Nous sommes toujours à Naya Pingla, le village des Patachitras du West Bengal.
Entre parenthèses, il existe également des "Patachitras" de l'Orissa mais leur style de peinture est différent quoique très joli aussi. On en trouve à
Puri, Bubaneshwar et surtout à Raghurajpur.
Le premier" Patachitra" que j'ai vu (mais sans le savoir à ce moment là), c'était lors d'un séjour au
Shekhawati en 2015. Cette région possède des magnifiques havelis connus pour leurs très belles fresques. Malheureusement ce patrimoine remarquable n'est que très peu préservé et risque bien de disparaître ! Nous avons visite un haveli par contre très bien restauré par une française, Nadine le Prince et c'est là que j'ai vu ce "Patachitra", rapporté probablement du West Bengal par Nadine le Prince.
Ce "Patachitra" représente l'attaque terroriste des Tours Jumelles de NewYork le 11.Septembre 2001.
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Nous informons Sohan, notre guide de vouloir saluer deux artistes, Susama et sa mère Rani, que nous avons rencontrées lors de notre première visite de Naya Pingla en 2017.
Petit retour de trois ans en arrière :
Nous n'avions pas de guide cet année là mais je tenais absolument à visiter ce village.
Quelle galère alors, avec un chauffeur ne parlant pratiquement pas anglais, pour arriver à bon port!
Il a voulu nous faire croire à plusieurs reprises qu'on était bien arrivé, sans savoir où il était; seulement aucun artiste à l'horizon et les villages ne correspondaient en rien à ce que j'ai pu voir sur des photos.
Nous avions heureusement le parcours avec les étapes pris sur internet, mais des fois en bengali ou d'autres en hindi!
Nous avons fini par trouver le village tout de même et avons rencontré Susama, une artiste peintre.
Celle-ci nous a invité dans sa maison ou étaient rangés plein de rouleaux peints et stockés à même le sol. Elle et sa mère nous ont chanté plusieurs chansons en déroulant leurs peintures.
Rani, la mère de Susama
Susama en 2017
Ce jour là, un mariage était célébré et il s'agissait d'un parent de Susama qui nous à proposé de prendre le repas avec elle dans la tente dressée pour le mariage.
Bien sûr, ça ne se refusait pas !
Nous avons vu le jeune marié mais pas sa future épouse. En
Inde les festivités de mariage durent plusieurs jours.
Nous étions conviés à une table avec Susama et un de ses cousins.
Des journaux mouillés avec de l'eau étaient mis sur les tables en guise de nappe.
A l'extérieur de la tente nous avions vu les grandes marmites dont lesquelles mijotaient des différents mets.
Nos assiettes étaient faites avec des feuilles de bananier, nombreux dans la région.
Il y avait un vrai défilé de convives qui s'installaient pour le repas et partaient aussitôt après avoir mangé en laissant la place à d'autres.
Je me demande toujours pourquoi les Indiens restent si peu de temps à table contrairement à nous en
France, surtout lorsqu'il est question d'un repas de fête?! Et tout cela après avoir préparé des fois pendant des heures des délicieux mets...
Des cuisiniers, toque sur la tête, nous servaient à volonté avec des grandes louches directement de la casserole à l'assiette en feuilles. C'était un vrai régal!
La communication avec Susama était facilitée par le fait qu'elle parlait un peu anglais ainsi que son cousin. Probablement elle espérait qu'on allait lui acheter une de ses peintures et je dois dire que nous nous sommes pas fait prier ; ces peintures sont vraiment très belles !
C'est ainsi que se trouve aujourd'hui dans notre salon un très joli rouleau peint par Susama (un trésor pour moi

!) et qui représente des scènes de village.
Susama et Rami en 2020 en chantant une épisode de la vie de Krishna et Rada.
Sohan interrompt notre visite et nous quittons avec regret Susama et Rani car un autre village nous attend. Nous allons donc visiter Sabong avant de retourner en soirée à Naya Pingla pour aller manger chez Rupsona, une artiste peintre que nous avons déjà rencontrée plus tôt dans la matinée.