Pour le voyageur comme pour les autres, commercialisation (ou réussite d'un projet) et communication vont de pair. À plus forte raison lorsque celui‑ci fait tout lui‑même et dispose avant tout d'un ouvrage. Toutefois, il ne faut pas oublier que la promotion pour quelqu'un souhaitant raconter son périple doit toujours commencer bien avant que soient écrites les premières lignes. Idem lorsqu'il s'agit d'un projet voyage que l'on souhaite médiatiser.
En informant régulièrement les médias du projet et de son déroulement, on aura ainsi plus de facilités par la suite pour obtenir une meilleure couverture presse de son travail.
Communiqué et dossier de presse
La première chose indispensable à faire si l'on espère vendre et/ou se faire connaître est de réaliser un communiqué et un dossier de presse.
En effet, pour que les médias parlent d'un bouquin (même principe en gros pour un projet de voyage), on doit obligatoirement envoyer un communiqué comportant le résumé ou du moins les points forts de celui‑ci ainsi que les renseignements de base le concernant (nombre de pages, prix, nom de l'auteur et de l'éditeur, mode de commercialisation, etc). C'est ce rédactionnel qui servira de matière première (ou d'article) au journaliste chargé d'en parler.
Un dossier plus conséquent reprenant en plus les coupures de presse, un visuel de couverture, mais aussi tous les éléments utiles à la promotion, s'avérera également utile. Selon les interlocuteurs et les occasions, on pourra utiliser l'un ou/et l'autre. Comme pour les dossiers de recherche de
bourses et sponsors, pas la peine de trop faire dans le tape à l'oeil et le coûteux, même si quelques dossiers "haut de gamme" peuvent parfois aider à convaincre. En attendant, communiqués et dossiers de presse peuvent bien sûr s'envoyer par mail. Et vu tous les avantages que cela représente, notamment en terme de coûts, on aurait tord de s'en priver.
Dans le cas d'un livre, on pourra également joindre son ouvrage à l'envoi. Mais, vu le coût supplémentaire, autant cibler quitte à préciser sur son communiqué qu'un "service presse" ou "SP" (exemplaire gratuit) pourra toujours être envoyé sur demande. Outre des économies, cela permet de voir en plus ceux qui sont réellement intéressés; tout du moins en principe.
Envoyer l'information aux médias
Les passages médias ne sont pas toujours évidents et il vaut mieux déjà cibler les supports. Pour la presse, bien tenir compte également des délais de bouclage et donc d'envoi. Soit en gros 4/5 jours pour un quotidien, 2 à 3 semaines pour un hebdo, un mois à un mois et demi pour un mensuel,
Même si le sujet intéresse, encore doit‑on toucher la bonne personne au bon moment. Bien entendu pour espérer un maximum de résultats, mieux vaut aussi faire des envois personnalisés avec un petit courrier d'accompagnement adressé évidemment à la personne qui sera la plus apte à faire passer l'information. Tout un travail d'enquête préalable, fastidieux mais nécessaire, qui passera entre autres choses par la recherche des journalistes/pigistes/chefs de rubriques voyages ou bouquins des différents médias. Et en désespoir de cause, on s'adressera alors au rédacteur en chef.
Globalement, selon ce que l'on a à promotionner on choisira des supports différents. Supports essentiellement presse, car si pour les radios (surtout locales) on est en droit d'espérer quelques retours, pour les TV par contre il n'y a que peu d'espoir, surtout pour un débutant. Donc, au niveau médias, on aura intérêt à cibler la presse voyages mais aussi généraliste, associative, et surtout locale. Et selon son sujet, la presse spécialisée pourra bien entendu être également contactée.
Les courageux pourront en plus prévoir pour certains supports un petit article d'un ou deux feuillets (1 feuillet = 1 500 signes) maxi adapté de leur bouquin ou de leur récit de voyage. C'est un moyen supplémentaire d'attirer l'attention, et plutôt que de passer le rédactionnel "traditionnel" un journal pourra alors choisir cette approche pour parler de l'ouvrage ou du projet.
Si on ne dispose pas de soutiens, autant savoir aussi à quoi s'attendre. Le monde des médias nécessite souvent d'entretenir ses interlocuteurs et d'être assez patient et persévérant pour espérer arriver à quelque chose. D'où l'intérêt de se constituer d'entrée un bon carnet d'adresses.
Mais pour débuter, ou lorsque les contacts ne sont pas encore suffisants, il ne faudra pas hésiter non plus à tabler sur d'autres moyens pour se faire connaître: mailing, petites annonces, bulletin, affichage, etc.
Pour une "campagne de presse" il faut compter en moyenne une bonne centaine d'envois. Un peu plus pour une première et un peu moins par la suite (on a fait le tri). Bien entendu, pour avoir plus d'impact ou simplement arriver à quelque chose, il est nécessaire de faire quelques temps après une relance téléphonique ou mail auprès des supports les plus intéressants, ne serait‑ce déjà que pour savoir la suite que chacun pense donner.
Grosso‑modo, on peut espérer obtenir ainsi entre 10 et 15% de passages, ce qui selon les supports et leur importance, la forme, la localisation et la longueur de l'article, voire la date de passage, peut signifier des retombées fort différentes. Un journal local à tirage moyen aura parfois plus de poids qu'un gros média national. Et même si c'est rarement le cas, vous pouvez toujours demander aux journalistes qu'ils vous envoient pour votre press‑book une copie de leur article après parution.