Il semblerait que les autorités Thaïlandaises se soient "soudainement" rendues compte de l'existence de cette situation.
Selon les deux principaux journaux anglophones du pays, une descente de la police a eu lieu récemment dans un village Padaung du district de Mae Rim au prétexte que le propriétaire du terrain sur lequel se situait le village demandaient entre 300 et 500 Baths de droit d'entrée aux touristes voulant visiter le village.
Celui-ci a bien évidemment nié les faits et affirme qu'il autorisait les touristes à visiter gratuitement le village.
Autre litige : les Padaungs de ce village résident légalement en
Thaïlande avec un statut de réfugié et un visa qui leur permet de percevoir des revenus d'origine agricole, mais pas du tourisme.
Une autre opération a également eu lieu récemment lors d'un rassemblement annuel de plus de
10 000 travailleurs birmans qui venaient célébrer une cérémonie traditionnelle au stade de l'école de police de Samp Pran, à côté de
Nakhon Pathom. Plus de 600 ont été contrôlés en situation irrégulière et seront "raccompagnés" à la frontière.
Parallèlement à cette vague médiatique de régularisation de situation, le gouvernement vient d'annoncer un nouveau "quota" de 10 000 travailleurs birmans auxquels seraient accordé un permis de travail pour des emplois que les Thaïs ne veulent plus occuper, notamment dans le domaine de la pêche (ça me rappelle étrangement les maçons et les éboueurs dans les années 60).