dernier jour complet à Chicago (  ) : on prend de la hauteur et on nage sur le lac.  ... Ou alors c'était en bateau ? | | | À: Virginie24jb · 30 novembre 2014 à 19:09 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 93 de 109 · Page 5 de 6 · 1 601 affichages · Partager Jolie bouffée de Chlorophylle !  Merci encore pour ce bain de nature, bien apprécié au cœur de la ville... | | | À: Virginie24jb · 6 décembre 2014 à 0:33 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 94 de 109 · Page 5 de 6 · 1 516 affichages · Partager Jour 22 (1/2)
On souhaite profiter à fond de ce dernier jour complet en ville. Surtout qu'il fait beau et qu'on a encore des choses de prévues. Debout à 7h donc et on prend la route à 7h45. Évidemment on tombe dans les bouchons...  Il nous frauda une heure pour arriver à notre parking fétiche, celui de l'Aquarium. En arrivant au parking, on demande au monsieur à côté du distributeur automatique si on peut rester plus longtemps que ce qui est indiqué sur le ticket. Ben oui, les jours précédents c'était une dame dans la petite guitoune qui nous avait donné le ticket et elle avait dit que c'était bon jusqu'à minuit. Sur ce ticket, il est inscrit 20h54... Ça nous arrange pas ça. "Anytime, anytime, " qu'il répond. Ouais, on est pas très convaincu mais bon, on va croiser les doigts pour ne pas se prendre un deuxième PV. 
On profite une dernière fois de la skyline sous le grand soleil en marchant jusqu'à l'arrêt de métro Roosevelt pour prendre la ligne rouge direction Chicago. Oui la ville, mais aussi l'arrêt : Chicago-Red; pour monter en haut de la John Hancock.
En chemin on se rend compte qu'on a oublié nos tickets à l'hôtel, qu'on avaient imprimés à la maison puisqu'on les avait achetés à l'avance.  Argggh ! Puis on se rappelle qu'on avait mis tous nos documents sur Dropbox, une application iPhone et Mac qui permet de tout synchroniser. Ouf ! On montrera notre version PDF. Ça devrait marcher.
Quand on arrive à la Hancock (ou 360 Chicago), il n'y a personne. Aucune queue pour les tickets (la version PDF sur l'iPhone passe nickel : bon à savoir vous ne voulez pas vous encombrer de papier). Pas de queue non plus pour la sécurité et encore moins pour les ascenseurs ! Ça a du bon de monter un lundi matin.  On aurait bien voulu y aller le soir mais on a déjà autre chose de prévu. Tant pis, ce sera de jour cette fois-ci. Comme pour la Willis/Sears/Skydeck, l'observatoire est à l'intérieur. Dommage car les reflets dans les vitres sont pénibles avec ce grand soleil (oui je me plains du grand soleil !  ) mais la vue est superbe ! Surtout vers le Nord je trouve.
On entend parler français pas loin. Et ça nous agace; parce que ça nous rappelle que ce sera bientôt courant quand on sera rentrés chez nous... bientôt, trop bientôt. 
Certains se risquent à faire le Tilt! Le parquet de verre à la Willis c'est une chose... non, on ne l'a pas fait. Non pas qu'on est des trouillards... Mauvaise langue !  C'est jusqu'il y avait beaucoup trop de monde.  Mais là c'est carrément une sas qui se penche au-dessus du vide. Euh... non, merci. 
On reste une bonne heure avant de reprendre l'ascenseur. Une employée commence à discuter avec une petite fille accompagnée de son papa : c'est son anniversaire aujourd'hui. Elle est trop chou.
Les pieds sur terre, on descend Michigan Avenue jusqu'à la rivière puis on rejoint le lac avant de s'arrêter pour la pose sandwich avec une vue sur le Navy Pier et la Marina.
On traverse ensuite le pont (Lakeshore Dr) côté ville. La lumière est juste splendide. Il y a un grand soleil, l'eau est d'un bleu turquoise magnifique.  La Trump est juste dans l'alignement. Elle ne date que de 2009 d'ailleurs, elle est récente. On prend en photo un couple qui nous prend en photo à notre tour. Même pas besoin de se parler, ça se fait tout seul. C'est le protocole des touristes. 
Le prochain arrêt est le Navy Pier. Quelques jours plus tôt on était juste entrés se réchauffer. Cette fois on fait le tour à l'extérieur, en commençant par la droite (côté sud). Il est en travaux (malédiction, malédiction...  ) et il y a beaucoup trop de monde pour nous. En effet, c'est extrêmement touristique. Magasins de souvenirs, restaurants, manèges, départ de croisières et de Water Taxi... Finalement rien de bien intéressant.
Arrivée au bout, on se rend compte que la vue de l'autre côté est plus belle. Et il n'y a quasiment personne !  Le Navy Pier restera une visite éclaire qui ne nous a pas vraiment convaincu. Honnêtement, si vous le loupez, c'est pas grave. Quoique la vue depuis le haut de la grande roue doit être sympa.
On s'arrête au Starbucks de Wabash Avenue et Ontario St. Oui, maintenant que j'ai découvert qu'il n'y a pas que des chocolats chaud et du café chez Starbucks, je teste d'autres choses. Et quelque chose me donne bien envie : Double Chocalty Chip. Alors là...  Heureusement que je ne l'ai découvert que le dernier jour !!!!  Une tuerie. Évidemment on prend une format XXL. Il faut bien qu'on rattrape toutes les calories qu'on a perdues...
On s'assoit même en terrasse. C'est à croire qu'il fait chaud. En fait, pas trop. On se remet en marche pour se réchauffer tout en buvant / mangeant (ah ces pépites de chocolat...  ) notre Double Chocalty Chip, direction l'Apple Store de Michigan Avenue pour recharger le portable.
Puis on revient vers la rivière et on descend jusqu'au Bean du Millenium Park pour le voir sous le soleil. Et puis c'est aussi qu'il y a des toilettes dans le coin...  Je plaisante avec ça mais les toilettes publiques sont quand même beaucoup plus courants que chez nous ! Encore un bon point.
| | | À: Virginie24jb · 6 décembre 2014 à 0:35 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 95 de 109 · Page 5 de 6 · 1 517 affichages · Partager Jour 22 (2/2)
On prend Monroe St (direction Ouest) jusqu'à la rivière. On profite du soleil pour voir la ville autrement. Il y a pas à dire, cette rivière apporte un charme indéniable à la ville. On traverse à côté de la Trump pour une pause Nuggets au McDo qui se trouve juste au pied de la tour, qui au passage est essentiellement composée d'appartements; bien trop chers pour nous évidemment... Il y a aussi un hôtel; lui aussi trop cher pour nous. 
Puis on se rend au départ de la croisière Wendella au pied du Michigan Bridge. On arrive à 17h10. On retire nos billets pour la croisière d'une heure et demi River & Lake réservés quelques jours plus tôt sur internet. On a choisit cette heure-ci (17h45 à 19h15) car c'est pile pendant le coucher du soleil. On avait fait une croisière de ce type à New York, il y a trois ans et ça reste l'un de nos meilleurs souvenirs. C'était aussi la veille de notre départ... 
On est les premiers à embarquer sur le bateau. On prend une place stratégique : tout derrière, ce qui me donne le champ libre pour les photos.  On commence par s'enfoncer dans la ville jusqu'à la Willis/Sears. Les explications étaient intéressantes mais honnêtement je n'ai pas tout retenu... 
Puis le bateau fait demi-tour pour sortir sur le lac. Il faut entre 12 et 15 minutes pour passer l'écluse qui mène de la rivière au lac : les deux ne sont pas à la même hauteur ! La rivière est un tout petit peu moins élevée que le lac.
Une fois sur le lac, on en prend plein les yeux !  Le soleil est en train de se coucher. Il y a un dégradé bleu, violet magnifique sur le lac. Mais le spectacle le plus impressionnant est bien la ville elle-même : le soleil se couche juste derrière. Les rayons passent entre les buildings et les éclairent d'une couleur dorée splendide. On croirait qu'il y a le feu derrière ces bâtiments ! C'est d'une beauté à couper le souffle. 
On passe près du Navy Pier puis on remonte jusqu'à hauteur de la John Hancock. J'avoue, je n'écoute pas vraiment les explications. Le spectacle est superbe et je ne veux rien rater. J'en profite pour les photos mais j'essaye aussi de profiter avec mes yeux. 
Il commence à faire frisquet sur le lac. Il n'y a plus de soleil, le vent se lève... Il fait totalement nuit quand on revient vers la ville. Après l'écluse on voit ce jet d'eau à travers la rivière. Heureusement la bateau s'arrête.  La fontaine se déclenche toutes les heures pendant dix minutes.
Si vous loupez le Navy Pier, ce n'est pas bien grave. Si vous loupez cette croisière rivière + lac au coucher du soleil... là vous serez passés à côté de quelque chose d'inoubliable. Comme il y a trois ans, ça reste une des plus belles manières de boucler (ou presque) notre séjour. À faire, à faire, à faire ! 
Alors qu'on se retrouve de nouveau sur la terre ferme, on longe la rivière de nuit. Après quelques minutes on fait une pause pour faire le check-in SwissAir pour notre vol du retour. C'est déjà demain... Gros coup de blues. 
On veut prendre le métro à State/Lake mais on a pas le compte exact en monnaie. On passe chez Chick Fill A, au pied de la station. Mon frère prend un sandwich pour avoir de la monnaie et pour caler la faim avant de revenir à l'hôtel. Arrivés au parking, on se dit qu'on ne peut pas partir sans un dernier coup d'oeil à la skyline... Oui, c'est bien notre vue préférée. 
On reprend ensuite la route pour l'hôtel. Tiens, le compte a encore augmenté : 627 morts sur les routes de l' Illinois.  Il est 21h40 quand on arrive à l'hôtel pour notre dernière nuit sur le sol américain. Demain, c'est déjà l'heure du retour... | | | À: Virginie24jb · 6 décembre 2014 à 11:33 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 96 de 109 · Page 5 de 6 · 1 472 affichages · Partager Quel magnifique sunset sur Chicago !  La luminosité est spectaculaire !  Félicitations pour tes photos qui rendent et "claquent" bien !  On sent que l'air est plutôt pur : le froid ça a du bon !  Donc, si j'ai bien retenu : ne pas hésiter à faire le tour en bateau à l'heure du sunset, mais pas obligatoirement à la fin du séjour pour ne pas l'associer au blues du départ... C'est bien ça ?... | | | À: Pong · 6 décembre 2014 à 12:37 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 97 de 109 · Page 5 de 6 · 1 456 affichages · Partager Quel magnifique sunset sur Chicago !  La luminosité est spectaculaire !  Félicitations pour tes photos qui rendent et "claquent" bien ! 
Merci.  Dommage qu'il n'y avait pas quelques petits nuages...
Donc, si j'ai bien retenu : ne pas hésiter à faire le tour en bateau à l'heure du sunset, mais pas obligatoirement à la fin du séjour pour ne pas l'associer au blues du départ... C'est bien ça ?... 
Oui c'est bien ça.  Quoique le faire à la fin avec le blues du départ ajoute un peu de magie et de beauté à tout ça. On profite peut-être plus ? Faut juste espérer qu'il y ait une soirée de beau temps à la fin du séjour. | | | À: Virginie24jb · 6 décembre 2014 à 13:49 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 98 de 109 · Page 5 de 6 · 1 433 affichages · Partager Merci pour ce témoignage. Je suis en train de préparer notre passage de 3j à Chicago l'été prochain : je range mes guides touristiques et je vais tout piocher dans ton carnet | | | À: Caussat · 12 décembre 2014 à 9:28 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 99 de 109 · Page 5 de 6 · 1 333 affichages · Partager Merci pour ce témoignage. Je suis en train de préparer notre passage de 3j à Chicago l'été prochain : je range mes guides touristiques et je vais tout piocher dans ton carnet 
C'est un sacré compliment ça.  J'ai aussi pioché quelques idées dans les guides. Donc... | | | À: Virginie24jb · 12 décembre 2014 à 9:45 Re: Voyage atypique entre l’Est et le Midwest Message 100 de 109 · Page 5 de 6 · 1 329 affichages · Partager Jour 23
Mardi 23 Septembre... La journée qu'on redoute tant.  C'est déjà la fin. Notre vol de retour est prévu en début de soirée depuis O'Hare. En voyant la météo, on rigole jaune : maintenant qu'on va partir, ils prévoient beau pour toute la semaine. Évidemment.  On se lève à 8h pour avoir le temps de prendre le petit-déjeuner et de préparer tranquillement nos bagages. Il faut dire qu'avec tous les cadeaux qu'on doit ramener, on doit jongler entre petits espaces confinés et sécurité. Il y a des choses qui cassent : deux assiettes et deux tasses. Argh... On les prendra avec nous dans le sac de cabine. Les verres à schnaps sont bien protégés dans ma petite sacoche photo coincée au milieu de ma valise...  On refait trois fois le tour de la chambre pour être sûr de n'avoir rien oublié. Pendant ce temps, on laisse la TV allumée : commence alors une conférence de presse en direct depuis le Pentagone où un général de l'armée américaine annonce des frappes en Syrie contre ISIS. On ne sait toujours pas ce que c'est exactement. Il faudra attendre notre retour en France pour se remettre à niveau pour les infos. On part de l'hôtel vers 10h45 et on prend la route pour Chicago.
On repasse une dernière fois sur Lake Shore Drive en traversant le pont qui nous permet de jeter un dernier coup d'oeil au centre-ville et à la rivière. Une belle ville avec un centre très agréable et un cadre splendide le long du lac. Malgré la mésaventure du logement, le centre-ville aura tenu toutes ses promesses. Chicago vaut bien une visite de quelques jours ! 
On continue de longer le lac sur Lakeshore Dr jusqu'à arriver à la fin de cette route. On arrive à Dawes Park vers 11h45. On se gare le long de la plage où on va faire un petit tour sur le sable. Les maîtres-nageurs sont absents mais on se croirait au bord de la mer : sable fin, de l'eau à perte de vue et le beau soleil.  On est quasiment seuls.
On se promène dans le parc puis on prend la direction du centre ville d'Evanston en passant par des quartiers résidentiels huppés.
On fera notre pause de midi chez Prêt À Manger, qu'on avait découvert à Londres, avant d'aller faire un tour à Starbucks pour une Double Chocalty Chip que j'ai découvert la veille. XXL, of course ! Ben oui, qui dit retour, dit déprime donc il faut du chocolat pour remonter un peu le moral...  Alors qu'on est assis là à déguster, on entend une conversation étrange dernière nous. Une fille qui semble être une étudiante et une femme plus âgée. Oui, c'est bien ce qu'on pense : un entretien. On dirait un entretien pour un travail dans le domaine du spectacle.
On revient tranquillement vers la plage et vers le parking. Le côté Nord de Chicago est bien plus sécuritaire que le Sud... Ça semble être un quartier très universitaire. En tout cas pour ce qu'on en a vu, c'est une très jolie petite ville. :wink: Alors qu'on rejoint le parc, on voit quelque chose qui nous étonne : un passage piéton avec des drapeaux rouges dans un petit seau accroché au poteau. On peut le prendre avec nous et le remettre de l'autre côté pour être mieux vu pendant la traversée... On avait encore jamais vu ça. 
On retourne près de l'eau sur une jetée. Deux policiers à vélo salue un gars qui trempe les pieds dans l'eau. Apparemment c'est un habitué des lieux avec sa chaise de camping près de la descente pour la mise à l'eau de bateaux.
On aimerait aller à la pointe qu'on voit depuis la jetée mais on ne peut pas. On se retrouve en plein dans une université et au fond d'un sens issue. Là, on est bien contents que les couleurs des Iowa Hawkeyes sont le noir et le jaune. Nos T-shirts seront moins tape à l'oeil que ceux de la Northwestern University... qui eux sont très violets. 
On trouve finalement un accès à la plage un peu plus haut. Deux-trois personnes sont tranquillement installées là, à profiter du soleil. Une personne âgée viendra même poser sa petite chaise de camping pour bouquiner. Nous on reste là, à regarder le lac, les petites vagues... perdus dans nos pensées, dans nos souvenirs. On repense un peu à nos vacances et on se rend compte à quel point ces trois semaines sont passées vites. Mais on en a bien profité ! 
Cette fois c'est l'heure.  Il faut commencer à se diriger vers l'aéroport d'O'Hare. On s'arrête en chemin pour faire le plein. Deux fois...  On ajoute d'abord 5$ puis on vérifie que l'aiguille reste bien au-dessus du trait. Ce n'est pas tout à fait le cas. On remet donc 5$ dans une station un peu plus loin pour ne pas avoir de problème en rendant la voiture. En arrivant à l'aéroport, on se rend compte que c'est bien l'un de plus grands au monde. Mais heureusement les directions sont bien affichées. Il suffit de suivre "Rental Cars Return". Nous voilà arrivés chez Alamo. Comme à l'aéroport de Washington, on se gare en file indienne. Le retour est bouclé en 30 secondes (si ce n'est pas moins...). Total de cette partie du voyage : 1360 miles (2180 km).
Le conducteur de la navette nous demande quelle compagnie on prend. Swiss ! Cette fois le vol n'est pas sous traité. Les autres passagers prennent Delta, American Airlines... Une femme devra même vérifier sur son billet car elle ne sait pas; probablement un vol d'affaire. Il nous a demandé ça pour pouvoir nous déposer juste devant l'entrée correspondant à la compagnie. Comme à Washington, un gros coup de cafard s'abat sur moi. Je veux pas partir... Je me sens si bien ici. C'est un dur moment à passer, le retour à la réalité : les vacances sont bel et bien finies. Les uns après les autres, tout le monde descend à son arrêt. On est maintenant tout seuls dans la navette. Alors que le conducteur remonte à bord, il lance en souriant "Now Swiss !"  Il doit refaire tout le chemin inverse pour aller au terminal 5. Il nous dépose juste devant l'entrée Swiss et nous descend évidemment les bagages. - "Thank you very much". - "You're very welcome". Pas besoin de préciser que ce niveau de service et de politesse va nous manquer à notre retour...  Alors qu'on entre dans le terminal, je me rend compte que j'ai oublié de mettre mon trépied dans ma valise ! Il est toujours accroché à l'extérieur de mon sac à dos. Je le range vite fait (comme quoi il y a encore un peu de place...  ) avant d'enregistrer les bagages.
Les comptoirs à côté de Swiss sont vides : pas de voyageurs et même pas de personnel... Ah oui, c'est le comptoir Air France / KLM pendant la grève. On aurait du choisir Air France, comme ça on aurait pas pu rentrer ! 
On se rend à la sécurité, comme ça se sera fait. Le couple derrière nous embarque dans 10 minutes, à 16h30. On les laisse passer. On imagine bien leur stress.
Ça faisait longtemps dis donc qu'on avait pas eu le droit à la sécurité : on enlève les chaussures, la montre, la ceinture. On sort l'iPad, l'ordi, les téléphones... On aura le droit au petit coup d'air dans la tronche au milieu de cette grosse machine qui vérifie je ne sais quoi. L'homme qui passe derrière moi se fait stopper par les agents pour se faire contrôler les mains plus en détails. Très rassurant...
On arrive déjà dans la salle d'embarquement où on patiente comme on peut. J'ai juste envie de me sauver en courant pour ressortir de là vite fait.  L'avion est déjà là... Le départ est inévitable. On grignote le reste de popcorn d' Iowa, on tourne en rond...
Puis c'est l'heure. Il faut y aller. Alors qu'on s'envole en pleine nuit, le spectacle est magnifique. Chicago : une grosse tâche de lumière brille en plein milieu milieu de nul part. La différence avec le noir complet du lac est sidérant. 
Le bon côté c'est que le siège semble excellent pour dormir avec un retour de chaque côté de la tête pour pouvoir la reposer. Le contrôle de l'écran se fait avec une télécommande rangée et accessibles depuis l'accoudoir. Elle fait d'ailleurs aussi office de manette de jeu vidéo. Et ça me sera bien utile ! Car comme la dernière fois : impossible de dormir.  Autant dire que je ne suis pas de bonne humeur. Je ne l'étais déjà pas avant d'embarquer, ça n'arrange rien. Je fais passer le temps comme je peux. Je commence un film, j'arrête; un épisode de série puis j'arrête. Allez, un peu de jeu vidéo... puis j'arrête. Impossible de rester concentrer sur quelque chose. Je suis fatiguée mais je n'arrive pas à dormir. Alors que tout le monde dort, je soulève un peu le volet du hublot. Et là...  Je ne peux que vous le conseiller si vous volez de nuit. Je n'ai jamais vu autant d'étoiles de ma vie. Pourtant je suis allée dans des endroits avec peu de pollution lumineuse pour des photos de la voie lactée mais là, ça dépasse tout ce que j'ai pu voir. C'est juste d'une beauté inimaginable avec plus d'étoiles que vous n'en verrez jamais depuis la terre ferme. Je reste scotchée au hublot pendant plusieurs minutes à regarder vers le haut, stupéfaite. C'était juste fantastique !  
Le jour ne va pas tarder à arriver. On est censé laisser le volet du hublot fermé pour ne pas déranger ceux qui veulent dormir. Mais je tiens à voir un peu de ce lever de soleil.
On a le droit à un très bon petit déjeuner avec croissant, yaourt et jus d'orange. On aura même le droit à un deuxième croissant. On se console comme on peu, hein !  Alors qu'on approche de Zurich, on aperçoit au loin les Alpes qui dépassent des nuages.
Ca y est, on atterri à Zurich à 11h pile comme prévu. Il y a encore l'épreuve des longues files d'attentes pour passer l'immigration. On a eu de la chance. Il semble qu'un très gros appareil soit arrivé juste après nous. On passe assez rapidement avec un "bienvenue" en Français. Ouais...  On est pas forcément contents d'arriver mais merci quand même pour ce geste. Bienvenue en Suisse veut dire que ce voyage est officiellement terminé... Contrairement à Washington, les bagages sont déjà sur le tapis roulant quand on arrive. Ça c'est de l'efficacité. Je soupire de soulagement. Il n'y a pas eu d'odeur bizarre qui a éveillé la curiosité des douaniers au point de confisquer ma valise...  Car oui, nous avions tellement envie de faire goûter du fromage du Wisconsin et des Cheese Curds à nos parents qu'on en a ramené... Ils étaient enfouis dans ma valise entourés de sac de congélation. Dans ma valise alors que je n'étais pas très confiante dans cette idée. Autant dire que je n'étais pas très à l'aise pendant le vol. J'aurais bien voulu échanger le nom sur les valises. Mais ça a tenu. Pas de dégâts. On passe par le portique "rien à déclaré" en sortant...
Nos bagages étaient déjà là à notre arrivée, mais pas nos parents. On leur passe un coup de fil. Ils sont en train de sortir du parking et nous rejoignent cinq minutes plus tard. On est déjà pressés de leur raconter tout ce qu'on a vécu pendant trois semaines, les anecdotes, les rencontres, la Nascar, les visites, les routes... Il y a tellement de choses à raconter, de photos à montrer. C'est ça aussi un voyage comme ça : la préparation, le voyage en lui-même et les souvenirs qu'on garde pour très longtemps (surtout quand on écrit un long récit...) et qu'on partage en revenant. 
On fait vite un petit tour dans l'aéroport avant de prendre la route pour la maison. Finis les énormes autoroutes, les pick-ups, les lignes jaunes, les grattes-ciels ou les maisons en bois. Mais on vous reverra. Ce n'est pas un adieu, juste un au revoir. À chaque fois on a été chaleureusement accueilli dans ce pays où on semble être les bienvenus.  On y retournera, ça c'est sûr. Il y a encore tellement de coins à découvrir ! Cette fois je ne tiens plus, ça fait plus de 24 heures que je n'ai pas dormi. Je m'endors dans la voiture. Pire, je n'arrive plus à rester éveillée. Même pas une minute. J'ouvre les yeux et je replonge direct dans mon sommeil. Probablement plongée dans de beaux rêves. Ou simplement de beaux souvenirs. 
The End.
Et voilà, c'est vraiment fini... Je remercie (et félicite !  ) tout ceux et celles qui ont pris le temps de lire et de commenter ce long récit de trois semaines inoubliables construites sur nos envies très personnelles; avec des expériences qui ont été à la hauteur de nos attentes. Et même plus ! Ça a été un vrai plaisir que de le partager avec vous. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Allez, c'est parti pour la préparation du prochain...  Comment ça ? Pas tout de suite ? Oh zut... | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 12 110 visiteurs en ligne depuis une heure! |