Bonjour,
Nous nous rendrons en Géorgie en mai et je recherche un dictionnaire géorgien, même basique.
J'aime pouvoir tenter de communiquer, même juste quelques mots, lorsque je voyage !
Je ne parviens pas à en trouver un ! Cela existe-t-il ?
Si pas français, au moins géorgien/anglais...
Très bonne attention mais les géorgiens parlent presque tous le russe. Mieux vaut s'investir dans une langue qui est parlée par plusieurs centaines de million de gens que dans le géorgien qui n'est commun qu'à la population de la petite Géorgie.
A+
Merci pour votre réponse !
Il ne s'agit pas d'apprendre vraiment à parler géorgien, nous ne resterons qu'une dizaine de jours, et apprendre la langue de tous les pays où nous voyageons, c'est impossible !
Juste pouvoir dire et comprendre quelques mots (bonjour, merci, etc), voire montrer le mot écrit dans le dictionnaire.
Je trouve que c'est une marque de politesse et c'est toujours perçu comme un désir de communiquer ; ensuite les gestes, les dessins font le reste...
Cela passera-t-il aussi bien si on part avec un dictionnaire russe ?
Employer un dictionnaire russe ne risque-t-il pas d'agacer ? (Nous irons dans le Caucase)
Amicalement,
Très bonne attention mais les géorgiens parlent presque tous le russe. Mieux vaut s'investir dans une langue qui est parlée par plusieurs centaines de million de gens que dans le géorgien qui n'est commun qu'à la population de la petite Géorgie.
A+
Marie Paule
Chère Madame,
Pardonnez-moi de m'immiscer dans votre conversation mais lorsque vous affirmez que « les Géorgiens parlent presque tous le russe », ce n'est hélas plus du tout le cas... Si la maîtrise de cette langue reste relativement solide chez la plupart de Géorgiens dont l'âge dépasse cinquante ans, ce n'est plus le cas chez les plus jeunes, et notamment chez les collégiens ou même chez les lycéens qui se tournent de plus en plus vers les États-Unis et l'anglais... 😕
Actuellement, lorsqu'on se rend en Géorgie, connaître l'anglais s'avère plus judicieux dans les grandes villes et notamment à Tbilissi où de moins en moins de citadins manient le russe, l'étude de cette langue n'étant plus obligatoire depuis la chute de l'URSS, et cela d'autant moins que le gouvernement géorgien entretient avec Moscou des relations tendues, voyant à Washington la solution à tous ses maux... La situation est toute différente en Arménie où le russe reste la langue étrangère la plus enseignée, et cela avant l'anglais...
Merci de m'avoir lu et bien à vous !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Merci pour votre réponse !
Il ne s'agit pas d'apprendre vraiment à parler géorgien, nous ne resterons qu'une dizaine de jours, et apprendre la langue de tous les pays où nous voyageons, c'est impossible !
Juste pouvoir dire et comprendre quelques mots (bonjour, merci, etc), voire montrer le mot écrit dans le dictionnaire.
Je trouve que c'est une marque de politesse et c'est toujours perçu comme un désir de communiquer ; ensuite les gestes, les dessins font le reste...
Cela passera-t-il aussi bien si on part avec un dictionnaire russe ?
Employer un dictionnaire russe ne risque-t-il pas d'agacer ? (Nous irons dans le Caucase)
Amicalement,
Chère Madame,
Je vous donne ci-après quelques références qui vous seront très utiles :
Georgian-English-English-Georgian dictionary and phrasebook par Nicholas Awde & Thea Khitarishvili (Hippocrene, 2000)
Le géorgien de poche par Lascha Bakradse (Assimil, 2003)
Parlons géorgien par Michel Malherbe & Irène Assatiani (L’Harmattan, 1997 & 2011)
Dans sa seconde édition refondue de 2011, le troisième ouvrage est le plus complet, traitant tant de la culture de la Géorgie que de son histoire, et permettant à quiconque se le procurera de s'initier au géorgien.
Si vous n'avez d'autre but que de pouvoir dire quelques phrases ou simplement de communiquer de façon « basique », si j'ose dire, ces ouvrages vous suffiront largement, mais si vous désirez apprendre sérieusement le géorgien, je vous communiquerai d'autres titres !
Bon voyage en Géorgie ! 🙂
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Vous avez sans doute raison : les jeunes apprennent l'anglais à l'école mais ils connaissent les rudiments du russe. Il y a encore beaucoup d'inscriptions en russe a commencer par les panneaux indicateurs de direction.
Tous les géorgiens qui ont plus de 30 ans parlent russe et pratiquement ignorent l'anglais, sauf les élites. N'oubliez pas que la Géorgie est sortie de l'URSS en 1981 (35 ans!) et que les géorgiens se font très vieux!!!
A+
Vous avez sans doute raison : les jeunes apprennent l'anglais à l'école mais ils connaissent les rudiments du russe. Il y a encore beaucoup d'inscriptions en russe a commencer par les panneaux indicateurs de direction.
Tous les géorgiens qui ont plus de 30 ans parlent russe et pratiquement ignorent l'anglais, sauf les élites. N'oubliez pas que la Géorgie est sortie de l'URSS en 1981 (35 ans!) et que les géorgiens se font très vieux!!!
A+
Marie Paule
Chère Marie-Paule,
Je suis au regret de vous contredire... Les Géorgiens qui parlent russe et ignorent l'anglais font partie de la génération de ceux qui avaient entre vingt et cinquante ans avant 1990 ; je suis personnellement issu de celle-là. Tous ont maintenant vingt-cinq ans de plus, ce qui les classe fatalement parmi les personnes ayant quarante-cinq ans et au-dessus. Là où la majorité des Géorgiens qui en ont plus de cinquante ans maîtrise encore bien le russe, et cela avant tout dans les villes de grande ou de moyenne importance, ceux qui en ont entre vingt et quarante ans parlent avant tout anglais, désormais, que ce soit par choix ou du fait de leur scolarité, les collégiens, les lycéens ou les étudiants qui possèdent des rudiments de russe se faisant de moins en moins nombreux, séduits par la culture d'outre-Atlantique...
D'autre part, j'ignore si vous vous êtes déjà rendue en Géorgie, ou si vous vous y êtes rendue récemment, mais les panneaux indicateurs sont maintenant quasiment tous en géorgien et anglais, voire transcrits en alphabet latin, ne serait-ce qu'à Tbilissi... Le gouvernement a choisi le parti de « dérussifier » le pays depuis quasiment une décennie, se tournant résolument vers les États-Unis dans lesquels il voit un allié contre la Russie...
Quant à la date officielle de la séparation de la Géorgie du bloc soviétique, elle remonte au 9 avril 1991, du temps du Mégrélien — ou du Mingrélien, si vous préférez — Gamsakhurdia ! J'ignore où vous avez pu lire qu'elle en était sortie en 1981 mais c'est inexact... Permettez-moi de vous soumettre un petit lien, au cas où vous en douteriez : fr.wikipedia.org/wiki/République_de_Géorgie_(1991-1992)
J'ajoute que les Géorgiens ne se font pas plus « vieux » que les Français : les jeunes ayant entre dix et trente ans sont très nombreux... C'est simplement que parmi eux, de plus en plus rares sont ceux qui apprennent le russe, surtout en cette période de tensions russo-géorgiennes, situation malheureuse remontant à la crise sud-ossète de 2008...
Bon dimanche à vous ! 🙂
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Merci pour ces informations, très intéressantes, même si elles ne m'aident pas dans ma recherche d'un petit dictionnaire...
Si je comprends bien, c'est bien ce que je pensais : sortir quelques mots de russe en Géorgie, pour tenter de converser , serait plutôt mal vu...
Un peu comme si, dans les années 50, un touriste s'était adressé en allemand à un français ou à un belge... 😉
Merci pour ces informations, très intéressantes, même si elles ne m'aident pas dans ma recherche d'un petit dictionnaire...
Si je comprends bien, c'est bien ce que je pensais : sortir quelques mots de russe en Géorgie, pour tenter de converser , serait plutôt mal vu...
Un peu comme si, dans les années 50, un touriste s'était adressé en allemand à un français ou à un belge... 😉
Bonjour à vous, Cordulie !
C'est en effet assez mal vu de s'adresser aux Géorgiens en russe, désormais, et surtout à ceux de la jeune génération... Ils préféreront que vous vous adressiez en anglais... ou en géorgien... Encore une fois, la crise russo-géorgienne n'a rien arrangé à cette triste situation... 😐
Le guide de conversation que j'ai mentionné plus haut est très largement suffisant mais si vous recherchez un dictionnaire français-géorgien ou géorgien-français, je vous conseille les deux suivants, publiés récemment :
Géorgien - vocabulaire pour l'autoformation par Andrey Taranov (T&P Books, 2014)
6000+ vocabulaire - français-géorgien/géorgien-français par Gilad Soffer (ChitChat, 2015)
Ils comportent quelques erreurs, toutefois, mais ce sont les seuls qui existent, depuis les gros dictionnaires français-géorgien et géorgien-français publiés dans les années 80 par Ganatleba, à Tbilissi... Espérons qu'ils seront réédités un jour prochain...
Le petit Georgian-English-English-Georgian dictionary and phrasebook par Nicholas Awde et Thea Khitarishvili (publié chez Hippocrene en 2000) est vraiment meilleur et comme les autres cités précédemment, vous le trouverez aisément sur Amazon ou sur d'autres sites de vente en ligne de livres...
Bonne chance dans votre étude ! 🙂
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Bonsoir Cordulie,
Je confirme les propos très détaillés de Zurab.
Nous étions en Géorgie en 2013 et les panneaux étaient écrits en géorgien et en anglais, y compris dans les églises.
N'oublions pas que la frontière Géorgie-Russie a été fermée pendant un long moment et qu'elle n'est qu'entre-ouverte.
Il faut toujours rechercher les infos récentes pour des pays qui avancent à grands pas.
Cordialement.
Si la maîtrise de cette langue reste relativement solide chez la plupart de Géorgiens dont l'âge dépasse cinquante ans, ce n'est plus le cas chez les plus jeunes, (........) C'est en effet assez mal vu de s'adresser aux Géorgiens en russe,
je modulerai cet avis. J'étais en Géorgie pendant l'été 2011, càd entre le conflit de 2008 et la réouverture de la frontière en 2012. Je n'ai personnellement jamais été confrontée à la moindre réaction désagréable quand je m'adressais aux Géorgiens en russe. Au contraire, ils étaient souvent plutôt contents de pouvoir discuter avec moi. Evidemment, dès que je commençais à parler, ils n'avaient aucune peine à deviner que je n'étais pas de langue maternelle russe ; un russophone vraiment russe serait probablement moins bien reçu...
La tranche d'âge où presque tout le monde connaît bien le russe commence vers 35-40 ans, et hors des grandes villes le russe m'a été plus utile que l'anglais (et en Géorgie, il serait vraiment dommage de ne visiter que les villes, même si Tbilissi, entre autres, mérite qu'on s'y attarde un peu). En Svanétie, même les gamins le long de la route me saluaient plus souvent en russe qu'en anglais quand je passais à vélo.
Accessoirement, les relations Géorgie - Russie se sont détendues depuis le dernier changement de président, et il y a encore ou de nouveau une émigration économique pas complètement négligeable de la Géorgie vers la Russie.
Merci Meg2 de confirmer mon ressenti de 2007.
J'ai des amis géorgiens sur Facebook, je vois qu'ils conversent en géorgien bien entendu mais aussi en russe. Je n'ai jamais vu d'anglais, pourtant ils vivent à Tbilissi. Ils ont la quarantaine.
A+
Heu... on s'est vraiment éloigné de ma question de départ là...
Je voulais juste trouver un dictionnaire Géorgien/français , ou si ça n'existe pas , Géorgien/anglais...
Mon but n'étant pas d'apprendre le Géorgien, bien sûr, mais de pouvoir "sortir" quelques mots en géorgien, histoire d'être courtoise et de montrer ma bonne volonté...
Et puis de pouvoir traduire certains mots.
Et on s'est vite embarqué dans des grandes discussions...😉
Pas de souci !
Quelquefois on parle pour ne pas dire grand' chose ...
En attendant je suis au Kirghistan après l'
Ouzbékistan et le Tadjikistan et notre retour nous fera traverser la Géorgie.
Cordialement.
Rien de grave...
J'ai réussi à me débrouiller autrement: je me suis fait un petit dico "de base" en utilisant des sites de traduction en ligne.
Et puis j'ai trouvé un chouette petit dictionnaire visuel : "G'Palémo", édité par Le Routard.
Tout n'y est pas adapté à notre style de voyages mais ça peut bien aider quand même !
Bon voyage à vous!
je modulerai cet avis. J'étais en Géorgie pendant l'été 2011, càd entre le conflit de 2008 et la réouverture de la frontière en 2012. Je n'ai personnellement jamais été confrontée à la moindre réaction désagréable quand je m'adressais aux Géorgiens en russe. Au contraire, ils étaient souvent plutôt contents de pouvoir discuter avec moi. Evidemment, dès que je commençais à parler, ils n'avaient aucune peine à deviner que je n'étais pas de langue maternelle russe ; un russophone vraiment russe serait probablement moins bien reçu...
La tranche d'âge où presque tout le monde connaît bien le russe commence vers 35-40 ans, et hors des grandes villes le russe m'a été plus utile que l'anglais (et en Géorgie, il serait vraiment dommage de ne visiter que les villes, même si Tbilissi, entre autres, mérite qu'on s'y attarde un peu). En Svanétie, même les gamins le long de la route me saluaient plus souvent en russe qu'en anglais quand je passais à vélo.
Accessoirement, les relations Géorgie - Russie se sont détendues depuis le dernier changement de président, et il y a encore ou de nouveau une émigration économique pas complètement négligeable de la Géorgie vers la Russie.
Chère Meg2,
Vous supposant française, je me permettrai de vous signaler que la vision — idyllique ? — qu'on a d'un pays lorsqu'on n'y a jamais réellement vécu et qu'on ne l'a visité qu'en tant que touriste est forcément totalement différente de celle d'un Russe ou même de celle d'un Géorgien... 😕
Si je puis me permettre une parenthèse personnelle, je vous avouerai qu'étant ukraino-mégrélien par ma mère et ayant vécu tout-petit tant en Ukraine qu'en Géorgie, j'y suis retourné régulièrement depuis lors ; du reste m'y trouvais-je moi aussi en été 2011 et encore tout récemment, en novembre dernier... J'ai par conséquent pu voir la situation sociale évoluer, ne serait-ce que l'américanisation accrue du pays et la volonté des jeunes de rompre délibérément avec l'influence de la Russie jusque dans le choix de l'anglais plutôt que du russe... J'affirme par conséquent que le nombre de Géorgiens faisant partie de la génération des 35-50 ans et maîtrisant le russe a considérablement baissé, et même si les relations russo-géorgiennes se sont effectivement bien apaisées depuis l'élection de G. Margvelashvili, je puis vous assurer qu'il n'est pas du tout rare que les habitants vous fassent sentir leur réprobation lorsque vous vous adressez à eux en russe, que vous soyez français, russe ou même géorgien, et cela malgré la francophilie ambiante... La plupart d'entre eux passeront systématiquement à l'anglais, surtout les jeunes de 15 à 30 ans...
J'ajoute que la salutation russe priviet est très employée par les Géorgiens, et notamment par les jeunes, ce qui ne signifie absolument pas qu'ils soient locuteurs du russe, surtout s'ils sont svanes et locuteurs du svane plutôt que du géorgien. Car le géorgien n'est pas la seule langue de Géorgie : plus on s'enfonce dans les campagnes telles que le Svaneti ou le Samegrelo, plus les langues locales (le mégrélien, le svane, le laze et l'abkhaze) sont employées... Toujours est-il que vous entendrez tout autant la salutation formelle gamarjoba(t) ou même baro!, l'équivalent du célèbre « hi! » américain, terme plutôt argotique qui provient de barev (bonjour), en arménien.
Merci de m'avoir lu et bien à vous ! 🙂
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Rien de grave...
J'ai réussi à me débrouiller autrement: je me suis fait un petit dico "de base" en utilisant des sites de traduction en ligne.
Et puis j'ai trouvé un chouette petit dictionnaire visuel : "G'Palémo", édité par Le Routard.
Tout n'y est pas adapté à notre style de voyages mais ça peut bien aider quand même !
Bon voyage à vous!
Bonsoir, Cordulie !
J'espère tout de même que les informations que je vous ai fournies vous auront aidée !
Il semble épuisé mais essayez tout de même de vous procurer ce titre-là : Le géorgien de poche par Lascha Bakradse (Assimil, 2003)
Si vous ne le trouvez pas, je vous y aiderai. 😛
Il est idéal, fort bien conçu et doté d'une prononciation phonétique qui vous permettra de communiquer immédiatement avec les habitants !
Bonne soirée et bon voyage en Géorgie ! 🙂
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Bonjour,
Je n'ai pas réussi à le trouver, et nous partons après-demain...
J'ai traduit quelques mots via internet, que j'ai noté (enfin leur prononciation) et trouvé un petit dictionnaire visuel "international" qui pourra nous aider aussi.
Merci pour votre aide!
Bonjour,
Je n'ai pas réussi à le trouver, et nous partons après-demain...
J'ai traduit quelques mots via internet, que j'ai noté (enfin leur prononciation) et trouvé un petit dictionnaire visuel "international" qui pourra nous aider aussi.
Merci pour votre aide!
Chère Cordulie,
Je vous ai fait parvenir un petit mot via la messagerie privée.
Bon séjour en Géorgie !
Zurab
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Car le géorgien n'est pas la seule langue de Géorgie : plus on s'enfonce dans les campagnes telles que le Svaneti ou le Samegrelo, plus les langues locales (le mégrélien, le svane, le laze et l'abkhaze) sont employées...
hors sujet par rapport à la question initiale, mais puisque vous mentionnez la langue abkhaze, l'Abkhazie n'est plus en Géorgie, et si en Géorgie l'américanisation livre une guerre à la langue russe, en Abkhazie la langue géorgienne est en état de disparition très avancée.
Déjà la frontière géorgienne de l'Abkhazie est fermée pour les Abkhazes. J'ai rencontré des abkhazes arméniens, qui, pour aller visiter leur famille en Arménie doivent prendre l'avion en Russie pour Yerevan. Sinon c'est le bateau depuis Sotchi pour Trébizonde en Turquie, puis bus pour Batoum, etc. Des détours et frais aberrants.
Tout étant mis en oeuvre pour mettre des bâtons dans les roues des Abkhazes, y compris via les non-reconnaissances de la part d'organismes internationaux divers, ils sont forcés de compter sur la Russie pour subsister. La poste par exemple est assurée par le centre de tri de Sotchi, le réseau mobile, qui est en 4G, via la Russie aussi. Et les distributeurs VIsa/Master sont revenus l'an dernier du fait du poids énorme du tourisme russe et biélorusse.
Tous ces faits du quotidien mis ensemble, plus le nationalisme certain d'une partie des abkhazes, notamment une partie des élites qui sont des linguistes et philologues des langues circassiennes, plus la mémoire entretenue de la guerre abkhazo-géorgienne lors de la dissolution de l'URSS, laissent le sentiment que trop de temp et trop de sang ont été versés pour que l'Abkhazie puisse se réconcilier avec la Géorgie.
La nouvelle génération n'apprend pas le géorgien à l'école, mais l'abkhaze et le russe. Une partie de l'ancienne génération ne parle d'ailleurs pas géorgien, et notamment beaucoup d'arméniens de l'époque soviétique.
Le plus amusant est, que parmi les plus chauds partisans de l'abkhaze contre le géorgien, linguistiquement parlant, que j'ai rencontré à Souxoum, étaient de jeunes turcs d'origine abkhaze-circassienne descendants des circassiens de la grande déportation et échange de populations entre empires russes et ottomans des années 1860/70, et qui viennent vivre en Abkhazie pour des études linguistiques, de la recherche généalogique, des projets touristiques et des collaborations sur des projets de développement sous l'égide du gouvernement abkhaze.
Ce qui est surréaliste, parmi d'autres menus choses, du fait des pressions euro-américaines, est, qu'en Abkhazie, on ne peut pas utiliser la plupart des GPS car ceux-ci, édités en Europe de l'ouest ou Etats-Unis, persistent à utiliser les anciens noms de rues en géorgien, y compris l'alphabet, alors que tout est écrit sur place en abkhaze et russe, avec la plupart des noms de lieux différents.
Pour m'orienter j'utilisais Yandex, qui est à jour. Google a mis à jour quelques noms de rues, mais persiste à utiliser un alphabet géorgien qui ne s'aperçoit nulle part.
l'opéra de Souxoum et sa plaque, en abkhaze et russe, pas de géorgien:
l'été dernier, grandes réclames pour le réseau mobile 4G, ici A-Mobile, dont j'ai une SIM pour les appels et sms sur place. Le préfix international est en +7, et construit avec l'aide russe.
Un rare cas avec de l'anglais, mais toujours pas de géorgien: l'institut de botanique de l'académie des sciences:
l'école d'échecs Anatoli Karpov, en abkhaze et russe:
l'été dernier les distributeurs Visa et Master en service. Roubles, dollars et euros, selon les banques et distributeurs:
l'ancienne gare désaffectée entre l'ancienne gare centrale et le centre ville:
Google Maps la marque comme gare Baratachvili, or c'est impossible à trouver lorsqu'on est sur place, car il s'agit de la gare Guma....
deux types de véhicules courants sur la route: un taxi en plaque abkhaze, et un vacancier en plaque biélorusse:
à la frontière russo-abkhaze d'Adler, de l'anglais, après l'abkhaze et le russe:
Je n'ai pas réussi à le trouver, et nous partons après-demain...
le "Géorgien de poche" d'Assimil n'est toujours pas ré-imprimé par l'éditeur, et plus disponible à la vente.
Ici un scan fait à la main de ce livre, en pdf. (fichier assez lourd, plus de 60 Mb).
https://yadi.sk/i/pEedrm08rukJM
si Assimil veulent bien ré-imprimer ce manuel (ainsi que d'autres d'ailleurs) afin qu'on puisse l'acheter, j'enlève le lien 🙂
hors sujet par rapport à la question initiale, mais puisque vous mentionnez la langue abkhaze, l'Abkhazie n'est plus en Géorgie, et si en Géorgie l'américanisation livre une guerre à la langue russe, en Abkhazie la langue géorgienne est en état de disparition très avancée.
Cher Esantirulo,
Je ne suis pas du tout « hors sujet » : je répondais à Meg2 à propos de l'usage du russe en Géorgie afin de lui faire toucher du doigt certaines réalités, puisque comme vous, bien que non géorgienne, sauf erreur de ma part, elle semble avoir des avis tranchés qui ne correspondent hélas pas à la réalité immédiate.
Je vous sais gré de votre intervention abrupte et cavalière, vous qui me lancez dans les gencives que je suis « hors sujet », tel l'instituteur réprimandant l'élève, mû par des partis pris que j'ai de la peine à cerner, mais je vous rétorquerai que l'abkhaze est aussi parlé dans le Samegrelo par des Abkhazes qui y résident depuis des décennies. Je suis par conséquent totalement dans le sujet, et cela d'autant plus que je répondais à certains points erronés soulevés par une utilisatrice de cet espace. 🙂
J'ajoute que l'Abkhazie est sécessionniste mais qu'elle fait toujours partie de la Géorgie, même si cette appartenance est contestée par certains pays, dont l'Abkhazie elle-même. Le jour où son indépendance sera enfin reconnue unanimement, ce que je souhaite, personnellement, nous pourrons dire qu'elle ne se trouve plus en Géorgie. Toujours est-il que tel n'est pas encore le cas, ce que tout ouvrage ou site Internet objectif vous rappellera.
D'autre part, je doute fortement que les Turcs et la Turquie soutiennent les Abkhazes et leur langue : on voit ce que le « soutien » turc a donné en Turquie ou même dans le Caucase, conduisant à la quasi-disparition du laze et d'autres langues caucasiennes sur son territoire, les peuples caucasiens ayant été turquifiés de force... 😕
En tout cas, puisque vous évoquez un « hors sujet » de ma part, souffrez que je vous signale le vôtre à propos de l'Abkhazie, fort long et sans aucun rapport avec le fil de discussion.
Bonne journée.
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Respect et compliments pour votre maîtrise de la langue française !
Bonjour à vous, Anyie !
Si ma mère était mégrélienne et ukrainienne, mon père était quant à lui flamand et occitan. Étant issu d'une famille plurilingue, je n'ai donc pas grand mérite à parler le français qui est l'une de mes langues maternelles.
Merci pour vos compliments, en tout cas. 🙂
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
bien sûr que non et je n'ai jamais écrit ça. Vous avez lu trop vite : le qualificatif de hors-sujet dans ma phrase ne portait pas sur vous, mais sur mon message que je qualifiais en le commençant de "hors sujet par rapport à la question initiale" laquelle demandait un dictionnaire français-géorgien (ce à quoi j'ai répondu ensuite en fournissant un exemplaire du "Géorgien de poche".) Relisez lentement 🙂
J'ajoute que l'Abkhazie est sécessionniste mais qu'elle fait toujours partie de la Géorgie, même si cette appartenance est contestée par certains pays, dont l'Abkhazie elle-même. Le jour où son indépendance sera enfin reconnue unanimement, ce que je souhaite, personnellement, nous pourrons dire qu'elle ne se trouve plus en Géorgie. Toujours est-il que tel n'est pas encore le cas, ce que tout ouvrage ou site Internet objectif vous rappellera.
les quelques photos que j'ai fournies, datées de aout 2015, sont parmi d'autres que je prenais l'été dernier en Abkhazie où je séjournais. Elles sont mises pour illustrer l'absence complète de langue géorgienne. Je n'ai aucun penchant personnel pour que tel ou tel territoire soit sous telle ou telle souveraineté.
Simplement l'objectivité ici se résume dans mon expérience en la réalité: l'Abkhazie n'est pas sous souveraineté géorgienne, et depuis la dissolution de l'URSS, le géorgien a en été extirpé.
Aucune instance ne régule les souverainetés. Il n'y existe pas de droit ou juridiction universelle normative. Au sein même de l'UE, certains territoires sont reconnus par certains états et pas par d'autres. Cas de Gibraltar ou du Kosovo par exemple. Problème de Chypre, etc.
Pour ce qui est de l'Abkhazie, la réalité est celle d'un état auto-administré sous protection russe, sans liens avec son ancien souverain géorgien. Bref un état tout aussi souverain que le Kosovo ou Taïwan.
Mais bon quoi qu'il en soit, le but de mon propos n'était pas les jeux des échiquiers de la politique internationale, mais de pointer sur la situation linguistique.
D'autre part, je doute fortement que les Turcs et la Turquie soutiennent les Abkhazes et leur langue : on voit ce que le « soutien » turc a donné en Turquie ou même dans le Caucase, conduisant à la quasi-disparition du laze et d'autres langues caucasiennes sur son territoire, les peuples caucasiens ayant été turquifiés de force... 😕
encore une fois vous lisez trop vite, puisque je n'ai pas alludé à la Turquie, mais aux turcs d'orgine adyguénne/abkhaze/circassienne/tcherkesse, descendants des populations déportées vers l'empire Ottoman lors des guerres russo-ottomanes du Caucase. Diaspora dont des descendants viennent passer du temps en Abkhazie considérée terre de leurs ancêtres, certains y travaillent en relation avec le gouvernement abkhaze, à des projects culturels et sociaux.
la vision qu'on a d'un pays lorsqu'on n'y a jamais réellement vécu et qu'on ne l'a visité qu'en tant que touriste est forcément totalement différente de celle d'un Russe ou même de celle d'un Géorgien
j'ai suffisamment voyagé et séjourné (pas que en vacances!) à l'étranger pour faire la différence. Simplement, les personnes qui posent les questions dans ce fil de discussion étant des touristes, elles ne seront pas confrontées aux difficultés rencontrées par les résidents.
J'affirme par conséquent que le nombre de Géorgiens faisant partie de la génération des 35-50 ans et maîtrisant le russe a considérablement baissé
oui, mais mon impression est que la maîtrise du russe a baissé plus vite que la maîtrise de l'anglais n'a augmenté (même impression dans plusieurs pays d'ex URSS où il existe plusieurs langues officielles)
il n'est pas du tout rare que les habitants vous fassent sentir leur réprobation lorsque vous vous adressez à eux en russe, que vous soyez français, russe ou même géorgien,
je faisais juste part d'un constat : je n'ai jamais été confrontée à une réaction désagréable, alors que j'ai utilisé le russe dans environ 80% des cas (en gros, je n'ai parlé anglais qu'à Tbilissi) ; il était évident pour mes interlocuteurs que j'étais touriste, et ni russe ni géorgienne, ça joue certainement sur la façon dont j'étais accueillie. Bien sûr, statistiquement, si j'étais restée plusieurs mois en Géorgie, j'aurais rencontré quelques autres cas de figure, mais de là à dire qu'il faut mieux éviter de parler russe en Géorgie, il y a de la marge !
le géorgien n'est pas la seule langue de Géorgie
oui, je suis au courant. J'avais passé une soirée à discuter (en allemand et en russe ;-) avec une famille de réfugiés —ou plutôt, d'anciens réfugiés— abkhazes en Svanétie, et la sœur de la propriétaire était prof de langues.
Bonjour à tous !
Et bien, que de messages suite à ma demande d'un petit dictionnaire juste destiné à pouvoir faire preuve de courtoisie lors de notre voyage en Géorgie ! 😏
Nous sommes revenus enchantés ! Et je n'ai qu'une envie : y retourner !
Question langue : quelques mots "basiques" trouvés sur Internet, un petit dictionnaire visuel (édité par Le Routard) , l'anglais (et oui ! moche mais c'est ainsi, l'anglais est devenu une langue universelle...), et , avec ceux qui ne parlaient pas l'anglais , le langage gestuel, très marrant et finalement bien plus riche que l'on pourrait le croire.
Nous avons trouvé les Géorgiens très sympathiques, curieux de nous rencontrer, d'une curiosité saine et ouverte, s'entend...
Nous avons été surpris de constater que tout le monde nous faisait signe, nous disait bonjour ou klaxonnait amicalement en nous croisant sur les pistes du Caucase ou des steppes du sud est.
Nous n'avons eu aucun problème pour circuler et bivouaquer partout , tout est ouvert, pas comme dans nos pays friands de "propriétés privées" très privées...😛
Nous y allions avec un objectif ornithologique et nous n'avons pas été déçus !
Plein d'espèces d'oiseaux et tous en quantité impressionnante !
Bref, satisfaits à 100% !
Je suis pour ma part bien heureux que votre voyage se soit si bien déroulé ! 🙂
Le Guide du Routard n'est en effet pas mal conçu du tout mais à moins d'une version récente dont j'ignorerais l'existence, il ne couvre pas exclusivement la Géorgie. Celui du Petit futé est à mon avis bien mieux, et de surcroît régulièrement mis à jour.
N'hésitez pas en tout cas à me dire si vous avez pu récupérer le petit guide du Géorgien de poche paru chez Assimil mais hélas épuisé (je vous ai envoyé un message à ce sujet).
Bonne soirée !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
bien sûr que non et je n'ai jamais écrit ça. Vous avez lu trop vite : le qualificatif de hors-sujet dans ma phrase ne portait pas sur vous, mais sur mon message que je qualifiais en le commençant de "hors sujet par rapport à la question initiale" laquelle demandait un dictionnaire français-géorgien (ce à quoi j'ai répondu ensuite en fournissant un exemplaire du "Géorgien de poche".) Relisez lentement 🙂
Cher Esantirulo,
J'ai pris la peine de relire votre message lentement et reconnais avoir pris pour moi votre « hors sujet ». Veuillez par conséquent accepter mes excuses sincères !
les quelques photos que j'ai fournies, datées de aout 2015, sont parmi d'autres que je prenais l'été dernier en Abkhazie où je séjournais. Elles sont mises pour illustrer l'absence complète de langue géorgienne. Je n'ai aucun penchant personnel pour que tel ou tel territoire soit sous telle ou telle souveraineté.
C'est vrai que l'usage du russe est désormais mille fois plus répandu que celui du géorgien. S'étant de toute façon retrouvés artificiellement dans le giron de la Géorgie au sortir de l'URSS, les Abkhazes que je connais bien méritent à mon humble avis leur indépendance. Simple question de bon sens historique... 🙂
Simplement l'objectivité ici se résume dans mon expérience en la réalité: l'Abkhazie n'est pas sous souveraineté géorgienne, et depuis la dissolution de l'URSS, le géorgien a en été extirpé.
Aucune instance ne régule les souverainetés. Il n'y existe pas de droit ou juridiction universelle normative. Au sein même de l'UE, certains territoires sont reconnus par certains états et pas par d'autres. Cas de Gibraltar ou du Kosovo par exemple. Problème de Chypre, etc.
Tout à fait d'accord mais comme vous le savez, bien peu de pays reconnaissent officiellement l'indépendance de l'Abkhazie, en dehors de la Russie (qui s'y est employée pour irriter Saak'ashvili, à l'époque), du Vénézuéla, de la Transnistrie ou de petits états micronésiens, tel celui de Tuvalu, de Nauru ou du Vanuatu, par exemple.
Pour ce qui est de l'Abkhazie, la réalité est celle d'un état auto-administré sous protection russe, sans liens avec son ancien souverain géorgien. Bref un état tout aussi souverain que le Kosovo ou Taïwan.
Oui, ce que nombre d'Abkhazes déplorent, d'ailleurs, se sentant comme tombés de Charybde en Scylla... 😕
Mais bon quoi qu'il en soit, le but de mon propos n'était pas les jeux des échiquiers de la politique internationale, mais de pointer sur la situation linguistique.
Situation linguistique aussi complexe que tendue, à l'instar de celle du Caucase dans son entier...
encore une fois vous lisez trop vite, puisque je n'ai pas alludé à la Turquie, mais aux turcs d'orgine adyguénne/abkhaze/circassienne/tcherkesse, descendants des populations déportées vers l'empire Ottoman lors des guerres russo-ottomanes du Caucase. Diaspora dont des descendants viennent passer du temps en Abkhazie considérée terre de leurs ancêtres, certains y travaillent en relation avec le gouvernement abkhaze, à des projects culturels et sociaux.
Au temps pour moi, alors. Sans doute aurai-je lu trop vite... En tout cas, tout est maintenant d'une clarté limpide !
Bonne soirée et merci de m'avoir lu !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
j'ai suffisamment voyagé et séjourné (pas que en vacances!) à l'étranger pour faire la différence. Simplement, les personnes qui posent les questions dans ce fil de discussion étant des touristes, elles ne seront pas confrontées aux difficultés rencontrées par les résidents.
Bien le bonsoir à vous aussi !
Je n'en doute pas. C'est vrai que je devrais aussi me « positionner » en touriste mais étant ukraino-géorgien par ma mère, cela ne m'est pas toujours aisé, surtout concernant l'Ukraine et la Géorgie... 😕
oui, mais mon impression est que la maîtrise du russe a baissé plus vite que la maîtrise de l'anglais n'a augmenté (même impression dans plusieurs pays d'ex URSS où il existe plusieurs langues officielles)
En dehors de Tbilissi où l'accent est vraiment mis sur l'anglais, c'est un fait et je souscris à votre point de vue.
je faisais juste part d'un constat : je n'ai jamais été confrontée à une réaction désagréable, alors que j'ai utilisé le russe dans environ 80% des cas (en gros, je n'ai parlé anglais qu'à Tbilissi) ; il était évident pour mes interlocuteurs que j'étais touriste, et ni russe ni géorgienne, ça joue certainement sur la façon dont j'étais accueillie. Bien sûr, statistiquement, si j'étais restée plusieurs mois en Géorgie, j'aurais rencontré quelques autres cas de figure, mais de là à dire qu'il faut mieux éviter de parler russe en Géorgie, il y a de la marge !
Là encore, sans doute me suis-je hâté, en parlant de la réprobation des Géorgiens lorsqu'on s'adresse à eux en russe... C'est vrai que lorsqu'on est touriste et de surcroît non russe, on a moins de chances de se faire mal recevoir, même si les relations avec la Russie et les Russes se sont sérieusement détendues, depuis août 2008 ! 🙂
oui, je suis au courant. J'avais passé une soirée à discuter (en allemand et en russe ;-) avec une famille de réfugiés —ou plutôt, d'anciens réfugiés— abkhazes en Svanétie, et la sœur de la propriétaire était prof de langues.
Eh oui ! Ainsi, si je puis évoquer mon cas personnel, je suis ukraino-mégrélien et ne parle géorgien que par obligation... Ha ha ha ! 😏
En tout cas, pardon si j'ai pu vous paraître un peu trop tranché dans mes avis...
Bonne fin de soirée !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Je souhaite apprendre le géorgien. Malheureusement il y a très peu de livres en français. Je cherche le livre: dictionnaire des locutions français géorgien.…
Après avoir chercher sur le forum, je ne pense pas que ce sujet ait été traité, et si c'est le cas je vous prie de m'excuser pour avoir ouvert une discussion…
I’m thinking of doing a short language-stay this summer to practice Russian.
Given the current situation, I’d prefer to stay in Europe if possible (no visa).
And I don’t think Ukraine is really a good idea either—I’d feel weird being a tourist while they have more important concerns right now.
Any ideas where I could go?
Thanks so much!
Hi,
I want to do a trip to practice my Russian this summer.
Since it’s simpler, I’d rather stay in Europe (no visa).
And I’m not sure Ukraine is a good idea—being a tourist there right now doesn’t feel quite right to me.
Do you have any destination ideas?
"I created the African Languages Universe for a proud, playful, and accessible reclaiming of our languages in homes and imaginations, from ages 7 to 77" (Diaddou Cissé, founder of Univers des Langues Africaines)
A bridge between generations, continents, and languages
Since its beginnings, Univers des Langues Africaines, an independent publishing house, has had a simple yet powerful dream: to bring African languages to life in homes, schools, games, and everyday conversations. This dream grows with every word passed on, every language rediscovered, every child who speaks their first words in Soninke, Lingala, Bambara, Wolof, Pulaar...
Today, Univers des Langues Africaines has become:
an educational, accessible, and multilingual publishing house,
a brand committed to intergenerational transmission,
a lively, playful, and reality-connected learning space.
Children of the African diaspora, regardless of their level in Soninke, Wolof, Bambara, Lingala..., all face the same issue: the lack of books in their heritage languages tailored to them. Univers des Langues Africaines was born to fill this gap by offering simple and fun books and supporting them in learning African languages. Whether you're a minor, an adult beginner, a parent wanting to pass on their language to their child, or an African language enthusiast, Univers des Langues Africaines has a program suited to your needs!
At Univers des Langues Africaines, we offer:
conversation manuals or guides (Bambara, Lingala, Soninke, Wolof, Pulaar...); the books consist of lessons accessible to everyone, with exercises, reviews, and audio to easily speak the language.
games for children; tools adapted for kids to gently discover African languages.
online language courses, tailored for adults and children, interactive and immersive; they allow you to master an African language while discovering its cultural richness.
In short: manuals, games, and online courses—everything you need to learn (or relearn) an African language, at any age and at your own pace.
LAfrican languages deserve more than just a memory: they deserve to be lived, spoken, and loved.
A real gem for those who want to connect with their roots or discover an African language. The explanations are simple, and I really appreciated the cultural examples included in the book. Highly recommended. (Fatoumata T)
Manual: "Bambara in 30 Days"
Bambara in 30 Days is a manual and conversation guide specifically designed to help learners communicate in many everyday situations. This educational tool is aimed at anyone wanting to learn Bambara (bamanankan), regardless of their level: from beginners to advanced speakers looking to improve.
Several themes are covered: greetings, how to introduce yourself and apologize, family, numbers from 1 to 100, meals, emotions, transportation, currency, shopping, parts of the human body, days of the week, how to ask a question, how to ask for the price or age, how to count money, other types of questions, colors, traveling, blessing formulas for Muslim holidays: e.g., Tabaski (seliba) or Korité (selifiitinin or selidennin), and family events: e.g., birth (bangeli), marriage (furu), death (saya or fatuli)... ultimately, tools needed to communicate in many everyday situations.
The lessons (kalansen) are organized by theme, ranging from the alphabet to common expressions. All lessons include corrections (jaabi) to reinforce learning and correct mistakes. They cover various topics like greetings, numbers, family, etc. (see above) and are designed to be progressive, allowing for skill development. Each lesson is accompanied by practical exercises to apply the knowledge. After every set of 5 lessons, there’s a review (seginkanni) to consolidate what’s been learned.
In summary, the manual consists of...
30 lessons with 6 reviews
Over 50 audio files available online
Over 100 exercises (baarakɛ) with answer keys
A small vocabulary section in each lesson
Blank "notes" page at the end of every lesson
The audio files help facilitate learning. They are accessible via a specific link that should only be used by the manual’s purchaser.
African languages, like Bambara, play a crucial role in the culture and identity of African peoples. Learning them helps preserve traditions and local knowledge. Bambara is the most widely spoken language in Mali and a key lingua franca for communication in West Africa. It’s rich in idiomatic expressions and proverbs, reflecting the wisdom and culture of the Manding peoples. Moreover, it’s taught in schools and used in local media (to learn more, see here). In general, linguistic diversity in Africa is immense, with thousands of languages spoken across the continent.
Hi everyone,
I’m thinking about going on a language trip in the next few months and I’m wondering how to prepare well before leaving.
I feel like going without at least some basics can be frustrating at first, especially for speaking.
So, I have a few questions:
Have any of you prepared for your trip with a specific course or method?
What helped you the most before leaving (classes, online platforms, exchanges, partial immersion, etc.)?
Has anyone used Clic Campus or a similar platform to prepare for a stay abroad? If so, did it help once you were there?
I’m mainly looking for real feedback, not marketing 😊
Thanks in advance for your thoughts and experiences!
Hi,
so I’m heading off solo through China and I’d like to stay for a good while (about a year—do you think that’d be enough to pick up a bit of the language???).
I’d love to know if there’s a website, or if someone can help me live, that teaches the basics:
to understand the alphabet and characters.
to understand how a sentence is formed.
just the super simple basics, really.
Thanks for your help! ^o^
PS: My goal is to speak a tiny bit—not to write or anything—but still be able to read a little too...
Hi everyone!
I’m Tina, and I’ve organized French group trips to China for over 10 years. Over the years, I’ve noticed that the language barrier is the biggest stress for travelers—especially when ordering food, asking for directions, or negotiating in markets!
Today, I want to share 5 essential Chinese phrases I’ve taught my travelers—they’re simple, easy to pronounce, and work in 90% of travel situations:
你好 (Nǐ hǎo) = Hello → Polite and useful with everyone (locals, drivers, vendors).
谢谢 (Xiè xie) = Thank you → Chinese people really appreciate this politeness—it makes communication smoother.
多少钱 (Duō shǎo qián) = How much does it cost → Essential for local markets or small shops (menus in French are rare!).
请问,地铁站在哪? (Qǐng wèn, dì tiě zhàn zài nǎ lǐ?) = Excuse me, where is the subway station? → Swap “subway station” for “hotel” or “restaurant”—it works!
我要这个 (Wǒ yào zhè ge) = I want this → Point at the item and say this phrase—no more misunderstandings!
Bonus tip: Pinyin (the Chinese phonetic alphabet) is super helpful for reading street signs or menus. For example, “Nǐ hǎo” is pronounced “Nee how”—easy to remember!
If you’re planning a trip to China and want more practical phrases or pronunciation tips (to avoid embarrassing mistakes), feel free to send me a private message. I’ve put together a little traveler-friendly guide that I’m happy to share with anyone who wants to prepare stress-free.
Don’t hesitate to ask your questions in the comments either—if you’re unsure about a specific communication situation (e.g., in a temple, at the train station), I’d be happy to help!
Happy planning for your trip to China—it’s going to be amazing!
Hi everyone, and thanks in advance for your help! I know this forum is really great, and I feel a bit awkward posting this request... I speak a little Polish, but not that well, especially when it comes to slang or colloquial speech... Someone said to me the other day: "kurwa ty kurwa". Of course, I know what the word "kurwa" means, but when someone is really angry, I’m not sure how to interpret this phrase. Could you please help me by giving the French equivalent? I’m really sorry for this somewhat unusual request, but it’s very important to me. Thanks!
Hi everyone, my partner is Malian and I’d love to be able to say sweet things to him in Bambara, as well as learn some polite phrases. Thanks for your help! 😊
Here are a few examples:
I love you
My love
My heart
My life
You’re the man of my life
I care about you
I want to live with you
Kiss me
I miss you
Thank you
Please
Hello
See you soon
I’m heading to Georgia for a month in October. I’m currently looking for a Georgian Assimil course, but it seems like it’s no longer published. I’ve scoured the internet but can’t find a used one. So my questions are:
- Do you know where I might find a used one somewhere?
- Do you know of a nice equivalent to Assimil for Georgian?
It’s just to get a few basic phrases, be able to read some signs, etc., because with only English and French, I think I might be a bit stuck sometimes.
Hi there! I’m currently working on a project and came across a text that seems to be in Khmer. Would anyone know how to translate it or at least point out the main themes/info it contains? There are a lot of "garbage" characters in it. Thanks!
Dans une méthode pour apprendre le Hindi, j'ai vu la phrase suivante :
aap dopahar ko khana kitné bajé khati hain ?
Mais je voulais savoir si la phrase suivante était correcte aussi : aap dopahar ko kitné bajé khana khati hain ?
Si la deuxième phrase n'est pas correcte, pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
J'ai un niveau intermédiaire en Birman, voici les ressources que j'utilise.
Premièrement: apprenez l'écriture dès le début. Ce n'est pas comme le Chinois avec un système standardisé en caractères latins (le pinyin). L'alphabet birman n'est vraiment pas si compliqué que cela à apprendre. J'ai trouvé qu'apprendre lettre par lettre n'est pas très motivant, personnellement j'ai préféré apprendre l'écriture et la prononciation de plusieurs mots simples.
Les lieux géographiques peuvent être bien, car on a déjà une idée de la prononciation. Google traduction est truffée de fautes en Birman, donc allez plutôt sur la page Wikipédia au sujet d'un lieu en Birmanie pour trouver sa traduction en Birman. Par exemple:
Yangon Burmese: ရန်ကုန်
Mandalay Burmese: မန္တလေး
Si vous préférez apprendre l'écriture de manière plus académique, cette chaîne Youtube explique caractère par caractère.
https://www.youtube.com/c/MyanmarBurmeseLanguageCherry/videos
Elle est aussi bien pour apprendre les expressions de base (et même assez avancées).
Une fois que vous avez un niveau minimum, cette chaîne est aussi très bien (mais je vous déconseille les vidéos Beginning Burmese, ou le professeur utilise des caractères latins pour écrire les mots birmans.
https://www.youtube.com/user/kennethwongsanfran
J'écris sur ce forum afin de sollisiter l'aide de quelqu'un qui parle l'hindi en effet, j'aimerai me faire tatouer en hindi. J'ai essayer de traduire ma phrase seule mais c'est assez compliqué 😛, il y a beaucoup de traduction différente ! voila la phrase :
--> " Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau "
J'ai trouvé cette traduction là : जिस दिन कोई आपसे प्यार करता है वह बहुत धूप है
Est-ce exact ?
Nin kèra npogotiginin dò de ye. Cè dò bòra a nò fè furu la. A ma sòn, nka a somògòw bèè sònna. Cè ko ale y'a nyini a fa n'a ba fè, ko a bè taa n'a ye yòrò la min b'a to a bè sò furu ma.
Cè taara dennin nò fè u ka so, ka taa n'a ye kòba dò kònò. U selen kòda la, a y'i kanto dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
A ma sòn ka cènin tògò fò.
A donna n'a ye fo kunberekuru la, a seginna ka dònkili nin da :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
Dennin ma sòn ka cènin tògò fò.
U donna ji la fo u disi la. A ko dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
O y'a sama o la fo u kan na, a ko a ma ka a fò ko Bwatu :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
O kèlen, a y'a labò ji la. Ka a ta o don na, fo ka a bila bi la, u ma sòn furusa ma.
Koyan et Boitou
C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelait Koyan. Un gar��on qui s'appelait Boitou voulait l'épouser, mais elle ne voulait pas. Les parents de Koyan voulaient bien du mariage mais elle ne voulait pas. Alors, le garçon se dit : puisque le père et la mère de Koyan sont consentants, je vais me rendre dans un endroit où la jeune fille finira bien par consentir à son tour.
Il alla chercher la petite chez ses parents, et l'emmena jusqu'au bord d'un marigot. Quand ils furent à côté de l'eau, le garçon lui dit :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Elle n'accepta pas de dire son nom. Alors, il entra dans l'eau avec elle, la tenant par la main. Quand ils eurent de l'eau jusqu'au genou, il reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
La jeune fille n'accepta pas de dire son nom. Il avança dans l'eau avec elle, jusqu'à ce que l'eau leur arrive à la poitrine, et reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Alors, il la tira encore jusqu'à ce que l'eau leur arrive au cou, et de nouveau lui demanda de prononcer son nom :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit alors :
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
Alors, il la laissa sortir de l'eau. Et de ce jour à aujourd'hui, ils sont très heureux ensemble.
Nin kèra cènin dò ye. Tuma o tuma n'ale tun bòra, ale ni nyèji de tun bè segin so. Dugu cèmisènninw tun b'a gosi tuma bèè. Ale n'a filan o filan tun mana syèn ta, o tun b'a bin. A laban na, bòli yèrè tun negebòr'a la. Don dò la, a fa y'a wele ka kum'a fè. A y'i kanto a denkè ma : "N'i ni mògò dò bèna syèn ta, n'aw ye nyògòn minè dòrò, i bè nin kilisi fò : 'Du'. I man'o fò dòròn, i b'i kèlènyògòn bin." Denkè ko ko baasi tè. O dugujè, cènin bòra. A ni kamalennin dò ye nyògòn kunbèn. O y'a dakòròbò. U y'u kè nyògòn kan o yòrò bèè la. U ye kèlè daminè dòròn, cènin ko : "du". A y'o kamalennin bin, k'a gosi. Kabi o don, mògò si ma s'a la bilen. Sisan, dugumògò bèè tun bè siran cènin nyè. A yadara ka yada. A tun b'a fò tuma bèè ani yòrò bèè ko fanga b'ale la ka tèmèn dugumògò bèè kan. Don dò la, a y'a nyin'a fa fè k'u ka syèn ta, walasa a ka dò olu mògò fila cè, jònni kelen fanga ka bon ni tò kelen ta ye. Fa yèlètò y'i kanto a denkè ma : "N'i ko ten, n sònna." U ye syènta daminè, cènin ko : "du", a fa ko : "dudadu." O yòrò bèè la, a y'a denkè tòn da dugu ma. O kò, a y'i kanto cènin ma : "N den, n bèna kuma min f'i ye, i k'o to i kònò : dò bè du dòn, nka o tè dudadu dòn."
Cènin maloyalen y'a kun biri, ka yafa nyin'a fa fè. Kab'o don bòr'a la, a m'a ka malobaliya las'a fa ma tugun.
La formule magique "Dou et doudadou"
Il était une fois un garçon. Chaque fois qu'il sortait, il retournait en larmes à la maison. Les jeunes garçons du village le frappaient tout le temps. Chaque fois qu'il luttait avec un garçon de son âge, celui-ci le terrassait. A la fin, il n'avait même plus envie de sortir. Un jour, son père l'appela et lui parla. Il dit à son fils : "Si tu dois lutter avec quelqu'un, prononce, aussitôt que vous vous empoignez, cette formule magique : 'dou' ! Une fois que tu l'auras dit, tu terrasseras ton adversaire." Le fils acquiesça. Le lendemain, le garçon sortit. Il recontra un jeune homme. Celui-ci le provoqua. Ils se jettèrent tout de suite l'un sur l'autre. Dès qu'ils commencèrent à se battre, le garçon exprima : "dou". Il terrassa ce jeune homme et le frappa. Depuis ce jour plus personne ne l'a vaincu. Maintenant, tous les habitants du village avaient peur du garçon. Il devint de plus en plus arrogant. Il disait à tout moment et en tout lieu qu'il était le plus fort du village. Un jour, il demanda à son père de lutter avec lui, afin qu'on sache lequel des deux était le plus fort. Tout en riant, le père s'adressa à son fils : "S'il en est ainsi, je suis d'accord." Ils commencèrent à lutter, le garçon articula : "dou", son père prononça : "doudadou." Et sur le champ, il envoya son fils à terre. Ensuite, il confia au garçon : "Mon fils, retiens bien ce que je vais te dire : quelqu'un peut savoir dou mais pas doudadou."
Gêné, le garçon baissa la tête et présenta ses excuses à son père. Depuis ce jour, il ne fut plus irrespectueux envers son père.
Nsiirin ! N y'a ta k'a da kunatòkè dò de la. Banaba tun y'a bolonkòni n'a sennkòni bèè nyimi fo k'a ban u la. Foyi tun tè cè in bolo, wa a tun tè se ka fosi k'a yèrè ye tugun. Su fara tile kan, a tun b'i makasi a ka dinyènatigè kan. Don dò la, bòn dò tèmèntò ye kunatòkè kasikan mèn. A jiginna, k'i sigi kasibagatò kèrèfè, ka kum'a fè. Kònòba y'a dòn minkè ko kuna juguman de tun bè cè la, o makari donn'a la. A y'a fò cè ye k'a k'i mantò, k'ale bèn'a dèmè. Kunatòkè y'i kanto bòn ma ko n'o sera k'ale dèmè, o bè diya ale ye kosèbè. Bòn ye kilisi dò fò, kunatòkè kènèyara o yòrònin kelen na ten. A kèra iko banaba tun ma deli k'a minè abada. A nisòndiyalen tora k'a bolonkòniw n'a sennkòniw filè. A y'u lajè o k'u lajè. O kò, a ye barika da bòn ye. Kònòba ma dan cè kènèyali dòròn ma, a tilala ka sanu caman d'a ma, k'a kè faamaba ye. Nka, sanni bòn k'i pan, a y'a kiliw kalifa cè la. A ko ko cè k'i jija foyi juguman kan'ale kiliw sòrò. Cè ye layidu ta kònòba ye, k'a b'i janto kili ninnu na konyuman, ko fosi tèna s'u ma. O kò, bòn y'i sara cè la, k'i pan ka taa. Denkè kelen tun bè cè bolo. O cènin tun ye myètònin de ye. Don dò la, ale ye kònòba kiliw ye. Kabini bilakoronin nyè dara bòn kiliw kan, a ka myè wulila. A taara kasi a fa da la, k'o ka kònòba kili kelen d'ale ma. Fa y'i miiri bòn ka kuma na, a ma sòn ka kili di cènin ma. Nka, bilakoronin tun tè sègèn, a tun tè nyinè. A y'a fa tòòrò, k'a tòòrò, fo o kun tun bèna wuli. A laban na, walasa a ka se k'a yèrè sòrò, cè ye kili kelen ta k'o di cènin ma. Nka, a denkè tun ye mògò ye, min tun tè wasa. Don o don sa, a tun bè t'a fa deli, o fana tun bè kili kelen ta k'o d'a ma. U tor'o la fo bòn kili bèè banna. Don dò la, kònòba nan'a kiliw nò fè. Cè y'i kanto bòn ma k'ale denkè ye kili olu bèè dun kaban. Bòn dusu kasilen ko ko cè y'ale ka wale nyuman sara ni juguman ye. A ye kilisi dò fò. Cè seginna kunatòya la, wa a ka nafolo bèè fana tununna.
Kunatòkè ka nin sen faantanya juguyara yèrè ka tèmèn fòlòta kan.
Fitiriwaleya man nyi. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y'a bila yen.
Le lépreux et l'aigle
Conte ! Il était une fois un lépreux. La lèpre avait entièrement rongé tous ses doigts et orteils. Cet homme n'avait rien et ne pouvait plus rien faire pour lui-même. Jour et nuit, il se plaignait de son sort. Un jour, un aigle qui passait entendit les pleurs du lépreux. Il descendit, se posa près de l'homme qui pleurait et lui parla. Lorsque le grand oiseau apprit que l'homme souffrait d'une grave lèpre, il eut pitié de lui. Il pria l'homme de se taire, et lui fit part qu'il allait l'aider. Le lépreux dit à l'aigle qu'il serait très content si ce dernier parvenait à le guérir. L'aigle prononça une formule magique, et le lépreux fut guéri sur le champ. C'etait comme s'il n'avait jamais été atteint de lèpre. Content, il resta en train de regarder ses doigts et ses orteils. Ils les admira pendant très longtemps. Puis, il remercia l'aigle. Le grand oiseau ne se limita pas à guérir l'homme, il lui donna ensuite beaucoup d'or, le rendant très riche. Mais avant que l'aigle ne s'envolât, il confia ses œufs à l'homme. Il demanda à l'homme de veiller à ce qu'il n'arrive rien de mal à ses œufs. L'homme promit au grand oiseau qu'il allait bien s'occuper de ces œufs, et que rien ne leur arriverait. Ensuite, l'aigle prit congé de l'homme et s'envola. L'homme avait un fils. Ce garçon était un petit gourmet. Un jour, il vit les oeufs du grand oiseau. Dès que le regard du petit incirconcis se posa sur les œufs de l'aigle, son envie s'éveilla. Il alla pleurer auprès de son père afin que ce dernier lui donnât un œuf du grand oiseau. Le père pensa aux paroles de l'aigle et refusa de donner l'œuf au garçon. Mais le petit incirconcis était très tenace. Il harcela tellement son père que ce dernier faillit perdre la tête. Finalement, pour retrouver sa quiétude, l'homme prit un œuf et le donna au garçon. Mais son fils était une personne insatiable. Ainsi, il partait chaque jour quémander un œuf à son père, ce dernier aussi en prenait un et le lui donnait. Ils firent ainsi jusqu'à finir tous les œufs de l'aigle. Un jour, le grand oiseau vint réclamer ses œufs. L'homme annonça à l'aigle que son fils avait déjà mangé tous les œufs. L'aigle malheureux affirma que l'homme avait payé sa bonne action par une mauvaise. Il prononça une formule magique. L'homme redevint lépreux, et toutes ses richesses aussi disparurent. Le lépreux était maintenant devenu plus pauvre qu'avant. L'ingratitude n'est pas une bonne chose. Je laisse ce conte là où je l'ai pris.
N y'a da dugumasa la. A tun ye muso furu. Ni ka ka musonin ncinin nyini. Musonin ncinin nalen minkè, musokòròba ko ko o tè kun ale la. O taara ka taa baara kè moriw fè ni ka musonin ncinin nyènyini k'o kè suruku ye. Ni ka taa kungo fè. O mana kè, o ta den ye, ni ka a fò o ye ko fa wulila a ba la. N'a taara kungo fè, ayiwa, ni su kora, ba nin bè na so kòfè, ka n'i jò a den ma :
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
A bè taa kungo fè. Ayiwa, k'o gan, k'o gan.
Musokòrònin, o nana ni ka a sidòn. O taara ni ka taa a fò dugumasa ye:
– Ko dugumasa, ko denmisènninw ba, ko a ma fò ko fa wulilen b'a la, ko fa wulilen t'a la dè, ko sinamuso ye ka baara k'a la, ko ni ka a yèlèma ka kè suruku ye.
– Ko haan ?
– Ko awò.
– Ayiwa, ko baasi tè !
Kabini o kèra, dugumasa yèlènna soba la. Ka marifa sòsò. Ni ka yèlèn soba la ni k'i da. O yèlènna so bala, suruku nana tila, a nana.
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
Ko a bè i kòdon, nin y'i cun ka bò soba bala ni ka a minè. Ni ka taa a jira sinamuso la. A ko :
– E nò tè nin ye wa ? E ka baara tè nin ye wa ?
A ye mugu k'a la kaan ! Ni ka a faga. Kabini o kèra, a y'a faga yòrò min na, kabini o kèra, muso seginna a ka mògòya la, ka bò surukuya la.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min na, n y'o bila yen.
La méchante coépouse
Il était une fois un roi. Il avait une première femme, il vint à en épouser une seconde. Lorsqu'arriva cette deuxième femme, la première ne put le supporter, et s'en alla trouver les marabouts. Ceux-ci par leurs maléfices, finirent par transformer la jeune femme en hyène; et celle-ci partit dans la brousse, et la marâtre dit à l'aînée que sa mère était devenue folle.
Cependant, à la nuit tombée, la mère venait derrière les maisons, et parlait avec sa fille :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Puis elle retournait dans la brousse. Cela dura longtemps, longtemps. Cependant une petite vieille finit par s'apercevoir du manège, et s'en alla trouver le roi :
– Roi, lui dit-elle, on dit que la mère de tes enfants est devenue folle; mais elle n'est pas devenue folle du tout, c'est sa coépouse qui a fait contre elle des maléfices et l'a transformée en hyène.
– Quoi ?
– Parfaitement !
Alors le roi chargea son fusil ; il monta sur le toit d'une grande maison, et attendit. A la nuit tombée, l'hyène arriva :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Quand elle voulut s'en aller, le roi sauta du toit de la maison et l'attrapa. Il s'en alla la montrer à sa première femme.
– N'est-ce pas toi, lui dit-il, qui est responsable de cela ? N'est-ce pas le résultat de tes maléfices ?
Alors, il déchargea sur elle son fusil et la tua. Et au moment même où il tua la marâtre, l'hyène perdit sa forme animale et redevint la jeune femme qu'elle était auparavant.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
N y'a da kamalen dò la, ani sungurunnin dò. U ye nyògòn kanu kosèbè ! U diyara nyògòn ye, fo ka se Ala y'a kè kamalennin, a ba nana bana. Ba nin, a tè se ka foyi kelen kè a yèrè ye. Ayiwa, sungurunnin, o de bè dumuni tigè ka a d'a ma, tuma bèè. O b'a balo.
Ala y'a kè sungurunnin ye dumuni tigè ka a don ba nin da, a bolo donnen a da, Ala y'a kè ba nin sara ka a nyin fèrèlen to sungurunnin tègè la.
Dòw ko dennin tègè ka kan ka tigè, dòw ko ba nin da ka kan ka fara. Ayiwa, ni min ka kan ka kè o la, a y'o fò !
La main coincée
C'était l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille. Ils se marièrent, ils s'aimaient beaucoup, ils étaient très bien ensemble. Dieu fit que la mère du garçon tomba malade, et qu'elle devint complètement dépendante des autres. C'est la jeune femme qui lui donnait à manger, chaque jour, c'est elle qui la nourrissait.
Dieu fit qu'un jour où elle lui donnait à manger, et alors que sa main était dans la bouche de sa belle-mère, celle-ci mourut, emprisonnant la main de sa belle-fille entre ses dents.
Alors, certains dirent qu'il fallait couper la main de la vivante, d'autres qu'il fallait déchirer la bouche de la morte.
Et vous, que pensez-vous qu'il faille faire dans une pareille situation ?
N y'a da muso nin na. A n'a cè. Ala ma dòwèrè d'a ma dennin kelen kò. Ayiwa, o dennin kelen, min dira a ma, fa nana sa, o nana sa minkè, ba yèrè nana ka na bana. O banana, ayiwa, o kèlen na, o y'a fò ntugannin ye. A ko :
– Ne bèna sa, a ko n ye n den kalifa i ma, Ala kama, a kira kama, i k'i hakili to n den la. A ko anw bèè satò ye nin ye.
Kabini o kèra, ba yèrè nana sa. A nana sa minkè ni ka a tò to den kelen ye, ayiwa, ntugannin mana taa kungo la, a bè taa nyò sogin ka a ncòki fa, a bè na :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, a bè na ni kunan ye. Den bè nyò tobi k'o dun. Dugumasa, u taara ka taa o fò o ye, u taara ka taa a fò dugumasa ye ko dennin ba sara, a fa sara, ko ntugannin de ye a ba ye. Kabini o kèra, o ko baasi tè. Ntugannin nana :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, u ye mugu ci ntugannin na ni ka ntugannin faga. Kabini o kèra, dugumasa ye den sigi a kun, o kèra dugumasa muso ye.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'o bila yen.
La tourterelle
Il était une fois une femme et son mari, à qui Dieu n'avait accordé qu'un seul enfant, une petite fille. Le père de la petite vint à mourir, et sa mère tomba gravement malade. Lorsqu'elle fut très mal, la mère s'en alla trouver une tourterelle et lui dit :
– Je vais mourir, je te confie mon enfant, au nom de Dieu et de son prophète, prends bien soin d'elle !
Peu de temps après, la mère mourut, laissant seule cette petite fille. Alors, lorsque la tourterelle s'envolait du village, elle partait picorer du mil dans les champs, en remplissait son jabot et revenait en chantant :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
Alors, l'enfant venait avec son plat, elle le remplissait, puis elle partait faire cuire ce mil et le mangeait.
Le temps passa. On finit par aller raconter au roi que le père de la jeune fille était mort, que la mère de la jeune fille était morte, et que c'était la tourterelle qui lui serviat de mère. Alors le roi dit :
– C'est bien !
Et quand la tourterelle vint chanter :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
les gens prirent des fusils, tirèrent sur la tourterelle et la tuèrent. Alors le roi prit la jeune fille chez lui, et en fit son épouse.
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Nin ye terima fila ye. O terima fila, dò ye tigaforo sènè, dò ye sanyòforo sènè. Sanyò nana nyè, ka tiga nyè. Ayiwa don dò, u ko u bè taa bò u ka foro la, wula fè. U taara. U taalen se foro la, tigaforotigi donna a ka tigaforo la, sanyòforotigi taara nyè fè, ale taara i jò a ka forocamancè rò k'i jò :
– Òo ! Tinyè na, ne ka sanyò nyèna nyinan !
Sanyò sinna k'i jò, ko :
– E fòrò basannen, san tòw la, e bè anw dan, anw tè nyè wa ?
A y'i kun biri ka a ka wulu filè. Wulu ko :
– Hmm ! I bè ne filè, ne de y'a fò wa ?
A ye jele bò a kan na k'a bè wulu kun ci, jele ko :
– I kana to i ka n tòn ci dè !
A b'i cè nyòfura fè. Ntugan b'a fò :
– I sen kana da an kan dè ! I sen kana da an kan dè !
Cè tora o panpan na ten dòròn, ka bò foro la, ayiwa ale bèna tèmè tuma min, ale y'a sòrò a terikè bè bokè la. O ko :
– Hè ! Hè ! Hè ! Cè na yan, na yan, na yan !
A bolila ka se o ma, a ko :
– Cè, e dun bolikun ?
– Èe ! n cè, n taara n ka foro la, ne ko ne ka foro nyèna, ne ka foronyò ko ne fòrò basannen, ko san tòw la ne b'u dan ko yali u tè nyè wa ? Ko ne ye n ka wulu filè, wulu ko ne bè ale filè mun na ? K'ale de y'a fò wa ? Ne ko n b'o kun ci o, ne ka jele ko ne kana to n ka ale tòn ci. Ne bè boli la, nyòfura bè ka a fò i kana tu n na dè !
Cè ko :
– Hè ! Hè ! Bataraden, o ye e bolikun bèè ye wa ?
Bo ko :
– K'e bataraden, ni ne y'a fò e ma, i bè sigi wa ? Coyi ! Botigi wulila, botigi ju lankolon taara don o ka so.
N y'a sòrò yòrò min, n taara o bila yen.
Deux amis
Il était une fois deux amis. L'un cultivait un champ d'arachides, l'autre un champ de petit mil. Le petit mil vint à mûrir, l'arachide aussi, les deux amis décidèrent donc d'aller, une après-midi, voir leurs cultures. Celui qui avait fait des arachides entra dans son champ, l'autre partit plus loin voir son petit mil. Arrivé au beau milieu de son champ, ce dernier s'étonna :
– Ah, vaiment, cette année, mon petit mil a bien donné !
Alors du tac au tac le petit mil se dressa et lui répliqua sèchement :
– Espèce de couillon, est-ce que les autres années, lorsque tu nous sèmes, nous ne poussons pas ?
Interloqué, l'homme baissa la tête et ne vit que son chien, celui-ci lui dit alors :
– Ne me regarde pas comme cela, est-ce moi qui t'ai parlé ?
L'homme alors souleva sa hache pour assommer son chien, mais la hache l'apostropha :
– Eh toi, ne va pas me briser la nuque !
Alors, l'homme détala, il se mit à courir, à courir entre les tiges qui lui criaient :
– Mais ne nous bouscule pas, ne nous bouscule pas comme cela !
Il s'écarta des tiges, et ce furent les buttes de terre qui s'exclamèrent :
– Mais ne nous écrase pas comme cela !
L'homme sauta comme un fou et sortit de son champ. Il passa en courant près de son ami accroupi pour un gros besoin.
– Ho ! lui cria ce dernier, qu'est-ce qui t'arrive, pourquoi cours-tu ainsi ?
– Ah ! si tu savais ! dit l'autre. Eh bien, voilà : je soirs juste de mon champ ; comme le petit mil avait bien poussé, je l'ai dit à haute voix, tout simplement, et voilà que le petit mil me traite de couillon, en ajoutant que les autres années, quand je le sème, il pousse aussi bien ! Alors, je regarde mon chien, et voilà qu'il me dit de ne pas le regarder comme cela, qu'en tout cas lui n'a rien dit ! Je m'apprête à l'assommer, voilà que la hache me prévient de ne pas lui briser la nuque ! Je me sauve en courant, les tiges de mil me crient de ne pas les écraser !
L'ami se mit à rire :
– Et c'est pour cela, espèce d'idiot, que tu te sauves ?
Alors, entre ses jambes, son gros besoin lui répliqua du tac au tac :
– Idiot toi-même, si je t'avais dit tout cela, crois-tu donc que tu serais resté sans bouger ?
Aïe ! Aïe ! Aïe ! L'accroupi se leva, et d'un seul bond, le derrière à l'air, détala jusque chez lui.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
Senkala misènnin, ani bolokala misènnin, ani dafurukuba, ani nyèkiliba, ani shèkilinin, ani dununkala. Olu ko u bè taa nyinè dingè sen. U taara nyinè dingè senni la, bolokala misènnin ye nyinè dingè sen, ka inè dingè sen. Nyinè bòra, o bolo karila. Senkala misènnin y'a gèn, ka a gèn, ka a gèn, ka gèn, o sen karila. Nyèkiliba y'o mafilè, k'o mafilè, k'o mafilè, k'o nyèkili burun. Dafurukuba yèlèla ka yèlè, ka yèlè, ka yèlè, k'o da fara. E shèkilinin, e dimina k'e bèna a fò so, o bolibagatò taara i yèrè ci bògòkuru la k'o ci. Dununkala y'i cèsiri k'i cèsiri, k'ale bèna a fò so, k'o cètigè.
Ko nin jumèn nin ta ka jugu jumèn ta ye ?
Le trou de souris
Une petite jambe de rien du tout, un petit bras de rien du tout, une grosse joue, un gros œil, et puis encore un petit œuf et une guêpe-maçonne. Voilà qu'ils veulent attraper une souris dans un trou. Et de creuser, de creuser, de creuser. C'est le petit bras de rien du tout qui commence, il creuse, il creuse, il creuse, la souris s'échappe et hop ! il se brise en deux. Du coup voilà la petite jambe de rien du tout qui se lance à la poursuite de la souris, qui la poursuit, qui la poursuit, et hop ! qui se brise en deux. Du coup, voilà le gros œil complètement éberlué : il regarde, il regarde, il regarde, et hop ! il tombe de son orbite ! Du coup, voilà la grosse joue qui se met à rire, à rire, à rire à s'en fendre la bouche, et hop ! qui s'en fend la bouche ! Du coup, voilà le petit œuf qui se met en colère et dit qu'il va s'en aller tout raconter chez lui, il se met à courir, à courir, à courir, il trébuche sur une motte de terre et hop ! il se brise sur place ! Du coup, voilà la guêpe-maçonne qui s'envole en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, et hop ! elle se coupe en deux.
Tout cela est très très grave, mais pour qui est-ce le plus grave ?
Nsiirin ! N y'a da npogotigininw na. Furukènyè npogotigininw ko don. Minnu ko k'u tè u cèw fè. Ayiwa, u ye nyògòn lajèrè, u dama min ko u tè u taw fè, u ka sèrè kè kelen ye. O tuma, minnu ko u b'u taw fè, olu yèrèw dama kèra kelen ye. Olu kèra kelen ye minkè, o tuma na, ko minnu tè u cèw fe, u galegale kèra min ye, cèlataa da sera o ma, o sera o ma minkè, o bolila k'i dogo. O y'i dogo minkè, dugu gatigiw ko, u ko u tè se ka to denmisènninw bolo tan. O tuma na bèè ka don i ka so kònò k'i da, o tuma na, an ka mògò nyini, fèn min bè se ka a jatigè ni ka a don dugu kònò. Bèè k'i da tugu, bèè k'i ka konsògòfòlò sòsò. N'a ma don sòrò mògò si ka so, o tuma na, a maminènen bè min ye, a na taa o sègèrè. Ayiwa, musocè yèrè, u y'o wele, k'o nyininka, ko n'o yèrè bè se ka baara kè. O ko ale bè se. O tuma na, o taara fininkolonba dò nyini, k'o kala a yèrè la, ka dò kè banfula ye, ni ka bereba dò ta, ni ka n'i jò. Dennin tògò tun ye ko Jowelen. Ayiwa, mògòw senna mana sagon dòònin, o tuma na, a bè na i da gèlèn kan. A nana i da gèlèn kan minkè, o tuma na, cè nin labènnen nana sa. Welen b'o ju la, a b'a senw na. A nan'i jò :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kun kòròta ni k'o filè a y'a da. O y'i dèmèdèmè k'i dèmèdèmè fo ka taa se a ma. O sera a ma minkè, ko :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A fora ka wuli. Dugu da o da, n'a taara ko a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. N'a taara k'a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. Kabini o kèra, maminècè ka da yèlènnen bè k'o bila. O bè a nò fè nin bèè ye. Kabini o kèra, o taara se o ka da ma. A b'a nò fè :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kari ka don cè ka da fè ka taa i da fo o ka dalan kan. Kabini o kèra, cè y'a ka da tugu a da la, ka taa a ka labènfènw bò k'o bila ka sòrò ka na a sègèrè.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'a bila yen, o kèra a ka furu dilalen ye.
La fille rebelle
Conte.
C'est l'histoire des jeunes filles qui ne voulaient pas se marier, qui ne voulaient pas des garçons qu'on leur donnait. Un jour, elles se réunirent et décidèrent de former un groupe à part. Les autres jeunes filles, celles qui voulaient bien de leurs promis, formèrent un autre groupe.
Il arriva que ce fut le tour de se marier d'une des filles rebelles, qui s'appelait Diowélé. Quand arriva le temps de la noce, elle s'enfuit, elle alla se cacher. Alors, les chefs de famille se réunirent, et déclarèrent qu'ils ne pouvaient continuer à dépendre ainsi de leurs enfants. Ils demandèrent à chacun de rentrer chez soi, et qu'on trouve quelqu'un, quelque chose capable d'effrayer la rebelle afin qu'elle revienne dans le droit chemin. Une fois chacun chez soi, et les portes de toutes les maisons bien closes, elle ne trouverait nulle part où se réfugier, il faudrait bien qu'elle aille chez son promis. On demanda au fiancé de s'occuper en personne de cette affaire, il accepta. Il s'en alla chercher de vieilles nippes qu'il fit coudre sur lui, s'affubla d'un chapeau grotesque, se fixa aux pieds et sur les fesses des clochettes, prit un gros bâton et attendit.
Quand dans les ruelles le mouvement se fit plus rare, la jeune fille vint se coucher sur la plateforme publique. Alors, son fiancé, avec ses oripeaux, son bâton et ses clochettes, arriva en chantant :
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille leva la tête, regarda, puis baissa la tête. Son fiancé tout doucement arriva jusqu'à elle en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
Alors, prise de panique, la jeune fille s'enfuit. Toutes les portes qu'elle voulut ouvrir étaient fermées à clef. Toutes les maisons étaient closes, sauf celle de son fiancé, qui l'avait laissée ouverte. Il la poursuivit jusqu'à sa porte en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille se précipita dans la maison de son fiancé et courut se jeter sur son lit. Alors, le finacé referma la porte derrière lui, se défit de ses oripeaux et vint la retrouver. Et voilà comment se fit leur mariage !
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Lors de mon dernier voyage à vélo, jai acheté un t-shirt sur un marché de vêtements d'occasions en Thaïlande.
Le texte du t-shirt a bien fait maré les Thaïs😂. De ce que j'ai compris de leur anglais (mauvais) grâce à mon anglais (mauvais) et après avoir essayé quelques traducteurs : c'est ta femme qui commande, tu fais le ménage, tu fais la vaisselle et si tu sors, ce n'est pas pour boire avec tes amis mais pour faire les courses.
L'essence du message est là je crois, mais si quelqu'un pouvait m'apporter des précisions. Merci pour votre aide 😀
De plus, trouvant les motifs sympas et ne connaissant pas la signification ...
... Je me le suis fait tatouer dans le dos ...😬
Est-ce possible de traduire le mot "Vivre" en hindi s'il vous plait?
J'ai déjà regardé sur de nombreux sites, mais je ne suis pas certaine de la traduction.
लाइव => voilà ce que j'ai trouvé pour "vivre" dans le sens d'exister, d'être en vie.
Bonjour,
Je cherche à savoir quel est le sens d'une expression employée par feue ma grand-mère vietnamienne quand elle était énervée :"Baanotia ! ".Merci pour votre aide.
Bonjour, je souhaiterais connaître la signification de cette écriture que je trouve très belle et me la faire tatouer lors d'un futur voyage en Thaïlande 😊 ( vu le contexte actuel j'ai encore du temps devant moi )
Merci pour votre aide.
Bonjour a Tous,
Pour toute personne voulant traduire des messages de l'arabe académique ou dialect Nord Africain en franacais ou en anglais dans la mésure du possible et vis versa , je suis disponible a vous apportez de l'aide .
Bonne Journée
Salutations