
Express Côtier, Norvège · © VoyageForum
C'est surtout en Europe, aux Amériques et le long du Nil, en Égypte, qu'on trouvera le plus d'offres en matière de croisières fluviales. Revue de détails...
Pas loin, pas cher, l'espace d'un week‑end ou d'une semaine entre avril et octobre, la plupart des canaux et fleuves français ou européens offrent des possibilités de croisières.
Le Rhône, la Seine et le Canal du Midi disposent ainsi de pas mal de choix au niveau national pour des balades sympas, en petits bateaux ou péniches aménagées, à des coûts très abordables (à partir de 40 €/jour).
C'est le pays des croisières fluviales. Outre accessoirement l'Elbe, le Rhin et sa vallée est devenu un incontournable à faire, en quatre ou huit jours en général, sur des bateaux confortables de 100 à 200 personnes. Question prix, comptez de 75 à 120 €/jour en moyenne.
A signaler que depuis le Rhin on peut rejoindre le Danube, via le canal Main‑Danube, et faire ainsi un intéressant périple fluvial de 3 semaines environ de Rotterdam (Pays‑Bas) à la Mer Noire.
Deux circuits se partagent le marché français des croisières fluviales dans les pays de l'Est: le Danube, et le combiné Neva‑Volga. À faire entre avril et septembre pour en gros 90 à 120 €/jour pour les formules les plus confortables.
Avec ses 2 860 km le Danube est le plus long fleuve d'Europe. Né en Allemagne, il se jette dans la Mer Noire après avoir traversé ou longé 5 pays. Plusieurs types de croisières y sont proposés, de l'espace d'un week‑end (Vienne‑Budapest) à 8 ou 10 jours pour des périples plus longs mais qui ne vont toutefois qu'assez rarement jusqu'à la Mer Noire, avec des bateaux classiques ou au contraire de luxe. Depuis le Danube, possibilité de rejoindre le Rhin.
Autre croisière intéressante celle permettant de relier, en 8 ou 12 jours, St Petersbourg à Moscou via les fleuves, lacs et canaux de Russie.
Des possibilités dans un peu tous les autres pays au niveau des canaux et rivières dont entre autres l'Italie du Pô, ou la Suède du Göta Canal. Malgré tout, ces offres n'apparaissent qu'assez rarement dans les programmes des agences françaises; donc à voir sur place.
Les fjords et l'Express Côtier (Norvège)
Au delà des nombreuses croisières maritimes qui vous mèneront le long des côtes norvégiennes, il y a la possibilité également de se balader et de pénétrer facilement à l'intérieur des fjords de Norvège, en été, à bord de bateaux de dimensions réduites. C'est ce qui est programmé par de nombreuses agences qui d'ailleurs couplent quasiment toujours ces croisières avec des circuits terrestres traditionnels. Mais il est vrai aussi que celles‑ci ne dépassent que très rarement les deux ou trois jours.
A signaler que l'on peut organiser facilement soi‑même des croisières similaires ou presque en utilisant les divers ferries qui circulent dans la région des fjords.
Quant à l'Express côtier, même s'il navigue en mer, son cabotage peut d'une certaine façon le rapprocher de la croisière fluviale. Depuis plus d'un siècle, il relie à l'année Bergen (sud) à Kirkenes (extrême nord) en 11 jours A/R et 35 escales sur des bateaux pouvant accueillir de 200 à 500 personnes. Largement programmé par les agences dans sa totalité ou de simples tronçons, les tarifs s'échelonnent selon les périodes de 100 à 150 €/jour (incluant l'aérien) pour les formules "organisées". Aucun problème pour organiser également soi‑même son périple.
"LE" grand classique de la croisière fluviale au programme de la plupart des agences de voyages.
Avec 250 embarcations à vocation touristique y circulant, on a donc un large choix à tous niveaux, de la taille et du confort des bateaux au nombre de passagers embarqués en passant par la durée (en général de 5 à 7 jours) et bien sûr les prix. Pour ces derniers, certains voyagistes n'hésitent pas à brader (nombreuses promos), et on peut même trouver parfois des offres aux alentours de 35 €/jour. À signaler que pour le Nil, on peut aussi attendre d'être sur place pour choisir sa croisière.
La principale croisière fluviale estivales d'Amérique du Nord est la remontée du Saint Laurent jusqu'aux Grands Lacs (Chicago) avec souvent de gros paquebots partis généralement des Caraïbes ou de Floride. Donc, évidemment, des prix en rapport pour des durées d'une, voire deux semaines selon les formules. Toutefois, localement, il est possible de trouver des navires plus petits proposés à moindres coûts.
Bien différentes sont les croisières sur le Mississippi parfois au programme des agences de voyages avec des départs notamment de Louisiane. Là, les paquebots sont généralement remplacés par des bateaux à aube plus ou moins d'époque pouvant accueillir de 200 à 450 passagers en moyenne le temps d'un week‑end aussi bien que d'une quinzaine.
Enfin, la croisière de cabotage le long des côtes permet des virées en Alaska et occasionnellement dans la baie d'Hudson au Canada ou sur les côtes du Groenland pour le plus souvent une à deux semaines (pour info ce même genre de cabotage existe aussi en Patagonie chilienne). Là les tarifs tournent en gros aux alentours de 150 €/jour.
L'Amazone, et dans une bien moindre mesure les abords de l'Orénoque, accueillent des bateaux de croisières... et vu les dimensions de leurs embouchures pas forcément que des petits! C'est ainsi qu'on retrouve, la plupart du temps au départ des Caraïbes, des paquebots effectuant à quelques dates la remonté de ces fleuves. Pas jusqu'à leurs sources bien sûr, mais au moins jusqu'à Manaus pour ce qui est de l'Amazone.
Question prix, on retombe évidemment alors dans la fourchette des croisières en paquebots (150 €/jour minimum) à cause des caractéristiques des navires et, de plus, du côté "exotique‑aventure" de la balade.
Avec des bateaux plus petits, quelques voyagistes proposent en complément des remontés plus en amont pour l'Amazone avec principalement des trajets Manaus‑Iquitos (Pérou). Là aussi comptez au moins 150 à 230 €/jour du fait de l'offre relativement limitée et il est vrai de la qualité des embarcations.
A signaler que dans un cadre totalement différent, et aussi il est vrai beaucoup moins de confort, le coût d'une seule journée de ces croisière entre Belem et Manaus ou Manaus et Iquitos revient globalement à un prix identique que la totalité de ces mêmes trajets en cabine dans l'un des petits bateaux locaux qui sillonnent le fleuve... soit un rapport d'environ de 1 à 10.
Par définition, on pourrait dire que presque n'importe quel fleuve peut permettre une croisière. Et il est vrai que dans nombre de pays des agences locales organisent, avec des moyens divers, ce type de prestation. Très rarement vendues au dehors du pays, ces croisières sont donc généralement à découvrir sur place.
On aura ainsi par exemple la possibilité de naviguer en Inde sur le Gange, au Laos sur le Mékong, en Birmanie sur l'Irrawady, en Afrique sur l'Oubangui et le Niger, sur les rios amazoniens ou encore en Papouasie‑Nouvelle Guinée. Mais attention rien à voir avec la croisière classique. Ici, il s'agit toujours de petites embarcations, souvent de type local, faites pour une dizaine de personnes maximum. Et outre le plaisir de naviguer, le but premier est de découvrir l'environnement naturel et humain qui borde les fleuves, d'où des séjours prolongés à terre possibles et l'emploi parfois d'autres modes de transports pour partir à la découverte.