Vapkse · 24 avril 2010 à 21:34 · Une photo 74 messages · 24 participants · 15 868 affichages | | | | Bonjour, voila un petit compte rendu d'un voyage en vélo allant de Tananarive à Fort-Dauphin par la côte-est, puis un retour sur Tuléar par la N13 et la N10.
J'ai découpé le compte rendu en 3 parties 1) Tananarive - Manakara2) Manakara - Fort-Dauphin 3)Fort-Dauphin - Tuléar
Le tour fait environ 1400km et est difficile. Je l'ai parcouru en 21 jours. Outre la difficulté technique et physique, il faut ajouter pas mal de difficultés pour s'alimenter, et des risques d'insécurité, sur la 3ème partie. En raison de la nature du terrain, que ce soit technique ou sablonneux, un VTT rodé et pas trop chargé est indispensable. Il est inutile, de se trimbaler une tente. Les pneus doivent être roulants, accrocheurs et résister aux crevaisons. J'ai utilisé en ce qui me concerne des Continental travel contact, ce qui ma valu que deux crevaisons due aux épines de cactus longues et denses lorsque l'on roule sur une feuille. Le vélo doit être très solide, il ne faut pas compter pouvoir trouver quelconque matériel de rechange de qualité sur le parcours. Certaines portions comme la côte est de Manambondro à Etakika ou la route reliant la N13 à la N10 passant par Bekitso sont pas ou très peu fréquentées, il est donc indispensable de ne pas prendre de risques en vélo. Prévoir des pièces de rechange (rayons, vis, chambres à air, tip-top, patins de freins, ect..) et éventuellement un pneu pliable.
Si vous aimez l'Afrique et l'aventure en vélo, Je vous conseille vivement les parties un et deux, la troisième est vraiment très dure, avec beaucoup de sable, de pauvreté. La région est aride et le manque d'eau et de choix de nourriture, se fait de plus en plus ressentir avec des rivières complètement asséchées. Le contact avec la population est fabuleux et l'hébergement facile et la nature tout au long de la côte-est est superbe.
Les photos sont postées ici: picasaweb.google.ch/...vasoa/madagascar2010
J'ai aussi des traces GPS pour ceux que ça intéresse. J'ai presque tout enregistré, donc elles comportent les dénivelés et les chemins parcourus.
Si vous avez d'autres question, n'hésitez pas.
Serge | | | Annonce · Sponsorisé | | | Première partie Tananarive-Manakara:
La première partie du voyage allait de Tananarive à Manakara par la RN7 puis Ranomafana. Je ne savais pas trop en partant si je passerais par Fianarantsoa ou pas, mais de toutes façon, j'avais déjà fait cette portion en 2003 et déjà passé trois fois à Fianarantsoa, donc ça n'avait pas beaucoup d'importances. Je pouvais gagner un jour en ne passant pas par Fianarantsoa en prenant la piste qui va de Ambohimahasoa à Ranomafana, appelée aussi l'ancienne route.
Donc le premier jour, départ de Tananarive pour Ambatolampy. Je pars assez tôt, car les orages sur les hauts plateaux amènent de la pluie tous les jours vers 14-15h. Je dois traverser Tananarive, car nous logeons à 5km du centre, mais le GPS me guide. C'est pas trop la forme en sortant de l'hiver européen, le vélo est lourd, mais je suis content de pédaler avec une température estivale. La route n'est jamais plate, ce qui me vaut de me faire doubler dans les montées, par les cyclistes Malgaches qui s'entrainent. Il est dimanche, et à Tananarive, étonnamment, il y a beaucoup de sportifs qui courent, font des exercices de gymnastique sur les bords de la route ou les parkings ou font du vélo. A 20km de Ambatolampy, ma trace GPS quitte la RN7 pour prendre une piste parallèle qui arrive aussi à Ambatolampy. Petite visites dans les villages aux alentours au gré de la progression difficile des charrettes de retour des champs sur la piste boueuse et défoncée. Arrivé à Ambatolampy avant l'orage, je me trouve un petit hôtel sympa et profite du restaurant.
Le lendemain, départ pour Antsirabé. La encore je prend 20km de piste avant de retrouver la RN7. Mais contrairement au jour précédent, même si c'est toujours aussi agréable et amusant de sortir des sentiers battus, ça devient beaucoup plus difficile de progresser en raison de la boue qui rend la piste extrêmement glissante et bloque mes roues par moments en s'emmagasinant dans les freins. Les gens, surpris de voir un touriste sur cette piste, me demandent ou je vais, et me disent que cette piste ne vas pas à Antsirabé, mais je fais confiance au GPS. C'est toujours un peu angoissant de penser qu'on peu mieux connaître le chemin que les locaux grâce à la technologie. Mais il y a peut-être aussi un obstacle infranchissable que la technologie ne connais pas. J'avais aussi oublié à quel point tout le monde aimerait discuter avec vous, les enfants qui courent pour venir à votre rencontre ou crient bonjour Vasaha depuis les champs ou les maisons éloignées de la route. De retour sur la RN7, je rencontre un cycliste Malgache avec lequel je finis le parcours. On se fera rattraper par l'orage à 30km d' Antsirabé nous obligeant à rester une heure dans un village. Antsirabé, et ses alentours méritent un jour de visite, mais encore une fois, comme je connais déjà, je préfère rejoindre et m'attarder sur la côte est, donc je ne m'y attarde pas.
3ème jour, départ pour Ambositra, sur la route, je vois une femme nettoyer du linge, j'en profiterai pour lui demander si elle veux bien me nettoyer mon linge, contre rémunération. Elle accepte, et me nettoiera mon linge mieux qu'à l'hôtel. Finalement, c'est bien mieux de faire nettoyer son linge comme ça. Pendant ce temps, je discute avec les habitants du village et admire le travail des moissons de riz. J'arriverai assez tôt à Ambositra pour faire une petite visite des ateliers artisanaux. Ambositra a bien changé depuis 2003, je trouve l'endroit beaucoup plus sympa. La chambre d'hôtel entièrement faite d'artisanat Malgache est magnifique et le restaurant en face excellent. Deux guides me proposent la visite des ateliers pour un prix excessif. J'arriverai à négocier la visite pour la moitié, ce qui est encore excessif, mais bon, au moins ils acceptent de faire le boulot. C'est assez impressionnant de voir les sculpteurs forger un morceau de bois dans des conditions assez exécrables, et sans modèle. Le but de ces visite est bien sur de vous vendre de l'artisanat, de mon côté, j'ai bien expliqué avant que je ne pouvais rien transporter.
4ème jour, départ d' Ambositra pour Ambohimahasoa, la encore, sans problèmes particuliers. Je me souvenais en avoir bavé en 2003 pour aller de Ambositra à Fianarantsoa, mais la aucun soucis d'endurance, j'arrive frais et dispo à Ambohimahasoa, et la trace GPS m'indique Ranomafana dans une direction ou le ciel est bleu. Je tente donc de suite l'ancienne piste pour Ranomafana et évite un détour de 60km. La piste est magnifique, les Betsileo rencontrés dans les petits villages traversés sont très accueillants. Ranomafana, est toujours pareil, tout est trois fois plus cher qu'ailleurs, et avec sa réserve naturelle, c'est vraiment le village touristique. J'en profite pour me renseigner un peu sur la route qui va à Manakara, car le cyclone Hubert vient de passer et pas mal de monde me dit qu'elle est coupée. Apparemment, en vélo sa passe, alors allons-y. Ranomafana, c'est le bon endroit si vous voulez visiter de la faune ou de la flore, moi c'est pas mon truc, je préfère discuter avec les gens, mais ce n'est pas la qu'ils sont le plus sympa.
Jour suivant, de Ranomafana à Irondro, la route s'est effectivement effondrée à plusieurs endroits, et c'est fait envahir par des coulées de boues. Des porteurs transbordent sur 7km les marchandises des camions bloqués d'un côté dans les camions bloqués de l'autre. C'est vraiment un travail épuisant et beaucoup m'ont l'air à bout de force sous une température caniculaire. Ils se ruent sur le reste de la bouteille de coca que je leur tend après m'être arrêté dans une épicerie. A Madagascar, le choix des boissons est assez limité, si vous voulez boire du sucré vous avec le choix en les boissons de la CocaCola Company, donc Coca, Sprite, Fanta, ect.. le tout en grand ou petit modèle soit 33cl ou 1L et rarement frais du fait qu'il n'y a pas de frigo ou/et d'électricité. Donc la majeur partie du temps, j'achète un litre de coca, et ne pouvant pas le finir, je donne le reste aux enfants. A Irondro, premier village de la côte, je rencontre un cycliste Malgache qui va aussi à Manakara, mais en venant de Mananjary. On décide de faire la route ensemble. Je m'aperçois vite que même si il roule bien, son unique plateau de 48 l'oblige à marcher dans la plupart des montées. Tant pis, je décide de rester avec lui. On finira deux heures dans la nuit à la lumière de ma lampe de poche, effrayant les gens chaque fois qu'on s'arrête pour acheter à boire. Finalement, je le pousserai dans les montées pour éviter qu'il pose le pied. Il transporte sur son porte bagage un gros sac poubelle, attaché avec de la ficelle contenant des plantes médicinales. C'est sont travail, aller d'une ville à l'autre avec son vélo pour soigner avec ses plantes. A 53 ans, il tient la forme le bougre. Il ne pensait pas arriver à Manakara en un jour, et pensais s'arrêter sur la route. Je l'ai poussé jusqu'au bout, et il était content de l'avoir fait. Ranomafana- Manakara, c'est la plus grande distance du tour, 180km, mais pas la journée la plus dure. Un jour de repos à Manakara et visite du coin. Passage obligé à la banque, car après, à part Farafagana, il n'y a plus de banques. Je ne souviens même plus ce que j'ai fait ce jour la, j'ai flâné dans la ville...
A Suivre... | | | Super merci j'attends la suite avec impatience | | | Excellent, vivement la suite et meme plus de détails si possible.
Un peu en manque de récits sur Mada ces derniers temps.
Photos tres bien aussi.
J avais vu celles du VN, un pays qui m est cher aussi, content de voir celles de Mada maintenant.
Bonne fin de WE | | | Bonjour 
Que c'est plaisant de pouvoir lire un compte rendu sur ce pays car les sujets sont plutôt en ce moment axés sur la politique fiction sur ce forum.
Merci beaucoup et surtout vivement la suite de ce récit fort passionnant | | | salut
enfin un récit-découvert qui sort de l'ordinaire, des sentiers battus. c'est rare dans ce contexte le charme reste dans les photos du parcours et de l'effort accompli: je dis bravo et bonne continuation aléfa | | | Merci pour vos encouragements, voila la suite:
Deuxième partie Manakara - Fort-Dauphin
Avant de partir de Manakara, je lance un coup de fil à mon ami René qui voulait aussi se rendre à Farafagana. Il me dit qu'il a beaucoup de clients à soigner à Manakara et reste encore. Donc je pars seul. La route est assez facile, juste un peu défoncée sur les 10 derniers kilomètres. Je rencontre quelques gens sur la route, comme Clément l'instituteur et ses deux filles sur le même vélo ou Olivier qui s'entraine pour le tour de mada. Quelques sapins aux formes bizarres donc les branches et épines sont concentrées au sommet, et des arbres du voyageur. J'arrive à Farafagana en début d'après midi, c'est l'heure de la sieste. Je contacte Jean-Louis, un Vahasa établi sur place qui organise des descente en 4x4 à Fort-Dauphin dont on ma donné le numéro à Manakara. Il m'invite à boire un verre en début de soirée, puis à manger chez lui. Il me donnera quelques renseignements sur la piste et des villages à visiter qui n'étaient pas sur ma trace GPS comme Sandravinany et Sainte-Luce. On finira la soirée avec quelques verres de Rhum que je paierai bien le lendemain sur le vélo. Farafagana est vraiment une ville plaisante comme Manakara. On y trouve à peu près tout dans une épicerie tenue par une métisse chinoise, et l'air de la mer est bien rafraichissant.
Le lendemain, j'hésite à partir, il pleut par intermittences, alors je passe saluer Jean-Louis. On boit le café, il me montre son hôtel qu'il est en train de construire, et je me décide enfin à partir. Je me taperai la pluie jusqu'à Vangaindrano. Sale journée. Arrivé à Vangaindrano, je fais l'erreur d'aller au Shell Motel. Le bungalow est pourri et sale et en prime mon vélo tombe du rebord en béton du bungalow jusqu'en bas des marches. Un mètre de chute sur la roue avant avec les bagages, m'entrainant avec lui. Par réflexe, je saute par dessus et retombe sur mes pieds sans bobo. Sur le moment, j'ai pensé le vélo cassé et le voyage terminé. La pauvre jante qui a déjà 14 ans vient de se prendre le vélo sur la tête. Je cherche ce qui est cassé, mais ne trouve rien de grave. Juste la potence c'est tournée par rapport à la fourche, ce qui me fera m'apercevoir d'un dangereux défaut de cette dernière, elle ne serre pas correctement la fourche. Sinon, sur les 4 brides tenant le porte bagages, deux ont cédées. Il m'en reste deux intactes. Je remet la potence droite et décide de continuer malgré le défaut de serrage. Ca tient, mais en forçant, il est possible de tourner le guidon par rapport à la roue, malgré le fait qu'elle soit serrée à fond. Cependant, ça ne bougera pas le reste du voyage. En plus de ça, l'hôtel est bruyant, c'est journée karaoké au resto, et la pluie ne c'est toujours pas arrêtée. La rivière monte, et je me demande pourquoi je me met toujours dans des situations pas possibles. Déjà au Vietnam, j'avais essuyé un gros cyclone, et la je remets ça, le moral est au plus bas.
Le lendemain, je n'attend qu'une chose, quitter ce bungalow pourri et retourner sur mon vélo. Tous le monde me dit que ce n'est pas la peine, la route est sous l'eau. Bon on verra bien. Je fais 3km et effectivement, à la sortie du village, la rivière passe sur la route, mais au même moment une pirogue arrive et débarque des gens. J'en profite pour embarquer avec mon vélo. C'est un peu scabreux, la pirogue est petite et ne demande qu'à chavirer. Ca passe sans encombres, et je continue. Après quelques 10km, de nouveau la route sous l'eau et visiblement c'est long. Pas de pirogue cette fois ci, mais un homme qui arrive vers moi en marchant dans l'eau. Je lui demande si il peut prendre mes bagages et retraverser dans l'autre sens contre rémunération. Il accepte, et je porterai le vélo sur près de 400m en marchant dans l'eau jusqu'à la taille. De l'autre côté, un taxi-brousse est bloqué et l'homme qui portait mes bagages, était l'aide chauffeur qui évaluait la gravité de l'inondation. Je continue donc pour arriver au premier bac. Les bacs, au nombre de 10 jusqu'à Fort-Dauphin, sont censés passer les véhicules motorisés gratuitement, et les vélos et passagers peuvent embarquer pendant la traversée. C'est ce que me disais Jean-Louis, tu attends une voiture et passe avec. Bon, seul hic, comme la route n'est pas praticable, il n'y a pas de trafic. Seule ce premier bac transportera une voiture, pour les autres, je paierai 5000 ariary la traversé, et ils bougeront le bac juste pour mon vélo. Je préfère ça à la mini-pirogue instable, parce que le vélo et les bagages au fond du fleuve, ça risque de poser quelques problèmes.
J'arrive à Manambondro encore une fois sous la pluie et me trouve une petite chambre dans une maison typique de la côte-est. La gargote qui loue les chambre fait aussi la vidéo le soir. Pour cela ils ont un groupe électrogène, qu'ils démarrent pendant deux ou trois heures. C'est le moment idéal pour leur donner à charger vos accessoires. Pour les vidéos, c'est toujours des films de kung-fu Chinois à deux balles. Le lendemain, départ pour Sandravinany. J'en profite pour distribuer des photos imprimées depuis un post du forum au gens retrouvés. Quel joie sur leur visage lorsqu'un vélo inconnu débarque et leur donne des photos d'eux cinq ans après. La piste pour Sandravinany est un peu sablonneuse. Ca ne poserais pas trop de problèmes si cette satanée pluie cessait et arrêtait de mouiller le sable. Mais la il faut de temps en temps descendre et pousser.
Pour aller à Sandravinany, il faut bifurquer et faire un détour de 5km, qu'il faudra revenir le lendemain. Sandravinany est un charmant petit village au bord de la mer avec une superbe crique. Je me case dans la gargote en face de Care, une association humanitaire très active sur le terrain. Arrivé vers midi, et le soleil faisant enfin son apparition, je me décide à trouver une solution pour compenser les deux brides de fixation du porte-bagage qui on cassés lors de la chute du vélo, de façon à assurer au cas ou les deux autres lâcheraient et éviter le basculement du porte-bagage vers l'arrière. Je trouve le moyen de serrer les deux barres inutilisées d'un côté sur un montant du cadre, mais pour cela, il me faut deux vis longues de 50mm. J'en ai une et pars chercher la seconde dans le village. Chez Care, et le réparateur TV, il n'y a rien. On me dit d'aller voir au village dans une épicerie tenue par un métis-chinois. Il me sort une boîte à bonbons, avec pleins de vis, des petite, des grosses, des droites, des tordues, et toutes rouillées. Le seul truc assez long est un serrage rapide de selle que je négocie. Ca n'est pas une vis, mais ça fera l'affaire. Ma bricole et les deux brides restantes tiendront jusqu'à Tuléar malgré l'état de la piste. A la gargote, je commande du poulet rôti pour le soir, parce qu'il faut commander sont souper à l'avance. Le poulet, c'est celui qui courre dans la cour. Il prépare un bungalow utilisé normalement par une des fille de la gargote, changent les draps, le nettoie, et cherche de l'eau pour la douche. Ici, la douche c'est au pot. Ils attrapent le poulet, le prépare, font le feu, cuisent du riz, ect.. En tout ils bosseront près de trois heures pour moi. Le soir, je me retrouve avec les employés de Care, la patronne et mon poulet entier sur l'assiette. Un des employé, me demande si j'ai commandé le poulet entier ou si elle à déconné. Care emploie des Malgache, lui a fait l'université, il parle très bien le français. Le poulet finira par être mangé par la patronne et ses filles, parce que moi, après un tiers, je ne peut plus en avant. Sandravinany, c'est un peu l'endroit que l'on quitte la larme à l'œil en ayant l'impression de quitter sa famille.
Retour les 5km en arrière et bifurcation sur le bac de Befasy et Manantenina. La pluie est partie, elle ne reviendra plus jusqu'à Tuléar. A Befasy, encore une distribution de photos. La route est magnifique, bordée de prairie, et passant des collines les une après les autres. Les passages techniques ne manquent pas et les petites oasis qu'elle traverse oblige à porter assez souvent le vélo, mais sont très rafraichissantes. Arrivé à un bac, je demande si il y a du réseau question de donner des nouvelles. On me dit qu'il y a du réseau Telma, 2km après le village. Ca tombe bien, j'ai Zain, un autre opérateur téléphonique. Et 2km après le village, il n'y a rien. Donc au village, je trouve quelqu'un qui a un téléphone Telma, et un autre qui a une moto. Je négocie pour qu'ils m'accompagnent les 2km en moto pour que je puisse donner des nouvelles avec son téléphone. Arriver à Manantenina, je trouve un charmant Bungalow et pars visiter le coin. C'est moins charmant que Sandravinany, mais peut être que j'ai eu moins de chances.
Après Manantenina, il y a encore cinq bacs, dont quatre à manivelle, donc ça peut prendre du temps. Sur la route, au milieu de nul part, je croise un vieil homme qui porte des branches. Il se déplace à l'ombre et pose difficilement ses branches. Il fait très chaud et il est visiblement à bout de force, il fait tout très lentement. Je discute un moment avec lui et il me demande si je n'ai pas à manger. Le seul truc que j'ai est un paquet de petits beurre que je lui donne. On dirait qu'il ne connait pas, il regarde le paquet bizarrement et en mange quelque uns. Voila encore une rencontre indescriptible qu'on ne fait que dans ce genre de voyage. Un peu avant la bifurcation de Sainte-Luce, Je roule rapidement car je longe une montagne ou visiblement un orage amène de la pluie, et j'ai peur que ça arrive sur la piste. Je vois un radier, c'est des espèce de petites cuve en béton qui servent à passer un petit cours d'eau pour éviter que ce dernier creuse la piste. Pour une fois, il est bien raccordé avec la piste, donc je ne freine pas. En sortie, je croyais voir une partie de sable, donc je ne freine pas. Je décolle et m'aperçois que ce n'est pas du sable, mais une flaque de boue. Juste le temps de me mettre en arrière sur le vélo avant que j'atterrisse dans la flaque. La projection d'eau est telle que ça me mouille même le casque. Ca n'étais pas très malin, même si c'était drôle, parce que si au fond de la flaque il y avait eu des cailloux, je risquais encore de tout casser. La bifurcation de Sainte-Luce arrive. La c'est un détour de 10km qu'il faut faire et revenir le lendemain. C'est assez sablonneux au début, mais ça vaut la peine. Arrivé à Sainte-Luce, je cherche madame Edwine comme me la conseillé Jean-Louis. Elle a des chambre et prépare de succulentes langoustes. L'ambiance le soir est magnifique, les enfants du village chantent au clair de lune.
Le lendemain, départ pour fort-Dauphin. Ce n'est pas loin, mais comme j'ai trop trainé à Saint-Luce, il fait très chaud, trop, et je commence vraiment à en baver. Je me rend compte aussi que les langoustes, ça ne tient pas au ventre. C'est la troisième fois que je me retrouve à Fort-Dauphin, et j'ai toujours adoré cette ville. Je trouve un super hôtel, tout confort que je négocie. De toute façon, il n'y a personne et beaucoup trop d'hôtels dans la ville, donc ils acceptent. Tout le monde se prépare pour l'arrivée d'un paquebot au port le débarquement de plus d'un millier de personnes. Quand je vois la peine qu'ils se donnent et l'accueil qu'ils vont probablement recevoir des touristes du paquebot sortis de leur grand luxe pour se retrouver dans le sable, ça me fait mal au cœur. Je me souvenais des paquebots qui débarquaient à l'époque à Nosy-bé. Je reste un jour à flâner dans la ville, aller à la plage, à la banque, faire des provisions de nourriture pour la suite et bien manger. La suite s'annonce compliquée.
A Suivre... | | | encore merci ça et l appui des photos on suit bien la route | | | Bonjour. Bravo Vapkse. Belle performance et quelle merveilleuse façon de rencontrer ce peuple adorable. Ta conception du voyage me rejouit et montre qu'il y a beaucoup à découvrir en voyageant de cette manière. Veloma. | | | Merci encore, voila la suite
Troisième partie Fort-Dauphin à Tuléar:
Me voila donc reparti pour Tuléar. Je connais déjà cette route puisque je l'avais faite en 2001 dans l'autre sens en compagnie de 3 Malgaches, mais sans bagages. La je suis seul, le vélo est meilleur, mais plus lourd. Le premier jour, je pars pour Ambovombé. Je n'ai pas un très bon souvenir de cette ville, et ça va se confirmer. La route qui était goudronnée en 2001 n'est plus qu'une pauvre piste avec quelques bouts de béton. Après quelques kilomètres, en m'arrêtant pour acheter à boire, je rencontre quatre Malgaches qui vont aussi à Ambovombé. Ils vont à l'enterrement d'un oncle, et deux d'entre eux n'ont jamais faits 100 km en vélo. La première moitié se passe bien, hormis une crevaison de l'un deux, mais les choses se corsent sur la seconde partie. Un fort vent de face nous scotche pratiquement sur la route, de plus les deux Malgache qui n'ont jamais faits 100 km commencent à faire la tête, le vent n'aidant pas. Pour ma part, je ne me plains pas trop, car de Manakara à Fort-Dauphin, hormis la pluie, le vent ma toujours été favorable. A un moment nous n'avions plus d'eau, eux ils avaient une gourde pour quatre, et les miennes étaient vides. J'ai donc sorti ma pompe pour faire de l'eau depuis le puits d'un village. La première fois ça c'est bien passé, la seconde le filtre céramique de la pompe c'est cassé en deux. Plus de pompe à eau. Un peu plus loin on voit un 4x4 arrêté au bord de la route et deux femmes Vasaha assises au bord de la route. Je m'arrête et discute avec elles. C'est deux botanistes Belges qui étudient les plantes. J'en profite pour leur demander si elles n'ont pas un peu d'eau, et nous donnent une bouteille d'eau vive. Elles ont le six pack dans le 4x4. On arrivera à Ambovombé, péniblement en fin de journée. J'irai droit à l'hôpital, retrouver une sage femme qui nous avait hébergés en 2001 pour lui remettre les photos. Encore une fois, l'émotion est perceptible, et là ça fait 9 ans. Je n'abuserai pas de son hospitalité, l'état de la maison était déjà limite en 2001, mais la ça c'est encore aggravé. J'avais vu un superbe hôtel à l'entrée de la ville, mais par flemme, je fais l'erreur de ne pas y revenir et m'arrête dans un autre plus proche, et d'aspect extérieur magnifique. L'intérieur ne reflète pas ça. Le siphon du lavabo étant cassé, ils ont mis une corbeille à papier pour récupérer l'eau usée. Les toilettes et la douche, ce n'est pas mieux. Au restaurant, la soupe chinoise sera préparée en 45 minutes, et elle sera limite mangeable. Bon je n'ai pas aimé Ambovombé en 2001, et je n'aime toujours pas en 2010, ça m'apprendra à ne pas être revenu à l'entrée de la ville.
Le lendemain départ à la lueur du jour, ça tombe bien, le lit me faisait mal au dos et je n'arrivais plus dormir. Je prends la route indiquée pour Tananarive, la N13 et rencontre les premières difficultés avec le sable. Je passe mon temps à pousser le vélo, et pire il n'y a aucune trace de véhicules. La je me dis qu'une route parallèle doit exister et que je ne suis pas sur la bonne. Après 12 km, je rejoins un village et la route des véhicules. Encore une remise de photos dans ce village, et le plein de Coca, car après, sur 50km, il n'y a plus rien. La route des véhicules retrouvés, je me dis que ça va aller mieux, mais ce n'est pas le cas. Des lignes droites à perte de vue de sable ou le vélo refuse d'avancer. La roue arrière s'enfonce et même le pousser sans le soulever est par moment impossible. Il m'arrive même de le pousser par derrière en laissant le guidon libre et la roue avant filer dans la trace des voitures sans qu'elle ne dévie. Plus je vais de l'avant, plus ça s'améliore. Sur la route, pas grand chose, quelques villages et heureusement c'est la saison des pastèques. Pour le reste, n'espérez pas un bon repas. Je finis ma réserve de nourriture faite à Fort-Dauphin. Beaucoup trop tôt, mais bon, je ne pouvais pas non plus embarquer 10kg. Je ne me souviens pas combien de km j'ai poussé le vélo ce jour la, mais ça doit se situer aux environs de 15 sur les 65 effectués ce jour là. Il me faudra environ 11 heures pour faire les 65km d'Ambovombé à Antanimora et c'est la journée la plus difficile. Arrivé à Antanimora, l'hôtel est charmant, et la proprio super sympa. Je vais manger à la gargote du coin, poulet-sauce, pas le choix avec plus de sauce que de poulet. Encore une fois ça ne tient pas au ventre.
Le lendemain, départ pour Bekitso. Il me reste quelques 25km sur la N13 avant de bifurquer pour rejoindre la N10. Pas de petit-déjeuner à Antanimora, alors je profite de la fraicheur matinale pour rejoindre Andalatanosy et espère déjeuner la bas. Sauf qu'il n'y a presque rien, des pastèques, du coca, ou encore des bouk-bouk. Petites boules de farine frites dans l'huile. J'en prends deux, en mange une et donne la seconde. Ca ne passe pas. Il y a bien des casseroles qui cuisent des trucs, mais la vue du contenu au petit matin, a suffi à me couper l'appétit. Ils mangent de la chèvre cuite avec la peau en ragout et du riz Pakistanais. A partir d'Andalatanosy, la route est déserte et devient aléatoire. Il y a beaucoup de pistes qui partent un peu dans tous les sens et quelques traces de moto. Plus de sable, mais pas mal de dilemme entre suivre les traces de moto ou celle du GPS. Il m'arrivera même de me perdre en prenant la première option et de devoir rejoindre la trace du GPS en coupant dans la brousse. Finalement, la trace du GPS était la plus fiable. Mais comme elle était faite à partir d'images satellites sur Google Earth, je pouvais douter de sa précision. En fait il n'en est rien, la synchro est exacte à 10 mètres près. Sur la route, je commence à rencontrer des gens qui ont peur de moi, surtout les enfants. Ca fait toujours rire de voir un groupe disparaitre dans les buissons à mon arrivée. J'arrive à Bekitso en fin de journée sans grande difficulté, mais sous alimenté. La piste était bonne, mais très peu fréquentée, donc prudence. A Bekistso, je me remets en quête de nourriture autre que l'éternel poulet rôti ou les trucs immangeables pour gens non initiés, entre autre la chèvre en ragout. Ayant trouvé des pâtes à l'épicerie du coin, je demande à la gargote de me les cuire. Trop cuites, comme d'habitude, mais mangeable. Le problème, c'est qu'à force de ne rien manger, je me retrouve sans appétit, et la moindre portion me rassasie immédiatement.
Le lendemain, départ pour Ampanahy, ou loge la tante de ma femme, donc je sais déjà à quoi m'attendre. La route se faufile entre les tombeaux Tanzouille avant de longer un fleuve. Je suis surpris de voir que se fleuve qui contenait encore de l'eau en 2001 est complètement sec. Le long du fleuve je dépasse un groupe de cinq femmes avec des habits colorés portant des paniers en osier sur la tête. Je m'arrête 50 mètres plus loin pour faire une photo. Le temps de sortir l'appareil, le groupe à déguerpi dans les buissons laissant les paniers, tombés dans l'urgence, au milieu de la route. Elles ne réapparaitront pas tant que je ne serai pas parti. Puis un peu plus loin j'allais dépasser une autre femme qui marchait sur la route. La encore elle part en courant devant moi sur la route sur au moins 500m avant de rejoindre son mari sur une charrette à boeufs. La elle n'aura plus peur. Retour sur la N10, il me reste 25km jusqu'à Ampanahy, la progression est de l'ordre de 10km/h, la route est totalement défoncée, et les cailloux saillants me font me demander comment un vélo chargé peut supporter ça pendant des heures. Je roule la majeure partie du temps en danseuse, malgré l'amortisseur de selle. Les seules eaux qui restent dans la région sont des eaux stagnantes que se partagent les habitants et les animaux. Par moment la couleur verte ne les effraye même plus. Je me demande ce qui va se passer dans 10 ans si ça continue à cette vitesse. Arrivé à Ampanahy, je vais chez la tante et l'accueil est fabuleux. Ils me font un festin, mais malheureusement, l'appétit n'y est plus. De plus les premiers symptômes de bactéries intestinales se font sentir.
Le lendemain, départ pour Ejeda. De nouveau, je quitte la famille avec une larme à l'oeil. Quelle gentillesse et quel accueil. La distance est courte, mais la encore, mon départ est trop tardif. La chaleur en début d'après midi est insoutenable et m'empêche de progresser, tous les 5km, je me tape 30minutes de pause. Visiblement trop faible et ayant perdu trop de réserves, je ne vois pas comment je vais faire après Ejeda ou le sable est de retour, et les distances plus longues. A Ejeda, je trouve un restaurant hôtel avec la cuisine dans la cour du bungalow. Je vois le cuisinier faire une omelette, noire dessous, jaune dessus. Ca me fait envie, mais pas cuisinée comme ça. Je me mets donc à la quête d'oeufs, tomate oignions, et prépare l'omelette moi même. Après avoir vidé les deux tiers d'huile qu'ils avaient préchauffés dans la poêle, j'alterne la poêle entre les braises et rien pour modérer la température et ne pas cramer les oeufs. Le cuisinier et les autres, me regarde faire avec curiosité en disant soa, soa (C'est joli en malgache). C'est bon, mais encore une fois, ça ne nourrit pas vraiment. A 4 heures du matin, je me fais réveiller par un moteur dans la cour. Il faut chauffer les moteurs 30 minutes avant de partir, principe Malgache. Après avoir pesté 15 minutes contre lui depuis mon lit, je me décide à sortir et demander s'il n'a pas une place. Ca m'évitera de mourir sur les bancs de sable à venir vu mon état précaire. Je trouve donc le moyen de raccourcir dans un 4x4 les 200km jusqu'à Andranovory. Le 4x4, en fait c'est pire que le vélo. La poussière d'abord qui m'obligera à prendre une douche à Andranovory avant de repartir en vélo. Les chocs, du aux amortisseurs qui tapaient sans arrêts et même couchés derrière sur un matelas, il était impossible de rester en place. On était valsé et projetés, tapant de temps en temps les objets saillants qui se trouvaient autour, comme le pédalier de mon VTT placé dans le mauvais sens. En plus, il a fallu quelques arrêts pour revisser la roue avant du 4x4 qui avait tendance à se dévisser. Comme d'habitude, ils n'ont pas les outils et dévissent ou revissent les écrous au marteau et au burin. Arrivé à Andranovory à 11h, je décide de finir en vélo sur la RN7. J'aurais du descendre à Tongobory et finir par la vallée des 7 lacs, mais personne ne pouvait me dire à ce moment si la piste est praticable. C'est que plus tard en visitant la valée depuis Tuléar que j'obtiendrai plus d'infos sur cette piste, et la confirmation qu'elle est praticable. Depuis Andranovory, plus de soucis, ça roule trop facilement, la route n'a vraiment rien à voir avec la piste, malgré les éternelles montées et descentes, j'arrive sans grandes difficultés avec un magnifique couché de soleil à Tuléar.
A Suivre... (autour de Tuléar) | | | Et voila la fin.
Autour de Tuléar:
Ayant une semaine à Tuléar avant de reprendre l'avion pour Tananarive, je profite pour faire quelques tours sans bagages autour de Tuléar.
Lundi de Pâques, c'est la journée du pic-nic. Tout le monde veut aller à Ifaty, pas moi, mais bon, je suis. J'y vais donc en vélo avec un cousin de ma femme et tous les autres en minibus. La route est assez infernale, outre le sable, c'est un boulevard, tous le monde va la bas, en roulant trop vite. Heureusement ce n'est pas très long, et sans bagages, c'est vite expédié. Le fleuve traversé à la sortie de Tuléar est complètement sec également. Celui la aussi avait encore de l'eau en 2001. Journée à la mer, pic-nic, baignade parmi la foule. Bastons de mecs bourrés sur la plage et passage agaçants sur la route des motos et autres quads des gamins de riche qui se la pètent. Au retour, on se fait surprendre par le vent de face et la nuit. Les voitures ne sont plus trop un problème car quelque véhicules plantés dans le sable obstruent la piste et créent un énorme bouchon. C'est assez hallucinant à voir. A un moment, il n'y a tellement plus de voitures, que je ne vois même plus la piste, il n'y a pas de lune, et la seule lumière que j'ai est l'option lampe de poches de mon Nokia. Pas super mais mieux que rien. Un peu plus tard, une moto me rattrape et me suit sur plusieurs mètres sans me dépasser. Je m'arrête donc et lui demande si il roule toujours à cette vitesse, il me dit que me voyant en difficulté, il à décidé gentiment de m'éclairer. Il restera près de deux heures derrière nous, à nous éclairer, et je lui paierai un verre à Tuléar. On arrivera à Tuléar avant le minibus, le cousin détruit par l'alcool ingurgité la journée et le retour en vélo.
J'en profiterai aussi pour visiter la vallée des sept lacs. A partir de Tuléar, partir en direction de Tana sur la RN7 et après la grosse montée, environ 16 km, bifurquer à droite en direction d'Ambohimahavelona. Cette vallée est aussi appelé le jardin potager de Tuléar. Pleins de choses y sont cultivées, canne à sucre, patates, mais, riz... L'eau n'y fait pas encore défaut et le fleuve coule encore. Pour se baigner, c'est bien mieux qu' Ifaty, outre les multiples sources d'eau douce juste après Ambohimahavelona, le fleuve est assez agréable pour autant qu'on trouve un endroit ou il y a un peu de fond. Cette vallée est assez paradisiaque et ça reste pour moi le meilleur tour pour s'échapper de la chaleur et de la poussière de Tuléar.
Dernier jour, à Saint-Augustin. Saint-Augustin est à l'embouchure du fleuve qui passe à Ambohimahavelona. C'est un petit village de pêcheur assez agréable et facile d'accès. En vélo, la piste étant refaite, nous roulions à près de 35km/h sur piste. A part une petite montée très raide avant la descente sur Saint-Augustin, pas de grandes difficultés. Je rends visite à Nourdine, une vieille connaissance qui ma vu passer une bonne dizaine de fois avec mon vélo, mais malheureusement décédé depuis. On discute un moment avec sa femme en attendant la voiture qui amène ma femme et la troupe d'enfants de Tuléar. A 3km à pied de Saint-Augustin, il y a un petit lac formé par des sources d'eau douce sortant de la montagne. C'est l'endroit idéal pour se baigner, l'eau y est d'une limpidité incroyable. Elle est même excellente à boire sortie de la montagne avec un micropur (on ne sait jamais). Les trois kilomètres à pied, ça n'est pas simple pour les enfants de chez nous, mais Kirikou, la petite malgache, à 4 ans avec ses petites ballerines aux pieds, les fera sans problèmes, aller et retour.
Serge | | | content que tu sois arrivé j'en avait mal au mollet... j'attends la séance plage et bronzette pour me reposer moi | | | Je pense aller a Madagascar cet été avec mon mari et tes photos donnent un bon aperçu, mais nous ne voyageront pas à vélo. Nous pensons aller vers la cote ouest, et remonter par la n7 pour environ 20 jours. Merci encore pour tes photos. | | | Bonjour.
J'ai des photos de la RN7 datant de 2003, que j'avais fait en vélo de Tana à Tuléar. Je peux les mettre en ligne si vous le désirez.
Sinon, vous avec les photos de ce couple en tandem, avec lequel j'ai roulé de Finarantsoa à Tuléar. www.somewhereonearth.org/...;txtsz=2&imgsz=2
La RN7 commence à la photo 111 jusque presque à la fin. Les dernières photos avec les baobabs sont à Morondava.
Serge | | | Merci pour ce petit bout de rêve. Ça donne vraiment envie. Tu prépares tes traces GPS toi-même ? | | | Bonjour
Oui, je trace les routes sur Google Earth, puis les sauve en kml. Convertit les kml en tcx pour mes GPS garmin 205 et 305. C'est des GPS sans cartes, donc il faut préparer les itinéraires et des itinéraires de secours au cas ou. C'est assez long, mais ça vaut la peine.
Dans le cas de mada, il n'y a pas beaucoup de routes, donc ça sert surtout quand les pistes deviennent aléatoire et pour voir les distances. En Thailande ou dans des pays ou il y a une multitude de route, c'est très utile pour éviter les grands axes et s'orienter.
Super ton projet, bonne chance. | | | Superbe récit et félicitations! Avec aventures, effort physique, contacts avec la population, comme j'aime. Et comme dit Tamerlan ça change un peu des discussions sur le climat politique et l'insécurité! Tu me donnes envies de faire la partie Manakara à Fort dauphin que je ne connais pas. Comme j'ai fait l'an dernier à peu pres dans les memes conditions que toi (à pied et en vélo) la partie nord-est de Tamatave à Vohemar je pense que ce sera l'objet de mon prochain voyage. Encore bravo! | | | Vraiment passionant, je suis cette aventure avec une carte de mada sous les yeux et les photos de la traversé, je le vie cette aventure, ça me donne envie. Mercie. | | | Bonjour.
J'ai posté les 17 traces du tour ici, plus quelques tours autour de Tulear.
www.bikemap.net/user/vapkse/routes
Vous pouvez visualiser la route, le profil ainsi que charger un gps pour rejouer tout ou une partie du tour. | | | bonjour, merci pour tes infos. tu dis qu'il n'y a pas besoin de tente, donc on dors à la belle étoile ?? pour les cartouches de gaz, puis je trouver des cartouches camping gaz ou des cartouches d'autres fabricants ? quel budget prévoir grosso modo pour 3 semaines de trek à vtt ou à pieds au mois de mars-avril (je pars bientôt). merci pour tes réponses. | Discussions similaires sur Madagascar: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 825 visiteurs en ligne depuis une heure! |