Bonjour
Je compte partir plus ou moins un an avec mon conjoint à Madagascar. Je n'ai personnellement jamais voyagé alors je demanderais des conseils de tous genres: les risques, ce qu'il faut ou ne faut pas emmener, les lieux à voir, les visas etc.
Nous aimons la nature et nous voulons profiter de ce voyage à petits prix.
Quelqu'un aurait-il des infos pratiques concernant l'achat de meubles teck et rotin synthetique, a savoir s'il vaut mieux les acheter sur une ile ou sur l'autre .
Eventuellement les bonnes adresses seront les bienvenues.
Merci.
Merci.
Bonjour
Mon p'tit site http://andaman-islands.tripod.com étant curieusement bien référencé dans les moteurs de recherche, j’ai régulièrement des demandes d’infos. Alors plutôt que de répéter tout le temps la même chose j’ai décidé de faire un lien depuis mon site vers cette page qui me servira en même temps de forum spécial Andaman! Et si çà peut attirer de nouveaux membres sur voyageforum, c’est tant mieux ! 🙂
Les Iles Andaman, c’est un archipel de 300 îles, au large de l’Inde, situées au Nord de l’Indonésie. Très à l’écart des flux touristiques (car difficile d’accès, jusque très récemment, pour les touristes ayant peu de temps devant eux), c’est une destination qui reste très originale et peu connue. Le gouvernement local a fait un portail assez complet : http://andaman.nic.in - c'est le site de référence des Andaman).
J’y suis allé un mois en janvier 2002 puis un autre mois en janvier 2003 (tellement j’ai aimé 🙂). Certes, ces îles ne sont pas extrêmement belles (pas de cocotiers allongés sur la mer comme aux Maldives), mais tellement plus authentiques ! Là, on a un réel contact avec les habitants, les touristes que nous sommes ne sont pas encore parqués dans des Iles-hôtels (espérons que çà dure) et ce n'est pas le royaume des grandes chaînes d'hôtels... Les habitants, pas trop habitués aux touristes, restent encore très accueillants et il est facile de se créer des amitiés sur place (c’est mon cas !
). C’est également un paradis pour la plongée, avec une vie sous-marine impressionnante, et 20m de visibilité sous l’eau (çà motive, même si on a pas envie, pour passer son diplôme PADI en accéléré). Si vous n'avez pas les moyens de pratiquer la plongée, un masque et un tuba seront indispensables car difficiles à trouver sur place (pénurie! Il vaut mieux amener le vôtre, voire plusieurs, c'est vraiment le meilleur cadeau qu'on puisse faire à un Andamais).
Pour s’y rendre, il faut prendre un vol pour Madras, dans le Sud de l’Inde (Visa obligatoire : http://www.amb-inde.fr/cons2.htm ). Impossible de rallier l’archipel depuis un autre pays que l’Inde pour des raisons stratégiques (tant mieux !). Depuis Madras, prendre le bateau, ou l’avion direction Port Blair (possibilité de réserver depuis la France chez Jet Airways à Paris (cf. Pages Jaunes). Le coût du billet d'avion Madras / Port Blair est relativement cher ( environ 400 euros en + du billet France-Madras***), il vaut donc mieux partir 3 semaines minimum pour rentabiliser son billet, ou bien inclure 10 à 15 jours aux Andaman au terme d'un trip plus long sur le continent indien (le bateau revient à environ 80 euros l’aller-retour, mais attention compter 1 petite semaine de navigation aller-retour !). La meilleure saison pour y aller est la saison sèche, c’est à dire l’hiver en Europe. Les Andaman sous la pluie, c’est quand même pas la joie !🏴☠️
* ** Mise à jour 2008: il existe désormais des compagnies low-cost qui vont aux les Andaman depuis Madras et Calcutta, et probablement depuis la Thailande dans pas longtemps. Avantage: c'est pas cher et facile d'y aller. Inconvénient: les tarifs sur place ont décuplés en quelques années et bien évidemment les lieux ont perdu de leur magie et deviennent une touristique comme une autre, sans compter le problèmes des ferries qui ne sont plus assez nombreux pour accueillir la nouvelle masse touristique 🙁
Une fois le transport payé, finis les soucis ! Le coût de la vie sur place est, pour le moment, pas cher du tout. Avec quelques euros par jour, on dort et on mange sans problème ! Les poissons sont vraiment délicieux ! Se déplacer à l’intérieur de l’archipel ne coûte presque rien, mais attention les ferries ne desservent pas certaines îles tous les jours. C’est pourquoi il est difficile d’envisager un séjour de moins de 2 semaines sur l’archipel car on perd pas mal de temps dans les transports. Ceci dit prendre le ferry est très folklorique, on discute avec la population sur des airs de musique indienne, et le tout cheveux aux vent, quel plaisir ! On peut aussi louer des vélos et des scooters sur les principales îles pour pas cher, et enfin se déplacer en bus, en taxi ou dans les barques des pêcheurs.
Les meilleures îles sont, à ma connaissance, Havelock (nombreux hébergements en hutte, en particulier l'excellent Pristine Beach Resort, voir l'excellent article http://www.participez.com/reportage.php?id=36 ), Long Island (camping sur la plage), et Neil Island (allez de ma part au Garden Restaurant dire bonjour à Sandjay 🙂, çà me fera très très plaisir et à lui aussi! Il peut également héberger quelques hôtes)....
A votre arrivée à Port Blair, on vous remet un laisser-passer qui donne la liste des îles autorisées au séjour, ou à la visite diurne uniquement (souvent inhabitées, certaines sont exceptionnelles comme Rutland Island), ou carrément interdites (attention les garde-côtes rôdent…). Si vous disposez d'un meilleur budget, vous pouvez louer un bateau avec son équipage (le maire de Wandoor, commune jouxtant le Parc National M. Ghandi, propose cette prestation depuis peu).
Il existe très peu de documentation sur les Andaman (tant mieux !) : quelques pages à la fin du LonelyPlanet « Inde » et le guide officiel gratuit qu’on vous remet à l’arrivée à Port Blair, capitale administrative des Iles Andaman.
AVERTISSEMENT : je ne voudrais pas inciter tout le monde à aller aux Andaman. Ce genre de voyage reste une destination pour voyageur ayant un minimum d'expérience en Asie. Les amateurs d’hôtels confortables, de forfaits tout-inclus, de piscines, de climatisation, d'animations nocturnes en tout genre ne seront pas du tout dans leur élément et je m’en voudrais personnellement beaucoup d’avoir fait mon site s’il draine ce genre de clientèle là-bas
. Il y a les îles de Thaïlande pour cela.
En Inde, il faut savoir être patient (tout est très long, en particulier les temps d'attente dans les transports), s’adapter aux coutumes locales et les respecter, ne pas être exigent sur le confort (économiser l’eau et respecter l’écosystème très fragile), avoir déjà eu un premier contact avec la misère car la pauvreté est présente (moins que sur le continent Indien mais elle existe), et savoir aussi vivre parfois dans la saleté. En plus de ces incontournables problèmes d'hygiène, il existe un certains nombres de risques sanitaires. Mais ce sont tous ces éléments qui font que cet archipel reste pour le moment une destination encore authentique ! 😛
N’hésitez pas à me poser des questions et à lire toutes les pages de cette discussion qui apportent beaucoup de renseignements. A compléter avec également cette autre discussion http://voyageforum.com/voyage/inde_donne_informations_les_iles_andaman_D885427/ et vous saurez tout sur les Iles Andaman ! 🙂
Mon p'tit site http://andaman-islands.tripod.com étant curieusement bien référencé dans les moteurs de recherche, j’ai régulièrement des demandes d’infos. Alors plutôt que de répéter tout le temps la même chose j’ai décidé de faire un lien depuis mon site vers cette page qui me servira en même temps de forum spécial Andaman! Et si çà peut attirer de nouveaux membres sur voyageforum, c’est tant mieux ! 🙂
Les Iles Andaman, c’est un archipel de 300 îles, au large de l’Inde, situées au Nord de l’Indonésie. Très à l’écart des flux touristiques (car difficile d’accès, jusque très récemment, pour les touristes ayant peu de temps devant eux), c’est une destination qui reste très originale et peu connue. Le gouvernement local a fait un portail assez complet : http://andaman.nic.in - c'est le site de référence des Andaman).
J’y suis allé un mois en janvier 2002 puis un autre mois en janvier 2003 (tellement j’ai aimé 🙂). Certes, ces îles ne sont pas extrêmement belles (pas de cocotiers allongés sur la mer comme aux Maldives), mais tellement plus authentiques ! Là, on a un réel contact avec les habitants, les touristes que nous sommes ne sont pas encore parqués dans des Iles-hôtels (espérons que çà dure) et ce n'est pas le royaume des grandes chaînes d'hôtels... Les habitants, pas trop habitués aux touristes, restent encore très accueillants et il est facile de se créer des amitiés sur place (c’est mon cas !
). C’est également un paradis pour la plongée, avec une vie sous-marine impressionnante, et 20m de visibilité sous l’eau (çà motive, même si on a pas envie, pour passer son diplôme PADI en accéléré). Si vous n'avez pas les moyens de pratiquer la plongée, un masque et un tuba seront indispensables car difficiles à trouver sur place (pénurie! Il vaut mieux amener le vôtre, voire plusieurs, c'est vraiment le meilleur cadeau qu'on puisse faire à un Andamais).Pour s’y rendre, il faut prendre un vol pour Madras, dans le Sud de l’Inde (Visa obligatoire : http://www.amb-inde.fr/cons2.htm ). Impossible de rallier l’archipel depuis un autre pays que l’Inde pour des raisons stratégiques (tant mieux !). Depuis Madras, prendre le bateau, ou l’avion direction Port Blair (possibilité de réserver depuis la France chez Jet Airways à Paris (cf. Pages Jaunes). Le coût du billet d'avion Madras / Port Blair est relativement cher ( environ 400 euros en + du billet France-Madras***), il vaut donc mieux partir 3 semaines minimum pour rentabiliser son billet, ou bien inclure 10 à 15 jours aux Andaman au terme d'un trip plus long sur le continent indien (le bateau revient à environ 80 euros l’aller-retour, mais attention compter 1 petite semaine de navigation aller-retour !). La meilleure saison pour y aller est la saison sèche, c’est à dire l’hiver en Europe. Les Andaman sous la pluie, c’est quand même pas la joie !🏴☠️
* ** Mise à jour 2008: il existe désormais des compagnies low-cost qui vont aux les Andaman depuis Madras et Calcutta, et probablement depuis la Thailande dans pas longtemps. Avantage: c'est pas cher et facile d'y aller. Inconvénient: les tarifs sur place ont décuplés en quelques années et bien évidemment les lieux ont perdu de leur magie et deviennent une touristique comme une autre, sans compter le problèmes des ferries qui ne sont plus assez nombreux pour accueillir la nouvelle masse touristique 🙁
Une fois le transport payé, finis les soucis ! Le coût de la vie sur place est, pour le moment, pas cher du tout. Avec quelques euros par jour, on dort et on mange sans problème ! Les poissons sont vraiment délicieux ! Se déplacer à l’intérieur de l’archipel ne coûte presque rien, mais attention les ferries ne desservent pas certaines îles tous les jours. C’est pourquoi il est difficile d’envisager un séjour de moins de 2 semaines sur l’archipel car on perd pas mal de temps dans les transports. Ceci dit prendre le ferry est très folklorique, on discute avec la population sur des airs de musique indienne, et le tout cheveux aux vent, quel plaisir ! On peut aussi louer des vélos et des scooters sur les principales îles pour pas cher, et enfin se déplacer en bus, en taxi ou dans les barques des pêcheurs.
Les meilleures îles sont, à ma connaissance, Havelock (nombreux hébergements en hutte, en particulier l'excellent Pristine Beach Resort, voir l'excellent article http://www.participez.com/reportage.php?id=36 ), Long Island (camping sur la plage), et Neil Island (allez de ma part au Garden Restaurant dire bonjour à Sandjay 🙂, çà me fera très très plaisir et à lui aussi! Il peut également héberger quelques hôtes)....
A votre arrivée à Port Blair, on vous remet un laisser-passer qui donne la liste des îles autorisées au séjour, ou à la visite diurne uniquement (souvent inhabitées, certaines sont exceptionnelles comme Rutland Island), ou carrément interdites (attention les garde-côtes rôdent…). Si vous disposez d'un meilleur budget, vous pouvez louer un bateau avec son équipage (le maire de Wandoor, commune jouxtant le Parc National M. Ghandi, propose cette prestation depuis peu).
Il existe très peu de documentation sur les Andaman (tant mieux !) : quelques pages à la fin du LonelyPlanet « Inde » et le guide officiel gratuit qu’on vous remet à l’arrivée à Port Blair, capitale administrative des Iles Andaman.
AVERTISSEMENT : je ne voudrais pas inciter tout le monde à aller aux Andaman. Ce genre de voyage reste une destination pour voyageur ayant un minimum d'expérience en Asie. Les amateurs d’hôtels confortables, de forfaits tout-inclus, de piscines, de climatisation, d'animations nocturnes en tout genre ne seront pas du tout dans leur élément et je m’en voudrais personnellement beaucoup d’avoir fait mon site s’il draine ce genre de clientèle là-bas
. Il y a les îles de Thaïlande pour cela.En Inde, il faut savoir être patient (tout est très long, en particulier les temps d'attente dans les transports), s’adapter aux coutumes locales et les respecter, ne pas être exigent sur le confort (économiser l’eau et respecter l’écosystème très fragile), avoir déjà eu un premier contact avec la misère car la pauvreté est présente (moins que sur le continent Indien mais elle existe), et savoir aussi vivre parfois dans la saleté. En plus de ces incontournables problèmes d'hygiène, il existe un certains nombres de risques sanitaires. Mais ce sont tous ces éléments qui font que cet archipel reste pour le moment une destination encore authentique ! 😛
N’hésitez pas à me poser des questions et à lire toutes les pages de cette discussion qui apportent beaucoup de renseignements. A compléter avec également cette autre discussion http://voyageforum.com/voyage/inde_donne_informations_les_iles_andaman_D885427/ et vous saurez tout sur les Iles Andaman ! 🙂
Bangkok, dimanche 24 février 2013, 4 pm.
La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.
Petit guide du transport pour les nuls.
"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"
À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴☠️🏴☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.
Petit guide du transport pour les nuls.
"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"
À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴☠️🏴☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

During the 60s and 70s, thousands of travelers hit the road to India. Some were backpackers or hippies, but not all. In this collective anthology featuring around twenty contributors (including GeorgesOz), you’ll also find truth-seekers, a couple who went on their honeymoon to get married in Bengal... and "crazy" folks who set off on VéloSolex bikes...
Worth noting: all contributors donated their royalties to support the Céline Hegron clinic in a poor neighborhood of Varanasi.
Worth noting: all contributors donated their royalties to support the Céline Hegron clinic in a poor neighborhood of Varanasi.
...Il y a plus de 150 ans

"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means. Une délégation de responsables Lakotas a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral, certains datant d'il y a plus de 150 ans. Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat. "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means. Ce territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis). "Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne qui a aidé à organiser le première conférence internationale sur les droits des indigènes en 1977. Des leaders Lokotas se sont également rendus en délégations auptrès des ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Vénézuela. Ils comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois, ont-ils annoncé.
Les Lakotas ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine. Une des leurs figures légendaires, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana. Mais le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakotas, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.
Le point de vue que je partage: Les lakotas, les navajos, les hopis, et les chumash entre autres (ils sont loin d'être les seuls), n'ont pas perdu leurs cultures qui si elles ne sont pas encore florissantes, du moins sont énergiquement ré-émergentes.
Beaucoup de nations natives redeveloppent leurs langages, comme l'ont fait les grecs et les israéliens au 20e siècle. Ils ouvrent même leurs propres écoles et universités (en collaboration avec des ethnologues et des linguistes). Peu à peu la tutelle abusive du gouvernement fédérale est discréditée, même dans l'esprit de + en + d'américains d'origine européenne. Pas seulement par la continuation des brimades et le parcage en réserve, mais aussi la meilleure connaissance de leur propre histoire nationale cachée (l'internet c'est très pratique et les natifs américains communiquent ces faits maintenant), le vol de million de m3 de pétrole par an appartenant aux navajos, les autres ressources minérales des réserves indiennes exploitées en leur nom, mais dont l'état "oublie" de redistribuer les dividendes aux tribus, les belles vallées californiennes qui appartiennent de droit aux chumahs, et dont la population est si faible (ranches immenses dont les travailleurs habitent "en ville" assez loins), que leur rétrocession ne changerait presque rien pour la société californienne (si, ça changerait énormément pour les énormes "propriétaires"terriens dont, surtout pour les vignobles, certains sont français) :Celle de Santa Inès qui produit tous ces vins et où les chumash sont "autorisés"à exploiter un casino pour subvenir aux besoins de la tribu, mais pas à développer des logements pour remplacer leur bidonvilles, ni à annexer (même au prix du marché ou+) de nouveau terrains vacants (trop de développement c'est pas écolo: l'argument, s'il n'était écœurant de mauvaise fois, aurait de quoi faire sourire de la part de ce fanclub de Bushistes acharnés).celle d'Ojai, un territoire sacré, où le comté de Ventura a eu le culot de vouloir installer une décharge publique quasiment au pied d'un de leurs monticules funéraires ancestraux (On a complètement ignoré leurs objections, mais comme Larry Hagman , qui y a un ranch, a dit niet: la chose ne s'est pas faites ) etc... Je ne crois pas qu'il existe une tribu, sur tout ce continent, (et sur tous les continents, en fait) qui n'ait souffert de spoliation. Il y a peu, le Canada a finalement autorisé une "autonomie" aux Inuits sur leur territoire du Nunavut. Tout à la fois j'espère, et je n'ose espérer, que va venir le temps où tous les peuples indigènes auront ce droit, où une véritable fédération pacifique verra éventuellement le jour à la place des USA, Canada et Mexique, qui donnera toute sa place à tous les peuples d'Amérique du Nord. De ceux qui sont arrivés il y a 10 000 ans, à ceux qui sont arrivés "hier".
Je me prends à rêver qu'un jour, au moyen Orient, en Afrique, partout il en sera ainsi! Joyeux Noël ( en Lakota ) Wanikiya tonpi wowiyuskin / Omaka teca oiyokipi

"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means. Une délégation de responsables Lakotas a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral, certains datant d'il y a plus de 150 ans. Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat. "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means. Ce territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis). "Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne qui a aidé à organiser le première conférence internationale sur les droits des indigènes en 1977. Des leaders Lokotas se sont également rendus en délégations auptrès des ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Vénézuela. Ils comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois, ont-ils annoncé.
Les Lakotas ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine. Une des leurs figures légendaires, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana. Mais le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakotas, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.
Le point de vue que je partage: Les lakotas, les navajos, les hopis, et les chumash entre autres (ils sont loin d'être les seuls), n'ont pas perdu leurs cultures qui si elles ne sont pas encore florissantes, du moins sont énergiquement ré-émergentes.
Beaucoup de nations natives redeveloppent leurs langages, comme l'ont fait les grecs et les israéliens au 20e siècle. Ils ouvrent même leurs propres écoles et universités (en collaboration avec des ethnologues et des linguistes). Peu à peu la tutelle abusive du gouvernement fédérale est discréditée, même dans l'esprit de + en + d'américains d'origine européenne. Pas seulement par la continuation des brimades et le parcage en réserve, mais aussi la meilleure connaissance de leur propre histoire nationale cachée (l'internet c'est très pratique et les natifs américains communiquent ces faits maintenant), le vol de million de m3 de pétrole par an appartenant aux navajos, les autres ressources minérales des réserves indiennes exploitées en leur nom, mais dont l'état "oublie" de redistribuer les dividendes aux tribus, les belles vallées californiennes qui appartiennent de droit aux chumahs, et dont la population est si faible (ranches immenses dont les travailleurs habitent "en ville" assez loins), que leur rétrocession ne changerait presque rien pour la société californienne (si, ça changerait énormément pour les énormes "propriétaires"terriens dont, surtout pour les vignobles, certains sont français) :Celle de Santa Inès qui produit tous ces vins et où les chumash sont "autorisés"à exploiter un casino pour subvenir aux besoins de la tribu, mais pas à développer des logements pour remplacer leur bidonvilles, ni à annexer (même au prix du marché ou+) de nouveau terrains vacants (trop de développement c'est pas écolo: l'argument, s'il n'était écœurant de mauvaise fois, aurait de quoi faire sourire de la part de ce fanclub de Bushistes acharnés).celle d'Ojai, un territoire sacré, où le comté de Ventura a eu le culot de vouloir installer une décharge publique quasiment au pied d'un de leurs monticules funéraires ancestraux (On a complètement ignoré leurs objections, mais comme Larry Hagman , qui y a un ranch, a dit niet: la chose ne s'est pas faites ) etc... Je ne crois pas qu'il existe une tribu, sur tout ce continent, (et sur tous les continents, en fait) qui n'ait souffert de spoliation. Il y a peu, le Canada a finalement autorisé une "autonomie" aux Inuits sur leur territoire du Nunavut. Tout à la fois j'espère, et je n'ose espérer, que va venir le temps où tous les peuples indigènes auront ce droit, où une véritable fédération pacifique verra éventuellement le jour à la place des USA, Canada et Mexique, qui donnera toute sa place à tous les peuples d'Amérique du Nord. De ceux qui sont arrivés il y a 10 000 ans, à ceux qui sont arrivés "hier".
Je me prends à rêver qu'un jour, au moyen Orient, en Afrique, partout il en sera ainsi! Joyeux Noël ( en Lakota ) Wanikiya tonpi wowiyuskin / Omaka teca oiyokipi
bonjour,
j'aimerais partager avec d'autres croisièristes ma préparation pour un deuxième tour du monde avec Costa pour l'année 2017
Merci Sylvie
j'aimerais partager avec d'autres croisièristes ma préparation pour un deuxième tour du monde avec Costa pour l'année 2017
Merci Sylvie
Suite à une question de Nerwiss et pour ne pas squatter son post, je vous propose une nouvelle discussion imagée "culture et paysages" :
A vos archives : postez votre "coup de coeur" au Vietnam.
Je vous livre un des miens, car j'en ai eu quelques uns.
La petite mamy qui s'occupe bénévolement du musée de la vie des campagnes (je ne connais pas le nom du village, c'est situé le long de la rivière des parfums près de Hue)
Le guide explique et elle se fait une joie de refaire les gestes d'autrefois pour qu'on puisse la prendre en photo. Elle est adorable !!!


La petite mamy qui s'occupe bénévolement du musée de la vie des campagnes (je ne connais pas le nom du village, c'est situé le long de la rivière des parfums près de Hue)
Le guide explique et elle se fait une joie de refaire les gestes d'autrefois pour qu'on puisse la prendre en photo. Elle est adorable !!!


Voici donc notre récit de voyage avec photos, correspondant à notre 5ème séjour en Asie du sud-est. Nous avions décidé de faire nos précédents récits grâce aux renseignements que nous avions glanés lors de la préparation du premier voyage : notre manière de donner après avoir reçu. Nous comptons apporter cette fois un certain nombre d'éléments à ceux qui ont l'intention de visiter notamment Mandalay et Bagan. C'est aussi l'occasion, pour nous, d'inciter ceux qui partiront à ramener à leur tour quelques informations ou quelques images, afin de faire vivre le partage.
Ajoutons tout de même que c'est avec un certain plaisir que nous présentons ce récit, sachant qu'il sera vu par un bon nombre de personnes ayant déjà réagi aux précédents, lesquelles se reconnaitront et que nous saluons au passage.
Nous avons eu l'opportunité, au début de l'année, de profiter d'une exceptionnelle promotion de Qatar Airways. En effet, depuis 2011 sont appliqués des accords contractés entre des compagnies aériennes et des transporteurs ferroviaires. Cela nous a permis d'obtenir sur le même billet l'acheminement de Montpellier à Paris en train, puis l'avion jusqu'à Bangkok. L'aller-retour pour 2 personnes nous est revenu à 1050 euros. Il sera difficile de réaliser une meilleure affaire pour un départ et un retour lors des vacances scolaires d'été. Bien entendu, dans l'avion nous avons scrupuleusement respecté les consignes s'affichant à l'écran, y compris celle qui exige de ne pas quitter son siège au moment de faire sa prière. Nous avons également respecté les consignes données par les membres du forum en changeant quelques billets à la toute petite cabine du Superrich, à l'étage le plus bas de l'aéroport Suvarnabhumi.
Rappelons qu'à l'aéroport il y a une sortie " taxi meter " où vous trouvez des chauffeurs de taxi a priori corrects. Une machine remplace désormais la personne qui distribuait les tickets. Il suffit donc de prendre un ticket et de se présenter devant le véhicule dont le numéro de place correspond à celui de votre ticket. Pensez à conserver le ticket, celui-ci vous sera utile en cas de problème ou d'oubli d'un objet.
Nous sommes toujours un peu fiers, quand on nous demande notre destination, d'être capables d'annoncer : " Bang Rak, Charoenkrung si sip ". Notre chauffeur, ne parlant quasiment pas un mot d'anglais, est resté assez austère jusqu'au moment de recevoir son pourboire, ce qui le fait carrément sauter de joie. Le personnel du Swan Hotel, parfois taciturne, se trouve être de bonne humeur. Voilà une bonne chose.
Ayant voyagé depuis plus de 24 heures et ayant patienté depuis onze mois, nous nous hâtons de faire notre traditionnel passage au restaurant Harmonique, situé non loin. Nous optons pour un assortiment de plats incluant leur fameux curry de crabe, un plat de légumes gourmands-craquants avec sa bonne sauce , du sticky rice et des ailes de poulet frites, en plus de l'habituel milkshake amandes-coco. Avouons que notre régal a atteint le sublime. Nous avons échangé quelques mots avec l'une des propriétaires, qui nous précise qu'elle se rend elle-même tous les matins au marché du quartier Bang Rak pour y choisir les plus beaux crabes.
Peut-être est-ce en raison du décalage horaire, toujours est-il que nous nous réveillons tous deux à une heure et demie du matin. Nous tuons le temps à rêvasser les pieds dans la piscine, puis en remontant nous tombons sur TV5 Monde qui diffuse la seconde mi-temps du match France-Allemagne lors du championnat d'Europe de football. C'est toujours ça de gagné.

Nous avons eu l'opportunité, au début de l'année, de profiter d'une exceptionnelle promotion de Qatar Airways. En effet, depuis 2011 sont appliqués des accords contractés entre des compagnies aériennes et des transporteurs ferroviaires. Cela nous a permis d'obtenir sur le même billet l'acheminement de Montpellier à Paris en train, puis l'avion jusqu'à Bangkok. L'aller-retour pour 2 personnes nous est revenu à 1050 euros. Il sera difficile de réaliser une meilleure affaire pour un départ et un retour lors des vacances scolaires d'été. Bien entendu, dans l'avion nous avons scrupuleusement respecté les consignes s'affichant à l'écran, y compris celle qui exige de ne pas quitter son siège au moment de faire sa prière. Nous avons également respecté les consignes données par les membres du forum en changeant quelques billets à la toute petite cabine du Superrich, à l'étage le plus bas de l'aéroport Suvarnabhumi.
Rappelons qu'à l'aéroport il y a une sortie " taxi meter " où vous trouvez des chauffeurs de taxi a priori corrects. Une machine remplace désormais la personne qui distribuait les tickets. Il suffit donc de prendre un ticket et de se présenter devant le véhicule dont le numéro de place correspond à celui de votre ticket. Pensez à conserver le ticket, celui-ci vous sera utile en cas de problème ou d'oubli d'un objet.
Nous sommes toujours un peu fiers, quand on nous demande notre destination, d'être capables d'annoncer : " Bang Rak, Charoenkrung si sip ". Notre chauffeur, ne parlant quasiment pas un mot d'anglais, est resté assez austère jusqu'au moment de recevoir son pourboire, ce qui le fait carrément sauter de joie. Le personnel du Swan Hotel, parfois taciturne, se trouve être de bonne humeur. Voilà une bonne chose.
Ayant voyagé depuis plus de 24 heures et ayant patienté depuis onze mois, nous nous hâtons de faire notre traditionnel passage au restaurant Harmonique, situé non loin. Nous optons pour un assortiment de plats incluant leur fameux curry de crabe, un plat de légumes gourmands-craquants avec sa bonne sauce , du sticky rice et des ailes de poulet frites, en plus de l'habituel milkshake amandes-coco. Avouons que notre régal a atteint le sublime. Nous avons échangé quelques mots avec l'une des propriétaires, qui nous précise qu'elle se rend elle-même tous les matins au marché du quartier Bang Rak pour y choisir les plus beaux crabes.
Peut-être est-ce en raison du décalage horaire, toujours est-il que nous nous réveillons tous deux à une heure et demie du matin. Nous tuons le temps à rêvasser les pieds dans la piscine, puis en remontant nous tombons sur TV5 Monde qui diffuse la seconde mi-temps du match France-Allemagne lors du championnat d'Europe de football. C'est toujours ça de gagné.

Voyage en auto-stop depuis la Normandie (le mardi 28 avril, départ du Pays de Caux) jusqu'en Thaïlande (arrivée à Bangkok 2:26 pm, le 23 juin 2009). Vol Air Asia le 24 Bkk-Rgn.
Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.
Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !
Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).
Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.
Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.
Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.
Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées. Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop côté ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains. - köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).
Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).
Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal. J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.
Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).
J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.
A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur. - "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"
C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déjà assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).
Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).
Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande: - Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ? - Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou. En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant): - 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir. Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne : - 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.
Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).
Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.
Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please ! Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme. Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.
J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie ! J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).
08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.
Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur. Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos. A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.
Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.
Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.
Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.
Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).
Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert. Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie. Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).
Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.
Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.
Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).
Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km). Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...
Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.
Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !
Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).
Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.
Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.
Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.
Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées. Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop côté ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains. - köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).
Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).
Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal. J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.
Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).
J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.
A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur. - "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"
C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déjà assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).
Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).
Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande: - Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ? - Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou. En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant): - 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir. Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne : - 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.
Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).
Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.
Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please ! Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme. Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.
J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie ! J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).
08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.
Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur. Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos. A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.
Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.
Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.
Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.
Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).
Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert. Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie. Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).
Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.
Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.
Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).
Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km). Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...
Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
INDE DU 10 OCTOBRE au 3 DECEMBRE 2012
10 octobre:
Me voilà repartie pour mon dernier périple en Inde qui comprendra:
1. Le MAHARESHTA (Mumbai, Aurangabad, Ajanta, Ellorâ, Nasik, Saputara),
2. le GUJARAT complet (état en-dessous du Rajasthan),
3. PUSHKAR (au Rajasthan),
4. RICHIKESH et HARDWAR + NEW DELHI
Je ne dors pas la nuit puisqu’il faut partir à 3H du matin. J’ai choisi la compagnie SWISS AIR. L’avion décolle à 7H ; je fais escale à Zurich. Fouillée à fond à Bruxelles, je leur demande si j’ai une tête de terroriste ce qui n’arrange pas mon cas! A Zurich, 1H30 de transit; j’ai le temps de troquer mes habits contre une tenue plus légère.
Dans l’avion qui m’emmène à Mumbai, je suis à côté d’une indienne étudiante en français ce qui convient bien à mon cerveau qui ne veut rien entendre de l’anglais.
Je m’assoupis et ne vois aucun des deux décollages.
A MUMBAI, c’est avec angoisse que j’attends ma valise mais à ma grande surprise, elle arrive…
Je change de l’argent qui semble être un bon taux mais au final, retenue de taxe de 10%; je redemande mes euros, je verrai ailleurs. Je me dirige vers les taxis prépayés qui, en principe, sont réglementaires. Quand même arnaque malgré ma vigilance, en ne me rendant pas le compte exact. Après 1H de route, j’arrive à l’hôtel face mer, près de Gâte India.
11 octobre
Mes premiers pas dans la rue me mènent à l’HOTEL TAJ MAHAL, celui qui reçoit les stars, les hommes politiques. On peut en visiter une partie et s’asseoir dans le hall. En sortant, irrésistible tentation à mes yeux: massage thaïe. C’est une expérience; il faut être un peu maso pensais-je au début; j’ai ressenti mon épine calcanéenne oubliée au fond de ma mémoire. Ce sont de fortes pressions mais au final, c’est bien. Je vais boire une bière puis retourne à GATE INDIA manger des fruits et faire un tour en calèche qu’on me propose à 60 roupies. Au retour, c’est devenu 600! Discussion arde avant de me réfugier à l’hôtel Taj pour semer ce malhonnête. Il m’attend à la sortie. Je préviens la sécurité que c’est un voleur. Résultat: il n’a rien eu…
12 octobre:
Je me lève de bonne heure pour faire le quartier COLABA. Inutile de dire que je me suis embrouillée avec les taxis à tout coup que je les prenais. Ce sont vraiment les pires à Mumbai. Ça se termine au bureau de Police; ca devient une habitude! La police coupe le coup en deux!
Je visiter MANI BHAVAN, quartier général de Gandhi de 1917 à 1934. Il a pris ici plusieurs décisions capitales. C’est devenu un musée Gandhi avec photos, sa chambre, sa bibliothèque avec son œuvre, les volumes de sa vie. Le 04/01/1932, il fut arrêté lors de sa prière matinale.
Sous le soleil de plomb de midi, je me rends à la mosquée HAJI HALI, située sur une île; on y accède par un passage. A Marée haute, c’est une île non accessible. La légende dit que le cercueil du Saint mort à la Mecque a flotté jusqu’à là! C’est vendredi, jour de prière c’est-à-dire foule…
Au pas ralenti, je me rends au temple MAHALAXMI dédié à la Déesse de la fortune. Si elle pouvait tenir compte de ma visite !
Les DHOBIS WALLAH sont les hommes que je voulais voir dans la journée. Ils sont des centaines à laver le linge des hôtels, des hôpitaux, le nôtre quand on le donne à l’hôtel, etc.… Ils travaillent en plein air, frottant, piétinant ce linge. Il y a 1026 lavoirs en plein air (des cuves). C’est phénoménal. Je n’ai toujours pas compris comment ils s’y retrouvent car rien n’est inscrit sur rien. Un indien m’accompagne pour une poignée de roupies car c’est un peu dangereux (pas de touristes dans le coin). On y bat des tonnes de linge par jour. Le salaire journalier d’un dhobi wallah est de 100 rps (1,5€) Beaucoup dorment sur place dans des cases. Impressionnant!
Je compte me relaxer à BYCULLA (jardin Victoria) mais pas terrible; le petit zoo est quasi désert et le musée est fatiguant bien que joliment décoré.
Je compte me doucher puis sortir prendre un verre mais je m’endors après la douche.
13 octobre:
Départ pour AURANGABAD en avion. Tout se passe bien à l’aéroport mais à l’heure où j’écris ces lignes, je panique pour mon bagage à main qu’ils ont enregistré en soute avec mes effets personnels importants!!! Je décolle à 15H. Ouf, tout est là et rien n’est cassé mais j’ai oublié mon adaptateur de courant à Mumbai et une paire de sandales.
Le taxi de l’aéroport à l’hôtel me compte trop pour la courte distance. L’hôtel ne me plait pas et j’y suis pour cinq jours. La chambre est froide, défraîchie, sans fenêtre. Demain, je change. Pour me refaire le moral, je vais boire une bière dans un bar miteux; mieux aurait valu m’en passer. Je ne peux pas dormir. L’eau est coupée. Un moustique me tient compagnie. Je le déteste…
14 octobre:
C’est samedi et les indiens font la fête bruyamment. De ce fait, je n’ai pas su m’endormir qu’au petit matin. Un rickshaw me conduit faire un tour de ville qui n’a rien d’exceptionnel d’après ce que j’ai vu. Il me conduit dans deux boutiques. J’ai demandé à voir les grottes d’Aurangabad mais sur place, je n’ai pas eu le courage de grimper les escaliers. Trop chaud et pas motivée. Je passe devant le petit Taj; ce sera pour demain. A l’hôtel, le wifi ne va pas. Je me rends dans un cyber à l’ambiance agitée; les jeunes jouent aux jeux en les vivant réellement. Tout à coup, ils s’encourent; je pense à une alerte à la bombe; ce n’est qu’une rixe. Je suis restée stoïque!
J’ai changé de chambre; c’est mieux mais je tourne en rond ne trouvant pas mes repères.
15 octobre:
Visite d’ELLORA, 18 km en rickshaw. Sur le site, 34 grottes creusées à la main dans la roche. Tout est découpé (200000m³ arrachés à la montagne). Quel courage pour creuser cet immense trou en y laissant de gros morceaux de roche pour sculpter leurs œuvres.
Les grottes sont réparties sur 2 km le long d’une falaise, faisant référence à 3 religions :
12 grottes bouddhismes (7èmeau 9ème); 17 grottes hindoues (7èmeau10ème) et 5 jaïns (9ème au 11ème).
Je commence par la plus grande (N°16): le temple Kailasha, construit en 760. C’est tout simplement estomaquant; je suis sous le charme; je n’en crois pas mes yeux. Autant dire que j’ai passé du temps en cet endroit! Le guide du routard conseille de visiter les plus importantes soit la 16, 15, 10, 29, 32, 1. La grotte N°10 est spectaculaire avec son immense bouddha. La 5 est un long couloir avec les cellules des moines. Je ne peux décrire toutes les grottes mais ça valait la peine d‘être vu. Je suis heureuse d’avoir fait cette expédition. Ce site est classé à l’Unesco. Dans 2 jours, je comparerai avec celles d’Ajanta. Je rencontre une française; nous échangeons nos idées qui se rejoignent. La visite aura duré 6 heures!
Sur le chemin du retour, arrêt au fort Devagiri de DAULATABAD, datant du 12ème.
La plus grande partie est en ruine mais en grimpant, on y voit une vue superbe. On se sent dans l’ambiance du fort avec ses canons, ses grandes portes en bois, ses singes et les touristes indiens voulant se faire photographier avec une européenne.
Je ne la menais pas large en passant sous des arbres remplis de singes qui grognaient. L’endroit ne m’inspire pas pour m’y reposer! Je pensais vraiment qu’ils allaient me tomber dessus. Ouf, je suis passée. Je respire car j’avais arrêté le temps du passage…
je ne pouvais pas finir cette journée bien remplie sans boire une bonne bière fraîche.
16 octobre:
J’ai donné rendez-vous au même rickshaw pour aller visiter PANCHAKKI qui est un moulin d’époque très caractéristique, construit en 1624 en hommage à un Saint, gardien spirituel d’Aurangazeb. La tombe est là, belle, bien entretenue. Je n’ai pas compris appartient la 2ème..
Panchakki veut dire roue à eau; on y moulait les grains pour les pèlerins. Cette machine fonctionne toujours. L’eau arrive d’une rivière à 6 km dans la colline. Il y a un immense arbre nommé banian près du bassin aux nombreux poissons. La visite est courte, ce n’est pas grand. Je bois un thé et m’en vais, un peu plus loin, voir le baby-taj dit Taj Mahal du pauvre; le vrai nom est mosquée BIBI-KA-MASBARA. Ce site n’est pas très loin d’Aurangabad. C’est la copie conforme du Taj Mahal d’Agra en moins bien entretenu et moins imposant. A la place du marbre blanc, c’est du plâtre ou de la chaux. Construit en 1678 par le fils d’Aurangzeb en hommage à sa mère qui voulait rivaliser avec son père qui fit construire le Taj Mahal 25 ans plus tôt. Celui-ci ne voulu pas vider les caisses de l’état… Toujours est-il que la tombe est impressionnante, très jolie. Je suis sollicitée par des Indiens assez pauvres mais pas les pires car ils viennent quand même d’une autre ville pour visiter et sont bien habillés. Ils me demandent si j’ai la TV car eux ne l’ont pas; ils veulent être pris en photos. Je ne m’en sors plus et suis obligée de ranger mon appareil prétextant la batterie vide. Il fait très chaud. Le soleil brûle.
17 octobre:
Aujourd’hui, rencontre avec mon chauffeur qui devra me supporter un mois. Il s’appelle Morari et travaille pour l’agence Maharaja Driver de Delhi. D’emblée, il décide de m’initier à l’anglais; je pense qu’il perdra vite espoir. Nous démarrons de bon matin pour un périple aux 26 grottes d’AJANTA, classées aussi à l’Unesco. Celles-ci sont restées dans l’oubli jusqu’au 19ème siècle; c’est au cours d’une chasse aux tigres qu’elles furent découvertes. Elles ont été oubliées au fil du temps au profit des grottes d’Ellora décrites plus haut. Pour ce que les grottes d’Ellorâ ont de belles sculptures, celles d’Ajanta ont de belles peintures gardées en bon état grâce justement à leur enfouissement. Elles sont plus anciennes et uniquement bouddhiques; la grotte n°10 est la plus ancienne datant de 200 ans avant J.C. On peut en visiter 26 qui forment un fer à cheval. On y voit des Bouddhas partout, debouts, assis. Dans la dernière grotte, un énorme Bouddha couché, magnifique! Heureusement que dans ma documentation, j’avais lu qu’il fallait mettre des chaussures faciles car il faut les enlever à chaque entrée de grottes! La 24 n’a pas été terminée; on se rend compte du travail! Dans certaines, il y a un stupa énorme (monument funéraire en forme de dôme).
Ismaël m’attend pour m’emmener voir la cascade mais surtout sa boutique de pierres…
La visite dure 5H. Les grottes d’Ellorâ et d’Ajanta sont belles et très différentes.
18 octobre:
Je quitte l’hôtel d’Aurangabad et son personnel très sympa à 9H pour NASIK. J’avais vu sur internet qu’il y avait 85 km; mais c’était à vol d’oiseau. Nous avons fait 200 km. Nasik est en plein chantier; on y construit une route surplombant l’actuelle ou un métro? C’est le bazar!
Tous les 12 ans, Nasik est le siège du pélérinage kumbhamelâ qui se réalise tous les 4 ans mais dans trois autres villes (Ujjain, Allahabad, Haridwar) à tour de rôle.
L’hôtel est super, propre. Une heure de repos puis exploration de quelques temples.
Pendant 4H, je me suis régalée dans cette ambiance festive car c’était l’anniversaire de je ne sais pas quel Saint. En Inde, il y a toujours une fête. On fête même la naissance d’un veau au même titre qu’un enfant. Je me balade à Tapovan où coule la rivière sacrée Godavari. Ici Lakshmana a coupé le nez de Shurpanaka! C’était le lieu de rendez-vous des ascètes suivant les sages en méditation. Il y en a encore quelques uns. Au-delà de la rivière, des tentes d’indiens défavorisés.
Je continue par les temples proprement dit: le Kalarama Mandir, le plus sacré de Nasik; on y entre par quatre entrées face aux points cardinaux. Il est entouré d’une grande cour où je prends plaisir à flâner et regarder les hindous faire leur rituel. Ensuite, je pars à l’aventure au fil des chemins qui me mènent à deux temples dont je ne connais pas le nom car écrit en Hindi. Je me renseigne près d’un jeune couple pour me rendre au temple Ramkund et Kapaleshwar. Je dois d’abord traverser un marché de légumes très animé puis traverser un petit pont avant de trouver quelques petits temples où règnent toujours l’ambiance festive. Je passe voir le kapaleshwar temple qui est un des plus anciens de Nasik; la légende dit que Shiva ayant tué une vache par erreur, son taureau Nandi lui aurait ordonné d’aller prendre un bain dans la rivière à Nasik, là où est construit ce temple! Je continue par le temple Ramkund datant de 1696. Il se trouve sur les bords de la rivière où l’endroit est très animé et fait penser un peu à Vârânasî en voyant les bougies flotter, les pèlerins se nettoyer de leurs péchés. On y disperse les cendres des défunts mais je n’en ai pas vu lors de mon passage. Je continue à déambuler autour du bassin de Rama et mes pas me dirigent là où j’entends de la musique; des jeux se déroulent à l’occasion de cette fête. Ici, tous les hommes ont la toque blanche de Nehru (pointue devant et derrière); ça doit être dans tout l’état car il y en a à Mumbai aussi.
Il fait noir; je dois retrouver le chemin et le taxi. Juste un peu trompée mais vite repérée. Je suis toute à la fête alors que je ne sais pas qui ni ce que j’ai fêté!
19 octobre:
Aujourd’hui, je vais à 30 km de Nasik au célèbre temple TRIAMBAKESHVARA où des groupes de pèlerins affluent. J’avais oublié ces longues files d’attente de plus d’une heure et encore, j’ai la chance d’être arrivée tôt; derrière moi, les pèlerins arrivent en masse. Arrivé à mon tour, j’ai juste le temps de toucher les fesses de Nandi, d’offrir mon offrande, d’admirer dix secondes le lingam de Shiva et faire place au suivant. Cette attente pour dix secondes; faut le vouloir!
Je déambule devant les échoppes qui se ressemblent; il fait soleil; j’ai oublié mon chapeau; je bois un jus de bambou, mange de l’ananas puis retrouve Morari.
Sur le chemin du retour, nous faisons un détour pour aller au petit temple abritant Naushya Ganesh; normalement, les femmes y font un rituel pour être enceinte; pour l’instant, personne!
Il y a 8 Ganesh oranges en galerie et pleins de cloches. Le Ganesh à l’intérieur est beau mais j’ai la main du responsable devant ma caméra au moment où je clique donc rien!
Assez tôt rentrée, je me relaxe et me douche avant de me faire livrer un apéro. Cette commande a duré une grosse heure si pas plus entre des coups de fils de part et d’autres, des allées-venues dans ma chambre pour enfin avoir une bière... Je ne sais pourquoi, ils me racontent leur vie; quand je dis que je ne comprends pas, ils continuent donc je dis yes. De temps à autre un yes plus étonné ou un yes d’un ton interessé; ils sont contents. Après un moment, je les arrête. Ils sont gentils mes petits indiens! Le temps d’écrire ceci, il revient.
Pendant 30 min, c’est reparti pour la parlote sur l’histoire du mont Kailash, cette fois.
20 octobre:
Après avoir été malade une bonne partie de la nuit, départ pour SAPUTARA où nous arrivons à midi. Nous venons de franchir la frontière entre le Maharashtra et le Gujarat. Saputara est à 5 km. C’est la seule station de montagne au Gujarat. Elle est entourée de la forêt DANG où résident quelques 300 villages. La chaîne de montagne s’appelle SAHYADRI. Saputara signifie Résidence du SERPENT; L’hôtel domine la vallée et gère le plus long téléphérique du pays (1km) qui traverse la vallée d’un versant de montagne à l’autre (haut 250m). Signe particulier: il est très vieux et quand on se balance de là-haut, on se dit que si la nacelle doit tomber qu’elle le fasse dans les arbres! Sur l’autre versant, découverte d’une autre vallée aussi grandiose. Je passe le reste de l’après-midi à la terrasse de l’hôtel, sirotant un thaï masala avec Morari.
Le coucher du soleil est époustouflant; grand moment magique l’espace de quelques secondes.
21 octobre:
Ce matin, je descends au lac; je regarde les enfants s’amuser sur les jeux qui datent d’une autre époque. Visite de l’aquarium miniature artisanal. Visite du musée qui retrace l‘évolution de l‘homme, expose les bijoux des différentes tribus, leurs travaux. J‘ai retenu qu‘il y a dans cette région les tribus BHIL, KUNBI, VARLI, MAVCHI, KATHODIYA, KOTVALIYA et NAYAKA. Ils ont des tenues et des couleurs qui les différencient.
Le soir, après une longue file d’attente, je prends le téléphérique pour voir le coucher du soleil sur l’autre versant; il se couche alors que je traverse la vallée. Majestueux!
Ce week-end, il y a un festival fêté uniquement au Gujarat; hé oui, encore une fête! Les jeunes villageois dansent non-stop tournant en rond; les garçons sur une ligne; les filles, dont la plupart vêtues de l’habit traditionnel de leur village, sur l’autre. Mignon à voir.
22 octobre:
Départ pour VADODARA en traversant la forêt du DANG. En descendant, nous passons à travers quelques villages tribaux tels que DENZI, DHANKA, HAWA, WAGAY, VANSDA.
A WAGAY, il y a une cascade que je ne manque pas d’aller voir car j’adore.
La route est très longue pour arriver à Vadodara et il y a des camions par millier. Il est 17H quand on arrive à l’hôtel réservé pour 4 nuits. Il ne me plait pas. Je pars à la recherche d’un autre mais ils sont hors prix donc retour à Kalyan pour la nuit. Demain, changement de programme! Je resterai un jour au lieu de 4 à Vadodara…
23 octobre:
Je profite de la matinée pour visiter le City Muséum; celui-ci n’étant pas encore ouvert, je me balade et arrive à un zoo. Après la longue visite de celui-ci, je renonce au muséum.
A défaut de voir Lakshmi Villas Palace fermé pour rénovation, je vais au Maharaja Fateh Singh Muséum où se trouvent des bronzes, statues de marbre et peintures. Passage à EME (militaire) avec un laissez-passer, pour voir le temple représentant les 4 religions (islam, bouddhisme, hindouisme, jaïn) ainsi que statues et pierres très anciennes.
Départ pour CHOTTA-UDEPUR, Palace où je loge. Je suis la seule hôte et je me sens un mal à l’aise entourée de la famille descendant du Maharaja, en plus que je ne sais pas l’anglais; je tente la débrouille avec le dictionnaire. Expérience quand tu me tiens!
Ce n’est pas fini. Voici l’heure du diner. Je suis invitée à une immense table face à face avec le chef de cérémonie. Un serviteur vient nous livrer sept plats. Je suis l’espace d’une soirée devenue maharani! Ce qui cloche un peu, c’est ma tenue vestimentaire à la cool…
Le repas terminé, je m’intéresse à l’arbre généalogique familial avant de m’isoler dans ma chambre mais ce galant homme insiste pour que je boive un chocolat chaud pour bien dormir. Encore un peu de patience! On me l’amène à la chambre. Rendez-vous au pt-déj.
24 octobre:
Ma vie de Maharani prenant fin, me voilà partie pour de nouvelles aventures. Morari qui n’en rate pas une, crois bon de me conduire photographier un autre palace 1 km plus loin. D’abord, l’autorisation fut refusée puis acceptée. En prenant la 2ème photo, le jeune maharadja m’invite du haut de son balcon à venir prendre le thé. J’accepte. Je me heurte de nouveau au problème de la langue. Ils se tiennent dans une grande salle qui fait office de salon et chambre. Voyant une corde pendre au lit, je cru bon demander à quoi elle servait; quand ils m’ont dit que c’est pour attacher le baxter du jeune homme malade, je me suis vraiment sentie seule au monde!!! Toujours est-il quand il a compris que j’allais explorer deux villages tribaux, qu’il demanda à son homme de main, faisant partie de la tribu des RATHWA, de m’accompagner. C’est sûr qu’avec lui, des portes se sont ouvertes au point que j’ai pu visiter certaines maisons. Enfin, je dirais plutôt étables. Ils dorment dans une partie et l’autre moitié est pour les animaux.
Je vois donc deux tribus différentes: les RATHWA et les NAYAK. Leurs tatouages sur le visage sont différents. Leur mode de vie est très difficile et je prends conscience que nous sommes dans de la ouate … les enfants sont nombreux; ils sont sales, les plus petits sont nus, ils ne vont pas à l’école car il n’y en a pas et aucun moyen de locomotion pour les conduire à l’école la plus proche. Il n’y a pas d’hôpital ni de magasins. Pour moi, l’expérience des tribus est assez dure psychologiquement. Je suis dévisagée car pas beaucoup d’européens ne rentrent ici. Même Morari est regardé car il n’est pas des leurs. Ils ne sont pas souriants; on peut les comprendre. Le driver croyant que je n’ai pas encore pousser l’expérience assez loin, alors qu’il m’avait promis qu’on allait à l’hôtel, m’a réservé la surprise jusqu’au dernier moment de m’emmener dormir dans un autre palace à JAMNAGORHA. J’ai du mal à accepter mais ai-je le choix? Il n‘y a rien d‘autre ici. Il faut dire que les palaces au Gujarat ont bien vieillis et leurs héritiers n’ont pas l’argent pour les entretenir et les réparer; ils se contentent souvent de vivre dans quelques pièces, les autres étant scellées. Certains comme notamment les héritages palaces accueillent des clients pour arrondir leur budjet. Ces palaces ne sont pas comparables à ceux du Rajasthan.
Je vais visiter les mosquées de CHAMPENER. Un singe ne me laisse pas monter les escaliers menant au-dessus de la citadelle. Il montre ses dents. Je ne lutte pas contre lui et change de direction. Je vais au marché local de Jamnagorha avant de rejoindre mon palace! Une princesse du Rajasthan vient à ma rencontre, pose des questions; là je râle de mon ignorance en anglais!!!
25 octobre:
La princesse a l’air douce et gentille mais son dogue allemand, un de ses 5 chiens, a aboyé toute la nuit. Après mon déjeuner de Maharani, je m’évade vers d’autres sites.
Longue route pour arriver à LOTHAL, site historique d’une cité ancienne de plus de 2400 ans. Il ne reste pas grand-chose à voir sur le site. Le petit musée retrace l’historique trop compliqué et je ne comprends pas bien l’histoire.
Dans ma nouvelle ville d’accueil BHAVNAGAR, très polluée aussi, l’hôtel réservé doit encore être annulé car tout en travaux. Le chauffeur me trouve un autre un peu plus loin.
Mon wifi n’allant toujours pas, je vais au cybercafé avec Morari mais à peine assise, une bagarre violente se déclare; j’ai eu le temps de me réfugier dans un coin à rat…C’est la première fois que j’assiste à une bagarre de si près! Hé oui, pas de chance, cyber petit!
Morari m’accompagne à l’hôtel et me conseille d’y rester la soirée; c’était mon intention!
Je n’arrive pas à dormir, pourtant demain départ à 7H pour les 3500 marches de Palitana.
26 octobre:
C’est parti pour PALITANA à 50 km. Je ne suis pas l’exemple des pèlerins en faisant l’ascension à pied (1H30 de montée) non par fainéantise mais je connais le résultat final qui risque fortement de m‘handicaper pour le séjour. De toute manière, les porteurs de dholis (chaise en corde portée par 2 ou 4 hommes) sont ravis car c’est leur gagne-pain. Il faut marchander sec… Le site est toutefois incontournable. Là-haut, se trouve un groupe de 800 temples Jaïns du plus petit au plus grand. Du haut de cette colline de 539 m, la vue est surprenante.
La nuit, tout le monde redescend car elle est réservée aux Dieux.
En soirée, je visite l’ashram GANDHI SMRITI au BARTON Muséum à Bhavnagar.
27 octobre:
J’ai un jour d’avance sur mon programme, Bhavnagar est fini. Je pars pour l’île de DIU. Je pense y rencontrer des touristes; ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent. 5H de longue et désagréable route pour arriver à DIU.
Ici l’alcool coule à flot et la viande est permise. Je ne me prive pas de commander une bière en arrivant et suis surprise de voir le prix peu élevé par rapport au reste de l’Inde.
Beaucoup d’indiens viennent en vacances et se désaltérer! Une poignée de touristes européens.
Je passe un moment à la plage. A l’hôtel, je demande un massage très mal fait!
28 octobre:
Je suis très fatiguée et ai mal au dos, la route surement en plus du massage mal fait!
Je vais changer le pantalon que j’ai acheté hier car il serre, prend un peu de rhum pour les prochains jours au Gujarat mais le soir même, je vidais ce rhum dans l’évier. Quel idée j’ai eue de faire cet achat insensé! Enfin comme on dit, un moment de honte est vite passé. Je pense avoir une autre masseuse et redemande un massage. C’est la même qui fait son apparition dans ma chambre. J’abrège en la prenant 20 min. Journée de repos. En cette soirée, je me sens vraiment seule. Je bois une bière bord de mer (hé oui encore!)assise sur mon foulard avec toute compagnie une chienne qui veut absolument partager ce bout de foulard; je la chasse; elle insiste en me léchant un pied! Se couche à mes côtés avant d’apercevoir un copain chien. Elle m’abandonne. Je me retrouve seule face à moi-même.
En ce moment précis, l’idée profonde me vient que je devrais écrire ma biographie…
29 octobre:
Je pars pour visiter le fort portugais, les églises et la vieille ville. Le fort est très beau, bâti par les portugais en 1535. Les canons sont toujours en place. Il y 4 chapelles à chaque bastion. La prison actuelle de Diu se trouve dans la partie non visitable du fort. Je croise un Maharadja avec sa petite cour qui visitait ce fort. Malheureusement, je ne pourrais pas finir la visite et renonce à monter au phare car mon pied me fait mal suite au mauvais massage de hier et aux sandales que je portent. Je prends anti-douleurs et anti-inflammatoires, me repose.
A 16H, partant pour Diu centre, je demande un arrêt au petit village de FUDAM où se trouve une grotte bord de mer avec 5 lingams de Shiva. Unique. Ambiance de recueillement. Morari ne connaît pas; il va voir de quoi il en retourne et le saura pour ses futurs clients.
Je visite les églises: St. Paul de 1691 toujours en activité, St. Thomas devenu le musée de Diu et une 3ème actuellement transformée en hôpital. Le soir tombe, le fort s’illumine, magnifique!
A l’apéro, je rencontre un jeune couple de Perpignan, sympa. Nous discutons avant d’aller manger à l’hôtel Apana où un népalais me fait la causette.
30 octobre:
Aujourd’hui, journée repos. Le matin, je vais lire et faire quelques photos à la plage. Je marche un peu découvrir la plage voisine. Le soir, je mange à Apana bien situé et bonne nourriture!
31octobre
Je décide de passer encore un peu de temps à Diu au lieu d’aller visiter le très célèbre temple de Somnath. Certains diront que c’est une erreur mais c’est mon choix et je ne le regrette pas. Je suis accompagnée du jeune Népalais jusqu’à mon départ pour la forêt de SASAN GIR dans le Saurashtra. C’est la dernière réserve des lions d’Asie (354, en 2005). Ce lion est plus petit que le lion d’Afrique. Il y a des léopards et d’autres espèces d’animaux.
Le safari est trop cher car je suis seule à payer la Jepp; je ne le ferai que s’il y a un groupe. Morari n’en a pas trouvé mais pas trop sûr qu’il a beaucoup cherché…
1er novembre:
Finalement, je décide de faire ce safari en bus avec des touristes indiens dans une petite réserve à DEVALIA (à 14km). Ne jamais refaire ce genre d’expérience. On a vu 2 lions endormis, 2 léopards en cage, quelques daims de loin et un taureau bleu! pour 1000 roupies (15€). Ca ou rien! Je demande à Morari qu’il m’emmène à la ferme des crocodiles; il ne connait pas et se demande sûrement si je ne perds pas un peu la tête (je le vois à son genre!). Il se renseigne et nous arrivons effectivement à cette ferme. A ne pas oublier qu’une ferme en Inde, ce sont comme leurs hôtels palaces…Le nom y est mais le reste ne suit pas…
Dans une piscine, on voit quand même (car Morari m’accompagne ne croyant toujours pas à mon histoire de crocodiles) un bébé croco dormir au fond de l’eau et dans un coin, entassés les uns sur les autres 5, 6 ou 7 crocodiles des marais (ils sont plus petits). A l’autre fenêtre, je dis à Morari qu’ils sont en bois; nous restons longtemps à regarder et finalement voyons qu’ils respirent. C’est à s’y méprendre. On voit des tortues aussi.
Je visite un musée au center orientation sans importance pour moi car toutes les explications sont en anglais.
Les Siddhis (gens du village) sont noirs et crépus. Ils descendent d’esclaves africains venus au 11ème Siècle.
Je termine l’après-midi en me promenant seule dans la forêt; je vois passer un animal de couleur fauve, je m’approche mais un daim ou un lion, c’est la même couleur de loin!!! Je me dis quand même que le daim s’enfuira en me voyant mais le lion… Je reste un moment sur place avant de faire marche arrière ayant bien repérer par où j’étais passée. En rentrant, je suis face à un troupeau de taureaux bleus (bœufs); je les regarde méfiante; aussi étonnés que moi, ils font de même; impressionnants avec leurs immenses cornes.
En rentrant, le guide népalais me propose une balade dans la forêt, à pied, j’accepte. Il passe la soirée à ma terrasse sirotant son alcool local et me montrant 3 clés USB de photos d’oiseaux.
2 novembre:
Fini la forêt, me voici partie aujourd’hui pour JŪNĀGADH. Je commence par le Fort Uparkot. Je fais la partie possible des remparts sous le soleil de midi. Puis continue mon parcours en visitant les grottes bouddhiques construites sur deux niveaux et bien enterrées. De là, je me rends aux ruines de Jama Masdjid du 15ème siècle et termine en allant voir les deux canons qui datent de 1531 et dont un mesure 5 mètres.
Jūnāgadh est réputé pour le MONT GIRNAR, haut lieu de pèlerinage Jaïn, dont l’ascension est très longue: 10000 marches à gravir (non je n’ai pas mis un zéro en trop!). On peut louer un dholi; le prix varie selon votre poids (grosse balance à l’entrée). Il faut une journée complète pour faire l’aller-retour. Je me contente de monter les 100 premières marches n’ayant aucune intention d’aller plus loin. Je vois les pèlerins redescendent; ils sont courageux et ont la foi!
Passage au complexe Mahabat Maqbara, magnifique monument peu entretenu, qui mêle librement musulmans et hindouistes. Bâtiment entouré de quatre minarets en colimaçon d’une splendeur inexplicable. A ses côtés, la mosquée verte qui est également une école coranique. 3 novembre
J’ai passé la nuit à GONDAL, Orchad Palace. Le matin, je visite un wagon de train royal; quel luxe: chambre avec des vrais lits, salle à manger, cuisine…Il y a aussi le garage du Maharaja avec quelques ancêtres; il manque une belle Mercédès rouge avec les portes qui s’ouvrent sur le toit (vue en photo). Ils l’ont peut-être vendue! Je pousse la visite jusqu’au Palais Navlakha de 1748. Je visite une pharmacie ayurvédique ou plutôt l’usine; ils ont conservé les principes antiques. Je ne comprends pas les explications en anglais mais je vois et imagine le processus.
La route est encore longue, car nous passons par PORBANDAR voir la maison de Gandhi et aussi celle où sa femme Kasturba est née, située un peu à l’arrière de la sienne dans une ruelle où j’ai vu un gros rat. C’est une belle haute maison.
Celle où naquit Gandhi en 1869 se trouve dans le complexe Kirti Mandir. Il y a un musée avec ses photos. Après cet arrêt intéressant à mes yeux, la route reprend jusqu’à DWARKA.
4 novembre:
DWARKA, je m’en réjouissais l’imaginant comme VRINDAVAN (MATHURA) où j’avais séjourné lors d’un autre voyage. Mais, ici ce n’est pas la même chose ni la même ambiance. Je quitte l’hôtel après un jour car on m‘arnaque. Je trouve un autre moins propre pour une nuit.
DWARKA est une des 7 villes sacrées de l’Hindouisme. On y rend hommage à Lord KRISNA. Il s’y serait établi après avoir fui Mathura à sa 17ème bataille. Cette ville aurait été engloutie sept jours après la mort de Krisna; des historiens ont relevé la présence d’ancres en pierre datant de 2000 ans avant J.Ch… La légende rejoindrait la réalité!!!!
Le temple de Dwarkanath, datant de 2500 ans, est très beau, bâti en cinq étages et superbement sculpté. Comment ont-ils pu faire ça à cette époque quand on voit l’état actuel de la ville…
Je me balade dans la cour du temple. Je ne fait pas la longue file pour passer devant la statue de Krisna. Je me pose, regarde les pèlerins, assise à côté d’un chiot que j’ai envie d’emmener!
Je me perds volontairement dans les ruelles de Dwarka pour tâter l’ambiance.
Je n’irai pas à la plage ni à Bet Dwarka où les non-hindous ne peuvent entrer au temple.
Je quitterai ce lieu demain matin, un jour plus tôt que prévu. Dur pour moi le Gujarat!
5 novembre:
A 10H, départ pour JAMNAGAR qui possède une Université Ayurvédique dont les cours sont en anglais et attirant des étudiants du monde entier. J’aime assez cette ville; je déambule dans les rues comme j’aime le faire, ce qui a été assez rare depuis mon séjour dans le Gujarat.
Je commence par visiter le Palace Lakhota Talav qui se trouve au milieu d’un lac. Le maharaja a voulu donner du travail aux hommes et c’est pourquoi, il a fait construire ce palais. On y arrive en traversant une passerelle. Il y a un musée, une galerie mais sa spécificité est le vieux puits où on tire l’eau en soufflant dans des petits trous dans le plancher! Je m’en vais par l’autre passerelle pour voir le Bhujio Kotho qui est impressionnant par sa circonférence et ses 5 étages, ne peut pas se visiter. Je pousse jusqu’à la porte de la ville puis regagnant la voiture par la rue, un temple m’attire; je rentre et je m��aperçois que c’est le temple Bala Hanuman mondialement connu, qui est dans le Guinness des records car depuis 1964, le mantra est chanté en continu 24H/24 par des prêtres se relayant. Il n’a jamais été arrêté une minute. Impressionnant!!!
6 novembre:
Aujourd’hui, journée cool. Le matin, j’erre dans la vieille ville, visite un grand temple Jain. Je suis invitée à manger une glace par un bijoutier qui fait l’ouverture de sa boutique. J’espère visiter le Pratap Palace mais il faut une autorisation au-préalable. Je la demande. Le manager me passe au téléphone le King parlant bien français. A 17H30, je reçois l’accord d’aller voir et photographier le palace en visite extérieur car il est fermé suite aux importants dégâts qu’il a subi lors du tremblement de terre en 2001. Je manque de temps pour visiter l’intérieur puisque je pars demain et il leur faut du temps pour l‘ouvrir. Il est très grand et très beau, joliment décoré. Le manager me conduit en exclusivité dans la réserve naturelle privée; je vois des animaux que je n’ai jamais vus même pas en photo!
7 novembre:
Départ pour BHUJ, ville complètement détruite par un tremblement de terre important en 2001, ayant causé la mort de 30000 personnes et des milliers de blessés. La route est longue et en mauvais état.
Fin d’après-midi, visite du mémorial Chhatri (cénotaphes) qui est en bien mauvais état suite au tremblement de terre. Beau coucher de soleil par contre!
8 novembre:
Aujourd’hui, grande journée dans les villages tribaux du district BANNI, les Ethnies du KUTCH, au nord de Bhuj. Départ de bon matin.
Il faut aller chercher l’autorisation muni du passeport et d’une copie et 100 rp/personne+50 rp pour la voiture. Elle est délivrée à BHIRANDIALA Village (Police Station) à 51 km de Bhuj. Nullement besoin d’un guide quand on a un bon chauffeur qui connait!
On commence par le petit village où l’on délivre les permis. Les femmes font de la broderie. Elles portent un costume dont le dos est nu. Un homme pressé nous emmene un couple de français et moi vers le magasin. Tout au long du chemin, on verra des hommes portant le turban blanc, pantalon blanc serrant aux jambes et veste indienne blanche. Pendant le voyage, on verra des hommes vêtus de bleu y compris le ruban. Ce sont des tribus différentes.
Nous nous empressons de quitter les lieux pour nous rendre au dessert de sel à 20 km, à la frontière pakistanaise. C’est magnifique avec la mer au loin. On dirait une grande patinoire! L’idéal serait de voir ça au coucher du soleil.
Le 2ème village sera DHORDO, ce sera mon petit coup de cœur avec ses minis ruelles et ses huttes rondes -Bhunga-, ses jeunes mamans refusant de se laisser photographier.
Le 3ème sera HODKA, plus grand, avec des ateliers d’artisans; j’y achète un petit miroir encadré de cuir. Il y a un grand hôtel ressort pour les touristes.
Le 4ème sera KHAVDA où l’on m’offre une sucrerie; ils font de la poterie de façon ancestrale. Ils sont nombreux à coudre pour les Pakistanais.
Le 5ème sera LUDYA, moins intéressant, commercial. J’achète une taie faite main.
C’est fatiguant; il fait très chaud. La journée terminant, je me mets à la recherche d’un permis de boire… (ce n’est pas une blague!). D’ailleurs, je ne devrais pas dire ça, on va vraiment me prendre pour une alcoolo mais voyage pour moi rime avec plaisir et boire une bière en est un! C’est la croix, la bannière pour obtenir ce permis: attestation de l’hôtel, permis au magasin pour obtenir la plus petite quantité qu’on peut imaginer. Le permis n’est valable que pour la ville om le permis a été délivré ou il faut payer 1000 roupies pour l’avoir un mois (si j’avais sû au début).
9 novembre:
Départ pour MANDVI à 60 km de Bhuj. On y va pour voir les chantiers navals en activité. On y construit de grands bateaux en bois appelés Dhow; assez surprenant de près. Evidemment, j’ai dû m’attarder sur une chienne et ses six chiots dont un était perdu sous les décombres de bois; j’ai surveillé la chienne qui faisait tout pour le retrouver et suis partie seulement quand j’ai pu recompter six chiots!
Après je visite le VIJAY VILAS PALACE à 8 km. Là, je me régale car après avoir contemplé le palace et être montée à la terrasse, je ne me suis pas privée de me promener dans le parc un peu hors sentis battus. J’adore. C’est dans ces moments là que j’apprécie de voyager seule.
J’y trouve des plumes de paons et une peau de serpent. Je découvre un petit bâtiment qui, je pense, devait être un bassin d’eau; ensuite, un puits inaccessible.
En fait, le palace date de 1929; je ne comprends pas pourquoi il n’est plus habité!
Personne ne s’étonnera si je dis avoir joué avec un chiot que j‘ai encore envie d‘emmener:!
Sur le chemin du retour, petit coup de cœur de Morari; il voit une tortue au milieu de la route. Il la ramasse; elle doit au-moins peser 2 kg. Et là, c’est lui qui veut l’emmener pour chez lui. En attendant, elle embarque et vient en voyage avec nous jusqu’au lac où il la dépose et où elle s’empresse de nager. Subitement, quelques mètres plus loin, elle vient à la surface comme pour nous dire merci… puis replonge…Nous lui avons sauvé la vie!
Je termine ma journée au mémorial Chattri pour y voir le coucher de soleil… 10 novembre
Ce dernier jour à Bhuj sera consacré à la visite de la ville et ses monuments. Le Prag Mahal Palace de fin du 19ème a été lourdement endommagé par le tremblement de terre; ça me laisse une impression étrange de tristesse; j’ ai envie de verser une larme. On y voit tout laissé là comme près à un départ imminent… J’imagine ce qu’a dû être le lieu au lendemain du séisme! On y voit des lustres provenant de Belgique!!! Je monte jusqu’à la tour de l’horloge puis dégoulinant de sueur, je redescends pour aller au musée Aina Mahal de 1761 où le lit du roi au pied d’or est exposé. On y voit aussi des chaises à porteur et une toile de plusieurs mètres représentant une expédition de l’époque. Le roi a séjourné 17 ans en Hollande d’où on retrouve des verres, céramique, etc de là-bas! On y découvre une salle de 27 miroirs rococo.
Le musée de Bhuj étant fermé aujourd’hui, Morari me fait voir un temple tout en marbre blanc d’une beauté immaculée. Je pense que nous irons le soir pour la cérémonie. J’insiste pour voir la prison où un mur écroulé lors du séisme a permis à 420 prisonniers de s’évader mais tout est reconstruit et bien fermé. En fait, je voudrais savoir si on les a retrouvé? Morani ne sachant pas où la prison se trouve me dit qu’elle a été détruite par le séisme. Ça c’est bien le truc indien mais on ne me l’a fait pas!!!! On en a bien rigolé….mais on l’a trouvée…Je profite pour rentrer dans l’hôpital entièrement détruit; ça me laisse vraiment un sentiment de profonde tristesse. Le soir, je fait le bazar de Bhuj . J’assiste à l’office du soir au temple.
11 novembre:
Départ pour ZAINABAD. A peine arrivée vers 16H que me voilà partie en safari dans le Little Rann avec une famille française habitant l’Inde et une anglaise. Nous allons à la rencontre des onagres ou hémiones ou gudkhur: ânes sauvages d’une beauté saisissante, mélange entre le cheval et l’âne, de couleur sable à la crinière châtain et aux oreilles courtes, style zèbre sans raie. Ils peuvent courir pendant deux heures à 24 km/h avec des pointes de 70. En les approchant, ils s’en vont; pas sauvages pour rien! Ils sont en voie de disparition et ne se trouvent plus qu’en Inde et en Mongolie. Dans ce désert salin, on voit quelques bull nilgai ou antilopes bleus (comme une vache à la tête d’un cheval).
Rentrée au campement péniblement après un beau coucher de soleil et plusieurs pannes.
12 novembre:
Journée détente dans ce havre de paix jusque 16H où je pars à la découverte de la tribu des Ribaris. Les hommes sont tout de blanc vêtus; ils portent des boucles d’oreilles en or. Les femmes ont le ventre nu, des grands bracelets de 20 cm à chaque bras qu’elles ne pourront jamais enlever, des bouches d’oreilles en or et un anneau en or dans le nez; elles sont tatouées sur les bras et le haut de la poitrine. En parcourant le village, tout un attroupement d’enfants me suit jusqu’à la visite d’une maison type où l’on me présente des ouvrages merveilleux en broderie; ils sont fait main par les dames de la tribu. Je rencontre plusieurs troupeaux de chèvres et de buffles avant de rentrer au campement où les pétards commencent à l’entendre vu que la fête DIWALI est pour demain… Excitation !
13 novembre:
Je quitte Zainabad pour rejoindre AHMEDABAD. En chemin, arrêt à BECHARAJI pour voir le temple des Hijras, les énuqués. Très grand temple; belle ambiance comme j’aime à l’intérieur du temple. J’assiste à une puja qui me rempli de joie.
Je continue ma route jusqu’à MODHERA visiter le temple dédié à Sûrva, le Dieu solaire. Il date de 1026. Ce temple n'est plus en activité et a été rénové après avoir été ravagé par plusieurs séismes; il faut savoir que la région est située sur une zone de fractures de l’écorce terrestre. Le site est toutefois très beau avec un grand et profond bassin d’ablution devant le temple, admirablement sculpté. Dans le temple, on trouve plusieurs scènes du Kâma-Sûtra.
Je poursuis la route jusqu’à PATAN pour découvrir le puits de la Reine, le Rani-Ki-Vav.
Je suis époustouflée quand je le vois; je n’ai jamais vu une telle merveille. Pour descendre dans ce puits profond de 65 mètres, on découvre de superbes sculptures au mur tout le long des escaliers. Il y en a beaucoup dans le Gujarat; on les appelle des baolis.
Celui-ci date de 1075 et a été conservé du fait qu’il est resté comblé de terre jusqu’à il y a une trentaine d’années. Je découvre un peu plus loin un grand réservoir avec des ghâts (escaliers) où il y a pleins de singes. Je fais le tour du réservoir et reviens par les escaliers mais petit problème, j’ai dû marcher où il y a pleins de picots de plantes sauvage. J’ai passé ½ H à les enlever de mon pantalon sous le regard amusé des indiens.
Dernier petit arrêt, au Kalicat temple de structure spéciale.
Cette fois, départ pour AHMEDABAD où j’ai réservé un hôtel dont je me réjouis. En arrivant, le booking n’a pas été fait. Je suis déçue. Avec Morari, nous décidons de quitter le Gujarat pour rejoindre directement le Rajasthan. Arrivée à minuit à UDAIPUR.
14 novembre:
J’ai très mal dormi. La chambre était très humide et j’ai eu froid. Je demande à changer et me retrouve dans une superbe chambre avec vue sur le lac. Je vais déjeuner dans un resto au bord du lac où j’entends les femmes taper le linge sur les ghâts. Ensuite, je fais un massage relaxant. Fin d’après-midi, je pars me promener à pied dans la vieille ville où règne une ambiance que j’aime. Je finirais la soirée de nouveau par un massage!
15 novembre:
Départ pour CHITTORGARH. Je vis mal cette journée. C’est la première fois depuis mon départ que je rencontre beaucoup de français. Je suis seule et aujourd’hui, je le vis mal. Je me suis un peu imposée à une table; ils m’ont accepté mais c’était osé de ma part.
Fin d’après-midi, je vais faire une carte de téléphone avec Morari qui se rend compte que je ne suis pas bien. Il fait son possible en me parlant pour me consoler. Je regrette de ne pas être restée à Udaipur; je me sentais moins seule, beaucoup d’indiens parlant français.
16 novembre:
Je connais le fort de Chittorgarh donc je ne le revisite pas quoiqu‘il est formidable; ça doit être le plus grand du monde; il fait 20 km de circonférence. Je visite le château de BIJAIPUR à une trentaine de km. Le château en lui-même n’a rien d’extraordinaire; il est transformé en Hôtel avec des chambres très accueillantes. En fait, c’est surtout le chemin pour y aller qui est magnifique et à lui seul vaut le déplacement. On commence par longer une grande partie de la forteresse que l’on admire du bas. Ensuite, on rentre dans une nature pure, l’Inde non polluée, en passant par plusieurs villages tribaux. J’apprécie aussi le tour du village de Bijaipur à pied et le contact avec les villageois. Là, je n’ai pas honte de ne pas savoir l’anglais car eux non plus ne le parle pas. Et c’est comme ça que je me sens le mieux. Sur le chemin du retour, je demande à Morari de me laisser marcher 1km pour respirer l’air pur sur une route non bondée.
17 novembre:
Départ pour PUSHKAR. Dernier jour avec Morari. Je suis satisfaite de ses services. Il a été chauffeur, confident, complice, de bonne humeur; pour lui j’étais maharani belgium. En lui donnant son pourboire, je le vois déçu; je lui rends un supplément. Il est content. Il le mérite bien que par la suite, je suis déçue en m’apercevant qu’il me demande le double du prix pour venir me chercher à Pushkar et veut récupérer sa carte de téléphone.
18 novembre:
Ici c’est les arrivées des nomades en grand nombre. Je passe cette première matinée en compagnie de Jonathan avec qui j’avais communiqué sur voyage forum. Nous allons voir les chameaux ensemble et le temple de Brahma, sans y rentrer toutefois vu la foule!
Ensuite, nous prendrons des chemins différents. Je suis un peu perdue et j’ai envie de retourner à Udaipur. Je prends les dispositions pour effectuer mon changement.
19 novembre
La nuit porte conseille, je ne pars plus à Udaipur. Je reste ici. Le matin, massage. Après-midi, balade dans la ville et autour du lac. Je suis étonnée de voir les femmes se mettre seins nus pour se laver dans le lac, aux yeux de tous alors que sur les plages, elles vont dans la mer toute habillée. Je termine la soirée énervée; je n’ai plus de téléphone. Morari a coupé l’abonnement!
20 novembre:
C’est définitivement sans téléphone que je terminerais mon séjour puisque le temps d’attente pour avoir une carte Sim en activité est de 7 jours!!!nouvelle loi… J’ai réussi à changer mon billet de train du 23 pour Vârânasî au 25 pour rester deux jours de plus à Pushkar; chose que je n’aurais jamais dû faire. La journée a été très dure car j’ai marché beaucoup. J’ai fait beaucoup de photos de chameaux et d’hommes venant des montagnes, aux turbans colorés et aux longues moustaches. Je reste sur le site jusqu’au-delà du coucher du soleil. Les enfants sont infernales; ils n’arrêtent de mendier et veulent qu’on les prennent en photo pour de l’argent. Des parents font mendier leurs enfants; j’ai vu une petite fille de 3-4 ans en tenue de Shiva avec les ustensiles qui vont avec…, une autre avec un gros turban sur la tête qu’on faisait danser…
On ne sait jamais trop bien le programme ici en Inde; rien n’est affiché; rien n’est officiel. C’était la même chose il y a deux ans. On m’a dit que le festival commençait le 20 mais apparemment, ils sont toujours en train de préparer donc ça doit être pour demain!
Ils font des piercings aux chameaux qui saignent et qui pleurent, c’est horrible à entendre!
21 novembre:
Ce matin, je suis descendue à la camel fair. La foule arrive à la volée. C’est trop. J’ai le programme, rien pour l’instant. Je rentre et me reposer l’après-midi. On verra demain!
22 novembre:
Changement de programme. Je décide de partir demain pour JAIPUR. Trop de monde ici et j’ai vu assez. La fête foraine n’est pas encore ouverte. J’ai fait mon tour de chameau en charrette8
23 novembre:
Je suis à JAIPUR. Le taximen est désagréable, encore heureux que je ne l’ai que pour 3H. Décidément, ce n’est pas un voyage comme les autres. Je vais devoir faire des choix.
24 novembre:
Invitée au festival de mariage, je préfére récupérer. Or, le soir, je tombe dans un horrible piège!
25 novembre:
Départ en train pour VARANASI pour le festival Ganga Mohotsav. Je viens ici pour la 2ème fois. J’attends 3H le train comme je fais habituellement. Au moment d’embarquer, on me refuse l’accès; en fait, ma place n’existe pas; le billet n’a pas été confirmé. J’en veux quand même un peu à Milna de ne pas m’avoir averti. Je tente de monter mais pas de place de libre et mauvais contrôleur qui n’a rien fait pour moi. Voici mon programme chamboulé. Que faire? C’était trop beau qu’il ne m’était encore rien arrivé…Je me réjouissais d’aller à Varanasi. C’est vraiment déçue que je pars à la recherche d’un hôtel et d’une agence. Je dois agir et quitter Jaipur. Le richwash m’emmène à l’agence Aman Tour que je ne recommande à personne.
Je ne prends aucune décision; je dois réfléchir: Gwalior, Lucknow? Où ailleurs?
26 novembre
Je pars à la recherche d’autres agences en tuc-tuc. Rien ne m’inspire. Je suis paumée là sur le coup. Je téléphone à Béatrice qui n’a aucun chauffeur de libre et me conseille d’aller à HAIDWAR et RISHIKESH au nord de Delhi. Je ne me sens plus capable de prendre un billet de train et suis trop chargée pour prendre le bus. Je vais à l’agence Aman qui me fait le circuit en 5 jours pour un gros prix mais avec hôtel fabuleux! Je ne sais pas ce qu’il y a à visiter là-bas!
27 novembre:
Le chauffeur passe me prendre à 9H. Nous mettons 14H de route. J’ai regretté mille fois mon choix pendant le trajet. J’arrive à près de minuit à l’hôtel fabuleux qui, en fait, n’avait rien de tel et m’a mis dans une colère folle. Rien n’allait! Je suis habituée à ce genre d’hôtel mais pour le prix, je m’attendais à tout autre chose. Je téléphone à l’agence pour qu’on me change direct; Pas évident par téléphone quand on ne parle pas anglais mais ils m’ont bien compris quand même et m’ont raccroché au nez. Toutefois, ils ont téléphoné au chauffeur et je change d’hôtel demain. Je pars à minuit à la recherche d’un resto; tout est fermé sauf un petit boui-boui. Il fait très froid. Quelle idée d’aller au nord de l’Inde quand on est frileux! Je continue à regretter!
28 novembre:
Je déjeune dans une ambiance glacial avant de me lancer faire la visite de RISHIKESH. Alors là, je suis agréablement surprise. C’est l’Inde comme je l’aime avec ses nombreux temples, ses singes, ses marchands, des pèlerins. Le Gange ici a une toute autre allure qu’à Vârânasî. Il parait plus pur, dévalant entre les montagnes, il est vraiment sacré ici!
Après la visite prolongée de l’immense temple dont je ne connais pas le nom, j’oublie mon sac avec mon passeport, cartes de crédit, argent au pied de la statue du Dieu Hanuman. C’est en voulant acheter une bouteille d’eau que je m’en suis aperçue. Ca m’était déjà arrivé à l’aéroport de Barcelone où j’avais paniqué à mort. Ici, j’ai fait demi-tour et suis restée confiante ne voulant pas imaginer la suite. Mon sac m’attendait, ce qui vaut certainement au fait qu’il est vieux et sale, ce qui a dû faire penser à un sac de sâdhu. Je poursuis sereine ma longue et magnifique promenade avant de terminer dans un ashram pour faire un mauvais massage. Il fait glacial!
29 novembre:
Visite de HAIDWAR. Je commence par aller voir les Sâdhus qui vivent là en grand nombre. Je vais sur les ghâts du Gange pour un moment de méditation; je baigne mes pieds dans le fleuve.
Nous mettrons 6H pour arriver à DELHI et 3H pour trouver mon hôtel. Le chauffeur est nul! A cause de lui, je ne profite pas de ma soirée; je pensais faire un bon massage! Pas de pourboire!
31 novembre :
Brève nuit à DELHI puis maison d’hôtes chez Ben dans le quartier Nizamuddin.
Un taxi vient me chercher et l’agence de Jaipur s’engage à payer mon hôtel, encore bien!!!
1er décembre:
Il me faut trouver un endroit que je n’ai pas encore fait à DELHI. J’avais vu sur le forum qu’il y a un temple récent, ouvert au public depuis 2005: Akshardhaam temple. Je vais donc voir ce gigantesque temple avec des exhibitions et une promenade en bateau représentant la vie au fil des ans. Il y a une reproduction miniature des grottes d’Ajanta et d’Ellorâ, un village avec une école, un hôpital, un bazar ayurvédique… On y présente un film sur la vie de Swaminarayan. Dans le jardin, de grandes statues en bronze. Le temple est entouré d’éléphants sculptés dans diverses situations. C’est grandiose, 3H pour la visite sans le film.
Je passe ensuite au marché tibétain que je n’avais pas encore eu l’occasion de voir.
2 décembre:
Départ en bus vers Panhar Ganj pour faire mes achats: épices, thé, crèmes ayurvédiques.
3 décembre:
Dernier jour; comme prévu, je ne fait rien. L’avion est déjà annoncé avec un retard; il décolle à 3H30 du matin. Le retour se passe bien sauf que je n’arrive pas à dormir dans l’avion.
En conclusion: ce voyage a été très différent des autres. J’ai apprécié le Gujarat malgré que ce fut difficile pour moi à cause du manque de communication qui m’a manqué beaucoup durant ce périple. J’ai ressenti plus de solitude que lors de mes précédents voyages mais je partais avec un autre état d‘esprit! Je n’aime pas visiter deux fois le même endroit; j’aime la découverte. C’est pourquoi, après ce 7ème voyage en Inde, j’ai décidé de fermer la boucle…
HOTELS
MUMBAI: SEA PALACE: propre, face mer. 5’ à pied Gâte India, bon repas - 60€
AURANGABAD : SPEARLING PEARL: personnel sympa, bruyant, ch défraîchies - 18€
NASIK : SEVEN HAEVEN: luxe, très propre. Personnel sympa - 30€
SAPUTARA : VAITI ROPEWAY RESORT: bien situé au-dessus montagne, bon repas, sympa. 45€/nuit all in.
VADODARA: HOTEL KALIAN: pas accueillant , moyennement propre, vieux A EVITER - 18€
CHOTTA UDEPUR: Maharaj SAJJANSINK. heritage palace KALINIKETAN
Bon accueil; bon repas; propre; calme, charme, 55€ Pet déj + diner du soir Tél: +91/912669/233577 /9374568090.
JAMBUGHODA: endroit calme, accueil moyen, bon repas, vieillot mais propre, pas eau chaude: 46€ Pet déj + diner du soir et boissons compris www.jambughoda.com . +91 2676 241258
BHAVNAGAR: HOTEL APPOLO en rénovation et pas ascenseur, sera bien après rénovation - 16€
HOTEL WITH ROSE: propre, bon repas, demander chambre arrière, personnel sympa - 20€
DIU: HOTEL RESAL BEATH: propre, bruyants indiens, 2 min plage, Personnel pas sympa. Repas chers. 45€
SASAN GIR: GIR BIRDING LODGE: propre, tout confort, pens compl. Safari organisé. Personnel sympa -40€
GONDAL : ORCHAD PALACE: très cher, propre, luxe - 63€
DWARKA RESIDENCY: propre, ne se laissant pas arnaquer par le réceptionniste. Bonne nourriture - 25€
DWARKA: HOTEL GURUPRERNA : moins chic, moins cher… cour pour se relaxer - 17€
BHUJ: HOTEL MAGALAM, propre, bien situé - 18€
JAMNAGAR: hôtel REGENCY, pas de souvenir particulier ni bon ni mauvais - 26€
ZAINABAD: le pied, petit cottage mignon, plaine nature, relax, propre, personnel sympa, safari gratis - 35€
UDAIPUR: HOTEL MANDIRAM PALACE, mignon, serviable, bien situé avec vue lac, pas hésité à changer ch si va pas - 37€
PUSHKAR: GREENPARK, trop loin du centre, ch froide, 35€ pend festival.
JAIPUR: hotel MOON LIGHT; clean, sympa, balcon, resto terrasse, bonne nourriture, calme hors ville - 17€
JAIPUR: hotel Héritage INN, au calme, bien situé, propre, sans plus - 17€
RISHIKECH: hotel HD regency, froid, belle vue, demander le 2ème ou le 3ème étage. - 23€
Hotel SHIVAHAM : à éviter - 28€
DELHI; HOTEL NAMASKAR INDIA : propre, sympa, 17€
DELHI: Chez BEN: voir Milna.org - Impeccable - 15€
Bonjour tout le monde.
Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.
Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.
Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.
Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.
Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
lors d'un voyage au vietnam, mon compagnon s'est entiché d'une petite vietnamienne de 20 ans, étudiante, et lui a promis le mariage tout en lui remettant 750 euros pour faire ses études.
depuis, elle le poursuit de ses assuidités par le biais du net.
j'aimerai savoir si pareille aventure est déjà arrivée a l'un de vous et si cela peut être sérieux pour l'avenir de mon ami. arnaque ou véritable souhait d'amour ?
merci pour toutes les éventuelles réponses que vous je recevrais et auxquelles je répondrais.
poupounette.
Bonjour à tous, me trouvant actuellement à Ko Chang en Thaïlande et étant proche de la frontière Cambodgienne, je voulais savoir si Phnom Penh valait le coup d’être visitée pour 4 ou 5 jours...? Si oui que me conseilleriez vous? J aimerai plutôt savoir pour Phnom Penh et ses environs car j’ai déjà fait Angkor et Siem Reap... merci d’avance pour vos réponses😊
Bonjour tous! Nous avons fait le Pérou, la Bolivie, l'Équateur, l'Amérique centrale, la Thailande, l'Indonésie et maintenant nous voulons faire l'Inde.
Nous avons entendu dire à plusieurs reprises, surtout dans les guides et par des voyageurs que l'Inde est une poubelle à aire ouverte, comparée aux pays que nous avons déjà visité. Nous ne sommes pas des voyageurs luxueux, mais tout de même, nous aimons minimalement un peu de propreté, de salubrité et un cachet coquet. Quand nous voyageons, nous ne prennons jamais les hôtels très très bas de gamme, nous sommes dans la moyenne des prix, disons. À quoi devons-nous nous attendre en Inde ? Surtout ce qui a trait à l'hébergement, la nourriture, est-ce vraiment si pire que ça ? Nous avons couché dans le fin fond de l'Indonésie dans l'ile de Flores, dans des endroits très rudimentaires, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des endroits minimalement sympatiques en Inde...dans le sens où on veut être en mesure de pouvoir déposer nos sacs par terre dans les chambres...C'est ce que plusieurs voyageurs nous ont confié...C'est trop malpropre...on ne peut pas déposer les sacs par terre au risque de se retrouver infesté de bestioles ou autres....Qu'en est-il ?
Alors les amoureux de l'Inde, manifestez-vous! hehehe
Nous avons entendu dire à plusieurs reprises, surtout dans les guides et par des voyageurs que l'Inde est une poubelle à aire ouverte, comparée aux pays que nous avons déjà visité. Nous ne sommes pas des voyageurs luxueux, mais tout de même, nous aimons minimalement un peu de propreté, de salubrité et un cachet coquet. Quand nous voyageons, nous ne prennons jamais les hôtels très très bas de gamme, nous sommes dans la moyenne des prix, disons. À quoi devons-nous nous attendre en Inde ? Surtout ce qui a trait à l'hébergement, la nourriture, est-ce vraiment si pire que ça ? Nous avons couché dans le fin fond de l'Indonésie dans l'ile de Flores, dans des endroits très rudimentaires, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des endroits minimalement sympatiques en Inde...dans le sens où on veut être en mesure de pouvoir déposer nos sacs par terre dans les chambres...C'est ce que plusieurs voyageurs nous ont confié...C'est trop malpropre...on ne peut pas déposer les sacs par terre au risque de se retrouver infesté de bestioles ou autres....Qu'en est-il ?
Alors les amoureux de l'Inde, manifestez-vous! hehehe
Bonjour à tous !
Très bonne et très belle année 2018 ! Je vous souhaite de tout cœur de très belles croisières et de beaux voyages !
C'est une croisière qui avait tout pour être une réussite, une bonne compagnie et une très belle destination...
Pendant la semaine de la croisière du mois d’avril je trouve une offre qui me parait intéressante de Cape Town à Cap Town sur le Nautica un petit bateau de 680 passagers.

L'Afrique et ses parcs, nombreux et magnifiques, est une destination que nous n'aurions jamais choisie pour un voyage terrestre. Nous n'avons pas l'esprit assez aventurier pour aller courir les grandes réserves, ou faire un safari, ce n'est pas notre truc.
Cet itinéraire comporte beaucoup d'escales et peu de jours de mer. La compagnie Oceania en laquelle j'ai toute confiance suite à notre première expérience très réussie me parait idéale pour cette destination dont je n'avais jamais rêvé avant. Nous voilà décidés pour cette croisière qui me parait un peu comme un menu dégustation avec à chaque escale un échantillon d'Afrique.
Pour la première fois de notre vie de croisiéristes nous réservons toutes les excursions avec le bateau pour des raisons de sécurité et de distances entre les ports et les parcs visités. Nous avons un programme varié et bien diversifié très alléchant.
Avant de partir il est nécessaire pour les ressortissants français et beaucoup d'autres d’obtenir un visa pour le Mozambique. J'ai reçu un grand nombre de messages d'Oceania pour me le rappeler. Le bateau offre de s’occuper de cette démarche pour 125 $ par personne.
En le demandant moi même directement à l’ambassade à Paris cela coûte 40 € par personne, plus les frais de photos et de recommandé, le prix de revient est de 120 € pour 2 visas ; nous l'obtenons facilement en 15 jours.
Le Mozambique est une zone de paludisme mais pour une journée d'escale, en ville, en pleine journée nous choisissons de ne pas prendre de traitement malgré les nombreux mails de la compagnie pour nous y encourager.
Très bonne et très belle année 2018 ! Je vous souhaite de tout cœur de très belles croisières et de beaux voyages !
C'est une croisière qui avait tout pour être une réussite, une bonne compagnie et une très belle destination...
Pendant la semaine de la croisière du mois d’avril je trouve une offre qui me parait intéressante de Cape Town à Cap Town sur le Nautica un petit bateau de 680 passagers.

L'Afrique et ses parcs, nombreux et magnifiques, est une destination que nous n'aurions jamais choisie pour un voyage terrestre. Nous n'avons pas l'esprit assez aventurier pour aller courir les grandes réserves, ou faire un safari, ce n'est pas notre truc.
Cet itinéraire comporte beaucoup d'escales et peu de jours de mer. La compagnie Oceania en laquelle j'ai toute confiance suite à notre première expérience très réussie me parait idéale pour cette destination dont je n'avais jamais rêvé avant. Nous voilà décidés pour cette croisière qui me parait un peu comme un menu dégustation avec à chaque escale un échantillon d'Afrique.
Pour la première fois de notre vie de croisiéristes nous réservons toutes les excursions avec le bateau pour des raisons de sécurité et de distances entre les ports et les parcs visités. Nous avons un programme varié et bien diversifié très alléchant.
Avant de partir il est nécessaire pour les ressortissants français et beaucoup d'autres d’obtenir un visa pour le Mozambique. J'ai reçu un grand nombre de messages d'Oceania pour me le rappeler. Le bateau offre de s’occuper de cette démarche pour 125 $ par personne.
En le demandant moi même directement à l’ambassade à Paris cela coûte 40 € par personne, plus les frais de photos et de recommandé, le prix de revient est de 120 € pour 2 visas ; nous l'obtenons facilement en 15 jours.
Le Mozambique est une zone de paludisme mais pour une journée d'escale, en ville, en pleine journée nous choisissons de ne pas prendre de traitement malgré les nombreux mails de la compagnie pour nous y encourager.
Hello
est ce que quelq'un a deja traversé le lesotho entierement a pied ?
je n'est jamais fait ce genre de truc mais je pense que c'est faisaible, les gens ont la reputation d'etre vraiment acceuillant pour peux que ca soit un contact naturelle et desinteressé, c'est un asser petit pays mais vraiment beau
a votre avis vous grand marcheur lol combien de semaine pour traver ce pays du sud au nord ?par ex en partant de la riviere Caledon, bifurquant sur le fleuve orange ensuite la chaine de montagne, la reserve nationale, ...
j'ai vraiment pas encore d'itineraire car ca reste encore du reve mais je comte bien traverser un coin d'Afrique entierement a pied facon africa trek lol az la fin de mes etudes...
Merci beaucoup de m'eclairer
Compte rendu d'un voyage de 40 jours en Thaïlande du 8/11 au 17/12
Itinéraire : Bangkok, Ayutthaya, parc de Khao Yai, Phimaï, Nong Khai, Sangkhom, Chiang Khan, Sukhotthai, Lamphang, Chiang Mai, Paï, Soppong, Mae Hong Son, Mae Sariang, Krabi, parc de Khao Sok, îles de Koh Lanta, de Ko Yao Noi, de Ko Muk, Trang, Bangkok.
L'esprit du voyage
Après une éclipse de 36 années et après avoir visité tous les autres pays limitrophes du sud-est asiatique, nous voulions retourner voir ce pays. Mais nous avions aussi quelque appréhension à y retourner, nous doutant bien que les scènes authentiques vues au marché flottant de Damnoen Saduak, ou les tribus (Karen, Black Lahus) visitées dans le triangle d'or en 1978 faisaient partie d'un passé révolu. Partant avec des amis qui ne connaissaient ni l’Asie ni à fortiori la Thaïlande, nous voulions leur montrer la Thaïlande classique avec ses sites (naturels ou culturels) inévitables et néanmoins éviter les zones par trop touristiques, d'où cet itinéraire qui mélangent un peu les deux.
Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien : https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE
Budget : pour 2 personnes : 3890 € avion : vol Bâle-Bangkok AR (AF-KLM) 1267 € transports : 672 € (dont 2 vols sur place) hôtels : 840 € nourriture : 836 € visite : 189 € divers : 86 €
Quelques prix en bahts Café/thé : 25 à 50 Bière (60 cl) : 70 à 100 Pad thaï : 45 à 130 Plat avec viande : 60 à 150 (30 B. en plus pour du poisson/fruits de mer) Petit-déjeuner complet : 100 à 170
8/11 Atterrissage à Bangkok à 10h12 heure locale après 10h ¼ de vol depuis Amsterdam. Une fois de plus la moiteur nous surprend au sortir de l'aéroport. Après les formalités d'usage (visa + change minimal) nous allons prendre le Rail Train jusqu'au terminus de Phayathaï. Là en bas une employée note notre destination et appelle un taximètre. Au bout de 10 mn un taxi nous prend en charge tous les 4 et nous emmène vers notre hôtel peu avant d'arriver, il trafique son compteur (qui indiquait 72b) se disant désolé et le met à 0 nous arrivons 5mn plus tard et il compte bien nous escroquer d'une somme supérieur à la course ! C'est mal nous connaître, nous lui donnons 80 b et partons joindre l'hôtel à 2 mn de là. L'hôtel Lamphutree GH est bien situé le long de la rivière Lamphu bien au calme. Les chambres lambrissées de bois bruns sont agréables avec tout le confort (sdb privée, AC). Nous posons nos affaires et allons à la découverte de Bangkok en commençant par le quartier « routard » de Khao San tout proche. Ca correspond bien à ce que décrivent les guides à savoir une enclave routarde avec salons de massage, de tatouage, restaurants « bouisbouis », mini agences de voyage, et toute une faune de tous âges et de tous continents. Le soir c'est particulièrement animé et bruyant, entre les sonos, karaokés, taxis et tuktukklaxonnant. Nous quittons Khao San en direction du Palais royal où nous hésitons sur la suite de notre programme : un Thaï nous suggère de louer un tuktuk, de faire 2 ou 3 monuments puisque le palais est fermé (mon œil) et de passer par une agence de voyage pour y acheter un tour. Comme par hasard un tuktuk s'arrête et il nous le négocie pour (4x10 b) jusqu’à 17h. Sur le coup nous n'étions pas trop méfiant et vu le prix ça valait la peine de faire ce tour n'ayant pas envie de visiter ce gros site qu'est le palais royal. Nous voilà parti visiter le grand bouddha debout (intérêt moyen) puis le Wat Saket beaucoup plus intéressant avec la vue qu'il offre sur toute la ville de Bangkok. Nous retrouvons avec plaisir tout ce qui gravite autour des temples bouddhistes c'est à dire les marchands du temple : gargotes, attractions, vendeurs de bondieuseries, charlatans de toutes sortes, et bien sûr les fidèles venus pour prier, méditer, brûler de l’encens, faire sonner les gongs, etc. La visite éclair à l'agence de voyage n'a pas laissé une bonne impression au chauffeur de tuktuk puisque nous n'avons évidemment rien acheté ! Il nous emmène de mauvaise grâce au Wat Phu, dernière étape de notre tournée, qui est ouvert contrairement à ce qu'il annonçait ! Très belle visite à cette heure crépusculaire, peu de monde et des couleurs changeantes. On termine la visite à l'éclairage artificiel. Le grand bouddha couché tout en or est superbe. Retour à l'hôtel en tuktuk (100b) et dîner à l'hôtel. Nuit bienvenue après une très longue journée.
9/11 L'hôtel est très calme, la climatisation silencieuse et efficace. Je sors vers 6h pour découvrir les lieux proches, visiter un grand temple pas très loin et parcourir les ruelles d'un tout petit marché installé entre un pont et un passage couvert près de la rivière. Petit-déjeuner excellent, copieux (buffet) et varié (thaï et continental). Le soleil tape déjà fort et nous partons à pied vers le palais royal : horreur c'est dimanche et on a l'impression que tous les touristes de Thaïlande et d’ailleurs se sont donnés rendez-vous ici. Nous rebroussons chemin et nous nous dirigeons vers le marché du quartier chinois qui bien que l'on soit dimanche est actif et bien fréquenté. On y retrouve les scènes habituelles, petites cantines, vendeurs ambulants, bazar où on vend de tout et de n'importe quoi ! Nous repartons vers Memorial bridge où nous empruntons un ferry jusqu'à Tha Tien. De là nous traversons le fleuve (3b) pour aller visiter le Wat Arun qui est en face : très beau temple du chedi principal accessible par un escalier très raide on jouit d'une belle vue sur Bangkok. Nous retraversons la rivière Phraya et allons nous payer une petite promenade sur les klongs de Bangkok, (1600 b pour 35 mn) ce n'est pas donné mais la balade était agréable et donnait une bonne idée de la vie dans cette Venise asiatique. Retour vers l'hôtel par la rivière Phraya jusqu'au quai Phra Arthit. Bon dîner au Pannee restaurant dans Khao San.
10/11 A 8h nous sommes prêts pour aller visiter le Wat Phra Kéo que nous atteignons 5mn avant l'ouverture des grilles, peu de monde heureusement mais ça ne va pas durer. Nous pourrons voir le Wat Phra Kéo dans de bonnes conditions. Au bout d'un moment ce déferlement d'or, de miroirs brillants et de peintures vives finit par lasser. C'est le moment de contempler les belles peintures qui revêtent le mur qui encercle le Wat Phrakéo et qui sont un peu à l'ombre d'un soleil sans pitié. La rage du « selfi » et de la photo en général sont communs aux peuples asiatiques (et pas seulement !) qui visitent les sites et les poses les plus ridicules ne les gênent aucunement. Nous terminons par la visite essentiellement extérieure du palais royal qui n'a qu'un intérêt limité. Nous sortons du palais et passons par le petit marché aux amulettes situé un peu plus loin. Nous remontons ensuite le fleuve vers le Nord jusqu'à quai Tha Thewet dans l'intention de visiter le Vimanmek, c'est une longue approche à pied sous un chaud soleil mais qui ne sera pas couronnée de succès car c'est fermé le lundi, et m...Crevant de soif, nous forçons un timide barrage policier pour aller étancher notre soif dans une cantine tout proche réservée à la police. Retour toujours à pied au Lamphu GH et dîner au Pannee restaurant.
11:11 Départ pour la gare de Hualamphung toujours en taxi, nouvelle technique : le compteur a été mis et la prise en charge indique 25b mais il ne bougera pas jusqu'à la gare, là le chauffeur réclame un prix exorbitant que nous n'acceptons pas, de rage il jette les 40 baths et son téléphone par terre pendant que nous partons tranquillement à pied vers la gare toute proche. Nous prenons des billets 3° classe pour Ayutthaya (15b pp) et devons un peu attendre : ce n'est vraiment pas un express car au bout d'une heure ¼ nous atteignons à peine l'aéroport domestique de Bangkok. En fait il nous faudra plus de 2h30 pour atteindre Ayutthaya mais dans d’excellentes conditions de transport. Arrivés à destination nous franchissons la rivière avec le bac (5b pp) et allons nous installer juste à côté au Baan Kum Pra GH, très belle situation au bord de la rivière Pa Sak, chambre ancienne au charme rétro avec des objets bric à brac poussiéreux, peu d'espace et sdb commune. En attendant que les chambres soient prêtes nous allons nous désaltérer sur la sympathique terrasse qui donne sur la rivière et regardons les convois de péniches qui descendent vers Bangkok. Il fait bien chaud et les moustiques font partie de la fête. Nous allons ensuite louer des vélos, tout prêt du débarcadère (40b) et partons visiter le wat Mahathat qui est remarquable avec sa tête de bouddha enserrée dans les racines d'un banian, attraction touristique appréciée des touristes. Nous reprenons les vélos et pédalons dans la chaleur moite et avons un peu de mal à trouver le Wat suivant, il faut dire que les plans dont nous disposons sont faux ! Nous trouvons finalement le wat Ratchaburana en fin de journée puis le Wat Phra Sri Sanphet, magnifique perspective avec ses trois chedi alignés dans la lumière de la fin de l'après-midi. Pour rentrer à l'hôtel nous empruntons la route circulaire qui contourne le centre d’Ayutthaya en passant par le marché. Fatigués et assoiffés nous nous installons sur la terrasse de l'hôtel pour nous reposer en regardant le fleuve et la circulation des bateaux.
12/11 Pour notre 2me journée à Ayutthaya nous décidons d'aller voir le palais de Bang Pa In. Nous prenons le premier train pour Bang Pa In et 20 mn plus tard nous y sommes. Là un songthaew nous propose (20 b pp) de nous emmener jusqu'au palais distant de 2 à 3 km. Nous payons l'entrée et c'est vraiment un dépaysement complet : nous passons de la vie brouillonne agitée et bordélique de la vie thaïe à l'espace propret et aseptisé du parc où des voiturettes électriques sillonnent silencieusement le parc. Cela tient du parc d'attraction pour touristes aisés et la diversité des styles des bâtiment nuisent finalement à l'harmonie de l'ensemble. Nous reprenons le même tuktuk pour retourner à la gare d'où nous repartons pour Ayutthaya. Daniel et moi relouons deux vélos pour aller voir les quelques temples qui manquent encore à notre palmarès. Nous commençons par le « floating market » qui se révèle nullissime comme prévu : espace artificiel disneylandisé où tout est faux et reconstruit suivant les schémas des attractions commerciales. Nous fuyons et allons visiter le beau temple Wat Yaï Chai Mongkhon remarquable par ses nombreuses statues de bouddhas habillées de tissu safran. Je termine cet itinéraire par la visite du Wat Chai Watthanaram : superbe construction de style angkorien resplendissante au soleil couchant. De plus la rivière qui le côtoie rajoute une touche bucolique à l'ensemble. Retour vers l'hôtel par des petites routes campagnardes.
13/11 Départ pour la gare, nous repassons le bac, cette fois c'est payant (5b) contrairement à hier où il n'y avait personne, aller comprendre ! Nous prenons l'expresse pour Pak Chong (172b pp) : Le prix est près de 10 fois celui payé (175b) pour venir de Bangkok jusqu'à Ayutthaya alors que la distante est presque la même, pourtant nous sommes toujours en 3° classe mais c'est vrai que nous pris un express ! Serait-ce l'explication ? Je n'en vois pas d'autres. Vers 12H nous arrivons à Pak Chong où nous attendrons assez longtemps la voiture de la Greenleaf GH censé nous amener sur place. Après quelques péripéties et coups de fil, un tuktuk arrive et nous emmène en 15 mn jusqu'à la GH. Ambiance sympa, toute la famille s'active autour d'une cuisine-débarras bordélique. Le jeune patron nous montre nos chambres à l'arrière de la route : chambre standard avec ventilo et sdb (eau froide) privée. Aucun mobilier comme d'habitude, par contre la surface de la chambre est grande. La douche est froide mais ça ne pose pas vraiment de problèmes. Nous déjeunons d'un excellent pad thaï (45b) et reprenons vers 15h le songthaew pour aller faire notre première ½ journée dans la nature avec un guide sympathique et parfaitement anglophone.
Nous commençons par une baignade dans une piscine naturelle aménagée au sortir d'une source naturelle il y a également des thaïs et des occidentaux. Le guide commence déjà par nous montrer quelques spécimens de la faune locale : petit serpent ivoire, araignées de toutes tailles. Après la baignade dans une eau fraîche, il nous emmène en voiture jusqu'à une grotte aménagée : nous descendons par un escalier pour atteindre d'abord une salle souterraine dans laquelle trône des bouddhas puis nous progressons dans des boyaux étroits pour aller voir des chauves-souris, une scolopendre, une grenouille etc. Nous ressortons pour aller voir ensuite la fameuse sortie de millions de chauves-souris au coucher du soleil. Pour cela nous nous postons au crépuscule à la base d'une colline d'où débouche l'entrée de la grotte et à 18h pile un long nuage en forme de ruban de quelques mètres de diamètre sort de la grotte et s'élève dans le ciel. On entend le bruissement des milliers d'ailes ainsi que les petits cris des chauves-souris. Au bout de 15 mn nous quittons l'endroit alors que les chauves-souris continuent de sortir de la grotte.
14/11 La Greenleaf GH est située au bord de la grande route qui mène au parc et dès le matin tôt la circulation est dense, heureusement nos chambres sont situées dans le jardin à l'arrière de la GH. Petit déjeuner sur la terrasse avec d'autres touristes ayant choisi le même tour que nous. À 8h nous partons en songthaew en direction du parc. Nous récupérons un couple de français dans une autre GH et partons en direction du parc. Premier arrêt où nous partons à la découverte des singes, nos guides ont de bons yeux et nous ne verrions rien s'ils ne nous les montraient d'abord avec leur longue vue. Si les macaques souvent à terre sont faciles à voir il n'en est pas de même des gibbons perchés tout en haut des arbres et quasi toujours cachés par l'épais feuillages des arbres de la forêt. Nos guides nous emmènent ensuite voir une belle chute d'eau puis nous montrent une belle petite vipère toute verte endormie sur une tige de la même couleur d'où un mimétisme parfait qui la rend invisible à nos yeux. La balade en forêt nous permettra de voir de belles plantes, des fleurs et des arbres majestueux d'une hauteur impressionnante. La fin de la journée sera consacrée à la recherche des éléphants mais malgré les km parcourus à petite vitesse sur les principales routes du parc nous ne les verrons pas. Retour à la GH où nous dînons avec le couple de Français qui a partagé notre journée. La nuit sera accompagnée par les échanges bruyants et réguliers des crapauds des réservoirs tout proches.
15/11 Départ de la Greenleaf après le petit-déjeuner vers 9h. Intense activité ce matin où 3 songthaew chargés de touristes occidentaux partent visiter le parc. Déposés à la station de bus de Pak Chom nous attendons très peu avant de repartir vers le Nord. Un petit scorpion essaiera en vain de se faufiler entre nos pieds ! Le bus confortable va nous emmener jusqu'à la ville de Khorat. De là un autre bus nous emmène jusqu'à la petite ville de Phimai, notre étape de ce jour. Nous trouvons rapidement la GH réservée par téléphone la veille à 3 mn de l'arrêt de bus. C'est correct, sdb privée et clim mais l'espace est compté, pas de table ni chaise ni armoire, juste un lit et un étendoir pour faire sécher les serviettes, ce modèle minimaliste de chambre est assez répandu ici en Thaïlande. Vu que c'est l'heure du déjeuner et que nous avons de plus très soif, nous nous installons au restaurant de la GH dans la petite cour pour un repas correct. Nous allons ensuite visiter le fameux temple de style angkorien qui a fait la réputation de la ville et c'est vrai qu'on se croirait sur le site d'Angkor Vat : même entrée avec ses longs serpents en guise de balustrade qui encadrent l'accès au temple, même structure carrée avec un prang central. On retrouve également les balustres en pierre qui imitent le travail du bois, des apsaras sur les linteaux ou les colonnes d'accès au cœur du temple, des barais (lacs artificiels) qui permettaient l'approvisionnement en eau du site. Nous ressortons du temple et allons nous promener au milieu du marché qui se tient juste à côté. Marché très animé et agréable où les paysans offrent leurs produits : légumes, herbes, viandes (grenouilles, rats ?) poissons, crabes, crevettes, produits cuisinés etc. Nous continuons notre chemin vers le fameux banian géant, autre curiosité locale : en réalité c'est toute une forêt qui s'est formée à partir d'un unique arbre il y a plus de 350 ans autour d'un vaste marécage. Retour en ville et dîner dans un restaurant en forme de ranch au coin de notre rue.
16/11 Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel Khru Pom et allons nous poster à l'endroit indiqué par la patronne pour récupérer le bus qui va à Khorat. 10 mn plus tard le bus est là et nous laisse au bout de 10 km sur l'autoroute qui mène à Udon Thani. Nous traversons l'autoroute et allons à l'arrêt de bus où nous achetons nos billets pour Udon Thani. Le montant annoncé ne correspondant pas au prix indiqué sur le ticket nous le faisons remarquer à l'employé qui nous rembourse (720b au lieu de 900 b) avec une mine contrite ! Le bus va remonter vers le nord à bonne vitesse par cette autoroute à 4 voies. Les paysages industriels et agricoles se succèdent tout le long de la route, Udon Thani apparaît comme une ville moderne avec ses buildings en verre, ses centres commerciaux et ses publicités numériques qui défilent sur de grands panneaux lumineux. Nous changeons de bus à Udon Thani et repartons immédiatement dans un autre bus pour Nong Khai où nous arrivons au bout d'une heure il est 14h et nous voyageons depuis 8h du matin soit 6h de bus mais dans de bonnes conditions. De la station de bus nous partons à pied en direction de l'hôtel réservé la veille à Phimai. Il fait très chaud et nous y sommes rendus après 20 mn de marche : c'est le Ruanthai GH, correct sans plus, accueil distant. Nous allons nous balader sur la promenade qui longe le Mékong, fleuve que nous retrouvons avec plaisir et allons déjeuner au fameux restaurant vietnamien « Doeng Namnoen ». Une armada de jeunes filles en uniforme officient et le service est rapide et efficace, les plats sont goûteux et à prix doux, nous en profitons pour prendre des « rouleaux de printemps » (spring-rolls en langage thaï international) frais et frits : délicieux ! Nous continuons notre balade le long du Mékong jusqu'au bout de la promenade à l'Est où des travaux d'embellissement sont en cours. Retour à l'hôtel en passant par le marché couvert où la plupart des boutiques sont dédiées au tourisme. En fin d'après-midi re-balade en ville et le long du Mékong. Dîner, toujours chez le vietnamien mais cette fois d'échine de porc et de salade très épicée de saucisses vietnamiennes.
17/11 Les patrons de l'hôtel ne sont pas des lève-tôt, nous allons de ce fait prendre notre petit déjeuner au Mutmee GH. Service indolent mais beau jardin donnant sur le Mékong. Les bicyclettes sont en sale état, nous allons en chercher ailleurs, mais ce n'est pas si évident que ça : après plusieurs demandes nous trouvons juste ce qu'il nous faut (3 vélos) chez Limanee (de 50 à 80 b le vélo pour la journée). Muni d'un plan photographié chez Mutmee GH nous partons en direction de l'Est (route 3040 qui longe le Mékong), très vite le plan utilisé montre ses limites et ses erreurs. Après de nombreux tâtonnements (ça fait toujours des km en plus!) qui nous permettent de découvrir la vie aux champs, la récolte et le séchage du riz, nous arrivons vers le village de Ban Lao et trouvons quelques km plus loin les fameux carrelets qui servent à pêcher dans les bras marécageux du Mékong. Il n'y a pas de pêcheurs à l'œuvre et il fait très chaud, nous prenons quelques photos et reprenons la route 3012 vers Niang Khai. Arrêt au fameux temple Sala Keao Ku qui regroupe les sculptures fantaisistes d'un moine, on hésite entre des décors de cinéma fantastique, des sculptures de style « rococco gaudiesque » ou un parc d'attractions type Disney. Original en tous les cas et photogénique. Retour en ville et repos bien mérité après ces quelques 45 km de vélo sous un très chaud soleil. Dîner chez Potacha Thai Thai, autre restaurant « moderne » avec une flopée de jeunes serveuses efficaces et habillées pareillement : beaucoup de choix sur la carte (pas loin de 100 propositions !) même si on décline souvent le même plat mais avec des variations d'ingrédients bonne adresse au final.
18/11 petit-déjeuner au Mutmee GH sur la terrasse a écouter les aventures que Serge, un vieux routard français raconte avec un accent anglais inimitable à Julian le patron du GH. A cette heure le Mékong est légèrement embrumé et le soleil ne darde pas encore ses rayons qui seront « mortels » d'ici quelques heures. Nous quittons notre GH et allons à la station prendre le « petit bus vert » qui doit nous amener à Sangkhom. Le précédent bus étant parti à 9h nous devons attendre 11h pour prendre le suivant. Il démarre à 11h et nous emmène brinquebalant vers le Mékong, mais il nous faudra attendre 2h30 avant de le voir par intermittence mais c'est surtout peu avant Sangkhom que nous pourrons l'admirer. Ceci dit, la route est agréable et les plantations se suivent montrant une nature riche et variée. Vers 14h30 nous arrivons à Sangkhom, le bus nous laisse devant la Bouy GH où nous prenons ce qui reste, à savoir une chambre (250b) avec fan et sdb commune et un bungalow (400 b) avec AC et sdb privative. Nous louons un taxi (500b) pour nous emmener au Wat Tak à 19 km d'où la vue sur le Mékong est superbe. Retour au village et balade au marché et le long du fleuve. Excellent dîner au Bouy GH où je goûte un Tom Yang gung aux crevettes. Même si les chambres sont très spartiates et à la propreté plus que douteuse, il y a du wifi et la patronne est très sympathique et serviable.
19/11 Nuit calme, seuls les coqs vers 5h du matin ont troublé notre sommeil. Nous nous renseignons pour l'horaire des bus pour Chiang Khan mais les avis divergent et varient entre 9h et 11h30 ! Nous nous pointons au bord de la route vers 10h, à midi toujours rien ! finalement nous décidons de noliser le pick-up du frère de la patronne du Bouy qui pour 1200 b accepte de nous emmener jusqu'à Chiang Khan en suivant la route qui longe le Mékong (durée 1h40). Deux allemandes profitent également du taxi, Daniel et moi nous nous installons dans la benne et les 4 filles dans la voiture. Très belle route qui cette fois suit bien le cours du fleuve au plus près alors que de Nong Khai à Sangkhom seuls les dix derniers km longeaient le fleuve. A Chiang Khan nous nous installons au Huean Yai Babpa GH, vieille maison tout en bois au bord du Mékong. C'est nettement plus luxueux mais le prix demandé (1500b avec pd) n'est pas justifié. Il est 14h et nous allons à la découverte de la ville : la rue qui longe le Mékong est très touristique avec ses maisons de bois brun typiques de la région elles sont toutes tournées vers le tourisme : hôtels, restaurants, magasins de souvenirs etc. on imagine ce que ça doit donner en fin de semaine quand des hordes de touristes thaïs déboulent dans cette rue. La promenade piétonne sur le Mékong est en réfection et sera entièrement pavée sur plusieurs km. Malgré cette nouvelle vocation touristique, les commerçants qui parlent et comprennent l’anglais sont rares et nous avons quelques difficultés à nous faire expliquer les menus dans les restaurants ! Les prix sont aussi un peu plus élevés qu'ailleurs. Quant au service il est original : les plats arrivent au compte-goutte les uns après les autres sans que l'on sache à qui les attribuer ! Promenade au bord du Mékong au moment du coucher du soleil : bel éclairage, les pêcheurs retournent à terre, de grands oiseaux blancs survolent le fleuve et s'en retournent nicher pour la nuit.
20/11 Levé à 6h pour assister à l'offrande pour les bonzes. C'est beaucoup plus calme qu'à Luang Prabang et les moines sont rarement plus de deux ou trois. Quant au Mékong il est à peine visible et les brumes vont l'envahir petit à petit jusqu'à 9h. Nous louons ensuite des bicyclettes (50b) et partons en suivant le Mékong vers l'Est. Nous croisons de multiples ateliers de préparation et de confiserie de noix de coco. La noix est coupée en deux, le coprah en est extrait avec un couteau incurvé, puis coupé en lamelles et mis à confire dans de grands woks puis mis en sachets et proposés aux clients de passage qui doivent être nombreux compte tenu des dizaines de confiseurs qui se succèdent au bord de la route. Il faut dire que nous sommes sur la route qui mène aux rapides du Mékong. Sur ce terreplein panoramique des dizaines de restaurants, de confiseurs et de magasins attendent le chaland. Retour en ville et repos, je repars en vélo cette fois en suivant le Mékong vers l'Ouest. Retour sur la promenade de la berge pour admirer le coucher de soleil et voir passer les colonies d'oiseaux blancs. Dîner de pad thaï (40 pp mais petite portion et de qualité moyenne) dans une gargote recommandée par la patronne sur la rue principale de Chiang Khan.
21/11 Un tuktuk (20b pp) nous emmène à la gare routière (2km) d'où un bus qui part à 7h15 nous emmène jusqu'à Loei. Attente de 3h que nous trompons en jouant aux cartes, avant de reprendre au autre bus pour Phitsanulok. De là un minibus nous reprend après une autre heure d'attente et nous emmène à Sukhothai où nous arrivons au début de la nuit à 18h. Nous téléphonons au Lotus village pour qu'ils viennent nous chercher : ça aurait dû être fait après 20 mn d'attente, mais à cause d'un quiproquo incompréhensible nous attendrons plus d'une heure pour finalement négocier nous-mêmes un tuktuk (120b) pour rejoindre l'hôtel. Contrarié par ce quiproquo, Michel le patron pour s'excuser nous offre un pastis de bienvenue que nous ferons suivre, après une journée de diète forcée, par des salades niçoises pas vraiment thaïes ! Les chambres qui donnent sur le jardin sont très propres et disposent de tout le confort.
22/11 Nous partons à 8h avec notre chauffeur de tuktuk Dodo dont nous avons négocié la course la veille (500b la ½ journée) pour le site de la vieille ville de Sukhothai distante de 14 km. C'est dans le Vieux Sukhothai que se trouve l'ensemble des temples les plus vieux et les plus beaux de Thaïlande, un petit Angkor en quelque sorte mais mieux entretenu et nettement plus petit. Nous y sommes arrivés le matin vers 8h30 quand le soleil encore bas sur l'horizon colore d'une belle teinte ces vieilles pierres, et éclaire les bouddhas d'une indéfinissable langueur. Nous y sommes restés plus de 4h. Le soir nous y sommes retournés pour y contempler le coucher de soleil et revoir les temples mais cette fois en nocturne avec les éclairages artificiels, c’est toujours aussi magique mais avec une autre atmosphère que celle du matin. Même les nombreux touristes déambulaient en silence touchés par la grâce du moment et du lieu. Retour en tuktuk, toujours avec notre sympathique « Dodo » jusqu'à notre restaurant attitré, le Poo tenu par un Belge !
23/11 On aurait pu aller visiter un autre site comparable à celui de Sukhothai, celui de Satchanarai distant de 50 km vers le N-E, en empruntant tuktuk, bus et vélo mais une journée de repos dans le beau cadre du Lotus village me tentait plus que de voir un autre site, sachant que le lendemain à Lamphang nous verrions encore des wat et à Chiang Mai également. Journée à se reposer, faire du courrier, consulter internet, se balader en ville, aller boire une bière chez le Belge...y déjeuner d'un pad thaï (50b) ou d'autres spécialités comme l'excellente Sukhothai noodle soup.
24/11 Ce matin nous avons fait téléphoner depuis la réception pour confirmer notre arrivée au Riverside GH à Lamphang en fin de matinée. Départ du Lotus village à 9h en tuktuk vers la station de bus pour aller prendre celui qui part à 9h30 en direction de Lamphang (178 b). Surprise dans le bus il y a bien une vingtaine d'occidentaux soit pas loin de la moitié des passagers ! Serions-nous en route vers une destination hyper-touristique ? Même si beaucoup de touristes débarqueront à Lamphang nous n'y verrons que très peu de « farangs ». En arrivant à Lamphang après 3h ½ de voyage en bus, nous prenons un songthaew (20b pp) qui va nous faire 3x le tour de la ville avant de nous laisser devant le Riverside GH. Bel emplacement au bord du fleuve Wang, très belle décoration dans les espaces communs : terrasse, bar, escaliers menant à l'étage, etc. Les chambres simples (avec ventilateur) et sdb privée sont tout en bois avec quelques objets décoratifs dans le ton, les prix sont doux (400b). Munis d'un bon plan et d'indications données par la patronne, nous partons à pied à la découverte des richesses de la ville : Wat Phra That Lamphang Luang qui nous rappelle ceux vus en Birmanie, d’autres Wat également très harmonieux et équilibré, le Wat Phra Kéo Don avec ses moinillons très jeunes au comportement de collégiens facétieux ! Retour en ville, Daniel et moi nous nous buvons une bonne Chang bien fraîche à l’Aroi one baht restaurant : c'est un restaurant très connu avec plusieurs terrasses, une carte très fournie et un service efficace. A cette heure (il est 17h) c'est encore calme et nous profitons bien de l'endroit. Vers 18h30 retour à l’Aroi One baht restaurant, où les places pourtant nombreuses sont devenues plus rares. On nous indique la terrasse à l'étage où nous nous installons pour faire un excellent dîner (470 b à 4). Lamphang est une ville très agréable à dimension humaine et qui recèle de belles choses à voir : de très beaux temples d'influence birmane entre autres, de belles maisons en bois, témoignages de l'ancienne époque florissante du commerce du bois.
25/11 Excellente nuit bercée par les coassements des grenouilles de la rivière toute proche. Nous allons faire un tour au ceramic market à 15 mn à pied à l'est de l'hôtel : une dizaine de petites boutiques vendent des objets divers en céramique, rien d'extraordinaire vraiment. Retour à l'hôtel et départ en songthaew (4x20b) pour la gare routière d'où un vieux bus vert nous emmène à 11h15 en direction de Chiang Mai que nous atteindrons vers 13h. Nous rallions notre hôtel « Rendez-vous GH » en songthaew (4x 50b) : les chambres sont assez grandes relativement propres dans un environnement calme au fond d'un soi, par contre l'accueil est très froid, voire désagréable. Nous partons visiter quelques Wat, ça nous change ! Nos premières impressions sont mitigées, il y a énormément de farangs de tous âges et toutes conditions sans compter les touristes asiatiques : inévitablement cette affluence touristique contribue à modifier et transformer certains quartiers qui se banalisent en un style international et globalisé avec ses MacDo, Starbucks et Hard Rock café, où les agences de voyage succèdent aux bars et bistrots qui eux-mêmes font suite à des magasins de souvenirs, salons de massage, etc. La musique qu'on y entend est en général états-unienne « country, reggae ou seventies » rarement thaïe, dans les menus on trouve de la cuisine italienne (pizzas , lasagnes...) des bars à smoothies ainsi que des « coffe-shop ». La langue parlée et écrite est l'anglais de communication internationale. La ville abrite, comme partout en Thaïlande, un nombre impressionnant de wats, dont certains très beaux comme le Wat Chedi Luang et le Wat Phra Singh. Le soir nous trouvons à dîner au Safe House tout près de notre GH. Excellente cuisine à prix correct.
26/11 Nous partons à la découverte du marché Warrorot dans le quartier chinois, quartier très animé, très beau marché aux fleurs avec une quantité impressionnante d'orchidées.
27/11 Départ pour Pai : nous quittons l'hôtel et hélons un songthaew sur l'avenue qui nous amène à Arcade bus station pour 40b x 4. Là nous prenons un mini van à destination de Pai, départ 9h30. Il nous faudra un peu plus de 3 heures pour faire les 782 virages qui séparent Chiang Mai de Pai. La route est très belle et longe une belle nature tropicale entrecoupée par des exploitations agricoles : bananiers, caféiers, tecks et cultures vivrières, tout paraît propret. Arrivés à Pai nous téléphonons à l’ Orange Grove resort pour qu'ils viennent nous chercher. Le resort est installé à 15 mn du centre de Pai sur la route de Soppong dans un beau verger. Les bungalows sont construits en bordure du verger et disposent de tout le confort. Après nous être reposés nous partons découvrir le village qui répond à l'image que nous nous en faisions d'après la description donnée dans les guides. Les deux rues principales sont dédiées au commerce globalisé international déjà vu à Chiang Mai : un flot de touristes occidentaux très peu vêtus flânent de boutiques en salons de massage et de tatouage et de bars en agences de voyages. Le long de la rivière des touristes en perruques multicolores braillent et s'éclatent en faisant du tubing (= descente de rivière sur une chambre à air de camion). En dehors de ça il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est se balader dans la campagne où l'on retrouve les scènes de la vie rurale traditionnelle du sud-est asiatique. Dîner d'une spécialité locale le laab kua de la viande hachée (crue ou cuite) avec des herbes épicées locales. Les nuits sont fraîches ce qui nous change de la moiteur ambiante dans laquelle nous baignions jusqu'à présent.
28/11 Petit déjeuner complet à 8h (compris dans le prix) puis vers 10h30 le minibus de l'hôtel nous amène à la station de bus où nous attendrons en vain le bus de 11h. Après nous être renseignés à des sources plus fiables que les renseignements donnés par la fille de la billetterie, nous prenons un minivan pour Soppong (100b pp) où nous arrivons vers 13h. Après quelques minutes d'attente et de pourparlers, un homme nous prend dans son pick up (300baths) pour nous emmener au Cave Lodge à 8 km. C'est un très bel endroit situé sur le bord de la rivière, les bungalows s'étagent sur la croupe boisée qui domine la rivière. Nous avons choisi des « nice bungalows » à 700 b et ils sont effectivement très bien : propres, avec une sdb moderne, une petite terrasse qui donne sur la jungle et la rivière tout en bas. Nous demandons au gérant une balade à faire dans l'après-midi et il nous propose celle qui mène à l'entrée d'une grande grotte. L'intérêt c'est que nous pourrons y voir le ballet des martinets qui au coucher du soleil se précipitent dans la grotte après avoir effectué une ronde dans le ciel puis à l'entrée de la grotte. Retour le long de la rivière jusqu'au lodge, excellent dîner et au lit ! Nuit plus que fraîche, glaciale car très humide malgré les couvertures et pulls...
29/11 Bon petit-déjeuner sur place sous la grande charpente principale. Nous sollicitons notre hôte pour une balade de quelques heures, il nous en propose une de trois heures que nous décidons de faire. Nous partons muni du plan sommaire de la balade en montant en direction du nord du village puis nous bifurquons vers l'est en prenant une route non revêtue qui grimpe sec puis redescend et remonte jusqu'à un pont qui franchit une rivière là il nous faut suivre un sentier qui serpente des deux côtés de la rivière et donc se déchausser et franchir la rivière avec de l'eau jusqu'aux genoux. Le chemin ensuite remonte le cours de la rivière cheminant dans la jungle. Arrivés au confluent d'une autre rivière, la situation se complique car nous ne trouvons pas le chemin qui doit nous ramener vers le lodge. La balade telle qu'elle était présentée par l'employé du lodge était décrite comme facile et d'environ 3h !!! Après de multiples hésitations nous tombons par chance sur un guide et son groupe qui justement se dirigent vers notre destination. Nous joignons le groupe et franchissons encore trois fois le cours d'eau avant d'arriver au lodge vers 16h soit 6 heures après notre départ ! Un arrêt prolongé au bar du GH et un peu de repos nous feront beaucoup de bien.
30/11 C'est l'anniversaire de Daniel aujourd'hui. Petit déjeuner normal au lodge puis départ (300b) en voiture jusqu'à Soppong. Là un minibus nous prend jusqu'à Mae Hong Son (100b pp) en 1h15mn. Il est 11h30 et nous descendons à l'hôtel que nous avions réservé, le Romethaï GH situé près du lac en face d'un Wat. Les bungalows sont très corrects et bien répartis dans un très beau jardin avec mare aux lotus, le prix n'est pas donné (1000 b sans pd). Ayant repéré un bon restaurant (le Fern restaurant), nous décidons d'aller y fêter l'anniversaire de Daniel : nous commençons par des cocktails (150b l'un) puis des spécialités du nord de la Thaïlande. Excellent repas pour un prix somme toute raisonnable (1570b). Nous ressortons en fin de journée et allons faire le tour du lac où se sont installés les vendeurs du marché de nuit. C'est très sympathique, de nombreux stands (tissus et vêtements tribaux) sont tenus pas les minorités ethniques de la région. Les chalands sont autant sinon plus des Thaïs que des occidentaux. Il y a bien évidemment des petites cantines comme partout, très appétissantes. Nous préférons pour ce soir prendre des glaces au Fern restaurant.
01/12 Nuit fraîche mais moins humide qu'à Soppong. Les animaux ont « animés » de leurs cris une bonne partie de la nuit : coqs, chats et chiens entre autres. Très bon petit-déjeuner au Salween restaurant près du lac. Nous allons faire un tour au marché local au Nord de la ville, très caractéristique avec la présence de stands tenus par les minorités ethniques, Shan, Karen, Lahus etc. Nous en profitons pour visiter le beau Wat situé juste à côté. Retour à l'hôtel, nous en ressortons vers 15h et Daniel et moi partons à l'assaut des quelques 300 marches qui mène au Wat perché sur la colline heureusement la montée se fait à l'ombre et nous voilà en 15 mn tout en haut : belle vue sur la ville et la campagne, le Wat de style birman est très beau et des moinillons préparent des guirlandes signes d'une fête prochaine. Re-descente et bière bienvenue en ville à observer le ballet des deux roues sur la rue principale. Dîner au Salween restaurant (copieux, bon et pas cher), retour en flânant le long du sympathique marché de nuit du bord du lac.
02/12 Partons à pied jusqu'au terminal de bus assez éloigné du centre, les brumes matinales se sont effilochées vers 9h et le soleil est déjà bien chaud. Le bus local (avec AC) demarre à 10h30 pile et c'est parti pour 4h de route sinueuse mais en bon état à travers la montagne qui sépare la Thaïlande du Myanmar. Vers 14h30 nous voilà à Mae Sariang , la station de bus est tout près de notre hôtel (Riverside hôtel) bel hôtel tout en teck installé au bord de la rivière. Petite balade en ville, visite des deux Wat, achat des billets de bus pour le lendemain (200 x 4) et repos à l'hôtel. Nous ressortons un peu plus tard pour nous promener vers la rivière. Bon dîner à l'hôtel.
03/12 La meilleure literie du séjour !!! Dommage que les coqs toujours très matinaux aient un peu troublés le calme absolu du coin. Petit-déjeuner complet compris, visite rapide du marché du matin pas très animé à 9h30 ! Ça n'empêche pas les vendeuses d'être de très bonne humeur, riant aux éclats devant notre curiosité à l'égard des produits locaux. Départ à 11h en mini-van pour Chiang Mai (200 b pp), chauffeur fangio qui coupera tous les virages avec ou sans visibilité ! Taxi rouge (160 b) pour l'hôtel Baan Kaew GH situé près du night bazar dans un quartier très calme près de l'Alliance française. Repos dans le jardin, excellent dîner au Lemongrass restaurant près du night bazar, puis déambulation parmi les centaines d'échoppes qui proposent toutes à peu près la même camelote : tee shirts, cuirs, lanternes, textiles de soie ou pashmina, et beaucoup d'articles de grande série industrielle d'origine chinoise ou thaïe de mauvaise qualité. Ce marché est immense et occupe plusieurs rues, des places etc. 04/12 Excellente nuit (bonne literie, clim discrète, pas de coqs !) petit-déjeuner dans le jardin, matinée calme à lire, écrire, etc. Nous prenons ensuite un songthaew pour l'aéroport (150 b pour 4). Décollage du vol d'Air Asia ( 4900b pp) à 17h30 pour 1h50 mn de vol, atterrissage à 19h20 à Krabi. Là nous prenons la navette aussi chère qu'un taxi (360 b pour 4) qui nous amène à la station de bus de Krabi d'où un minibus nous amènera (compris dans le prix du billet) devant l'hôtel réservé le NK Hometel. Belle chambre, marbre au sol, mais le ménage a été fait au lance-pierres ! Vu l'heure on ne va pas secouer tout le personnel mais... Bonne nuit, clim discrète, bonne literie...
05/12 Remise des pendules à l'heure chez le personnel de l'hôtel … petit-déjeuner à l'hôtel APO tout proche, puis nous nous approchons du quai de Chaofa pour négocier un trajet vers Railay beach. Comme prévu le coût est de 150 b pp, s'il y a au moins 8 passagers. Par chance des touristes attendent déjà et nous voilà bientôt plus de 10 à attendre de prendre le longtail pour Railay. Quelque 10 mn plus tard nous quittons Chaofa Pier pour 35 mn de navigation jusqu'à Railay East, la destination du longtail. Très belle traversée avec à l'horizon les pitons karstiques caractéristiques de la baie de Pha Nga. La baie de Railay est entourée par de hauts pitons karstiques qui lui donnent cette aspect si particulier et si apprécié. Nous ne sommes pas seuls, ni sur les sentiers ni sur la plage ni dans l'eau. Nous commençons par une promenade qui relie les différentes parties de Railay en longeant la base des falaises de très près. Nous nous baignons sur la plage de Railay ouest, l'eau est très chaude et assez rapidement nous n’avons plus pied, c'est agréable. Nous continuons à nous promener longeant les resorts de luxe qui ont squatté la moindre parcelle de terrain. Nous nous arrêtons pour nous désaltérer (à des prix européens évidemment, 500 b les 4 boissons). Nous continuons notre balade et découvrons la troisième plage, celle de Railay ouest un peu plus au nord, bien abritée sous un piton calcaire. Malheureusement c'est marée basse, et on a pied sur plus de 100 m ce qui est un peu galère quand on veut nager ! De plus la perspective est un peu gâchée avec cette grande étendue sablonneuse. Retour à Railay Est, Daniel et moi prenons le sentier qui mène à la baie de Tonsay en traversant la forêt nous apercevons même un groupe de singes, mais une attaque de moustiques particulièrement voraces nous oblige à rebrousser chemin. Le ciel se couvre de gros nuages et une grosse averse inonde tout. Nous sommes plusieurs dizaines de passagers à attendre que le temps s'améliore pour prendre la mer vers Krabi. Finalement l'embarquement se fait sous une pluie fine, les chaussures embourbées dans la vase, puis complètement dans l'eau pour monter dans le longtail. 30 mn de trajet dans les embruns et nous voilà à Krabi. Nous rentrons à l'hôtel nous doucher et reprendre une allure présentable ! Dîner à l'excellent restaurant Kotung, il a quand même fallu attendre près d'une heure pour apprécier les plats !
06/12 Temps gris, nous prenons un mini-van à destination du parc de Khao Sok (350 b pp) départ à 11h30, rempli d'allemands et d'anglais. Au bout de 2h15mn nous arrivons à Khao Sok, après avoir traversé de très beaux paysages ponctués de pitons calcaires. Un songthaew (payé par les GH) nous emmène jusqu'au Smiley GH que nous avions réservé (500 b p nuit) : nous avions choisi les stone bungalows sur pilotis qui font face à de beaux pitons calcaires. Après avoir pris une boisson nous partons à pied jusqu'à l'entrée du parc (10mn) où nous décidons de faire une marche de 3h en direction de la rivière Sok et de quelques cascades à voir. C'est un beau chemin large qui serpente entre de magnifiques bois de bambou. Le chant des oiseaux et surtout le bruit des insectes est assourdissant tout au long du chemin. Des sentiers partent du chemin principal et mènent à des points de vue aménagés sur la rivière et de petites cascades sans intérêt particulier. De retour nous verrons au loin un groupe de singes batifolant dans les arbres. Dîner à la GH. Le problème dans les parcs est que l'accès à certaines curiosités est réservé aux visiteurs accompagnés d'un guide ce qui limite beaucoup les possibilités de balades que l'on pourrait faire en solo ou sans guide. Nous avons longtemps hésité avant de choisir un tour organisé comme celui proposé par la GH, nous avions peur d'être regroupés avec des dizaines d'autres touristes pour faire un tour classique. Mais en discutant avec une des filles du GH, nous comprenons qu'elle va organiser un tour seulement pour nous quatre, sans personne d'autres. Nous décidons de faire ce « jungle lake tour » le lendemain. 07/12 Levé vers 6h30 je profite du lever de soleil bien qu'il soit caché par la brume matinale, mais l'effet sur les pitons rocheux est magnifique. Les oiseaux et les insectes se régalent ! Petit-déjeuner à 8H et départ en minibus (1h) jusqu'à la digue d'où s'embarque la majorité des touristes. Il y a une belle activité sur les quais mais effectivement, nous sommes seuls sur la pirogue à moteur avec notre guide Kaï. Nous allons traverser une grande partie du lac durant plus d'une heure contemplant le magnifique décor qui s'offre à nos yeux : pitons rocheux, falaises de calcaire blanc, forêt vierge verte qui s'accroche sur ces pentes verticales : c'est vraiment très beau et l'éclairage du matin rajoute du charme à cette traversée. Nous appontons devant les bungalows sur pilotis installés sur le lac par la Smiley GH. Baignade dans une eau chaude et agréable, nous sommes tous seuls ! Puis on nous prépare un délicieux repas que nous prenons sur la terrasse qui domine le lac. Au bout de 30 mn Daniel et moi repartons avec le guide en pirogue pour faire le jungle trek qui doit nous permettre de parcourir un itinéraire souterrain de 700 m dans la grotte de Nam Talu. Nous repartons en pirogue pour encore 30 mn jusqu'à l'embarcadère (en fait le débouché d'un sentier) d'où part la piste qui en 2,7 km va nous amener jusqu'à l'entrée de la grotte. C'est de nouveau l'occasion de marcher dans la jungle, traverser à de nombreuses reprises de petits cours d'eau, entendre les cris des oiseaux et des insectes, et admirer les arbres magnifiques dont deux banians exceptionnels plus que millénaires ! Nous sommes toujours seuls croisant de temps en temps des touristes. À l'entrée de la grotte, nous nous débarrassons de nos appareils photos que le guide va sécuriser dans un sac étanche et nous nous équipons de nos lampes frontales. La progression se fera soit les pieds dans l'eau de la rivière souterraine soit sur les dalles calcaires ou les cailloux qui bordent la rivière. Le guide nous montre différents animaux croisés durant notre progression : serpents, araignées, chauve-souris. Certains passages étroits sont plus acrobatiques parce que le cours de la rivière en se concentrant est beaucoup plus rapide et tempétueux et les courants sont plus forts. A certains endroits l'eau nous arrive au-dessus de la poitrine mais nous aurons pied tout le temps. A la fin du parcours souterrain nous tombons sur un groupe assez nombreux de touristes. Heureusement que le parcours était quasiment terminé, ça nous aurait embêté d'être obligé de le faire encadré par des groupes nombreux. Durant le retour en pirogue, nous verrons un groupe de macaques batifoler sur un arbre au bord du lac. Petit arrêt baignade aux bungalows du lac et retour en une heure jusqu'à la digue puis 50 mn de voiture jusqu'à la GH.
08/12 Petit-déjeuner vers 7h45 puis on nous emmène en pick up jusqu'à la route principale où nous attendrons à peine 10 mn avant qu'un grand bus ne nous amène à Phuket, en fait plus précisément à Thanang. De là nous reprenons un Songthaew (6km) pour le carrefour au monument d'où part la route qui mène à Bang Rong Pier (10 km). Après 20 mn d'attente nous négocions un prix (300 b) avec une « airport limousine » qui nous mène à bon port (c'est le cas de le dire) à Bang Rong Pier. C'est en fait un tout petit port où sont amarrés les bateaux qui font la navette avec l'île de Ko Yao Yai et Noi. Il est 14h et nous allons attendre une 1/2h avant d'embarquer dans un express boat qui en 30 mn va nous mener à bon port. Mais ce n'est pas encore fini avec les transferts puisqu'il nous faut maintenant rallier notre GH, ce sera fait par un songthaew attendant les passagers à l'arrivée des bateaux, 100b pp quand même pour faire +/- 10 km. Le Ko Yao Noi Seaview GH est situé en bord de mer le long d'une plage à 10 mn à pied du port de Tha Khao. Une partie du site est encore en construction, et les abords des bungalows ne sont pas encore paysagés. Les bungalows, récents sont tout confort tout en teck, bel espace, grande sdb. Les propriétaires sont adorables et malgré quelques difficultés nous arrivons à nous faire comprendre, de plus la cuisine est excellente et à prix très correct. La mer s'est retirée et il a un grand espace vide sablonneux ou vaseux entre la limite de la marée haute et la limite de la marée basse. A l'horizon on peut voir les magnifiques pitons rocheux de la baie de Phang Nga. C'est vraiment un bel endroit très calme. Balade le long de l'estran à marée basse, excellent dîner à la GH. 09/12 Réveil un peu tardif vers 6h45, le soleil a déjà pointé son nez rouge ! Il n'empêche les couleurs sont magnifiques. Petit-déjeuner, baignade à partir de 10h30 dans une eau chaude qui fait 1m30 de profondeur et plus mais beaucoup plus loin. Farniente pour la première fois depuis longtemps. Sieste, re-baignade, pause bière, balade le long de la plage, rami, dîner et repos. Nos hôtes sont vraiment charmants, offrant en guise de dessert deux assiettes de fruits frais, nous prêtant un portant pour faire sécher le linge, etc. 10/12 Nos hôtes nous amènent au port de Tha Khao (situé à 10 mn à pied) en mobylettes, le papy se chargeant de nos bagages sur un motobike aménagé. À 9h30 le longtail en bois (200b pp) nous emmène jusqu'au port de Tha Lane près de Krabi en une ½ heure. Encore une occasion de traverser cette magnifique baie de Phang Nga avec ses pitons karstiques. Du port de Tha Lane un songthaew (100b pp) nous ramène en une ½ h à la gare de bus de Krabi où nous attendons un mini-van pour Koh Lanta (200b pp) qui partira à 11h20. 80 km et deux bacs plus tard, à 120 km à l'heure et après avoir franchi systématiquement les lignes jaunes notre chauffeur « Fan Gio bis » nous laisse à Ban Saladan, il est 14h40. Le pick up service du Banana vient nous chercher suite à notre coup de téléphone. Installation dans des bungalows alignés les uns à côté des autres comme dans un camping : ils disposent de tout le confort (clim et sdb privée) mais c'est un peu normal compte tenu du prix (1700 b). Balade et baignade sur la belle plage de Klong Dao puis coucher de soleil sur la mer d'Andaman. La plage de Klong Dao s'inscrit en un arc de cercle dans la partie N-W de l'île près de la ville de Ban Saladan. C'est une grande plage de sable blanc très fin qui descend tout doucement vers la mer : à marée basse on peut marcher un bon bout de temps avant de perdre pied. Il n'y a pas beaucoup de monde, ni dans l'eau ni sur la plage. Tout au long de la plage se succèdent bars, restaurants, salons de massage resorts et bungalows. La clientèle est occidentale exclusivement et surtout suédoise ! Une ambiance familiale et bon enfant règne ici. Quant au dîner nous le prendrons dans un restaurant suédois tenu par une couple mixte, la cuisinière heureusement est thaïlandaise et les plats délicieux. 11/12 Je me suis levé vers 6h30 pour me balader sur la plage et capter les premiers rayons du soleil : bel éclairage sur les barques de pêcheurs au sud de la plage de Klong Dao. Balade ensuite vers la ville de Ban Saladan, le marché est quasi désert, on trouve beaucoup d'agences de voyages. Pause bière vers 12h et discussion pour décider des derniers jours de libre avant Bangkok : snorkeling ? où ? : Ko Ngai ? Ko Muk ? quel hébergement , A quel prix ? Et l'avion depuis Trang ou Krabi ? En attendant une décision, la mer chaude nous tend ses bras ! Profitons-en. Un peu plus tard je repars me balader vers le nord de la plage. Daniel et moi partons faire les agences de voyages pour obtenir des infos sur la suite de notre périple : nous achetons nos billets de bateaux pour Koh Muk (600b pp), l'hébergement au Garden resort de Koh Mook (600 b par bungalow) ainsi que le billet d'avion de Trang à Bangkok par Nok air (1900 b pp). Retour sur la plage pour le coucher de soleil, superbe, puis dîner chez May's restaurant comme hier, toujours aussi bon ! 12/12 Après le petit-déjeuner, un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener au bateau que nous avons réservé la veille pour aller à Koh Muk. Après plusieurs détours pour récupérer des touristes nous arrivons à l'embarcadère où plusieurs groupes sont formés et embarquent dans plusieurs bateaux pour aller sur différentes îles. Nous levons l'ancre vers 9h45 et allons une fois de plus traverser cette belle mer d'Andaman pour aborder d'abord Koh Ngai puis Koh Kradan et enfin Koh Muk. Comme il n'y a pas de jetée à cet endroit (devant le Charlie's resort) nous passons du bateau à un longtail boat qui nous approche de la plage mais nous oblige à descendre dans l'eau à 10 m de la plage. Là deux tuktuk locaux nous emmènent gratuitement jusqu'à notre Koh Muk Garden Resort qui est situé à l'autre bout de l'île à plusieurs km du Charlie's resort. On a vraiment l'impression d'être au bout du bout du monde trimballés sur des pistes improbables qui traversent la jungle et longent de petits hameaux. Enfin nous voilà arrivés, la piste s'arrête nous descendons nos bagages du tuktuk et sommes accueillis aimablement par la patronne qui nous offre d'emblée un verre de lait de coco. Les chambres sont simples, sans décorum : 2 lits, une table, un coin douche à l’eau froide, wc (sans chasse d'eau mais avec un broc et un seau) et une belle terrasse qui donne sur le jardin avec un peu plus bas la mer. Après avoir déposé nos affaires nous partons vers la belle plage au sud où se trouve le Sivalai resort : belle plage de type « maldivienne » avec sable blanc et cocotiers élancés. Mais avant d'y arriver on longe un village de pêcheurs tout à fait authentique aux maisons de bois sur pilotis. Nous nous baignons devant le Sivalai puis retournons au Garden pour déjeuner sur la terrasse (pad thai aux crevettes avec une large « schang beer ». Re-balade au moment du coucher du soleil vers le village. Dîner de poissons et calamars au Dada restaurant. 13/12 Lever de soleil sur le village de pêcheurs, belles couleurs. J'aime bien assister au réveil d'un village tôt le matin, quand les habitants se lèvent et s'adonnent à leurs premières activités matinales : bailler aux corneilles, s'étirer, contempler la mer sans rien faire, préparer le bateau pour la pêche, discuter avec les voisins, brûler des déchets. Les animaux aussi vaquent à leurs occupations, les chiens se poursuivent sur la plage, les coqs chantent, les poules cherchent de quoi picorer, les chèvres quelque chose à brouter, etc. Au petit port convergent des motocyclistes venus de toute l'île et qui se préparent à une nouvelle journée de travail en mer. Vers 10h nous partons nous baigner vers le Sivalai resort mais la mer est encore bien basse et des nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes ! Retour au Garden où la pluie commence à tomber. Notre programme de snorkeling est bien compromis. Balade dans l'île, dîner au Garden 14/12 Toujours des nuages, la grosse dépression venue des Philippines affecte tout le sud de la Thaïlande. Même temps qu'hier donc pas vraiment de raisons de prolonger notre séjour sur cette île. Nous allons nous promener vers le village qui est situé sur la route qui mène à Farang beach, village authentique dont les maisons s'échelonnent le long de la rivière tout en méandres qui se jette dans la mer ce sont essentiellement des pêcheurs qui ont leur barques amarrées sur la rivière, ils remaillent les filets pendant que les femmes s'adonnent aux tâches quotidiennes dont le balayage dans et devant la maison est une activité primordiale par contre les tas de détritus qui ponctuent les proches environs de leurs maisons ne les gênent pas. À 13h30 nous embarquons dans une pirogue qui nous amène sur le continent en face (½ h). En remontant une rivière il nous débarque sur un quai d'où un minibus nous emmène à Trang en 45 mn. Installation à l'hôtel Usa buy (550 b). Temps toujours incertain nous allons nous promener en ville. Bien que l'on soit dimanche il y a quand même un peu d'activités près de la gare de chemin de fer. Le soir nous allons dîner dans un restaurant thaï et chinois près de la gare : nous prenons des spécialités à base de canard pour changer. Nous terminons la soirée en nous promenant sur le marché de nuit très animé qui se tient lui aussi près de la gare : innombrables stands dédiés à la nourriture sous toutes ces formes : fritures, plats cuisinés, mets sucrés, fruits, poissons ou viandes, etc. 15/12 Après avoir pris le petit-déjeuner, nous arpentons les allées du marché central très animées et très intéressantes : nous découvrons de nouveaux légumes, de nouvelles plantes inconnues, des vendeurs de tortues, de petits poissons d'aquarium, etc. Les tuktuk très particuliers d'ici ressemblent aux voiturettes Messerchmidt d'après-guerre dont la partie avant était faite de nez d'avions ! Il règne aux abords du marché une activité intense due aux deux et quatre roues qui chargent et déchargent des tonnes de marchandise. Il y a aussi une forte communauté chinoise, tant dans les marchés que dans les commerces de la ville. Finalement Trang, ville décrétée sans intérêt n'est pas aussi inintéressante que ça. Vers midi nous allons déjeuner dans un restaurant indien près de la gare : excellente cuisine raffinée (chicken korma). Vers 15h 30 le tuktuk réservé le matin nous emmène (pour 150 b) à l'aéroport d'où nous décollerons dans un avion de la Nok Air (1900 b) pour l’aéroport domestique de Bangkok Don Mueng. Là nous prenons le bus A1 puis le bus n° 3 qui nous laissera à Khao San. De là en 15 mn nous sommes rendus à l'hôtel. Dîner sur place (780 b). 16/12 Heureux de retrouver le petit-déjeuner buffet de l'hôtel ! Nous partons sous un chaud soleil vers le quai Bann Krua Nua d'où part un bateau vers la maison de Jim Thompson. Étonnant trajet avec un bateau dont le toit amovible se rabat quand on passe sous des ponts dont la hauteur est trop limite. Ça vaut bien une balade dans les khlongs et c'est nettement moins cher (10 b pp) : on longe des quartiers très populaires dont les maisonnettes plutôt bordéliques et rustiques donnent sur le canal ! Pour trouver la maison de Jim Thompson nous déambulons le long du canal dans ces venelles bordées de petites masures. La maison de Jim Thompson (100b pp) tout en teck est située au bord du canal dans un superbe jardin tropical bien entretenu. La visite des lieux faite en français par une guide à l'accent inimitable est très intéressante et permet de voir de magnifiques pièces antiques : bouddhas de pierre, porcelaines, sculptures en bois, dessins et peintures, meubles, etc. Retour en ville avec le bus 47 ce qui nous a permis d'apprécier la conduite sportive pratiquée en ville par un chauffeur pressé et impatient ! Après quelques difficultés pour trouver le musée national, le bus nous ayant laissés devant le musée du Siam à plus d'1 km du musée national, nous le trouvons fermé car on est mardi ! Et m....c'est la deuxième fois que l'on se fait avoir par des musées fermés. Retour à l'hôtel et dernier dîner thaï avec pad thai, tom yam etc. Dernier tour nocturne à Khao San toujours aussi déjanté, bruit, musique à fond, concours à qui terminera le premier son scorpion frit, beuveries, commerce à tous les étages...les uns boivent, chantent, rigolent, les autres, les locaux essaient difficilement de gagner quelques bahts pour se mettre quelque chose sous la dent ! En rentrant vers 21h on voit aussi ceux qui campent et dorment sur des cartons devant les vitrines fermées des magasins ou dans les parcs publics. 17/12 Le taxi réservé la veille (500b) nous amène à l'aéroport en 45 mn. Puis il nous faut bien 1h30 pour passer le guichet d'Air France puis les contrôles de sécurité et d'immigration et nous embarquons dans la foulée. Décollage à 10h50 dans un Boeing 777-300 pour 12h30 de vol à destination de Paris CDG. Fin du voyage.
Conclusion : Nous avons trouvé un pays très développé en comparaison de ce que nous avions vu au Cambodge, Laos et Myanmar. L'excellent état des routes et des autoroutes, le nombre d'aéroports nous ont surpris ainsi que les infrastructures commerciales et industrielles aperçues au cours du voyage. Le nombre important de gros 4x4 qui sillonnent villes et campagnes est impressionnant. La généralisation des ATM (distributeurs de billets) est étonnante, même dans des coins retirés vous pouvez retirer de l'argent, idem pour le wifi présent partout même dans de petites îles. Pourtant dès que l'on sort des grands axes touristiques, on retrouve une Thaïlande rurale ou urbaine, assez pauvre qui semble vivre hors du temps et de l'agitation moderne et qui ressemble à ce que l'on a pu voir dans les pays limitrophes.
Ce que nous avons bien aimé
Le sourire des Thaïs en général : si vous ébauchez un sourire on vous le rend immédiatement et il illumine !
le site de Sukhothai au coucher du soleil en éclairage naturel puis artificiel la nuit tombée,
le lever de soleil sur le Mékong depuis la Bouy GH à Sangkhom,
le coucher du soleil sur le Mékong depuis la promenade à Chiang Khan quand des colonies d'oiseaux blancs remontent le fleuve en planant,
le site du Cave Lodge à Soppong avec ses bungalows éparpillés dans la forêt qui descend en pente vers la rivière,
Mae Hong Son, la ville, le marché, le temple au bord du lac,
la baie de Railay ainsi que le trajet en longtail pour y accéder depuis Krabi,
le parc de Khao Sok, la balade dans la forêt et la traversée du lac en pirogue,
les îles de Ko Yao Noï et de Koh Muk. Le petit village de pêcheurs à côté de notre GH à Koh Muk. La gentillesse des familles locales qui gèrent les GH où nous avons séjourné : Greenleaf GH à Khao Yai, Smiley GH à Khao Sok, Garden resort à Kho Muk.
La cuisine thaïe avec ses parfums et ses épices variées : galanga, curry, lait de coco, citronnelle, lime, basilique, coriandre, etc.
Ce que nous avons moins aimé :
- Le parc de Bang Pa In : si le parc est agréable avec l'élément liquide, ça ressemble quand même à un parc d'attractions avec cette superposition de bâtiments de styles très différents dans un même lieu.
- Chiang Mai : une grande ville semblable à beaucoup d'autres villes thaïlandaises mais où l'influence prépondérante du tourisme de masse l'a transformée en ville internationale moins authentiquement thaïe.
- Pai : le style nous rappelle Vang Vien au Laos, Siem Reap au Cambodge : là aussi tout tourne autour du bizness déclenché par l'arrivée des « babacools » occidentaux : presque plus facile de manger du kebab, falafel ou burger que du pad thaï ! Des apéros aussi asiatiques que du mojito et de la pina colada peuvent être bus à prix cassés durant l'happy hour ! Dans la rue on entend plus souvent parler anglais, allemand, scandinave, italien, français, que thaï !
- Les chauffeurs de taxi à Bangkok avec leurs techniques pour arrondir la course : trafiquer le compteur et le remettre à zéro avant la fin de la course et réclamer un max. Bloquer le compteur qui ne dépassera pas la prise en charge (27 b) et s'énerver en jetant son téléphone mobile par terre ainsi que les billets qu'on estimait lui devoir !
- En général le marchandage continuel pour tout ce qui touche aux transports urbains, hormis les transports publics ou privés dont les prix sont fixes.
- L'éloignement systématique des stations de bus par rapport au centre des villes ce qui rend obligatoire d'emprunter un taxi ou un tuktuk pour aller au centre ville (voir plus haut).
- les prix des chambres d'hôtels avec un rapport qualité/prix souvent très variable et qui dépend plus de la situation géographique et touristique que du confort offert ! : 1300 b pour une chambre correcte sans plus à Chiang Khan et 550 b la même à Trang !
- L'absence totale de mobilier pour poser les affaires dans les chambres ou pour suspendre les vêtements. La douche non séparée dans l'espace sdb-wc qui fait que tout est toujours trempé, la cuvette des wc comme le papier toilette et les serviettes si on les y laisse !
Les scènes typiques
- le déchaussage devant les temples mais aussi devant des magasins, des banques, des hôtels, etc.
- dans les villes, la recréation de « jardins miniatures » en pots devant les maisons sur la rue.
- Les nombreuses mini-cantines qui squattent tout l'espace disponible dans chaque ville ou village et la variété des mets qui y sont proposés : fritures de toutes sortes (fruits, légumes, poissons, viande) crêpes, omelettes diverses, gâteaux, etc.
- les activités dans les villages : les femmes vaquent à leurs activités domestiques : s'occuper des jeunes enfants, faire la lessive, à manger, balayer devant la maison. Les hommes bricolent, réparent les filets de pêche, discutent entre eux. Les enfants jouent aux billes, s'amusent avec les chatons, interpellent les touristes avec deux phrases types : hello, where are you going ? What's your name. les adolescents quant à eux friment en mobylette.
- Les 4/4 (souvent en version pick up) de gros calibre si possible ont envahi la Thaïlande, en réalité plutôt les trottoirs et l'espace public en général et sont beaucoup plus voraces en espace que les motos et les mobylettes. Ils se posent là pour témoigner de la réussite sociale de leurs occupants (comme chez nous !).
– Les commerçants chinois indolents, souvent somnolents assis devant leur commerce, attendant le client, assis parmi un fatras impressionnant d'articles de toutes sortes stockés du sol au plafond alors que dans le fond du magasin un autel brillamment illuminé vénère l'esprit des ancêtres.
- le déferlement totalement extravagant et fatigant à la longue des portraits (photos et peintures de toutes tailles) du roi et de sa famille placardés partout et dans tous les endroits publics, les arcs de triomphe, la presse, etc., on se croirait presque en Corée du Nord !
- la quantité impressionnante de temples bouddhistes dans les villes, leurs grandes superficies dues à de nombreux bâtiments (temples, prang, chedi, stupa, bâtiments monastiques, etc.) qui témoignent d'une richesse certaine.
Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien : https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE
Itinéraire : Bangkok, Ayutthaya, parc de Khao Yai, Phimaï, Nong Khai, Sangkhom, Chiang Khan, Sukhotthai, Lamphang, Chiang Mai, Paï, Soppong, Mae Hong Son, Mae Sariang, Krabi, parc de Khao Sok, îles de Koh Lanta, de Ko Yao Noi, de Ko Muk, Trang, Bangkok.
L'esprit du voyage
Après une éclipse de 36 années et après avoir visité tous les autres pays limitrophes du sud-est asiatique, nous voulions retourner voir ce pays. Mais nous avions aussi quelque appréhension à y retourner, nous doutant bien que les scènes authentiques vues au marché flottant de Damnoen Saduak, ou les tribus (Karen, Black Lahus) visitées dans le triangle d'or en 1978 faisaient partie d'un passé révolu. Partant avec des amis qui ne connaissaient ni l’Asie ni à fortiori la Thaïlande, nous voulions leur montrer la Thaïlande classique avec ses sites (naturels ou culturels) inévitables et néanmoins éviter les zones par trop touristiques, d'où cet itinéraire qui mélangent un peu les deux.
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Budget : pour 2 personnes : 3890 € avion : vol Bâle-Bangkok AR (AF-KLM) 1267 € transports : 672 € (dont 2 vols sur place) hôtels : 840 € nourriture : 836 € visite : 189 € divers : 86 €
Quelques prix en bahts Café/thé : 25 à 50 Bière (60 cl) : 70 à 100 Pad thaï : 45 à 130 Plat avec viande : 60 à 150 (30 B. en plus pour du poisson/fruits de mer) Petit-déjeuner complet : 100 à 170
8/11 Atterrissage à Bangkok à 10h12 heure locale après 10h ¼ de vol depuis Amsterdam. Une fois de plus la moiteur nous surprend au sortir de l'aéroport. Après les formalités d'usage (visa + change minimal) nous allons prendre le Rail Train jusqu'au terminus de Phayathaï. Là en bas une employée note notre destination et appelle un taximètre. Au bout de 10 mn un taxi nous prend en charge tous les 4 et nous emmène vers notre hôtel peu avant d'arriver, il trafique son compteur (qui indiquait 72b) se disant désolé et le met à 0 nous arrivons 5mn plus tard et il compte bien nous escroquer d'une somme supérieur à la course ! C'est mal nous connaître, nous lui donnons 80 b et partons joindre l'hôtel à 2 mn de là. L'hôtel Lamphutree GH est bien situé le long de la rivière Lamphu bien au calme. Les chambres lambrissées de bois bruns sont agréables avec tout le confort (sdb privée, AC). Nous posons nos affaires et allons à la découverte de Bangkok en commençant par le quartier « routard » de Khao San tout proche. Ca correspond bien à ce que décrivent les guides à savoir une enclave routarde avec salons de massage, de tatouage, restaurants « bouisbouis », mini agences de voyage, et toute une faune de tous âges et de tous continents. Le soir c'est particulièrement animé et bruyant, entre les sonos, karaokés, taxis et tuktukklaxonnant. Nous quittons Khao San en direction du Palais royal où nous hésitons sur la suite de notre programme : un Thaï nous suggère de louer un tuktuk, de faire 2 ou 3 monuments puisque le palais est fermé (mon œil) et de passer par une agence de voyage pour y acheter un tour. Comme par hasard un tuktuk s'arrête et il nous le négocie pour (4x10 b) jusqu’à 17h. Sur le coup nous n'étions pas trop méfiant et vu le prix ça valait la peine de faire ce tour n'ayant pas envie de visiter ce gros site qu'est le palais royal. Nous voilà parti visiter le grand bouddha debout (intérêt moyen) puis le Wat Saket beaucoup plus intéressant avec la vue qu'il offre sur toute la ville de Bangkok. Nous retrouvons avec plaisir tout ce qui gravite autour des temples bouddhistes c'est à dire les marchands du temple : gargotes, attractions, vendeurs de bondieuseries, charlatans de toutes sortes, et bien sûr les fidèles venus pour prier, méditer, brûler de l’encens, faire sonner les gongs, etc. La visite éclair à l'agence de voyage n'a pas laissé une bonne impression au chauffeur de tuktuk puisque nous n'avons évidemment rien acheté ! Il nous emmène de mauvaise grâce au Wat Phu, dernière étape de notre tournée, qui est ouvert contrairement à ce qu'il annonçait ! Très belle visite à cette heure crépusculaire, peu de monde et des couleurs changeantes. On termine la visite à l'éclairage artificiel. Le grand bouddha couché tout en or est superbe. Retour à l'hôtel en tuktuk (100b) et dîner à l'hôtel. Nuit bienvenue après une très longue journée.
9/11 L'hôtel est très calme, la climatisation silencieuse et efficace. Je sors vers 6h pour découvrir les lieux proches, visiter un grand temple pas très loin et parcourir les ruelles d'un tout petit marché installé entre un pont et un passage couvert près de la rivière. Petit-déjeuner excellent, copieux (buffet) et varié (thaï et continental). Le soleil tape déjà fort et nous partons à pied vers le palais royal : horreur c'est dimanche et on a l'impression que tous les touristes de Thaïlande et d’ailleurs se sont donnés rendez-vous ici. Nous rebroussons chemin et nous nous dirigeons vers le marché du quartier chinois qui bien que l'on soit dimanche est actif et bien fréquenté. On y retrouve les scènes habituelles, petites cantines, vendeurs ambulants, bazar où on vend de tout et de n'importe quoi ! Nous repartons vers Memorial bridge où nous empruntons un ferry jusqu'à Tha Tien. De là nous traversons le fleuve (3b) pour aller visiter le Wat Arun qui est en face : très beau temple du chedi principal accessible par un escalier très raide on jouit d'une belle vue sur Bangkok. Nous retraversons la rivière Phraya et allons nous payer une petite promenade sur les klongs de Bangkok, (1600 b pour 35 mn) ce n'est pas donné mais la balade était agréable et donnait une bonne idée de la vie dans cette Venise asiatique. Retour vers l'hôtel par la rivière Phraya jusqu'au quai Phra Arthit. Bon dîner au Pannee restaurant dans Khao San.
10/11 A 8h nous sommes prêts pour aller visiter le Wat Phra Kéo que nous atteignons 5mn avant l'ouverture des grilles, peu de monde heureusement mais ça ne va pas durer. Nous pourrons voir le Wat Phra Kéo dans de bonnes conditions. Au bout d'un moment ce déferlement d'or, de miroirs brillants et de peintures vives finit par lasser. C'est le moment de contempler les belles peintures qui revêtent le mur qui encercle le Wat Phrakéo et qui sont un peu à l'ombre d'un soleil sans pitié. La rage du « selfi » et de la photo en général sont communs aux peuples asiatiques (et pas seulement !) qui visitent les sites et les poses les plus ridicules ne les gênent aucunement. Nous terminons par la visite essentiellement extérieure du palais royal qui n'a qu'un intérêt limité. Nous sortons du palais et passons par le petit marché aux amulettes situé un peu plus loin. Nous remontons ensuite le fleuve vers le Nord jusqu'à quai Tha Thewet dans l'intention de visiter le Vimanmek, c'est une longue approche à pied sous un chaud soleil mais qui ne sera pas couronnée de succès car c'est fermé le lundi, et m...Crevant de soif, nous forçons un timide barrage policier pour aller étancher notre soif dans une cantine tout proche réservée à la police. Retour toujours à pied au Lamphu GH et dîner au Pannee restaurant.
11:11 Départ pour la gare de Hualamphung toujours en taxi, nouvelle technique : le compteur a été mis et la prise en charge indique 25b mais il ne bougera pas jusqu'à la gare, là le chauffeur réclame un prix exorbitant que nous n'acceptons pas, de rage il jette les 40 baths et son téléphone par terre pendant que nous partons tranquillement à pied vers la gare toute proche. Nous prenons des billets 3° classe pour Ayutthaya (15b pp) et devons un peu attendre : ce n'est vraiment pas un express car au bout d'une heure ¼ nous atteignons à peine l'aéroport domestique de Bangkok. En fait il nous faudra plus de 2h30 pour atteindre Ayutthaya mais dans d’excellentes conditions de transport. Arrivés à destination nous franchissons la rivière avec le bac (5b pp) et allons nous installer juste à côté au Baan Kum Pra GH, très belle situation au bord de la rivière Pa Sak, chambre ancienne au charme rétro avec des objets bric à brac poussiéreux, peu d'espace et sdb commune. En attendant que les chambres soient prêtes nous allons nous désaltérer sur la sympathique terrasse qui donne sur la rivière et regardons les convois de péniches qui descendent vers Bangkok. Il fait bien chaud et les moustiques font partie de la fête. Nous allons ensuite louer des vélos, tout prêt du débarcadère (40b) et partons visiter le wat Mahathat qui est remarquable avec sa tête de bouddha enserrée dans les racines d'un banian, attraction touristique appréciée des touristes. Nous reprenons les vélos et pédalons dans la chaleur moite et avons un peu de mal à trouver le Wat suivant, il faut dire que les plans dont nous disposons sont faux ! Nous trouvons finalement le wat Ratchaburana en fin de journée puis le Wat Phra Sri Sanphet, magnifique perspective avec ses trois chedi alignés dans la lumière de la fin de l'après-midi. Pour rentrer à l'hôtel nous empruntons la route circulaire qui contourne le centre d’Ayutthaya en passant par le marché. Fatigués et assoiffés nous nous installons sur la terrasse de l'hôtel pour nous reposer en regardant le fleuve et la circulation des bateaux.
12/11 Pour notre 2me journée à Ayutthaya nous décidons d'aller voir le palais de Bang Pa In. Nous prenons le premier train pour Bang Pa In et 20 mn plus tard nous y sommes. Là un songthaew nous propose (20 b pp) de nous emmener jusqu'au palais distant de 2 à 3 km. Nous payons l'entrée et c'est vraiment un dépaysement complet : nous passons de la vie brouillonne agitée et bordélique de la vie thaïe à l'espace propret et aseptisé du parc où des voiturettes électriques sillonnent silencieusement le parc. Cela tient du parc d'attraction pour touristes aisés et la diversité des styles des bâtiment nuisent finalement à l'harmonie de l'ensemble. Nous reprenons le même tuktuk pour retourner à la gare d'où nous repartons pour Ayutthaya. Daniel et moi relouons deux vélos pour aller voir les quelques temples qui manquent encore à notre palmarès. Nous commençons par le « floating market » qui se révèle nullissime comme prévu : espace artificiel disneylandisé où tout est faux et reconstruit suivant les schémas des attractions commerciales. Nous fuyons et allons visiter le beau temple Wat Yaï Chai Mongkhon remarquable par ses nombreuses statues de bouddhas habillées de tissu safran. Je termine cet itinéraire par la visite du Wat Chai Watthanaram : superbe construction de style angkorien resplendissante au soleil couchant. De plus la rivière qui le côtoie rajoute une touche bucolique à l'ensemble. Retour vers l'hôtel par des petites routes campagnardes.
13/11 Départ pour la gare, nous repassons le bac, cette fois c'est payant (5b) contrairement à hier où il n'y avait personne, aller comprendre ! Nous prenons l'expresse pour Pak Chong (172b pp) : Le prix est près de 10 fois celui payé (175b) pour venir de Bangkok jusqu'à Ayutthaya alors que la distante est presque la même, pourtant nous sommes toujours en 3° classe mais c'est vrai que nous pris un express ! Serait-ce l'explication ? Je n'en vois pas d'autres. Vers 12H nous arrivons à Pak Chong où nous attendrons assez longtemps la voiture de la Greenleaf GH censé nous amener sur place. Après quelques péripéties et coups de fil, un tuktuk arrive et nous emmène en 15 mn jusqu'à la GH. Ambiance sympa, toute la famille s'active autour d'une cuisine-débarras bordélique. Le jeune patron nous montre nos chambres à l'arrière de la route : chambre standard avec ventilo et sdb (eau froide) privée. Aucun mobilier comme d'habitude, par contre la surface de la chambre est grande. La douche est froide mais ça ne pose pas vraiment de problèmes. Nous déjeunons d'un excellent pad thaï (45b) et reprenons vers 15h le songthaew pour aller faire notre première ½ journée dans la nature avec un guide sympathique et parfaitement anglophone.
Nous commençons par une baignade dans une piscine naturelle aménagée au sortir d'une source naturelle il y a également des thaïs et des occidentaux. Le guide commence déjà par nous montrer quelques spécimens de la faune locale : petit serpent ivoire, araignées de toutes tailles. Après la baignade dans une eau fraîche, il nous emmène en voiture jusqu'à une grotte aménagée : nous descendons par un escalier pour atteindre d'abord une salle souterraine dans laquelle trône des bouddhas puis nous progressons dans des boyaux étroits pour aller voir des chauves-souris, une scolopendre, une grenouille etc. Nous ressortons pour aller voir ensuite la fameuse sortie de millions de chauves-souris au coucher du soleil. Pour cela nous nous postons au crépuscule à la base d'une colline d'où débouche l'entrée de la grotte et à 18h pile un long nuage en forme de ruban de quelques mètres de diamètre sort de la grotte et s'élève dans le ciel. On entend le bruissement des milliers d'ailes ainsi que les petits cris des chauves-souris. Au bout de 15 mn nous quittons l'endroit alors que les chauves-souris continuent de sortir de la grotte.
14/11 La Greenleaf GH est située au bord de la grande route qui mène au parc et dès le matin tôt la circulation est dense, heureusement nos chambres sont situées dans le jardin à l'arrière de la GH. Petit déjeuner sur la terrasse avec d'autres touristes ayant choisi le même tour que nous. À 8h nous partons en songthaew en direction du parc. Nous récupérons un couple de français dans une autre GH et partons en direction du parc. Premier arrêt où nous partons à la découverte des singes, nos guides ont de bons yeux et nous ne verrions rien s'ils ne nous les montraient d'abord avec leur longue vue. Si les macaques souvent à terre sont faciles à voir il n'en est pas de même des gibbons perchés tout en haut des arbres et quasi toujours cachés par l'épais feuillages des arbres de la forêt. Nos guides nous emmènent ensuite voir une belle chute d'eau puis nous montrent une belle petite vipère toute verte endormie sur une tige de la même couleur d'où un mimétisme parfait qui la rend invisible à nos yeux. La balade en forêt nous permettra de voir de belles plantes, des fleurs et des arbres majestueux d'une hauteur impressionnante. La fin de la journée sera consacrée à la recherche des éléphants mais malgré les km parcourus à petite vitesse sur les principales routes du parc nous ne les verrons pas. Retour à la GH où nous dînons avec le couple de Français qui a partagé notre journée. La nuit sera accompagnée par les échanges bruyants et réguliers des crapauds des réservoirs tout proches.
15/11 Départ de la Greenleaf après le petit-déjeuner vers 9h. Intense activité ce matin où 3 songthaew chargés de touristes occidentaux partent visiter le parc. Déposés à la station de bus de Pak Chom nous attendons très peu avant de repartir vers le Nord. Un petit scorpion essaiera en vain de se faufiler entre nos pieds ! Le bus confortable va nous emmener jusqu'à la ville de Khorat. De là un autre bus nous emmène jusqu'à la petite ville de Phimai, notre étape de ce jour. Nous trouvons rapidement la GH réservée par téléphone la veille à 3 mn de l'arrêt de bus. C'est correct, sdb privée et clim mais l'espace est compté, pas de table ni chaise ni armoire, juste un lit et un étendoir pour faire sécher les serviettes, ce modèle minimaliste de chambre est assez répandu ici en Thaïlande. Vu que c'est l'heure du déjeuner et que nous avons de plus très soif, nous nous installons au restaurant de la GH dans la petite cour pour un repas correct. Nous allons ensuite visiter le fameux temple de style angkorien qui a fait la réputation de la ville et c'est vrai qu'on se croirait sur le site d'Angkor Vat : même entrée avec ses longs serpents en guise de balustrade qui encadrent l'accès au temple, même structure carrée avec un prang central. On retrouve également les balustres en pierre qui imitent le travail du bois, des apsaras sur les linteaux ou les colonnes d'accès au cœur du temple, des barais (lacs artificiels) qui permettaient l'approvisionnement en eau du site. Nous ressortons du temple et allons nous promener au milieu du marché qui se tient juste à côté. Marché très animé et agréable où les paysans offrent leurs produits : légumes, herbes, viandes (grenouilles, rats ?) poissons, crabes, crevettes, produits cuisinés etc. Nous continuons notre chemin vers le fameux banian géant, autre curiosité locale : en réalité c'est toute une forêt qui s'est formée à partir d'un unique arbre il y a plus de 350 ans autour d'un vaste marécage. Retour en ville et dîner dans un restaurant en forme de ranch au coin de notre rue.
16/11 Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel Khru Pom et allons nous poster à l'endroit indiqué par la patronne pour récupérer le bus qui va à Khorat. 10 mn plus tard le bus est là et nous laisse au bout de 10 km sur l'autoroute qui mène à Udon Thani. Nous traversons l'autoroute et allons à l'arrêt de bus où nous achetons nos billets pour Udon Thani. Le montant annoncé ne correspondant pas au prix indiqué sur le ticket nous le faisons remarquer à l'employé qui nous rembourse (720b au lieu de 900 b) avec une mine contrite ! Le bus va remonter vers le nord à bonne vitesse par cette autoroute à 4 voies. Les paysages industriels et agricoles se succèdent tout le long de la route, Udon Thani apparaît comme une ville moderne avec ses buildings en verre, ses centres commerciaux et ses publicités numériques qui défilent sur de grands panneaux lumineux. Nous changeons de bus à Udon Thani et repartons immédiatement dans un autre bus pour Nong Khai où nous arrivons au bout d'une heure il est 14h et nous voyageons depuis 8h du matin soit 6h de bus mais dans de bonnes conditions. De la station de bus nous partons à pied en direction de l'hôtel réservé la veille à Phimai. Il fait très chaud et nous y sommes rendus après 20 mn de marche : c'est le Ruanthai GH, correct sans plus, accueil distant. Nous allons nous balader sur la promenade qui longe le Mékong, fleuve que nous retrouvons avec plaisir et allons déjeuner au fameux restaurant vietnamien « Doeng Namnoen ». Une armada de jeunes filles en uniforme officient et le service est rapide et efficace, les plats sont goûteux et à prix doux, nous en profitons pour prendre des « rouleaux de printemps » (spring-rolls en langage thaï international) frais et frits : délicieux ! Nous continuons notre balade le long du Mékong jusqu'au bout de la promenade à l'Est où des travaux d'embellissement sont en cours. Retour à l'hôtel en passant par le marché couvert où la plupart des boutiques sont dédiées au tourisme. En fin d'après-midi re-balade en ville et le long du Mékong. Dîner, toujours chez le vietnamien mais cette fois d'échine de porc et de salade très épicée de saucisses vietnamiennes.
17/11 Les patrons de l'hôtel ne sont pas des lève-tôt, nous allons de ce fait prendre notre petit déjeuner au Mutmee GH. Service indolent mais beau jardin donnant sur le Mékong. Les bicyclettes sont en sale état, nous allons en chercher ailleurs, mais ce n'est pas si évident que ça : après plusieurs demandes nous trouvons juste ce qu'il nous faut (3 vélos) chez Limanee (de 50 à 80 b le vélo pour la journée). Muni d'un plan photographié chez Mutmee GH nous partons en direction de l'Est (route 3040 qui longe le Mékong), très vite le plan utilisé montre ses limites et ses erreurs. Après de nombreux tâtonnements (ça fait toujours des km en plus!) qui nous permettent de découvrir la vie aux champs, la récolte et le séchage du riz, nous arrivons vers le village de Ban Lao et trouvons quelques km plus loin les fameux carrelets qui servent à pêcher dans les bras marécageux du Mékong. Il n'y a pas de pêcheurs à l'œuvre et il fait très chaud, nous prenons quelques photos et reprenons la route 3012 vers Niang Khai. Arrêt au fameux temple Sala Keao Ku qui regroupe les sculptures fantaisistes d'un moine, on hésite entre des décors de cinéma fantastique, des sculptures de style « rococco gaudiesque » ou un parc d'attractions type Disney. Original en tous les cas et photogénique. Retour en ville et repos bien mérité après ces quelques 45 km de vélo sous un très chaud soleil. Dîner chez Potacha Thai Thai, autre restaurant « moderne » avec une flopée de jeunes serveuses efficaces et habillées pareillement : beaucoup de choix sur la carte (pas loin de 100 propositions !) même si on décline souvent le même plat mais avec des variations d'ingrédients bonne adresse au final.
18/11 petit-déjeuner au Mutmee GH sur la terrasse a écouter les aventures que Serge, un vieux routard français raconte avec un accent anglais inimitable à Julian le patron du GH. A cette heure le Mékong est légèrement embrumé et le soleil ne darde pas encore ses rayons qui seront « mortels » d'ici quelques heures. Nous quittons notre GH et allons à la station prendre le « petit bus vert » qui doit nous amener à Sangkhom. Le précédent bus étant parti à 9h nous devons attendre 11h pour prendre le suivant. Il démarre à 11h et nous emmène brinquebalant vers le Mékong, mais il nous faudra attendre 2h30 avant de le voir par intermittence mais c'est surtout peu avant Sangkhom que nous pourrons l'admirer. Ceci dit, la route est agréable et les plantations se suivent montrant une nature riche et variée. Vers 14h30 nous arrivons à Sangkhom, le bus nous laisse devant la Bouy GH où nous prenons ce qui reste, à savoir une chambre (250b) avec fan et sdb commune et un bungalow (400 b) avec AC et sdb privative. Nous louons un taxi (500b) pour nous emmener au Wat Tak à 19 km d'où la vue sur le Mékong est superbe. Retour au village et balade au marché et le long du fleuve. Excellent dîner au Bouy GH où je goûte un Tom Yang gung aux crevettes. Même si les chambres sont très spartiates et à la propreté plus que douteuse, il y a du wifi et la patronne est très sympathique et serviable.
19/11 Nuit calme, seuls les coqs vers 5h du matin ont troublé notre sommeil. Nous nous renseignons pour l'horaire des bus pour Chiang Khan mais les avis divergent et varient entre 9h et 11h30 ! Nous nous pointons au bord de la route vers 10h, à midi toujours rien ! finalement nous décidons de noliser le pick-up du frère de la patronne du Bouy qui pour 1200 b accepte de nous emmener jusqu'à Chiang Khan en suivant la route qui longe le Mékong (durée 1h40). Deux allemandes profitent également du taxi, Daniel et moi nous nous installons dans la benne et les 4 filles dans la voiture. Très belle route qui cette fois suit bien le cours du fleuve au plus près alors que de Nong Khai à Sangkhom seuls les dix derniers km longeaient le fleuve. A Chiang Khan nous nous installons au Huean Yai Babpa GH, vieille maison tout en bois au bord du Mékong. C'est nettement plus luxueux mais le prix demandé (1500b avec pd) n'est pas justifié. Il est 14h et nous allons à la découverte de la ville : la rue qui longe le Mékong est très touristique avec ses maisons de bois brun typiques de la région elles sont toutes tournées vers le tourisme : hôtels, restaurants, magasins de souvenirs etc. on imagine ce que ça doit donner en fin de semaine quand des hordes de touristes thaïs déboulent dans cette rue. La promenade piétonne sur le Mékong est en réfection et sera entièrement pavée sur plusieurs km. Malgré cette nouvelle vocation touristique, les commerçants qui parlent et comprennent l’anglais sont rares et nous avons quelques difficultés à nous faire expliquer les menus dans les restaurants ! Les prix sont aussi un peu plus élevés qu'ailleurs. Quant au service il est original : les plats arrivent au compte-goutte les uns après les autres sans que l'on sache à qui les attribuer ! Promenade au bord du Mékong au moment du coucher du soleil : bel éclairage, les pêcheurs retournent à terre, de grands oiseaux blancs survolent le fleuve et s'en retournent nicher pour la nuit.
20/11 Levé à 6h pour assister à l'offrande pour les bonzes. C'est beaucoup plus calme qu'à Luang Prabang et les moines sont rarement plus de deux ou trois. Quant au Mékong il est à peine visible et les brumes vont l'envahir petit à petit jusqu'à 9h. Nous louons ensuite des bicyclettes (50b) et partons en suivant le Mékong vers l'Est. Nous croisons de multiples ateliers de préparation et de confiserie de noix de coco. La noix est coupée en deux, le coprah en est extrait avec un couteau incurvé, puis coupé en lamelles et mis à confire dans de grands woks puis mis en sachets et proposés aux clients de passage qui doivent être nombreux compte tenu des dizaines de confiseurs qui se succèdent au bord de la route. Il faut dire que nous sommes sur la route qui mène aux rapides du Mékong. Sur ce terreplein panoramique des dizaines de restaurants, de confiseurs et de magasins attendent le chaland. Retour en ville et repos, je repars en vélo cette fois en suivant le Mékong vers l'Ouest. Retour sur la promenade de la berge pour admirer le coucher de soleil et voir passer les colonies d'oiseaux blancs. Dîner de pad thaï (40 pp mais petite portion et de qualité moyenne) dans une gargote recommandée par la patronne sur la rue principale de Chiang Khan.
21/11 Un tuktuk (20b pp) nous emmène à la gare routière (2km) d'où un bus qui part à 7h15 nous emmène jusqu'à Loei. Attente de 3h que nous trompons en jouant aux cartes, avant de reprendre au autre bus pour Phitsanulok. De là un minibus nous reprend après une autre heure d'attente et nous emmène à Sukhothai où nous arrivons au début de la nuit à 18h. Nous téléphonons au Lotus village pour qu'ils viennent nous chercher : ça aurait dû être fait après 20 mn d'attente, mais à cause d'un quiproquo incompréhensible nous attendrons plus d'une heure pour finalement négocier nous-mêmes un tuktuk (120b) pour rejoindre l'hôtel. Contrarié par ce quiproquo, Michel le patron pour s'excuser nous offre un pastis de bienvenue que nous ferons suivre, après une journée de diète forcée, par des salades niçoises pas vraiment thaïes ! Les chambres qui donnent sur le jardin sont très propres et disposent de tout le confort.
22/11 Nous partons à 8h avec notre chauffeur de tuktuk Dodo dont nous avons négocié la course la veille (500b la ½ journée) pour le site de la vieille ville de Sukhothai distante de 14 km. C'est dans le Vieux Sukhothai que se trouve l'ensemble des temples les plus vieux et les plus beaux de Thaïlande, un petit Angkor en quelque sorte mais mieux entretenu et nettement plus petit. Nous y sommes arrivés le matin vers 8h30 quand le soleil encore bas sur l'horizon colore d'une belle teinte ces vieilles pierres, et éclaire les bouddhas d'une indéfinissable langueur. Nous y sommes restés plus de 4h. Le soir nous y sommes retournés pour y contempler le coucher de soleil et revoir les temples mais cette fois en nocturne avec les éclairages artificiels, c’est toujours aussi magique mais avec une autre atmosphère que celle du matin. Même les nombreux touristes déambulaient en silence touchés par la grâce du moment et du lieu. Retour en tuktuk, toujours avec notre sympathique « Dodo » jusqu'à notre restaurant attitré, le Poo tenu par un Belge !
23/11 On aurait pu aller visiter un autre site comparable à celui de Sukhothai, celui de Satchanarai distant de 50 km vers le N-E, en empruntant tuktuk, bus et vélo mais une journée de repos dans le beau cadre du Lotus village me tentait plus que de voir un autre site, sachant que le lendemain à Lamphang nous verrions encore des wat et à Chiang Mai également. Journée à se reposer, faire du courrier, consulter internet, se balader en ville, aller boire une bière chez le Belge...y déjeuner d'un pad thaï (50b) ou d'autres spécialités comme l'excellente Sukhothai noodle soup.
24/11 Ce matin nous avons fait téléphoner depuis la réception pour confirmer notre arrivée au Riverside GH à Lamphang en fin de matinée. Départ du Lotus village à 9h en tuktuk vers la station de bus pour aller prendre celui qui part à 9h30 en direction de Lamphang (178 b). Surprise dans le bus il y a bien une vingtaine d'occidentaux soit pas loin de la moitié des passagers ! Serions-nous en route vers une destination hyper-touristique ? Même si beaucoup de touristes débarqueront à Lamphang nous n'y verrons que très peu de « farangs ». En arrivant à Lamphang après 3h ½ de voyage en bus, nous prenons un songthaew (20b pp) qui va nous faire 3x le tour de la ville avant de nous laisser devant le Riverside GH. Bel emplacement au bord du fleuve Wang, très belle décoration dans les espaces communs : terrasse, bar, escaliers menant à l'étage, etc. Les chambres simples (avec ventilateur) et sdb privée sont tout en bois avec quelques objets décoratifs dans le ton, les prix sont doux (400b). Munis d'un bon plan et d'indications données par la patronne, nous partons à pied à la découverte des richesses de la ville : Wat Phra That Lamphang Luang qui nous rappelle ceux vus en Birmanie, d’autres Wat également très harmonieux et équilibré, le Wat Phra Kéo Don avec ses moinillons très jeunes au comportement de collégiens facétieux ! Retour en ville, Daniel et moi nous nous buvons une bonne Chang bien fraîche à l’Aroi one baht restaurant : c'est un restaurant très connu avec plusieurs terrasses, une carte très fournie et un service efficace. A cette heure (il est 17h) c'est encore calme et nous profitons bien de l'endroit. Vers 18h30 retour à l’Aroi One baht restaurant, où les places pourtant nombreuses sont devenues plus rares. On nous indique la terrasse à l'étage où nous nous installons pour faire un excellent dîner (470 b à 4). Lamphang est une ville très agréable à dimension humaine et qui recèle de belles choses à voir : de très beaux temples d'influence birmane entre autres, de belles maisons en bois, témoignages de l'ancienne époque florissante du commerce du bois.
25/11 Excellente nuit bercée par les coassements des grenouilles de la rivière toute proche. Nous allons faire un tour au ceramic market à 15 mn à pied à l'est de l'hôtel : une dizaine de petites boutiques vendent des objets divers en céramique, rien d'extraordinaire vraiment. Retour à l'hôtel et départ en songthaew (4x20b) pour la gare routière d'où un vieux bus vert nous emmène à 11h15 en direction de Chiang Mai que nous atteindrons vers 13h. Nous rallions notre hôtel « Rendez-vous GH » en songthaew (4x 50b) : les chambres sont assez grandes relativement propres dans un environnement calme au fond d'un soi, par contre l'accueil est très froid, voire désagréable. Nous partons visiter quelques Wat, ça nous change ! Nos premières impressions sont mitigées, il y a énormément de farangs de tous âges et toutes conditions sans compter les touristes asiatiques : inévitablement cette affluence touristique contribue à modifier et transformer certains quartiers qui se banalisent en un style international et globalisé avec ses MacDo, Starbucks et Hard Rock café, où les agences de voyage succèdent aux bars et bistrots qui eux-mêmes font suite à des magasins de souvenirs, salons de massage, etc. La musique qu'on y entend est en général états-unienne « country, reggae ou seventies » rarement thaïe, dans les menus on trouve de la cuisine italienne (pizzas , lasagnes...) des bars à smoothies ainsi que des « coffe-shop ». La langue parlée et écrite est l'anglais de communication internationale. La ville abrite, comme partout en Thaïlande, un nombre impressionnant de wats, dont certains très beaux comme le Wat Chedi Luang et le Wat Phra Singh. Le soir nous trouvons à dîner au Safe House tout près de notre GH. Excellente cuisine à prix correct.
26/11 Nous partons à la découverte du marché Warrorot dans le quartier chinois, quartier très animé, très beau marché aux fleurs avec une quantité impressionnante d'orchidées.
27/11 Départ pour Pai : nous quittons l'hôtel et hélons un songthaew sur l'avenue qui nous amène à Arcade bus station pour 40b x 4. Là nous prenons un mini van à destination de Pai, départ 9h30. Il nous faudra un peu plus de 3 heures pour faire les 782 virages qui séparent Chiang Mai de Pai. La route est très belle et longe une belle nature tropicale entrecoupée par des exploitations agricoles : bananiers, caféiers, tecks et cultures vivrières, tout paraît propret. Arrivés à Pai nous téléphonons à l’ Orange Grove resort pour qu'ils viennent nous chercher. Le resort est installé à 15 mn du centre de Pai sur la route de Soppong dans un beau verger. Les bungalows sont construits en bordure du verger et disposent de tout le confort. Après nous être reposés nous partons découvrir le village qui répond à l'image que nous nous en faisions d'après la description donnée dans les guides. Les deux rues principales sont dédiées au commerce globalisé international déjà vu à Chiang Mai : un flot de touristes occidentaux très peu vêtus flânent de boutiques en salons de massage et de tatouage et de bars en agences de voyages. Le long de la rivière des touristes en perruques multicolores braillent et s'éclatent en faisant du tubing (= descente de rivière sur une chambre à air de camion). En dehors de ça il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est se balader dans la campagne où l'on retrouve les scènes de la vie rurale traditionnelle du sud-est asiatique. Dîner d'une spécialité locale le laab kua de la viande hachée (crue ou cuite) avec des herbes épicées locales. Les nuits sont fraîches ce qui nous change de la moiteur ambiante dans laquelle nous baignions jusqu'à présent.
28/11 Petit déjeuner complet à 8h (compris dans le prix) puis vers 10h30 le minibus de l'hôtel nous amène à la station de bus où nous attendrons en vain le bus de 11h. Après nous être renseignés à des sources plus fiables que les renseignements donnés par la fille de la billetterie, nous prenons un minivan pour Soppong (100b pp) où nous arrivons vers 13h. Après quelques minutes d'attente et de pourparlers, un homme nous prend dans son pick up (300baths) pour nous emmener au Cave Lodge à 8 km. C'est un très bel endroit situé sur le bord de la rivière, les bungalows s'étagent sur la croupe boisée qui domine la rivière. Nous avons choisi des « nice bungalows » à 700 b et ils sont effectivement très bien : propres, avec une sdb moderne, une petite terrasse qui donne sur la jungle et la rivière tout en bas. Nous demandons au gérant une balade à faire dans l'après-midi et il nous propose celle qui mène à l'entrée d'une grande grotte. L'intérêt c'est que nous pourrons y voir le ballet des martinets qui au coucher du soleil se précipitent dans la grotte après avoir effectué une ronde dans le ciel puis à l'entrée de la grotte. Retour le long de la rivière jusqu'au lodge, excellent dîner et au lit ! Nuit plus que fraîche, glaciale car très humide malgré les couvertures et pulls...
29/11 Bon petit-déjeuner sur place sous la grande charpente principale. Nous sollicitons notre hôte pour une balade de quelques heures, il nous en propose une de trois heures que nous décidons de faire. Nous partons muni du plan sommaire de la balade en montant en direction du nord du village puis nous bifurquons vers l'est en prenant une route non revêtue qui grimpe sec puis redescend et remonte jusqu'à un pont qui franchit une rivière là il nous faut suivre un sentier qui serpente des deux côtés de la rivière et donc se déchausser et franchir la rivière avec de l'eau jusqu'aux genoux. Le chemin ensuite remonte le cours de la rivière cheminant dans la jungle. Arrivés au confluent d'une autre rivière, la situation se complique car nous ne trouvons pas le chemin qui doit nous ramener vers le lodge. La balade telle qu'elle était présentée par l'employé du lodge était décrite comme facile et d'environ 3h !!! Après de multiples hésitations nous tombons par chance sur un guide et son groupe qui justement se dirigent vers notre destination. Nous joignons le groupe et franchissons encore trois fois le cours d'eau avant d'arriver au lodge vers 16h soit 6 heures après notre départ ! Un arrêt prolongé au bar du GH et un peu de repos nous feront beaucoup de bien.
30/11 C'est l'anniversaire de Daniel aujourd'hui. Petit déjeuner normal au lodge puis départ (300b) en voiture jusqu'à Soppong. Là un minibus nous prend jusqu'à Mae Hong Son (100b pp) en 1h15mn. Il est 11h30 et nous descendons à l'hôtel que nous avions réservé, le Romethaï GH situé près du lac en face d'un Wat. Les bungalows sont très corrects et bien répartis dans un très beau jardin avec mare aux lotus, le prix n'est pas donné (1000 b sans pd). Ayant repéré un bon restaurant (le Fern restaurant), nous décidons d'aller y fêter l'anniversaire de Daniel : nous commençons par des cocktails (150b l'un) puis des spécialités du nord de la Thaïlande. Excellent repas pour un prix somme toute raisonnable (1570b). Nous ressortons en fin de journée et allons faire le tour du lac où se sont installés les vendeurs du marché de nuit. C'est très sympathique, de nombreux stands (tissus et vêtements tribaux) sont tenus pas les minorités ethniques de la région. Les chalands sont autant sinon plus des Thaïs que des occidentaux. Il y a bien évidemment des petites cantines comme partout, très appétissantes. Nous préférons pour ce soir prendre des glaces au Fern restaurant.
01/12 Nuit fraîche mais moins humide qu'à Soppong. Les animaux ont « animés » de leurs cris une bonne partie de la nuit : coqs, chats et chiens entre autres. Très bon petit-déjeuner au Salween restaurant près du lac. Nous allons faire un tour au marché local au Nord de la ville, très caractéristique avec la présence de stands tenus par les minorités ethniques, Shan, Karen, Lahus etc. Nous en profitons pour visiter le beau Wat situé juste à côté. Retour à l'hôtel, nous en ressortons vers 15h et Daniel et moi partons à l'assaut des quelques 300 marches qui mène au Wat perché sur la colline heureusement la montée se fait à l'ombre et nous voilà en 15 mn tout en haut : belle vue sur la ville et la campagne, le Wat de style birman est très beau et des moinillons préparent des guirlandes signes d'une fête prochaine. Re-descente et bière bienvenue en ville à observer le ballet des deux roues sur la rue principale. Dîner au Salween restaurant (copieux, bon et pas cher), retour en flânant le long du sympathique marché de nuit du bord du lac.
02/12 Partons à pied jusqu'au terminal de bus assez éloigné du centre, les brumes matinales se sont effilochées vers 9h et le soleil est déjà bien chaud. Le bus local (avec AC) demarre à 10h30 pile et c'est parti pour 4h de route sinueuse mais en bon état à travers la montagne qui sépare la Thaïlande du Myanmar. Vers 14h30 nous voilà à Mae Sariang , la station de bus est tout près de notre hôtel (Riverside hôtel) bel hôtel tout en teck installé au bord de la rivière. Petite balade en ville, visite des deux Wat, achat des billets de bus pour le lendemain (200 x 4) et repos à l'hôtel. Nous ressortons un peu plus tard pour nous promener vers la rivière. Bon dîner à l'hôtel.
03/12 La meilleure literie du séjour !!! Dommage que les coqs toujours très matinaux aient un peu troublés le calme absolu du coin. Petit-déjeuner complet compris, visite rapide du marché du matin pas très animé à 9h30 ! Ça n'empêche pas les vendeuses d'être de très bonne humeur, riant aux éclats devant notre curiosité à l'égard des produits locaux. Départ à 11h en mini-van pour Chiang Mai (200 b pp), chauffeur fangio qui coupera tous les virages avec ou sans visibilité ! Taxi rouge (160 b) pour l'hôtel Baan Kaew GH situé près du night bazar dans un quartier très calme près de l'Alliance française. Repos dans le jardin, excellent dîner au Lemongrass restaurant près du night bazar, puis déambulation parmi les centaines d'échoppes qui proposent toutes à peu près la même camelote : tee shirts, cuirs, lanternes, textiles de soie ou pashmina, et beaucoup d'articles de grande série industrielle d'origine chinoise ou thaïe de mauvaise qualité. Ce marché est immense et occupe plusieurs rues, des places etc. 04/12 Excellente nuit (bonne literie, clim discrète, pas de coqs !) petit-déjeuner dans le jardin, matinée calme à lire, écrire, etc. Nous prenons ensuite un songthaew pour l'aéroport (150 b pour 4). Décollage du vol d'Air Asia ( 4900b pp) à 17h30 pour 1h50 mn de vol, atterrissage à 19h20 à Krabi. Là nous prenons la navette aussi chère qu'un taxi (360 b pour 4) qui nous amène à la station de bus de Krabi d'où un minibus nous amènera (compris dans le prix du billet) devant l'hôtel réservé le NK Hometel. Belle chambre, marbre au sol, mais le ménage a été fait au lance-pierres ! Vu l'heure on ne va pas secouer tout le personnel mais... Bonne nuit, clim discrète, bonne literie...
05/12 Remise des pendules à l'heure chez le personnel de l'hôtel … petit-déjeuner à l'hôtel APO tout proche, puis nous nous approchons du quai de Chaofa pour négocier un trajet vers Railay beach. Comme prévu le coût est de 150 b pp, s'il y a au moins 8 passagers. Par chance des touristes attendent déjà et nous voilà bientôt plus de 10 à attendre de prendre le longtail pour Railay. Quelque 10 mn plus tard nous quittons Chaofa Pier pour 35 mn de navigation jusqu'à Railay East, la destination du longtail. Très belle traversée avec à l'horizon les pitons karstiques caractéristiques de la baie de Pha Nga. La baie de Railay est entourée par de hauts pitons karstiques qui lui donnent cette aspect si particulier et si apprécié. Nous ne sommes pas seuls, ni sur les sentiers ni sur la plage ni dans l'eau. Nous commençons par une promenade qui relie les différentes parties de Railay en longeant la base des falaises de très près. Nous nous baignons sur la plage de Railay ouest, l'eau est très chaude et assez rapidement nous n’avons plus pied, c'est agréable. Nous continuons à nous promener longeant les resorts de luxe qui ont squatté la moindre parcelle de terrain. Nous nous arrêtons pour nous désaltérer (à des prix européens évidemment, 500 b les 4 boissons). Nous continuons notre balade et découvrons la troisième plage, celle de Railay ouest un peu plus au nord, bien abritée sous un piton calcaire. Malheureusement c'est marée basse, et on a pied sur plus de 100 m ce qui est un peu galère quand on veut nager ! De plus la perspective est un peu gâchée avec cette grande étendue sablonneuse. Retour à Railay Est, Daniel et moi prenons le sentier qui mène à la baie de Tonsay en traversant la forêt nous apercevons même un groupe de singes, mais une attaque de moustiques particulièrement voraces nous oblige à rebrousser chemin. Le ciel se couvre de gros nuages et une grosse averse inonde tout. Nous sommes plusieurs dizaines de passagers à attendre que le temps s'améliore pour prendre la mer vers Krabi. Finalement l'embarquement se fait sous une pluie fine, les chaussures embourbées dans la vase, puis complètement dans l'eau pour monter dans le longtail. 30 mn de trajet dans les embruns et nous voilà à Krabi. Nous rentrons à l'hôtel nous doucher et reprendre une allure présentable ! Dîner à l'excellent restaurant Kotung, il a quand même fallu attendre près d'une heure pour apprécier les plats !
06/12 Temps gris, nous prenons un mini-van à destination du parc de Khao Sok (350 b pp) départ à 11h30, rempli d'allemands et d'anglais. Au bout de 2h15mn nous arrivons à Khao Sok, après avoir traversé de très beaux paysages ponctués de pitons calcaires. Un songthaew (payé par les GH) nous emmène jusqu'au Smiley GH que nous avions réservé (500 b p nuit) : nous avions choisi les stone bungalows sur pilotis qui font face à de beaux pitons calcaires. Après avoir pris une boisson nous partons à pied jusqu'à l'entrée du parc (10mn) où nous décidons de faire une marche de 3h en direction de la rivière Sok et de quelques cascades à voir. C'est un beau chemin large qui serpente entre de magnifiques bois de bambou. Le chant des oiseaux et surtout le bruit des insectes est assourdissant tout au long du chemin. Des sentiers partent du chemin principal et mènent à des points de vue aménagés sur la rivière et de petites cascades sans intérêt particulier. De retour nous verrons au loin un groupe de singes batifolant dans les arbres. Dîner à la GH. Le problème dans les parcs est que l'accès à certaines curiosités est réservé aux visiteurs accompagnés d'un guide ce qui limite beaucoup les possibilités de balades que l'on pourrait faire en solo ou sans guide. Nous avons longtemps hésité avant de choisir un tour organisé comme celui proposé par la GH, nous avions peur d'être regroupés avec des dizaines d'autres touristes pour faire un tour classique. Mais en discutant avec une des filles du GH, nous comprenons qu'elle va organiser un tour seulement pour nous quatre, sans personne d'autres. Nous décidons de faire ce « jungle lake tour » le lendemain. 07/12 Levé vers 6h30 je profite du lever de soleil bien qu'il soit caché par la brume matinale, mais l'effet sur les pitons rocheux est magnifique. Les oiseaux et les insectes se régalent ! Petit-déjeuner à 8H et départ en minibus (1h) jusqu'à la digue d'où s'embarque la majorité des touristes. Il y a une belle activité sur les quais mais effectivement, nous sommes seuls sur la pirogue à moteur avec notre guide Kaï. Nous allons traverser une grande partie du lac durant plus d'une heure contemplant le magnifique décor qui s'offre à nos yeux : pitons rocheux, falaises de calcaire blanc, forêt vierge verte qui s'accroche sur ces pentes verticales : c'est vraiment très beau et l'éclairage du matin rajoute du charme à cette traversée. Nous appontons devant les bungalows sur pilotis installés sur le lac par la Smiley GH. Baignade dans une eau chaude et agréable, nous sommes tous seuls ! Puis on nous prépare un délicieux repas que nous prenons sur la terrasse qui domine le lac. Au bout de 30 mn Daniel et moi repartons avec le guide en pirogue pour faire le jungle trek qui doit nous permettre de parcourir un itinéraire souterrain de 700 m dans la grotte de Nam Talu. Nous repartons en pirogue pour encore 30 mn jusqu'à l'embarcadère (en fait le débouché d'un sentier) d'où part la piste qui en 2,7 km va nous amener jusqu'à l'entrée de la grotte. C'est de nouveau l'occasion de marcher dans la jungle, traverser à de nombreuses reprises de petits cours d'eau, entendre les cris des oiseaux et des insectes, et admirer les arbres magnifiques dont deux banians exceptionnels plus que millénaires ! Nous sommes toujours seuls croisant de temps en temps des touristes. À l'entrée de la grotte, nous nous débarrassons de nos appareils photos que le guide va sécuriser dans un sac étanche et nous nous équipons de nos lampes frontales. La progression se fera soit les pieds dans l'eau de la rivière souterraine soit sur les dalles calcaires ou les cailloux qui bordent la rivière. Le guide nous montre différents animaux croisés durant notre progression : serpents, araignées, chauve-souris. Certains passages étroits sont plus acrobatiques parce que le cours de la rivière en se concentrant est beaucoup plus rapide et tempétueux et les courants sont plus forts. A certains endroits l'eau nous arrive au-dessus de la poitrine mais nous aurons pied tout le temps. A la fin du parcours souterrain nous tombons sur un groupe assez nombreux de touristes. Heureusement que le parcours était quasiment terminé, ça nous aurait embêté d'être obligé de le faire encadré par des groupes nombreux. Durant le retour en pirogue, nous verrons un groupe de macaques batifoler sur un arbre au bord du lac. Petit arrêt baignade aux bungalows du lac et retour en une heure jusqu'à la digue puis 50 mn de voiture jusqu'à la GH.
08/12 Petit-déjeuner vers 7h45 puis on nous emmène en pick up jusqu'à la route principale où nous attendrons à peine 10 mn avant qu'un grand bus ne nous amène à Phuket, en fait plus précisément à Thanang. De là nous reprenons un Songthaew (6km) pour le carrefour au monument d'où part la route qui mène à Bang Rong Pier (10 km). Après 20 mn d'attente nous négocions un prix (300 b) avec une « airport limousine » qui nous mène à bon port (c'est le cas de le dire) à Bang Rong Pier. C'est en fait un tout petit port où sont amarrés les bateaux qui font la navette avec l'île de Ko Yao Yai et Noi. Il est 14h et nous allons attendre une 1/2h avant d'embarquer dans un express boat qui en 30 mn va nous mener à bon port. Mais ce n'est pas encore fini avec les transferts puisqu'il nous faut maintenant rallier notre GH, ce sera fait par un songthaew attendant les passagers à l'arrivée des bateaux, 100b pp quand même pour faire +/- 10 km. Le Ko Yao Noi Seaview GH est situé en bord de mer le long d'une plage à 10 mn à pied du port de Tha Khao. Une partie du site est encore en construction, et les abords des bungalows ne sont pas encore paysagés. Les bungalows, récents sont tout confort tout en teck, bel espace, grande sdb. Les propriétaires sont adorables et malgré quelques difficultés nous arrivons à nous faire comprendre, de plus la cuisine est excellente et à prix très correct. La mer s'est retirée et il a un grand espace vide sablonneux ou vaseux entre la limite de la marée haute et la limite de la marée basse. A l'horizon on peut voir les magnifiques pitons rocheux de la baie de Phang Nga. C'est vraiment un bel endroit très calme. Balade le long de l'estran à marée basse, excellent dîner à la GH. 09/12 Réveil un peu tardif vers 6h45, le soleil a déjà pointé son nez rouge ! Il n'empêche les couleurs sont magnifiques. Petit-déjeuner, baignade à partir de 10h30 dans une eau chaude qui fait 1m30 de profondeur et plus mais beaucoup plus loin. Farniente pour la première fois depuis longtemps. Sieste, re-baignade, pause bière, balade le long de la plage, rami, dîner et repos. Nos hôtes sont vraiment charmants, offrant en guise de dessert deux assiettes de fruits frais, nous prêtant un portant pour faire sécher le linge, etc. 10/12 Nos hôtes nous amènent au port de Tha Khao (situé à 10 mn à pied) en mobylettes, le papy se chargeant de nos bagages sur un motobike aménagé. À 9h30 le longtail en bois (200b pp) nous emmène jusqu'au port de Tha Lane près de Krabi en une ½ heure. Encore une occasion de traverser cette magnifique baie de Phang Nga avec ses pitons karstiques. Du port de Tha Lane un songthaew (100b pp) nous ramène en une ½ h à la gare de bus de Krabi où nous attendons un mini-van pour Koh Lanta (200b pp) qui partira à 11h20. 80 km et deux bacs plus tard, à 120 km à l'heure et après avoir franchi systématiquement les lignes jaunes notre chauffeur « Fan Gio bis » nous laisse à Ban Saladan, il est 14h40. Le pick up service du Banana vient nous chercher suite à notre coup de téléphone. Installation dans des bungalows alignés les uns à côté des autres comme dans un camping : ils disposent de tout le confort (clim et sdb privée) mais c'est un peu normal compte tenu du prix (1700 b). Balade et baignade sur la belle plage de Klong Dao puis coucher de soleil sur la mer d'Andaman. La plage de Klong Dao s'inscrit en un arc de cercle dans la partie N-W de l'île près de la ville de Ban Saladan. C'est une grande plage de sable blanc très fin qui descend tout doucement vers la mer : à marée basse on peut marcher un bon bout de temps avant de perdre pied. Il n'y a pas beaucoup de monde, ni dans l'eau ni sur la plage. Tout au long de la plage se succèdent bars, restaurants, salons de massage resorts et bungalows. La clientèle est occidentale exclusivement et surtout suédoise ! Une ambiance familiale et bon enfant règne ici. Quant au dîner nous le prendrons dans un restaurant suédois tenu par une couple mixte, la cuisinière heureusement est thaïlandaise et les plats délicieux. 11/12 Je me suis levé vers 6h30 pour me balader sur la plage et capter les premiers rayons du soleil : bel éclairage sur les barques de pêcheurs au sud de la plage de Klong Dao. Balade ensuite vers la ville de Ban Saladan, le marché est quasi désert, on trouve beaucoup d'agences de voyages. Pause bière vers 12h et discussion pour décider des derniers jours de libre avant Bangkok : snorkeling ? où ? : Ko Ngai ? Ko Muk ? quel hébergement , A quel prix ? Et l'avion depuis Trang ou Krabi ? En attendant une décision, la mer chaude nous tend ses bras ! Profitons-en. Un peu plus tard je repars me balader vers le nord de la plage. Daniel et moi partons faire les agences de voyages pour obtenir des infos sur la suite de notre périple : nous achetons nos billets de bateaux pour Koh Muk (600b pp), l'hébergement au Garden resort de Koh Mook (600 b par bungalow) ainsi que le billet d'avion de Trang à Bangkok par Nok air (1900 b pp). Retour sur la plage pour le coucher de soleil, superbe, puis dîner chez May's restaurant comme hier, toujours aussi bon ! 12/12 Après le petit-déjeuner, un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener au bateau que nous avons réservé la veille pour aller à Koh Muk. Après plusieurs détours pour récupérer des touristes nous arrivons à l'embarcadère où plusieurs groupes sont formés et embarquent dans plusieurs bateaux pour aller sur différentes îles. Nous levons l'ancre vers 9h45 et allons une fois de plus traverser cette belle mer d'Andaman pour aborder d'abord Koh Ngai puis Koh Kradan et enfin Koh Muk. Comme il n'y a pas de jetée à cet endroit (devant le Charlie's resort) nous passons du bateau à un longtail boat qui nous approche de la plage mais nous oblige à descendre dans l'eau à 10 m de la plage. Là deux tuktuk locaux nous emmènent gratuitement jusqu'à notre Koh Muk Garden Resort qui est situé à l'autre bout de l'île à plusieurs km du Charlie's resort. On a vraiment l'impression d'être au bout du bout du monde trimballés sur des pistes improbables qui traversent la jungle et longent de petits hameaux. Enfin nous voilà arrivés, la piste s'arrête nous descendons nos bagages du tuktuk et sommes accueillis aimablement par la patronne qui nous offre d'emblée un verre de lait de coco. Les chambres sont simples, sans décorum : 2 lits, une table, un coin douche à l’eau froide, wc (sans chasse d'eau mais avec un broc et un seau) et une belle terrasse qui donne sur le jardin avec un peu plus bas la mer. Après avoir déposé nos affaires nous partons vers la belle plage au sud où se trouve le Sivalai resort : belle plage de type « maldivienne » avec sable blanc et cocotiers élancés. Mais avant d'y arriver on longe un village de pêcheurs tout à fait authentique aux maisons de bois sur pilotis. Nous nous baignons devant le Sivalai puis retournons au Garden pour déjeuner sur la terrasse (pad thai aux crevettes avec une large « schang beer ». Re-balade au moment du coucher du soleil vers le village. Dîner de poissons et calamars au Dada restaurant. 13/12 Lever de soleil sur le village de pêcheurs, belles couleurs. J'aime bien assister au réveil d'un village tôt le matin, quand les habitants se lèvent et s'adonnent à leurs premières activités matinales : bailler aux corneilles, s'étirer, contempler la mer sans rien faire, préparer le bateau pour la pêche, discuter avec les voisins, brûler des déchets. Les animaux aussi vaquent à leurs occupations, les chiens se poursuivent sur la plage, les coqs chantent, les poules cherchent de quoi picorer, les chèvres quelque chose à brouter, etc. Au petit port convergent des motocyclistes venus de toute l'île et qui se préparent à une nouvelle journée de travail en mer. Vers 10h nous partons nous baigner vers le Sivalai resort mais la mer est encore bien basse et des nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes ! Retour au Garden où la pluie commence à tomber. Notre programme de snorkeling est bien compromis. Balade dans l'île, dîner au Garden 14/12 Toujours des nuages, la grosse dépression venue des Philippines affecte tout le sud de la Thaïlande. Même temps qu'hier donc pas vraiment de raisons de prolonger notre séjour sur cette île. Nous allons nous promener vers le village qui est situé sur la route qui mène à Farang beach, village authentique dont les maisons s'échelonnent le long de la rivière tout en méandres qui se jette dans la mer ce sont essentiellement des pêcheurs qui ont leur barques amarrées sur la rivière, ils remaillent les filets pendant que les femmes s'adonnent aux tâches quotidiennes dont le balayage dans et devant la maison est une activité primordiale par contre les tas de détritus qui ponctuent les proches environs de leurs maisons ne les gênent pas. À 13h30 nous embarquons dans une pirogue qui nous amène sur le continent en face (½ h). En remontant une rivière il nous débarque sur un quai d'où un minibus nous emmène à Trang en 45 mn. Installation à l'hôtel Usa buy (550 b). Temps toujours incertain nous allons nous promener en ville. Bien que l'on soit dimanche il y a quand même un peu d'activités près de la gare de chemin de fer. Le soir nous allons dîner dans un restaurant thaï et chinois près de la gare : nous prenons des spécialités à base de canard pour changer. Nous terminons la soirée en nous promenant sur le marché de nuit très animé qui se tient lui aussi près de la gare : innombrables stands dédiés à la nourriture sous toutes ces formes : fritures, plats cuisinés, mets sucrés, fruits, poissons ou viandes, etc. 15/12 Après avoir pris le petit-déjeuner, nous arpentons les allées du marché central très animées et très intéressantes : nous découvrons de nouveaux légumes, de nouvelles plantes inconnues, des vendeurs de tortues, de petits poissons d'aquarium, etc. Les tuktuk très particuliers d'ici ressemblent aux voiturettes Messerchmidt d'après-guerre dont la partie avant était faite de nez d'avions ! Il règne aux abords du marché une activité intense due aux deux et quatre roues qui chargent et déchargent des tonnes de marchandise. Il y a aussi une forte communauté chinoise, tant dans les marchés que dans les commerces de la ville. Finalement Trang, ville décrétée sans intérêt n'est pas aussi inintéressante que ça. Vers midi nous allons déjeuner dans un restaurant indien près de la gare : excellente cuisine raffinée (chicken korma). Vers 15h 30 le tuktuk réservé le matin nous emmène (pour 150 b) à l'aéroport d'où nous décollerons dans un avion de la Nok Air (1900 b) pour l’aéroport domestique de Bangkok Don Mueng. Là nous prenons le bus A1 puis le bus n° 3 qui nous laissera à Khao San. De là en 15 mn nous sommes rendus à l'hôtel. Dîner sur place (780 b). 16/12 Heureux de retrouver le petit-déjeuner buffet de l'hôtel ! Nous partons sous un chaud soleil vers le quai Bann Krua Nua d'où part un bateau vers la maison de Jim Thompson. Étonnant trajet avec un bateau dont le toit amovible se rabat quand on passe sous des ponts dont la hauteur est trop limite. Ça vaut bien une balade dans les khlongs et c'est nettement moins cher (10 b pp) : on longe des quartiers très populaires dont les maisonnettes plutôt bordéliques et rustiques donnent sur le canal ! Pour trouver la maison de Jim Thompson nous déambulons le long du canal dans ces venelles bordées de petites masures. La maison de Jim Thompson (100b pp) tout en teck est située au bord du canal dans un superbe jardin tropical bien entretenu. La visite des lieux faite en français par une guide à l'accent inimitable est très intéressante et permet de voir de magnifiques pièces antiques : bouddhas de pierre, porcelaines, sculptures en bois, dessins et peintures, meubles, etc. Retour en ville avec le bus 47 ce qui nous a permis d'apprécier la conduite sportive pratiquée en ville par un chauffeur pressé et impatient ! Après quelques difficultés pour trouver le musée national, le bus nous ayant laissés devant le musée du Siam à plus d'1 km du musée national, nous le trouvons fermé car on est mardi ! Et m....c'est la deuxième fois que l'on se fait avoir par des musées fermés. Retour à l'hôtel et dernier dîner thaï avec pad thai, tom yam etc. Dernier tour nocturne à Khao San toujours aussi déjanté, bruit, musique à fond, concours à qui terminera le premier son scorpion frit, beuveries, commerce à tous les étages...les uns boivent, chantent, rigolent, les autres, les locaux essaient difficilement de gagner quelques bahts pour se mettre quelque chose sous la dent ! En rentrant vers 21h on voit aussi ceux qui campent et dorment sur des cartons devant les vitrines fermées des magasins ou dans les parcs publics. 17/12 Le taxi réservé la veille (500b) nous amène à l'aéroport en 45 mn. Puis il nous faut bien 1h30 pour passer le guichet d'Air France puis les contrôles de sécurité et d'immigration et nous embarquons dans la foulée. Décollage à 10h50 dans un Boeing 777-300 pour 12h30 de vol à destination de Paris CDG. Fin du voyage.
Conclusion : Nous avons trouvé un pays très développé en comparaison de ce que nous avions vu au Cambodge, Laos et Myanmar. L'excellent état des routes et des autoroutes, le nombre d'aéroports nous ont surpris ainsi que les infrastructures commerciales et industrielles aperçues au cours du voyage. Le nombre important de gros 4x4 qui sillonnent villes et campagnes est impressionnant. La généralisation des ATM (distributeurs de billets) est étonnante, même dans des coins retirés vous pouvez retirer de l'argent, idem pour le wifi présent partout même dans de petites îles. Pourtant dès que l'on sort des grands axes touristiques, on retrouve une Thaïlande rurale ou urbaine, assez pauvre qui semble vivre hors du temps et de l'agitation moderne et qui ressemble à ce que l'on a pu voir dans les pays limitrophes.
Ce que nous avons bien aimé
Le sourire des Thaïs en général : si vous ébauchez un sourire on vous le rend immédiatement et il illumine !
le site de Sukhothai au coucher du soleil en éclairage naturel puis artificiel la nuit tombée,
le lever de soleil sur le Mékong depuis la Bouy GH à Sangkhom,
le coucher du soleil sur le Mékong depuis la promenade à Chiang Khan quand des colonies d'oiseaux blancs remontent le fleuve en planant,
le site du Cave Lodge à Soppong avec ses bungalows éparpillés dans la forêt qui descend en pente vers la rivière,
Mae Hong Son, la ville, le marché, le temple au bord du lac,
la baie de Railay ainsi que le trajet en longtail pour y accéder depuis Krabi,
le parc de Khao Sok, la balade dans la forêt et la traversée du lac en pirogue,
les îles de Ko Yao Noï et de Koh Muk. Le petit village de pêcheurs à côté de notre GH à Koh Muk. La gentillesse des familles locales qui gèrent les GH où nous avons séjourné : Greenleaf GH à Khao Yai, Smiley GH à Khao Sok, Garden resort à Kho Muk.
La cuisine thaïe avec ses parfums et ses épices variées : galanga, curry, lait de coco, citronnelle, lime, basilique, coriandre, etc.
Ce que nous avons moins aimé :
- Le parc de Bang Pa In : si le parc est agréable avec l'élément liquide, ça ressemble quand même à un parc d'attractions avec cette superposition de bâtiments de styles très différents dans un même lieu.
- Chiang Mai : une grande ville semblable à beaucoup d'autres villes thaïlandaises mais où l'influence prépondérante du tourisme de masse l'a transformée en ville internationale moins authentiquement thaïe.
- Pai : le style nous rappelle Vang Vien au Laos, Siem Reap au Cambodge : là aussi tout tourne autour du bizness déclenché par l'arrivée des « babacools » occidentaux : presque plus facile de manger du kebab, falafel ou burger que du pad thaï ! Des apéros aussi asiatiques que du mojito et de la pina colada peuvent être bus à prix cassés durant l'happy hour ! Dans la rue on entend plus souvent parler anglais, allemand, scandinave, italien, français, que thaï !
- Les chauffeurs de taxi à Bangkok avec leurs techniques pour arrondir la course : trafiquer le compteur et le remettre à zéro avant la fin de la course et réclamer un max. Bloquer le compteur qui ne dépassera pas la prise en charge (27 b) et s'énerver en jetant son téléphone mobile par terre ainsi que les billets qu'on estimait lui devoir !
- En général le marchandage continuel pour tout ce qui touche aux transports urbains, hormis les transports publics ou privés dont les prix sont fixes.
- L'éloignement systématique des stations de bus par rapport au centre des villes ce qui rend obligatoire d'emprunter un taxi ou un tuktuk pour aller au centre ville (voir plus haut).
- les prix des chambres d'hôtels avec un rapport qualité/prix souvent très variable et qui dépend plus de la situation géographique et touristique que du confort offert ! : 1300 b pour une chambre correcte sans plus à Chiang Khan et 550 b la même à Trang !
- L'absence totale de mobilier pour poser les affaires dans les chambres ou pour suspendre les vêtements. La douche non séparée dans l'espace sdb-wc qui fait que tout est toujours trempé, la cuvette des wc comme le papier toilette et les serviettes si on les y laisse !
Les scènes typiques
- le déchaussage devant les temples mais aussi devant des magasins, des banques, des hôtels, etc.
- dans les villes, la recréation de « jardins miniatures » en pots devant les maisons sur la rue.
- Les nombreuses mini-cantines qui squattent tout l'espace disponible dans chaque ville ou village et la variété des mets qui y sont proposés : fritures de toutes sortes (fruits, légumes, poissons, viande) crêpes, omelettes diverses, gâteaux, etc.
- les activités dans les villages : les femmes vaquent à leurs activités domestiques : s'occuper des jeunes enfants, faire la lessive, à manger, balayer devant la maison. Les hommes bricolent, réparent les filets de pêche, discutent entre eux. Les enfants jouent aux billes, s'amusent avec les chatons, interpellent les touristes avec deux phrases types : hello, where are you going ? What's your name. les adolescents quant à eux friment en mobylette.
- Les 4/4 (souvent en version pick up) de gros calibre si possible ont envahi la Thaïlande, en réalité plutôt les trottoirs et l'espace public en général et sont beaucoup plus voraces en espace que les motos et les mobylettes. Ils se posent là pour témoigner de la réussite sociale de leurs occupants (comme chez nous !).
– Les commerçants chinois indolents, souvent somnolents assis devant leur commerce, attendant le client, assis parmi un fatras impressionnant d'articles de toutes sortes stockés du sol au plafond alors que dans le fond du magasin un autel brillamment illuminé vénère l'esprit des ancêtres.
- le déferlement totalement extravagant et fatigant à la longue des portraits (photos et peintures de toutes tailles) du roi et de sa famille placardés partout et dans tous les endroits publics, les arcs de triomphe, la presse, etc., on se croirait presque en Corée du Nord !
- la quantité impressionnante de temples bouddhistes dans les villes, leurs grandes superficies dues à de nombreux bâtiments (temples, prang, chedi, stupa, bâtiments monastiques, etc.) qui témoignent d'une richesse certaine.
Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien : https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE
Hi everyone!!!
I’m finally getting around to writing about this 20-day trip to southern Italy: we didn’t travel this summer, and luckily, we found beautiful light and dreamy weather there at the end of September.
First, here’s the context of the trip: we’re both "confirmed seniors" but still curious and alert enough to enjoy the itinerary we’d imagined! We wanted a mix of discoveries—culture, cities, and nature—with guaranteed sunshine and the occasional short hike... We’re flying to Naples, round-trip, because the flight times work better for us. We rented a car online, picked it up at the airport (details to come... and it won’t be the highlight of the trip!), and booked our hotels in advance.
A quick overview of the itinerary: leaving Naples on September 15th, early in the morning, we’ll drive straight across the boot of Italy to Bari. After 11 days in Puglia, we’ll head back toward our starting point, taking our time: Matera in Basilicata, Maratea by the sea, and finally Paestum with its incredible temples.
Day 1: Brussels-Naples flight (Brussels Airlines) went smoothly; it landed an hour early, and we were thrilled, thinking we could use that time for a quick visit or two... Everything went well until we left the airport. We took the shuttle to the car rental offices, and at first glance, we realized this wouldn’t be smooth sailing!!! In front of every office (they’re side by side), there were already lines and kids sitting on suitcases—everyone looked exhausted... We resigned ourselves to waiting: nothing moved until tempers flared at the counters, and two people nearly came to blows. Things sped up a little, and after 2 (two...) hours of waiting, we finally got our chariot: a black Fiat Tipo, dirty, with a few dents and scratches that we made sure to note in the contract... but it ran!
Off to Bari, then: no time for sightseeing along the way! From there, we headed straight to our hotel in the countryside near Polignano a Mare.

A recurring detail: this happened constantly during our travels. We’d installed our own GPS, fully updated... In recent years, many dirt roads have become drivable, and lots of hotels and hostels have opened in the outskirts of towns. It was extremely rare for our ‘guide’ to recognize the street—let alone the number—we entered. Often, we got by calling the hotel reception: it might seem like a small thing, but it happened so often it became frustrating. In hindsight, it seems like without Google Maps, we’d have been lost!
Anyway, we were beautifully settled, with a terrace overlooking olive groves and the sea in the distance: all was well.

To be continued...
I’m finally getting around to writing about this 20-day trip to southern Italy: we didn’t travel this summer, and luckily, we found beautiful light and dreamy weather there at the end of September.
First, here’s the context of the trip: we’re both "confirmed seniors" but still curious and alert enough to enjoy the itinerary we’d imagined! We wanted a mix of discoveries—culture, cities, and nature—with guaranteed sunshine and the occasional short hike... We’re flying to Naples, round-trip, because the flight times work better for us. We rented a car online, picked it up at the airport (details to come... and it won’t be the highlight of the trip!), and booked our hotels in advance.
A quick overview of the itinerary: leaving Naples on September 15th, early in the morning, we’ll drive straight across the boot of Italy to Bari. After 11 days in Puglia, we’ll head back toward our starting point, taking our time: Matera in Basilicata, Maratea by the sea, and finally Paestum with its incredible temples.
Day 1: Brussels-Naples flight (Brussels Airlines) went smoothly; it landed an hour early, and we were thrilled, thinking we could use that time for a quick visit or two... Everything went well until we left the airport. We took the shuttle to the car rental offices, and at first glance, we realized this wouldn’t be smooth sailing!!! In front of every office (they’re side by side), there were already lines and kids sitting on suitcases—everyone looked exhausted... We resigned ourselves to waiting: nothing moved until tempers flared at the counters, and two people nearly came to blows. Things sped up a little, and after 2 (two...) hours of waiting, we finally got our chariot: a black Fiat Tipo, dirty, with a few dents and scratches that we made sure to note in the contract... but it ran!
Off to Bari, then: no time for sightseeing along the way! From there, we headed straight to our hotel in the countryside near Polignano a Mare.

A recurring detail: this happened constantly during our travels. We’d installed our own GPS, fully updated... In recent years, many dirt roads have become drivable, and lots of hotels and hostels have opened in the outskirts of towns. It was extremely rare for our ‘guide’ to recognize the street—let alone the number—we entered. Often, we got by calling the hotel reception: it might seem like a small thing, but it happened so often it became frustrating. In hindsight, it seems like without Google Maps, we’d have been lost!
Anyway, we were beautifully settled, with a terrace overlooking olive groves and the sea in the distance: all was well.

To be continued...
Toulouse : mercredi 26 mars à 17h, Place du Capitole
Orgaganisateurs : Autodétermination-Tibet 09/31" et le "Cercle Tibet Vérité" et la participation de l’Institut Vajra Yogini.
Contact : verneuil.jean@wanadoo.fr
Chambéry :jeudi 27 mars à 18h devant l'Hôtel de Ville et samedi 29 mars à 14h, Jardin du Verney Organisation Savoie Urgence Tibet
Thonon : vendredi 28 mars 18h signatures de pétition (Boycott JO) et de lettres au Président et Ministres des affaires étrangères et Droits de l’Homme 20h Film : "Histoire d’une tragédie", de Luc Segarra 21h Débats sur la situation au Tibet, avec Mme Deki Youdoun de la Communauté Tibétaine de Suisse Contact : objectif-tibet@orange.fr Jean Claude Perréard : 04 66 27 75 23
Caen : vendredi 28 mars et samedi 29 mars :
LIMOGESsamedi 29 mars informations sous peu pour ces deux villes...
Vitrolles 29 mars :Journée de soutien pour le Tibet à la Salle du Roucas (à côté de la Salle des Fêtes) Participation de M. Thupten Gyatso, Président de la Communauté Tibétaine en France L’hymne tibétain sera chanté a capella par Elisabeth. Organisé par Provence Himalaya Tél. 04 42 79 73 54
Journée d’action pour le Tibet GLOBAL DAY lundi 31 mars Cette journée a été retenue comme journée d’action globale pour manifester notre soutien au peuple tibétain. Programmes à venir. En attendant, le symbole de la khatag (écharpe blanche traditionnelle tibétaine) est retenu comme signe distinctif à porter ce jour là.
Aix-en-Provence: jeudi 3 avril à 18h Soirée débat "Les JO et les Droits de l’Homme" dans la salle vidéo de l’institut des Etudes Politiques 25, rue Gaston de Saporta, près de la Cathédrale. organisation Amnesty International avec la participation de Provence Himalaya; contact Tél. 04 42 79 73 54
Pau : 6 avril Le 6 avril à 14h30 "Marche pacifique pour le Tibet" pour accompagner nos amis tibétains dans leur "Marche du Retour". Nous remonterons le long du gave de Pau de Laroin jusqu’au pied du Château de Pau. Contact : http://membres.lycos.fr/apactpau apactpau@free.fr & Apactpau@aol.com et tél. 05 59 32 70 79 et 06 81 13 97 90
RAPPEL : LONDRES et PARIS les dimanche 6 et lundi 7 avril 2008 LA FLAMME DE LA LIBERTE TIBETAINE- voir photographie en page d"accueil de notre site ( un clic pour le programme complet) - et LA FLAMME OLYMPIQUE en provenance de Londres transportées en l’Eurostar -départ vers 19h de Londres- mais elles ne seront pas forcément dans le même train.
» Lire la suite de cette nouvelle QUE FAIRE ? en solidarité avec les Tibétains qui luttent au Tibet pour le respect de leurs droits les plus fondamentaux? QUE FAIRE?
Une idée importante à relayer : Solliciter de Mr Delanoë, Maire de Paris afin que le drapeau du Tibet soit hissé à l'Hôtel de Ville de Paris jusqu'à la cessation de la répression chinoise au Tibet .
Ecrire en utilisant cette page : http://www.paris.fr/portail/contacts/Portal.lutpage_id=5722&document_type_id=12&document_id=10737&portlet_id=12354a mairie de Paris De même dans toutes les municipalités où vous pouvez agir.
Oui. Vous êtes très nombreux à nous envoyer des messages de sympathie par courriel ou téléphone pour soutenir nos amis du Tibet. Nous ne pouvons le faire savoir officiellement, mais ils savent sans aucun doute que la Planète sait maintenant ...
Oui, la période est cruciale. Les Tibétains ont osé affronter une nouvelle fois le dragon, prendre leur destin d'opprimés entre leurs mains. Cela rappelle il y a peu, la résistance du Peuple de
Birmanie, vite écrasée, justement comme c'est bizarre..., grâce au soutien de la Chine et de quelques autres.
Oui, vous souhaitez participer aux actions, même si vous ne pouvez vous déplacer et rejoindre les participants demain à Paris, Bruxelles ou Berne ou dernière minute Valence ...
Alors voici des suggestions, les vôtres, amis lecteurs de notre site, amis sympathisants de cette cause. Elles nous parviennent au fil des heures et les voici à partager et à mettre en pratique, selon vos possibilités.
Bien sûr la liste n'est pas limitative...mais complétée au fil de vos interventions, les plus récentes en début de lecture ... .
MERCI à tous ceux qui se manifestent dans cette solidarité...même si chaque geste paraît une goutte d'eau...
* Ne pas acheter, autant que faire se peut " made in China"
Chambéry :jeudi 27 mars à 18h devant l'Hôtel de Ville et samedi 29 mars à 14h, Jardin du Verney Organisation Savoie Urgence Tibet
Thonon : vendredi 28 mars 18h signatures de pétition (Boycott JO) et de lettres au Président et Ministres des affaires étrangères et Droits de l’Homme 20h Film : "Histoire d’une tragédie", de Luc Segarra 21h Débats sur la situation au Tibet, avec Mme Deki Youdoun de la Communauté Tibétaine de Suisse Contact : objectif-tibet@orange.fr Jean Claude Perréard : 04 66 27 75 23
Caen : vendredi 28 mars et samedi 29 mars :
LIMOGESsamedi 29 mars informations sous peu pour ces deux villes...
Vitrolles 29 mars :Journée de soutien pour le Tibet à la Salle du Roucas (à côté de la Salle des Fêtes) Participation de M. Thupten Gyatso, Président de la Communauté Tibétaine en France L’hymne tibétain sera chanté a capella par Elisabeth. Organisé par Provence Himalaya Tél. 04 42 79 73 54
Journée d’action pour le Tibet GLOBAL DAY lundi 31 mars Cette journée a été retenue comme journée d’action globale pour manifester notre soutien au peuple tibétain. Programmes à venir. En attendant, le symbole de la khatag (écharpe blanche traditionnelle tibétaine) est retenu comme signe distinctif à porter ce jour là.
Aix-en-Provence: jeudi 3 avril à 18h Soirée débat "Les JO et les Droits de l’Homme" dans la salle vidéo de l’institut des Etudes Politiques 25, rue Gaston de Saporta, près de la Cathédrale. organisation Amnesty International avec la participation de Provence Himalaya; contact Tél. 04 42 79 73 54
Pau : 6 avril Le 6 avril à 14h30 "Marche pacifique pour le Tibet" pour accompagner nos amis tibétains dans leur "Marche du Retour". Nous remonterons le long du gave de Pau de Laroin jusqu’au pied du Château de Pau. Contact : http://membres.lycos.fr/apactpau apactpau@free.fr & Apactpau@aol.com et tél. 05 59 32 70 79 et 06 81 13 97 90
RAPPEL : LONDRES et PARIS les dimanche 6 et lundi 7 avril 2008 LA FLAMME DE LA LIBERTE TIBETAINE- voir photographie en page d"accueil de notre site ( un clic pour le programme complet) - et LA FLAMME OLYMPIQUE en provenance de Londres transportées en l’Eurostar -départ vers 19h de Londres- mais elles ne seront pas forcément dans le même train.
» Lire la suite de cette nouvelle QUE FAIRE ? en solidarité avec les Tibétains qui luttent au Tibet pour le respect de leurs droits les plus fondamentaux? QUE FAIRE?
Une idée importante à relayer : Solliciter de Mr Delanoë, Maire de Paris afin que le drapeau du Tibet soit hissé à l'Hôtel de Ville de Paris jusqu'à la cessation de la répression chinoise au Tibet .
Ecrire en utilisant cette page : http://www.paris.fr/portail/contacts/Portal.lutpage_id=5722&document_type_id=12&document_id=10737&portlet_id=12354a mairie de Paris De même dans toutes les municipalités où vous pouvez agir.
Oui. Vous êtes très nombreux à nous envoyer des messages de sympathie par courriel ou téléphone pour soutenir nos amis du Tibet. Nous ne pouvons le faire savoir officiellement, mais ils savent sans aucun doute que la Planète sait maintenant ...
Oui, la période est cruciale. Les Tibétains ont osé affronter une nouvelle fois le dragon, prendre leur destin d'opprimés entre leurs mains. Cela rappelle il y a peu, la résistance du Peuple de
Birmanie, vite écrasée, justement comme c'est bizarre..., grâce au soutien de la Chine et de quelques autres.
Oui, vous souhaitez participer aux actions, même si vous ne pouvez vous déplacer et rejoindre les participants demain à Paris, Bruxelles ou Berne ou dernière minute Valence ...
Alors voici des suggestions, les vôtres, amis lecteurs de notre site, amis sympathisants de cette cause. Elles nous parviennent au fil des heures et les voici à partager et à mettre en pratique, selon vos possibilités.
Bien sûr la liste n'est pas limitative...mais complétée au fil de vos interventions, les plus récentes en début de lecture ... .
MERCI à tous ceux qui se manifestent dans cette solidarité...même si chaque geste paraît une goutte d'eau...
* Ne pas acheter, autant que faire se peut " made in China"
Revenant de 15 jours de balade au Bangladesh, je voudrais partager mon expérience et impressions.

Avant de partir
Ambassade du Bangladesh
En Belgique Rue J. Jordaens 29-31 1000 Bruxelles Tel. 02.640.56.06 http://www.bangladeshembassy.be/index.htm En France 39, rue Erlanger, 75016 Paris Tel. 4651-9033 http://www.ambafrance-bd.org/article.php3?id_article=273 Au Canada Haut-commissariat de la République populaire du Bangladesh 275, rue Bank bureau 302, Ottawa, Ontario, Canada, K2P 2L6 Tel (613) 236-0138, -0139 www.bdhc.org mail : bangla@rogers.com Pour obtenir mon visa à Bruxelles, j’ai du fournir :
1 formulaire de demande dûment rempli sur place 1 copie recto verso de la carte d’identité 1 copie des tickets d’avion aller-retour 1 adresse sur place + l’itinéraire prévu (que j’ai inventé puisque je n’avais rien prévu de précis) 3 photos d’identité 50 €
La demande a été faite le matin et j’ai reçu les visas le lendemain après-midi. En tant que touriste, nous ne savions avoir qu’un visa à entrée simple de 3 mois mais il est spécifiquement stipulé que je n’avais droit d’être sur le territoire qu’entre les 2 dates des tickets d’avion…..
Au Bangladesh
Pour les belges, il faut s’adresser à l’ambassade de France ou à Delhi. Ambassade de Belgique 50-N Shantipath, Chanakyapuri New Delhi 110021 Tel + (91) (11) 42.42.80.00 Fax + (91) (11) 42.42.80.02 E-mail : NewDelhi@diplobel.be Ambassade de France House 18, Road 108, Gulshan, Dhaka Haut-commissariat du CanadaHouse 16A, Road 48 Gulshan – 2 DHaka 1212 Tél. : +880 2 988 7091~7
Ticket d'avion en pleine période rouge avec Qatar Airways : 920€
Quelques chiffres
140.000 d’habitants= 1000 hab./ km2 dont 30% en ville 87% de musulmans-12% de hindous-0.5% de bouddhistes-0.4% de chrétiens
Nombre de visiteurs dans les pays d’Asie en 2006 : Bhoutan 17.000 - Bangladesh 25.000 (inclus voyageurs d’affaires et bénévoles ong) -Mongolie 386.000 visiteurs - Thaïlande 13, 88 millions….
Aujourd’hui, l’Euro vaut 100 takas, le dollar canadien vaut 66 takas.
Les emblèmes du pays
Hymne national : Amar Shonar Bangla Animal : Tigre du Bengale Oiseau : Oriental Magpie Robin (genre de pie) Poisson : Hilsa Fleur : Lotus blanc Fruit : Jack fruit Sport : Kabadi Un des sports les plus anciens de l'histoire, le Kabaddi alterne le jeu d'attaque et de défense entre deux équipes de 6 joueurs. Un chasseur doit aller toucher un adversaire et revenir dans son camp sans se faire toucher. A tout moment, il peut se faire plaquer et risque l'expulsion du terrain. C'est un sport qui s'apparente à la lutte ou encore au rugby.
Le drapeau du Bangladesh est vert frappé d'un disque rouge légèrement décalé vers la hampe. Le rouge symbolise le sang des Bangladais tués depuis 1947 lors des affrontements avec le Pakistan. Le vert symbolise la vitalité, la jeunesse et les terres agricoles.
A retenir
Le vendredi est jour de prière, donc, comme le dimanche chez nous. Le deuxième jour « off » est le samedi.
Février 2007
Comme toujours, c’est maintenant que nous devons nous décider oú nous allons partir en décembre pendant les congés scolaires de Noël. Etant donné que c’est une période rouge, donc cher, je m’y mets longtemps à l’avance pour avoir des tickets d’avion à des prix raisonnables. Nous avons 3 options : le Sri Lanka, le Myanmar ou le Bangladesh oú un ami indien de Kolkata à encore de la famille et nous propose de l’accompagner. Nous optons vite pour le Bangladesh car le Myanmar ne me botte pas trop et le Sri Lanka est hors de prix.
Entre-temps, la situation de notre ami a changé et il ne sait plus nous accompagner mais qu’à cela ne tienne, nous découvrirons seuls ce pays qui m’intrigue. Mais pourquoi il n’y a jamais personne qui en parle ? Enfin, oui, on en parle régulièrement pour annoncer une violente tornade, une mousson qui a tué des milliers de gens, un cyclone qui a presque rayé une partie du pays ou un tremblement de terre…..
Quand j’ai mes tickets de la Qatar Airways en main, autour de moi j’entend : « Mais qu’est-ce que tu vas foutre là-bas ? Tu ne sais pas encore que c’est un pays pauvre ?!? Qu’ils sont toujours sous eaux ?!? Qu’il y a plein de maladies dangereuses ?!? Et dis, tu te rends compte que tu vas dans un pays musulman ? Tu vas devoir porter la burka…..et les fondamentalistes, tu en fais quoi ?!?...
En juin, un copain bangladais de mon frère nous invite à la « Boishaki Mela », le nouvel an bengali (là-bas, on est en 1414…). On est reçu comme des rois et nous sommes installés en tant que « VIP » au premier rang. Nous sommes que quelques occidentaux dans la salle, nous nous sentons privilégiés et c’est avec joie que nous participons à la fête. On passe l’ après-midi à discuter avec l’une et l’autre personne qui nous donne des idées pour visiter le pays ou nous vante son village d’origine. Nous goûtons aux plats préparés pour l’occasion tout en regardant le spectacle. Voilà notre premier contact avec le pays.
Ensuite, mise à part le dernier Lonely Planet qui date de 2004, je n’ai plus qu’à surfer sur la toile pour amasser des renseignements.
Quelques sites intéressants :
Transports fluviaux : http://www.mos.gov.bd/biwtc.htmChemins de fer : http://www.railway.gov.bd/default.asp Foule de renseignements : http://www.virtualbangladesh.com/bd_contents.html Banglapedia : http://banglapedia.search.com.bd/Un peu de tout : http://www.discoverybangladesh.com/index.html Tous les jours, des nouvelles images de Dhaka : http://dhakadailyphoto.blogspot.com/ Patrimoine mondial de l’Unesco : http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/bd
L'itinéraire parcouru. En bleu, les trajets en bateau. En noir, les trajets en bus.


Avant de partir
Ambassade du Bangladesh
En Belgique Rue J. Jordaens 29-31 1000 Bruxelles Tel. 02.640.56.06 http://www.bangladeshembassy.be/index.htm En France 39, rue Erlanger, 75016 Paris Tel. 4651-9033 http://www.ambafrance-bd.org/article.php3?id_article=273 Au Canada Haut-commissariat de la République populaire du Bangladesh 275, rue Bank bureau 302, Ottawa, Ontario, Canada, K2P 2L6 Tel (613) 236-0138, -0139 www.bdhc.org mail : bangla@rogers.com Pour obtenir mon visa à Bruxelles, j’ai du fournir :
1 formulaire de demande dûment rempli sur place 1 copie recto verso de la carte d’identité 1 copie des tickets d’avion aller-retour 1 adresse sur place + l’itinéraire prévu (que j’ai inventé puisque je n’avais rien prévu de précis) 3 photos d’identité 50 €
La demande a été faite le matin et j’ai reçu les visas le lendemain après-midi. En tant que touriste, nous ne savions avoir qu’un visa à entrée simple de 3 mois mais il est spécifiquement stipulé que je n’avais droit d’être sur le territoire qu’entre les 2 dates des tickets d’avion…..
Au Bangladesh
Pour les belges, il faut s’adresser à l’ambassade de France ou à Delhi. Ambassade de Belgique 50-N Shantipath, Chanakyapuri New Delhi 110021 Tel + (91) (11) 42.42.80.00 Fax + (91) (11) 42.42.80.02 E-mail : NewDelhi@diplobel.be Ambassade de France House 18, Road 108, Gulshan, Dhaka Haut-commissariat du CanadaHouse 16A, Road 48 Gulshan – 2 DHaka 1212 Tél. : +880 2 988 7091~7
Ticket d'avion en pleine période rouge avec Qatar Airways : 920€
Quelques chiffres
140.000 d’habitants= 1000 hab./ km2 dont 30% en ville 87% de musulmans-12% de hindous-0.5% de bouddhistes-0.4% de chrétiens
Nombre de visiteurs dans les pays d’Asie en 2006 : Bhoutan 17.000 - Bangladesh 25.000 (inclus voyageurs d’affaires et bénévoles ong) -Mongolie 386.000 visiteurs - Thaïlande 13, 88 millions….
Aujourd’hui, l’Euro vaut 100 takas, le dollar canadien vaut 66 takas.
Les emblèmes du pays
Hymne national : Amar Shonar Bangla Animal : Tigre du Bengale Oiseau : Oriental Magpie Robin (genre de pie) Poisson : Hilsa Fleur : Lotus blanc Fruit : Jack fruit Sport : Kabadi Un des sports les plus anciens de l'histoire, le Kabaddi alterne le jeu d'attaque et de défense entre deux équipes de 6 joueurs. Un chasseur doit aller toucher un adversaire et revenir dans son camp sans se faire toucher. A tout moment, il peut se faire plaquer et risque l'expulsion du terrain. C'est un sport qui s'apparente à la lutte ou encore au rugby.

Le drapeau du Bangladesh est vert frappé d'un disque rouge légèrement décalé vers la hampe. Le rouge symbolise le sang des Bangladais tués depuis 1947 lors des affrontements avec le Pakistan. Le vert symbolise la vitalité, la jeunesse et les terres agricoles.
A retenir
Le vendredi est jour de prière, donc, comme le dimanche chez nous. Le deuxième jour « off » est le samedi.
Février 2007
Comme toujours, c’est maintenant que nous devons nous décider oú nous allons partir en décembre pendant les congés scolaires de Noël. Etant donné que c’est une période rouge, donc cher, je m’y mets longtemps à l’avance pour avoir des tickets d’avion à des prix raisonnables. Nous avons 3 options : le Sri Lanka, le Myanmar ou le Bangladesh oú un ami indien de Kolkata à encore de la famille et nous propose de l’accompagner. Nous optons vite pour le Bangladesh car le Myanmar ne me botte pas trop et le Sri Lanka est hors de prix.
Entre-temps, la situation de notre ami a changé et il ne sait plus nous accompagner mais qu’à cela ne tienne, nous découvrirons seuls ce pays qui m’intrigue. Mais pourquoi il n’y a jamais personne qui en parle ? Enfin, oui, on en parle régulièrement pour annoncer une violente tornade, une mousson qui a tué des milliers de gens, un cyclone qui a presque rayé une partie du pays ou un tremblement de terre…..
Quand j’ai mes tickets de la Qatar Airways en main, autour de moi j’entend : « Mais qu’est-ce que tu vas foutre là-bas ? Tu ne sais pas encore que c’est un pays pauvre ?!? Qu’ils sont toujours sous eaux ?!? Qu’il y a plein de maladies dangereuses ?!? Et dis, tu te rends compte que tu vas dans un pays musulman ? Tu vas devoir porter la burka…..et les fondamentalistes, tu en fais quoi ?!?...
En juin, un copain bangladais de mon frère nous invite à la « Boishaki Mela », le nouvel an bengali (là-bas, on est en 1414…). On est reçu comme des rois et nous sommes installés en tant que « VIP » au premier rang. Nous sommes que quelques occidentaux dans la salle, nous nous sentons privilégiés et c’est avec joie que nous participons à la fête. On passe l’ après-midi à discuter avec l’une et l’autre personne qui nous donne des idées pour visiter le pays ou nous vante son village d’origine. Nous goûtons aux plats préparés pour l’occasion tout en regardant le spectacle. Voilà notre premier contact avec le pays.
Ensuite, mise à part le dernier Lonely Planet qui date de 2004, je n’ai plus qu’à surfer sur la toile pour amasser des renseignements.
Quelques sites intéressants :
Transports fluviaux : http://www.mos.gov.bd/biwtc.htmChemins de fer : http://www.railway.gov.bd/default.asp Foule de renseignements : http://www.virtualbangladesh.com/bd_contents.html Banglapedia : http://banglapedia.search.com.bd/Un peu de tout : http://www.discoverybangladesh.com/index.html Tous les jours, des nouvelles images de Dhaka : http://dhakadailyphoto.blogspot.com/ Patrimoine mondial de l’Unesco : http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/bd
L'itinéraire parcouru. En bleu, les trajets en bateau. En noir, les trajets en bus.

Comme il n'y a pas beaucoup de discussions sur la ligne Azamara, j'ai pensé partager le compte-rendu (long et détaillé) de notre dernière croisière sur le Azamara Quest. L'itinéraire: Hong Kong, Shanghai, Busan (Corée sud), Hiroshima, Osaka/Kyoto, Seoul, Dalian (Chine) et Tianjin. Nous avons terminé notre voyage par un séjour à Pékin de 5 jours, mais ça, c'est une autre histoire!!
Vous êtes avertis... le récit est long!! Un mot sur les voyageuses: Je suis dans la 40taine et cette croisière était la 17e que j'ai fait avec ma mère, Mariette! Nous voyageons beaucoup, et depuis une dizaine d'année avons adopté la croisière.
Pour ceux qui préfèrent les images aux mots: http://picasaweb.google.com/mcdessureault
Croisière de Hong Kong à Tianjin et séjour à Pékin Azamara Quest 31 janvier au 18 février 2009
Départ les deux pieds dans la neige... Le matin du 29 janvier, nous avons pris notre vol Montréal-Toronto à 5h30 AM. Nous étions un peu nerveuses car il y avait eu une bonne tempête la veille et durant la nuit et nous craignions avoir du retard. Mais le vol est parti à temps, sans aucun problème. Notre transfert à Toronto a été des plus faciles. Il y a des voiturettes partout pour nous conduire d’un terminal à l’autre. Nous avons été super chanceuses car le vol Toronto-Hong Kong était complet mais le seul siège de libre était à côté de nous! Nous avons donc eu trois sièges pour ce long vol de 15 heures. Trois repas sont servis - deux repas chauds, et une collation de nouilles chinoises. De plus avec le système de divertissement personnel, on a accès à des films, de la musique, des émissions de télé. Nous avions aussi apporté des jeux de cartes et dominos. Le temps a passé relativement vite, bien que le sommeil ne soit jamais très réparateur ni profond!
Arrivé à Hong Kong, un agent d’Azamara nous attendait à la sortie des douanes. Comme notre hôtel était à même l’aéroport, nous avons marché jusqu’à l’hôtel. Le Regal Hotel est magnifique et nous étions très heureuse de trouver un bon lit. On s’était promis de se reposer un peu et de partir explorer la ville, mais nous étions simplement crevées... nous nous sommes couchées en arrivant vers 15h00, et on s’est levée le lendemain matin! Toutefois, il aurait été assez facile de se rendre en ville car les trains rapides viennent jusqu’à l’aéroport et en 12 minutes nous sommes à Kowloon. Le petit-déjeuner était exquis avec tout ce qu’on retrouve habituellement dans un beau brunch, mais aussi beaucoup de spécialités chinoises! On a commencé à pratiquer à manger avec des baguettes!
Nous avons pris la navette de l’hôtel pour se rendre à un centre d’achat tout près. On a flâné un peu dans les boutiques jusqu’à 11h00, puis on est rentré pour prendre notre transfert jusqu’au bateau. À 12h30 deux autobus sont arrivées pour nous amener jusqu’au port China Merchant Wharf sur l’île d’Hong Kong. Nous avions un guide pour ce transfert et comme dans une excursion, il nous a parlé tout au long du trajet de la vie à Hong Kong. C’était super intéressant!
Embarquement Arrivés au quai, nous sommes débarqués devant la tente qui sert de terminal et littéralement, en 5 minutes on était à bord. Il n’y avait personne dans la ligne des Captain’s Club, donc on est passé tout de suite, et comme on avait imprimé nos documents en ligne, je n’ai eu qu’à présenter ma carte de crédit et immédiatement, l’agent nous a remis un joli porte-carte en cuir avec nos cartes de bateau. Puis on nous a dirigé vert la passerelle, et hop! champagne rosé à la main et nous voilà sur le navire! Il était environ 13h00 et les chambres n’étaient pas tout à fait prête. J’en ai profité pour aller au comptoir des excursions pour réserver notre tour du lendemain. Quelle surprise de trouver un couple de québécois derrière le comptoir! Bruno et Diane de Valleyfield ont été fantastiques. C’était tellement agréable de pouvoir faire affaire en français et de plus, ils étaient tous les deux d’excellente compagnie! J’ai eu la chance de faire quelques excursions avec eux et j’ai beaucoup apprécié leur compagnie et le grand sens de l’humour de Bruno!
Nous somme ensuite monté au Windows Café, le buffet au pont 9. On se doutait qu’il y avait eu de la maladie car le buffet n’était plus en libre service. Mais la nourriture était super bonne. Bar à pizza, salades, plats chauds, grand choix de desserts, gelatos italiens (8 sortes différentes à tous les jours!!), tout était bien. De plus, on peut manger dehors à l’arrière du navire, ou dehors près de la piscine et du grill. Comme il fait un soleil radieux, on a mangé dehors avec grand plaisir, surtout qu’on sait que le beau temps ne sera pas de la partie pour longtemps... plus on monte, plus il fera froid!
Cabine Après notre petit snack, on est allé voir notre cabine. J’avais d’abord choisi une cabine balcon, puis j’avais changé pour une cabine ‘oceanview’ étant donné que la température ne permettrait pas de jouir beaucoup de celui-ci. L’économie fait a payé pour notre 5 jours à Pékin, donc je ne regrette pas du tout cette décision! De plus, ceux qui était en cabine balcon se sont plaints du froid dans leur cabine.
Dès l’entrée dans la cabine, on s’est senti confortable. Le décor est sobre mais chaleureux car il y a beaucoup de bois foncé. Les tissus sont de qualité et il y a de beaux grands miroirs ce qui donne beaucoup de grandeur à la pièce. Nous avions de belles fleurs fraîches dans la cabine et dans la salle de bain. Un beau plateau de fruit était aussi sur notre table à café face au petit sofa. Le rangement est correct, mais c’est toujours un défi pour deux femmes de tout ranger! La salle de bain est petite mais fonctionnelle.
Les plus d’Azamara en cabine: Belles grosses robes de chambres Pantoufles Fleurs fraîches en cabine et dans la salle de bain Bol de fruits frais rempli tous les jours Bouteille d’Évian gratuite Sceau à glace et carafe d’eau en stainless (pas mal mieux que du plastique) Produits de bain Elemis de haute qualité Draps de bains et serviettes de haute qualité Deux beaux sacs de plage de haute qualité avec zip Parapluie dans le placard si on a besoin de l’utiliser
Notre butler et son assistant sont venus se présenter et nous parler des services dont on peut s’attendre d’eux: Aide à faire et défaire les valises Réservation aux restos alternatifs Services de blanchisserie ou réparation (j’ai eu à faire réparer mes souliers et il m’a fait ça sans frais!) Et bien d’autres...
Restaurants Après avoir défait nos valises nous sommes aller explorer le navire. C’est vrai que le navire n’est pas tellement grand et on en fait le tour rapidement, mais tous les lounges, bars, restaurants, boutiques, sont décorés avec goût. Le lobby est aussi invitant avec son escalier à la Titanic! Notre cabine était au niveau du lobby, à 4 cabines du Guest Relations! C’était parfait! On était très près d’un ascenseur ou l’autre et nous avions facilement accès à tout. Après de longues journées d’excursion, c’est bien de ne pas avoir à marcher des miles pour aller manger ou pour aller au théâtre! On a profité de cette exploration pour faire nos réservations dans les restaurants alternatifs. Il en coûte 5$ par personne pour souper dans ces deux restaurants. Nous avons droit à deux fois, mais si on veut, et s’il y a de la place, on peut y aller aussi souvent qu’on le désire.
La salle à manger Discovery est la salle à manger principale. Nous avons pris la plupart de nos repas là - déjeuner, dîner et souper. La nourriture et le service étaient impeccables. Chaque soir, un grand choix de menu était disponible et tout ce que nous avons mangé était super bon. Le chef est français, et n’a que 28 ans, mais il est très compétent et nous l’avons rencontré à plusieurs reprises... jusqu’à ce que lui aussi succombe au maudit virus... Nous n’avons jamais attendu pour avoir notre table à deux et après deux ou trois visites, le Maître D’ savait notre numéro de chambre par coeur et nous adressait la parole en français!
Nous sommes allés à l’Aqualina à notre deuxième journée en mer, et au Prime C à notre dernière journée en mer. Chaque resto a sa spécialité (fruits de mer et grillades) et offre des menus vraiment spéciaux. On a mangé du foie gras exquis à l’Aqualina! Tout était sublime, des entrées, aux soupes, aux plats jusqu’au dessert... le seul problème c’est qu’on a jamais de place pour tout manger!!
C’était aussi rafraîchissant d’avoir le service de sommelier - un petit plus agréable, et ce dans tous les restaurants. On peut aussi avoir gratuitement des espressos, cappuccinos, lattes à la fin du repas!
Quant à l’habillement, c’est vrai qu’il n’y a pas de soirée formelle comme telle, mais il y a quand même le ‘Toast du Capitaine’ et la soirée des membres et pour ces deux soirées, les gens étaient très habillés. Dans les restos alternatifs, on a aussi vu des hommes en tux et dames en robe longue. Je dirais que la plupart des gens étaient pas mal chic tous les soirt, mais ceux qui étaient plus relax étaient aussi confortables. Nous avons adoré ce style!
Nous avons eu recours au Room Service à quelques reprises, principalement pour le déjeuner. Ici encore, Azamara est une coche au dessus de la mêlée... le menu de déjeuner est très complet incluant oeufs bénédictines, déjeuner anglais, gaufres, crêpes etc et si on ne trouve pas ce qu’on veut sur le menu, il y a une case pour inscrire nos demandes. Le service était à l’heure et on nous téléphones quelques minutes avant la livraison pour nous prévenir - une petite attention vraiment appréciée! Quant aux autres repas, on peut commander du menu simplifié en cabine mais aussi du menu de la salle à manger. On a qu’à demander au butler et il nous apporte le menu!
Le Windows Café, le buffet, avait aussi une très belle offre à toute heure du jour mais comme il y avait beaucoup de monde et qu’après quelques jours on ne pouvait plus manger dehors, on l’a moins fréquenté. Mais il est bon de notre qu’au déjeuner, il y a service de jus frais pressés: orange, ananas, pamplemousse, carottes, papaye et jus du jour. On peut aussi avoir toute une panoplie de smoothie. Les espressos, cappuccinos et lattés sont disponibles à toute heure du jour et de la nuit, ainsi que plusieurs jus en fontaine: limonade, thé glacé, punch au fruits et jus de papaye.
Le Grill près de la piscine est aussi bien plus qu’un grill à hamburger et hot dog. On pouvait y manger d’excellents shish kebabs de boeuf, poulet ou agneau, des soupes dans un bol de pain, des frites, rondelles d’oignon, des nachos avec salsa. C’était une excellente alternative pour un dîner tard ou souper tôt pour les jours d’excursions!
Divertissements Évidemment, si les spectacles à grands déploiement et la vie trépidante sont essentiels pour vous, vous pourriez être un peu déçu. Il n’y a pas de grand théâtre sur plusieurs étages. Le Cabaret est plutôt du sytle Vista Lounge (pour les familiers de Princess). Mais on y a eu de vrais bons spectacles. Je ne pensais pas qu’il y aurait une troupe, mais oui! 3 chanteuses et 2 chanteurs qui sont aussi danseurs. Ils nous ont fait 3 spectacles inédits franchement meilleurs que bien des spectacles que j’ai vu en mer, et bien plus intimes!
Et que dire de l’orchestre... époustouflant. Piano, drum, base - une fille de l’Outaouais! - et 6 cuivres!!! Absolument incroyable, ce band nous a donné des frissons. Ils ont fait plusieurs prestations en accompagnement mais aussi en vedette, et ils ont même fait un après-midi jazz lors d’une journée en mer... je capotais!! J’avais l’impression d’être dans un club de Greenwich Village à New York - c’était super!!
En plus de la troupe, on a eu droit à plusieurs artistes - un jeune (et beau) crooner australien, une pianiste irlandaise, chanteur américain etc. On ne les a pas tous vus, mais ce qu’on a vu était intéressant. Il y a aussi le piano-man qui jouait presqu’à tous les soirs - toujours un hit! Un trio jouait tous les soirs dans le magnifique Looking Glass, le bar tout à l’avant du navire avec un vue spectaculaire sur 180o, pour les amateurs de danse.
On a eu aussi plusieurs projections de films. Et bien sur, la panoplie d’activités comme le bingo, la danse en ligne, les quiz trivia etc.
Il y avait aussi à bord 3 conférenciers. Taron Puri a fait plusieurs conférences sur la méditations, améliorations personnelles, bien-être etc. Dr. Joel Klass nous a parlé de physique quantique, des rêves, de phénomènes naturels et de psychologie. Finalement, Jonathan Flemming, un historien britannique nous a fait les conférences sur les différentes escales de notre croisière. J’ai fait plusieurs excursions avec lui et il était extrêmement sympathique et connaissant!
Finalement, le directeur de croisière, John Howell, était une vraie perle. Le fait qu’il y aille seulement 700 passagers à bord fait que tous les contacts sont beaucoup plus personnels. John nous appelait par notre prénom et on a eu plusieurs conversations avec lui. Il est très professionnel et amical.
Avantages Captains Club En tant que membre du Club, nous avons reçu plusieurs coupons. Nous avions droit à 30 minutes d’internet gratuit à l’achat d’un forfait et à 10$ de rabais sur les services de blanchisserie. Nous avons été invités au cocktail des membres où on nous a servi cocktails et bouchées à volonté... ils insistaient pour que nous prenions du vin pour notre repas... ils n’étaient pas chiche du tout! Et les bouchées étaient vraiment de qualité. Les membres avec un statut plus élevés ont eu droit à un souper privé avec le capitaine.
Le reste du navire Mosaic Café - sur la mezzanine du lobby, on y sert des pâtisseries et des tapas (gratuit). On peut aussi commander ($) des cafés spécialités comme mochas, lattes, cappuccinos - mais on peut aussi en avoir au buffet en haut gratuitement. Tous les jours, une harpiste (de Montreal) nous joue des airs si reposants... c’est tellement agréable d’aller prendre un café en lisant et en écoutant cette douce musique angélique! Puis le soir, c’est le piano man qui prenait la relève! Drawing Room - la bibliothèque. Sublime! Avec un plafond avec fresques magnifique... la pièce compte plusieurs fauteuils en cuir confortable et quelques tables où on peut s’installer pour écrire ou jouer aux échecs.
Le Cabaret - ouvert le soir pour les spectacles. C’est aussi le lieu de rassemblement pour les excursions le matin. La touche Azamara: des pâtisseries, cafés et jus sont servis au bar du Cabaret pour alléger notre attente pour les excursions!
Le Looking Glass - lieu de plusieurs activités durant la journée. À droite, c’est aussi la salle de carte avec plusieurs tables disponibles. Une armoire remplie de jeux de toutes sortes est à la disposition des passagers. À gauche, c’est le seul coin fumeur du navire. A l’avant, plusieurs fauteuils sont disposés pour qu’on puisse admirer la mer... et il y a même deux télescopes pour inspecter l’horizon.
Casino Luxe - évidemment pas très gros, mais avec assez de machine à sous, tables de blackjack et roulettes! Le casino a été fermé pendant trois jours quand nous étions dans les eaux territoriales du Japon. On a pas fait une grosse fortune mais on est ressortie gagnante!
Boutiques - il n’y a que deux boutiques à bord. Une avec quelques vêtements chics et vêtements sports, bijoux pas chers, les utilités et quelques bibelots (Lladros) etc. L’autre avec des bijoux de luxe, montres, quelques parfums et produits de beauté.
Service Ce qui est remarquable sur le Quest c’est que tout le monde semble heureux de nous recevoir. Le but premier est de s’assurer que les passagers soient contents... ça devient de plus en plus rare de voir ça. Tout le monde sourit, tout le monde va au devant de vos besoins... c’est une atmosphère tout à fait relax et agréable. Que ce soit au Guest Relations, dans les salles à manger, au buffet, aux excursions, tout le monde est gentil! Le personnel de divertissement est aussi très avenant, s’assurant que tout le monde a du bon temps. La musique est calme partout, l’air est purifiée avec des huiles essentielles à la lavande, les salles de bains publiques sont propres, avec de jolies fleurs et des serviettes de ratine, il y a des gens qui font du ménage partout, mais aussitôt qu’ils voient un passager, ils arrêtent pour nous dire bonjour! Nous nous sentions comme dans un grand hôtel! De plus, après seulement quelques jours, tout le monde nous connaît! Autant les passagers que les employés... c’est vraiment un sentiment très chaleureux.
Evidemment, le fait que le Norovirus se soit infiltré et répandu assez sévèrement durant la croisière a affecté plusieurs choses. Durant la deuxième semaine, tous les objets avaient été retirés des tables - fleurs, sel et poivre etc. De plus, Azamara avait posté près de chaque poste de Purell un employé cadre pour obliger les gens à l’utiliser. Comme le personnel était aussi malade, le service en salle à manger et au buffet s’en est ressenti un peu, mais malgré tout celà, nous avons reçu un excellent service, avec le sourire. Ça n’était pas vraiment drôle pour eux non plus, car tous devaient prendre plus de responsabilités... aussitôt qu’on se levait d’une chaise ou fauteuil, quelqu’un passait pour le désinfecter. Même chose dans les ascenseurs - aussitôt qu’on touchait un bouton, on l’essuyait... Le capitaine a fait plusieurs annonces pour aviser de la sévérité de l’épidémie. Il a même dit que si quelqu’un ne déclarait pas sa maladie, ou s’il était pris hors de sa cabine alors qu’il était en quarantaine, il pourrait être expulsé du navire au prochain port. On a d’ailleurs été témoin d’une scène... deux allemands étaient assis près de nous au Looking Glass un matin en mer quand soudain, Heike, la directrice de l’hôtellerie est venu les aviser qu’ils devaient retourner en cabine puisqu’ils avaient été mis en quarantaine. Après quelques arguments de la part des passagers, Heike les a doucement escortés à leur cabine et y a mis un garde afin de s’assurer qu’ils ne sortent plus!! Des mesures difficiles mais essentielles si on ne voulait pas tous finir malades... Même le docteur a été victime du virus... Mais toute chose étant, je crois qu’Azamara a fait tout ce qui est possible pour contenir la propagation du virus et pour nous rendre confortable. Je leur lève mon chapeau...
Allons-nous retourner avec Azamara? Assurément!! Non seulement l’expérience croisière est à son meilleur, mais les itinéraires sont extras! Nous ne pouvons que souhaiter que notre expérience prochaine sera aussi bonne que cette dernière car l’expérience nous a appris que le capitaine, le directeur de croisière, le directeur de l’hôtellerie et le chef sont les principaux responsables de notre expérience à bord!
Maintenant, place aux escales:
Hong Kong - 30 janvier 2009 - 20C Wow... quel départ!! Après notre installation et exploration du navire, on a soupé tôt afin d’aller profiter de la ville le soir. Une navette aux demie-heures était offerte gracieusement. Elle nous amenait jusqu’au pied du IFC, le plus haut building de Hong Kong, à 5 minutes à pied du quai des Star Ferry. Ces ferries relient Kowloon, sur le continent, à l’île de Hong Kong depuis plus de 150 ans! Nous avons pris le ferry de 19h50 et avons pu voir la ‘Symphonie des lumières’ durant la traversée. A tous les soirs, à 20h00, Hong Kong présente un spectacle de laser, de lumières et de musique du haut de ses gratte-ciel. C’est vraiment spectaculaire! Le coût du ferry est vraiment minime - environ $0.35 pour moi et gratuit pour les aînés!! Le ferry est une expérience en soi, avec ses bancs de bois et fenêtre à guillotine. Il est encore très utilisé par les gens de la place.
Arrivés à Kowloon, nous avons longé la promenade le long du port Victoria. Comme nous étions encore dans les célébrations du Nouvel An, c’était le festival des lanternes et d’immenses lanternes, aux scènes de la vie et des légendes, étaient exposés le long de la promenade. C’était vraiment de toute beauté, et des tonnes de gens y étaient pour admirer ces sculptures de soie et de lumière. Et de l’autre côté, la vue spectaculaire de l’île de Hong Kong tout illuminé... des tonnes de photographes nous proposent de prendre notre photo devant ce spectacle incroyable! On a succombé... surtout que prendre des photos le soir est toujours difficile sans trépied! Pour 2$ on a eu une belle photo devant Hong Kong en lumière.
Après une bonne promenade sur le port Victoria, nous avons repris le ferry pour rentrer à Hong Kong et la navette jusqu’au bateau. Bien que la journée ait été très ensoleillée, la soirée était plutôt fraîche, alors on avait bien hâte de retrouver notre cabine douillette!
Hong Kong - 31 janvier 2009 Ce matin, nous avions choisi une excursion pour voir l’île de Hong Kong. Nous sommes partis vers 9h30. Les autocars étaient tout neufs, très confortable et très propres. Notre guide était natif de Hong Kong et il nous a beaucoup parlé du Hong Kong d’avant 1997 et d’après. Hong Kong était une colonie britannique et a été remis à la Chine le 1 juillet 1997. Depuis, c’est un région autonome de la Chine qui émet sa propre argent, et est géré de façon autonome. Bien que craintifs à l’idée de devenir communiste, les Hong Kongais étaient heureux de retrouver leur souveraineté de chinois et de ne plus être des citoyens de deuxième classe face aux anglais. Notre premier arrêt fut pour prendre le tramway jusqu’en haut de Victoria Peak, une des sept collines (eh oui, HK a aussi sept collines comme Rome, Lisbonne et Barcelone!) qui surplombe la ville. Le tramway est en fait un funiculaire qui grimpe à flan de montagne très à pic. A 1500 pied, cette colline abritait la résidence du gouverneur britannique et est aujourd’hui un quartier cossu - c’est le Westmount de Hong Kong! De là haut, on a une vue spectaculaire du port, de Kowloon et de tous les gratte-ciel! La chance était de notre côté car il faisait soleil et la vue était claire.
Après avoir pris plusieurs photos de cette vue panoramique incroyable, nous avons fait la descente en autobus jusqu’au village de pêcheur flottant de Aberdeen. Ce village est un dernier village flottant de HK et c’est assez particulier de voir ces bateau-maisons avec en arrière-plan d’immense buildings appartement de 60-70 étages! Pour visiter le village, nous avons monté abord d’un sampan motorisé. L’embarcadère des sampan est au quai du fameux restaurant flottant le Jumbo! C’est un immense restaurant et casino, fort apprécié des touristes et des habitants de HK. Les contrastes sont encore ici à leur paroxysme... les yachts de millionnaire et les petites barques de pêcheurs, les maisons flottantes et les buildings modernes...
Notre dernier arrêt fut au fameux marché Stanley où on a eu du temps libre pour faire un peu de shopping. Il y avait principalement des vendeurs de vêtements, sacs à main, bijoux et souvenir de jade, de soie. Mariette oeil de lynx a rapidement repéré une superbe veste en soie qu’elle a eu à un très bon prix! On a aussi eu droit à la parade du dragon endiablé, encore à cause des festivités du Nouvel An. C’était spontané est bien amusant de voir de long dragon danser et déambuler à travers le marché.
Le retour au port s’est fait par Repulse Bay, une baie magnifique aux eaux turquoises avec de belles plages et le fameux hôtel construit avec un grand trou, ou plutôt un grand carré ide en plein milieu de l’hôtel. Cette ouverture a été aménagé durant la construction pour suivre la règle du Feng Shui et permettre au dragon qui vit sur la montagne d’avoir accès à l’eau de la baie s’il venait à avoir soif!
Nous étions de retour au navire vers 14h00. Après le lunch, on a profité du beau soleil pour s’étendre un peu sur les chaises moelleuses du Lido! En fin d’après-midi je suis ressortie pour aller dépenses mes derniers dollars HK. Je suis allée sur la rue commerciale près du port, une rue pas du tout touristique car on est au port cargo. La rue était bordée de petits boui-bouis offrant canard laqué, poulet suspendu, ou de grands woks où un chef (!) fait cuire un ramassis de toute sorte de chose! Je suis tombée sur une pâtisserie alléchante - la dame venait tout juste de terminer un lot de petites tartelettes au flan toute chaudes... parfait pour mes derniers $$! J’en prends deux! Puis je suis allée chez un herboriste où j’ai acheté des bonbons au gingembre apparemment excellents pour éclaircir la voix! Cette petite exploration m’a permis de découvrir un autre côté de la ville - moins touristique, plus authentique. Et les gens sont vraiment gentils - même si peu parle anglais, on finit toujours par se comprendre, et les gens sont contents de pouvoir nous aider.
Le départ du bateau était prévu pour 18h00, mais le capitaine nous avait annoncé qu’il avait parlé aux autorités et avait obtenu un départ à 19h30 ce qui nous permettait de sortir de HK durant la Symphonie des Lumières! Quelle bonne idée! Bien emmitouflées, nous nous sommes installées sur le pont promenade pour regarder cette ville incroyable défiler devant nous... tous les gratte-ciel avaient l’air en feu! Les lasers, la musique, les fresques de lumière... de voir ce spectacle en défilant sur l’eau était encore plus féerique que hier soir! Quelle beau départ... ça promet!
Après ce spectacle magnifique, nous sommes rentrées pour souper. Dans la file pour le restaurant, nous avons rencontré un couple de français que nous avions vu plutôt. Pendant qu’on jasait un peu, deux autres couples de français sont arrivés. On a donc pris une table à 8 et on a soupé avec ‘les cousins’!! C’était agréable de pouvoir échanger un peu en français!
Prochain escale: Shanghai, après deux jours en mer!
Nos deux journées en mer ont été bien remplies entre les conférences sur les prochaines escales, les cours de mandarin, jeux de carte au Looking Glass, et bien sûr, les supers bons repas et divertissements du bateau!! En fait, le timing était parfait après un long vol et deux jours bien remplis à Hong Kong, ça nous a permis de reprendre nos énergies pour le reste de la croisière. La température était fraîche, entre 10 et 15C, et on a eu beaucoup de brouillard.
Durant la deuxième journée en mer, en début de soirée, le navire est entré dans la rivière Yangtze. Malheureusement, le brouillard est très épais et on en voit pas grand chose. En fin de soirée, nous avons fait un arrêt pour faire monter à bord les agents d’immigration chinoise tandis que le navire remontait la rivière Hangpu jusqu’à Shanghai. Nous étions supposé arriver vers 2h00 AM, mais le brouillard était si épais que la navigation a été interrompu pendant quelques heures. En gai, le capitaine nous a dit plus tard, qu’il ne croyait pas pouvoir se rendre à Shanghai... finalement, il y est arrivé. Les autorités ont demandé au capitaine de retourner le bateau immédiatement, chose difficile à faire car la rivière est très peu profonde - ils ont même dû appeler des barges pour creuser autour afin de s’assurer qu’on ne touche pas le fond! Le capitaine regrettait avoir dû faire ces manoeuvres alors que nous dormions! Le Quest est le plus gros navire a avoir accosté au centre de la ville de Shanghai. La ville attend un autre navire légèrement plus gros dans quelques semaines. J’imagine qu’on était les cobayes!!
A notre réveil, on pouvait à peine voir le port... le brouillard est encore très épais - la purée de pois!! Nous sommes montées pour déjeuner et bien que le brouillard masquait beaucoup le paysage, on pouvait apercevoir les buildings aux allures futuriste de l’autre côté de la rive du Hangpu. Wow... on n’aurait pas pu être mieux situé! Vive les petits navires! Mais après le déjeuner, Mariette ne se sentait pas très bien. Elle avait eu de la difficulté à digérer son souper, et elle a préféré rester sur le navire plutôt que de partir pour une excursion de toute une journée. J’étais assez perturbé par ce revirement plutôt moche, mais je me suis fait à l’idée et suis parties seule pour la journée sachant que maman serait entre bonnes mains.
On devait pouvoir sortir à 7h00 am mais notre excursion ne partait qu’à 9h00. Toutefois l’immigration chinoise a retardé la sortie des passagers jusqu’à 9h30... Pour nous ça n’était pas si pire, mais pour ceux qui avaient des excursions privées, ça leur a causé un bon retard. On apprendra vite qu’en Chine, on ne décide de rien... on est à la merci du gouvernement!
Ce qui nous a frappé aussitôt sorti du port est que la ville entière est un chantier de construction. Shanghai sera l’hôte de l’expo universelle de 2010 et elle se refait une beauté. Le célèbre quartier du Bund est complètement recouvert d’échafaudage et de clôtures de protection. Ils ont tout démoli la route car ils vont construire un tunnel sous la route pour les voitures afin de décongestionner le boulevard. Ça sera sûrement magnifique, mais pour l’instant, c’est plutôt moche.
On se rend au cœur de la vieille ville de Shanghai, où se trouve le Yuyuan, le plus beau jardin chinois de Shanghai. Il a été construit au 16ème siècle, sous la dynastie des Ming, par un fonctionnaire de la cour de justice du Sichuan, selon la tradition des jardins chinois. Il symbolise le monde en miniature, où les fleuves sont ici des ruisseaux et les montagnes des rocs, et place l’homme en harmonie avec ce monde. Le parc est petit mais son sentier en labyrinthe donne l’impression qu’il est très grand. Il comprend plusieurs pavillons pittoresques, des bassins avec poissons rouges, des petits ponts, sculptures en pierre… Un véritable oasis de paix et d’harmonie au sein d’une ville trépidante. Comme c’est l’hiver, on doit user d’imagination pour voir les cerisiers en fleurs, les lotus dans les bassins ou les orchidées... mais même si la végétation est dormante, le jardin est magnifique, et bien moins achalandé qu’il le serait en avril! Le jardin est entouré d’une clôture en forme de dragon magnifique!
Avant d’entrer au jardin, nous avions traversé le bazar Yuyuan, un marché de boutiques et restaurants dans des maisons de style chinois datant d’environ 200 ans. C’est dans ce quartier du vieux Shanghai qu’on retrouve le restaurant Lu Bo Lang où tous les dignitaires qui visitent la ville sont reçus comme Elizabeth II, Fidel Castro, Bill Clinton etc. Juste à côté se trouve la fameuse maison de thé Huxingting et le pont des neufs tournants - les mauvais esprits avaient peur des coins, donc ce pont protégeait les alentours... en tous cas, s’il éloigne les mauvais esprits, il attire les touristes!! C’était tellement mignon de voir les ribambelles d’enfants blottis sur la rampe du pont à admirer les lanternes géantes installées sur les étangs tout autour de la maison de thé! Et à tout moment, je me sentais tirer une couette... les enfants chinois étaient fascinés par mes cheveux très blonds! J’imagine qu’ils voulaient sentir si ces cheveux pâles avaient la même texture que les leurs!
Deuxième arrêt: le musée de Shanghai, un superbe musée moderne et très bien organisé. Il y a plusieurs salles d’exposition avec des jades, céramiques, bronze, meubles etc. Comme on n’avait qu’une heure, on n’a pas pu tout voir, mais j’ai réussi à faire un tour d’horizon rapide pour au moins me donner une idée de chacune des salles.
Direction Concession Française pour notre dîner. À la fin du 19e siècle, l’empire britannique et français avaient établi des concessions de commerce à Shanghai. C’était comme des états à l’intérieur de la ville, avec leur devise, frontière... Notre dîner était à l’hôtel Jinjiang. Cet hôtel est important dans l’histoire de la Chine et celle du monde moderne car c’est ici que Nixon et le leader chinois signèrent l’entente que permit à la Chine de s’ouvrir au monde extérieur en 1978. Après cette entente historique, la vie de 1.3 milliards de chinois a complètement changé!
Le dîner fut très intéressant et surtout délicieux: une parade de spécialités chinoises a défilé devant nous pendant une heure!
En après-midi, nous sommes allés visiter une manufacture de soie. On nous a expliqué comment la soie était formé par un insecte, le ver du mûrier, qui crache un fil de soie pour former son cocon. Certains cocons sont simples et le fil est désenroulé et filé pour tisser la soie. D’autres cocons sont doubles (deux vers) alors comme les fils sont entremêlés, ils en font plutôt de la bourre pour édredon en étirant les cocons lavés en mince couche et en superposant ces couches de soie. Ces édredons sont absolument fantastique, et le prix était assez raisonnable - environ $80-$100 pour un édredon queen. Par contre, le prix des vêtements étaient exorbitants.
Dernière étape: le temple des deux Bouddhas de jade. Ce temple contient deux statues de Bouddha en jade blanc du Burma qui ont été rapportées en Chine par un prêtre bouddhiste. Un des Bouddha est assis, l’autre est couché attendant la mort avec un sourire! Avant d’accéder aux Bouddhas, on a visité les sanctuaires. Au centre de la cour intérieure, il y a deux immenses encensoirs où les gens viennent allumer des poignées de bâtonnets d’encens qu’ils doivent faire brûler aux 4 points cardinaux... geste essentiel pour être pris au sérieux par Bouddha!!
De retour au bateau, j’ai eu une petite surprise... quand j’ai inséré ma carte pour monter à bord, une alarme a sonné. On m’a dit que ma mère était en quarantaine et que je devais me rendre à ma cabine immédiatement. J’ai reçu un coup de fil de la sécurité me disant que moi aussi j’étais en quarantaine jusqu’au lendemain matin... j’étais un peu frustrée car j’allais loupé le spectacle des acrobates de Shanghai donné à bord du bateau ce soir... mais bon, on se plie aux règlements... Le butler nous a apporté à souper et nous a téléphoné à quelques reprises pour s’assurer qu’on n’avait besoin de rien (et sûrement aussi pour voir si on respectait notre quarantaine!!)
Demain sera une autre journée sans Mariette... :( mais au moins je pourrai sortir et prendre plein de photos pour elle!!
5 février 2009 - Shanghai - excursion à Suzhou (prononcé Sue-Joe)
Nous quittons Shanghai vers 8h30 en direction de Suzhou, la Venise de l’Orient! Suzhou est aussi connue comme ville de la soie et de jardins. Le trajet pour se rendre dans cette ville du delta du Yantgze sera d’environ 90 minutes. Durant la première heure du trajet, tout ce que nous voyons de part et d’autre de l’autoroute c’est des tours appartements... haute de 50-60 étages, une à côté de l’autre, à l’infini!! C’est complètement hallucinant! Puis tout à coup, les tours à condos font place à des serres et des étangs de pisciculture. Il faut bien nourrir tout ce beau monde!! Les routes sont aussi bordées de plantation d’arbres, une méthode simple et efficace pour réduire le CO2 créé par toutes ces nouvelles voitures et les camions de transport.
Durant un arrêt dans un poste d’essence pour s’étirer les jambes et pour les autres besoins de dame nature, j’ai fait la rencontre de ma première toilette ‘squat’! Quelle surprise de voir un beau trou de porcelaine au plancher!! Même pas de poignée pour se retenir... mais notre guide nous a donné un truc... on cherche les toilettes pour handicapés qui elles sont des toilettes occidentales avec bol et siège!! J’ai aussi fait toute une trouvaille... des chips Lays aux... bleuets!! Ça, faudrait en parler aux gens du Lac St-Jean!! De retour dans le bus, j’ai fait fureur avec ma trouvaille!
On arrive à Suzhou vers 10h30. Après une petite marche on traverse le pont Wuman (dynastie Qing) vers la porte Panmen du mur de la vieille ville. C’est ici qu’on embarquera dans des petits bateaux mouche pour faire une randonnée sur les canaux de Suzhou. On passe par le Grand Canal construit à l’époque de la Route de la Soie pour assurer le commerce, puis, on entre dans les plus petits canaux. C’est vraiment pittoresque! Les petits canaux sont plus impressionnants car plus étroits et les maisons très vieilles. Si le gouvernement se décidait à restaurer ces maisons et à les sauver de la destruction, ces canaux rivaliseraient certainement avec les palazzo vénitiens...
Après cette belle promenade de 50 minutes, nous nous sommes rendus à l’Institut de recherche et de broderie de Suzhou. Comme autrefois les femmes avaient les pieds bandés, elles ne pouvaient pas vraiment marcher. Elles restaient donc assises à broder et ont perfectionné cet art incroyable. Dans l’entrée de l’institut il y avait une photo de Lady Di. Après les explications du guide sur la technique utilisée, on s’est rendu compte que ça n’était pas une photo mais une broderie... vraiment, c’était à s’y méprendre. Les oeuvres de broderie n’ont aucun noeud et la plupart sont réversible!! Le canevas est une toile de soie, et les fils de soie sont divisés pour être encore plus fins qu’un cheveu! Le summum, c’est la toile recto-verso mais avec une image différente de chaque côté... Après la salle d’exposition, on nous amène (évidemment) à la boutique... ayoye! Une broderie de 8X10 était environ 300$!!! J’en ai profité pour aller prendre un petit café avec Bruno et Diane du bureau des excursions... !!
La visite fut suivi d’un excellent lunch à l’hôtel Bamboo Grove. Les spécialités de Suzhou sont plus sucrées - comme le poisson aigre-doux. On a aussi mangé une entrée de jellyfish mariné (!) et de racine de laitue marinée - super croustillante!
Après dîner, nous avons fait la visite du Jardin de l’humble administrateur. Couvrant 12 hectares, il est le plus grand et le plus célèbre des jardins Suzhou. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et a également été désigné comme l'un des vestiges culturels d'importance nationale protégé par l'Etat. Ce jardin a été construit en 1509 pendant la dynastie Ming. C'était initialement le jardin privé d'un ancien fonctionnaire du gouvernement nommé Wang Xianchen qui avait l'intention de construire un jardin après sa retraite pour y faire quelques travaux de jardinage comme la plantation d'arbres et de légumes, ce qui était une vie d'homme humble selon lui. C'est de là qu'est venu le nom de ce jardin. Le jardin est parsemé d’étangs, de collines de roches toute transportées ici, de pavillons de repos et de méditation. On peut même faire un tour en chaloupe! Tout au bout, une plantation de plus de 700 bonsaïs est à couper le souffle! Nous avons passé plus d’une heure dans ce lieu paisible et magnifique... un vrai régal pour les amateurs de photos!
De retour au navire, j’ai rejoint Mariette, toujours prisonnière de sa cabine jusqu’à demain matin. Je suis allé chercher à manger au buffet car ce soir, c’était le festin d’Asie... mium... tout était sublime - sushis, roulé de laitue, dumplings, rouleux impériaux (des vrais!!)... On s’est régalé!!
Lors de notre départ à 20h00, la ville a fait un feu d’artifice au dessus du Bund tout éclairé! C’était vraiment magnifique. Les buildings modernes de Pudong avec leur éclairage multicolore sont absolument hallucinants... on se croirait vraiment dans un film de science fiction. Tout le monde était dehors pour immortaliser cette scène de nuit tout à fait spectaculaire...
Demain, journée en mer pour mieux rejoindre Busan en Corée du Sud dans deux jours!!
7 février 2009 - Busan, Corée du Sud - 10C - ensoleillé
Nous devions être debout très tôt ce matin car l’immigration coréenne nous attendait à 7h30. Sur le quai, une troupe de danseur-musiciens en costume traditionnels nous souhaitaient la bienvenue. Les costumes sont aux couleurs du drapeau coréen - blanc, bleu et rouge - et ils portent de drôles de chapeaux avec de long rubans qu’ils font virevolter d’un seul petit coup de tête! Les formalités ont été rapides, mais comme dans tous les prochains ports, on prend notre température avec un thermomètre infrarouge pour s’assurer que personne ne fait de fièvre... les asiatiques ont une peur bleue de la grippe aviaire et du SRAS...
A 8h00 pile, notre autobus partait! Les autobus coréen sont drôlement décorés... il y a des petits rideaux à frisons dans les fenêtres! On dirait des caravanes de gitans!
Busan est une ville assez quelconque de 4 millions d'habitants, pas du tout touristique. Mais c’est quand meme le 3e plus grand port au monde!! Le port fait plusieurs kilomètres autour de la baie dans laquelle est logée cette ville, une des seules qui n’a pas été assiégées par les communistes du Nord lors de la guerre de Corée. C’était aussi le siège des Nations Unies durant cette guerre. Notre premier arrêt fut au marché de poisson Jagalchi. En Corée le poisson se mange toujours en sashimi i.e. cru! Donc pas question de vendre du poisson mort... tous les poissons sont donc vivants! Ils sont dans des viviers et aquariums... bizarre... surtout qu’on voit des poissons de toutes les formes et couleurs, et des crustacés et coquillages encore plus bizarre. Mais on pourrait croire que l’odeur serait insoutenable, mais il y a de l’eau partout, on arrose tout, tout le temps! Donc c’est très propre. Puis il y a des tables un peu partout - si on veut casser la croûte, on choisit notre petit Nemo, et hop un coup sur la tête, on l’épluche et on vous le remet avec un peu de sel ou de sauce pimentée. A l’extérieur, c’est le marché de poisson séché. Ce sont les femmes mariées, les Jagalchi Ajumas, qui vendent le poisson dans ce marché!
Nous quittons le marché en direction de la tour de Busan. Cette tour fait 120 mètres et a été construite en 1973. Elle trône en haut d’une colline de 70 mètres, dans le parc Yongdusan. Du haut de la tour, nous avons une vue panoramique incroyable sur la ville et le port. Comme il fait un beau soleil, la vue est claire! Dans le parc, on a pu admirer la statue de l'amiral Yi Sun Shin, une figure emblématique de la Corée, inventeur du premier navire de guerre cuirassé au monde au 16e s., puis la cloche du Nouvel An qui pèse 25 tonnes et que les gens de la ville viennent faire sonner 30 coups la veille du Jour de l’an, depuis 1996.
Nous avons passé un peu de temps dans un grand marché extérieur - cette fois, c’est le paradis de la contrefaçon. Des Louis Vuitton et Gucci, en veux-tu, en voilà! Comme c’est illégal, ils ont un truc. Les sacs à main sont ornées de plaques qui disent ‘Parade’ plutôt que Prada (par exemple). Une fois qu’on a acheté l’article, ils changent la plaque pour la vraie!! Rusés ces coréens! Mais on n’a pas fait aucun achats... en fait on n’a presque rien acheté depuis notre départ. On a l’impression d’être dans un Dollorama géant !! On voit les mêmes choses qu’on voit chez nous dans les magasins bon marché ou dans les magasins chinois... on a été surexposé au chinoiseries, on est donc moins impressionné... Le plus intéressant de ce marché est de voir les femmes installées au centre de la rue, sur des caisses de plastiques et de bois, avec plusieurs chaudrons bouillonnant et des bols remplis de légumes, poissons, nouilles... c’est la foire alimentaire de ce marché!! Les gens de la place viennent s’asseoir sur une des caisses de bois, puis se font préparer un bol de nouille avec poisson cru et condiments... pratiquement assis par terre, sur le trottoir! C’est assez rustique merci, et pas vraiment super ragoûtant!! On va passer notre tour, mais ça fait tout de même des photos intéressantes!
Bien que peu touristique, Busan nous a permis de voir la vraie vie des coréens. Nous avons beaucoup apprécié cette journée!
Nous avons quitté Busan vers 15h00... curieusement, nous n’étions que deux sur le pont pour assister au départ! Nous traversons le détroit de Corée pour entrer en début de soirée dans la mer intérieure de Seto, l’étendue d’eau séparant les îles de Honshū, Shikoku et Kyūshū, trois des quatre îles principales du Japon. Vers 23h00, nous avons traversé un détroit d’à peine 300 m de large et sous un pont de 60 m de haut! Impressionnant!!
8 février 2009 - Hiroshima, Japon - 12C - ensoleillé
Encore une fois ce matin, nous devions être au Cabaret Lounge à 7 h00 am pour passer à l’immigration japonaise. C’était tout un branle-bas de combat... D’abord on nous remet un permis de séjour, ensuite on rencontre un agent d’immigration qui prend nos empreintes digitale, notre photo et notre température!!! Si on passe l’examen, on voit un agent de douane à qui on remet la déclaration de douane, et enfin, un agent de sécurité nous remet un carton nous permettant de sortir... ouf... pas facile les formalités japonaises!
Bien que notre excursion devait partir à 8h30, le bateau n’a pas reçu l’autorisation de débarquement avant 9h00... Il y avait toute une file d’attente dans le lobby!
Bien que nous soyons sensible à la page noire d’histoire qui s’est déroulée à Hiroshima, nous ne voulions pas voir que ça. Alors on a choisi de faire une excursion à Miyajima, une île sacrée où se trouve un des plus beau temple Shinto du Japon. Notre guide Mariko s’est révélée être une version moderne de la Geisha parfaite!! Une gentille dame dans la cinquantaine, elle nous a récité de la poésie, nous a montré la chanson des cerisiers ‘Sakura Sakura’ et nous a fait de l’origami!!
Pour aller sur l’île de Miyajima, nous avons pris un traversier. Durant la traversée, nous avions une vue magnifique du Torii, la porte du temple qui est dans l’eau. Ce Torii est la structure japonaise la plus photographiée! Le temple et le Torii sont d’un rouge vermillon qui contraste avec la forêt environnante. L’île est habitée par 1500 personnes, 600 cerfs et 60 singes! Le site est exceptionnel... une promenade au bord de l’eau nous mène jusqu’au temple. Le sentier est bordé de lanternes en pierre qui le soir venu doit donner un effet enchanteur au site.
Le temple est entièrement construit sur l’eau, donc sur pilotis. Les lattes du plancher sont espacées pour permettre à l’eau de passer sans résistance à marée haute. Nous avons la chance incroyable de voir un mariage traditionnel! C’était vraiment impressionnant de voir la mariée avec son costume traditionnel et sa coiffe immense. Ainsi que les femmes avec leur kimonos de grandes occasions.
Après la visite de ce temple, on a eu du temps libre pour découvrir les boutiques et restaurants de cette petite île charmante. On a rencontré plusieurs groupes de cerfs dont il faut se méfier car ils sont voraces et mangent tout ce qui dépasse de nos poches ou de nos sacoches!! En attendant le traversier de retour, on a fait l’essai des toilettes japonaises. Ici aussi on a les ‘squat’ ou les toilettes occidentales. Mais le Japon est très civilisé... les toilettes occidentales sont toutes chauffées... oui oui mesdames, les sièges sont chauffants!! Notre guide nous a même dit que dans les maisons, les toilettes ont une foule d’options... en plus du chauffage, la toilette peut faire certains bruits pour assurer la discrétion quand les dames sont au petit coin!!!
De retour à Hiroshima, nous avons fait un tour de ville. Mariko nous a parlé de la vie au Japon, des coutumes, de la vie moderne etc. On a évidemment été voir le dôme de la bombe atomique. En fait, ce bâtiment est le seul à avoir résisté à l’explosion de la bombe atomique de 1945. Il est maintenant le symbole d’Hiroshima. Un magnifique parc a été aménagé à la mémoire des victimes. La ville est moderne, lumineuse, bien aménagée. Rien ne peut laisser croire qu’une si terrible atrocité a frappé cette ville. Mais le plus surprenant c’est ce que les gens de la place pensent de tout ça... Mariko nous a expliqué que les japonais n’en voulaient pas aux Alliés mais plutôt à l’empereur du Japon, obstiné à tenir tête aux Alliés malgré les avertissements qu’il avait eu sur la bombe. Les japonais déplorent les victimes faites à Hiroshima mais croient que c’est un sacrifice essentiel pour mettre fin à cette guerre, et que sans ce sacrifice, des millions d’autres vies auraient été perdues si la guerre avait continué...
En fin d’après-midi, nous sommes allées flâner dans les alentours. Une immense sculpture d’aluminium, la tour du Paradis, est installée près du port. Deux jeunes japonais étaient à l’intérieur à jouer de la guitare électrique! Il y avait aussi un grand parc près du port où une foule de familles étaient installées pour pique-niquer, avec des cerf-volants! On est aller voir les magasins du coin. Le temps était magnifique, on a profité du beau soleil et de ces derniers moments pour voir les gens de la place vivre leur dimanche après-midi!
A 17h00, le Quest s’est préparé pour le départ. Un band de cuivre avec deux jeunes chanteuses sont venus nous dire ‘Bon voyage’! C’était très émouvant de les entendre chanter, même si on ne comprenait pas les mots. Le Capitaine a fait son adresse habituelle et nous a invité à faire un bye bye avec les officiers... du haut de la timonerie, un des officiers avait une grosse main au bout d’un bâton qu’il agitait de gauche à droite!!! C’était hilarant! Tout le monde, petits et grands, dans le parc et sur le quai se sont mis à envoyer la main! Et le band s’est mis à jouer ‘Oh When the Saints’... Un départ mémorable!
On est monté au Windows Café, le buffet, pour profiter des paysages de la mer de Seto jusqu’à ce qu’il fasse noir! La mer de Seto est parsemée d’îlots, et de radeaux de bambous qui sont en fait des parcs à huîtres.
Ce soir, le bateau tanguait vraiment beaucoup... le piano s’est mis à rouler sur la scène sous les mains d’une pianiste irlandaise! Mais, aussitôt dans notre lit, le roulis nous a mené dans les bras de Morphée! Demain, nous avons une grosse journée à Kyoto!
9 février 2009 - Osaka/Kyoto, Japon - 12C - soleil et nuages
Le navire est accosté à Osaka, au port de Tempozan juste à côté de l’Aquarium d’Osaka, un des plus gros du monde et de la grande roue d’Osaka. Le bébarquement s’est fait rapidement ce matin, bien que la police japonaise soit encore là et qu’on prenne toujours notre température avec des lecteurs infra-rouge avant de nous permettre de sortir.
A 8h30, nous étions en route vers Kyoto qui est à environ 50 km d’Osaka. Notre guide Eiko avait installé ce qu’on croyait être un petit fantôme à l’avant de l’autobus... c’était en fait un petit moine bouddhiste avec sa boucle rouge et sa clochette! Elle l’a installé car tôt ce matin, la température était maussade et le ciel à la pluie. Ainsi, avec la protection du moine, il devait nous apporter de la belle température... le pire, c’est que ça a marché!!
Osaka est plus moderne et compte 2.6 M d’habitants. C’est une ville commercial et industrielle - Panasonic y a son siège social et emploie 60% de la population de la banlieue de Kadoma. Kyoto elle n’a que 1.4 M d’habitants et tient plutôt un statut plus historique. Elle fut en fait la capitale impériale du Japon pendant plusieurs siècles de 794 à 1868. En fait KYO veut dire capitale. KYOto = ancienne capitale et ToKYO = nouvelle capitale. La ville est recoupée de plusieurs rivières, certaines n’ayant plus qu’un mince filet d’eau au centre du lit. On a même aménagé des parcs publics dans ces lits asséchés.
Notre premier arrêt fut au château de Nijo. Ce château fortifié était la résidence du Shogun Tokugawa qui le fit construire en 1603. On devait enlever nos chaussures à l’entrée. On nous donnât des pantoufles, mais elles étaient toutes de la même taille, genre 13 pour homme!! C’était assez difficile de marcher avec ça, et imaginez monter des marches! J’imagine que c’est pour protéger les beaux planchers d’origine en cyprès japonais. En fait, les planchers sont un des attraits principaux de ce château de par leur construction particulière. On les appelle les planchers rossignol car peu importe où on marche ou combien on pèse, la façon dont les clous sont croisés font que les planchers sifflent comme des oiseaux quand on marche. C’est vraiment surprenant, et très agaçant pour les guides qui tentent tant bien que mal de se faire comprendre à travers ces sifflements. Le Shogun avait utilisé cette technique de construction pour assurer sa sécurité. Ainsi, si des espions ou ninjas entraient dans le château, il pouvait les entendre. C’est peut-être pourquoi les ninjas ont appris à marcher sur les murs et plafonds??
Dans le parc entourant le palais, des jardins de pins, de bonsaïs, d’étangs et de roches offraient un paysage majestueux aux Shogun et ses concubines qui n’avaient qu’à glisser les écrans de papier de riz pour pouvoir admirer cette vue de leurs chambres. Mais en hiver, le papier de riz n’offre qu’une bien mince protection contre le froid d’hiver dans ce palais non chauffé... pas surprenant que ces nobles gens portent de multiples épaisseurs de vêtements sous les grand kimonos bordés de fourrure. Mais un des avantages du papier de riz c’est que si on voulait espionner ou se rincer l’oeil, on n’avait qu’à mouiller un peu notre petit doigt et faire un petit trou dans l’écran... le papier se dissout avec la salive!
Après cette visite, nous avons été dîner à l’hôtel Westin. De tous les repas pris en excursion, ce fut le moins intéressant. Petite salade de canard froid, soupe à la citrouille, le plat principal était du saumon mais je n’en ai pas mangé car il sentait très fort et déjà que je ne suis pas très forte sur le saumon... On a aussi eu un petit accompagnement de nouille et poisson crû, et finalement un petit dessert à la mangue. Correct, sans plus. Mais au moins, on a eu la chance d’avoir un table ‘Made in Quebec’!! L’équipe d’excursion du Quest, Bruno et Diane se sont joint à nous aussi - ça fait du bien une fois de temps en temps de se retrouver entre nous!
Après dîner, nous sommes allé visiter le Pavillon d’or. Ce pavillon fut d’abord une villa pour un riche commerçant et à sa mort, son fils le transforma en temple Zen. Les deux étages supérieurs du pavillon sont entièrement recouverts de feuilles d’or. Notre guide nous racontât que quand elle était étudiante, elle venait souvent dans ce parc pour lire sous un arbre! Le jardin a un sentier qui monte sur la colline et redescend. On retrouve toutes sortes de petits autels le long du sentier où les gens apportent des offrandes ou laissent quelques sous pour Bouddha ou une des 8 millions de divinités Shinto...
Nous quittons le Pavillon d’or pour se rendre à un sanctuaire Shinto dans le vieux Kyoto où on peut encore voir quelques Geishas qui arpentent les rues, vêtues de leur kimono, leur obi et avec le maquillage traditionnel. La porte du sanctuaire, le Torii est maintenant au centre d’un boulevard! Le sanctuaire Heian est assez remarquable car il est, comme le Torri, rouge vermillon avec une toiture en tuile verte. Derrière le temple, les jardins sont l’attrait principal de cette visite. Les plans d’eau sont comme des miroirs qui reflètent les arbres tordus et chacune des aiguilles fines des grands pins. Les pas japonais et les pierres en dos de dragon nous permettent de traverser les étangs pour se rendre d’un jardin à l’autre. Même en plein hiver, ces jardins offrent des paysages à couper le souffle, on peut juste imaginer la grande beauté de ces lieux quand tous les arbres sont revêtus de leur verdure, que les fleurs sont épanouies et que les nénuphars recouvrent les étangs...
Notre dernier arrêt, avant notre retour à Osaka fut à un centre d’artisanat japonais de 7 étages. Il y en avait pour tous les goûts... et à tous les prix! Durant le trajet de retour, Eiko nous a chanté quelques chansons et quelle ne fut sa surprise quand je me suis mise à lui chanter la chanson Sakura Sakura que notre guide d’Hiroshima nous avait montrée!
De retour à Osaka vers 18h00, on pouvait voir, grâce aux autoroutes suspendues, les travailleurs encore affairés dans leur petit cubicule des innombrables tours à bureaux. C’est vrai qu’ici les gens travaillent tard! Comme nous étions de retour au port, la pluie s’est mise à tomber comme des cordes... Moi et Wendy, une amie rencontrée sur le bateau, nous devions repartir pour aller faire du shopping au centre de Osaka. La station de métro n’était qu’à quelques coins du rue du port, mais la pluie a eu le meilleur de nous... nous avons rebroussé chemin et avons plutôt été exploré le centre d’achat près de la grande roue, juste à côté du port. Mais il n’y avait pas grand chose d’intéressant. On s’est quand même risqué à entrer dans un hall de Pachinko - je ne connaissais pas ça mais apparemment, ces machines à parier - un mélange de machine à boule, bingo et machine à sous - seraient fabriquées au Canada. Aussitôt qu’on a ouvert la porte, un bruit infernal nous a assailli et un écran de fumée dense nous brûlait les yeux... on a pas vraiment perdu trop de temps là!
Le départ d’Osaka est prévu pour le lendemain matin 10h00 am...
Mardi 10 février - Départ d’Osaka, en mer - 12C ensoleillé
Je profites de la belle matinée pour aller faire une dernière exploration des alentours. Je suis sortie à 8h00... c’était assez tranquille en ville! En fait, je voulais acheter des cartes postales du Japon car j’avais complètement oublié et c’était ma dernière chance... Mais il était trop tôt et tous les magasins étaient fermés. Mais il fait beau, l’air est frais, la marche matinale est bénéfique et j’en profite pour faire des photos.
Comme le Japon est très densément habité, l’espace est vraiment limité. C’est assez amusant de voir comment ils maximisent l’espace, surtout celle pour stationner les voitures! En fait, pour pouvoir acheter une auto au Japon, on doit faire la preuve qu’on a un espace de stationnement. On voit donc des stationnements vraiment créatifs... J’ai vu des racks à voiture - en fait on place la première voiture sur une plate-forme qu’on lève d’une douzaine de pied dans les airs afin de garer une deuxième voiture sous la première... J’ai vu aussi des garages qui n’ont assez d’espace que pour la moitié de la voiture: le derrière est à l’intérieur, le devant sur le trottoir!!
De retour sur le bateau, et après notre petit-déjeuner, nous sommes allées nous installer au Looking Glass. C’est vraiment le meilleur endroit car on y a une vue panoramique extraordinaire. La sortie du port s’est fait de reculons, assez inhabituel! Des bateaux pompiers sont venus nous dire Aurevoir en faisant un petit spectacle avec ses jets d’eau qui montent à plus de 100 pi dans les airs. C’était vraiment spécial! Après une trentaine de minute, le bateau a viré et pris le chemin de retour à travers la mer de Seto, en direction de la Corée du Sud. Vers 11h00, nous sommes passés sous le pont de Nagasaki, ce sera le premier de quatre ponts qui traversent cette mer qui divise le Japon. On a passé presque toute la journée au Looking Glass à jouer aux cartes, à lire, à écrire tout en admirant le paysage.
Mercredi 11 février 2009 - En mer, 10C, soleil et nuages
Notre dernière journée en mer... Nous sommes dans un des corridors maritimes les plus fréquentés au monde entre le Japon et la Corée. C’est ici que transitent tous les produits Made in Japan et Made in Korea!!
Le Looking Glass est définitivement notre coin préféré. On y a encore passé presque toute la journée! Plusieurs québécois y avaient trouver refuge, et on a placoté avec tout ce beau monde! Vers 11h00, on a eu droit à la prestation d’adieu du capitaine et de son personnel! Notre capitaine a fait un autre petit discours touchant... il est tellement enthousiaste et il réussit à nous communiquer sa grande passion pour la navigation. C’était la première fois qu’il naviguait ses eaux et il en a eu pour son argent. Il nous disait qu’habituellement, le capitaine navigue environ 1 heure par jour... il travaille mais pas nécessairement sur le pont à naviguer en soi. Mais sur cette croisière, il a tenu la barre près de 18 heures par jour...
Jeudi 12 février 2009 - Inchéon / Séoul, Corée du Sud - 6C, brouillard et pluie
A notre réveil ce matin, on ne pouvait même pas voir la mer de notre fenêtre... le brouillard était épais et la corne de brume a retenti toute la nuit. Heureusement pour nous, du pont 4 on ne l’entend pas, mais ceux qui sont sur les ponts supérieurs ont été incommodés. Durant le petit-déjeuner, le capitaine nous a annoncé que la journée serait encore difficile... Pour entrer au port d’Incheon, on doit franchir une écluse. Mais le brouillard en purée de pois et les forts courants de la rivière Han ont causé la fermeture du port... Toutefois, le capitaine a obtenu une permission spéciale pour s’approcher doucement des écluses et une fois arrivé, les autorités décideront si oui ou non on passera! Tout le monde était énervé! Nous étions tous sur les ponts supérieurs pour voir l’arrivée près des écluses. Finalement, nous avons eu le OK pour entrer dans le canal étroit de l’écluse. Il n’y avait que quelques pieds de chaque côté. Nous étions comme dans un mini canal de Panama!! La traversée a durée un peu plus d’une heure. Bien que le port soit fermé, nous avons réussi et avons accosté! Évidemment, nous étions vraiment en retard.
Mais malgré tout, les excursions ont eu lieu. En fait, ils ont donné le choix aux gens de garder leurs excursions avec programme révisé, ou de se les faire rembourser. Comme la nôtre allait être en français car le groupe était assez gros pour avoir un guide francophone, on a décidé d’y aller quand même. De plus, il faisait froid et c’était pluvieux, donc la perspective de rester à Incheon pour marcher n’était guère attrayante.
Le navire a été accueilli par un groupe de jeunes coréens avec une machine à musique faites d’objets recyclés et des percussions. L’énergie de ces jeunes était vraiment communicative et malgré les aléas, les retards, tout le monde est sorti le sourire aux lèvres et prêt pour de nouvelles découvertes!
La route pour Séoul devait prendre 70-90 minutes... on y est arrivé en 40!! Le chauffeur avait le pied dans le tapis tout du long... Après avoir traversé la ville, nous sommes arrivés au palais de Gyeongbokgung juste à temps pour la relève de la garde. Ce palais construit en 1392 est de style coréen de la dynastie Joseon. Bien que plusieurs bâtiments ont été détruits par les nombreuses invasions japonaises, une dizaine de bâtiments sont intacts et ont été restaurés en 1867. Quelle chance nous avons eu d’arriver juste au moment de la relève de la garde. Tous vêtus des habits traditionnels, nous avons pu assister à la procession, bien rythmée au son de tambours et aux changements des gardes porte-drapeaux et des gardes armés. On pouvait se mêler à eux et prendre des photos!! Nous avons passé une bonne heure à déambuler dans le parc du palais afin d’admirer les pavillons, les jardins et aussi le système de chauffage incroyablement ingénieux pour cette époque. C’est d’ailleurs un des trésors nationaux. Des tunnels de briques traversaient les cours et pavillons. La chaleur de feux de bois voyageaient par ces tunnels et pouvaient réchauffer les pièces stratégiques du palais.
Après la visite, on a fait un tour rapide de la ville et nous devions malheureusement retourner vers Incheon pour notre départ de 15h30... Notre guide nous avait apporté une caisse de mandarines! Comme on est parti vite, sur l’heure du dîner, personne n’avait vraiment eu le temps de manger, alors cette petite collation tombait à pic! De plus, ces mandarines étaient super sucrées... délicieuses!
La visite de Séoul aura été un peu brève, mais nous ne regrettons pas du tout d’avoir fait cette excursion qui nous a permis de voir un palais magnifique et la relève de la garde qui est vraiment particulière et spectaculaire. De plus, on a passé quelques heures avec notre guide coréenne francophone ce qui nous a permis de poser des questions et connaître un peu plus ce peuple d’Asie plutôt méconnu!
Vendredi 13 février 2009 - Dalian, Chine - 0C facteur vent -10C - ensoleillé
La mer est vraiment houleuse ce matin... Les vagues ne sont pas très hautes mais on voit le vent qui soulève l’eau avec beaucoup de petits moutons. Encore une fois, notre capitaine nous a parlé au petit-déjeuner avec des nouvelles difficiles... il y a des vents de force 10, à 12 c’est un ouragan! Si les vents persistent, nous pourrions manquer notre escale à Dalian... Le pilote devrait arriver sous peu et c’est lui qui décidera de notre sort! Notre arrivée est prévue pour 11h00 am.
Comme c’est notre dernière journée à bord on profite de cette matinée pour faire les valises car nous n’aurons que peu de temps au retour d’excursion. Sans autre annonce du capitaine, on a vu le pilote arriver puis on a vu le navire faire son chemin jusqu’au port! Le vent poussait le bateau mais on a finalement accosté à peu près à l’heure. Plutôt que de faire les groupes d’excursion dans un lounge et de sortir ensemble, on nous a avisé qu’il fallait d’abord sortir, passer à l’immigration chinoise et ensuite rejoindre nos groupes d’excursion... mauvaise idée... Évidemment, tout le monde s’est aggloméré comme des mouches dans le lobby et c’est rapidement devenu insupportable. De plus, les autorités nous ont encore fait poireauter pendant presqu’une heure avant de permettre le débarquement. Comme notre chambre est juste à côté du Guest Service, on a réussi à être les troisièmes en ligne pour sortir! Quand finalement la porte s’est ouverte, tout le monde s’est mis à hurler car le vent glacial s’est engouffré dans le navire... mais on était tassé comme des sardines, donc impossible de se mettre à l’abri... Finalement, ils nous laissent sortir! On passe notre carte et on embarque sur la passerelle en escalier. Au beau milieu de la descente, la police décide que non... on arrête tout car certaines informations ne sont pas satisfaisantes. Alors nous, on est en plein milieu de l’escalier, avec un vent glacial qui nous souffle en plein visage. On a tous de grosses larmes qui nous coulent des yeux... Malgré tout ça, un groupe d’aînés déguisés en animaux de l’astrologie chinoise sont sur le quai pour nous souhaiter la bienvenue. Mais eux aussi sont gelés et ont peine à rester sur place!! On a attendu ainsi plus de 15 minutes... Je pensais vraiment qu’il y aurait une émeute! Finalement, on a su que les autorités n’avaient pas prévu de navette pour nous amener du port au terminal, une marche d’environ 2 km... Azamara a dû utiliser les autobus des excursions pour apporter tout le monde au terminal. Je vous laisse imaginer le bordel et le chaos que tout ça a causé...
Evidemment, les gens ne pouvaient sortir que par groupe de 40 pour remplir une autobus. Une fois l’immigration passée au terminal, on a dû attendre que presque tout le bateau soit vidé car on n’a pas sorti du bateau en groupe d’excursion... donc il y avait des gens de notre groupe qui était presqu’à la fin... ahhh... c’était vraiment l’horreur. Mais au moins, une fois dans le bus, on était au chaud. Notre guide Julien parlait un très bon français et s’amusait à nous scandaliser avec des farces disons, un peu douteuses... La première farce qu’il nous a racontée: ‘Dans quel pays est-ce que les gens se traînent dans l’herbe (prononcé à la québécoise donc dans l’harbe) pour se torcher?.... Torcher? Tout le monde se regarde dans le bus et se disent: A-t-il bien dit ‘torcher’? Nous n’en croyons pas nos oreilles... la réponse: Cuba... C’était tellement surprenant, que tout le monde s’est mis à rire de façon incontrôlable... J’imagine que notre hilarité lui a donné le vent dans les voiles car il nous en poussa des ‘capables’ toute la journée!! Disons que ça a détendu l’atmosphère!
Tout ce branle-bas de combat a fait que nous sommes partis avec beaucoup de retard, vers 13h00. Mais malgré tout, on nous a assuré que le programme resterait le même. En fait, notre super capitaine a réussi à négocier un départ plus tard en compensation de tout ce bordel!
Toutes les autobus d’excursions se sont rejoints dans un hôtel au centre de la ville pour un dîner spectacle. Encore une fois, tous les québécois et français se sont regroupés. C’était un vrai festin! Le plateau tournant au centre de la table était bien rempli de salades, saucissons, légumes et dès notre arrivée on nous a apporté une bonne Tsing Tao bien froide. Puis ce fut la parade de plats chauds... crevettes frites, boulettes de viande, riz frit, dumplings, bok choy, aubergines panées, etc. C’était super bon. Le gérant de l’hôtel est monté sur scène pour nous souhaiter la bienvenue chaleureusement. Il a même poussé la chansonnette pour nous mettre à l’aise! Après une chanson en chinois, il nous a fait son répertoire de Sound of Music! Puis il nous a présenté une école de jeunes acrobates, gymnastes et magiciens. Les jeunes se sont succédés pour nous faire leur numéro. C’était vraiment adorable. La plus jeune, une contorsionniste n’avait que 8 ans!
Après le dîner, nous nous sommes rendus dans un quartier populaire de Dalian pour faire la rencontre d’une famille chinoise. On ne savait pas trop comment cette rencontre allait être. Finalement, on était divisé en petit groupe de 6 personnes avec un interprète. Quand nous avons vu le bloc appartement de notre famille, on a eu une certaine réticence. Les blocs d’une quarantaine d’année étaient en piteux état. Une fois dans le corridor, le sentiment n’était guère plus rassurant... les boîtes aux lettres étaient toutes dépeinturées, les escaliers sales - car même si le building a 6 étages, il n’y a pas d’ascenseur. Des choux chinois un peu noircis étaient empilés sur les rebords de fenêtres. Quand nous sommes finalement entrés dans l’appartement de nos hôtes, j’ai eu un choc. L’appartement ne faisait que 600 pi2. Dans le salon converti en chambre, la mère du monsieur était couché sur le lit. Puis la dame nous a fait asseoir dans la salle à manger autour d’une petite table bien garnie de gâteries pour nous. Des oranges, des tomates raisins, des biscuits et gâteaux... ces gens s’étaient donné beaucoup de peine pour bien nous accueillir. Le monsieur nous a servi du thé au jasmin, comme tout bon hôte chinois. Evidemment, on avait été avisé de faire attention avec l’eau, mais on a tous accepté en faisant semblant de s’y tremper les lèvres. Après quelques minutes, la conversation s’est amorcée. Nous avons appris que la vieille dame au salon avait 99 ans! Le couple était retraité, lui avait été ingénieur des chemins de fer et elle, travailleuse dans une usine de poisson. Il a 75 ans et elle, 73, bien qu’elle ait l’air bien plus jeune. Le secret de leur jeunesse? L’exercice dans les parcs à tous les jours! Ils étaient aussi curieux que nous d’apprendre sur notre mode de vie, nos professions etc. Ils nous ont fièrement fait visité le petit appartement qui était très très propre, un contraste avec le reste du building. Mais notre guide nous a expliqué que les gens sont propriétaires de leur appartement, mais ne paient pas de frais communs, alors les parties communes sont laissées aux soins de la ville... et les travaux ne se font pas. Juste avant de quitter, nous avons fait des photos avec eux, et la dame m’a glissé un papier dans la main - son adresse! Elle m’a demandé de lui envoyé les photos que nous avions pris d’eux! Je n’y manquerai pas! Bien que j’ai eu un petit choc en entrant et je me demandais un peu si nous n’étions pas un peu voyeur, j’ai vite réalisé que ces gens étaient vraiment heureux de nous recevoir et d’apprendre sur la culture occidentale. De plus, ces visites leurs donnent un revenu d’appoint sûrement bienvenu pour eux! J’avoue qu’avec le recul, cette visite a été un des points forts de cette croisière... je n’oublierai jamais la chaleur de ces gens.
Après cette visite remplie d’émotions, nous sommes repartis pour aller voir la place Xinghai - c’est la plus grande place d’Asie - plus de 2 fois la grandeur de la place Tian’anmen de Pékin. Cette place fait 1.1 millions de mètres carrés... c’est immense! Mais c’est aussi très moderne. Elle est bordée de tour d’appartements hyper modernes. Au sud, entre la place et la mer, un parc commémoratif du centenaire de la ville a été créé en 1999. Un sculpture avec les empreintes de pied de 1000 habitants de Dalian est au centre de ce parc et vient une fois de plus nous émouvoir. Mais le vent est si fort et si froid qu’on a peine à se rendre jusqu’au bout du parc pour voir la magnifique plage et la mer... en fait, seulement quelques braves (dont moi!!) se sont aventurés hors du bus!!
Le dernier arrêt est au magasin de l’amitié pour un peu de shopping. Les magasins de l’amitié était à l’époque communiste, les magasins où les occidentaux pouvaient aller faire des achats. Aujourd’hui ce sont des magasins à rayons avec les plus grandes marques européennes et américaines. Un peu comme un La Baie de 8 étages!
Nous étions de retour vers 17h15... juste à temps pour le départ du bateau à 17h30! Nous avons bouclé les valises et sommes allés souper vers 19h00. Ce dernier souper fut un des meilleurs... tout était exquis! La soirée a été passé à faire nos adieux à tous ces amis que nous avons rencontrés, autant les gens du bateau que les passagers!
Samedi 14 février 2009 - Tianjin, Chine - Débarquement - 12C nuageux
Le débarquement devait débuter à 8h30 et nous avions les premières ‘couleurs’ car nous allons rejoindre notre guide et chauffeur pour notre séjour de 5 jours à Pékin. Un des avantages avec Azamara c’est que nous pouvons prendre le petit-déjeuner à la salle à manger, même ce matin! Alors nous sommes allés manger vers 7h00. Nous avions comme voisins un couple de Bordeaux qui eux avaient très hâte de partir car des tempêtes avaient ravagé leur maison... ils étaient anxieux d’aller constater les dégâts.
Après déjeuner, nous sommes allés ramasser nos dernières choses et nous avons laissé notre cabine pour 8h00, tel que demandé. On s’est installé dans le lobby en attendant qu’on appelle notre ‘couleur’. Le lobby se remplissait de plus en plus, avec plusieurs personnes debout ou assises sur leur valises... 8h30 passât... puis 9h00... puis 9h30... toujours rien. Finalement, John le directeur de croisière a pris la parole pour nous dire que les autorités ne pouvaient émettre la permission de débarquement car ils avaient besoin d’information additionnelle que tout le staff s’affairait à compiler... et voilà que ça recommence... Tout le monde s’est mis à spéculer sur la raison de ce retard... mais c’était évident que c’était à cause du nombre de cas de Noro-Virus sur le bateau. On nous a finalement laissé sortir à 11h45!!
Mais le pire c’est qu’au moment de nous laisser sortir, les valises elles n’étaient pas encore sorties! A notre sortie on a vu les valises se faire sortir... un employé du bateau passait à un employé du port les valises, une à une, et là, un autre employé du port partait avec la valise et la roulait jusqu’au hangar... incroyable. Après les formalités de débarquement, on a vite retrouvé notre guide qui nous attendait - en fait, on avait eu un peu peur qu’il prenne le large car tout le monde avait plus de 3 heures de retard... pauvre Wang, il était là depuis 7h30 ce matin, et les autorités portuaires ne leur avaient donné aucune explication. Après avoir trouvé le guide, il fallait maintenant trouvé les valises... alors là, c’était le summum. Le chaos, le bordel, une hécatombe... En fait tout était pêle-mêle, oubliez le système de couleur... J’ai retrouvé une de nos valises dans un camion qui s’en allait à l’aéroport et j’ai pratiquement dû recourir aux coups pour que le chinois me laissent prendre MA valise... Mais après une bonne demi-heure à courir les valises un peu partout, on a tout récupéré et on a pris la route pour Pékin...
Ainsi s’achève cette croisière fantastique... mais que débute notre exploration de la Chine impériale. Comme je l'ai indiqué au début de ce compte-rendu, nous avons fait un voyage fantastique. Oui il y a eu des pépins avec les autorités qui nous ont causé des retards, et oui, il y a eu le virus qui a bousculé un peu le niveau de service et qui a cloué Mariette dans sa cabine pour 2 jours, mais malgré les petits inconvénients, l'itinéraire était splendide, le personnel du navire était chaleureux, et nous avons fait des rencontres fantastique.
Il faut dire que le séjour de 5 jours à Pékin à la fin de ce voyage ne pouvait pas nous donner une meilleure conclusion, et refaire ce voyage, je le ferais de la même façon. Cette combinaison terre et mer était parfaite!!
Vous êtes avertis... le récit est long!! Un mot sur les voyageuses: Je suis dans la 40taine et cette croisière était la 17e que j'ai fait avec ma mère, Mariette! Nous voyageons beaucoup, et depuis une dizaine d'année avons adopté la croisière.
Pour ceux qui préfèrent les images aux mots: http://picasaweb.google.com/mcdessureault
Croisière de Hong Kong à Tianjin et séjour à Pékin Azamara Quest 31 janvier au 18 février 2009
Départ les deux pieds dans la neige... Le matin du 29 janvier, nous avons pris notre vol Montréal-Toronto à 5h30 AM. Nous étions un peu nerveuses car il y avait eu une bonne tempête la veille et durant la nuit et nous craignions avoir du retard. Mais le vol est parti à temps, sans aucun problème. Notre transfert à Toronto a été des plus faciles. Il y a des voiturettes partout pour nous conduire d’un terminal à l’autre. Nous avons été super chanceuses car le vol Toronto-Hong Kong était complet mais le seul siège de libre était à côté de nous! Nous avons donc eu trois sièges pour ce long vol de 15 heures. Trois repas sont servis - deux repas chauds, et une collation de nouilles chinoises. De plus avec le système de divertissement personnel, on a accès à des films, de la musique, des émissions de télé. Nous avions aussi apporté des jeux de cartes et dominos. Le temps a passé relativement vite, bien que le sommeil ne soit jamais très réparateur ni profond!
Arrivé à Hong Kong, un agent d’Azamara nous attendait à la sortie des douanes. Comme notre hôtel était à même l’aéroport, nous avons marché jusqu’à l’hôtel. Le Regal Hotel est magnifique et nous étions très heureuse de trouver un bon lit. On s’était promis de se reposer un peu et de partir explorer la ville, mais nous étions simplement crevées... nous nous sommes couchées en arrivant vers 15h00, et on s’est levée le lendemain matin! Toutefois, il aurait été assez facile de se rendre en ville car les trains rapides viennent jusqu’à l’aéroport et en 12 minutes nous sommes à Kowloon. Le petit-déjeuner était exquis avec tout ce qu’on retrouve habituellement dans un beau brunch, mais aussi beaucoup de spécialités chinoises! On a commencé à pratiquer à manger avec des baguettes!
Nous avons pris la navette de l’hôtel pour se rendre à un centre d’achat tout près. On a flâné un peu dans les boutiques jusqu’à 11h00, puis on est rentré pour prendre notre transfert jusqu’au bateau. À 12h30 deux autobus sont arrivées pour nous amener jusqu’au port China Merchant Wharf sur l’île d’Hong Kong. Nous avions un guide pour ce transfert et comme dans une excursion, il nous a parlé tout au long du trajet de la vie à Hong Kong. C’était super intéressant!
Embarquement Arrivés au quai, nous sommes débarqués devant la tente qui sert de terminal et littéralement, en 5 minutes on était à bord. Il n’y avait personne dans la ligne des Captain’s Club, donc on est passé tout de suite, et comme on avait imprimé nos documents en ligne, je n’ai eu qu’à présenter ma carte de crédit et immédiatement, l’agent nous a remis un joli porte-carte en cuir avec nos cartes de bateau. Puis on nous a dirigé vert la passerelle, et hop! champagne rosé à la main et nous voilà sur le navire! Il était environ 13h00 et les chambres n’étaient pas tout à fait prête. J’en ai profité pour aller au comptoir des excursions pour réserver notre tour du lendemain. Quelle surprise de trouver un couple de québécois derrière le comptoir! Bruno et Diane de Valleyfield ont été fantastiques. C’était tellement agréable de pouvoir faire affaire en français et de plus, ils étaient tous les deux d’excellente compagnie! J’ai eu la chance de faire quelques excursions avec eux et j’ai beaucoup apprécié leur compagnie et le grand sens de l’humour de Bruno!
Nous somme ensuite monté au Windows Café, le buffet au pont 9. On se doutait qu’il y avait eu de la maladie car le buffet n’était plus en libre service. Mais la nourriture était super bonne. Bar à pizza, salades, plats chauds, grand choix de desserts, gelatos italiens (8 sortes différentes à tous les jours!!), tout était bien. De plus, on peut manger dehors à l’arrière du navire, ou dehors près de la piscine et du grill. Comme il fait un soleil radieux, on a mangé dehors avec grand plaisir, surtout qu’on sait que le beau temps ne sera pas de la partie pour longtemps... plus on monte, plus il fera froid!
Cabine Après notre petit snack, on est allé voir notre cabine. J’avais d’abord choisi une cabine balcon, puis j’avais changé pour une cabine ‘oceanview’ étant donné que la température ne permettrait pas de jouir beaucoup de celui-ci. L’économie fait a payé pour notre 5 jours à Pékin, donc je ne regrette pas du tout cette décision! De plus, ceux qui était en cabine balcon se sont plaints du froid dans leur cabine.
Dès l’entrée dans la cabine, on s’est senti confortable. Le décor est sobre mais chaleureux car il y a beaucoup de bois foncé. Les tissus sont de qualité et il y a de beaux grands miroirs ce qui donne beaucoup de grandeur à la pièce. Nous avions de belles fleurs fraîches dans la cabine et dans la salle de bain. Un beau plateau de fruit était aussi sur notre table à café face au petit sofa. Le rangement est correct, mais c’est toujours un défi pour deux femmes de tout ranger! La salle de bain est petite mais fonctionnelle.
Les plus d’Azamara en cabine: Belles grosses robes de chambres Pantoufles Fleurs fraîches en cabine et dans la salle de bain Bol de fruits frais rempli tous les jours Bouteille d’Évian gratuite Sceau à glace et carafe d’eau en stainless (pas mal mieux que du plastique) Produits de bain Elemis de haute qualité Draps de bains et serviettes de haute qualité Deux beaux sacs de plage de haute qualité avec zip Parapluie dans le placard si on a besoin de l’utiliser
Notre butler et son assistant sont venus se présenter et nous parler des services dont on peut s’attendre d’eux: Aide à faire et défaire les valises Réservation aux restos alternatifs Services de blanchisserie ou réparation (j’ai eu à faire réparer mes souliers et il m’a fait ça sans frais!) Et bien d’autres...
Restaurants Après avoir défait nos valises nous sommes aller explorer le navire. C’est vrai que le navire n’est pas tellement grand et on en fait le tour rapidement, mais tous les lounges, bars, restaurants, boutiques, sont décorés avec goût. Le lobby est aussi invitant avec son escalier à la Titanic! Notre cabine était au niveau du lobby, à 4 cabines du Guest Relations! C’était parfait! On était très près d’un ascenseur ou l’autre et nous avions facilement accès à tout. Après de longues journées d’excursion, c’est bien de ne pas avoir à marcher des miles pour aller manger ou pour aller au théâtre! On a profité de cette exploration pour faire nos réservations dans les restaurants alternatifs. Il en coûte 5$ par personne pour souper dans ces deux restaurants. Nous avons droit à deux fois, mais si on veut, et s’il y a de la place, on peut y aller aussi souvent qu’on le désire.
La salle à manger Discovery est la salle à manger principale. Nous avons pris la plupart de nos repas là - déjeuner, dîner et souper. La nourriture et le service étaient impeccables. Chaque soir, un grand choix de menu était disponible et tout ce que nous avons mangé était super bon. Le chef est français, et n’a que 28 ans, mais il est très compétent et nous l’avons rencontré à plusieurs reprises... jusqu’à ce que lui aussi succombe au maudit virus... Nous n’avons jamais attendu pour avoir notre table à deux et après deux ou trois visites, le Maître D’ savait notre numéro de chambre par coeur et nous adressait la parole en français!
Nous sommes allés à l’Aqualina à notre deuxième journée en mer, et au Prime C à notre dernière journée en mer. Chaque resto a sa spécialité (fruits de mer et grillades) et offre des menus vraiment spéciaux. On a mangé du foie gras exquis à l’Aqualina! Tout était sublime, des entrées, aux soupes, aux plats jusqu’au dessert... le seul problème c’est qu’on a jamais de place pour tout manger!!
C’était aussi rafraîchissant d’avoir le service de sommelier - un petit plus agréable, et ce dans tous les restaurants. On peut aussi avoir gratuitement des espressos, cappuccinos, lattes à la fin du repas!
Quant à l’habillement, c’est vrai qu’il n’y a pas de soirée formelle comme telle, mais il y a quand même le ‘Toast du Capitaine’ et la soirée des membres et pour ces deux soirées, les gens étaient très habillés. Dans les restos alternatifs, on a aussi vu des hommes en tux et dames en robe longue. Je dirais que la plupart des gens étaient pas mal chic tous les soirt, mais ceux qui étaient plus relax étaient aussi confortables. Nous avons adoré ce style!
Nous avons eu recours au Room Service à quelques reprises, principalement pour le déjeuner. Ici encore, Azamara est une coche au dessus de la mêlée... le menu de déjeuner est très complet incluant oeufs bénédictines, déjeuner anglais, gaufres, crêpes etc et si on ne trouve pas ce qu’on veut sur le menu, il y a une case pour inscrire nos demandes. Le service était à l’heure et on nous téléphones quelques minutes avant la livraison pour nous prévenir - une petite attention vraiment appréciée! Quant aux autres repas, on peut commander du menu simplifié en cabine mais aussi du menu de la salle à manger. On a qu’à demander au butler et il nous apporte le menu!
Le Windows Café, le buffet, avait aussi une très belle offre à toute heure du jour mais comme il y avait beaucoup de monde et qu’après quelques jours on ne pouvait plus manger dehors, on l’a moins fréquenté. Mais il est bon de notre qu’au déjeuner, il y a service de jus frais pressés: orange, ananas, pamplemousse, carottes, papaye et jus du jour. On peut aussi avoir toute une panoplie de smoothie. Les espressos, cappuccinos et lattés sont disponibles à toute heure du jour et de la nuit, ainsi que plusieurs jus en fontaine: limonade, thé glacé, punch au fruits et jus de papaye.
Le Grill près de la piscine est aussi bien plus qu’un grill à hamburger et hot dog. On pouvait y manger d’excellents shish kebabs de boeuf, poulet ou agneau, des soupes dans un bol de pain, des frites, rondelles d’oignon, des nachos avec salsa. C’était une excellente alternative pour un dîner tard ou souper tôt pour les jours d’excursions!
Divertissements Évidemment, si les spectacles à grands déploiement et la vie trépidante sont essentiels pour vous, vous pourriez être un peu déçu. Il n’y a pas de grand théâtre sur plusieurs étages. Le Cabaret est plutôt du sytle Vista Lounge (pour les familiers de Princess). Mais on y a eu de vrais bons spectacles. Je ne pensais pas qu’il y aurait une troupe, mais oui! 3 chanteuses et 2 chanteurs qui sont aussi danseurs. Ils nous ont fait 3 spectacles inédits franchement meilleurs que bien des spectacles que j’ai vu en mer, et bien plus intimes!
Et que dire de l’orchestre... époustouflant. Piano, drum, base - une fille de l’Outaouais! - et 6 cuivres!!! Absolument incroyable, ce band nous a donné des frissons. Ils ont fait plusieurs prestations en accompagnement mais aussi en vedette, et ils ont même fait un après-midi jazz lors d’une journée en mer... je capotais!! J’avais l’impression d’être dans un club de Greenwich Village à New York - c’était super!!
En plus de la troupe, on a eu droit à plusieurs artistes - un jeune (et beau) crooner australien, une pianiste irlandaise, chanteur américain etc. On ne les a pas tous vus, mais ce qu’on a vu était intéressant. Il y a aussi le piano-man qui jouait presqu’à tous les soirs - toujours un hit! Un trio jouait tous les soirs dans le magnifique Looking Glass, le bar tout à l’avant du navire avec un vue spectaculaire sur 180o, pour les amateurs de danse.
On a eu aussi plusieurs projections de films. Et bien sur, la panoplie d’activités comme le bingo, la danse en ligne, les quiz trivia etc.
Il y avait aussi à bord 3 conférenciers. Taron Puri a fait plusieurs conférences sur la méditations, améliorations personnelles, bien-être etc. Dr. Joel Klass nous a parlé de physique quantique, des rêves, de phénomènes naturels et de psychologie. Finalement, Jonathan Flemming, un historien britannique nous a fait les conférences sur les différentes escales de notre croisière. J’ai fait plusieurs excursions avec lui et il était extrêmement sympathique et connaissant!
Finalement, le directeur de croisière, John Howell, était une vraie perle. Le fait qu’il y aille seulement 700 passagers à bord fait que tous les contacts sont beaucoup plus personnels. John nous appelait par notre prénom et on a eu plusieurs conversations avec lui. Il est très professionnel et amical.
Avantages Captains Club En tant que membre du Club, nous avons reçu plusieurs coupons. Nous avions droit à 30 minutes d’internet gratuit à l’achat d’un forfait et à 10$ de rabais sur les services de blanchisserie. Nous avons été invités au cocktail des membres où on nous a servi cocktails et bouchées à volonté... ils insistaient pour que nous prenions du vin pour notre repas... ils n’étaient pas chiche du tout! Et les bouchées étaient vraiment de qualité. Les membres avec un statut plus élevés ont eu droit à un souper privé avec le capitaine.
Le reste du navire Mosaic Café - sur la mezzanine du lobby, on y sert des pâtisseries et des tapas (gratuit). On peut aussi commander ($) des cafés spécialités comme mochas, lattes, cappuccinos - mais on peut aussi en avoir au buffet en haut gratuitement. Tous les jours, une harpiste (de Montreal) nous joue des airs si reposants... c’est tellement agréable d’aller prendre un café en lisant et en écoutant cette douce musique angélique! Puis le soir, c’est le piano man qui prenait la relève! Drawing Room - la bibliothèque. Sublime! Avec un plafond avec fresques magnifique... la pièce compte plusieurs fauteuils en cuir confortable et quelques tables où on peut s’installer pour écrire ou jouer aux échecs.
Le Cabaret - ouvert le soir pour les spectacles. C’est aussi le lieu de rassemblement pour les excursions le matin. La touche Azamara: des pâtisseries, cafés et jus sont servis au bar du Cabaret pour alléger notre attente pour les excursions!
Le Looking Glass - lieu de plusieurs activités durant la journée. À droite, c’est aussi la salle de carte avec plusieurs tables disponibles. Une armoire remplie de jeux de toutes sortes est à la disposition des passagers. À gauche, c’est le seul coin fumeur du navire. A l’avant, plusieurs fauteuils sont disposés pour qu’on puisse admirer la mer... et il y a même deux télescopes pour inspecter l’horizon.
Casino Luxe - évidemment pas très gros, mais avec assez de machine à sous, tables de blackjack et roulettes! Le casino a été fermé pendant trois jours quand nous étions dans les eaux territoriales du Japon. On a pas fait une grosse fortune mais on est ressortie gagnante!
Boutiques - il n’y a que deux boutiques à bord. Une avec quelques vêtements chics et vêtements sports, bijoux pas chers, les utilités et quelques bibelots (Lladros) etc. L’autre avec des bijoux de luxe, montres, quelques parfums et produits de beauté.
Service Ce qui est remarquable sur le Quest c’est que tout le monde semble heureux de nous recevoir. Le but premier est de s’assurer que les passagers soient contents... ça devient de plus en plus rare de voir ça. Tout le monde sourit, tout le monde va au devant de vos besoins... c’est une atmosphère tout à fait relax et agréable. Que ce soit au Guest Relations, dans les salles à manger, au buffet, aux excursions, tout le monde est gentil! Le personnel de divertissement est aussi très avenant, s’assurant que tout le monde a du bon temps. La musique est calme partout, l’air est purifiée avec des huiles essentielles à la lavande, les salles de bains publiques sont propres, avec de jolies fleurs et des serviettes de ratine, il y a des gens qui font du ménage partout, mais aussitôt qu’ils voient un passager, ils arrêtent pour nous dire bonjour! Nous nous sentions comme dans un grand hôtel! De plus, après seulement quelques jours, tout le monde nous connaît! Autant les passagers que les employés... c’est vraiment un sentiment très chaleureux.
Evidemment, le fait que le Norovirus se soit infiltré et répandu assez sévèrement durant la croisière a affecté plusieurs choses. Durant la deuxième semaine, tous les objets avaient été retirés des tables - fleurs, sel et poivre etc. De plus, Azamara avait posté près de chaque poste de Purell un employé cadre pour obliger les gens à l’utiliser. Comme le personnel était aussi malade, le service en salle à manger et au buffet s’en est ressenti un peu, mais malgré tout celà, nous avons reçu un excellent service, avec le sourire. Ça n’était pas vraiment drôle pour eux non plus, car tous devaient prendre plus de responsabilités... aussitôt qu’on se levait d’une chaise ou fauteuil, quelqu’un passait pour le désinfecter. Même chose dans les ascenseurs - aussitôt qu’on touchait un bouton, on l’essuyait... Le capitaine a fait plusieurs annonces pour aviser de la sévérité de l’épidémie. Il a même dit que si quelqu’un ne déclarait pas sa maladie, ou s’il était pris hors de sa cabine alors qu’il était en quarantaine, il pourrait être expulsé du navire au prochain port. On a d’ailleurs été témoin d’une scène... deux allemands étaient assis près de nous au Looking Glass un matin en mer quand soudain, Heike, la directrice de l’hôtellerie est venu les aviser qu’ils devaient retourner en cabine puisqu’ils avaient été mis en quarantaine. Après quelques arguments de la part des passagers, Heike les a doucement escortés à leur cabine et y a mis un garde afin de s’assurer qu’ils ne sortent plus!! Des mesures difficiles mais essentielles si on ne voulait pas tous finir malades... Même le docteur a été victime du virus... Mais toute chose étant, je crois qu’Azamara a fait tout ce qui est possible pour contenir la propagation du virus et pour nous rendre confortable. Je leur lève mon chapeau...
Allons-nous retourner avec Azamara? Assurément!! Non seulement l’expérience croisière est à son meilleur, mais les itinéraires sont extras! Nous ne pouvons que souhaiter que notre expérience prochaine sera aussi bonne que cette dernière car l’expérience nous a appris que le capitaine, le directeur de croisière, le directeur de l’hôtellerie et le chef sont les principaux responsables de notre expérience à bord!
Maintenant, place aux escales:
Hong Kong - 30 janvier 2009 - 20C Wow... quel départ!! Après notre installation et exploration du navire, on a soupé tôt afin d’aller profiter de la ville le soir. Une navette aux demie-heures était offerte gracieusement. Elle nous amenait jusqu’au pied du IFC, le plus haut building de Hong Kong, à 5 minutes à pied du quai des Star Ferry. Ces ferries relient Kowloon, sur le continent, à l’île de Hong Kong depuis plus de 150 ans! Nous avons pris le ferry de 19h50 et avons pu voir la ‘Symphonie des lumières’ durant la traversée. A tous les soirs, à 20h00, Hong Kong présente un spectacle de laser, de lumières et de musique du haut de ses gratte-ciel. C’est vraiment spectaculaire! Le coût du ferry est vraiment minime - environ $0.35 pour moi et gratuit pour les aînés!! Le ferry est une expérience en soi, avec ses bancs de bois et fenêtre à guillotine. Il est encore très utilisé par les gens de la place.
Arrivés à Kowloon, nous avons longé la promenade le long du port Victoria. Comme nous étions encore dans les célébrations du Nouvel An, c’était le festival des lanternes et d’immenses lanternes, aux scènes de la vie et des légendes, étaient exposés le long de la promenade. C’était vraiment de toute beauté, et des tonnes de gens y étaient pour admirer ces sculptures de soie et de lumière. Et de l’autre côté, la vue spectaculaire de l’île de Hong Kong tout illuminé... des tonnes de photographes nous proposent de prendre notre photo devant ce spectacle incroyable! On a succombé... surtout que prendre des photos le soir est toujours difficile sans trépied! Pour 2$ on a eu une belle photo devant Hong Kong en lumière.
Après une bonne promenade sur le port Victoria, nous avons repris le ferry pour rentrer à Hong Kong et la navette jusqu’au bateau. Bien que la journée ait été très ensoleillée, la soirée était plutôt fraîche, alors on avait bien hâte de retrouver notre cabine douillette!
Hong Kong - 31 janvier 2009 Ce matin, nous avions choisi une excursion pour voir l’île de Hong Kong. Nous sommes partis vers 9h30. Les autocars étaient tout neufs, très confortable et très propres. Notre guide était natif de Hong Kong et il nous a beaucoup parlé du Hong Kong d’avant 1997 et d’après. Hong Kong était une colonie britannique et a été remis à la Chine le 1 juillet 1997. Depuis, c’est un région autonome de la Chine qui émet sa propre argent, et est géré de façon autonome. Bien que craintifs à l’idée de devenir communiste, les Hong Kongais étaient heureux de retrouver leur souveraineté de chinois et de ne plus être des citoyens de deuxième classe face aux anglais. Notre premier arrêt fut pour prendre le tramway jusqu’en haut de Victoria Peak, une des sept collines (eh oui, HK a aussi sept collines comme Rome, Lisbonne et Barcelone!) qui surplombe la ville. Le tramway est en fait un funiculaire qui grimpe à flan de montagne très à pic. A 1500 pied, cette colline abritait la résidence du gouverneur britannique et est aujourd’hui un quartier cossu - c’est le Westmount de Hong Kong! De là haut, on a une vue spectaculaire du port, de Kowloon et de tous les gratte-ciel! La chance était de notre côté car il faisait soleil et la vue était claire.
Après avoir pris plusieurs photos de cette vue panoramique incroyable, nous avons fait la descente en autobus jusqu’au village de pêcheur flottant de Aberdeen. Ce village est un dernier village flottant de HK et c’est assez particulier de voir ces bateau-maisons avec en arrière-plan d’immense buildings appartement de 60-70 étages! Pour visiter le village, nous avons monté abord d’un sampan motorisé. L’embarcadère des sampan est au quai du fameux restaurant flottant le Jumbo! C’est un immense restaurant et casino, fort apprécié des touristes et des habitants de HK. Les contrastes sont encore ici à leur paroxysme... les yachts de millionnaire et les petites barques de pêcheurs, les maisons flottantes et les buildings modernes...
Notre dernier arrêt fut au fameux marché Stanley où on a eu du temps libre pour faire un peu de shopping. Il y avait principalement des vendeurs de vêtements, sacs à main, bijoux et souvenir de jade, de soie. Mariette oeil de lynx a rapidement repéré une superbe veste en soie qu’elle a eu à un très bon prix! On a aussi eu droit à la parade du dragon endiablé, encore à cause des festivités du Nouvel An. C’était spontané est bien amusant de voir de long dragon danser et déambuler à travers le marché.
Le retour au port s’est fait par Repulse Bay, une baie magnifique aux eaux turquoises avec de belles plages et le fameux hôtel construit avec un grand trou, ou plutôt un grand carré ide en plein milieu de l’hôtel. Cette ouverture a été aménagé durant la construction pour suivre la règle du Feng Shui et permettre au dragon qui vit sur la montagne d’avoir accès à l’eau de la baie s’il venait à avoir soif!
Nous étions de retour au navire vers 14h00. Après le lunch, on a profité du beau soleil pour s’étendre un peu sur les chaises moelleuses du Lido! En fin d’après-midi je suis ressortie pour aller dépenses mes derniers dollars HK. Je suis allée sur la rue commerciale près du port, une rue pas du tout touristique car on est au port cargo. La rue était bordée de petits boui-bouis offrant canard laqué, poulet suspendu, ou de grands woks où un chef (!) fait cuire un ramassis de toute sorte de chose! Je suis tombée sur une pâtisserie alléchante - la dame venait tout juste de terminer un lot de petites tartelettes au flan toute chaudes... parfait pour mes derniers $$! J’en prends deux! Puis je suis allée chez un herboriste où j’ai acheté des bonbons au gingembre apparemment excellents pour éclaircir la voix! Cette petite exploration m’a permis de découvrir un autre côté de la ville - moins touristique, plus authentique. Et les gens sont vraiment gentils - même si peu parle anglais, on finit toujours par se comprendre, et les gens sont contents de pouvoir nous aider.
Le départ du bateau était prévu pour 18h00, mais le capitaine nous avait annoncé qu’il avait parlé aux autorités et avait obtenu un départ à 19h30 ce qui nous permettait de sortir de HK durant la Symphonie des Lumières! Quelle bonne idée! Bien emmitouflées, nous nous sommes installées sur le pont promenade pour regarder cette ville incroyable défiler devant nous... tous les gratte-ciel avaient l’air en feu! Les lasers, la musique, les fresques de lumière... de voir ce spectacle en défilant sur l’eau était encore plus féerique que hier soir! Quelle beau départ... ça promet!
Après ce spectacle magnifique, nous sommes rentrées pour souper. Dans la file pour le restaurant, nous avons rencontré un couple de français que nous avions vu plutôt. Pendant qu’on jasait un peu, deux autres couples de français sont arrivés. On a donc pris une table à 8 et on a soupé avec ‘les cousins’!! C’était agréable de pouvoir échanger un peu en français!
Prochain escale: Shanghai, après deux jours en mer!
Nos deux journées en mer ont été bien remplies entre les conférences sur les prochaines escales, les cours de mandarin, jeux de carte au Looking Glass, et bien sûr, les supers bons repas et divertissements du bateau!! En fait, le timing était parfait après un long vol et deux jours bien remplis à Hong Kong, ça nous a permis de reprendre nos énergies pour le reste de la croisière. La température était fraîche, entre 10 et 15C, et on a eu beaucoup de brouillard.
Durant la deuxième journée en mer, en début de soirée, le navire est entré dans la rivière Yangtze. Malheureusement, le brouillard est très épais et on en voit pas grand chose. En fin de soirée, nous avons fait un arrêt pour faire monter à bord les agents d’immigration chinoise tandis que le navire remontait la rivière Hangpu jusqu’à Shanghai. Nous étions supposé arriver vers 2h00 AM, mais le brouillard était si épais que la navigation a été interrompu pendant quelques heures. En gai, le capitaine nous a dit plus tard, qu’il ne croyait pas pouvoir se rendre à Shanghai... finalement, il y est arrivé. Les autorités ont demandé au capitaine de retourner le bateau immédiatement, chose difficile à faire car la rivière est très peu profonde - ils ont même dû appeler des barges pour creuser autour afin de s’assurer qu’on ne touche pas le fond! Le capitaine regrettait avoir dû faire ces manoeuvres alors que nous dormions! Le Quest est le plus gros navire a avoir accosté au centre de la ville de Shanghai. La ville attend un autre navire légèrement plus gros dans quelques semaines. J’imagine qu’on était les cobayes!!
A notre réveil, on pouvait à peine voir le port... le brouillard est encore très épais - la purée de pois!! Nous sommes montées pour déjeuner et bien que le brouillard masquait beaucoup le paysage, on pouvait apercevoir les buildings aux allures futuriste de l’autre côté de la rive du Hangpu. Wow... on n’aurait pas pu être mieux situé! Vive les petits navires! Mais après le déjeuner, Mariette ne se sentait pas très bien. Elle avait eu de la difficulté à digérer son souper, et elle a préféré rester sur le navire plutôt que de partir pour une excursion de toute une journée. J’étais assez perturbé par ce revirement plutôt moche, mais je me suis fait à l’idée et suis parties seule pour la journée sachant que maman serait entre bonnes mains.
On devait pouvoir sortir à 7h00 am mais notre excursion ne partait qu’à 9h00. Toutefois l’immigration chinoise a retardé la sortie des passagers jusqu’à 9h30... Pour nous ça n’était pas si pire, mais pour ceux qui avaient des excursions privées, ça leur a causé un bon retard. On apprendra vite qu’en Chine, on ne décide de rien... on est à la merci du gouvernement!
Ce qui nous a frappé aussitôt sorti du port est que la ville entière est un chantier de construction. Shanghai sera l’hôte de l’expo universelle de 2010 et elle se refait une beauté. Le célèbre quartier du Bund est complètement recouvert d’échafaudage et de clôtures de protection. Ils ont tout démoli la route car ils vont construire un tunnel sous la route pour les voitures afin de décongestionner le boulevard. Ça sera sûrement magnifique, mais pour l’instant, c’est plutôt moche.
On se rend au cœur de la vieille ville de Shanghai, où se trouve le Yuyuan, le plus beau jardin chinois de Shanghai. Il a été construit au 16ème siècle, sous la dynastie des Ming, par un fonctionnaire de la cour de justice du Sichuan, selon la tradition des jardins chinois. Il symbolise le monde en miniature, où les fleuves sont ici des ruisseaux et les montagnes des rocs, et place l’homme en harmonie avec ce monde. Le parc est petit mais son sentier en labyrinthe donne l’impression qu’il est très grand. Il comprend plusieurs pavillons pittoresques, des bassins avec poissons rouges, des petits ponts, sculptures en pierre… Un véritable oasis de paix et d’harmonie au sein d’une ville trépidante. Comme c’est l’hiver, on doit user d’imagination pour voir les cerisiers en fleurs, les lotus dans les bassins ou les orchidées... mais même si la végétation est dormante, le jardin est magnifique, et bien moins achalandé qu’il le serait en avril! Le jardin est entouré d’une clôture en forme de dragon magnifique!
Avant d’entrer au jardin, nous avions traversé le bazar Yuyuan, un marché de boutiques et restaurants dans des maisons de style chinois datant d’environ 200 ans. C’est dans ce quartier du vieux Shanghai qu’on retrouve le restaurant Lu Bo Lang où tous les dignitaires qui visitent la ville sont reçus comme Elizabeth II, Fidel Castro, Bill Clinton etc. Juste à côté se trouve la fameuse maison de thé Huxingting et le pont des neufs tournants - les mauvais esprits avaient peur des coins, donc ce pont protégeait les alentours... en tous cas, s’il éloigne les mauvais esprits, il attire les touristes!! C’était tellement mignon de voir les ribambelles d’enfants blottis sur la rampe du pont à admirer les lanternes géantes installées sur les étangs tout autour de la maison de thé! Et à tout moment, je me sentais tirer une couette... les enfants chinois étaient fascinés par mes cheveux très blonds! J’imagine qu’ils voulaient sentir si ces cheveux pâles avaient la même texture que les leurs!
Deuxième arrêt: le musée de Shanghai, un superbe musée moderne et très bien organisé. Il y a plusieurs salles d’exposition avec des jades, céramiques, bronze, meubles etc. Comme on n’avait qu’une heure, on n’a pas pu tout voir, mais j’ai réussi à faire un tour d’horizon rapide pour au moins me donner une idée de chacune des salles.
Direction Concession Française pour notre dîner. À la fin du 19e siècle, l’empire britannique et français avaient établi des concessions de commerce à Shanghai. C’était comme des états à l’intérieur de la ville, avec leur devise, frontière... Notre dîner était à l’hôtel Jinjiang. Cet hôtel est important dans l’histoire de la Chine et celle du monde moderne car c’est ici que Nixon et le leader chinois signèrent l’entente que permit à la Chine de s’ouvrir au monde extérieur en 1978. Après cette entente historique, la vie de 1.3 milliards de chinois a complètement changé!
Le dîner fut très intéressant et surtout délicieux: une parade de spécialités chinoises a défilé devant nous pendant une heure!
En après-midi, nous sommes allés visiter une manufacture de soie. On nous a expliqué comment la soie était formé par un insecte, le ver du mûrier, qui crache un fil de soie pour former son cocon. Certains cocons sont simples et le fil est désenroulé et filé pour tisser la soie. D’autres cocons sont doubles (deux vers) alors comme les fils sont entremêlés, ils en font plutôt de la bourre pour édredon en étirant les cocons lavés en mince couche et en superposant ces couches de soie. Ces édredons sont absolument fantastique, et le prix était assez raisonnable - environ $80-$100 pour un édredon queen. Par contre, le prix des vêtements étaient exorbitants.
Dernière étape: le temple des deux Bouddhas de jade. Ce temple contient deux statues de Bouddha en jade blanc du Burma qui ont été rapportées en Chine par un prêtre bouddhiste. Un des Bouddha est assis, l’autre est couché attendant la mort avec un sourire! Avant d’accéder aux Bouddhas, on a visité les sanctuaires. Au centre de la cour intérieure, il y a deux immenses encensoirs où les gens viennent allumer des poignées de bâtonnets d’encens qu’ils doivent faire brûler aux 4 points cardinaux... geste essentiel pour être pris au sérieux par Bouddha!!
De retour au bateau, j’ai eu une petite surprise... quand j’ai inséré ma carte pour monter à bord, une alarme a sonné. On m’a dit que ma mère était en quarantaine et que je devais me rendre à ma cabine immédiatement. J’ai reçu un coup de fil de la sécurité me disant que moi aussi j’étais en quarantaine jusqu’au lendemain matin... j’étais un peu frustrée car j’allais loupé le spectacle des acrobates de Shanghai donné à bord du bateau ce soir... mais bon, on se plie aux règlements... Le butler nous a apporté à souper et nous a téléphoné à quelques reprises pour s’assurer qu’on n’avait besoin de rien (et sûrement aussi pour voir si on respectait notre quarantaine!!)
Demain sera une autre journée sans Mariette... :( mais au moins je pourrai sortir et prendre plein de photos pour elle!!
5 février 2009 - Shanghai - excursion à Suzhou (prononcé Sue-Joe)
Nous quittons Shanghai vers 8h30 en direction de Suzhou, la Venise de l’Orient! Suzhou est aussi connue comme ville de la soie et de jardins. Le trajet pour se rendre dans cette ville du delta du Yantgze sera d’environ 90 minutes. Durant la première heure du trajet, tout ce que nous voyons de part et d’autre de l’autoroute c’est des tours appartements... haute de 50-60 étages, une à côté de l’autre, à l’infini!! C’est complètement hallucinant! Puis tout à coup, les tours à condos font place à des serres et des étangs de pisciculture. Il faut bien nourrir tout ce beau monde!! Les routes sont aussi bordées de plantation d’arbres, une méthode simple et efficace pour réduire le CO2 créé par toutes ces nouvelles voitures et les camions de transport.
Durant un arrêt dans un poste d’essence pour s’étirer les jambes et pour les autres besoins de dame nature, j’ai fait la rencontre de ma première toilette ‘squat’! Quelle surprise de voir un beau trou de porcelaine au plancher!! Même pas de poignée pour se retenir... mais notre guide nous a donné un truc... on cherche les toilettes pour handicapés qui elles sont des toilettes occidentales avec bol et siège!! J’ai aussi fait toute une trouvaille... des chips Lays aux... bleuets!! Ça, faudrait en parler aux gens du Lac St-Jean!! De retour dans le bus, j’ai fait fureur avec ma trouvaille!
On arrive à Suzhou vers 10h30. Après une petite marche on traverse le pont Wuman (dynastie Qing) vers la porte Panmen du mur de la vieille ville. C’est ici qu’on embarquera dans des petits bateaux mouche pour faire une randonnée sur les canaux de Suzhou. On passe par le Grand Canal construit à l’époque de la Route de la Soie pour assurer le commerce, puis, on entre dans les plus petits canaux. C’est vraiment pittoresque! Les petits canaux sont plus impressionnants car plus étroits et les maisons très vieilles. Si le gouvernement se décidait à restaurer ces maisons et à les sauver de la destruction, ces canaux rivaliseraient certainement avec les palazzo vénitiens...
Après cette belle promenade de 50 minutes, nous nous sommes rendus à l’Institut de recherche et de broderie de Suzhou. Comme autrefois les femmes avaient les pieds bandés, elles ne pouvaient pas vraiment marcher. Elles restaient donc assises à broder et ont perfectionné cet art incroyable. Dans l’entrée de l’institut il y avait une photo de Lady Di. Après les explications du guide sur la technique utilisée, on s’est rendu compte que ça n’était pas une photo mais une broderie... vraiment, c’était à s’y méprendre. Les oeuvres de broderie n’ont aucun noeud et la plupart sont réversible!! Le canevas est une toile de soie, et les fils de soie sont divisés pour être encore plus fins qu’un cheveu! Le summum, c’est la toile recto-verso mais avec une image différente de chaque côté... Après la salle d’exposition, on nous amène (évidemment) à la boutique... ayoye! Une broderie de 8X10 était environ 300$!!! J’en ai profité pour aller prendre un petit café avec Bruno et Diane du bureau des excursions... !!
La visite fut suivi d’un excellent lunch à l’hôtel Bamboo Grove. Les spécialités de Suzhou sont plus sucrées - comme le poisson aigre-doux. On a aussi mangé une entrée de jellyfish mariné (!) et de racine de laitue marinée - super croustillante!
Après dîner, nous avons fait la visite du Jardin de l’humble administrateur. Couvrant 12 hectares, il est le plus grand et le plus célèbre des jardins Suzhou. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et a également été désigné comme l'un des vestiges culturels d'importance nationale protégé par l'Etat. Ce jardin a été construit en 1509 pendant la dynastie Ming. C'était initialement le jardin privé d'un ancien fonctionnaire du gouvernement nommé Wang Xianchen qui avait l'intention de construire un jardin après sa retraite pour y faire quelques travaux de jardinage comme la plantation d'arbres et de légumes, ce qui était une vie d'homme humble selon lui. C'est de là qu'est venu le nom de ce jardin. Le jardin est parsemé d’étangs, de collines de roches toute transportées ici, de pavillons de repos et de méditation. On peut même faire un tour en chaloupe! Tout au bout, une plantation de plus de 700 bonsaïs est à couper le souffle! Nous avons passé plus d’une heure dans ce lieu paisible et magnifique... un vrai régal pour les amateurs de photos!
De retour au navire, j’ai rejoint Mariette, toujours prisonnière de sa cabine jusqu’à demain matin. Je suis allé chercher à manger au buffet car ce soir, c’était le festin d’Asie... mium... tout était sublime - sushis, roulé de laitue, dumplings, rouleux impériaux (des vrais!!)... On s’est régalé!!
Lors de notre départ à 20h00, la ville a fait un feu d’artifice au dessus du Bund tout éclairé! C’était vraiment magnifique. Les buildings modernes de Pudong avec leur éclairage multicolore sont absolument hallucinants... on se croirait vraiment dans un film de science fiction. Tout le monde était dehors pour immortaliser cette scène de nuit tout à fait spectaculaire...
Demain, journée en mer pour mieux rejoindre Busan en Corée du Sud dans deux jours!!
7 février 2009 - Busan, Corée du Sud - 10C - ensoleillé
Nous devions être debout très tôt ce matin car l’immigration coréenne nous attendait à 7h30. Sur le quai, une troupe de danseur-musiciens en costume traditionnels nous souhaitaient la bienvenue. Les costumes sont aux couleurs du drapeau coréen - blanc, bleu et rouge - et ils portent de drôles de chapeaux avec de long rubans qu’ils font virevolter d’un seul petit coup de tête! Les formalités ont été rapides, mais comme dans tous les prochains ports, on prend notre température avec un thermomètre infrarouge pour s’assurer que personne ne fait de fièvre... les asiatiques ont une peur bleue de la grippe aviaire et du SRAS...
A 8h00 pile, notre autobus partait! Les autobus coréen sont drôlement décorés... il y a des petits rideaux à frisons dans les fenêtres! On dirait des caravanes de gitans!
Busan est une ville assez quelconque de 4 millions d'habitants, pas du tout touristique. Mais c’est quand meme le 3e plus grand port au monde!! Le port fait plusieurs kilomètres autour de la baie dans laquelle est logée cette ville, une des seules qui n’a pas été assiégées par les communistes du Nord lors de la guerre de Corée. C’était aussi le siège des Nations Unies durant cette guerre. Notre premier arrêt fut au marché de poisson Jagalchi. En Corée le poisson se mange toujours en sashimi i.e. cru! Donc pas question de vendre du poisson mort... tous les poissons sont donc vivants! Ils sont dans des viviers et aquariums... bizarre... surtout qu’on voit des poissons de toutes les formes et couleurs, et des crustacés et coquillages encore plus bizarre. Mais on pourrait croire que l’odeur serait insoutenable, mais il y a de l’eau partout, on arrose tout, tout le temps! Donc c’est très propre. Puis il y a des tables un peu partout - si on veut casser la croûte, on choisit notre petit Nemo, et hop un coup sur la tête, on l’épluche et on vous le remet avec un peu de sel ou de sauce pimentée. A l’extérieur, c’est le marché de poisson séché. Ce sont les femmes mariées, les Jagalchi Ajumas, qui vendent le poisson dans ce marché!
Nous quittons le marché en direction de la tour de Busan. Cette tour fait 120 mètres et a été construite en 1973. Elle trône en haut d’une colline de 70 mètres, dans le parc Yongdusan. Du haut de la tour, nous avons une vue panoramique incroyable sur la ville et le port. Comme il fait un beau soleil, la vue est claire! Dans le parc, on a pu admirer la statue de l'amiral Yi Sun Shin, une figure emblématique de la Corée, inventeur du premier navire de guerre cuirassé au monde au 16e s., puis la cloche du Nouvel An qui pèse 25 tonnes et que les gens de la ville viennent faire sonner 30 coups la veille du Jour de l’an, depuis 1996.
Nous avons passé un peu de temps dans un grand marché extérieur - cette fois, c’est le paradis de la contrefaçon. Des Louis Vuitton et Gucci, en veux-tu, en voilà! Comme c’est illégal, ils ont un truc. Les sacs à main sont ornées de plaques qui disent ‘Parade’ plutôt que Prada (par exemple). Une fois qu’on a acheté l’article, ils changent la plaque pour la vraie!! Rusés ces coréens! Mais on n’a pas fait aucun achats... en fait on n’a presque rien acheté depuis notre départ. On a l’impression d’être dans un Dollorama géant !! On voit les mêmes choses qu’on voit chez nous dans les magasins bon marché ou dans les magasins chinois... on a été surexposé au chinoiseries, on est donc moins impressionné... Le plus intéressant de ce marché est de voir les femmes installées au centre de la rue, sur des caisses de plastiques et de bois, avec plusieurs chaudrons bouillonnant et des bols remplis de légumes, poissons, nouilles... c’est la foire alimentaire de ce marché!! Les gens de la place viennent s’asseoir sur une des caisses de bois, puis se font préparer un bol de nouille avec poisson cru et condiments... pratiquement assis par terre, sur le trottoir! C’est assez rustique merci, et pas vraiment super ragoûtant!! On va passer notre tour, mais ça fait tout de même des photos intéressantes!
Bien que peu touristique, Busan nous a permis de voir la vraie vie des coréens. Nous avons beaucoup apprécié cette journée!
Nous avons quitté Busan vers 15h00... curieusement, nous n’étions que deux sur le pont pour assister au départ! Nous traversons le détroit de Corée pour entrer en début de soirée dans la mer intérieure de Seto, l’étendue d’eau séparant les îles de Honshū, Shikoku et Kyūshū, trois des quatre îles principales du Japon. Vers 23h00, nous avons traversé un détroit d’à peine 300 m de large et sous un pont de 60 m de haut! Impressionnant!!
8 février 2009 - Hiroshima, Japon - 12C - ensoleillé
Encore une fois ce matin, nous devions être au Cabaret Lounge à 7 h00 am pour passer à l’immigration japonaise. C’était tout un branle-bas de combat... D’abord on nous remet un permis de séjour, ensuite on rencontre un agent d’immigration qui prend nos empreintes digitale, notre photo et notre température!!! Si on passe l’examen, on voit un agent de douane à qui on remet la déclaration de douane, et enfin, un agent de sécurité nous remet un carton nous permettant de sortir... ouf... pas facile les formalités japonaises!
Bien que notre excursion devait partir à 8h30, le bateau n’a pas reçu l’autorisation de débarquement avant 9h00... Il y avait toute une file d’attente dans le lobby!
Bien que nous soyons sensible à la page noire d’histoire qui s’est déroulée à Hiroshima, nous ne voulions pas voir que ça. Alors on a choisi de faire une excursion à Miyajima, une île sacrée où se trouve un des plus beau temple Shinto du Japon. Notre guide Mariko s’est révélée être une version moderne de la Geisha parfaite!! Une gentille dame dans la cinquantaine, elle nous a récité de la poésie, nous a montré la chanson des cerisiers ‘Sakura Sakura’ et nous a fait de l’origami!!
Pour aller sur l’île de Miyajima, nous avons pris un traversier. Durant la traversée, nous avions une vue magnifique du Torii, la porte du temple qui est dans l’eau. Ce Torii est la structure japonaise la plus photographiée! Le temple et le Torii sont d’un rouge vermillon qui contraste avec la forêt environnante. L’île est habitée par 1500 personnes, 600 cerfs et 60 singes! Le site est exceptionnel... une promenade au bord de l’eau nous mène jusqu’au temple. Le sentier est bordé de lanternes en pierre qui le soir venu doit donner un effet enchanteur au site.
Le temple est entièrement construit sur l’eau, donc sur pilotis. Les lattes du plancher sont espacées pour permettre à l’eau de passer sans résistance à marée haute. Nous avons la chance incroyable de voir un mariage traditionnel! C’était vraiment impressionnant de voir la mariée avec son costume traditionnel et sa coiffe immense. Ainsi que les femmes avec leur kimonos de grandes occasions.
Après la visite de ce temple, on a eu du temps libre pour découvrir les boutiques et restaurants de cette petite île charmante. On a rencontré plusieurs groupes de cerfs dont il faut se méfier car ils sont voraces et mangent tout ce qui dépasse de nos poches ou de nos sacoches!! En attendant le traversier de retour, on a fait l’essai des toilettes japonaises. Ici aussi on a les ‘squat’ ou les toilettes occidentales. Mais le Japon est très civilisé... les toilettes occidentales sont toutes chauffées... oui oui mesdames, les sièges sont chauffants!! Notre guide nous a même dit que dans les maisons, les toilettes ont une foule d’options... en plus du chauffage, la toilette peut faire certains bruits pour assurer la discrétion quand les dames sont au petit coin!!!
De retour à Hiroshima, nous avons fait un tour de ville. Mariko nous a parlé de la vie au Japon, des coutumes, de la vie moderne etc. On a évidemment été voir le dôme de la bombe atomique. En fait, ce bâtiment est le seul à avoir résisté à l’explosion de la bombe atomique de 1945. Il est maintenant le symbole d’Hiroshima. Un magnifique parc a été aménagé à la mémoire des victimes. La ville est moderne, lumineuse, bien aménagée. Rien ne peut laisser croire qu’une si terrible atrocité a frappé cette ville. Mais le plus surprenant c’est ce que les gens de la place pensent de tout ça... Mariko nous a expliqué que les japonais n’en voulaient pas aux Alliés mais plutôt à l’empereur du Japon, obstiné à tenir tête aux Alliés malgré les avertissements qu’il avait eu sur la bombe. Les japonais déplorent les victimes faites à Hiroshima mais croient que c’est un sacrifice essentiel pour mettre fin à cette guerre, et que sans ce sacrifice, des millions d’autres vies auraient été perdues si la guerre avait continué...
En fin d’après-midi, nous sommes allées flâner dans les alentours. Une immense sculpture d’aluminium, la tour du Paradis, est installée près du port. Deux jeunes japonais étaient à l’intérieur à jouer de la guitare électrique! Il y avait aussi un grand parc près du port où une foule de familles étaient installées pour pique-niquer, avec des cerf-volants! On est aller voir les magasins du coin. Le temps était magnifique, on a profité du beau soleil et de ces derniers moments pour voir les gens de la place vivre leur dimanche après-midi!
A 17h00, le Quest s’est préparé pour le départ. Un band de cuivre avec deux jeunes chanteuses sont venus nous dire ‘Bon voyage’! C’était très émouvant de les entendre chanter, même si on ne comprenait pas les mots. Le Capitaine a fait son adresse habituelle et nous a invité à faire un bye bye avec les officiers... du haut de la timonerie, un des officiers avait une grosse main au bout d’un bâton qu’il agitait de gauche à droite!!! C’était hilarant! Tout le monde, petits et grands, dans le parc et sur le quai se sont mis à envoyer la main! Et le band s’est mis à jouer ‘Oh When the Saints’... Un départ mémorable!
On est monté au Windows Café, le buffet, pour profiter des paysages de la mer de Seto jusqu’à ce qu’il fasse noir! La mer de Seto est parsemée d’îlots, et de radeaux de bambous qui sont en fait des parcs à huîtres.
Ce soir, le bateau tanguait vraiment beaucoup... le piano s’est mis à rouler sur la scène sous les mains d’une pianiste irlandaise! Mais, aussitôt dans notre lit, le roulis nous a mené dans les bras de Morphée! Demain, nous avons une grosse journée à Kyoto!
9 février 2009 - Osaka/Kyoto, Japon - 12C - soleil et nuages
Le navire est accosté à Osaka, au port de Tempozan juste à côté de l’Aquarium d’Osaka, un des plus gros du monde et de la grande roue d’Osaka. Le bébarquement s’est fait rapidement ce matin, bien que la police japonaise soit encore là et qu’on prenne toujours notre température avec des lecteurs infra-rouge avant de nous permettre de sortir.
A 8h30, nous étions en route vers Kyoto qui est à environ 50 km d’Osaka. Notre guide Eiko avait installé ce qu’on croyait être un petit fantôme à l’avant de l’autobus... c’était en fait un petit moine bouddhiste avec sa boucle rouge et sa clochette! Elle l’a installé car tôt ce matin, la température était maussade et le ciel à la pluie. Ainsi, avec la protection du moine, il devait nous apporter de la belle température... le pire, c’est que ça a marché!!
Osaka est plus moderne et compte 2.6 M d’habitants. C’est une ville commercial et industrielle - Panasonic y a son siège social et emploie 60% de la population de la banlieue de Kadoma. Kyoto elle n’a que 1.4 M d’habitants et tient plutôt un statut plus historique. Elle fut en fait la capitale impériale du Japon pendant plusieurs siècles de 794 à 1868. En fait KYO veut dire capitale. KYOto = ancienne capitale et ToKYO = nouvelle capitale. La ville est recoupée de plusieurs rivières, certaines n’ayant plus qu’un mince filet d’eau au centre du lit. On a même aménagé des parcs publics dans ces lits asséchés.
Notre premier arrêt fut au château de Nijo. Ce château fortifié était la résidence du Shogun Tokugawa qui le fit construire en 1603. On devait enlever nos chaussures à l’entrée. On nous donnât des pantoufles, mais elles étaient toutes de la même taille, genre 13 pour homme!! C’était assez difficile de marcher avec ça, et imaginez monter des marches! J’imagine que c’est pour protéger les beaux planchers d’origine en cyprès japonais. En fait, les planchers sont un des attraits principaux de ce château de par leur construction particulière. On les appelle les planchers rossignol car peu importe où on marche ou combien on pèse, la façon dont les clous sont croisés font que les planchers sifflent comme des oiseaux quand on marche. C’est vraiment surprenant, et très agaçant pour les guides qui tentent tant bien que mal de se faire comprendre à travers ces sifflements. Le Shogun avait utilisé cette technique de construction pour assurer sa sécurité. Ainsi, si des espions ou ninjas entraient dans le château, il pouvait les entendre. C’est peut-être pourquoi les ninjas ont appris à marcher sur les murs et plafonds??
Dans le parc entourant le palais, des jardins de pins, de bonsaïs, d’étangs et de roches offraient un paysage majestueux aux Shogun et ses concubines qui n’avaient qu’à glisser les écrans de papier de riz pour pouvoir admirer cette vue de leurs chambres. Mais en hiver, le papier de riz n’offre qu’une bien mince protection contre le froid d’hiver dans ce palais non chauffé... pas surprenant que ces nobles gens portent de multiples épaisseurs de vêtements sous les grand kimonos bordés de fourrure. Mais un des avantages du papier de riz c’est que si on voulait espionner ou se rincer l’oeil, on n’avait qu’à mouiller un peu notre petit doigt et faire un petit trou dans l’écran... le papier se dissout avec la salive!
Après cette visite, nous avons été dîner à l’hôtel Westin. De tous les repas pris en excursion, ce fut le moins intéressant. Petite salade de canard froid, soupe à la citrouille, le plat principal était du saumon mais je n’en ai pas mangé car il sentait très fort et déjà que je ne suis pas très forte sur le saumon... On a aussi eu un petit accompagnement de nouille et poisson crû, et finalement un petit dessert à la mangue. Correct, sans plus. Mais au moins, on a eu la chance d’avoir un table ‘Made in Quebec’!! L’équipe d’excursion du Quest, Bruno et Diane se sont joint à nous aussi - ça fait du bien une fois de temps en temps de se retrouver entre nous!
Après dîner, nous sommes allé visiter le Pavillon d’or. Ce pavillon fut d’abord une villa pour un riche commerçant et à sa mort, son fils le transforma en temple Zen. Les deux étages supérieurs du pavillon sont entièrement recouverts de feuilles d’or. Notre guide nous racontât que quand elle était étudiante, elle venait souvent dans ce parc pour lire sous un arbre! Le jardin a un sentier qui monte sur la colline et redescend. On retrouve toutes sortes de petits autels le long du sentier où les gens apportent des offrandes ou laissent quelques sous pour Bouddha ou une des 8 millions de divinités Shinto...
Nous quittons le Pavillon d’or pour se rendre à un sanctuaire Shinto dans le vieux Kyoto où on peut encore voir quelques Geishas qui arpentent les rues, vêtues de leur kimono, leur obi et avec le maquillage traditionnel. La porte du sanctuaire, le Torii est maintenant au centre d’un boulevard! Le sanctuaire Heian est assez remarquable car il est, comme le Torri, rouge vermillon avec une toiture en tuile verte. Derrière le temple, les jardins sont l’attrait principal de cette visite. Les plans d’eau sont comme des miroirs qui reflètent les arbres tordus et chacune des aiguilles fines des grands pins. Les pas japonais et les pierres en dos de dragon nous permettent de traverser les étangs pour se rendre d’un jardin à l’autre. Même en plein hiver, ces jardins offrent des paysages à couper le souffle, on peut juste imaginer la grande beauté de ces lieux quand tous les arbres sont revêtus de leur verdure, que les fleurs sont épanouies et que les nénuphars recouvrent les étangs...
Notre dernier arrêt, avant notre retour à Osaka fut à un centre d’artisanat japonais de 7 étages. Il y en avait pour tous les goûts... et à tous les prix! Durant le trajet de retour, Eiko nous a chanté quelques chansons et quelle ne fut sa surprise quand je me suis mise à lui chanter la chanson Sakura Sakura que notre guide d’Hiroshima nous avait montrée!
De retour à Osaka vers 18h00, on pouvait voir, grâce aux autoroutes suspendues, les travailleurs encore affairés dans leur petit cubicule des innombrables tours à bureaux. C’est vrai qu’ici les gens travaillent tard! Comme nous étions de retour au port, la pluie s’est mise à tomber comme des cordes... Moi et Wendy, une amie rencontrée sur le bateau, nous devions repartir pour aller faire du shopping au centre de Osaka. La station de métro n’était qu’à quelques coins du rue du port, mais la pluie a eu le meilleur de nous... nous avons rebroussé chemin et avons plutôt été exploré le centre d’achat près de la grande roue, juste à côté du port. Mais il n’y avait pas grand chose d’intéressant. On s’est quand même risqué à entrer dans un hall de Pachinko - je ne connaissais pas ça mais apparemment, ces machines à parier - un mélange de machine à boule, bingo et machine à sous - seraient fabriquées au Canada. Aussitôt qu’on a ouvert la porte, un bruit infernal nous a assailli et un écran de fumée dense nous brûlait les yeux... on a pas vraiment perdu trop de temps là!
Le départ d’Osaka est prévu pour le lendemain matin 10h00 am...
Mardi 10 février - Départ d’Osaka, en mer - 12C ensoleillé
Je profites de la belle matinée pour aller faire une dernière exploration des alentours. Je suis sortie à 8h00... c’était assez tranquille en ville! En fait, je voulais acheter des cartes postales du Japon car j’avais complètement oublié et c’était ma dernière chance... Mais il était trop tôt et tous les magasins étaient fermés. Mais il fait beau, l’air est frais, la marche matinale est bénéfique et j’en profite pour faire des photos.
Comme le Japon est très densément habité, l’espace est vraiment limité. C’est assez amusant de voir comment ils maximisent l’espace, surtout celle pour stationner les voitures! En fait, pour pouvoir acheter une auto au Japon, on doit faire la preuve qu’on a un espace de stationnement. On voit donc des stationnements vraiment créatifs... J’ai vu des racks à voiture - en fait on place la première voiture sur une plate-forme qu’on lève d’une douzaine de pied dans les airs afin de garer une deuxième voiture sous la première... J’ai vu aussi des garages qui n’ont assez d’espace que pour la moitié de la voiture: le derrière est à l’intérieur, le devant sur le trottoir!!
De retour sur le bateau, et après notre petit-déjeuner, nous sommes allées nous installer au Looking Glass. C’est vraiment le meilleur endroit car on y a une vue panoramique extraordinaire. La sortie du port s’est fait de reculons, assez inhabituel! Des bateaux pompiers sont venus nous dire Aurevoir en faisant un petit spectacle avec ses jets d’eau qui montent à plus de 100 pi dans les airs. C’était vraiment spécial! Après une trentaine de minute, le bateau a viré et pris le chemin de retour à travers la mer de Seto, en direction de la Corée du Sud. Vers 11h00, nous sommes passés sous le pont de Nagasaki, ce sera le premier de quatre ponts qui traversent cette mer qui divise le Japon. On a passé presque toute la journée au Looking Glass à jouer aux cartes, à lire, à écrire tout en admirant le paysage.
Mercredi 11 février 2009 - En mer, 10C, soleil et nuages
Notre dernière journée en mer... Nous sommes dans un des corridors maritimes les plus fréquentés au monde entre le Japon et la Corée. C’est ici que transitent tous les produits Made in Japan et Made in Korea!!
Le Looking Glass est définitivement notre coin préféré. On y a encore passé presque toute la journée! Plusieurs québécois y avaient trouver refuge, et on a placoté avec tout ce beau monde! Vers 11h00, on a eu droit à la prestation d’adieu du capitaine et de son personnel! Notre capitaine a fait un autre petit discours touchant... il est tellement enthousiaste et il réussit à nous communiquer sa grande passion pour la navigation. C’était la première fois qu’il naviguait ses eaux et il en a eu pour son argent. Il nous disait qu’habituellement, le capitaine navigue environ 1 heure par jour... il travaille mais pas nécessairement sur le pont à naviguer en soi. Mais sur cette croisière, il a tenu la barre près de 18 heures par jour...
Jeudi 12 février 2009 - Inchéon / Séoul, Corée du Sud - 6C, brouillard et pluie
A notre réveil ce matin, on ne pouvait même pas voir la mer de notre fenêtre... le brouillard était épais et la corne de brume a retenti toute la nuit. Heureusement pour nous, du pont 4 on ne l’entend pas, mais ceux qui sont sur les ponts supérieurs ont été incommodés. Durant le petit-déjeuner, le capitaine nous a annoncé que la journée serait encore difficile... Pour entrer au port d’Incheon, on doit franchir une écluse. Mais le brouillard en purée de pois et les forts courants de la rivière Han ont causé la fermeture du port... Toutefois, le capitaine a obtenu une permission spéciale pour s’approcher doucement des écluses et une fois arrivé, les autorités décideront si oui ou non on passera! Tout le monde était énervé! Nous étions tous sur les ponts supérieurs pour voir l’arrivée près des écluses. Finalement, nous avons eu le OK pour entrer dans le canal étroit de l’écluse. Il n’y avait que quelques pieds de chaque côté. Nous étions comme dans un mini canal de Panama!! La traversée a durée un peu plus d’une heure. Bien que le port soit fermé, nous avons réussi et avons accosté! Évidemment, nous étions vraiment en retard.
Mais malgré tout, les excursions ont eu lieu. En fait, ils ont donné le choix aux gens de garder leurs excursions avec programme révisé, ou de se les faire rembourser. Comme la nôtre allait être en français car le groupe était assez gros pour avoir un guide francophone, on a décidé d’y aller quand même. De plus, il faisait froid et c’était pluvieux, donc la perspective de rester à Incheon pour marcher n’était guère attrayante.
Le navire a été accueilli par un groupe de jeunes coréens avec une machine à musique faites d’objets recyclés et des percussions. L’énergie de ces jeunes était vraiment communicative et malgré les aléas, les retards, tout le monde est sorti le sourire aux lèvres et prêt pour de nouvelles découvertes!
La route pour Séoul devait prendre 70-90 minutes... on y est arrivé en 40!! Le chauffeur avait le pied dans le tapis tout du long... Après avoir traversé la ville, nous sommes arrivés au palais de Gyeongbokgung juste à temps pour la relève de la garde. Ce palais construit en 1392 est de style coréen de la dynastie Joseon. Bien que plusieurs bâtiments ont été détruits par les nombreuses invasions japonaises, une dizaine de bâtiments sont intacts et ont été restaurés en 1867. Quelle chance nous avons eu d’arriver juste au moment de la relève de la garde. Tous vêtus des habits traditionnels, nous avons pu assister à la procession, bien rythmée au son de tambours et aux changements des gardes porte-drapeaux et des gardes armés. On pouvait se mêler à eux et prendre des photos!! Nous avons passé une bonne heure à déambuler dans le parc du palais afin d’admirer les pavillons, les jardins et aussi le système de chauffage incroyablement ingénieux pour cette époque. C’est d’ailleurs un des trésors nationaux. Des tunnels de briques traversaient les cours et pavillons. La chaleur de feux de bois voyageaient par ces tunnels et pouvaient réchauffer les pièces stratégiques du palais.
Après la visite, on a fait un tour rapide de la ville et nous devions malheureusement retourner vers Incheon pour notre départ de 15h30... Notre guide nous avait apporté une caisse de mandarines! Comme on est parti vite, sur l’heure du dîner, personne n’avait vraiment eu le temps de manger, alors cette petite collation tombait à pic! De plus, ces mandarines étaient super sucrées... délicieuses!
La visite de Séoul aura été un peu brève, mais nous ne regrettons pas du tout d’avoir fait cette excursion qui nous a permis de voir un palais magnifique et la relève de la garde qui est vraiment particulière et spectaculaire. De plus, on a passé quelques heures avec notre guide coréenne francophone ce qui nous a permis de poser des questions et connaître un peu plus ce peuple d’Asie plutôt méconnu!
Vendredi 13 février 2009 - Dalian, Chine - 0C facteur vent -10C - ensoleillé
La mer est vraiment houleuse ce matin... Les vagues ne sont pas très hautes mais on voit le vent qui soulève l’eau avec beaucoup de petits moutons. Encore une fois, notre capitaine nous a parlé au petit-déjeuner avec des nouvelles difficiles... il y a des vents de force 10, à 12 c’est un ouragan! Si les vents persistent, nous pourrions manquer notre escale à Dalian... Le pilote devrait arriver sous peu et c’est lui qui décidera de notre sort! Notre arrivée est prévue pour 11h00 am.
Comme c’est notre dernière journée à bord on profite de cette matinée pour faire les valises car nous n’aurons que peu de temps au retour d’excursion. Sans autre annonce du capitaine, on a vu le pilote arriver puis on a vu le navire faire son chemin jusqu’au port! Le vent poussait le bateau mais on a finalement accosté à peu près à l’heure. Plutôt que de faire les groupes d’excursion dans un lounge et de sortir ensemble, on nous a avisé qu’il fallait d’abord sortir, passer à l’immigration chinoise et ensuite rejoindre nos groupes d’excursion... mauvaise idée... Évidemment, tout le monde s’est aggloméré comme des mouches dans le lobby et c’est rapidement devenu insupportable. De plus, les autorités nous ont encore fait poireauter pendant presqu’une heure avant de permettre le débarquement. Comme notre chambre est juste à côté du Guest Service, on a réussi à être les troisièmes en ligne pour sortir! Quand finalement la porte s’est ouverte, tout le monde s’est mis à hurler car le vent glacial s’est engouffré dans le navire... mais on était tassé comme des sardines, donc impossible de se mettre à l’abri... Finalement, ils nous laissent sortir! On passe notre carte et on embarque sur la passerelle en escalier. Au beau milieu de la descente, la police décide que non... on arrête tout car certaines informations ne sont pas satisfaisantes. Alors nous, on est en plein milieu de l’escalier, avec un vent glacial qui nous souffle en plein visage. On a tous de grosses larmes qui nous coulent des yeux... Malgré tout ça, un groupe d’aînés déguisés en animaux de l’astrologie chinoise sont sur le quai pour nous souhaiter la bienvenue. Mais eux aussi sont gelés et ont peine à rester sur place!! On a attendu ainsi plus de 15 minutes... Je pensais vraiment qu’il y aurait une émeute! Finalement, on a su que les autorités n’avaient pas prévu de navette pour nous amener du port au terminal, une marche d’environ 2 km... Azamara a dû utiliser les autobus des excursions pour apporter tout le monde au terminal. Je vous laisse imaginer le bordel et le chaos que tout ça a causé...
Evidemment, les gens ne pouvaient sortir que par groupe de 40 pour remplir une autobus. Une fois l’immigration passée au terminal, on a dû attendre que presque tout le bateau soit vidé car on n’a pas sorti du bateau en groupe d’excursion... donc il y avait des gens de notre groupe qui était presqu’à la fin... ahhh... c’était vraiment l’horreur. Mais au moins, une fois dans le bus, on était au chaud. Notre guide Julien parlait un très bon français et s’amusait à nous scandaliser avec des farces disons, un peu douteuses... La première farce qu’il nous a racontée: ‘Dans quel pays est-ce que les gens se traînent dans l’herbe (prononcé à la québécoise donc dans l’harbe) pour se torcher?.... Torcher? Tout le monde se regarde dans le bus et se disent: A-t-il bien dit ‘torcher’? Nous n’en croyons pas nos oreilles... la réponse: Cuba... C’était tellement surprenant, que tout le monde s’est mis à rire de façon incontrôlable... J’imagine que notre hilarité lui a donné le vent dans les voiles car il nous en poussa des ‘capables’ toute la journée!! Disons que ça a détendu l’atmosphère!
Tout ce branle-bas de combat a fait que nous sommes partis avec beaucoup de retard, vers 13h00. Mais malgré tout, on nous a assuré que le programme resterait le même. En fait, notre super capitaine a réussi à négocier un départ plus tard en compensation de tout ce bordel!
Toutes les autobus d’excursions se sont rejoints dans un hôtel au centre de la ville pour un dîner spectacle. Encore une fois, tous les québécois et français se sont regroupés. C’était un vrai festin! Le plateau tournant au centre de la table était bien rempli de salades, saucissons, légumes et dès notre arrivée on nous a apporté une bonne Tsing Tao bien froide. Puis ce fut la parade de plats chauds... crevettes frites, boulettes de viande, riz frit, dumplings, bok choy, aubergines panées, etc. C’était super bon. Le gérant de l’hôtel est monté sur scène pour nous souhaiter la bienvenue chaleureusement. Il a même poussé la chansonnette pour nous mettre à l’aise! Après une chanson en chinois, il nous a fait son répertoire de Sound of Music! Puis il nous a présenté une école de jeunes acrobates, gymnastes et magiciens. Les jeunes se sont succédés pour nous faire leur numéro. C’était vraiment adorable. La plus jeune, une contorsionniste n’avait que 8 ans!
Après le dîner, nous nous sommes rendus dans un quartier populaire de Dalian pour faire la rencontre d’une famille chinoise. On ne savait pas trop comment cette rencontre allait être. Finalement, on était divisé en petit groupe de 6 personnes avec un interprète. Quand nous avons vu le bloc appartement de notre famille, on a eu une certaine réticence. Les blocs d’une quarantaine d’année étaient en piteux état. Une fois dans le corridor, le sentiment n’était guère plus rassurant... les boîtes aux lettres étaient toutes dépeinturées, les escaliers sales - car même si le building a 6 étages, il n’y a pas d’ascenseur. Des choux chinois un peu noircis étaient empilés sur les rebords de fenêtres. Quand nous sommes finalement entrés dans l’appartement de nos hôtes, j’ai eu un choc. L’appartement ne faisait que 600 pi2. Dans le salon converti en chambre, la mère du monsieur était couché sur le lit. Puis la dame nous a fait asseoir dans la salle à manger autour d’une petite table bien garnie de gâteries pour nous. Des oranges, des tomates raisins, des biscuits et gâteaux... ces gens s’étaient donné beaucoup de peine pour bien nous accueillir. Le monsieur nous a servi du thé au jasmin, comme tout bon hôte chinois. Evidemment, on avait été avisé de faire attention avec l’eau, mais on a tous accepté en faisant semblant de s’y tremper les lèvres. Après quelques minutes, la conversation s’est amorcée. Nous avons appris que la vieille dame au salon avait 99 ans! Le couple était retraité, lui avait été ingénieur des chemins de fer et elle, travailleuse dans une usine de poisson. Il a 75 ans et elle, 73, bien qu’elle ait l’air bien plus jeune. Le secret de leur jeunesse? L’exercice dans les parcs à tous les jours! Ils étaient aussi curieux que nous d’apprendre sur notre mode de vie, nos professions etc. Ils nous ont fièrement fait visité le petit appartement qui était très très propre, un contraste avec le reste du building. Mais notre guide nous a expliqué que les gens sont propriétaires de leur appartement, mais ne paient pas de frais communs, alors les parties communes sont laissées aux soins de la ville... et les travaux ne se font pas. Juste avant de quitter, nous avons fait des photos avec eux, et la dame m’a glissé un papier dans la main - son adresse! Elle m’a demandé de lui envoyé les photos que nous avions pris d’eux! Je n’y manquerai pas! Bien que j’ai eu un petit choc en entrant et je me demandais un peu si nous n’étions pas un peu voyeur, j’ai vite réalisé que ces gens étaient vraiment heureux de nous recevoir et d’apprendre sur la culture occidentale. De plus, ces visites leurs donnent un revenu d’appoint sûrement bienvenu pour eux! J’avoue qu’avec le recul, cette visite a été un des points forts de cette croisière... je n’oublierai jamais la chaleur de ces gens.
Après cette visite remplie d’émotions, nous sommes repartis pour aller voir la place Xinghai - c’est la plus grande place d’Asie - plus de 2 fois la grandeur de la place Tian’anmen de Pékin. Cette place fait 1.1 millions de mètres carrés... c’est immense! Mais c’est aussi très moderne. Elle est bordée de tour d’appartements hyper modernes. Au sud, entre la place et la mer, un parc commémoratif du centenaire de la ville a été créé en 1999. Un sculpture avec les empreintes de pied de 1000 habitants de Dalian est au centre de ce parc et vient une fois de plus nous émouvoir. Mais le vent est si fort et si froid qu’on a peine à se rendre jusqu’au bout du parc pour voir la magnifique plage et la mer... en fait, seulement quelques braves (dont moi!!) se sont aventurés hors du bus!!
Le dernier arrêt est au magasin de l’amitié pour un peu de shopping. Les magasins de l’amitié était à l’époque communiste, les magasins où les occidentaux pouvaient aller faire des achats. Aujourd’hui ce sont des magasins à rayons avec les plus grandes marques européennes et américaines. Un peu comme un La Baie de 8 étages!
Nous étions de retour vers 17h15... juste à temps pour le départ du bateau à 17h30! Nous avons bouclé les valises et sommes allés souper vers 19h00. Ce dernier souper fut un des meilleurs... tout était exquis! La soirée a été passé à faire nos adieux à tous ces amis que nous avons rencontrés, autant les gens du bateau que les passagers!
Samedi 14 février 2009 - Tianjin, Chine - Débarquement - 12C nuageux
Le débarquement devait débuter à 8h30 et nous avions les premières ‘couleurs’ car nous allons rejoindre notre guide et chauffeur pour notre séjour de 5 jours à Pékin. Un des avantages avec Azamara c’est que nous pouvons prendre le petit-déjeuner à la salle à manger, même ce matin! Alors nous sommes allés manger vers 7h00. Nous avions comme voisins un couple de Bordeaux qui eux avaient très hâte de partir car des tempêtes avaient ravagé leur maison... ils étaient anxieux d’aller constater les dégâts.
Après déjeuner, nous sommes allés ramasser nos dernières choses et nous avons laissé notre cabine pour 8h00, tel que demandé. On s’est installé dans le lobby en attendant qu’on appelle notre ‘couleur’. Le lobby se remplissait de plus en plus, avec plusieurs personnes debout ou assises sur leur valises... 8h30 passât... puis 9h00... puis 9h30... toujours rien. Finalement, John le directeur de croisière a pris la parole pour nous dire que les autorités ne pouvaient émettre la permission de débarquement car ils avaient besoin d’information additionnelle que tout le staff s’affairait à compiler... et voilà que ça recommence... Tout le monde s’est mis à spéculer sur la raison de ce retard... mais c’était évident que c’était à cause du nombre de cas de Noro-Virus sur le bateau. On nous a finalement laissé sortir à 11h45!!
Mais le pire c’est qu’au moment de nous laisser sortir, les valises elles n’étaient pas encore sorties! A notre sortie on a vu les valises se faire sortir... un employé du bateau passait à un employé du port les valises, une à une, et là, un autre employé du port partait avec la valise et la roulait jusqu’au hangar... incroyable. Après les formalités de débarquement, on a vite retrouvé notre guide qui nous attendait - en fait, on avait eu un peu peur qu’il prenne le large car tout le monde avait plus de 3 heures de retard... pauvre Wang, il était là depuis 7h30 ce matin, et les autorités portuaires ne leur avaient donné aucune explication. Après avoir trouvé le guide, il fallait maintenant trouvé les valises... alors là, c’était le summum. Le chaos, le bordel, une hécatombe... En fait tout était pêle-mêle, oubliez le système de couleur... J’ai retrouvé une de nos valises dans un camion qui s’en allait à l’aéroport et j’ai pratiquement dû recourir aux coups pour que le chinois me laissent prendre MA valise... Mais après une bonne demi-heure à courir les valises un peu partout, on a tout récupéré et on a pris la route pour Pékin...
Ainsi s’achève cette croisière fantastique... mais que débute notre exploration de la Chine impériale. Comme je l'ai indiqué au début de ce compte-rendu, nous avons fait un voyage fantastique. Oui il y a eu des pépins avec les autorités qui nous ont causé des retards, et oui, il y a eu le virus qui a bousculé un peu le niveau de service et qui a cloué Mariette dans sa cabine pour 2 jours, mais malgré les petits inconvénients, l'itinéraire était splendide, le personnel du navire était chaleureux, et nous avons fait des rencontres fantastique.
Il faut dire que le séjour de 5 jours à Pékin à la fin de ce voyage ne pouvait pas nous donner une meilleure conclusion, et refaire ce voyage, je le ferais de la même façon. Cette combinaison terre et mer était parfaite!!
Voici l'integral (brut) de mon voyage sur la route de la soie, je m'essaye a l'ecriture d'un livre avec tout ce que j'ai ecrit.
Je vous souhaite une bonne lecture...
From central asia: L’integral
from central asia 01, Istanbul.
Me voilà bien arriver en terre musulmanne ancien territoire romain, byzantin puis ottoman. L'apréhension est au rendez-vous, mais pas le dépaysement, car je loge dans un hôtel francophone, cela n'est pas plus mal pour un début. La neige est au rendez vous et le maire à fermer les écoles par prévoyance certainement, mais aussi pour s'afficher à deux mois des éléctions municipal. Ici les gens sont prévoyant et leurs véhicules sont équipes de chaine. Le tramway patine et la vie tourne au ralentie. Malgré le froid j'ai fait le tour des monuments gratuit enfin des mosquées, d'abord avec le groupe, puis seul, j'allais jusqu'à dans les boutiques de souvenir pour me faire offrir le thé et ne rien acheté pour attendre l'ouverture du consulat ou d'un magazin, mais maintenant, j'ai quand même un petit bar atitré dans le grand bazar ou je ne me fais pas rouler et qui me rend service quand j'ai besoin de renseignement, parce qu'il y en a un qui parle un peu français...
Drôle de vision que de voir les coupoles des mosquées enneigés. Le contraste des vitrines de magazin de mode ou sont déjà étalé les débardeurs pour l'été et autres sous vetement léger. A l'heure de la nouvelle économie, les colis s'affèrent toujours avec leurs diables surchargés n'arrêtant pas leur va et vient à travers les rues les ruelles, même la nuit ils arpentent les artères de la ville pour rammasser les sacs plastiques et fouiner dans les poubelles à la recherche du petit truc qu'il pourront revendre le lendemain.
Dans le grand bazar les échoppes d'étoffes ou de souvenir ont laissé la place au objet plus dans le temps, en vitrine, les téléphones portables s'affichent sous leur meilleur forme ainsi que les vetements griffes ou plus particulierement degriffe. Comme en Angleterre en deuxieme page de leurs journaux une femme denude s'exibe ainsi que les clips video, la kli(p)tomania comme il appel ça ici relatant inlassablement les histoires d'amour sans fin de façon osez tout cela sous l'oeil d'Alla et de ces disciples sur terre. L'internet cafe ou se retrouve jeune et moins jeune devant le net pour tchater comme partout ailleurs sur la planete, la nouvelle façon de rencontre quelqu'un. A cote les accros au football, une trentaine de poste arme de grand ecran ou l'on peut jouer sur une playstation a soccer machin...
Malencontreusement on ma deja force une poche de mon sac fermer avec un cadenas ou j'avais deposer des affaires importantes, mais heureusement rien n'a disparue, alors elle restera ferme et mettrai tout dans mon duvet ou on pense moins fouiller . Sinon je me regale de þiþ kebab dans les petites restaurants de la ville et jeudi j'avais deja l'estomac en vrac comme si deux mois de voyage c'etait ecoule, ainsi qu'une grosse crise hemmoroidaire, drole de routard que je fais avec mes tuppewares de medecine. Je me suis initie au narguile avec un couple de français aupres duquel j'ai passe une soiree et ce n'est pas desagreable, fumer legere qui vous enivre dela saveur que vous choisissez auparavant, arome melon pour cette fois-ci.
Pour le visa pour l'Iran j'ai commence les demarches hier enfin on m'a remit les papiers a remplir et je dois y retourner demain pour deposer le dossier apres on a plus qu'a attendre.
Ce dimanche j'ai traverse le detroit du Bosphore en bateau et fait un grand pas pour moi en foulant le continent asiatique, mais rien n'a change pour autant. Ici la vie s'ecoule pareil qu'en face, petit tour car le froid a raison de moi et je passe souvent mes apres-midi dans la chambre d'hotel plus a regarder la television et les dernieres emissions françaises que l'on diffuse sous titre en turc qu'a apprendre mes phrasebooks pour la suite du periple. Pour communiquer j'ai aguerri quelques mots mais ça reste encore beaucoup du gestuel...
Voila pour les premieres news..
from central asia 02, drôle de chemin.
Auparavant, quelqu'un qui rejoigner la France a la Chine par la voie terrestre en 15 mois tenait de l'exploit, car en faite, il fallait souvent entre 02 et 03 ans pour rejoindre les 02 pays. Aujourd'hui cela nous parait fou. Aujourd'hui, les moyens de transport nous font traverser la terre en moins de temps qu'il n'en faut qu'au soleil pour faire son cycle quotidien. Ce qui nous ralentit aujourd'hui aux frontieres de chaque etat ce ne sont pas les chemins, les routes ou les autoroutes, ce sont les voies administatives...
Une nouvelle semaine commence et mal pour moi, je suis alle au consulat du Turkmenistan a vingt kilometres du centre d'Istanbul pour me voir refouler a 200 metres de l'hôtel ou je loge dans une agence de voyage qui m'annonce la couleur: 250 dollars le visa et 10 jours d'attente, alors on verra plus tard. Mardi c'etait au tour de l'ambassade d'Iran et la aussi 10 jours d'attente pour une enquete sur vous et apres on me dira oui ou non, ces drole comment 2 mots peuvent vous transcendez. Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir faire pour passez tout ce temps libre qui n'etait pas prevu, j'en ai rumine toute la journee et j'en ai profite pour aller au consulat de France me faire faire une lettre de recommandation (une sorte de laisser passer pour les voies administratives).
Heureusement que le soleil est de retour et la vie qui va avec, les marchands ambulant reprennent place sur les trottoirs autour du grand bazar, on trouve de tout le long des rues et je m'apercois que la vie des turcs ne se situe plus ici, mais autour de Taksim et sa rue pietonne tel nos champs Elysee. Une fourmiliere humaine au profit de la consomation et ce qui a germer ce sont les distributeurs automatique de billet (un tous les 100 metres) pour vous rapellez que le monde tourne par nos depenses. Ainsi que la ou reside mon hôtel, dans le quartier de Laleli, un va et vient permanent entre les camionettes ou les colis. Royaume de la frippe ou l'on achete au minimum par 100 articles. Ici un vocabulaire reduit a sa plus simple expression: #j'achete, je vends# dans n'importe qu'elle langue(turc, arade, russe, etc...) et une seul couleur le vert du dollar americain, pour l'anecdote, je dois être la seul personne au monde qui entre dans une de ces boutiques pour acheter une seule paire de chaussette, je suis sur qu'il aurait prefere un present venant de France que de la monnaie...
Donc je decide de partir decouvrir le sud de la Turquie. Me voila dans un bus pullman descendant toute la cote europeenne turc. D'un cote la mer de l'autre des champs a perte de vue et des villes champignons laissant les parpaings apparent et la tristesse de ne voir aucune fôret, aucun arbre.
Me voici dans le detroit des Dardanelles qui converge entre la mer de Marmara et la mer Egee et toutes son histoires. Lieux geostragique depuis que l'homme a invente la navigation. Transformer en champs de bataille de la premiere guerre mondial ou 500000 hommes y on laisse leur vie. Il n'y avait pas plus belle endroit pour rejoindre le continent asiatique par ferry boat. Çanakkale ou je suis actuellement, un semblant de ville meridionale occidentalise par ces commerces et leur devanture ecrit a l'europeenne. Le plaisir de s'attabler a une terrasse ensoleille et de deguster un cafe instantane (nescafe)et de bouquiner le dictionnaire turc ou un livre.
from central asia 03, de mare a mare.
Malgre des journees ensoleilles, les nuits sont tres fraiches et les hôtels ou pensions ou je loge pas chauffer parce que nous sommes sur un lieu estival et donc pas de radiateur. Pas d'eau chaude non plus, parce qu'ils sont equipes de systeme sur les toits fonctionnant a l'energie solaire, donc pas ou peux de soleil pas de douche. Alors je savoure le luxe de mon duvet sarcophage, la serinite qu'il procure d'avoir son petit chez soi au bout du monde...
Pour faire passer le temps, je suis partie faire une petite ballade le long des mers de Marmara, mer Egee et Mediterrane. Donc reprenons la ou je vous ai laisser la derniere fois. Lors de mon depart de Çankkales en attendant le bus, des dauphins apparurent devant le port et avec le soleil qui se hisser peiniblement ce matin la, faisait planer une atmosphere magique.
Izmir et les aleas du voyage, me voyant perdu les gens viennent vers moi pour m'aider et m'orienter. Les hotels cher a mon gout et crasseux. Bodrum et la riviera turc en hibernation, on retapppe, on restaure, on fait propre pour une nouvelle saison qui ne va pas tarder. Les autres echoppes sont ouvertes en attendant l'eventuel passage d'un touriste perdu. De voir ici qu'on peut acheter tout et n'importe quoi jusqu'a une heure avance de la soiree. Dimanche, 21h30 on peut encore se faire couper les cheveux. Il est vrai que tous les commerces sont equipes de la television pour faire passer le temps et biensur quand ce sont les hommes qui tiennent boutique ce sont les matchs de football qui prevaux. Vue la plus grande discotheque flottante, un catamaran transformer en une plateforme gigantesque pour aller danser au gres des courants dans un decors enchanteresque. Ensuite Marmaris et pour moi les journees restent les mêmes:
Lever, petit dejeuner: coca ou the et petit pain au sesame. Puis direction l'Otogare (gare d'autobus), le bus, toujours avec son même rituel. Apres le depart, le jeune stewart (appellons le comme ça) passe dans l'allee central avec sa bouteille d'eau de cologne, tout le monde s'en applique sur les mains et le visage et je vous dit pas l'odeur qui reigne par la suite. Puis toujours d'un serieux, il distribut un gobele avec au choix une dosette de tchai (the) ou kahve (cafe) et un petit cake, puis arrive le thermos et la tout le monde s'applique a sa maniere sur sa petite tablette devant soi a faire ses melanges. Me laissant bercer par le rouli du vehicule, ce sont les moments que j'aime pour revasser des dernieres lignes du livre de replacer leurs acteurs a travers le decors qui est reste intact a travers le temps, d'admirer les paysages et ils n'ont de cesse de changer. En ce moment ce sont les montagnes et sommet enneige d'un cote, la mer de l'autre. L'arrêt obligatoire on en profite pour vaquer a ces petits besoins. Ensuite vient la recherche d'un hôtel, ce qui est rigolo, ces que j'ai toujours ete habitue a être rabattu pour loger et ici il n'en ait rien, alors on se debrouille et on avance doucement, demandant dans chaque, un tarif et ce qu'il propose. Puis vient le moment dela ballade dans les rues des differentes villes etapes, pas de musee parce que plus cher pour nous les etrangers et je me preserve pour les plus beaux qui arriveront bientôt, pas de ruine ou autre site car souvent trop eloigne du centre et en hiver pas de moyen de transport pour s'y rendre. Pique-nique, lecture sur un emplacement ensoleille. En ce moment je lis: le devisement du monde, le livre de Messire Marco Polo qui conte ces traversees de Venise a la Chine et qui est reste une reference jusqu'au 19ieme siecle pour notre civilation. Puis un cafe internet pour finir les fin d'apres midi.
Avec le temps et ma barbe de quinze jours, les gens me prennent pour un local, me parlent en turc et attendant une reponse a leur question. La seul phrase qui sort de ma bouche est: {anlamiyorum} (je ne comprends pas). Par contre dans les commerces je ne dis rien et tend la monnaie, car s'ils s'aperçoivent que je ne suis pas turc. Les prix peuvent osciller de quelques milliers de Turkish lire (1 million de turkish lire = 0, 60 cts d'euro)...
Bientôt la reponse pour le visa et la suite du voyage. Je cherche un moyen pour avoir un visa pour les autres contrees sans trop galere et sans payer des sommes astronomique.
from central asia 04, Le soleil et les bonnes nouvelles .
Je desire commencer par une tres bonne nouvelle: J'aurai mon visa Iranien mercredi et quel joie de savoir que le voyage continue...
Revenons sur le voyage chronologiquement.
Le sud et ces recontres fortuites, le vieux patron d'un hotel aupres duquel je m'installe et m'offrant la tasse de the, me parle de Dieu et du paradis dans un anglais aproximatif. Avec l'alcolo du coin qui parle un excellent français, il me raconte comment il en est arrive la. Dans un quartier historique et deserite, le local me faisant visite guider pour quelques millions. Une famille de Kaiseri m'accostant pour une longue discution en anglais et d'une gentilesse comme il est rare de partager. Biensur on finit toujours en parlant de carpet et de kilim (tapis & méthode de tissage qui s'appliquait à plusieurs types d'objets de la vie courante des Turcs) dans leur boutique qui attend de faire peau neuve avant la saison, vous allez me dire que ces une façon detourner de commercer, moi je ne le crois pas. Le faite d'avoir du temps permet beaucoup de chose et de briser cette fameuse cage de verre qui nous entoure dans notre quotidien. Ailleurs c'est la patrone d'une pension qui m'explique sa peinture ses tableaux. Des petits flacons de parfum offert, on vous en retourne le double, le triple. Ma chambre, le balcon, un petit pot de nutella, les gressins (biscottine italienne), le soleil, quietude d'un moment unique devant mes yeux se deroule ces paysages magnifiques: Mer turquoise, grand voilier de bois et sur la toile de fond les montagnes aux sommets enneigees...
Me revoila de retour dans cette grande cite d'Istanbul, arrivant de Fethiye par bus de nuit et premiere mesaventure. Pendant la nuit on a visite ma veste et je me suis fait derober mon porte billet dans la seul poche que je ne cadenas pas avec une epingle, dedans 60 millions de turkish lires (36 euros environ), les boules, maintenant on ne fera encore plus attention.
Vendredi, la mosquee de Suleyman {le magnifique}, la plus grande de la ville l'une des plus belle jamais construite, avec plus de 3000 m2 de surface au sol et son dome culminant a 50 et quelques metres. Magnifique chef d'oeuvre de l'art Ottoman. J'ai decouvert les vieux faubourg autour de celle-ci laisser a l'abandon. Maison Ottoman en bois au sculpture effacer d'une conception d'un autre age et que l'on retrouve a travers toute l'asie central. Dans la rue recouverte de neige noir fondant au soleil reapparu, transforme les nids de poule en patogeoire. Pieton dehambulant avec le plateau sur la tête ou trainant la vielle cariole aux roues voilees. Avec le muezzin et l'heure de la priere qui retint, je me retrouve dans un moment imtemporel qui me fait voyager a travers les ages. Dommage que ce quartier d'ici quelques annees et le passage d'agent immobilier, revetra son triste habit de beton, de neon, de facade ou il y fera bon faire son devoir de consommateur.
Samedi, la bonne nouvelle a l'ambassade et une nouvelle rencontre: Laurence, française, 30 ans, voyageant seul aussi autour des pays limitrophes de la Turquie. La matinee et la soiree se passeront a partager nos point de vue et echanger nos informations. Pendant l'apres midi ballade autour de la mosquee Fatih avec Ertugrul (arthuro) un etudiant parlant tres bien l'anglais qui tient un cyber cafe avec ces freres et qui partage beaucoup de son temps avec moi pour m'expliquer la vie dans son pays. Quartier iranien d'Istanbul et des femmes toutes de noir vêtu allant dans les rues les sacs de provision a la main. Cela me donne un avant gout de ce qui va m'attendre. Jamais auparavant je n'avais vue une tel mixite religieuse entre les laics et les pratiquants dans les rues d'une ville et surtout sur la tenu vestimentaire de la femme, allant ici de la petite jupe et debardeur au fameux voile islamique. Pourtant tout le monde vaque a ces occupations sans ce soucier de son prochain. La mosquee se vide de la priere et nous rentrons dedans. M'apercevoir que dans celle-ci aucune barriere nous empêche de circuler et le regard pesant des gens sur moi, car peut de touriste viennent jusqu'ici. Elle est eclatante de peinture calligraphier (car le Coran interdit de reproduire toute image d'hommes ou d'animaux confèrant au décor toute son importance: ce dernier prime sur tout le reste, et cela en architecture, en céramique ou dans un livre, ... Les artistes mettant leur art au service de la religion ont dû se montrer créatifs : ainsi ils développèrent la calligraphie, la mosaïque, l'arabesque), les bancs des jardins tousses occupes, des enfants qui jouent et le soleil qui amorce sa descente. Voila comment ce passe mon quotidien.
Le reste du temps je le passe au cyber cafe avec Ertugrul et ces freres, ou il y a du passage et ou on refait le monde devant un the: L'Europe, l'islam, les filles. Des rencontres interessantes, quelqu'un ici connait une sommite politique iraniene pouvant au cas ou me procurer le visa en deux coup de fil, un autre ma renseigne au cas ou je desirai me rendre en Iraq sans souci et sans visa...
Me voila vraiment plonger dans ce voyage, car le debut d'un voyage comme celui-ci et le faite d'être seul peut vous faire douter et tout remettre en question. Mais pour moi ces derniers jours m'ont ouvert a la decouverte, au partage et a aller chercher plus loin..
from central asia 05, routine stanbouliote.
Istanbul me retient, elle ne veut pas que je parte, elle m'a adopte. Non sans rire ce sont des problemes de sante qui me retiennent ici, du au regime alimentaire trop gras dixi le docteur. Oui je suis alle voir un medecin local et francophone, ben oui pour pouvoir lui expliquer mes problemes, tres sympa je vous dirai comme la facture: 75 euros la consultation. Heureusement que je reste français même au bout du monde ce qui me permet de garder mes avantages sociaux.
Il faut dire que je suis un regime alimentaire un peu strique: Kebab au moins une fois par jour, ces ce qui a de moins chere et de nourrissant. D'ailleur je pourrai ouvrir un guide culinaire la dessus: {Sur ou manger le meilleur kebab d'Istanbul}.
Je vous rappelle au passage que sis kebap veux dire brochette roti tout simplement et il faut donc choisir sa viande.
Même ailleurs, on arrive a rentre dans des habitudes routinieres. Lever, matinee adminastive. Puis direction le consulat de France avec sa mediatheque ou j'y passe tous les apres midi. Repere des enfants d'expatries, d'etudiant turc apprenant notre langue, d'une communaute noir francophone qui vient chercher plus de chaleur que de culture et toujours des rencontres: Cette dame d'un certaine age qui vient s'asseoir en face de mois et m'obserse et me pose des questions. Est ce que je suis un orientaliste? pourquoi je voyage? qui finance mon voyage? Elle me sort un porte carte de visite rempli et vieux comme herode. Elle me donne des adresses, des numeros de telephone qui pourrai me rendre service, je les prends pour ne pas la vexer, car a mon avis au bout du fil, je suis sur de tomber sur les abonnes disparu. Elle, elle serait ici dans l'attente adminastive pour pouvoir circuler et continuer son livre qu'elle a commence. Tristesse plus realiste ou elle se retrouve la, sans argent et sans avenir. la France terre d'asile même a l'etranger...
L'hotel se met au français, car depuis que je suis la tout le monde fait des efforts pour me saluer en français: {Bonjour, comment ça va, comme ci comme ça}. Ici turc en transit, russe pour affaire, iranien et turkmene dans l'attente comme moi d'un visa. Voila même qu'on vient me voir pour prendre les infos que j'ai glane a droite et a gauche. En echange d'une nuit a Ashkabate en pay Turkmene et d'info sur l'Iran...
Un peu d'histoire maintenant, les routes d'Asie central:
Les voies humaines les plus anciennes et les plus frequentes du globe. Du a l'epoque a l'extremites des deux continents ou s'etait developpees de prestigieuse civilisation. L'expression route de la soie est apparue au 19ieme siecle, du a un allemand du nom de Ferdinant von Richtofen. deux milles ans avant notre ere, la route Lapis-Lasuli (pierre bleue, utilisée depuis l'Antiquité à des fins ornementales} allat d'Egypte a l'Afghanistan. Puis le debut reel du transit de la soie entre la Chine et la Bactriane au deuxieme siecle avant notre ere. Car depuis tout temps les routes avait leur importance dans l'histoire de l'humanite. Elles avaient d'abord une fonction economique, elles etaient des voies de conquete et vehicule les civilations a travers les arts. De plus de puis tout temps les pays desirent ce qu'ils ne possedent pas et donc il fallait deplacer tout cela a travers la route. Biensur elle s'essouflat avec l'arrive du traffic maritime...
L'histoire se perpetuerait:
Il y a deja plus de mille ans les sarrasins interpretaient le Coran a leur guise pour detruire ce qui ne croyait pas en leur prophete et ce sont surtout les chretiens qui etaient vises. Même un Calif se faisant passer pour prophete, embobiner des jeunes hommes en les laissant quelques temps dans simili paradis, ou il y avait des femmes, alcool et autre douceur en pouvoir en abuser. Pour ensuite leur demander de remplir une mission. Il n'avait point peur de mourir car il croyait rejoindre le paradis auquel ils avaient goute. Il y a deja plus de mille ans exister une forme de terrorisme et les kamikazes...
Le voyage maintenant toujours place sous l'egide des rencontres et du partage.
Ce soir je voulais fêter mon depart a l'alcool, mais la sante a eu raison et je resterai raisonnable. Car demain grand jour, direction pleine est et la frontiere iraniene dans la soiree de dimanche. Alors fini l'alcool, les manches courtes et le regard pose sur les filles.
Comme on dit pas de nouvelle bonne nouvelle. Je rentrerai en contact avec l'occident au gres des connexions. Je suis heureux d'être ici et de savoir qui me reste tout a decouvrir, même si le langage mettra un frein a tout ça...
Citation:
Si les mots voyagent, c'est qu'ils sont les premier bagage de tout voyageur. Ils lui sont presque aussi necessaire que sa respiration pour assurer sa subsistance quotidienne et pour atteindre des objectifs moins vitaux mais essentiel en ce qu'ils sont la raison même du voyage.
Louis Bazin
from central asia 06, l'Iran tout un roman.
Tout commenca samedi, apres les embrassades a l hotel
avec les amis d un instant. Direction l agence de
voyage pour attendre le bus et avec un echantillon de
parfum, je me retrouve avec 10 dollars d economiser.
Car il m indique l agence par lequel je dois passer
reellement, car lui aussi doit normalement prendre
quelques millions au passage. Avec un peu de retard on
arrive au bus, desilusion en voyant devant moi un bus
iranien de deuxieme classe kitche avec ces fleur en
plastic sur les toilettes et a l entre. Ma place
confinee entre un passage et la fenetre. Mais genoux
bloque sur le dosseret devant moi et je commence a
ronchonner en imaginant les heures a passer. Encore du
retard du a trois femmes qui commercent avec leur pays
d origine et veulent remplir le bus de leur achat.
Apres negotiation elles y arrivent et tout le monde se
retrouve devant car les bagages de ces dames occupent
tous les fauteuilles arrieres du bus. Depart, ainsi
que la discution avec mon acolite de voyage demarre
bon train, apres les presentations, je ne perds pas de
temps pour engranger un maximum d information et mes
premiers cours de persan. Les chiffres et le
vocabulaire de base. La nuit est deja la ainsi que se
fait deja sentir le mal au genoux. Pour nous occupez,
ils mettent le premier film iranien et moi vivre les
pires heures cinematographiques de ma vie: Rambo
version iranienne qui se fait prendre en embuscade par
ces satanes irakiens, tout le monde meurt sauf lui et
se retrouve prisonnier et il lui font subir les pires
sevices corporelle. Alors rambo, il s enerve, il
arrive a se barrer et avec sa cerbacane empoisoner, il
va tous leur casser la gueule a ces enfoires d
irakien:{ Vous la voulez votre putain de guerre} et il
les massacres tous. A la fin il se fait recuperer par
un helico et le plan final se fait sur le brassard
rouge porter sur son bras ou il serai marquer: Pour l
Imam, pour ma religion. L autre film culcul sur la vie
familiale iranienne, pas de chance car pas de lumiere
individuel pour pouvoir me plonger dans ma lecture.
Une fois les films fini, tout le monde s endort et il
reigne dans le bus une atmosphere incroyable, la
lumiere rouge du plafonier donne une ambiance ireelle,
un fond musical oriental, dehors il fait moins trois
degres, la neige a recouvert le decors et la lune bas
son plein de lumiere, magnifique moment de reverie.
Malgre le premiere arret nocturne je ne peux rester
assie a ma place attitrer et ne peux dormir, seulement
quelque minute de somnolance. Je decide donc de tenir
compagnie au chauffeur le reste de la nuit a regarder
le decors deffilant devant mes yeux. Le soleil se leve
et arrive l arret du matin. Le temps d un the et de
biscuit aperitif au fromage car pas attirer par la
nourriture etaler devant l oeil voyageur du voyageur.
Je reprends ma place mais pour pas longtemps et
prefere continuer le voyage assie dans les marches du
bus. Meme les toilettes sont remplis de bagage. Dans
le bus tout le monde m appelle par mon prenom, ici il
n y a que des iranien de retour dans leur pays, un
turc et un paume (moi). Deja la gentillesse de ces
gens se fait sentir et me retrouve inviter le temps d
un repas et impossible de payer, de refuser. Je m
essaye a la lecture mais les routes de montagne et le
cerveau pas reposer me font divaguer dans des
souvenirs occidental: Le dernier noel familial, les
derniers rires, les souvenirs passaient avec chacun d
entre vous. L apres midi arrive et encore 12 heures a
attendre. La recompense arrive en debut de soiree. Le
soleil amorce sa descente et s afiche a travers les
vitres du bus un des plus beau panorama du monde. Les
steppes desertique d Asie parcemer de petit village
perdu en font cette magnifique montagne arroser par
les rayons filtres et le mont Ararate se devoile
devant nos yeux, devant mes yeux ebahie par tel
spectacle, d une banalite pour certain, d une
extraordinaire chance pour un autre. Mais je suis sur
qu a travers mon regard ils ont su apprecier ce moment
unique. A savoir que c est sur cette montagne que l
arche de noe se serait echoue et je le comprends
parfaitement. La tristesse vient du transport pas le
temps de s arreter, si juste pour un poste de
gendarmerie et a la frontiere tant attendue. Corral de
barbele entre deux collines au mileu de nulle part.
Tout le monde descend avec ses affaires car le passage
se fait a pied, j imagine la suite tel que mon
imagination la vecu a travers ma culture televisuel
americaine. Nous voila traversant un corridor de
grillage de mirador nous surveillant et chien en
lesse. premiere guerite pour le tampon de sortie du
pays puis un autre controle devant cette porte
coulissante sur rail. Un metre l autre porte s ouvre
celle de l Iran, premier dounanier controle et me
lance un: {Welcome to Iran} et m indique le passage a
suivre, puis l immigration et me colle a mes amis de
voyage pour la fouille des sacs et la on m interpelle:
Please, ok for you no problem, you are tourist. Pour
les gens comme moi pas de probleme et je m apercois
que j aurai pu rentrer n importe quoi d illicite. Par
contre pour les iraniens fouillent complete surtout
pour celui qui revient des USA. Le bus nous reprends
apres avoir changer notre argent au black. On repart
pour quelques metres et la premiere ville ou nous
faisont halte pour manger. Moi je n en reviens
toujours pas de ce passage de frontiere si facile avec
tout ce que l on dit et ce que j ai pu imaginer.
toujours inviter pour le repas, me voila dans un autre
monde. La realite nous rattappe tres vite avec une
autre police qui nous arrete et qui prend tous les
passeport sauf le mien apres quelques questions. Et
voila que celui qui revient des States se fait une
nouvelle fois fouiller tout ses bagages et poser plein
de question. Il se fait meme prendre son permis de
conduire pour qu il ne puisse pas se deplacer en Iran.
Il n en revient pas de voir l accueil qu il recoit de
retour dans son pays et me fait savoir que son
gouvernement est tres mauvais...
Il est une heures du matin, je sers la main a tout le
monde sauf aux femmes avant de descendre du bus. Perdu
au milieu de nulle part, sans un mot en bouche, sans
plan en poche et sans un logement. Je me laisse
accompagner dans un hotel et je divage, conscient,
inconscient ou reve passager. Voila 40 heures que je n
ai pas dormit et trouve encore le temps d ecrire cette
lettre. pour me rappeller, pour ne pas oublier. Il est
2h30 heures du mat et je fais ma lessive, une douche
qui me parait miracle et m endort pour une tres tres
longue nuit...
Iran, East of Azerbaidjan, Tabriz
Le jour est deja leve depuis bien longtemps et je pars
decouvrir la ville, perdu dans les rues, ne sachant
pas un mot, ne sachant meme pas lire les chiffres. Le
hasard me fait arriver dans le grand bazar de la
ville. Choque culturel et vision d un autre monde.
Certainement le bazar le plus grand et l un des plus
vieux du monde. Ici reigne une atmosphere d un autre
age. Rien n a changer depuis des centaines d annee a
part l apparition de l electricite et de la grille
pour fermer boutique. Ici pas ou peu de touriste et
pas de: {Hello come in my shop}, mais toujours cette
gentillesse decouvert dans le bus. En dehors d
ustencile recent on trouve le coton encore blanc pour
faire les tapis, a cote le vendeur de couleur. Les
plus belles vitrines de commerce au monde sont ici, je
vous le dit. Miriade de couleur se chevauchant sur les
etalages. Comme calculatrice, le vieux boulier passe
de generation en generation et la balance romaine que
l on echangerai pour rien au monde pour le dernier cri
de la technologie. L aimabilite de me laisser prendre
une photo de leur boutique, de partager le the
genereusement offert (Ici on le boit a la sucette
comme dans le nord de la france c est a dire le sucre
coince dans le coin de la bouche), on m a deja propose
de boire une biere avec alcool, mais j ai refuse par
respect de leur tradition. Ali l azerbaidjanai, le
vendeur d antiquite tres business man et qui deteste
les musulmans me fait decouvrir de magnifique tapis de
sa culture et vielle montre gousset made in swiss qui
son arriver la lors des deniers echanges commerciaux
de la route de la soie. Le bazar, ancien Caravancerail
le long de cette route, abrittant les caravanes de
passage ou Marco Polo a sejourne six mois durant. J y
resterai 4 heures dedans. Je trouve toujours quelqu un
pour me parler anglais et m accompagner pour trouver
tel ou tel chose. A l hotel le soir je discute avec le
veilleur de nuit Iranien, mais Azerbaidjanais avant
tout, qui est heureux d approfondir son anglais et m
expliquer son pays.
Mardi, je trouve une librairie vendant un phrasebook
et pour ne pas changer l eternel the offert que je ne
refuse pas par peur d offencer. Ici on vent des livres
etranges et je pose la question de savoir s il n y en
a pas qui serait interdit, il me repond tout
simplement: {Moi je ne vend que des livres}...
L office du tourisme ou Nasser vous recoit dans l une
de ses huit langues parler. La chance que de pouvoir
converser en francais. il me donne mille informations
sur tout et me propose de me joindre a Yannick un
quebecoie de passage pour aller decouvrir une ville
troglodite au alentour de Tabriz. Une ville qui
ressemble a la Cappadoce du pays voisin, elle aussi n
a pas changer depuis la nuit des temps, hormis l
electricite et la brique pour agrandir la maison, au
paysage montagneux et enneige, magnifique. Retour a la
ville puis direction les petits champs elysee,
veridique. Rue pietonne de deux cents metres parceme
de bac a fleur de banc, de vitrine multicolor aux
enseignes occidental et les va et vient incessant des
filles et garcons. Le temps d un regard furtif, d un:
{you are beautiful} et du merci en retour. A 21h00
tout le monde s en va pour retourner chez eux et
regarder la television par satellite, avec la parabole
cacher sous les draps sechant perpetuellement. Nous
voici dans l ecole ou les filles aprennent l anglais,
rendez vous pour rencontrer, pour raconter notre pays,
notre liberte et se faire assaillir de question. Ici l
homme occidental blanc est un Rickie Martin en
puissance. Les cheveux cacher par le foulard vous
laisse seulement decouvrir un visage, un regard, leurs
yeux noirs, vous envoutant et ou vous vous laisseriez
ensorceler le temps d une nuit, le temps d une vie...
Repas typique americain, puis cinquieme passage dans
la rue des regards perdus. Ici depuis un an plus de
liberte pour les filles. Elles peuvent se mettre en
sandale l ete venant ainsi que laisse paraitre le
verni a ongle. Elles ont le droit de remonter
legerement le manteau (manteau ici est le chador) pour
laisser deviner le jeans taille basse a la mode. Ainsi
que de remonter le foulard pour faire paraitre la
meche de cheveux...
Je suis retourne dans le bazar le temps de prendre
deux pellicules d image incroyable. Le soir venant de
retour dans une autre ecole linguistique entourer par
toutes ces filles par tout ces regard, je n y crois
pas apres tant de mauvaise lecture sur leur pays.
On me propose un poste pour etre prof de francais a 12
euros de l heure. Moi qui a l ecole faisait plus de
quarante fautes dans une dictee, je peux me retrouver
a enseigner la langue de Moliere. Je vous promets que
je suis tente par cette offre, avoir une classe de 43
eleves dont seulement 3 garcons. Une iranienne parlant
francais voulait me rencontrer, le soir venant me
voila dans les rues de la ville la mere nous
chaperonnant et demande si vraiment cela ne risquer
rien et me repond que non pas dans tous les quartiers
biensur, elle me dit qu avec le leste que donne le
gouvernement, la police des moeurs, exquive la tete
pour ne pas voir. Elle veulent m offrir quelque chose
et ne sachant quoi me retrouve avec des patisserie
iranienne pour une semaine entiere, de passage a l
hotel je leur fais cadeau de cosmetique venant de
France et fait plus d une heureuse. La nuit dans ma
chambre ressemblant a celle d un monastere, j eprouve
mon premier moment de blues. Sachant que je ne viverai
pas cela tous les jours. Je vous dirai que ce que je
vie actuellement, ressemblerai a cette pub pour une
voiture. Ou le proprietaire demande les sensations que
son collegue a ressenti en la conduisant et celui ci
lui met une grande claque dans la tronche. Voila a
quoi ressemble ces premiers jours en Iran.
Voila la vie extraordinaire qui s est ouvert a moi...
Je ne sais pas si j aurai l occasion de retrouver le
net aussi facilement mais qui est tres long pour avoir
une connexion. Je vous dis a bientot pour d autre
nouvelle au pays des mille et une facette.
Quelques chiffres avant de vous quittez: Ici la vie ne
vaut rien, l hotel s est 2, 50 euros, un repas complet
2 euros. La boite de 250 grammes de caviar 8 dollars.
Avec 1 euro, je dis bien avec 1 euro en allant a la
pompe a essence on vous sert 15 litres de super ou
bien 55 litres de gasoil. Avec ce meme euro vous
pouvez faire 40 aller retour en bus dans les villes.
On m a confirme ce chiffre sur la prostitution de plus
de 80000 filles sur la capital iranienne et me voie
retorquer: {Nous sommes musulman pas taliban}.
from central asia 07, la route continue.
Me voila sur la capital iranienne. En arrivant j'avais cette aprehension d'arriver dans cette jungle urbaine de plus de 14 millions d'habitant. Barre d'immeuble que dis-je barre de beton sans fin se melangeant avec l'horizon polluer. Arriver dans cette grande ville sans info, juste une adresse sur un papier qui m'oblige a payer le prix fort pour arriver a bon port...
Mais revenons tout d abord sur les jours precedents. En partant de Tabriz, je me rends compte que Nasser et moi avons une connaissance commune: Pierrette d'abm et racontant ma soiree de la veille, il me demande si je n' ai pas quelques cosmetiques pour sa compagne, me voila aussi a offrir des jouets pour les enfants d'un ecrivain et pour me remercier, m'offre un poeme caligraphier en persan, signer pour moi, il dit: {le monde est un jardin de fleur, il y en a q'une seule qui m'interresse, c'est toi}. Partant pour de nouvelle aventure, je me retrouve toujours surpris par une rencontre. Vieux bus Mercedes pour Ardabile, 200 kilometres pour 1 euro, on va quand meme pas se pleindre, avec les portes gobeles accrocher en l'air attendant l'heure du the. Encore la chance d'avoir un passage qui parle anglais et qui fait tout pour moi. Hotel sympa et rencontre devant le mausolee recouvert de sa mosaique bleu un local parlant francais. Tour de la ville, premier resto ou l'on deguste une sorte de compote local, comme de la patte de fruit mais sans le fruit. Deuxieme resto pour decouvrir une soupe au yahourt specialite d'ici, avec du riz, poix chiche, herbes et huile d'olive, pas mauvais. Ensuite je cherche un resto pour prendre mes cachets et repas plus complet. Deux prof d anglais m'accostent et me retrouve apres le resto pour m'emmener dans un de leur endroit pour fumee le narguile, plateforme sureleve recouvert de tapis ou l'on se delasse sur les cousins, atmosphere enfume au arome de fruit des tabacs aromatises, on se dirai dans tintin et le lotus bleu mais sans l'opium juste du tabac aromatise. Ils savent que je voulais manger l'Abghuss, sorte de tajine a la sauce iranienne et me voila parti pour mon quatrieme repas de la soiree. A chaque fois on refuse que je paye, que se soit le resto ou le taxi. Je pars pour la Caspienne et le reve de deguster du caviar au bord d'une marina au soleil mais sans vodka. Tristesse du decors qui a drolement evoluer. Le long des routes parcemes de detritus, les villes et villages traverses laisse afficher de grand panneau, ici point de monument au mort, mais des visages d'homme peint, mort en martyr pendant la guerre Iran, Irak ou des peintures mural, representant une marque ou rendre hommage a Allah. Apres les steppes voici les forets verdoyantes arrosees par des pluies quotidiennes. Je me retrouve comme dans le jeu de la chasse aux tresors. Je me fais larguer au beau milieu de nulle part. M'en voulant un peu de me retrouver la et d'avoir quitter six jolies iranienne dans le bus. J'avance avec mon sac sur sa charette, en bougonnant. Quelqu'un me rattrape en moto et me demande en anglais ce que je fais ici, je lui tends la carte et lui dis que je veux aller sur ce point. Il me dit OK et arrete un taxi, puis nous voila partie. Le taxi et moi meme, nous nous comprennons pas et s'arrete dans le centre d'une ville pour chercher quelqu'un qui parle anglais et voila l'attrouppement autour de moi. Un notable de la ville me raconte son histoire et me trouve un prof d anglais pour m'acompagner toute la journee, Ali le chauffeur est requisitionne pour l'occasion meme si cela me coute quelques rials. On passe prendre la femme du prof et nous voila sur les routes longeant la Caspienne, loin de mes reves je decouvre le village vacance recouvert de bungalows peint de couleur vif, ressemblant a Berck plage, la mer du nord, le vent, la grisaille. Le prof nous invite a boire le the mais nous interdit de rentrer chez lui alors on le deguste assit dans la voiture reste garer devant sa maison. Ici pour l'hotel je suis oblige de me faire enregistrer au poste de police. La soiree se passera dans ma chambre, partie dans une longue discution avec le prof qui pour l'occasion m'offre un chapelet religieux. Il me parle du hasard sur notre rencontre, d'Allah et me questionne sur mes idees et du contenue de mon sac.
Repartir sans cesse vers de nouveau point choisi sur ma carte, voiture, puis toujours cette nouvelle personne qui m'acompagne pour pouvoir avancer et traduire ce qu'on me dit. Massoleh, le village dans la montagne, le village sous la neige qui doit etre noir de monde l'ete et ou l'hiver on prepare les nouveaux articles a vendre: Sasami, graine de sesame melange au du sucre et du miel. Les petites babouches en cuir pour accrocher a son pantalon ou a son retroviseur de voiture, les articles en fer forge cotoyant les souvenirs made in Taiwan. Le resto du moment, interieur de nos maison d'il y a plus de cent ans. Le poele au mileu, les parents assient autour dans leurs vetements uses d'avoir ete lave a la riviere battu par le bois, les murs noircis par le temps et la fume, les vielles nappes cirees, les photos d'un autre age, la deco kish comme dans la chanson {chez la mere a titi} de Renaud, me fait prendre du bon temps seul avec le narguile en guise de deliriumtremens, seul luxe qui nous rappelle notre epoque la television noir et blanc ou l'on diffuse les match de football anglais.
Sur la route a travers la vitre du bus, les camions americains deffilent, entre les voitures iranienne, la saipa 5, notre bonne vielle renault 5 remit au gout du jour avec ces elargisseur d'aile, ressemblant a la fameuse turbo 2 mais les chevaux en moins et autre modele de ces peugeot: 505, 405 et 406.
Teheran sous la neige, comme les autres capital du monde, ou l'on vie a deux cents a l'heure. Ici pas de code de la route comme dans tout le pays d'ailleurs et ces la loi du plus fort qui l'emporte au carrefour. Les ambassades enfin trouver a l'autre bout de la ville, ou je perds deux jours et l'espoir d'avoir un visa dans une semaine. A l'hotel qui se trouve dans la rue du pneu, repere de touriste nippon ou la vie s'ecoule dans le couloir a se donner les dernieres infos car les chambres de 1'80 metres sur 1'50 metres ne servent juste a deposer nos affaires et a dormir, je reste dans quartier ne trouvant rien d'extaordinaire...
Pour patienter et passer le nouvel an musulman, je suis descendu a Ispahan, ou le jour de mon arrive je n'avais envie de parler a personne ou de repondre a toujours a ces: hello, si gentillement lancer. Magnifique ville ou je retrouve les japonnais laisse a Teheran. Tout le monde dans le meme hotel, repere de touriste a la barbe couleur baroudeur d'un jour. Moi j'ai la chambre la moins chere: 2 euros, ces la carpet room, juste un tapis, une couverture et une table basse ou repose le Coran, cela me suffit emplemment.
Partie a la decouverte de l'une des plus belle ville du monde a travers une architecture qui a su traverser le temps au milieu des magazins fashions et des etalles a souvenir eparpiller autour des monument de la ville. Le bazar surdimensionner, allant de la ruelle au tissus ou l'on se bouscule pour rejoindre celle des maraichers et finir seul au milieu de ces murs portant tant d'histoire laisser pour l'heure de la priere. J'aime retrouver l'endroit ou l'on vend les epices, l'odeur qui y reigne, ces couleurs entreposer dans les sacs et me dire que c'est la seul chose qui reste de la route de la soie qui n'a pas completement disparu.
Pour moi tout va pour le mieux pour l'instant, la vue, le decor, les rencontres toujours la ou les memes questions reviennent sans cesse: Mon pays, mon age, mon metier, si je suis marier ou celibataire et pour finir sur la question tabou: Comment ce passe les relations amoureuses entre hommes et femmes occidentaux.
Vous dire aussi que le plus gros billet en Iran est de 10000 rials, ce qui represente 1 euro, alors au moment du change je me retrouve avec un peu plus de 200 billets dans la poche ces liasses me faisant passer pour un trafficant ayant reussi un gros coup.
Portez vous bien et a bientot pour d'autre news...
from central asia 08, Amplitude, la vie du voyageur.
Semaine tres enrichissante. Ispahan la belle que je n'ai eu le temps de visiter entierement et mon premier jour grincheux, pourquoi? je ne sais pas, pas envie de parler, pas envie de repondre a tout ces: Hello, witch country?, pas envie de parler le farcie pour commander a manger et rester le ventre vide le temps d'un tajet, pareil pour les taxis, ce qui differe des autres pays, lorsque vous descendez du bus on vous saute au cou pour vous rabattre dans tel ou tel hotel, ici aussi il n'en est rien et doit me debouiller, un chauffeur de taxi collectif aura raison de moi et heureusement car je n'ai jamais d'adresse ou loger lorsque j'arrive dans certain lieu. L'hotel et sa carpet room que j'ai du quitter pour rejoindre le dortoir mixte, pour les touristes. Une chambre de cinq avec tous un point commun, nous voyageons tous seul, pour beaucoup c'est la premiere fois que des occidentaux se retrouvent depuis quelques semaines voir quelques mois et cela fait du bien parfois. L'une des plus belle place du monde s'ouvre a moi, magnificance d'un jardin entourer par ses mosquees et son palais, le temps de s'asseoir pour profiter de l'heure de la priere et deja on m'interpelle, le temps de parler anglais de se retrouver devant un the et Masdak se presentant a moi: Un gars de 43 ans qui a beaucoup vecu, entre la guerre Iran Irak, au probleme Palestien, jusqu'a la clandestinite en Suisse pour echapper a son regime, arreter deux fois pour avoir bu de l'alcool et fumer de l'opium et parlant un tres bon francais. Aujourd'hui, il ne peut travailler pour un organisme d'etat pour faire accompagnateur et doit survivre par des petits boulots. Je passerai trois jours avec lui a parler de tout et de ce qu'il ne peut dire ici, sans etre compris au regard de monsieur tout le monde cherchant lui la vie facile comme par chez nous.
Les jours se suivent et j'arpente le meme trajet pour faire des photos et me faire voir pour que l'on m'accepte avec ma boite a image et d'avoir la chance de la pose du moment du passant, des passants fieres d'apparaitre sous leur meilleur jour. Toujours dans les lieux historique, je ne peux rester seul pour savourer ces moments, car il y a toujours quelqu'un pour vous interrompre et vous poser des questions, ainsi va la vie du voyageur.
Samedi 20 mars 2004, 10 heures 18 du matin... Happy new year et oui le changement d'annee pour eux ce fait a cette heure si, encore une histoire d'astre, nous sommes en 1300 et quelques. Pour nous voyageur rien ne change si ce n'est que tout va etre fermer pendant une semaine. J'aurai la chance de pouvoir partager le repas avec la famille de Masdak. Appartement avec un sejour plein de canape pour recevoir, recouvert de tapis ou l'on mangera pour ce premier jour, les femmes biensur restant a la cuisine.
De retour sur la capital pour les fameux chemins administratifs. ou je me retrouve sur le bord de la route, assie sur un tabouret pliant la vielle triumph entre les genoux a remplir ces formulaires de demande de visa ecrit en russe et en anglais car le local ne comprend rien, moi non plus d'ailleurs. Mauvaise nouvelle pour le visa de transit turkmene, il me faut une lettre de recommandation assez speciale qui ne plaira pas pour autant parce qu'elle est signe par le vice consule, celui-ci etant en vacance pour deux semaines, alors j'ai laisse tomber, j'essayerai a Masshad ou trouverai une autre solution pour arriver a bon port. On ne peut rien faire car tout est ferme pendant cinq jours, nous laissant le repit de deux jours a chaque voyageur pour joindre son ambassade de destination et leur visa, je me demande comment une fete comme celle-ci n'est pas arriver en France...
Les journees sont identiques, on se leve, chacun vaque a ses occupation et l'apres midi tout le monde se retrouve dans le dortoir a raconter son histoire, parfois jusqu'a des 4 heures du matin. Ce qui est rigolo, ces que tout le monde se suit, nous sommes plusieurs a avoir commencer d'Istanbul sans s'etre vue et nous retrouvons a travers un hotel commun d'une nuit. Comme j'ai le temps, je vais vous raconter mon sac, mon quotidien, mon intimite. Mon sac a dos de 90 litres remplit a rabort et me dit que je n'ai rien: Un sac de couchage pour les nuits froides qui aujourd'hui va plus tot m'encombre car en une semaine, on est passe du zero et la neige a plus 25 degres, un drap orange a l'ephigie de Buddha pour les lits qui ne serai pas propre.deux boites pour recevoir mes 70 films d'appareil photo, ainsi qu'un peu de matereil. deux boites pour transporter ma medecine, mes medicaments me rappellant bien mes origines. un quart pour boire le the, une gamelle au cas ou j'aurai a faire ma cuisine, en ce moment elle est occuper par les derniers echantillons de parfum et deux gourdes plastique hight tech pouvant etre chauffer. Un sac plastique (decathlon) blanc pour recevoir mon pantalon, ma chemise, mes deux t-shirt et sous vetement. Un autre marron (fnac) avec un savon faisant aussi office de mousse a raser, de schampoing et de poudre a laver le linge, un rasoir jetable, une brosse a dent pour les dents, une autre avec le manche couper pour me nettoyer les ongles et dentifrice. Un ciseau coupe ongle marchant tres bien pour couper la barbe ou autre. Un pot de creme nivea pour la peau et les chaussures, car elle aussi on le droit d'etre entrenue meme s'il est ne sont plus etanche, une paire de sandale. Une petite bibliotheque de 7 livres et 3 translates pour pouvoir communiquer, j'oubliais, le papier toilette, car je ne suis pas encore capable de me laver les fesses a l'eau froide du jet. Voici le resume de quelques articles lu avant de partir sur l'Iran
Pays ou la contradiction est reine. Les fils et filles de dignitaire logent dans des immeubles ou on a acces uniquement par le garage et sans visavi comme cela ils peuvent vivrent a l'occidental, les paraboles caches sous le linge ou sous les toits. Il est interdit de se reunir dans la rue mais il possede un stade de football de 100000 places. Dans la rue il vous est interdit de parler a une femme si elle n'est pas de lien de parente, sous peine de finir au comissariat des moeurs. La majorite pour les filles etaient atteinte des l'age de 12 ans et ce trouver confronter au même loi que les adultes ainsi que la peine de mort. Heureusement et encore, aujourd'hui elle a ete repousse a 16 ans. De savoir qu'un homme qui a commis une agression sur une femme sera puni de mort, mais la famille de cette dite femme devra verser un tribu a celle de l'homme pour pouvoir subvenir a son absence. Autant dire qu'ici un homme vaut deux femmes. Tout cela existe depuis 1979 avant les hommes et les femmes allaient dans des ecoles mixtes et n'avait pas a ce voile. Toute cette revolution pour un changement mal interpreter par les gens du peuple qui croyait en plus de liberte. Vue des mes yeux de touriste, je n'ai pas le sentiment de ressentir tout cela, ce que je vois dans la rue au quotidien est la meme chose que je vois par chez nous, il faut vraiment rentrer dans l'intimite d'une vie pour ce rendre compte qu'il y a un grand fosse entre les hommes et femmes et beaucoup d'hypocrisie. Pour les coutumes, il ne faut jamais dresser son pousse comme nous ferions pour dire Ok, ici c'est une insulte comme ci nous dresserions le majeur vous savez pourquoi. Meme s'il ne sont pas propre. Il ne faut jamais se moucher dans un restaurant, car vous verrisez tout le monde se lever et quitter ce lieux.
Une semaine de passer et enfin je retrouve le net. Quoi de neuf, plein de chose, le visa Ouzbeck en poche, je quitte Teheran. Avec cette rencontre dans le bus de nuit pour Shiraz de 4 Afghans descendant plein sud et tentant leur chance a Dubai. Je n'en revenais pas de voir tant d'entouthiasme a travers leurs regard, j'avais tant de question a leur poser et j'ai juste pu leur dire: C'est tres difficile et bonne chance. Le reste de la discution se fera gestuellement Il m'ont meme offert de leur repas dans le bus. Je n'en revennais pas de voir tant de foie dans une expedition pareil et probablement vouer a l'echec. Le bus se vide, pouvant m'allonger, regardant a travers la vitre, le desert, les etoiles et pour la premiere fois posant plein de question a Dieu, celui que j'avais laisse au profit de ma vie d'occidentaliste et ces quelques lignes qui me son venu:
L'espace est un grand livre au page blanche, la vie sur terre s'ecrit difficilement sur l'une d'elle. Dechirer la pour la reecrire, Oh mon Dieu...
c.h
Descendant du bus, je prends une photo pour me souvenir et ils m'offrent une carte de voeux dedicacer, il n'y a pas plus beau cadeau que ces quelques lignes ecritent. Je ne perds pas de temps pour rejoindre: Persepolis, elle a ete rebaptise: Iran Disney Resort. J'ai mal choisi mon jour pour venir visiter le vendredi du nouvel an. Bouchon sur la route, la queue partout et des gens venu ici plus pour s'exiber que pour parler architecture ou histoire. Camescope a la main pour filmer la petite famille habiller dans les derniers hahit a la mode. Mode a tendance americaine, meme si sur les murs de beaucoup de ville on prone l'antiamericanisme. Les lunettes de soleil sur la meche de cheveux depassante du foulard. Pour les hommes, chemisette, jeans, les lunettes dernier cri et tres important l'oreillette du portable en vue. Ne respectant rien, marchant sur les collones ou s'asseyant partout pour cette sacre photo souvenir. Les vendeurs de saloperie s'etalent les un derriere les autre, vendant du made in china. Les boules pour moi, moi qui croyer partager mes lecture avec des passionnes, encore une fois je me suis trompe, pas de chance pour la tranquillite car ici aussi il y a toujours quelqu'un pour vous interpeller. Au faite, j'ai oublie de vous dire que c'etait magnifique, mais a l'allure de tout ce passage, il ne restera plus rien dans quelques annees. Un peu d'histoire: La Mesopothamie, Babylone et sa fameuse tour. {Batissons-nous une ville et une tour dont le sommet penetrera les cieux, faisont des briques et cuisons les au feu}. Ce fut l'invention du materiel fabrique et la production en serie 2200 ans avant J.C. Grace a quoi les projets de l'homme ne seront plus conditionnes par la nature. Comme quoi lorsque l'homme invente n'a pas de limite et ce croit maitre du monde. En revenant je veux quitter cette ville aussi vite que je suis arrive, pas de chance car tous les bus sont plein pour les 24 heures a venir. Alors je vais en ville trouver un hotel pour la nuit assez cher car tout est complet. Ici les iraniens de passage transforment les jardins publics en camping, plus une place pour poser sa tente, alors on fini sur le bord de la route ou sur le parking sous un soleil de plomb et la temperature avoisinant les 35 degres. Demain Yazd, puis Masshad et encore un mois de passer. Je crois vous avoir tout dit, prochain message, je pense dans deux semaines en Ouzbekistan si tout va bien...
Petit lexique pour survivre: Pipizamzam= Cocacola, Chikchok =Bounty, Chikchak ou Tak tak= Kitkat, Metro = Mars.
from central asia 09, sur les traces de l'Imam Husseyn.
Bonne nouvelle le billet de deux euros vient de sortir, on aura les poches plus legere. Oublier de vous dire que sur Teheran, j'ai pu deguster ma premiere glace au safran. Faisant le tour de la ville by night en voiture et m'apercevoir qu'il n'y a rien pour les jeunes. De vous dire que le gpl est gratuit pour les taxis Vu dans une vitrine de magasin de photo un appareil nazi de la Luftwaffe antiquite qui n'est pas a vendre. La chance du hasard et des rencontre toujours fortuite et me faisant avancer jour apres jour. un pilote d'avion me renseignant sur les voles pour l'Ouzbekistan, un japonais se retrouvant bloquer par le meme visa que moi et qui a seulement un budget de 3 dollars par jour, ce nourrissant d'oeuf, de pain, de tout ce qu'il peut trouver a pas cher. Un francais revenant d'Afghanistan me renseigne au cas ou et tout cela tous les jours au hasard des questions qui se posent...
Quelques nouvelles d'actu sur la ville de Bam, selon les gens que j'ai rencontre et qui si sont rendu: Une vrai vision de desolation, d'apocalypse. Des tentes monter a la hate sur les ruines des maisons. Des ouvriers sont deja a la tache pour rebatir la forteresse, leur budget est deja debloque, laissant le peuple de la ville dans un desespoir et un mecontentement sur les millions collecter a l'etranger qui ne sont jamais arriver jusqu'ici.
Shiraz ville des poetes Saadi et Hafez ou je vous avais laisse la derniere fois, tour de la ville de sa mosquee recouvert de sa mosaique faite de million de petit mirroir, les fideles viennent embrasser le shirine (tombeaux) s'en allant a reculons. les femmes dans une cour adjacente regrouper pour papoter, boire le the et fumer le galion (narguile iranien). Oublier de vous dire qu'a Persepolis, les pierres vestiges d'une autre epoque sont recouvert de tag neo retro, signe pour l'eternite a toi paulette l'amour du moment ou le souvenir d'un connard sans education ( j'suis venu, j'ai vue, j'ai ecru). Dans ce vieux bus mercedes le long des routes, je regarde les R5, les 2cv, donnant un air nostalgique de france des annees soixantedix. La police surveillant tout cela a bord de leur vaiseau Mercedes 240 (ca rigole pas ici). Dans les oasis, les derniers nomades ont troque leurs chameaux pour des pick up bleu toujours aussi charger.
A l'heure ou tout le monde sort de boite par chez nous, me voila arrivant seul a la gare routiere de Yazd, on m'avait dit pas de probleme lorsque tu arrive tot, tu squatte la gare routiere en attendant le jour. Cela doit marcher pour toutes les villes sauf celle-ci. Je m'installe dehors sur le banc en beton ouvrant mon livre de farcie, le temps d'apprendre quelques lignes pour ne pas m'endormir, surveiller le soleil apparaitre derriere les montagnes et attendre un nouveau cycle hotellier. C'est rigolo de comprendre quelque brive de phrase des discutions voisines. Le va et vient deposant leur lot de passager et la silhouaite de deux sac a dos se detachant du groupe, savoir que je ne finirai pas la nuit tout seul assi ici. Cette phrase qui retint {wich country} et qui prend une autre forme lorsqu'elle est dit par deux occidentaux. Valentin et Raoul, deux roumains en ballade comme moi. Toujours les meme questions et le plaisir partager du moment. Autre bus et autre arrive: Tomoko une japonaise voyageant seul depuis 5 mois ce joint a nous. L'attente prend une autre forme, plus joyeuse et s'atablant dans un petit resto pour nous rechauffer devant un gobelet de the. L'arriver du soleil naissant sur ces plaines desertique et montagne au sommet enneigees. Nous prenons la direction de l'hotel marquer sur un guide. Pour ce retrouver dans toutes ces villes pas de probleme, vous demandez la rue Khomeini et vous etes sur d'arriver au centre meme de toutes ces aglomerations. la visite de la ville se fera avec mes deux comperes du moment. Ici la vie a garde son image classique d'une ville de province et pas de vendeur de souvenir devant chaque monument. Pas de separation dans le bus pour delimiter homme et femme. Celle-ci d'ailleurs non point peur de vous regardez, de vous sourire et de vous parlez. Deux d'entre elles me demanderont d'ecrire quelques lignes sur un carnet, je me permets d'ecrire une phrase gentil en anglais une autre plus coquine en francais. Ces differents sites, dont la tour du silence, plus beau sur la photo qu'en vrai. Ressemblant au decors de la guerre des etoiles laisser a l'abandon. Je reste longtemps a regarder ce vieux assit par terre se deplacant avec l'ombre du transfo sur lequel il s'appuit pour faire ses panier ou plateau en osier. Rien ne le derange pas meme les passants, abile de ses mains, de son savoir faire, de sa vue disparaissant. Je reussi a l'interrompre pour une photo, reclamant son due comme faisant parti du decors. Au info du soir le Michel Chevalet local nous montre la derniere technologie iraniene ou comment monter la surprise d'un oeuf Kinder...
0h40, ma chambre, sa vue. La chemise ouverte a la fraicheur d'une nuit etoile: dans la rue retint la musique s'echappant du chapiteau librairie, recouvert de temps a autre par le va et vient d'un de ces 100 cc. Au fond les deux minarets eclairer de vert, comme un phare dans la nuit au milieu du desert annoncant l'oasis aux caravannes derivantes. Les puits de ventilation pour refroidir les maison au facade de terre remede contre les grosses chaleur d'ete. Technologie d'un autre age. Les feux de circulation misent en veille, libre de tout rappel codifier. Sous les projecteurs eclairant la facade de la mosquee recouvert de sa mosaique turquoise, ressemblant au mur des vent de jaipur. Ces femmes toute vetu de noir profitant de ce moment de liberte, se prenant en photo devant la fontaine ou les jets se sont calme, laissant refletter leur silhouaite sous la lumiere chaude de l'eclairage publique. Les imaginant dans un avenir admirer cette photo prise sous mes yeux. Dommage que l'obscurite m'empeche de voir leur sourire. Deux trois passant venu feter cette nouvelle annee en ces lieux. Le vendeur de glace glanant les derniers rials d'une famille tardivement passer. Les hommes coucher, le gerant de l'hotel preferant la lucarne televisuelle. Les jeunes sur leurs motos stationnant devant le banc publique squatter par d'autre n'ayant pas d'endroit a eux. Derniere ballade romantique pour deux amoureux sur leur deux roues. Dans la voiture un autre couple bravant l'interdit, partant dans un langoureux baiser. Voila la vie qui s'ouvre a moi, savourant la paix, la quietude de cet instant. Je ne veux m'endormir, laissant ce decors disparaitre dans l'oublie du sommeil...
Traversee du desert Iranien, sans le stop and go que je souhaitais par peur de ne pas retrouver de bus pour ma prochaine destination.
Mashhad: Bienvenue sur la planete chiite, ville sainte, ville du safran, ici on ne vous demande pas votre pays mais votre religion. Je trouve hotel a bon prix parmis les nombreux qu'il y a pour les pelerins. Trouve sans trop de difficulte les ambassades qui m'interessent, la queue, bousculade et toujours les meme reponses. pas de chance encore une fois tout est ferme pour quattre jours. Je pars a la decouverte de la ville. De voir que tout est en construction, minaret de beton et les coupoles gloques attendant leur facade de mosaique. Faisant le tour de la mosquee en deux heures, je fais un tour du monde. De ces boutiques ou l'on ne vent le kit complet du bon pelerin de ces chapelets made in China, des reproductions de l'Imam Ali bien portant remit au gout du jour comme chaque idole dans chaque religion, des marchands de bague trouvant leur place au milieu de chacun d'eux et des photographes avec leur decors de carton pate representant la grande mosquee ou les photos sont interdites. La moto discomobile religieuse, les pelerins squattant le pave, le cheik suivit de ses trois femmes. Et la, le rassemblement d'homme et d'enfant revetu de leurs chemises noirs et la terrible ceremonie expiatoire, ou ils se flagellent aux chaines pendant une heure au rythme des tambours et au son de l'Imam chantant Husseyn le martyr, un jeune est la pour asperger d'eau ces disciples d'Alla. Par la suite ils forment un cercle pour ce taper la poitrine, se tournant vers la mecque en pleurant en coeur. J'allucine, me retrouvant seul blanc au milieu de tout cela. Je vais visiter la grande mosquee et failli me retrouver coince pour l'heure de la priere ou chaque metre carre est recouvert de tapis, chaque cour, chaque salle. Je suis le fanatique pelerin male venant psalmodier des prieres. Dans ces aller et venu, je me retrouve dans la bousculade pour pouvoir toucher le tombeau a la coupole d'or de l'Imam Reza mort en 819 empoisonne. Les regardant baiser les portes de cuivre dore, salle recouverte de la plus grande mosaique de mirroir que je n'ai jamais vue. Ne disant rien, faisant les meme geste au cas ou je serai montre du doigt, avec ma barbe et tous ces rites, personne ne souci de moi. Mashhad ville du safran et au restaurant ou je vais tous les soirs pour un repas que je n'arrive a finir pour 3 euros, ici comme ailleur pour passer le temps on casse le sucre avec un marteau de metal pour le transformer en de. On m'ammene le sac plastique le plus ordinaire du monde rempli de deux bon kilo du pistil de cette fleur.Moi qui croyait qu'on le cacher dans des coffres forts.
Conclusion: Apres un mois de voyage a travers ce pays, de decouverte, de rencontre. Je ne cherche pas a me projeter trop loin, peur d'une deception. Alors je vie au jour le jour, de cet petite galere de routard au joie du moment apres un visa ou un renseignement important. Je me serai jamais autant regaler du plat national servie dans les gamelles d'alu des restaurants de quartier ou l'on voit defiler la vie a travers la vitrine. D'avoir vue les vertes vallees aux plateaux desertiques. Du plus laic au plus croyant d'entre eux. D'avoir tenu 30 jours sans une goutte d'alcool. D'avoir partager leur quotidien. Je vous dis a bientot pour un autre pays, autre langue, autre moeurs
from central asia 10, les portes de l'asie central s'ouvre enfin.
Avant de lire ces lignes, je tiens a vous rassurez tous. Je n'avais rien dit de ma destinstion pour ne pas alarmer tout le monde. Tout va bien pour moi, pas de probleme d'insecurite...
Le 06 avril, 6h30, mon visa expire dans moins de 18 heures. Me voila a la gare routiere de Mashhad et la temperature a chuter, le danois n'est pas la. Je me place bien pour pouvoir mettre mon sac dans l'un des coffres du bus qui sont deja remplie de commerce au noir. On me dit garder votre sac et l'arriere du bus se transforme en un monticule de baggage. 9h00 ca y est on part, dans nos vieux bus mercedes ou leur ancienne destination non meme pas etait efface, le notre est marque beach machin chose, il devait relier une plage de la cote grecque. Celui devant est francais 26420 (vive la Drome). S'imaginer qu'apres avoir fat leur 2 millions de kilometre sur nos terre, il allait finir leur vie sur le carrefour des routes naissantes. La chance d'etre blanc et je me retrouve juste derriere le chauffeur. Nous voila parti, j'en profite pour finir ma nuit et comme toujours on me questionne, pourquoi?, comment? et qui paye mon voyage. Comme dans l'est de la Turquie, steppe desertique et au mileu de tout cela le ruban d'asphalte, derniere ville ou l'on s'arrete a la gare routiere et ou s'ammoncelle sur le quaie le double du chargement que nous transportons deja. On trouve de la place, sur le toit, dans l'allee ou l'on dispose les bonbonnes de gaz et les futs de gasoil, un gars me demande: {go Afghanistan, good bye). Ca y est la frontiere, au milieu de nulle part, toujours ce corridor de barbelet et des panneaux autour annocant des mines antipersonnels pour eviter les clandestins qui serai tenter par plus de liberte. On fait descendre tous les afghans de retour sans visa et on fouillent leurs sacs, on y perd deja une bonne heure, deuxieme poste pour nous ou chacun pointe son visa. Je prends le temps de fume un cigare et d'en offrir autour de moi, comme les parfums cela ouvre des portes, casse cette cage de verre, nous fait gagner du temps et pour moi des renseignements precieux pour la suite, troisieme poste et nous voila en Afghanistan. De ce cote si pas de route mais une piste, qui apres la pluie a transforme se terrain vague en nomad's land. Casse de vehicule, bicoque faite de recuperation de bois et de plastique. Pas de douanier pour nous verifiez, juste un gars qui tamponnent les passeports sans meme regarder si vous avez un visa de l'autre il balance celui-ci sur le comptoir, vous allez me dire si vous en etes arrive ici, il n'y a pas besoin de verifier. Pas d'ordinateur pour vous enregistrez. De retour dans le bus, nous voila reparti. truck d'un autre age (berliez, kamaz) tout le long de la piste rendant l'ame les un apres les autres, suspension, direction ou moteur casser. Ancien caravancerail transformait il y a quelques annees en poste avance ou il ne reste plus qu'aujourd'hui que la carcasse de char sans chenille, celle-ci servent de ralentisseur sur la route et d'ancien camion de troupe cannibalise, seul vestige visible la mitrailette de gros calibre rester sur son trepied, cela n'empeche pas les troupeaux de mouton d'aller et venir. Autre caravancerail transforme en camp de refugier du HCR. Le long de la piste, les tentes de nomades, le berger gardant sont cheptel avec la kalaniskof en bandouliere. Je me voie revivre les longs convois de chamaux auparavant qui acheminer leurs charges a travers ces steppes. Toujours le long de celle-ci autre carcasse de char servant d'air de jeu aux enfants. Ces oasis sans eau, enfin si, avec un puit, une pompe manuel estampier ONU, pour leur rappeler qu'il ne serait rien sans nous, ou si, qu'il serait peut etre tres different. Oasis commercial ou les echoppes ne sont ni plus ni moins que des conternaires vides coller les uns aux autres. Village de terre, d'une autre epoque, ou l'on pend sur un bout de bois une gente vider de ses raillons faisant office d'antenne de television. Le soleil descend et rend cette vallee magnifique. Apres douze heures de voyage, Herrat dans le noir, ne sachant pas ou aller, le chauffeur du bus m'ammene dans un hotel, ou l'on vous serre le the avec les petits gateaux, ou l'on vous avance une feuille, ou tout est compris dans le prix que l'on va vous annoncez: 45 dollars (euh, massage compris), que faire accepter, partir dans la nuit pour un autre hotel, sans un afghanis en poche. Pour moi cela represente le budget de 15 nuits. Aller on se fait plaisir, on rechage les accus, le ventre, les gourdes et on traine sur le net tout la nuit car tout est a volonte. J'oubliais on vous demande de laisser vos armes dans la voiture...
Le reveil se fait au son des clochettes des carrioles tirer par les chevaux. Le plan de la ville, ou il apparait plus de point avec ces diminutifs d'association caritative que d'hotel. Il y en a pour tout le monde, a croire que la jet set humanitaire se serait donne rendez vous ici sous le soleil pour refaire le monde dans l' hotel chique de la ville. Dans la rue deux mondes se rerouvent, les riches dans leur Toyota, les pauvres sur la cariolle parfois tirer par des chevaux, parfois par des hommes. Je vous rasure avec l'operation freedom machin truc des blancs les femmes portent toujours la purda. Premiere chose se matin se faire faire une chemise a la mode du jour qui tombe jusqu'au genoux pour se fondre dans le decors, car pour les hommes, il n'y a pas d'exentriciter vestimentaire, chemise jusqu'au genoux, gilet, beret a la Masshoud ou turban. La ville, ses trottoirs ou chaque metre carre a quelque chose a raconte, la poussiere, la salete, tout est recouvert d'une couche de pousssiere. Ce n'est pas de l'humanitaire que l'on devrai faire mais de l'humanhygiene. J'aprehende drolement mes premiers pas, je me dirige vers la mosquee qui est magnifique recouvert de sa ceramique bleu et de ces textes caligraphies, pour une fois je peux m'asseoir et profiter du spectacle. Deux filles qui sous leur purda sont habillees a l'europeenne, viennent me poser des questions en anglais: {vous etes journaliste ou vous travaillez pour laquelle de ces organisations}. Je leur dis que je suis de passage, mais elles n'encroivent pas un mot. Ici pour les jeunes filles la vie n'est pas rose du tout. Trois cents femmes qui, l'an dernier, dans cette seule ville, la capitale d'Ismael Khan, le seigneur de la guerre de l'Ouest afghan, se sont immolées par le feu pour échapper à la condition d'esclaves conjugales qui est le lot de l'immense majorité des jeunes Afghanes, morte de ce fanatisme sans âge qui s'appelle l'islamisme et qui n'a pas disparu.
Ensuite le chateau, le bazar, le quotidien, je sors l'appareil photo, je commence des plans larges puis je m'approche et je demande pour faire la photo et tout le monde s'agluttine autour de moi, avec mon imagination debordante, je crains le pire, mais tout est ok. La boucherie sans vitre sur des billots ou les couches de sang seche les une sur les autres, la langue d'un boeuf accroche a l'entre, les vissaires a meme le sol, un plan de travaille sale comme jamais il ne m'as ete donne de voir, j'arrive a faire la photo de l'ensemble. Pour la premiere fois je vois un commerce vendant des plaques de sel venant de l'Himalaya. Toujours en marchand, comme un representant politique, je me vois lever la mains tous les dix metres et saluer: {asalam alekum}. Les ruelles de terre, les enfants poussant a l'aide d'une tige ce cerceau de caoutchouc. Le magasin d'antiquite ne se faisant plus d'illusion pour les annees a venir ne cherchant meme pas a vous rabattre, juste a venir boire un the et parler. Le cimetiere des sans argents tas de pierre annoncant la presence d'un corp enseveli survoler par un escadron de pigeon blanc...
(question de securite je prends l'avion 2 heures de vol pour rejoindre la ville suivante, meme prix que le bus qui lui met 2 ou 3 jours) 9h00, je pars pour l'aeroport, comme partout ou vous demande d'arriver 2 heures avant, deuxieme ville du pays par son importance, j'imagine l'endroit et mets tout dans mon sac pour ne pas avoir de probleme au portique. L'aeroport international. Non pardon je reprends, l'aeroport intercommunal au milieu de nulle part ressemblant plus a une gare ferroviere desafecte, avec son parking unique au monde ou le vehicule le moins cher est un 4x4 Toyota derniere generation. Je rentre, personne pour vous acceuillir et me voila sur le tarmac, il y a juste notre avion et un helico russe tout blanc estampille (je vous laisse deviner). 4 blancs attendent aussi travaillant tous pour une organisation humanitaire, les militaires l'arme au poing les responsables de l'aeroport reconnaissable a leur badge. D'un cote de la piste la station meteo elle aussi offerte a l'autre bout les carcasses d'avion. Au bout d'une heure je me dirige vers l'avion, et l'equipage russe m'accueille. On parle meme le francais. On prend mon sac sans meme regarder dedans, pas besoin de passeport. Un Antonov devant finir ses jours au soleil. A l'interieur pas de fioriture. et puis me voila attendant les autres passagers a prendre des photos de l'ensemble, allant dans le cockpit. Messieur; euh, les temoins d'usure du train d'aterrissage lateral droit on disparu. pas probleme. Les gilets de sauvetage, y a pas; les consignes de securite, y a pas; le petit sac, y a pas, ahhhhhhhhhhhhhhhhh.
11h00 personne, serai-je le seul passager. Puis tout le monde arrive se positionant en file indienne devant l'appareil, ainsi que les bagages. Combien? 50, no, no only 48 places. Ce n'est pas grave deux partiront demain. Au fait installer les gens les hommes devant les femmes derrieres, les enfants debout entre les jambes et pour la plus par cela doit etre leur bapteme de l'air. A cote de moi, un afghan vivant au Quebec et parlant francais avec l'accens (on aura tout vu), je ne peu pas retenir de rire. L'avion decolle et rien que pour moi on me fait l'annonce en francais. A l'arrive je me dirige vers une dame pour me renseigner et je fini dans le beau 4x4 blanc pour rejoindre le centre ville...
Masar e sharif dit Masar, ancien fief de Massoud le lion du panzir. Capital de la pauvraute; qu'est ce qu'il y a pu y avoir pour que tout le monde soit si pauvre et que les blancs viennent mettre leur grain de sel dans leur gros 4x4 blanc, a cote d'eux les picks up flambant neuf de qui vous savez, a ce demander qui est la mafia. Ils sont tous assit les uns a cote des autres le long du mur de la mosquee chiite (ici, on est en pays sunnite et les talibans l'ont abime, lors de leur passage) toute recouverte de ceramique bleuelle aussi. Moi dans ma belle chemise bleu pour me fondre dans la foule je ne fais qu'attirer les regards, je me sens obliger de retourne a l'hotel pour mettre des vetements moins voyant et retirer tout ce qui pourrait avoir de la valeur sur moi. Personne ne porte un vetement sans trou, sans etre recouvert de poussiere, ou tout est terne. Les enfants jouent dans la rue au ballon degonfle troue lui aussi. Un ramasse poussiere et une capsule de bouteille font tres bien l'affaire pour jouer au ping pong, on court apres une bouteille en plastique vide deplacer par le vent, dans le ciel des cerfs volants rudimentaire. Le cinema et ses affiches jaunies par le soleil. Les charlatants et leur parlophone pour vendre leur poudre de perlinpinpin, le tir a la carabine a air comprime sur des allumettes, le circuit de voiture circulaire au l'on deplace une voiture aimante tout cela tourne a la force du poignet. Cette reflection qui me vient a l'esprit: Mais qu'est ce que je suis venu faire ici. Je n'arrive pas a me defaire de cette pense et il faudra attendre la joie s'affichant sur leur visage lorsque je sors la boite a image. Le sourire revient et je partage un peu de mon temps et de mes petit billet rouge ou bleu d'un ou deux afghanis que je prepare dans ma poche. Me voila a faire le clown sur une selle de velo de fabrication local, percher a deux metres du sol et toute la rue s'est arrete, le temps d'un instant, le temps de rire et cela fait le plus grand bien pour tout le monde. Pour la premiere fois j'estime que ma vie a un prix, celui de l'hotel ou je reside, a coup de 20 dollars, c'est le seul batiment encore correcte, avec ses sanitaire a l'occidental et son cumulus qui n'a jamais le temps de ce recharger du au coupure de courant intempestive, mes soirees se passent a la lumiere de ma lampe de poche, au son du groupe electrogene et de la musique indienne du marchand de glace d'en face. Elle se fini quand la battery de ma lampe c'est epuise. Pas de repaire car la vie ne vaut absolument rien, mais pour moi on essaye toujours de gratter un peu plus et je ne cherche meme pas a negotier tant que l'on me vole de 5 ou 10 centimes d'euro. Comme dans la ville precedente, on ne vend que du produit d'importation, rien de local, si les bananes naines ou l'on cherche la couleur la jaune d'origine sur sa surface pourri. Le soir je me retrouve au restaurant du coin ou tout le monde les jambes croisees devant le film de guerre indien (ils en ont pas marre de manger au son des mitrailettes). On me sert la Poulao (riz, patate douce, mouton) que l'on deguste avec les doigts et le the. Ca y est, j'y suis en Asie central. Comme le gardien de l'immeuble faisant office devant l'hotel, il attend, ici tout le monde attend que la journee se passe, attendre l'argent qu'il n'y a pas. Je pars en taxi collectif ou biensur les femmes non pas leur place a cote de nous mais avec les enfants dans le coffre de la voiture, pour rejoindre Balkh et les ruines de l'ancien royaume de Bactre. Le long de la route, toujours ces carcasse de char, des camions surcharges avec encore par dessus les gens qui non pas les moyens de se payer le bus et champ de pavo. Barrage de police pour gratter un bacshich, mais le chauffeur me montre du doigt et pas de probleme pour nous.
Fondée vers 2500 ans avant JC, ce fut la plus fabuleuse étape de la route de la soie jusqu’au passage de Gengis Khan en 1220 : tous ses habitants, hommes, femmes et enfants, furent alors tués, et la ville systématiquement détruite. 50 ans plus tard, Marco Polo ne trouvera plus que des édifices de marbre en ruine autour de vastes places désertées. Aujourd'hui il ne reste plus rien uniquement le mur circulaire de l'anceinte du a une construction de qualite, ou l'on y retrouve les ossatures des cadravres de prisonnier enterre pendant sa construction. Il ne reste plus que le desert, trou de rocket et une cabanne ou il ne fait pas bon y entrer hormis pour y fumer l'opium. Cet ici qu'Alexandre le grand epousat Roxane. Mais c’est aussi la ville où vécut et parla Zarathoustra...
Samedi, branlebas de combat dans l'hotel avec un repas de mariage a 7h00 du matin, a 9h00 tout le monde etait reparti a ces occupation. Je pars en taxi collectif tenter ma chance a la frontiere Uzbeck, apres 4 heures d'attente sous le soleil devant l'Amou daria. Je me vois refuser l'acces, je regarde le va et vient des camions ou le commerce ne va que dans un sens. Retour a Mazar city pour essayer une autre solution.
Je pars au renseignement et je commence par MSF, au moins il devrait y avoir quelqu'un pour parler francais. l'on m'explique que personne ne peut passer la frontiere hormis l’ONU. Je ne perds pas de temps pour plier baggage et trouver un taxi collectif pour rejoindre Kabul, malgre les mises en garde du danger de la route. Nous voila partit. La route se decouvre a travers la vitre de la voiture et au son de la musique indienne. Après le desert, les montagnes et les vallees verdoyantes de l'ancien Kafiristan. Le long de la route ou la charrue est encore tire par des boeufs, toujours les carcasses de char russe et les atrouppements autour de moi lors des arrets et je regarde les gens au bord de la riviere pecher au groupe electrogene et au bout d'une perche un cerceau de metal pour electrocuter les poissons. En repartant nous croisons un convoie de GI americain montant vers le nord. Apres les chaleurs de Mazar nous voila disparaitre dans les nuages. A 3500 metres d’altitude, on s’arretent dans la neige, moi en sandale par 00 degre et ils se mettent a prier Allah, je ne comprends pas tres bien. Et les voila faire signe lorsque l’on s’engage dans les derniers tunnels, on se demande s’il ont va reussir a s’en sortir. Il refont la priere pour le remercier de nous avoir laisser passer sans encombre. Moi j’en profite pour accrocher un ruban vert dans un arbre pour le remercier a ma facon. La route continue et je les comprends a parler politique. 22h00, on arrive enfin a Kabul, pas d’adresse sauf celle d’une agence de voyage. Je reste dans le restaurant sur le bord de la route qui s’est transforme en dortoir, ou la nuit est gratuite. le vieux avec ses mousquets d'un autre age, quelques militaires et leurs armes. A cote de moi, un cul de jatte au air du Che, de l’autre le chat et les cafars dans les cheveux et seulement Buddha me recouvrant pour me proteger. Reveil 4h30 pour la priere, meme pour moi. voila une semaine qui commence. Nouvelle semaine et nouveau probleme. Lors de mon attente devant l'Amou daria, il n'y avait qu'un pont de 300 metres a traverse pour pouvoir rejoindre l'Uzbeckistan. Cela va etre les 300 metres les plus cher de ma vie, comme on m'en a refuse l'acces et pour rejoindre ma mere dans des delais correcte, je dois prendre un avion demain pour Dubai, puis apres demain pour Tashkent. qu'elle drole de planete que la notre. pas d'autre solution si le n'ont fait pas parti d'une organisation, il y a un peut moins cher mais il me faudrait plus d'un semaine pour y arriver
from central asia 11, soviet system.
300 metres = 700 dollars + 6000 kilometres, drole
d'equation, Me voila au depart de Kabul et sur le
tarmac, le balai des helicopteres de combat. Je quitte
un des pays musulmans des plus pauvres de la planete,
pour me retrouver dans le plus riche: Dubai, oasis
moderne, au parc recouvert de gazon synthetique, au
gigantisme de l'architecture moderne, sur la piste, oh
pardon sur les routes droites se suivent les voitures
les plus cher du marche. je trouve l'un des hotels les
moins cher de la ville a 40 dollars la nuit, petit
hic, c'est l'hotel aux 4 discotheques et des milles et
une passe, ou le cheik et les jeunes de la ville
viennent depenser leurs dinars. Devant les grands
hotels, accostent les bateaux en bois vennant de
Chine, d'Inde aux cargaisons multiples, les trottoirs
se transforment en quai de dechargement et une autre
vie s'y ecoule au rythme des grues, colis et du
rechaud a gaz pour preparer le riz. pour manger a pas
cher. Moi, je finis chez Burger king, vais au cinema
voir: {la passion du Christ}. Attendre que l'heure
s'ecoule, attendre impatiemment le retour en Asie
central...
Uzbekistan me voila, Tashkent et le vert des parcs
impressionnent mon regard apres tant de desert, ainsi
que les epaules denudees et le nombril exibe des
filles dehambulantes dans les rues. La police, elle,
se deplace en voiturette liliputienne made in Korea.
Je retrouve enfin ma mere et le luxe des hotels a
touristes aises. Mais j'ai le sentiment d'avoir failli
au regle du voyage que je m'etais impose, par le faite
d'avoir prit un avion et d'avoir eu cette coupure
entre deux mondes. Nous partons sans perdre de temps
pour Samarcande, le long de la route on refait la
geographie francaise en regardant les ancienne
destination non efface des vieux bus Mercedes. pas de
logement dans les tarifs de maman (elle m'invite),
alors nous finissons a l'Alliance francaise qui nous
aide et avec qui nous allons passer beaucoup de temps
a raconter notre pays. Maman se retrouve entourer
d'une bande d'etudiante qui lui posent plein de
question, comment se deroule la vie chez nous, comment
sont les jeunes, est ce que l'on mange du chien ou du
chat, etc...
La ville, le Registan, certainement la plus belle
esplanade du monde, entourer de ces trois medresas
toujours recouvert de mosaique, avec ses tigre lion et
ses textes caligraphies. Un pays perdu, sans origine
ou l'on vient de ressortir des livres d'histoire
Tamerlan le conquerant et ce nouveau symbole pour
faire avancer un peuple. Il ont perdu leur premiere
ecriture arabe au profit de l'alphabet latin puis
cirillyque et aujourd'hui enfin en 2005, ils
repasseront a l'alphabet latin. Un peuple au 109
ethnie et ce mettissage qui s'opere lors des mariages.
A vous jeune celibataire de nos provinces, les plus
filles se trouvent ici, je vous le dis.
Premier soir ou nous nous retrouvons inviter par la
famille qui nous accueille, a feter l'anniversaire
d'une soeur celibataire au dent en or comme toutes les
femmes qui nous entourent, la richesse porter en
bouche. Pour l'occasion, on lui trouve un mari en la
personne de moi meme, ca rigole sous le clinquement
des tasses remplies de vodka resonnant dans la cour,
drole d'entrer pour moi apres 2 mois d'abstinence,
nous offrons au femmes des echantillons de parfum
(merci a tous pour ce service) et cigare pour les
hommes, soiree royale, ou l'on danse sur du turbo
folk. Le mariage n'aurat pas lieu, apres lui avoir dit
que je ne possedais que cette apareil photo et un sac
a dos et lui disant que pour moi cela doit etre la
femme qui doit tout faire...
La visite se deroule guide a la main, prendre le temps
d'admirer tout ces chefs d'oeuvre sauver par le
communiste. Car il y a 100, il ne restai rien,
uniquement des batiments denuder de toute peinture et
autre ecriture, il y aura fallu Lenine pour proteger
ce pratimoine. Le bazar plein de couleur derriere Bibi
khanoum medresa, de sa drole d'histoire. Construit
sous les ordres de la femmes de Timour (Tamerlan), de
ces travaux qui n'avancer pas elle demanda alors a
l'architecte arabe, que faudrait- il faire. Il lui
repondit: Juste un baiser de vous, car il etait tres
amoureux d'elle. Alors elle ceda et imposa un coussin
devant sa joue, mais le bisous fut si sulfureux qu'il
lui laissa une grosse marque. Elle imposa a toutes les
femmes du royaume de ce voile. Mais de retour son roi
fut mit au courant de l'incident. Alors l'architecte
du monter en haut du minaret pour s'envoler vers son
pays et fit enterre la reine vivante. Davron un jeune
apprenant le francais, nous invite dans sa campagne
pour passer le dimanche, petit bourg a l'electricite
deffaillante au quotidien et l'eau a aller chercher a
la pompe, les toilettes simple trou dans la cabane au
fond du jardin. tout le monde vie dans la meme piece,
tapis sur le sol sur le mur, un lustre accroche que
l'on a jamais deballe de son plastique. Les deux
coffres, trousseau du mariage ou reside dessus les
couvertures de coton que l'on replie apres chaque
nuit. Nous nous atablons a meme le sol autour d'une
table pour une premiere colation. Ensuite,
presentation de la famille, ou je me retrouve avec les
hommes, maman elle partage la table des femmes dans
une autre piece. les jambes croisees, les femmes nous
apportent le repas et comme plat principal le Pulov
(poulao), ce plat qui va me suivre jusqu'a la Chine.
On parle politique, le pour du communiste, ou rien
n'etait cher, de sa vodka que les russes ont laisse
apres leur passage, au joie d'une liberte qui a un
prix, 1 kilo de viande est equivalent a 15 jours de
salaire. De la religion islamique a la sauce local, on
garde l'alcool et on mange le cochon. A la fin du
repas, on branche une batterie pour pouvoir regarder
la television et le sitcom japonais, qui accroche le
regard de tout le monde. Tout le monde dans la rue est
sortie, voir ces etranges de passage que l'on exhibe,
ou l'on doit rentrer dans plusieurs maison pour ne pas
offencer, mais ou nous devons refuser le repas que
tout le monde a coeur de nous offrir. En fin d'apres
midi, on part retrouver les parents de Davron. Son
pere ancien prof de francais qui a prefere arreter
pour se retirer dans cette petite cahute au milieu des
champs avec sa femme. Une seul piece, deux lits, une
petite table au milieu, le poele a l'entree, de
l'autre une etagere au 5 ustensiles vitales, ils nous
offrent le repas de leur journee, se retrouvant devant
un dilem, on ne peut pas refuser et si l'on mange, eux
n'auront plus rien. Drole d'endroit, pour passer un
dimanche soir et tout cela en francais. Direction
Bukhara dans un bus russe, pas de place pour mettre
mes jambes, alors je finis au fond entre cargaison de
pare brise et le plexi remplacent la vitre du bus. Les
rois de l'irrigation, des cannaux le long des routes
ou chaque parcelle a sa tranche. Des muriers n'ayant
plus a recevoir les vers a soie.
Le mauvais cote du communiste a ete l'obligation a
tout un continent de vivre a la meme enseigne, aux
moeurs regle par une kommandatur. Tout a ete pense,
regle, ne restant plus qu'a vous de travaillez et
d'allez passer vos conger la ou on vous l'a dit: A
Bukhara la voleuse qui a tout compris du business
touristique, pas de garde dans les musees, mais des
femmes surveillantes vos aller et venu et qui a le
droit de vendre ses broderies. Les tarifs en fonction
de la tete du client, tout negotier pour ne pas se
faire avoir. Devans les anciens hotels du parti, de
l'air russe au decor de fontaine d'un passe a tout
jamais eteinte, seul reste le parterre de rose rouge
du jardin public entretenu elle aussi grace a
l'irrigation. Les poucettes qui arrivait de Moscou,
mise a la mode par le media unique, finissent
aujourd'hui sur les trottoirs, remplies de bonbon,
friandise et autre cigarette. Les enfants sont
retournes comme il etait auparavant dans les bras des
parents. Des ecoles sans nom mais mais au simple
numero, triste d'entendre: Je viens de l'ecole 27,
specialise en je ne sais quoi. Aux cours de
recreation, ou reste sur les murs des affiches d'un
patriotisme vieillissant, aux parcours du combattant
pour former toute cette jeunesse. Du site culturel au
luna park d'un autre age qui aujourd'hui sert encore
pour sortir main dans la main d'amoureux revant d'un
monde encore plus occidental. Avant l'air communiste,
il n'y aurat eu que 4 touristes ressencer en 400 ans.
Hier, on vennait en train de tout l'URSS, aujourd'hui
ce ne sont plus que des cars de touriste hyperspeed,
voulant du depaysement et visiter mille et une place
en une semaine chrono. Aux commercants avident de
rentrer d'argent. Tu n'as que ce que tu merites et moi
de devoir tout verifier du change au restaurant, des
entrees de musees au souvenir. Pour la quatieme fois
je retrouve Franscheka par hasard sur la grande
placeet partageons soiree et toujours nos infos
precieuses. Nous partons pour Khiva, ville dans le
desert Izil-kum, du neo retro pour touriste en manque
d'imagination. De tes echoppes au tapis
azerbaidjannais ou persan, des epices d'Iran. De leur
monoculture de coton, il n'y a que des tee-shirts
floquer the road silk. Nous prendrons le temps de
deguster une biere et quelques arachides devant ce
decors. Partons dans le desert a la vrai decouverte de
l'histoire des forteresses vieille de trois siecle
avant notre ere, des nomades sedentarises autour d'un
lac, voulant eux aussi profiter du tourisme, proposant
leur yourt pour une nuit et leur chamaux pour la
balade d'un instant.
Maman repart et moi part pour la mer d'aral que je
vous conterai bientot...
from cenral asia 12, la realite plus que les images.
Deja 10 jours de passe ainsi que le repos, car maman avait les guides et je l'a laisse faire la lecture pendant que moi assis, je savourais le moment. Je repars seul, taxi, puis un autre et encore un autre, pour le Karakalpastan (une fois qu'on y est, on arrete pas de le dire). Nukus et son musee, mais avant cela l'hotel Tashkent, dernier hotel d'etat, Batiment austere d'epoque sovietique survit sans entretien. On l'on parque les touristes, que dis-je le touriste via l'ascenceur de la mort, je vous le dis, au dixieme etages. On me dirige vers la chambre, celle-ci se devoile devant mes yeux ebahies, ou j'essaye de negotier mais la directrice me sermonne en me faisant comprendre que cela n'est pas bien. La chambre, aux murs blancs, ou la peinture se decolle par plaque, au coulure d'humidite, sans decoration, le balcon inaccesible, bloquer a l'addesif moisi, le radiateur aux mutilples soudures des raparations precaires. A droite un salle de bain en forme de cube et le neon gresillant plus qu'il ne donne de lumiere, ou il n'y fait pas bon poser un pied nu a meme le sol. A gauche une armoire bringbalente avec 15 bouteilles d'eau faisant office de chasse d'eau, oui parce qu'il n'y plus l'eau, dans l'autre armoir, une boite vide de viagra, trace d'un vieux voulant certainement jouer au jeune etalon une derniere fois. Biensur, il y a la television ou il ne reste plus que le vert des trois couleurs primaires et son antenne, un fil serpentant sur la moquette grisatre. Malgre tout cela, je crois sincerement qu'il faut le vivre. De voir qu'il y a eu de la vie dans cette hotel, dans cette contree. Comme la discotheque ou ses murs ont du vibre une derniere fois dans les annees soixantedix. Le seul luxe que je me payerais, sera l'apero sur le toit du batiment, avec une bouteille de biere et quelques arachides. La ville se laisse decouvrir sous mes yeux. La rue ou le vent souffle sans cesse, apportant avec lui le sable, donnant un tain jaunatre au vert des arbres. l'Amou Daria s'ecoule difficilement, des grues sont la pour draguer les couches successible de sable venant se deposer au fond. Observer cette petite fourmiliere sans lendemain meilleur. A regarder la vie qu'il n'y a plus, plus de travaille, plus d'economie, plus de mer meme si le port se trouve a plus de 300 kilometres et la mer a plus de 200 kilometres de celui-ci. Pour survivre, les gens rassemblent le reste d'argent qu'ils possedent, passe par le grossiste pour finir dans le bazar, dans la rue, les etalages se superposant et ou l'on retrouve les memes articles. Je suis la pour le musee et sa tres riche collection de peinture. Je commence par l'ancien, qui scandaliserai plus d'un puriste, on accroche les tableaux au tuyau du radiateur avec une vulgaire ficelle, en dessous d'un autre le robinet qui goutte et qui eclabousse des chefs d'oeuvre entreposes juste a cote. Pas de lumiere pour le seul visiteur de la journee, je dois dechiffrer les peintures dans la penombre, enfin je me regale seul a partir dans ces melanges de couleur. Par la suite je rejoints le nouveau, ou les cadres rouge a l'appel de la consommation, a l'effigie nestle de la cafeteria sont mieux entretenu que ce du musee. Celui-ci oui je me permets de m'offrir un guide pour que l'on me raconte l'histoire, pour pouvoir converser, pour laisser un peu d'argent, car ici aussi il n'y aurat que sept visiteurs sur la journee. Je me suis regale comme au restaurant dur a trouver, maison de particulier transformer en resto prive, pas de salle, mais des boxes, pour ne pas etre vue et certainement jouer au Don juan d'un soir a l'abri des regards d'autrui. N'ayant rien a faire je regarde cette tele au jeu: Qui veux gagner des millions, avec leur Foucault national, ou je crois que cette formule ferai plus d'un emule parmis les notres. Car toutes les deux questions, il faut lever son verre de biere pour dire merci au sponsor, alors j'imagine bien le candidat francais et sa bande de pochetroner refaire le monde. Moi aussi j'ai la mienne a la main qui m'ammenne a des reflections sur la vie...
Ainsi va Nukus.
Les bus ou je me depeche de rejoindre l'arriere pour pouvoir caser mes jambes. Meme la gare routiere est devenu triste, un bus seulement un, au bar on ne vent meme plus de the. Toujours a travers cette ligne droite traversant le desert d'Izil koum depuis Khiva. A mi parcours, le bus s'arrete et rentre en scene les femmes avec leurs samosas voulant glaner quelques soums des deux bus quotidien, ca se crepe le chignon, ca hurle, ca se bouscule; a moi l'argent, a moi, a moi de survivre. Putain de vie qu'on leur reserve. A vous dire, que la nourriture est depose dans des feuilles de livre dechire au fur et a mesure et que l'on retrouve aussi dans les toilettes...
Welcome to Moniaq, comme me lancera un des enfants de la ville. La gare routiere au milieu de nulle part, ou deux side car font office de taxi, prit a partie de suite par les premiers assaillants, Une vieille vend des canards fraichement tuer, une autre des poissons d'eau douce allonges dans une brouette. Une seule rue et pas de voiture, ici le mot rien prend toute sa dimension. Je remonte l'artere qui a elle seule est un musee, au vieille affiche sous les lampaderes mort eu aussi. Trace d'une d'une economie prospere. Ou il y a dessine sur une le bateau au filet rempli de poisson, une autre dedie a l'education, puis au sport, a la vie de famille, il y en a des dizaines et des dizaines, comme temoin d'un passe bien revolu. Des tuyaux toujours des tuyaux le long de la chaussee, au sable qui envahie leur quotidien, aux arbres se mourant lentement. Un bateau sur son estale devant la batisse du gouvernement temoigne lui aussi, le theatre delabre aux vitres brisees, l'ancienne conserverie se meurt sous le soleil balayer par les vents de sable. Je cherche l'hotel, meme si le prix aurait ete exorbitant je n'aurais osez rien dire, peur de les voles. Un chambre simple, ou ici la salle de bain est devenu le reccueil des bouteilles vide de vodka. Je me vois bien les remplir d'un message et les eparpilles dans cette ocean de sable, pour les voir ramasser un de ces jours par quelqu'un, en temoignage d'un passe bien revolu. Toujours pas d'eau enfin si celle de la pompe, dehors. "Puis-je me restaurer", oui tenez un nan (pain) et un peu de the. Comme je vous disez, rien, pas de commerce, seulement un gars sous le soleil vendant ces fameuses graines de tournesol, au barre de chocolat fondu a la bouteille de cola local fraichement servit a 25 degres celcius.
Je pars a la recherche des bateaux, les voila, carcasses rouillants gisant au mileu de cette ocean de sable. Aujourd'hui, ce sont les enfants qui ce les sont appropriees. Je reste la pentoi devant ce spectacle. Les bands de mouton ont remplace les bands de poisson, le pecheur s'est transforme en berger. Le capitaine a troque son bateau pour un bus, n'ayant plus qu'a suivre le cap bitume. Femme ne pleure plus de voir disparaitre ton mari dans l'horizon, mais de le voir sombre dans la biere, la vodka contant une fois de plus sa derniere campagne de peche au passe miraculeux. Les echassiers se sont sauves pour un horizon meilleur, laissant la place aux vaches qui se promenent dans le marais, unique que de voir le fermier aller les chercher en barque. J'admirais l'un de mes plus triste couche de soleil, sur le monument commemoratif de la derniere guerre mondial, au ligne geometrique au forme de voile, comme un ertenel souvenir. En contre bas, quelqu'un a ecrit dans le sable: "I love you" avec des engrenages de moteur rouiller, pour dire que l'on ne t'oubliera jamais. Les enfants redeviennent sauvages, jouant a la guerre. Les parents les laissant faire, plus de principe, comme un chomeur exasperer de savoir qu'il n'y plus de boulot, alors pourquoi devrai-je me lever, pourquoi entretiendrai-je ma maison, pourquoi crier sur les jeunes pour dire, est ce que c'est bien ou mal. Pourquoi ferai-je tout cela. On a vole mon pain quotidien, ma seul raison d'etre, alors pourquoi?. Mais ils ont decide de rester sur la terre de leur ancetre. Il me font marrer avec leur retenu d'eau artificiel, sois disant pour recreer un micro climat autour de la ville. Ce petit lac, pour s'excuser de se desastre. De retour a l'hotel, le jeune et sa mere, retape l'ensemble, pour croire a un avenir meilleur, tu as raison ne te decourage pas. Le repas du soir sera cette simple assiette de frite bien grasse, echangant quelques mots devant le match de boxe que la television russe retransmet. A peine 24 heures de passe et je fais le chemin inverse pour retourner a la gare routiere, la rue s'anime pendant quelques minutes, le temps que les enfants rejoignent l'ecole, revant de pouvoir finir leurs etudes, leur vie, a Almaty au Kazakstan. Avant de reprendre place a l'arriere du bus. J'essaye de ravitailler mais je retrouve les meme personne que la vieille, la meme brouette avec les memes poissons qui ont eu le temps de seche sous le soleil. nous ne pouvons pas bouger car on fait entrer autant de gens qu'il y a de vide disponible. Je revasse, en attendant Nukus, ou la gare routiere s'est anime depuis la vieille. J'achete de suite un autre billet pour partir comme un voleur et retrouver Samanrcande la merveilleuse. Une petite grosse me rejoint au font car elle aussi ne peut se mouvoir dans les fauteuilles serres du bus. Des militaires du rang ayant donner deux ans de leur vie pour la patrie nous rejoignent. Je n'ai rien a manger et ou le bus s'arrete, il n'y a rien, enfin si, biere ou vodka a 1 dollars la bouteille. Petite mami me nourrit de quelques pomme de terre, car elle a ete prevoyante, alors je lui offre discretement un parfum, qu'elle se depeche d'exiber a voix haute devant tout le parterre de voyageur, ou l'on doit etre seize personnes avec les bagages et la roue de secour dans un espace de quatre metres carre. Pour passer le temps j'ai lu jusqua temps que la lumiere du jour disparaisse a travers le plexiglasse. Saperboy enfin du moins se que je comprends, est le nom que mami m'a donne. Apres vingt heures de trajet, je retrouve la maison de Zila, la douche, comme rarement j'ai pu savourer. Le petit dejeuner, ou elle n'arreta pas de recharge les assiettes de saucisse et de fromage. Enfin je retrouve le luxe de la vie simple de monsieur tout le monde, presque si ce n'est certainement les amibes qui viennent d'echouer dans mon estomac et m'oblige a vivre pres des toilettes...
Me voici consultant de langue francaise, entre le centre culturel, les ecoles et l'institut des langues. Je raconte la France, mon metier, mais les discutions des grands derivent vite sur: "Comment je peux faire pour venir vivre dans votre pays?". Je suis invite par un groupe d'etudiant apprenant le francais, a un anniversaire et j'observe les moeurs du quotidien, je m'apercois que les garcons prennent ce qui les arranges dans chaque religion au profit de leur bien etre. Lorsque quelqu'un rentre, il n'y a que les filles qui se levent, elles meme qui doivent veiller a la table a meme le sol, simple morceau de tissus ou tout le monde se retrouvent les jambes croisees, la vodka pour les garcons, une methode champegnoise local pour les filles. Pour ne pas changer la Pulao sera servit. Puis vient le moment ou l'on plit tout pour transformer la piece en piste de danse.
Pour le premier Mai qui n'est pas une fete national ici, je vais voir le spectacle d'une ecole primaire ou les jeunes en plus de leur langue maternel, celle du quotidien et celle de l'ecole, aprennent une langue etrangere. Sur un air des chansons enfantines, ou ils ont change les paroles, on parodit les jeux de la television: Le maillon faible, qui veut gagner des millions, pour finir on me demande de faire un petit discourt devant les parents et l'on m'offre des fleurs, ainsi que de vieille carte postale. Par la suite j'assiste a des cours avec les enfants, echange les dessins que la classe cm1/cm2 de l'ecole de Fresnoy m'a remit avant de partir. Ensuite, je rencontrai les jeunes professeurs de francais de l'institut, le soir je fais la cuisine avec un repas francais. Merveilleuse journee que de decouvrir que la francophonie n'est pas morte.
Encore une semaine de passer, de retour a Tashkent, je me retrouve a bord d'une Mercedes pour rejoindre le nord est de la ville et mon F4. Oui, avec mes connaissances, j'ai la chance de pouvoir loger dans un appartement d'un bon cent metres carre, a la decoration d'un style fin Doumergue debut Doumer et je suis tout seul a l'occuper. Le luxe pour un voyageur comme moi. Le quartier aux colonnes de batiment de l'air sovietique au facade de frise geometrique et ses couleurs vives se detachant. Devant, les rails du tramway, petit echoppe pour se ravitailler, les vendeurs de cigarette et de pepite a grignoter. Derriere, terrain vague ou petre vache et mouton, les boxs de stationnemant. Tous les soirs, tout le monde est dehors, les enfants jouent au football ou a la guerre, les filles autout de jeu ancestral, comme la marelle ou l'elastique. Les ados, eux squattent ce qui reste du jardin d'enfant. Cela ressemble a la banlieue de Paris, lorsque mon pere me contait le Saint Denis d'apres guerre. Mes journees se ressemblent, ambassade, agence de voyage et l'apres midi au centre culturel francais. Le soir, je rejoins l'internet cafe ou Ilaya me recoit en me parlant anglais et me rendant service lorsque je suis a la recherche de quelque chose. Vendredi, en debut de soiree, je retrouve le cafe Hugo, le rassemblement des francophones et des jeunes ouzbeck apprennant le francais. Samedi, ce sera l'institut de journalisme du pays, ou l'on organise une petite table ronde en ma presence, les questions ne changent pas: " Dites moi comment venir en France". Aujourd'hui dimanche fete de la liberation du nazisme lors de leur conquete russe, je mets a jour mon courrier.
Ma conclusion:
Un pays ou deux mondes se cotoyent, les gens des villes, les gens des champs, ou la cela reste tres precaire, pas d'eau courant, de l'electricite de temps a autre et un peuple tres pratiquant devant Alla. Il suffirait de l'inclusion d'un mollat ou d'un imam aux ideaux wahabbite pour transformer le pays en nouvelle Afghanistan. Ceux des villes ou les jeunes s'exhibent dans des vetements a la mode occidentale, le paraitre est tres important, mais les salaires qui ne suivent pas l'influation. Celui des professeurs allant de 10 a 40 voir 50 dollars par mois au grand maximun, pour s'en sortir, ils font payer les notes. Un simple tee-shirt coute 5 dollars, alors vous voyez le rapport de la vie quotidienne. La police represente 40 pour 100 de la population avec des salaires plus concequant que les profs, eux aussi vont chercher le baksich lors des controles des voitures.
Que l'on me parle pas de la disparition d'une mer, mais d'une facon de gaspiller l'eau, tant de robinet qui fuit, tant de parterre de fleur a arroser, d'arbre a gorger pour un feuillage bien vert, sous un soleil de plomb. Si deja il faisait attention a tout cela, l'Amou Daria ne s'en porterait que mieux. Mais a mon avis apres plus de 3000 ans d'irrigation, il leur faudra au moins trente ans pour changer des habitudes bien ancrees.
Ainsi va la vie en Ouzbekistan. Pour moi, toujours pas de visas pour quitter le pays via l'une de ses contrees limitrophes, donc je ne sais pas de qu'elle pays je vous ecrirait la prochaine.
Pour finir en bonne note: On ne peut pas avoir l'argent et les filles. Nous nous avons l'argent, eux les filles...
from central asia 13 n'existe pas, erreur de manipulation.
from central asia 14, retour vers le passe.
Bon jouons a deviner ou je suis actuellement: Top, je suis un pays ou il y a plus de 150 millions d'habitants, a 21h00 il fait encore 30 degres, ou la France a refourguer des sous marins militaire; je suis, je suis, ben alors. Il ne vous reste plus qu'a lire les lignes suivantes...
Quelques centaines de kilometres parcourus, dommage que ce ne fut pas par voie terrerstre. Encore un nouveau monde qui s'ouvre a moi, a travers la vitre du van qui me rend a l'hotel au son de la musique indienne. A moi, les rikshaws, les panjabis, les talis et autre samosas. A moi l'Inde musulmanne. Un semblant de deja vue, au gout du nationalisme de merde qui nous envahie tous et surtout eux. Ou est la difference de leur quotidien avec leur frere de toujours en dehors de leur religion du porc ou de la vache. Pourquoi tant de haine en vers un autre au meme use et coutume. Moi, j'ai l'impression de revivre apres une escapade au pays des ex soviet, a l'islam modere (pas plus de trois verre). Je retrouve la voix du muezzin appellant a la priere. Malgre cela, je me retrouve au restaurant a l'enseigne mondialiste, ici comme ailleurs, la meme mal bouffe, aux aromes d'un ouest reveur. Mais qu'est ce que ces bon de retrouver le gout aseptiser d'une pizza de chez Pizza hut (je vous rassure, il ne me paye pas pour dire cela).
Mais avant d'arriver, je vais vous conter mon lundi: Je me rend a l'agence de voyage coreenne, qui devait m'avoir une invitation pour le Tadjikistan, mais elle ne sera la que vendredi, biensur ces trop tard. Alors, a travers une discussion en russe gestuel, je prends la direction du ministere des affaires interieur, ou je pourrai rencontrer le fameux quelqu'un qui donne les laisses passer. Mais je dois me diriger via un autre bureau dans la ville, qui lui me renvoie a la case depart mais avec un nom et numero de telephone. Donc j'en cherche un, dela la police m'arrete pour un controle et fini au poste, fouille, on compte tout l'argent que j'ai sur moi et les questions habituelles. Pour finir, je me permets d'offrir un echantillon de parfum au chef de la bande. "Spassiba" et il me demande de l'accompagner. Le voila s'arretant dans une echoppe a souvenir de la rue pietonne et saisi une courge peinte sans rien demander au vendeur et me la remet en guise de present. Je me trouve terriblement gener devant cette acte, mais je ne peux pas le refuser. On prend sa voiture et me voila pour la troisieme fois de retour au ministere, mais avec un flic qui s'occupe de tout pour m'avoir la personne concerner, par la suite une iscution s'engage avec toujours cette rebarbatif reponse: "Non, pas au touriste", je n'ai pas saisi la chance de proposer comme on me la suggere il n'y a pas longtemps dans un message, de remettre un present pecunier substantatoir pour une organisation dont la personne au bout du fil serai a meme de faire profiter, cette a dire: La poche de ce respecter personnage qui aurai pu doubler son salaire en quelques secondes, que ces pas bien. Donc je repars a la premiere agence qui me conduit dans une deuxieme agence de voyage, ou l'on parle anglais, je resterai la assez longtemps, d'un gentillesse et d'un service tres precieux. Peut etre qu'apres ce coup de fil il aurait ete possible de declenche la machine pour un visa de transit, mais comme il me fallait respecter des delais, il se proposait a mettre en route des demarche express avec l'aide d'une certaine somme d'argent et bien qu'il aille au diable. Alors direction la troisieme agence ou j'achete un nouveau billet d'avion pour pouvoir me deplacer, je m'etais preparer a cette eventualite ce week end pour ne pas avoir de rencoeur a continuer d'une facon que je mettais proscrit.
Je ne perds pas de temps sur la capital et par en direction du nord ouest. La gare routiere ou les minibus attendent, pour moi, je me payerai deux places, car je ne peux plier mes jambes, 21 a bord pour rejoindre la premiere ville etape. Nous roulons sur la seule autoroute du pays. Le soleil dense assomme le quotidien du peuple. Dans le vehicule toutes fenetres ouvertes, la vitesse ne suffit pas pour refroidir l'atmosphere. Pour passer le temps, je regarde la vie s'ecouler le long de la route a travers le nuage de pollution et la poussiere lever. Ici on coupe deja les bles, mais point de moissonneuse batteuse, une simple faux s'executant a la force du poignet, puis l'homme regroupe les epis et forment des fagaux. J'admire les couleurs brutes porter par les femmes. Mardan a peine le temps de dire ouf et j'embarque dans un autre van toujours aussi charger. Dir, enfin je le crois, je vais m'enregistrer a la police, quelqu'un est la pour me parler en anglais et m'accompagne dans un hotel, il ne me lache plus, ne sachant comment l'interpreter je visite la ville avec lui, me paye mes courses et le restaurant, mais rien a craindre; Arshad, fils de commercant aime parler avec les touristes de passage, car lui aussi a voyager. Il me raconte sa vie, son quotidien, les refugies afghans qui viennent voler leur quotidien. Nouvelle journee et nouveau bus pour m'apercevoir que Dir le haut est a trois heures de route encore. Stop and go pour une jeep ou nous sommes 16 a bord dans une position tres inconfortable pour affronter la montagne. Himalaya me revoila, je t'ai laisse une petite annee, mais jamais je ne t'ai oublie. Magnifique lieu, plus de route mais de la piste et la Lawaral pass a un peu plus de 3000 metres. Nous doublons les camions qui montent difficilement a trois km/h, le capot leve pour faire refroidir le moteur, spectacle extraordinaire que je ne savoure pas, preferant fermer les yeux et ne pas penser a la douleur de ma position inconfortable. Chitral et je cherche desesperement un nouveau moyen de transport pour rejoindre Bambulet, en milieu d'apres midi, il n'est plus rien. alors je reste ici, vais me faire enregistrer et rencontre un allemand et une norvegienne qui voyagent depuis deux ans separement et que le hasard fait rencontrer. L'Himalaya se merite, 48 heures apres mon depart d'Islamabad et moins de 365 kilometres parcouru, me voila enfin dans la Kalash vallee magique et plein d'histoire. C'est l'endroit ou s'est arrete Alexandre le grand avant de s'en retourner et ou il laissa cinq soldats macedoniens. Lundi, nouvelle semaine et pour rejoindre Bambuleh il faut encore une jeep, celle-ci est un pick up et toujours de nouveau record, 23 a bord enfin n'importe ou tant qu'il y a de l'espace. Moi je trouve ma place sur un des flancs du vehicule. J'admire le paysage, je pense qu'a la meme heure matinal, d'autre prennent, le train, le metro, le bus. Au croisemment d'un autre 4x4, les roues a quelques centimetres du precipice, je me retrouve avec 100 metres de vide sous mes jambes, je ne lache pas la barre et mes hanche trinque. J'attend avec impatience de voir les premiers habitants. Enfin la recompense, j'apercois les premieres femmes. Toutes de noir vetu avec des franges de couleur aux extremites de leur vetement. sur la tete une courone de perle multicolore, poser par dessus un rectangle de cuir aux coquillages et perles. Autour du coup plusieurs coliers blanc, jaune, orange qui doit bien peser entre 1 et 4 kilogrammes et surtout un faciesse bien different des pakistanais. Ravi, je le suis d'etre arriver en ces lieux apres avoir le royaume de Bactriane et ces mur sans vie.
Je suis avec un groupe de touriste pakistanais avec qui je vais partager la chambre. Pour nous recevoir point de pot de l'amitie, mais un peu de hashish melanger a du tabac. Comme l'alcool, l'herbe est interdite, juste une simple interpretation du Coran. Les jours suivant s'ecouleront a l'heure du festival, des rituels, de la musique et de la danse. Peu de variation entre le tempo et les voix monogammes des femmes, s'alignant a trois ou plus pour tournoyer sur elles meme. la seule chose qui differe aujourd'hui sur leur tenu vestimentaite, ces ce qui se cache sous la robes, leurs chaussures, Nike, Adidas ou autres copies. les hommes aux habits pakistanais, sont recouvert d'une veste brillante. Leurs visages aux airs de l'Europe occidental et de mascara noir sous les yeux. Du matin au soir on danse, mais en fin d'apres midi, les hommes se rassemblent autour des pretres, le temps d'offrir un priere aux Dieux. Oui, car ils sont polytheiste. Point de religion similere a la notre et au dire des musulmans, ne pas avoir de religion, de Dieu, il ne serait point possible de vivre. Pendant qu'un jeune dans un champ recite des psaumes et jete de l'eau benite par les pretres sur les bles, rituel aussi vieux que la premiere sedentarisation de l'especa humaine. Les autres recitent a l'abri des regards du publique, qui pourrai fausser la priere et ammenner une mauvaise recolte (Je vous jure que ce que je vais vous conter c'est reellemment passer). Une fois la priere finit, le vent s'est mit a pousser en rafale subitemment. Ce serai la reponse des Dieux, mais le vent est si violent pendant quelques instant que les hommes demandent aux femmes d'executer une danse pour calmer la nature. Au dire des pretres la priere aurait ete trop forte. Aller chercher la reponse scientifique que vous voulez, mais cela s'est vraiment deroule comme je vous le dis. Pour moi, la plus belles des soirees, sera lorsque qu'un Kalash s'accroupillera avec nous le temps d'un repas. Assaillit de question par deux musulmans et un chretien. Ce soir la, pour moi point de reflection du style est ce bien des descandants de notre vieille Europe, mais le plaisir d'avoir 2300 d'histoire assit a cote de moi. Imaginer la vie de nos ancetre, les femmes tous les jours dans leur meme apparat s'affaire dans les champs a aerer la terre accroupi avec un outil seculaire. Les hommes tiennent la charrue tirer par les boeufs. Les maisons n'ont point evolue, toujours l'etable juxtaposant la piece unique ou vie la famille, au sol de terre applatie par les va et vient, les poutres noircies par la fumee de la petite cheminee. la seule modernite sont les derivations sauvages de la ligne electrique qui fournit de quoi allumer une lampe de 40 watts et point d'argent pour s'acheter une television. L'eau a ete canalise comme jadis par des rigoles de pierre et des troncs d'arbre creuses. Incliner, elles donnent de la vitesse a l'eau et faire tourner le moulin. Celui n'a guere evoluer, toujours la pierre en forme de roue qui tourne, ecrasant le ble et le transformant en farine, moi j'adore la regarder tourner et gouter la farine qui en sort. Je vous le dis rien n'a change. Randonnee seul dans la montagne ou en jeep, decouverte d'ethnie, de leur habitat de leur facon de vivre, des questions qui n'arrete pas de pleuvoir. Eux rien a demander, le pourquoi du comment, juste savoir si la recolte sera bonne pour l'annee a venir. Je quitte cet endroit. Retour a Chitral et je perds mon cahier de note dans la jeep, je me retrouve tout nue sans ce cahier, car toutes les les informations sont marquees dedans. Heureuseument quelqu'un est la pour m'aider telephone au poste de police sur la route pour arreter la jeep concerne et faire transbahutter mon cahier dans un autre vehicule. Cela prendra 24 heures. J'accepte l'hospitalite pakistanaise. Profite pour me reposer, discuter. Eux en profite pour m'exhiber. Le soir venu, je me retrouve assit avec un groupe de personnalite de la ville, sorte de Lion's club local, ainsi que l'Imam. Discution sur l'Islam, des probemes du quotidien, du manque d'argent pour faire avancer les choses. Repas uniquement entre homme. Puis arrive l'heure de la musique avec un groupe local. Citare, differente sortent tam tam et un bidon metalique comme caisson de basse. Sur chaque morceau qui demarre lentement quelqu'un de l'assistance doit se lever et danser. Biensur le tempo s'accelere ainsi que les mouvements du danseur. Chacun claque des doigts pour accompagner. Voici venir le moment ou l'on me demande de me lever. Je ne refuse pas, sous le regard de tout le monde me voila les bras ecartes copiant, melangeant ce que j'ai vue ce que je sais. Le tempo s'accelere, moi aussi, les claquements de main remplacent celui des doigts, le joker sort son sifflet, L'Imam se leve et met le feu. A l'atmosphere endiable, le vent s'engouffre dans la piece pour lui aussi assister au spectacle, je tourne sur moi meme et comme a chacun on me recouvre de billet, que je ramasse et remets au musicien. La soiree dura 4 heures au meme rythme. A la fin certainnes personnalites font un discour, ainsi que moi. Pour remercier de l'hospitalite. 2 heures du matin dans le petit jardin vert de la maison, assit sur une chaise en plastique, je scrute le ciel et ses miriades d'etoile et remercie d'avoir perdu mon cahier. Mon cahier est la, je peux enfin partir pour le nord. Buni et toujours de magnifique panorama. Je dehambule sur la piste dans le vert des bles, des epineux cotayant les flancs de montagne, puis la roche rouge nue qui laisse place au blanc sur sa pointe que le souffle de Dieu pulverise dans le bleu infini. Je suis avec Altaf qui m'invite dans la maison familiale. Premier contact avec les Ismaeliens. Altaf travaille dans le petrole a Karachi et ne rentre qu'une fois par an voir sa famille. Plus de jeep pour nous emmenez dans son village, alors on marche passant les gais gele pied nue. Toute les maisons on un endroit pour recevoir les gens qui n'ai jamais contact avec les femmes. Meme si chez les ismaeliens, elles jouissent plus de liberte. Je prend le temps et le repas du soir se fera avec les instituteurs et autres personnalite local. A chaque fois je raconte mon pays, l'argent, la vie et comment est vecu l'islam. Moi je demande comment cela se passe pour les jeunes qui veulent se marier, la question ambarassante, qui fait rire et auquel on cherche a pouvoir repopndre par interpretation. Le lendemain visite des ecoles du village, oui il y en a deux. Car ici pas de probleme pour le nombre vu que chaque famille a en moyenne six enfants. La salle de classe ou point de table reside, les enfants a meme le sol, sur les murs les personalites importante du Pakistan, l'alphabet latin cotoie celui ourdou. J'oubliais tous les jours avant de rentrer en classe, il y a ce devoir patriotique de lever des couleurs. J'en ai profite pour taper le CV d'Altaf car il reve de golf persique et de plus d'argent. Apres une marche pour retrouver la piste principal, je trouve une jeep pour avancer de quelques kilometres. Attention record battut: 25 dans un pick up de petite taille, pas de place pour s'asseoir et tout le monde est debout. Mastut et je ne sais pas ce qui m'arrive apres avoir traverser le pont suspendu, j'ai les accus vides, je n'avance plus et il me reste 2 bon kilometres pour arriver a l'hotel. j'avance de 200 metres par 200 metres, pose mon sac et me prend la tete dans les mains, epuise, serai ce l'altitude. La gentillesse de deux locals m'aideront a porter mes affaires jusqu'a bon port. Et une nuit pas si recuperateur que cela. Je repars de bon pied retraverse le pont suspendu attend une jeep, mais rien alors je pars a pied, encore 275 kilometres. le poste de police pour ne pas changer encore et encore s'enregistrer. Apres un petit dejeuner de chez Lefevre Utile et un pepsi, j'avance et m'arrete tous les 2 bornes. Avec moi, mon sac, le poid de ma facon de vivre, de ma facon d'etre, de ma cuture et de mon hygiene. Putain que ces lourd. Apres 2 heures une jeep qui ne s'arrete pas, j'en ai marre et j'attend a l'ombre une autre jeep blanche et les camelots venu faire fortune dans les montagnes en vendant que du made in china. Je finirai la route avec eux, mais slowly slowly. Il faut s'arreter dans tous les villages et le commerce prend des airs diplomatiques pour refourguer manche de pelle et fleur en plastique et surtout beaucoup de temps. Ok stop pour aujourd'hui, ces bien on a avance de 25 kilometres a cette vitesse la et le peu de jeep qui passe, il me faudra encore 10 jous pour arriver a bon port. Sorluspur, ici point de vache mais exclusivement des yacks, j'en profite pour les voir se faire tondre, de regarder la vie s'ecoule avec une tasse de the a la main, de voir que l'on peut vivre avec moins d'un dollars par jour, ici les gens acceptent. Moi je n'en peux plus de cette salete. tout est sale, ma chambre fait de ses 4 murs de beton et d'une bache faisant office de fenetre, des couvertures ou l'on nose a peine s'asseoir dessus, heureusement que j'ai mon duvet. Je mange avec ma gamelle et mes couverts et suis devenu vegetarien par la force des choses, peur de manger un de ces poulet sans plume ou de chopper une bacterie avec la gamelle mal laver. En me balladant une femme me tend son enfant, la fache recouverte de croute qui gueri mal. N'etant point docteur je ne peux prendre de decision, mais je peux leur faire un cour d'hygiene a coup de savon prit dans les differents hotels et montrer les gestes a avoir avec un peu d'eau tiede et expliquer que si on se lave regulierement, il n'y a pas de probleme par la suite. Heureusement qu'ils vivent dans une vallee, sans pollution et que l'eau qui coule des montagne est cristalline, mineral et cela est un peu embetant pour faire mousser le savon. Cela me choque de les voirs s'agenouiller pour s'abrever a la riviere comme les quadripaides, point ne viendrait a leur esprit de joindre les mains. Minuit, on frappe a ma porte deffaser, je crois qu'il est deja tres tot, mais non juste une jeep a la recherche de client pour traverser la passe de nuit. Non, non, aller mourir tout seul. Par contre a 7 heures mes businessmen sont la, meme s'ils ne vendent pas, ils prennent l'argent de quelques voyageurs. Ca y est nous y sommes: Shandur pass, magnifique lieu. Le long de la piste les bergers montent les troupeaux de yacks dans les alpages pour la saison d'ete, le lac telle un miroir reflettant la montagne, je suis heureux, comme toujours la police est la avec son cahier pour que je marque mon nom. Et la descente ne se fait pas attendre. Arret dans un village ou je dois descendre de la voiture car ils vont dans des coins reculer pour vendre et doivent me reprendre apres. Rien, si l'attroupement autour de moi. Pas de toilette et chercher un endroit a l'abri des regards pour mes besoins quotidien n'est pas une mince affaire. Ils ne sont pas la et j'en ai marre d'avance par si petite distance, car je voulais arriver a Gilgit avant lundi pour un festival qui n'aura pas lieu. Un jeep pas la mienne et je la prends pour pas bien loin 5 kms, alors je continue a pied et dans l'apres midi me rattrappe mes vendeurs faisant un peu la tronche parce que je ne les ai pas attendu. Enfin de la piste bitume, on depasse les 25 km/h. J'aurai meme la chance de trouver le dernier van pour Gilgit. Mais la mort est au rendez-vous, ce sera un chevreau que le chauffeur ne pourra eviter du a son exces de vitesse, apres l'inevitable attrouppement, le berger s'en prendra a coup de baton sur celui-ci. Hotel a 10 dollars et a ce prix je veux tout, l'eau chaude, le ventilateur, la television, fatigue, mal au dos, coubaturer, je dois tout laver et ne veux parler a personne. Petit coup de gueule. Derriere une hospitalite sans egale, j'en ai un peu ma claque de les voir jamais reflechir de ne jamais se pose de question pour savoir si c'est bien ou mal. Moi aussi je peux etre comme eux parfois. Enfin ainsi s'ecoule la vie dans le Pamir, dans l'ouest Himalayien.
Je retrouve la capital pour de nouveau visa. F7, S4, H9, ce n'est pas une bataile naval mais une ville moderne ou parallele et perpendiculaire se chevauche, ou chaque quartier residentiel est construit a l'identique et devant certaine maison le fusil a pompe de garde prive pour vous recevoir, pas de charme a part peut etre Ambassyland. Pour vous rendre dans la zone des ambassades, d'abord rejoindre un parking ou l'on prend un ticket de bus et on vous emmene dans un parc boise, avec plein de petit policier l'arme au poing. Il fait tres chaud, retrouve le communisme chinois ou le gars prend un temps indeniable pour s'occuper des demande de visa et je prends cet agacement a la rigolade. Car pour un pakistanais qui desire se rendre en Chine il lui faut sortir tout un tas de document, allant des diplomes au releve de compte bancaire et invitation.
En ce moment, il y a un festival d'une semaine dans l'un des coins de la ville. La foire du trone couleur local et au forme tres religieuse. Autour de la mosquee, Imam, prete hindou, famille, mioche se melange assit sous une tente sur une natte ou tout simplement sur rien. Les gens viennent prier, viennent chercher des solutions a coup de medecine naturel, d'avenir lu dans les ligne de la main ou fumer la belle pipe avec de la bonne herbe, on saigne la vache, la chevre pour le repas de la journee. Biensur, il y a aussi des attractions pour depenser ses rupees. Il y en a pour tout le monde, riche et pauvre. La grande roue, le bateau pirate pres a s'ecraser. Des femmes dansent, enfin des travesties pour venir voir la sphere de la mort ou des motos tournent. A cote l'homme tronc qu'on exhibe et pour voir la femme serpent ou la vache a tete d'homme ainsi qu'une brebis a 6 pattes, etc... il vous faut payer. Vendeuse de hene, de bague, de dent et autres se dispute le client et un geant blanc qui n'arrete pas de serre des mains (moi). Point de taverne de Munichoise, ou de paella a paolo. Mais de grande vasque ou mijote soupe, riz et dale (puree de poichisse). On danse et comme a Chitral me voila parti dans la ronde et la beaucoup de monde veulent voir un blanc danser au rythme des tamtams, qu'on recouvre ici aussi de billet et de present (collier de laine, etoffe de couleur), desole il n'y aura pas de photo pour immortaliser cet instant. Ainsi s'ecoule la vie au Pakistan. Ici aussi il y aune alliance francaise, ce qui me permet de patienter des livres a la mains.
Pour les deux semaines a venir rien de tres palpitant m'attend a part toujours ces demande de visa de partez d'autres des frontieres. Ne vous impatientez pas pour de prochaine nouvelle car je vais me rendre dans le nord ouest de l'Inde au Laddak et au Zanskar et la aussi point de laision telephonique pour donner signe de vie.
from central asia 15, un gout de deja vecu.
Pour commencer je desire revenir sur un des messages: Comme je l'ai ecrit dernierement. Je disais que j'avais retrouve l'eau courante, l'electricite, les communications telephonique. Non je ne suis pas revenu en France, juste qu'il n'y avait rien de tout cela dans les montagnes du Pamir et qu'il a fallut la capital pakistanaise pour retrouver un semblant de gout occidentaliste...
Bienvenue a bord du deplacement terrestre numero 423. Nous sommes heureux de vous accueillir dans ce bus en direction de Lahore, Bus climatise ou l'on passe vos baggages au decteur de metaux, ainsi que vous et on vous filme au cas ou vous seriez apparente a la famille terroriste. A bord television, radio, les ecouteurs, boissons et repas leger vous attende. Lahore ou il fait encore plus chaud qu'a la capitale. Elle est tres dur a supporter, tout trinque de l'appareil photo qui commence a faire des siennes au corp qui reclame sans cesse a boire. Etre obliger constament de s'hydrater meme quand l'estomac n'en veut plus. Allonger, le soir je me mets a imaginer toute sorte de moyen pour refroidir cette contree. Un gros ventilateur brassant l'air des sommets voisin qui rafraichirait la ville. Envoyer un obus dans le ciel qui transformerai le bleu azur en eau. Enfin le seul avantage qu'il y a, sont que les affaires sechent tres vite. Visite de la ville a l'islam modere et la vie toujours aussi folle. Mais je ne perds pas de temps dans la ville et le lendemain me dirige trop tot a la frontiere. 3 heures d'attente car elle ouvre a 9h30, je passerais avec 3 autres personnes. Je dois vous expliquez cet endroit tres particulier. C'est la seul frontiere terrestre avec les deux pays et il n'y a aucun echange commercial, pas de camion, de voiture ou de bus uniquement des petits flots de touriste, le passage s'effectue a pied apres avoir ouvert ses baggages plusieurs fois. Autour du corridor avec la grille de separation des deux pays, il y a des tribunes sponsorisees. Car tous les soirs a 18h30, il y a spectacle, la descente des couleurs auquel j'assisterai. Il fait tres chaud les gradins se remplissent. Les soldats sont revetus du meme uniforme de chaque cote avec uniquement une couleur differente, le meme kepi avec un eventail dessus, voila que l'on sort les drapeaux des pays respectifs. Des deux cotes on se met a crier des slogans patriotiques et le ceremonial commence. La demarche des soldats en rang ressemble plus a un balai de singe nargant l'autre cage. Les pieds se levent jusqu'a la tete. Ensuite on tire la corde du mat en la lancant chez le voisin. Une derniere poigne de main entre deux grades de chaque pays huer par la foule et les drapeaux descendent. Ensuite il est possible aux gens de venir devant la grille pour injurier le voisin, l'ancien frere qui vit avec les memes couleurs, les memes habitudes, le meme quotidien. Separer par cette ligne de barbele disparaissant dans l'horizon vert bleu que seul les oiseaux peuvent franchir librement. Le reste n'est que lavage de cerveau a coup de propagande. Vous dire aussi que l'on peut trouver dans toutes les librairies, le livre d'Hitler: "mein kampf". Je ne serai vous expliquer, mais cette personne a la cote ici, pour quoi je ne sais pas, la haine des autres, la croix de svatiqua, symbole qui serai mal interpreter, je ne peux malheureusement pas pour l'instant avoir de reponse concraite. Enfin ainsi va la vie dans certain endroit de la planete. Finit le muezzine a 4 heures du matin appellant a la premiere priere, mais c'est au tour du train de casse les oreilles, comme les automobilistes et autres rikshaws, on ne peut pas s'empecher de klaxoner pour un oui pour un non. Ici, ils sont encore plus barjo qu'ailleurs car ll croivent a la reincarnation, 13 fois je crois. Arimtsar et le temple d'or. La Mecque des sihks avec leur turban, ainsi que pour moi, je dois recouvrir ma tete d'un signe ostenciblement ostentatoire pour pouvoir penetrer a l'interieur. Magnifique place faite de marbre blanc, au sol recouvert de forme geomtrique, de dessin incruste de pierre semi precieuse, ainsi que bizarre pour moi, des noms et des sommes d'argent de donateur. Au centre il y a un bassin ou homme et femme font leur ablution, au mileu de celui-ci le temple principal recouvert de feuille d'or. A l'interieur, des musiciens jouent sans discontinu. Des pretes lisent le holy book sihk et les gens viennent baiser le sol et faire des offrendes, l'un des pretre arme de sa spatule rammene l'argent au centre comme un croupier. Le temple est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On peut se restaurer gratuitement et cela demande une logistique gigantesque. La boulangerie ou le petrain par dans une danse perpetuelle autour tapis roulant et four moderne pour cuir 120 pains a la minute. Les salles de refectoire ou l'on s'asseoit en batterie et les serveurs passent avec des seaux pour vous servir riz et dall (puree de lentille). Dehors aligne le long de 5 abrevoirs gigantesques. 250 plongeurs nettoient les plats en inox. Les pelerins de passage les valises a la main, ou les gens prennent le temps autour du temple a l'abri du soleil, on dort, on se regroupe pour parler du Guru. Malheureusement pour nous il nous est impossible de profiter de cette quietude sans avoir a supporter la gentillesse de tous ces apprentis de la langue de Shakespeare reppetant inlassablement les memes phrases. Premier trajet en train depuis le debut du voyage, hard seat, chaleur, la foule de personne qui cherche desesperement une place. Je prends mon mal en patience, prepare mon budget, sur la feuille des chiffres qui ne prennent sens devant le sigle $, en meme temps a travers les hublots du train apparaissent les bidonvilles fait de tente au bache dechirer au morceau de tissus racomodes, faisant un patchwork triste a admirer. Avec 1000 dollars, je dois pouvoir survivre deux mois, eux dehors surviverait un an a 30. Delhi ici Delhi terminus du train tout le monde descent. Avec joanna, une americaine, nous cherchons un hotel, cela m'impresionne de revenir au meme endroit aussi loin. Dans la rue rien n'a changer, je retrouve les rikshaws velo, les vaches libres d'errer ou bon leur semble, les handycapes physique au deformation inhumaine reclame toujours quelques rupees que les gens donnent sans reflechir. Car pour tout bon indien meme s'il se reincarne, il ne peut traverser cette vie dans une enveloppe corporel au appendice notoir. La nouvelle Royal Enfield a dut se mettre a l'heure pour concurrencer les petites japonaises. Delhi, toujours aussi pauvre, mais on les eloignent des quartiers riches. ils sont la squattant un morceau de trottoir sale avec un sac rempli de rien de dechet ramasser, d'une gamelle. Le rickshaw sans maison s'arrete le temps d'un somme le long d'une artere polluer pour se reposer sur sa banquette. Les tres riches restent dans des ghettos climatises a l'enseigne des restaurant: "American dream". Je vais vous dire les riches de ces deux pays preferent rester ici, car vivre dans l'occident democratique, ils passeraient inapercut et ca ils n'aiment pas trop. Moi, pour ne pas changer malade avec la nourriture local ou peut etre la chaleur etouffante, d'ailleurs je recherche un tube digestif en pvc avec broyeur integrer ainsi qu'une gaine en plastique pour remplacer l'intestin. Je fais tres attention a ce que je bois, a ce que je mange, je n'en ai que le souvenir du debut de ma maladie il y a trois ans dans ces rues et je veux pas que cela recommence...
Le Voyageur:
De tout temps l'homme s'est deplace, pour vivre ou survivre. Ces dernieres annees plus pour decouvrir et faire rever des peuples qui ont acces a la connaissance. Il est vrai qu'avant il fallait plusieurs langues, avoir son budget total sur soi pour pouvoir errer. Aujourd'hui, l'anglais et un rectangle en plastique suffisent pour suvrivre. Je crois qu'il ne faut pas croire a la difficulte de nos ancetre, si ce n'est l'effort physique et de vivre sans savoir si demain existerait. Aujourd'hui d'autre difficulte a affronter, comme ces fameux voies administratives. Comment faire pour ne pas disparaitre des voies legales, restant accrocher a ce petit carnet qu'est le passeport pour montrer que l'on existe. Les pays visites restent a nos yeux tant de decouverte et une realite autre que notre quotidien occidental. Nous ne sommes peut etre pas les premiers. Mais je pense que nous avons le devoir d'eduquer plus que de decouvrir, repeter sans cesse les codes de la vie moderne et de dire que ce qui passe a la television n'ammene pas d'horizon meilleur que le leur...
Sur ce je vous laisse et donnerai des nouvelles quand j'arriverai a la cinquieme destination de mon voyage. Apres Istanbul, Isfahan, Persepolis et Samarcande. J'ai nomme Leh, le Laddak et le bouddhime...
from central asia 16, Om mane padme hum.
Om mane padmi om
(Oh joyaux dans la fleur de lotus)
Je ne m'attarde pas dans cette ville la plus propre
d'Inde., J'ai vue ce qu'il y avait a voir, cette
architecture typique, identique, des quartiers
decoupes en secteur. Il me restera cette endroit
unique, un peu notre facteur cheval a l'echelle d'un
geant: " Le rock garden", sorti tout droit de
l'imagination d'un homme, plus terrifiant que les
terra quota (armee de terre cuite, en Chine).
Labyrinthe de beton ou a chaque angle se laisse
decouvrir, des pierres ramassees aux quatre coin du
pays, ayant prit des formes de visage sous l'effet du
vent, du temps et de l'erosion et que votre cerveau
amplifie. Ensuite viennent les personnage en ceramique
face a des demons en verre multicolor tout cela sur un
sol d'emaille de lavabos, de bidet et autres collecter
et concasser.
Le bus de nuit et la pluie, pas encore la mousson, de
ces nuits sans sommeil avec qui je dois faire. Je
reste calme, le corp au repos, le cerveau imaginant
demain, se souvenant d'hier et repensant a
aujourd'hui. Avec l'aurore le bus arrive a Jammu et
decouvre se nomad land. Meme si Chandigardh se dit
propre, je le comprends en voyant cette ville de
misere ou tous les pauvres se retrouvent a squatter
les uns a cote des autres sous l'autopont. Fuyant la
guerre pour un avenir sans fin. Je pense a mon pays et
la comemoration contre le mal et entendre dire plus
jamais ca, j'espere qu'ici il ne faudrat pas aussi
longtemps pour voir deux chefs d'etat se faire une
accolade. Dans l'attente d'une jeep qui m'emmennera
sur Srinagar dans la journee, je lis le journal en
anglais et decouvre la facon de promouvoir sons gamin
pour un avenir meilleur, sa photo et les notes sur son
bulletin (tres bonne biensur), ainsi que la page
matrimonial: Lulu de la caste des leve tard, bonne
famille bourrer de pognon, recherche jeune femme de la
meme caste, avec une bonne dote et pas trop bete, pour
un amour futur dans la tradition de nos ancetre.
Himalaya une nouvelle fois. L'armee homnis presente
avec un soldat tous les kilometres, ou trois vehicules
sur cinq est un camion militaire ou requisitionner
pour ses services. Toujours prioritaire sur la route,
nous y perdons des heures entieres a regarder les
convois passer. Apres 14 heures de jeep, me voila dans
cette ville mytique. Srinagar la capital du Kashemir,
de ses richesses allant des risieres a perte de vue,
au safran, des battes de cricket au tourisme d'ete
comme hiver. Ville particuliere ou a l'epoque des
Maharajas, les anglais se sont vue refuser la
construction de batiment pour passer l'ete au frais et
se sont accaparer le lac pour construire des
houseboats et des jardins flottants. Biensur
aujourd'hui tout cela est dedie au tourisme. Moi dans
l'une d'elle sur une riviere adjacente a l'ecart de
tout cette frenesie, je fais coulisser la paroi et
regarde la vie s'ecoule au gres du courant. Les
barques a fond plat transportant du sable ou une
famille errant ou il y a de l'argent a prendre,
l'ombre de l'aigle pecheur cherchant sa proie, la
guerite former de sac de sable ou repose une
mitrailette de gros calibre avec son soldat en
faction. Je visite tout cela en taxiboat a la force du
poignet d'un pere de famille, vais voir la mosquee ou
il y a une meche de cheveux du holy prophete Mahomet,
que l'on exibe seulement dix fois par an. Toujours ces
soldats l'arme au poing, meme sous la coupole
principal. Discution avec l'un d'eux, question
delicate: Tu es musulman pour l'armee indienne, tu te bats
contre d'autre musulman. Non, non, je fais partis de l'armee Kashemiri...
Leh hante mes pensees et je decide de partir apres
deux jours je trouve une jeep qui m'embarque. 400
kilometres, deux jours de transport ou plus de vingt
heures de voyage avec des passes a plus de 4000 metres
d'altitude. Tous les passages du jour sont la, les
cassettes de musique indienne sont chargees dans
l'autoradio, le coude a la fenetre, il ne me reste
plus qu'a admirer le paysage qui s'ecoule et me
detendre lors des arrets frequents pour les controles.
Kargil ville etape, ville a majorite Chiite, sale,
pauvre depuis la fermeture de la route rejoignant
Gilgit sous controle pakistanais et pas de permit
special pour moi, pour eviter une deviation de plus de
2000 kilometres. Enfin un dortoir insalubre, un repas
et l'impatience de repartir a 4 heures du matin.
Sur ce panneau est ecrit: "vous sortez de la zone
sensible", cela n'empeche pas de voir autant de camp,
de base militaire le long de la route qui n'est que la
partie visible de l'iceberg, car tous les soldats se
situent plus haut dans les montagnes. Je vous dirai
ici: "Ou il y a de la vie, il y a de l'armee". Un
militaire par habitant, une presence qui coute dans
certain endroit jusqu'a 1500000 dollars par semaine
pour garder le controle de ces zones sensibles. je
vous le dis, vous les ethnologues, ne faites pas une
recherche sur l'effet du tourisme sur la culture
local, mais sur l'homnis presence militaire. 40
kilometres et les musulmans laissent la place aux
peuplades Laddakis. Les coupoles se transforment en
lamaserie, les minarets en chorten et leurs moulins a
priere. Un autre panneau rappel au medecin que les
echographies pour determiner le sexe du bebe sont
interdites, sous peine d'emprisonnement et de lourde
amende. Car avec ces histoires de caste, si vous avez
une fille, la dote au mariage vous coutera tres chere,
alors on prefere sans separer. Le decors, nous
naviguons de vallee en vallee, de col en col, au flan
desertique des pentes, au nuance de couleur arroser de
lumiere brute ou les nuages n'arrivent pas atteindre
ce bleu pur. Leh, enfin avec un jour d'avance sur mon
programme initial. Heureux et triste sera ma premiere
impression, meme sortie de la zone dangeureuse, il y a
toujours autant de camp militaire. Et il me fait
marrer le petit moine que l'on a pu apercevoir a la
television francaise, marchant dans ce paysage
lunaire. Car il s ont du le faire galloper avant de ne
plus avoir de trace de barbele. tout n'est pas encore
ouvert, je m'installe dans une pension de la ville,
maison typique laddaki ainsi que ses occupants. Ma
petit chambre de moine donnant sur l'etable ou reside
un seul veau. Ma premiere nuit difficile a 3500 metres
de haut et mon premier reveille se fera au son des
instruments de musique tibetain et aux prieres des
lamas, ceertainement venu benir ce lieu pour un bonne
saison. Les boutiques se font belle en attendant le
rush estival, je me ballade, je me renseigne, ecoute
le ronflement des Enfield, cotoie les blancs de la
pension et partageons nos aventure individuel.Visite
d'un temple Bouddhiste avec un couple de belge,
rencontre avec un moine tibetain en exile, qui me
redigera quelque ligne philosophique. Je ne reste pas,
apres une demande de permit et la location d'un
scooter, me voila partie pour la Nubra vallee.
L'autorisation en main, le duvet accroche avec un
petit sac d'effet personnel et deux jericans d'essence
en plus. Je commence, pardon j'attaque le col
carrossable le plus de la planete, culminant a 5600
metres d'altitude. Troisieme, seconde, premiere, pour
finir a 10 km/h: "Ceci ne represente rien du tout pour
l'humanite, mais un petit bon pour mon deux roues et
moi". Photo souvenir de l'exploie du jour,
observasion, puis vient la descente et toujours ces
paysages lunaires qui se devoile a chaque virage. La
pose du soir toujours a cote d'une caserne. Nouveau
jour et le long de la route se retrouve des textes
d'ecrivain celebre donnant une autre dimension a cet
espace. Panamik et ses sources d'eaux chaudes, sois
disant bon pour les rumathismes et une passe pour
rejoindre l'asie central, ancienne route de la soie ou
caravane de chevaux et de chameau (du Taklamakan) se
suivait il y a longtemps. Hunda et son erg au milieu
de ces sommets enneiges, magnifique place ou je decide
de rester et de passer ma premiere nuit a la belle
etoile au milieu de ces dunes, a l'ecart du monde,
avec ca riviere ou la plus belle salle de bain que
j'ai pu posseder. Mais cela aurai ete trop beau. Le
vent se leve balayant tout ainsi que mes projets. Je
repars, m'arrete dans un village et demande
l'hospitalite d'une nuit. Je suis malade et decide de
rebrousser chemin, repasser cette fameuse passe dans
l'autre sense et l'ascenssion se transformera en
calvaire. Plier en deux, gemissant avec l'altitude qui
n'arrange rien. Le sommet et me jete dans la descente.
Stop and go a l'hopital, pour entendre apres des
analyses de selles, que je n'ai rien. Ayant le scooter
pour quelques jours encore, je repars pour la Drogpha
vallee et l'ethnie la plus vieille du Laddak. Ethnie
aux multiples legendes. Des premiers habitants de
l'asie central fuyant les guerres aux soldats
d'Alexandre le grand trouvant terre fertile et eau
courante, le long de l'Indus. Dha et son village dans
la montagne et une vie qui s'ecoule depuis des
milliers d'annees a la recolte estival. Je viens de
rencontrer romain un francais donnant de son temps
pour comprendre et essayer d'ameliorer leur recolte
tout en sauvegardant l'ecosysteme et eviter la fuite
des paysans vers les grandes villes. Je visite avec
lui les villages voisins. Un couple de vieux nous
accueille, grande ressemblance au peuple Kalash au
vetement plus rustre, pour lui avec un chapeau style
napoleonien et elle une toque, tout deux recouvert de
fleur en plastique, perle, bouton, piece, enfin d'une
quincaillerie d'une autre epoque, autour du cou un
talisman proteger dans une piece de tissus,
certainement une piece en alliage de plusieurs metaux
que l'on applique a l'endroit de la douleur et qui
vous garde en bonne sante. Tres aimable et fiere de
nous montrer son metier a tisser sortie direct de
l'age de pierre. Rencontre avec le chef du village que
romain questionne et qui me dira par la suite qu'ils
ne disent pas la verite pour pouvoir avoir le droit a
des subventions. Pendant qu'il parle, je decris la
maison et la vie qui va avec. Maison a un etage ou le
rez de chausse est l'etable et les reserves de vivre.
A l'etage, la cuisine et la piece principal au mur
blanc casser, au plafond ou des lattes entrecroisees
retiennent la paille isolante. Le sol recouverte de
tapis au geometrie grossiere et de mauvaise qualite,
deux lits, deux petites tables basses au couleur vif,
une petite niche recevant tous les vetements de la
famille. La grand mere assiste a la discution en
s'allongeant a cote de moi. Elle dans son jogging
bleu, sa chemise ecossaise, la veste verte. Des nattes
d'un metres de long relier les unes aux autres et le
reste de cheveux en petard sur le crane, le meme
chapeau que l'autre dame fait de bric et de broc, de
bande de tissus differente, piece de monnaie, de
chapelet religieux. Autour du cou en plus de son
talisman une petite cuillere en metal. Nous les
quittons pour une autre maison ou des femmes nous
accueillent parlant un petit anglais. Toujours cette
grande hospitalite surtout lorsqu'il a lieu de
parrainage, pour aider un enfant a le scolariser.
Autre village et je reste pentoi devant le spectacle
ou des vieilles femmes filant la laine comme toujours.
Simple bou de boie avec une pierre pour lester
tournant comme un toupie. Pres de la riviere, la
minoterie comme chez les Kalash, ainsi s'ecoule la vie
chez les Dogpha comme toujours et je l'espere pour
toujours.
Nous repartons ensemble sur le scooter charger a
rabord. Moonland, Lamayuru et sa lamaserie. Des moines
repetant une choregraphie, une danse contre le mal.
Retour a Leh et la ville s'est transforme, presque
tout est ouvert et les touristes sont la, un peu
jaloux de ne plus pouvoir profiter en egoiste. Je loge
dans une famille avec romain, ou nous avons cette
fameuse piece principal pour s'etaler. La cuisine lieu
de vie, au vaisselier remplie de gamelle en inox et
les cuilleres en devanture. Un autre avec toutes la
vaisselle made in china. Dans un angle la television
et les clips de musique laddaki ressassant la
rencontre et l'amour. Le long de la fenetre des nattes
ou l'on s'asseoie les jambes croisees, devant nous
cette petite table. La grand mere perpetuant ses
rituels ancestral, ambomant les pieces a l'encens,
assise avec sa tasse qui la suit depuis toujours, son
petit moulin a priere sur sa table et ses prieres
quotidiennes. Le the au beurre, la thampsa et les tagi
khambeer (pain laddaki). Dans l'attente d'un festival
bouddhique la vie s'ecoule paisiblement.
3h30, reveille, la grand mere est sur son trente et
un, impatiente comme un enfant de partir pour Hemis
voir le Rimpotche. Depart en jeep avec une famille et
deja a cette heure la route se transforme en convoie
et tout cela ressemble a une fourmiliere geante ou
tout le monde converge vers le sommet. Tout le monde
est venu voir le Tankha, tapisserie bouddhiste de
douze metres de long et que long sort une fois tous
les douze ans. Douze ans, que faisiez-vous a cette
epoque. Moi, je rendais mon treilli et profiter de ce
dernier mois d'une certaine liberte, jeune et rien
dans la tete, jeune et deja ces reves de bout du
monde. La foule pousse et meme ici on laisse beaucoup
de place au VIP. Nous cherchant un endroit pour
profiter du spectacle et triste de voir cette foire
d'empoigne, loin de ce que nous avons pu imaginer. Un
peu de chance quand meme de voir ce chef passer pres
de nous ainsi que les danseurs et leurs deguisement.
Mais nous ne restons pas, preferant retourner en bus a
notre vie paisible.
from central asia 17: vivre un autre monde. Apres une semaine de repos force a Leh, dans cette
adorable famille ou nous avons sortie les costumes
traditionnels laddaki pour une seance photo dans la
cuisine typique ou le signe exterieur de richesse est
d'aligne un maximum de thermos, ici il y en a une
vingtaine. Vue aussi au gres des coupures de courant
intempestives, le film: Himalaya en tibetain et mes
premiers verres d'alcool depuis deux mois. La
recherche d'autre personne pour pouvoir partir a bon
prix. Ca se fait et se defait aussi rapidement et dur
est cette tache. Apres quatre jours, enfin trois
personnes peuvent se joindre sur. Avec la saison
demarrant, Leh prend un air estival de vie occidental
et nous nous retrouvons en groupe mixte le soir venant
dans les restaurants, toute nationalite confondue,
pour refaire le monde des heures a venir, car nous
nous deferrons aussi vite que nous nous sommes formes.
Je pense que dans nos contrees, les gens doivent payer
un organisme pour pouvoir faire la meme chose, je
pense au club de celibataire et je trouve cela triste.
Les aux revoirs aux locals que j'aurai cotoye, avec
cette hospitalite, cette convivialite, parfois
d'echange de present et d'avenir virtuel via le net.
Lever difficile, the d'adieu, bus stand et tout notre
petit groupe se retrouve parquer dans la cabine du
conducteur, tarif oblige. 100 kilometres apres ou 6
heures de trajet. On decharge pour recharger les cinq
chevaux et l'anesse accompagne de son petit. Notre
groupe est forme de Lupo et Ziv hebreux, Jean Baptiste
et moi representant la France. Deux horsemans
(muletier) que l'on appellera les oncles, le cuisinier
dit grand frere et le guide dit petit frere, point de
nom pour nous differencier. Ce meme jour deux couples
de belge seront de la partie via une autre
organisation. Le trek, plaisir, souffrance, demain
j'arrete; le but, lequel; la joie de decouvrir ou de
ce dire que j'ai depense un max de thune pour les
jours a venir. Que dire de la beaute des paysages que
nous cotoyons. De la montagne ressemblant etrangement
au Mordor (voir le seigneur des anneaux) ou des
Chortens de Tintin au Tibet; il ne manquerait plus
qu'a croiser le Yeti. Bon dernier de mon groupe, car
je suis avec trois avions de chasse. Apres de bonne
journee pour moi, le soir venant, epuise d'avoir
marcher et gravie pour mon propre salut. Moi, ma tasse
isotherme et cette soupe deshydrate au dix legumes,
dernier souvenir de la-bas. Je m'installe sur mon
rocher, face a moi cette ecran panoramique avec ca
chaine unique, qu'elle est splendide. Ces montagnes
grises denudees de vie, ces fermes isolees, ces taches
vertes suivant le cour d'eau, d'autre noir plus
petite, ce sont les yacks, le blanc des nevets de
neige se melangeant a ces nuages cotoneux dans ce
monochrome bleu marine qui nous domine tous et qui au
gres du soleil couchant transforme l'environnement en
orange, puis en vermillon. Au premier plan sous la
bache tendu, le cuisinier de chaque expedition
s'affere au repas du soir. Il est vrai qu'au prix que
nous payons point de tente salle a manger et de diner
a plat multiple. Pour nous plat unique avec au menu
Thukpa (soupe de legume et de spaghetti) ou riz aux
legumes, prit dehors sur une malle. Troisieme jour,
malade epuise apres une passe a 4800 metres, les
belges me soignent avec leur medecine et apres une
bonne nuit recuperatrice sous la tente, je repars de
bon pied pour attaquer la fameuse passe a 5040 metres,
ce jour la, j'irai meme un peu plus haut pour mon
plaisir personnel sous une pluie de grele. Depuis deux
jours des ouvriers nepalais nous emboite le pas,
partage le meme quotidien, charger certain a 40
kilogrammes, franchissant les memes endroit en tongue
usee, dans ce groupe, des enfants ages de 12 a 15 ans
venu gagne un pactole misereux a la sueur de leur
front creusant le sol pour en faire jaillir un nouveau
pont. Des marmottes peu farouche non pas peur de se
faire dore au soleil sur leur rocher. Car dans le ciel
pas de predateur, quelque chouka se prennent pour les
seigneurs des airs suivie de leur vasseaux, ces
vulgaire pigeon. Je ne peux pas vous decrire les
paysages du quotidien que je savoure, mais mes
pensees, allant du plus jamais ca dans les ascencions,
a quand la prochaine dans les descentes, au vacance
francaise, du mobilehome que mon frere va louer pres
d'Arcachon, la plage, la table de camping recevant ces
plats d'ete et a cette bouteille de rose bien frais
attendant d'etre descendu dans son seau a glace, que
de quoi me mettre l'eau a la bouche. Mais quand j'y
serai, je me souviendrai de ces moments difficiles.
Cinquieme jour, un de nos chevaux fait une chute de
plusieurs mettre lors d'une descente, plus de peur que
de mal, car il s'en sort juste avec une dent casse.
Sixieme jour, une passe a 4800 metres, vous allez me
dire que ces moins haut, peut etre, mais le depart se
fait a plus de 1100 metres de denivele plus bas, les
locomotives toujours a plusieurs dizaine de minute
devant moi, je gravie pas a pas et deux rencontres se
feront sur ce chemin. La premiere, cette aigle nous
suvolant et nous saluant de son envergure magistral,
comme pour nous recompenser de cette ascenssion. La
deuxieme, mami, 63 ans autant dire que ces vieux pour
ici, petite dans ses habits traditionnels, ses
chaussures de feutre et son panier en osier poser sur
le dos. Venu voir son neveu, elle s'en retourne chez
elle a quatre jours de marche, passant les memes
obstacles que nous, marchant cinq pas, s'arrete puis
repartant ainsi de suite. Il lui faudra a elle douze
heures de marche pour arriver chaque soir. quand nous
la croisons chaque jour, elle se retourne et nous dit:
"bonbon, bonbon", n'ayant pas peur de fouiller nos
poches. Moi, je lui donne des raisins et des abricots
secs et un autre jour lors d'une nouvelle ascenssion,
elle se propose tout simplement de porter mon sac
jusqu'en haut. Grande lecon de vie, grande lecon je
vous le dis. Mami, nous nous souviendrons de toi et te
respecterons a tout jamais. Mami, total respect. Les
villages traverses au mode de vie ancestral et qui se
voie boulverser depuis une quinzaine d'annee avec ce
tourisme vert florrissant. Apres sept jours, etape
plus courte, quatre ou cinq heures, nous donnant le
temps de nous laver et de faire une petite lessive et
d'organiser un feux ou nous invitons les autres
expeditions devant une biere ou un rhum, soiree
francophone sous cette nuit etoilee. Le long de la
Zanskar river, la vie s'ecoule et nous marchons notre
quotidien pour notre simple plaisir de decouvrir de
nouveau paysage, cette vallee ouverte, comme au temps
de Moise qui a ouvert la mer. Les montagnes se sont
reculees il y a quel ques millions d'annees, laissant
apparaitre sur ses flancs ces stratifications qui
n'attendent qu'a ce refermer, laissant cette plaine ou
la vie s'active de chaque cote du fleuve. Derniere
nuit ou le vent m'a empeche de dormir dehors, moi qui
voulais jouer au aventurier de l'ancien temps, je
n'aurai eu que peu de fois profiter de ce merveilleux
moment, de l'ombre des montagnes et des etoiles
scintillant de mille eclats, preferant le luxe de
cette protection precaire, mais qui fut tres
appreciable a plus de 4000 metres d'altitude. Le
voyage se finit, personne pour nous accueillir, pour
nous feliciter de cet exploit personnel, seul les
premiers y ont eu le droit il y a tres longtemps.
Padum, capital du Zanskar avec ses mille habitants,
ses quatres hotels et ses huit boutiques. on vient de
tendre un ruban d'asphalte de quelques centaines de
metres sur l'artere principal ou toute la vie se
passe. Que faire pour attendre le bus. Pour moi une
decision importante et difficile s'impose. Est ce que
je continue? j'ai trouve deux chevaux a prix correcte
pour rejoindre Darcha et jusqu'a la derniere minute
j'hesiterai, mais ce sont mes jambes qui me feront
entendre raison, dur sera ce choix dans ma tete le
soir venant apres avoir inviter notre team au
restaurant pour les remerciers. Un bus normal passe
avec 200 personnes a bord, mais que se passe-t'il?. Ce
soir c'est jour de mariage et tout le monde est convie
a cette fete, Buddhiste et Musulman, tres bon moment
pour unifier deux factions qui s'opposent ici. Nous,
les parasites professionels, nous sommes de la partie,
assistant a ce moment de joie, ou la famille a du
s'endette pour les vingt ans a venir. Des baches de
couleur nous protegent du vent, la sono, simple
platine CD relier a une batterie qui alimente aussi
trois malheureuses ampoules ou les jeunes dansent au
son de musique laddaki, avec pour les hommes un look
de gang de cite americaine, jeans, blousons flashi au
estampe de divers team, casquette et le bandanas pour
recouvrir le visage. pour les femmes, elles plus
modere, dans un panjabi terne indien et au visage
recouvert d'un foulard, je vous dirai qu'ici s'est
tres bien comme cela les jeunes filles musulmanes
peuvent etre de la partie. Une multitude de pain
attendent ainsi que 50 litres de tchang (biere
artisanal local) dans leur baquet en plastique ou
tout le monde autour est accroupi. Je rentre dans la
maison ou chaque piece est occupe par une faction
feministe ou autre. Je rentre dans le cercle tres
ouvert des moines Bouddistes (bonnet rouge) picoleur,
je partage ce moment mon godet de rhum ou de tchang a
la main, les ecoutants jouer de leurs instruments et
du moulin a priere. apres quelque temps, elle se
transforme en fanfare un peu defraichie. De retour
dehors et toujours des questions sensibles a poser,
sur le quotidien et de la relation possible entre deux
etres de religion oppose. Il y en a toujours un avec
son pichet a la main pour me reservir, mon je ne sais
plus combien tieme de verre et je rentre dans la
ronde, puis au centre, dans ce paysage du bout du
monde, de ces montagnes avoisinantes, dans cette
plaine ou la Zanskar river serpente ou le ciel est
vide de tout nuage, les etoiles comme spot light et le
clair de lune pour ce debut de matinee. Pour mon notre
plaisir et surtout le mien on finira la soiree sur un
air de disco, merci encore pour ce moment inoubliable.
Il est trois heures trente, vite je dois rentrer mon
carrosse va se transforme en citrouille. Non le bus
part a quatre heures. Ce vieux bus local, comme nos
Saviem qui nous deplacer sur dix kilometres maximun.
Ici nous sommes partis pour 235 kilometres ou treize
heure trente de voyage, pas de route mais que de la
piste et parfois roulons dans le lie de la riviere
assechee. Je suis malade, certainement le trop de
secousse, pense a mon avenir proche, somnole et quand
j'y arrive, chek post et ces eternels questions
repetitives, pour mon plaisir, je changerai de metier
a chaque pour voir ce qu'on va dire. Kargil pour la
deuxieme fois et ces Chiites dominant, son dortoir et
la police qui refuse a me recevoir, nuit bien merite.
Deuxieme depart a cinq heures pour rejoindre Leh.
Enfin, vingt quatre heures apres, soit 470 bornes, me
revoila...
Avec cette semaine loin de tout, des klaxones
intempestifs. J'ai pu m'imaginer la vie des caravanes
de la route de la soie, de ces deux ans de voyage pour
retrouver l'occident et ces contraintes quotidiennes
et des petites distances parcouruent. Tout cela pour
le plaisir de nos riche concitoyen du passe voulant a
tout prit ces produits exotiques.
Bientot six mois de voyage, que cela passe vite, trois
mois que je n'ai pas manger de viande et de vous dire
que j'ai deja maigri de dix kilogrammes. Aujourd'hui
grand jour, car je vais effectuer mon premier trajet
en camion local pour rejoindre Manali.
a bientot pour d'autre nouvelle et profiter bien de
vos vavances...
from central asia 18: du reve a la realite.
Voila, grande soiree, on vient de rejoindre le terrain de polo ou les camions stationnent. Nous sommes en tout six occidentaux a tenter le voyage. On embarque quatre par camion plus le chauffeur, car nous ne sommes pas tout seul. Le moteur demarre, point de sirene hurlante pour descendre main bazar, mais la joie est la. A travers la vitre la nuit etoilee et 450 kilometres de route, 3 cols dont 2 a plus de 5000 metres d'altitude. Que vous dire, que je vie un reve de gosse. Moi dans la cabine de ce rustre camion indien de marque TATA, pas de siege sauf pour le chauffeur, juste des matelas poses pour prendre la position du Bouddha assit. Un certain bonheur m'enivre de vivre cela. 6 kilometres, premiere arret, deja une panne, tout le monde descend du camion, on ouvre le capot pour un chek up, un fil electrique tendu entre deux cosses et nous repartons 30 minutes apres. Que disais-je, oui le bonheur de parcourir la route avec ceux qui la vive au quotidien, de partage la cigarette et les fruits secs, emporter comme present, les, ah' deuxieme arret, un autre camion vient de tombe en panne. Deja 1h30 que l'on roule et nous avont parcourut 10 kilometres. Bon, je disais, le bruit du moteur qui resonne dans la cabine, pas de position pour se pose, route defonce, les secousses sans cesse et l'impossibilite de dormir et la temperature qui degringole. Je m'essaye a la couchette qui fait 200cm sur 50 cm de large et 40 cm de haut, l'epaule bleuie rebondissant sur la barre, il ne me reste plus qu'a penser a autre chose loin de cette enfer. 5 heures du mat, les chauffeurs s'arretent, nous nous retrouvons autour d’une tasse de tchai (the au lait). Les couleurs magnifiques du soleil levant sur ce nomad’land qui sert de parking au camion en transit. 1 heure, 2, 3, enfin ils se decident a repartir pour 2 kilometres et un autre arret pres de la riviere pour cette fois ci se preparer un repas. 1 heure de plus avant de repartir et un nouvelle arret dans la foulee, on bitume la route et celle-ci est ferme pour 1 heure. Enfin notre convoie peu repartir, 600 metres et ils decident a nouveau de s’arrete, les neres sont mit a rude epreuve et rien pour nous pour nous restaurer. On repart au mileu de ces paysage lunaire irradier au UV sans nuage, je n’en ai que faire, maintenant je desire me restaurer devant n’importe quoi. Il est midi et avons parcourut un peu moins de 200 kms. On roule et apres un aspirine je pense a tout ce qui peut me passer par la tete, car on ne peut rien faire d’autre qu’attendre. Je pense qu’il y en a qui vont dans les grandes fetes foraine, payant un prix astonomique le tour de bossa nova ou de tape cul. Moi pour 2 euros j’en ai autant que je veux. Il se fait 17 heures et la premiere ville traverse sur la carte. Pas de maison mais uniquement des tentes, je m’en fou tant que l’on peu se ravitailler. Soupe de pate: " 2 s’il vous plait" et et des pommes de terre:" 2 fois aussi". Les routiers interpellent l'un du groupe pour negotier du tarif, car a la base il etait convenu de donner ce que l’on voulait. Cette bande d’inculte s’arretant a outrance se reunissant pour parler de rien, vue qu’il n’y a rien. Les voila s’essayant de jouer les dur face a des voyageurs rodes au moins cher. " Bon cela vous fera 400 rupees par tete". Quoi toi l’#$&*% qui nous avez dit qu’on serait arrive dans 24 heures maximun, tu veux essayer de jouer les gros bras avec moi, les chefs. La seul chose qui recolteront sera de nous voir tous descendre pour passer la nuit ici. Nous sommes tous de mauvaise humeur avec cette experience. Mais le sunset et la et il y a de la biere pour nous faire oublier. Nous sommes a 4250 metres d’altitude sous la tente coucher en batterie, il fait froid, tres froid... Nouvelle journee et nous nous repartissons en 3 groupes. Les premiers embarque pour 5h30 dans un nouveau camion, moi 1 heure apres. "Aller dede fait peter l'bordel", bon on se contentera des 20 km/h en pointe. Reparti dans des pensees, pour oublier le temps qui n'en fini pas et des bornes kilometriques que l'on voit defiler tous les 5 minutes. Midi, un arret nourriture, encore 180 km avant d'arriver, je calcule la moyenne et pense que l'on arrivera vers minuit. Les boules, il va falloir encore galerer. 15 heures, on s'arrete et le chauffeur va se coucher. 17 heures je pete les plombs, j'ai deja lu 200 pages d'un bouquin le temps de ces arret impromptu. Un jeep passe, je l'arrete demande la destination et son prix. "Ok pour 200 rupees" et la tout change, le calme, la vitesse et le luxe de se retrouver 2 a bord. Il est 22 heures, use, fatigue d'avoir rien fait et la jeep nous depose a Manali. Manali vue de Vasheest. Un air d'alpage suisse reigne en ces lieux, recouvert de vert, des herbes aux sapins, dressant les yeux, les sommets redeviennent tristes, laissant apparaitre de vieux nevet de neige grisatre au glacier fondant le long de ces veines ancestrales, donnant la vie a ces petits villages, allant de l'ancienne batisse pres a rendre l'ame au neo chalet recouvert de crepit pour les plus cher a la simple facade de beton pour les plus modeste. Ici, en bas la fourmiliere heteroclite s'active. Des locaux habiller de couleur vif au mode de vie inchanger depuis des generations cultivant l'essentiel, aux autres dans leur accoutrement a l'occidental profitant de la manne financiere filant dans les deux sens de la vallee, aux touristes pantalon kaki la camera en bandouliere venu rafler quelques images souvenirs. Les athes et les occidentaux ayant trouver leur nature profonde et de nouveau maitre. Le temple et sa source d'eau chaude naturel. Rendant un immense service dans leur quotidien. Baignoire geante, douche pour les soins du corp, tube ou s'ecoule le reste pour la lessive, la vaisselle. Dans les cultures local pousse cette mauvaise herbe qui fait la reputation de cette region et qui est economiquement tres rentable. J'ai nomme le cannabis. Trouvant prenneur au pres des liberables de l'armee israelienne. De leur 3 ans de donne a leur pays pour lui et 2 ans pour elle. Perdant les plus belles annees de leur innocence dans un conflit sans fin. Les voila ici pour rattrapper tout ce retard. Je suis tombe amoureux pendant ces jours passses ici, elle a 20 ans, elle m'attendait, ronronnant comme un bebe, elle est tout de bleu vetu, sa taille 350 centimetres cube, elle s'appelle Enfield. Ziv veux s'acheter une moto et je me suis retrouver essayeur pendant deux jours et l'une d'elle m'a accroche, j'etais pres a l'acheter pour continuer mon periple, mais si dans un avenir je me retrouve avec un probleme mecanique, il me faudra certainement l'abandonner, alors je me suis resigne. Nouveau bus, nouvelle direction et Darhamsala, ville du Daila Lama, tres touristique, ou pour mon plaisir (3 euros), je me prends une chambre avec vue sur la vallee, le hasard des retrouvailles au restaurant: "Le petit cafe", avec d'ancienne rencontre faite a Leh, repere de francais au mal du pays. Un jeune francais venu preparer sa these ici est tombe sur le charme de la region, des langues et d'une tibetaine. Alors il a ouvert un petit resto, au menu gratin dauphinois et crepes au nutella, tout cela sur un fond de Brel ou Brassens. Cinema, enfin un particulier avec son video procteur et son prologique fait passer du bon temps pendant les pluies mousonnieres, "sept ans au Tibet" vue ici prend une autre dimension. Apres le film je me suis vu errer dans les rues avec une multitude de question sur de simple mot aux ideaux a pronner. Ouaih! je suis pour le Tibet libre et pour cela, je loge au Freedom hotel et mange au Peace restaurant, est-ce que cela est suffisant!!! Toujours de nouvelle rencontre et beaucoup de discution religieuse, du bouddhisme a l'islam en passant par le catholisisme car ici on est a un grand carrefour. Les taiwanais et pas chinois venu en force asister au seance pubique du Daila Lama et pour comprendre, il vous suffit d'acheter un transistor et d'ecouter la frequence qui traduit en anglais et en simultaner ces dire philosophique. Mais les places sont cheres pour etre dans le publique.
Pour commencer, nous allons apprendre quelques cocktails: L'hôtel: pour celui ci prenons les mots, musulman, hindou, catholique, religion, icône, temple, partage, paix, touriste, monnaie. Nous mélangeons et nous obtenons: Un hôtel a la direction musulmane ou prône au milieu du jardin un temple hindouiste et dans les étages une icône de la sainte Marie. Un quotidien remplie de touriste étrange et une seule religion pour réunir tout cela, l'argent, la monnaie, le flouse, l'oseille. Ici ou ailleurs, la paix tient dans ce petit rectangle de papier. Autre préparation: Le restaurant: prenons pour celui-ci les mots réfugie, client, touriste, bouddhiste, christianisme, pro, anti, demain, avenir, china. Mélangeons une nouvelle fois et nous obtenons: Un restaurant tenu par des réfugies tibétains ou l'on vous sert dans un service made in china, aux clients pro chinois ou pro libération. Une touriste australienne bouddhiste, deux coréennes chrétienne et un français perdu dans tout cela. Ainsi ce passe la vie à Dharamsala, je n'aurai pas vue le Daila Lama car il fait des discours un peu trop tôt. Dehors, la mousson est arrive, la pluie ne s'arrête que très rarement, les rues se sont transformées en rivière et moi j'aurai écume les restaurants, refait le monde devant un verre de tchai(thé) avec des gens de tout bord. Le matin avec les musulmans, la journée avec les tibétains, le soir avec des occidentaux. Comme au centre des jeunes tibétains qui organiser un conférence sur la propagande et je vous le demande: "ou été les touristes" au badge "free Tibet" dans le bazar a acheter des souvenirs pour dire qu'ils y étaient et ces déjà pas mal. Dans le journal des fait nouveau pour la vie tibétaine. Il était écrit que le gouvernement chinois était près a faire revenir cette "Océan de sagesse" dans son pays mais sans aucune autorité et qu'il devait accepter la souveraineté chinoise comme autorité suprême et reconnaître Taiwan comme étant chinois (les traîtres). Reconnaître le gouvernement et arrêter la propagande antichinoise et que la Chine à amener, la vie moderne et tout ce qui va avec. Mais j'aimerai savoir pourquoi il y a toujours autant de réfugie qui passe la frontière clandestinement pour rejoindre l'Inde? Des français que j'ai rencontre a plusieurs reprise viennent de remettre une lettre au gouvernement tibétain sur la politique tenu par elle pour boycotte les produits chinois et que dans la rue au même moment toutes les échoppes tibétaines ne vendent que du made in china, il est vrai que le tibétain est commerçant a la base et n'en a que faire de toutes ces histoires pour faire rentrer du profit. Enfin ainsi va la vie dans cette partie du monde. Moi et ce petit goût de chez nous, dans le petit restaurant français pour le petit déjeuner, je me suis régale de deux part de gratin dauphinois et d'une part de gâteau au chocolat, j'aurai vraiment prit du bon temps dans cette endroit, l'atmosphère régnante dans cet espace, les rencontres, les lectures, la musique et pour la suite de mon voyage, l'on m'offre une nouvelle protection. Des grain d'orge ayant reçu un Oracle. Voici les explications de Ralf, qui me l'a remit. Il s'agit de l'Oracle de Nechung (prononcer : Naitchoung). Nechung signifie littéralement : petit endroit. C'est parce que l'esprit d'une deite entre dans le corps d'un moine, donc d'un être humain, qui est normalement trop "petit" pour recevoir une telle puissance. J'ai eu la chance de voir cela (et je ne me suis pas prive de faire des photos!). Une procession de moines battaient les tambours et sonnaient les trompes, ces trompes en cuivre longues de plus de 3 mètres. Puis, subitement, alors que le feu de branches de genévriers venait d'être allume par les moines, l'un d'entre eux s'est mis a avoir de violentes convulsions; il est devenu rouge, plus rouge encore que sa robe, et s'est mis a gesticuler dans tous les sens avec une frénésie prononcée. Il a fallu quatre moines pour le soulever puis le traîner dans le monastère, tant il devait peser lourd! En principe, on sait un peu a l'avance quand et ou l'Oracle va venir. Mais la apparemment c'était plus tôt que prévu! L'Oracle joue un rôle de "téléphone cosmique": il est consulte pour avoir des prédictions très précises sur l'avenir, ou bien quand certaines décisions importantes sont a prendre. Il peut aussi être consulte afin de trouver les réincarnations de hauts lamas. Mais seuls quelques moines très entraînes sont capables de comprendre puis de retranscrire son langage; ce n'est pas un langage humain que l'Oracle utilise. Quand il investit le corps du moine, ce dernier devient excessivement lourd (a cause de la puissance qu'il contient désormais), rouge vif (peut-être a cause du sang qui doit affluer deux a trois fois plus pour irriguer un "super cerveau"). L'oracle ne se trompe jamais. Ses prédictions sont très écoutées et très respectées, et quand il part enfin du moine, il faut exercer à ce dernier des pressions sur les artères pendant un court laps de temps très précis et a plusieurs reprises, faute de quoi le moine peut en mourir. C'est cet Oracle, Nechung, qui fut consulte pour établir un plan de fuite du Tibet pour Sa Sainteté le Dalaï-lama. Ce plan faisait passer Sa Sainteté juste a cote d'une garnison militaire chinoise! Et l'Oracle a aussi perdit qu'a tel endroit se trouvait une rivière infranchissable car pas de pont ni de gué. On a pu y faire mettre une barque à l'avance. Comme tu le sais, le Dalaï-lama a réussi a s'exiler en suivant ce chemin dicte par Nechung. Les "graines" que nous t'avons donne sont ce qu'on appelle des "objets de puissance", ou encore "cadeaux de pouvoir". Ce sont a la base des grains d'orge tout ce qu'il y a de plus commun, sur lesquels il souffle et transmet son pouvoir et sa bénédiction. Car un autre rôle de l'Oracle est de protéger. Ainsi, celui qui transporte de telles graines pourra les utiliser afin de ne pas perdre ce qu'il transporte; ou encore en cas de grosse maladie, en avaler une le matin pendant plusieurs jours. En fait il y a maints usages pour de telles pilules... Ralf Moi je viens d'en mettre dans mon porte feuille ainsi que dans mon sac ou réside dissimule un peu partout des photos du Daila Lama une vingtaine pour offrir au peuplade tibétaine normalement bientôt traverser. Je redescends et après la pluie je retrouve ces forte chaleur insupportable et je repasse du duvet au ventilateur de la chambre qui brasse cet air chaud. Bizarre de se retrouver dans le même hôtel fréquente il y a peine deux mois, j'ai un sentiment de vacance fini, d'un certain vécu, d'être légèrement différent. La frontière où je me pointe toujours trop tôt et les premiers problème. J'ai en ma possession une bouteille de rhum. Bien sur le douanier me la saisie pour me la confisquer. Je dis au douanier, je ne vois pas le problème que je suis étrange, qu'il y a de l'alcool dans son pays et que moi je ne fume pas, mais que je bois: "Non, non", il ne veut rien entendre. Et comment cela ce fait que l'on peut fumer de l'herbe sans problème, un. Bon tu veux rien entendre et tu crois que tu vas te garder ma bouteille, tu rêves mon gars, donne la moi car elle m'appartient encore et je sors dehors et je l'explose contre un mur. "Ces bon vous pouvez entrer en pays musulman". La prochaine fois je transiterai de la drogue j'aurai moins d'emmerde. Islamabad et l'alliance française ou je me retrouve professeur de conversation d'un jour, toujours très enrichissant pour comprendre le quotidien et quelques questions pertinentes. Aujourd'hui Peshawar a l'ouest ou dans la rue il y a autant d'armurerie que de boulangerie... Encore une semaine d'écoule, de découverte en rencontre, du froid des montagnes au climatiseur, de la pluie au bouteille d'eau qui n'en finisse pas de se vider, des mauvais moment au joie que je partage seule. A bientôt pour d'autre histoire...
from central asia 20: voir disparaitre un monde.
Peshawar, 40 degres et 50 pour cent d'humidite. La ville au gout d'Afghanistan et d'Asie central. Aujourd'hui pauvre et sale, malgre les riches maisons decorees dans le quartier residentiel. La rencontre avec Laurence partit elle aussi il y a six mois d'Istambul et beaucoup de chose a ce raconter. Nous partont decouvrir la region et le petit village a quelques kilometres ou l'on doit montrer patte blanche et bakshish pour voir l'artisanat local. Ce sont des petites echoppes dans une rue, ou chacune et dependante de l'autre. Ici, on fabrique des AK 47, des Beretta ou autres armes d'assaut, copie d'originaux vendu discount. Des jeunes apprennant le metier en un an et demi, repetant les meme gestes que leurs aines. Tout y est pour usiner les canons a la fabrique de poudre. Biensur lorsque nous posons des questions, nous avons le droit qu'a des reponses vagues. Dans l'une de ces casba, cette photo pendu au mur representant une petite fille et un mouton assit dans un paturage et ou il y est ecrit: "laissont les grandir en paix", drole de contraste, je voulais faire la photo souvenir a la john Rambo, mais je me suis abstenu, meme si j'ai pu saisir entre mes mains different calibre. Peshawar, ses rues porteur d'histoire, d'un passe riche et bien situer sur la route de la soie. Ajourd'hui il ne subsiste que des facades de havelie racontant leur lamentable descente dans l'oublie et les riches d'aujourd'hui preferent deserter le centre pour vivre dans leur palace a l'abri de le police. Je vous dirai que je prefere voir l'argent partir dans une education retarder que de voir des pancartes de l'UNESCO fournissant de quoi faire plaisir au touriste de passage. Ballade dans le bazar ou les pakistanais n'arrete pas d'epier Laurence, malgre son accoutrement local et les cheveux couvert, pour moi les commercants me demande si les pierres que je porte autour du cou ne son pas a vendre. Retour a la capitale, puis bus pour Gilgit et pour la premiere fois l'envie d'arreter ce voyage qui commence a m'epuiser, je vous dirai que les pays traverses ne sont pas de tout repos et de ce retrouver avec une compatriote, cela me fait des vacances dans les vacances. Stop and go pour rejoindre Hunza via la verte vallee, autre peuplade et autre language. Aujourd'hui a majorite Ismaelite, les femmes peuvent deambuler librement dans les rues et vous regardez, les jeunes rejoignant l'ecole sont en uniforme et pas de couvre tete pour les jeunes etudiantes. Des refugies Tadjik ne revent meme pas d'un eldorado meilleur, mais juste trouver de quoi survivre en cette terre islamique. Ces le temps de recolter les abricots et de les faire secher sur le toit, dans un decor plein de couleur. Je me rends compte que l'on arrive pas ici par hasard, il y a longtemps des nomades ou differente civilisation fuiaient un envahisseur venu conquerir nouveau territoire et faisant fuire les plus pauvres au soldat deserteur serchant terre d'asile et surtotu de quoi cultiver pour survivre. Ici aussi rien n'a evolue a part un modernisme devastateur (opinion personnel).
Sost derniere ville avant la frontiere, meme si elle est tres avance en pays musulman. Ville nouvelle le long de la Karakorum highway. Bicoque de bois, de plastique et quelque fois de parpaing, le long de ce long ruban de bitume. Des commerces du quotidien recouvert d'affiche promotionel vantant les eternels produits indispensables, c'est a dire cigarette et Coca cola. La petit PME specialise dans le transit. Un autre qui a tout compris, il vend du made in China au pakistanais, du made in France (parfum) et Suisse (montre) pour les chinois, pour trouver du made in Pakistan il faut regarder dans la rue pour ne voir que ces sachet d'abricot seche. Pour rassurer tout le monde, on a peint une batisse en blanc avec les inscription suivante: "Centre de soin", ou il ne fait pas bon y mettre les pieds. Tout cela pour le derrnier Caravencerail en service. Plus de ferme fortifiee, mais un terrain vague entourer d'un mur d'enceinte et de barbele. Au centre le batiment administratif. Les semi remorques chinois d'une vingtaine de metre entrent et des dockers local dechargent pour recharger les camions pakistanais qui stationnent le long de la route ou retint leur petite cloche sous le chassis, comme un troupeau attendant son maitre. Il en faut trois ou quatre camions pakistanais pour un seul chinois. J'imagine deja la route pour faire transiter ces monstre de la route. Mais ce que j'observe est que le commerce ne va que dans un sens, les pakistanais n'ont rien a refourguer. Du camion vider le chauffeur chinois repartira avec en tout et pour tout avec ce cheque qu'il deposera dans la poche de sa chemise. Il n'y a rien a faire et cela est interessant de voir ou il n'y a rien, il y a tant a dire. Peut etre voulons nous les voir arriver a notre niveau social et ensuite les oublies. Ma chambre, tel une cellule de prison ou la salle d'eau vous suggere d'aller faire vos besoins sur le terrain qui sert de decharge. Quand on pense route de la soie, on pense forcement a sir Marco Polo et au commerce qui s'exercait dans les deux sens il y a tres longtemps. Aujourd'hui tout ne va plus que dans un sens, tout va vers l'Ouest et l'on retrouve la route Lapilazuli envahie par du made in ....., le reste transitant par voie maritime pour rejoindre nos contrees. Mesdames et messieurs, j'ai l'honneur d'annoncer le grand gagnant de cette competition international. Le vainqueur est par KO a la reguliere: La Chine.
On applaudit bien fort.
Mercredi 10 Aout: Je me dirige a la bus stand ou des jeep nous attendent, le hasard me fait retrouver Masato avec qui j'ai passe la frontiere indo pakistanaise. Ainsi qu'une francaise et d'autre japonnais. Apres le parcour administratif, nous voila tous les touristes dans la meme jeep avancant dans cette vallee. Biensur on nous detrousse de 4 dollars pour le parc naturel ou nous ne verrons rien. Khandur passa 4600 metres, grillage et barbele traverse la chaine de montagne. A ce moment j'ai cette pense et je me dis qu'il faut vraiment etre un animal sans cerveau pour pouvoir circuler librement sur notre planete. Nous voila en Chine pour les pakistanais fouille complete, pour nous moins de probleme. La vallee s'est transforme en plaine. a 4000 metres nous pouvons observer des chameaux ainsi que ces nomades et leurs yourts. les marmottes regardent defiler les convois sans se soucier. Tashkorgan est encore une nouveau peuple et language. Les femmes toutes recouvertent de couleur avec sur leur tete une toque recouvert d'un voile. Les hommes dans ce costume que l'on retrouvait dans nos regions il y a plus de cent ans, avec le beret comme couvre chef. Nouveaux controle et le rayon lazer sur la tempe pour prendre la temperature et se voir estampiller le passeport. le soir nous nous retrouverons une huitaine de voyageur a manger local et a me retrouver carnivore apres trois mois de repas fait que de legume. L'impression me laisse penser qu'ici on trouve du bon avec ces colonisateurs jaunes. De la musique sort du restaurant avoisinant l'hotel. Nous nous laissons guider au son de l'accordeon et citare enfin ces le synthetiseur qui fait tout ca et decouvrir une musique slave, comme il se joue en Europe de l'est et influencer par une longue traverser il y a de ca aussi tres longtemps. La biere coule a flot et nous nous en privons pas, entre temps nous rejoignons la piste de danse ou homme et femme se cotoie dans une danse oriental. Magnifique soiree pour cette premiere nuit en ce pays. Pas le temps de traine et il n'y a plus grand chose en dehors de ces villes sorti de terre ressemblant a rien. Cette fois-ci bus pour Kashgar. nous amorcont une descente vertigineuse partant de 3300 metres d'altitude pour rejoindre les plaines desertiques, les bouteilles en plastique nous servant d'altimetre en regardant leur deformation s'effectuer. Le plus beau des paysages s'offrent a nous. Pour commencer le Majestueux Musta gata recouvert de neige et de glacier attendant de fondre dans ses veines. Des nuages blancs bloquer par cette enorme masse, me font penser a des vaisceaux stationant et ravitaillant. Enfin le lac Karakul se laisse decouvrir et refletant sur sa surface tout le decors alentour: Du blanc des sommets au yourt poser deci dela et la caravane de chameaux revenant de trek passe devant moi. Magnifique payasage, magnifiquement pourri par ce gars qui emet des sons pour que je le regarde et pour ensuite me reclamer une certaine somme pour les photos que je viens de prendre. Je demarre au quart de tour en regardant cet individu et je commence a l'envoyer ballader et si tu continue c'est l'appareil photo que tu vas te prendre dans la tronche pour argent comptant . Alors je dois partir et trouver ruse pour pouvoir revenir faire quelques cliches. Un peu decu dans le bus d'avoir a admirer le changement qui s'effectue sur cette planete...
Kashgar deuxieme (clap): Mais que ce passe t'il, dans quel etat erres-tu. Tu ressemble aujourd'hui a ce jeu d'ordinateur s'appellant: Sim city. On detruit toute le passe "Ouighour" et des batiments vieux de moins d'un an sorte de terre, des chantiers herculeien qui ne s'arrete meme pas un instant 24 heures sur 24. Ces barres d'immeuble meme pas habite et deja usees, mais qu'est qu'ils vont faire ces gens qui ont toujours vecu dans une maison de plein pied ou ils avaient leur repere, mais qu'est qu'ils vont faire une fois qu'on les aura reloge dans ce deux pieces confiner plein sud. Moi cherchant des reperes laisse il y a un peu plus d'un an. il ne reste rien autour de la mosquee Idkah, enfin si une esplanade tout neuf ou tout autour est detruit, le golden bazar, les petites echoppes, tout. Oh le beau batiment influencer par je ne sais pas qui de mauvais gout. Le dessin qui nous montre un plan futuriste de cette endroit, meme pas dessus ces empaffer ne respecte la culture local, on ne voit que des chinois deambuler, une mosquee sans coupole et a la porte betonner. Putaint revoltez-vous, ne vous laissez pas faire. Ce gars qui m'accoste et qui m'invite dans son echoppe de 5 metres carres, juste un lit et une machine a coudre pour faire des chaussures pour femme. Il m'explique les problemes qu'il rencontre lui et sa societe, il ne parle pas le chinois ce qui lui vaut des problemes. Il me dit qu'il demande dans ses prieres quotidiennes un avenir meilleur et qu'il ne voyait rien changer. Triste je suis de faire ce constat. Comme Dimanche lorsque je viens de rejoindre le sunday market et pour vous expliquer je vais commencer par vous reracontez ce que 'y ai vecu il y a un an, ensuite je vous decrirai ce que j'ai vue aujourd'hui...
Un Dimanche en janvier 2003: Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 100 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds, Autour du feu un local veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ deux cent milles personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc...
Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Je rejoinds le coeur ou la vie bat son plein ou le sol est recouvert de terre battu ou tout n'est qu'un assemblage de bois et de bâche. D’un coté ce sont les vêtements et schapka en peau de l'autre les pièces de moto. Dans les bicoques on trouve de tout et du vieux. Le pharmacien exhibe son étalage ou l'on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local...
J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse.
Un Dimanche en Aout 2004: Ma machine a voyager dans le temps deconne, cette fois je n'ai pas fait de bon aussi loin en arriere. Je ne retrouve que la facade annoncant le bazar international de Kashgar et ces tapis ayant perdut de leur qualite. Devant encore ces petites echoppes on l'on peut se ravitailler, manger, parler du changement brutal qui s'effectue. Combien de temps encore auront-elle le droit de squatter se morceau de rue qui leur appartennait depuis des generations. Mais qu'est qu'il ont fait, plus rien, enfin si un marche moderne aux allees rectilignes et box uniforme, tout cela sous de longue tonnelle. Mais ou sont passes les gens, tout est asceptise. il faut que je m'eloigne un peu pour retrouver ces barbiers et la vie des plus pauvres qui ne peuvent pas se payer une place dans cette endroit trop cher pour eux. Qu'est que je suis triste de ne pas retrouver l'ambiance d'avant. Il faut que je retourne au foirail pour retrouver un semblant de vie que j'avais laisse un an auparavant. Tout ces touristes mitraillants sans compter l'arm...euh la camera a la main, cherchant souvenir a raconter et dire je l'ai vue ce grand bazar d'Asie central de retour chez eux, vivant sans respecter, occidentaux ou chinois tres court vetu pour les jeunes filles et galerer un max pour negotier un souvenir a prix correcte. Je ne reste pas et j'espere ne plus remette les pieds ici preferant me souvenir a present a travers mes photos. Ainsi va le bon vouloir de la Chine grandissante.
il me reste le temps de profiter de sanitaire propre et de ne rien faire, restant sur mon lit a bouquiner dans le dortoir que je partage avec mes amis japonais, ainsi que de nous retrouver le soir sur une terrasse a refaire le monde devant une biere made in .....
Drole de constat et drole de voyage. Heureusement que j'ai pu prendre plaisir encore dans certain endroit qui n'ont pas etait encore trop touche par le changement venant de l'Ouest comme Tabriz en Iran, Mazar e sharif en Afghanistan, la Kalash vallee au Pakistan et certain endroit du Laddak, ou inversement Mouniac et la mer d'Aral en Ouzbekistan et son resultat tragique. Mais faites vite car demain le touriste sera roi et cherchera je ne sais quoi de depaysans sur cette planete s'atristant...
Demain depart pour le sud, Yarkand et un moyen de rentrer au Tibet. Prochain contact a Lhassa, Inshalla...
from central asia 21: breve derniere.
Karghili, derniere ville avant le Tibet, juste le temps d'un repas et nous partons a la recherche d'un moyen de transport. Le hasard nous fait rencontrer un malesien, nous faisons faindre de le voir puis apres quelque temps nous nous echangeons des informations. Nous voila partie a trois rejoindre le parking aux camions et la mauvaise nouvelle, pas de depart avant trois ou quatre jours. L'un d'eux propose ses services pour la coquette somme de 1000 yuans (100 euros) par tete et de devoir ce cacher dans les reservoirs de gasoil lors des passages de police. Bon, on rebrousse chemin, trouvons un hotel pas trop cher et interdit au etranger et nous repartont dans un parcour administratif a en faire ceder plus d'un. Nous commencons par la gare routiere ordinaire, ou une personne assez serviable nous renseigne et nous annonce un prix correct: 150 yuans. nous partons pour la gendarmerie qui nous dit que l'on n'a pas besoin de permit, bonne nouvelle. On retourne au parking des camions, car ce trouve aussi la gare routiere qui relie Ali et ou il est redige sur un des rare panneau en anglais qu'il ne faut pas s'engager sans permit sur cette route. Une personne nous recoit et nous dit que sans permit il ne peut pas nous vendre de billet, bon ca commence bien, il nous envoie au poste de police, dela un gars nous confirme qu'il nous faut un permit et que le formulaire se retire a la gendarmerie, un autre carrement nous informe qu'il est formellement interdit de s'engager dans cette direction pour les etrangers. Retour a la case depart qui n'en demord pas et reste sur ses dire. On se pose avant de s'enerver, car moi j'aurai deja use du poing sur la table et qui n'aurait certainnement servit a rien, merci au hasard de nous avoir fait rencontrer ce malesien qui parle le chinois. Comme la facon qu'ils ont de vous interpeller dans la rue en beuglant: "hooooooooooooooin", on vous a donc jamais apprit a parler. On decide de retourner a la bus stand, biensur les bureau sont fermes et quelqu'un nous envoie dans une petite bicoque qui office comme agence de voyage et nous propose des places pour 600 yuans, depart uniquement tous les dix jours et le prochain est pour dans trois jours. Un voyage de deux jours et demi non stop dans un minibus au ton camouflage et aux roues surdimensionnees et au place assise restreinte pour affronter les 1100 kilometres. Bon il ne reste plus qu'a profiter de la vie qui se propose a nous...
Comme sa grande soeur, comme toutes les autres, Khargili subit des changement brutaux. Le coeur de la ville autour de la mosque ou la vie s'anime toujours, ces petites echoppes en bois ou simplement recouvert d'une bache en plastique trouer ou l'on parle que ouighour, les cantonnieres ne font que deplacer la poussiere, le boucher et ces tetes de mouton poses a meme le sol, le vendeur de bijoux ou les femmes viennent toujours trainer, l'homeopathe et ses plantes comme pilon une soupape et comme bol un maitre cylindre. Les couturieres et leur machine a coudre, le barbier qui vous passe juste un coup de savon et vous rase en plus le front et les oreilles toujours de quoi vous faire alluciner. Le photographe avec sa facade de photo jaunie par le soleil qui immortalise les portraits avec un vieille camera bringbalente, le disquaire balancant les watts a travers la rue, vous dire aussi que la star international reconnu ici est Alize (la Corse) . Le restaurant ou pour atabler le client on lui balance un bon film de karate comme dans toutes les commerces, il y a cette boite a image qui projette ce flot agressive de couleur. Des mioches jouent au pogue a meme le sol, d'autre se cour apres dans leur tenu la plus simple les fesses a l'air. Ces maison faites de brique de terre donnant un air de terrain vague disparaissant sous le regard de ces tours de beton uniforme s'avancant dans leur avenir, au boulevard recouvert d'un parterre de fleur, au haut parleur vociferrant je suppose des discours pratriotique. Toute ce modernisme interdit au carriole et triporteur a moteur projettant celle-ci dans un avenir un peu trop ambitieux. On refait le canal, point de bulldozer mais une armee d'ouvrier homme et femme, pas d'heure a respecter, juste une date et le soir un concert de percussion de pioche et de pelle retint dans la nuit et une sieste recuperatrice a meme le sol dans la pousiere sous le regard indifferent des passants. Comme autour de la gare routiere ou des bus venant de Kashgar ou de Hotan s'arretent pour finir de combler leurs couchettes vides. Les commerces chinois qui la juxstapose: Un bar, un tabac, un salon de coiffure (salon de massage), un restaurant et cela ce repete sans cesse et toujours une table une carriole pour vous ravitailler d'un samosa ou de fruit. Le controle des commerces ce fait par leur dimension unique et personne ne peut vendre plus que l'autre. La salle des fetes s'anime tous les soirs, une scene, un groupe, des jets d'eau qui s'animent a chaque nouveau titre chanter, comme a Tashkorgane musique venu de notre vieille Europe influencer par un tres long voyage avant de ce retrouver stopper par le desert. Le style paysans n'est pas demode, le pantalon gris, la chemise a carreau le beret, la clope au bec. Les locaux dansent en couple partant dans un sorte de valse sur ce damier surdimensionne, les chinois s'essayant pareil avec plus d'hesitation. Les plus jeunes attendent les slows: George michael, vous vous souvenez, la boum dans le garage avec son partenaire tenu a distance, ici ces pareils, un local parlant deux mots d'anglais tape l'incruste a la table avec quatre bieres. Me voila partie aussi sur la piste et biensur on me prend la main pour que je danse au centre du cercle forme, star d'un soir ou les jeunes garcons vont refaire les meme pas que le grand. Notre hotel sale dans une cour de garage sa chambre modeste et toujours cette television ou il retransmette une competition sportives. La Chine contre le reste du monde, je ne sais pas si vous voyez la meme chose, pour reconnaitre cette emission il vous suffit de trouver cinq anneaux entrecroises dans un coin de la lucarne. Les sanitaires sans eau et des toilettes qu'on peine a nettoyer. Pour la douche direction les bains publiques ou il ne fait pas bon poser un pied a meme le sol sous peine de cultiver une famille de champignon. On passa la serpilliere une fois rarement et meme pas rincer. Le jeune qui ne sait que percevoir l'argent prefererester allonger sur sa natte avec sa nouvelle acquisition son telephone portable devant cette television qui ne s'arrete lors d'une coupure de courant ou tout simplement avec la fin des programmes d'une chaine. Aller me dire, est-ce que s'est bien ou mal, ce que je vois ce sont des femmes assez libre dans leur tenu peu reglementaire pour un Imam, juste la tristesse de les voir partir dans l'alcool les cigarettes et la vie facile que leur donnent ces colons de chinois. Dernier pas en terre Islamique apres six mois. Demain sera la terre Bouddhiste et apres que sais-je...
Aujourd'hui jeudi, j'apprehende enormement ce trajet dans ses conditions. M'imaginer que la prochaine fois que je pourrai m'allonger sur un lit sera dimanche soir et pas avant, de savoir qu'il sera impossible de lire ou d'avoir autre activite avec les vibrations et que je n'aurai que comme passe temps une activite cerebrale ou de quoi me passe le film de ma vie plusieurs dizaine de fois...
from central asia 22, voyage dans les extremes.
Apres quatre jours d'attente, de repos forcer et appreccier, nous voila a la bus stand assez tot pour etre sur d'avoir nos place a bord. Cela ressemble a un depart vers de nouveau horizon en voyant les passagers chinois et ouighours allant chercher fortune dans un nouvelle Eldorado. La route va s'ouvrir dans quelques heures, les camions finiddent d'etre charger et pour exemple celui a cote de nous est rempli de console de jeu pour une salle d'arcade. Comme biensur rien n'est fait pour vous facilitez la vie et les premiers problemes apparaissent. Nous n'avons pas les places qui nous ont ete montre lors de la reservation malgre le prix exobitant que nous payons par rapport au locaux et il m'est impossible de m'asseoir, ils sont toujours a la recherche du profit maximun. Ce chinois qui nous a vendu les places affiche sur on facies un sourir nier en disant; " bushe, bushe" ( she veut dire oui, bushe, pas oui, traduction, non). Alors, j'hausse le ton et montre poing tout en indiquant la direction de son oeil gauche. apres quelques instant, je peux prendre possession du fauteuil a cote du chauffeur. 21h00, depart pour 1100 kilometres. la route se transforme vite en piste de terre ou de pierre ou bourbier, passage de guai et je me dis que le Camel trophy ce vie au quotidien pour une certaine population de notre planete. Nous traversons les derniers villages a l'architecture typique montrant les limites de l'avancer Turc Ottoman. Nous arrivons trop tot au chek post et passons la nuit cherchant tous a ce positionner comme il peut pour somnoler. Nous voila reparti et forcer de constater que l'on nous a encore menti en voyant qu'il n'y a qu'un seul chauffeur et celui ci est bon pour le faire Paris Dakar, a fond tout le temps, 80 kmh dans les descentes au point mort et certain virage fond partir l'arriere du bus en travers de la piste. Jesus, Marie, joseph priaient pour nous, on arrive. dans l'autre sens aussi un enorme convoie de centaines de camions attendaient le passage ouvert et demain pour Karghilik une enorme rentrer d'argent pour tout le monde qui vie des metiers de la route. Notre chauffeur s'arrete tous les deux heures et boit un Red bull (boissons energetique). Les premieres passes a plus de 5000 metres d'altitude ou la neige fait son apparition. devant ce spectacle, j'imagine la Mediterranne et les touristes en maillot de bain pofinant leur bronzage avant la rentre du mois de Septembre, moi et mes vetements d'hiver les bras enlacer pour garder la chaleur. Les camps d'ouvrier le long de la route ou il suffirait d'une camera video pour vous transformez tout cela en chantier du siecle ou plus particulierement en propagande. Bien venu au Fareast, les premieres tentes de nomade tibetain, les cheptels de mouton ou de brebis, les yack et leur chargement, les hommes sur leurs chevaux avec un accoutrement local fait d'une veste noir, ample et chaude, sur la tete un couvre chef allant du chapeau classique a celui de cowboy, dessous une longue natte unique qu'ils enroulent autour du crane avec un ruban rouge. Le long de la piste, de petite ligne droite et des petits villages prennent vie pour profiter de l'argent. Barraque de bois, bicoque en ciment sans finition, la porte battante, les tables rondes comme dans le saloon, pas de pianiste mais toujours cette television et sa parabole dependant du moteur du motoculteur qui fait tourner le groupe electrogene. Ici tout est plus cher qu'ailleurs: Alcool, nourriture, fille. Le soir arrive et le chauffeur est epuise, pas question de continuer nous dit-il, mais a l'agence on nous avez dit que le trajet se faisait d'une traite, encore un mensonge et cette fois si ce sont les autres passagers qui sont mecontent de devoir ce payer une nuit dans un dortoir. Alors on s'arrete dans l'un de ces endroit pour une nuit bien fraiche. Nouvelle journee, nouvelle altercation avec le jeune qui officie comme garcon de bus et qui veut reprendre la place que j'ai, je ne cede pas et la mauvaise ambiance reigne pendant quelques instant. Cela me gache mes premieres impression en ce nouveau pays. Magnifique, inimaginable le decors qui se laisse decouvrir, les plus beaux paysages qui m'a ete donne de voir jusqu'a present. Desert de couleur, palette riche en nuance a ne plus les decrire, montagne granitique ou au ton argileux, plaine verte emmeraude, lacs turquoises a la surface laissant refletter le decors qui l'entoure, la chance de voir ces antilopes tibetaines en liberte et quelques rapaces seigneur des airs. J'en ai les yeux ebahies, a cette instant je vous aurai dit, arreter tout projet pour que vous puissiez me rejoindre et savourer comme moi cette terre vierge de tout urbanisation hormis ces piquets telegraphique indiquant la direction a suivre pour trouver une vie, de venir avant de voir tout cela conquit par les hotels aux noms reveur pour un atrophier du cerveau: Hotel lakeview, marco Polo, etc... Mais la suite me dira qu'ici se merite pour les petits budgets comme nous et ne sait plus si vous devez venir vous faire plumer???.
Ali
Une petite chambre a partager, dans cette eldorado, un Las Vegas a l'est sans les casinos. Que reste t'il ou qu'y a t'il de nouveau. Des batiments qui n'arretent pas de sortir de terre, un certain modernisme neo vieillo aux commoditees d'un autre siecle, un peu comme ces tibetains ne comprennent pas ce qui se passe autour d'eux, d'une vie nomadique a une sedentarisation forcer pour un monde de service tres restrint, attendant du travaille au grand carrefour de la ville, assit, la pelle par terre au milieu de debri de verre des bouteilles de biere que l'on descent pour passer le temps. Les affiches de consomation, les boutiques remplient de tout ce qu'ils n'avaient besoin auparavant. Ces colons chinois venu grossire cette population et leur porte monnaie pour venir vivre au milieu de ce desert d'altitude ainsi que des Ouighours pour qu'aucune cohesion puisse subjister au seins de la communaute. Communaute est bien le mot, a chacun son boxe pour vivre ou survivre rien d'autre, une fois les clients partient ou la television eteinte, on sort son lit pour une nuit a 4000 metres d'altitude, le matin on replit tout, on fait sa toilette sur les marches devant le trottoir dans sa petite bassine et le thermos d'eau tiede. pour l'eau, le bambou sur les epaules et on va la fontaine au bout de la rue. Les tibetains ont les voit le long de ces chantiers, homme ou femme, sinon roder autour de la benne a ordure a la recherche le tresor du jour. L'administration chinoise, je ne dirai pas ce que j'en pense, le permit obligatoire que l'on retire au bureau de police pour 50 yuans. Mais au faite vous etes arriver sans, bon vous devez payer une amende de 300 yuans. Mais on nous avez dit que l'on en avez pas besoin et bien on vous a menti. Pour tout ces colons, l'on a construit de quoi leur faire depenser sans compter, avec un karaoke ou discotheque discrete tous les 100 metres, ou nous allons prendre la temperature. Oui que desirez-vous? - euh, une biere et trois verres, a cote ces directement le carton de 25 bieres et un autre tde boisson energetique, de ce deffit debile, regarde on a plus de cannette sur la table que toi. A cote de l'hotel celle-ci est differente au decors de de monastere et d'une peinture du Potala sur le mur de la scene. Musique typiquement local et l'epicerie qui finit de remplir son tirroir caisse avant de descendre son rideau metalique. Ici pour la premiere fois je sors des photos du Daila Lama en ayant fait attention des jeunes qui m'entouraient. Leurs yeux s'ecarquille, on se les arrachent, on se la pose sur la tete pour etre beni, ils se mettent a me baiser la main. Imaginer que je distribue des lingots d'or a la sortie d'un centre commercial par chez nous. Voila l'effet qu'on fait les photos.
Il est temps de reprendre la route, mais pour cela plus de transport en commun. Une seul place a cote de la pompe a essence a la sortie de la ville. Plusieurs jeeps viennent s'essayer avec des prix deffient tout monopole. Non, non, non. Nouvelle journee et une jeep s'arrete pour nous. Toujours de piste et enfin un premier bourg typiquement tibetain, la Thukpa nous attend dans la petite maison qui fait auberge. Les femmes s'afferent sur le poele au centre de la piece au poutre rouge et dessin sur les murs. Nous voici au pied de la montagne certainement la plus sacre de notre planete, elle ne se laisse pas decouvrir pour notre reverence. "S'il vous plait monsieur l'aubergiste, 3 lits" "cela vous fera 18 euros", encore de quoi faire des bons. On cherche ailleurs pour finir chez des tibetains, pas assez longtemps avant d'etre denoncer et expulser par la police; "Pour les riches s'est la-bas". Alors la je ne laisse pas passer, je vais hausser le ton au poste de police et un policier nous accompagne pour nous trouver notre tarif habituel 20 yuans. Ce n'est pas finit, le soir apres avoir demander le tarif de notre repas avant de manger, l'addition se trouve multiplier par deux. retour a la case police pour un dilleme ou chacun des deux partis devra faire des concessions. Moi degouter je cherche a quitter la ville le lendemain matin avant d'etre convaincu de faire la kora (pelerinage)autour de la montagne, car c'est sur je ne revindrai pas de si peu...
Nous sommes cinq, un japonais, un malaisien, un belge et deux francais. Peud'info si ce n'est qu'il faut encore theoriquement payer avant de partir. Le chemin et ses pelerins s'avacant au maximun en jeep pur en faire un minimun. Nous nos sacs remplient de bol plastique au instant minute noodle soup de quoi survire trois jours. Petite erreur de parcour, malgre la boussole, le GPS et une photocopie de carte a pas cher. 4900 metres d'altitude, la fatigue de ce premier jour de marche apres tant de transport routier. La recherche d'une tente hotel pour nous reposer ou pour le goute se sera un bol de noodle soup. Cher toujours quant on arrive avec nos faciesse blanc. De l'autre cote de la riviere d'autre tente, ou nous tentons notre chance. Et qu'elle chance, des vrais nomades tibetains qui acceptent de nous heberger pour une somme modique. Leur tente blanche ternis par la rudesse de la montagne. Le mandala a gauche de l'entre sur le sol la reserve de combustible, un ta de bouse de yack, a cote ces cylindres pour battre le beurre, par terre un peu de fromage qui sera la seul chose pour agrementer nos plats deshydrates, au centre le poele que l'on recharge tres regulierement, derriere, les icones du panchen Lama chinois et les coupes pour recevoir les offrendes. Tout autour de la tente repose les montures pour les yacks et les tapis qui nous servirons de matelas. Nous nous alignions en batterie a droite du poele. De la commence un manege interessant, on ne fait qu'epier les gestes de l'autre ethniem lorsque l'on ouvre nos sacs ou quand la matriarche prend la parole, de nos accoutrement qui se trouve a cinq siecle de l'autre. Les petits cadeaux aux deux jeunes filles en age de se marier. La photo du Daila Lama que l'on refuse par peur des represailles de la police chinoise. La serie de photo, le tour des autres tentes au mode de vie inchanger. Les filles se coiffent devant nous, le petit garcon de 3 ans joue avec ces oncles d'un instant. La nuit etoilee vient nous recouvrir et le froid ne se fait pas attendre, le repas du soir noodle soup avec un peu de fromage de yack. Nous et notre materiel hightec, aligner les uns a cote des autres, nous ressemblons a ces barres de chocolat serrer sur une etagere d'epicerie. Eux, les femmes restent dedans et d'un oeil discret regardont leur style de vie. Les hommes et le petit vont dormir dehors sous des peaux de yack. Au matin gele, la neige recouvre les couchages de ces hommes vaillants. Petit dejeuner ou un bon bole de noodle soupe epicer. Nous voila reparti sous la neige et le froid, chacun a son rythme et nous nous retrouvons lorsque l'on trouve une tente pour se restaurer. Pendant qu'un pelerin tibetain fait le tour en respectant la vrai coutume, trois pas puis s'allonge en psamoldiant sans cesse. Nous, nous devons regler un nouveau probleme, on nous reclame 8 yuans pour 3 tasses d'eau chaude. Cela finira que la personne viendra m'arracher l'argent des mains. Decu, tres decu de ce comportement, je n'ai qu'une envie c'est de faire demi tour. Le sommet, 5600 metres d'altitude avec mon sac sur le dos. Les pensees negatives pour un peuple transforme avec le temps. La descente rapide comme pour fuir et toujours ce meme accueille deplaisant pour nous vendre n'importe quoi de comestible. Go, go, go, je me dis dans ma tete, fuyont et dans cette precipitation je me trompe de chemin et apres 3 heures, je me vois contraint de traverse la riviere gele a pied nue sur une trentaine de metre, pour cette derniere nuit dans ce lieu sacre. Notre petit groupe s'eclate, deux on deja trouve un camion pour rejoindre Lhassa, mais il faut voir les conditions. Le reste suit le jour suivant. Les premiers jeep vide de touriste refuse de s'arrete et nous nous contenterons d'une benne pour effectuer une distance d'une quarantaine de kilometre rejoignant le lac Manasarovar et partageons le bonheur d'etre a l'air libre et de voir defile ce magnifique. Je reste sur le bord de la route dans l'attente d'un autre vehicule, un seul camion s'arretera, celui-ci charger a rabord se permet de ce faire un peu plus d'argent en acceptant des gens au dessus de tout, mais je me resigne a ne pas continuer avec pour rejoindre Lhassa en cinq jour. Nouvelle journee et je prends place au bord de la piste, les premieres jeeps ne se font pas attendre et ne chercheront qu'a deposer un peu plus de poussiere sur mon sac, ces jeeps remplient a rabord avec quatre occupants, ces touristes blancs qui me saluent de la main lorsque je tends la mienne. Bon gardons le moral et la prochaine sera la bonne. Je m'apercois qu'un monde nous separe, comme celui que je rejoins a present a travers un livre pour passer le temps ou rever d'ailleur dans ce decor de reve que l'on apercoit le plus souvent sur ces grandes affiches qui recouvre le mur d'une chambre a coucher. Plaine verte ou gambadent au ras du sol ces petits rongeurs, sorte de rat sans queue ou de lapin nain sans grande oreille, derriere les tentes de nomade venu au abord de la bourguade pour vendre leur peau et ravitailler au produit de premiere necessite, le lac manasarovar reflette la montagne qui culmine en son plus haut point a 7750 metres, la neige eternel se melange au nuage navigant dans cet ocean bleu infinie. Le soleil vient me caresser de ses rayons, le silence reigne sauf quand le vent vient se meler dans la lecture de ce livre ou je me retrouve dans un autre monde loin d'ici. Le panneau d'indication me serre de cadran solaire et celui-ci me dit qu'il n'y aura plus rien pour aujourd'hui, un lit et une assiette de momo au yack (sorte de ravioli). Nouveau matin et je marche sur les pas de la veille, meme place, meme livre, autre jeep au meme reflexe, ce n'est pas si grave tant que j'ai a lire et toujours le panneau quivient me recouvrir de son ombre pour me dire qu'il est tant de rebrousser chemin. La, le doute s'installe et me dit qu'il va falloir retourner sur ses pas pour rejoindre rejoindre une autre piste assez eloigner. Quatrieme jour, je ne suis plus seul, mes deux amis se joignent a moi apres avoir fait le tour du lac, la chance est la aussi et un camion s'arrete pour nous. tout le monde dans la benne sur le materiel de camping des toursistes fortunes. Emmitoufler dans nos vetement, le foulard sur la bouche pour filtrer la poussiere et nous voila parti pour deux jours. A en voir trop on s'en lasse et pour nous cela devient un peu monotone. Apres 500 kilometres ou deux jours de route nous voila a Saga, petite ville expension ou l'hotel 4 etoiles attent deja, la superette a la caisse electronique toute neuve ou une seul touche sert celle pour ouvrir le tiroir ou un malhreux billet traine dans son rangement, on prefere encore le boulier. La chance nous suit et pas d'attente pour trouver un nouveau moyen de transport. Xighatse, deuxieme ville du Tibet ou il ne reste qu'un grand monastere et des rues ou les chinois essayent de garder une architecture local et qui ressemble plus a un parc d'attraction dans l'attente d'une nouvelle saison. a l'apparition des appareils photos resone cette phrase: "monnaie, monaie". La seul chose qui se laissera apprecier sera la chambre avec une douche et de l'eau chaude, car cela fait deux semaine que nous nous sommes pas laver et que nous portions les memes vetements. Gyantse et une vile qui garde encore son charme d'antan. Le bus pour Lhassa et les derniers centaines de kilometres de piste. Lhasa se laisse decouvrir et comme une amie dira:" Lhassa s'est chouette". Ville completement transforme, je ne chercherai pas a vous la decrire, du beton, des neons, de la consommation. Aucune visite de batiment je ferai, trop cher et vider de tout interet culturel, partons je me dis, mais apres deux jours et errant dans les rues, je decouvre le lieu, l'endroit ou la vie tibetaine continue de s'ecouler au mouvement du moulin a priere, dans leur accoutrement d'hier, ayant fait le tour du temple deux fois par jour pour un paradis meilleus. Les voila dans ce bar de cinq metres carre au mur defraichit au table et au banc laissant apparaitre les couche succesive de peinture, le moulin a priere est stationne en bout de table, on sort sa tasse, sa cup pour recevoir la boisson unique le Tsagammo (the au lait et sucre), endroit unique pas si loin des armees d'appareil photo qui mitraille tous au meme endroit, il suffit d'ouvrirses yeux et decouvrir que Lhassa n'est pas mort, ils sont la autour de moi, le sourir au levre, le chapelet dans la main, il n'y a rien a faire si ce n'est qu'a les admirer, eux le peuple, les vieux qui se sont resolu restant dans la priere. Je ne fais que regarder et le temps me coule entre les doigts et le la conversation me manque, mais ce n'est pas plus mal, je prefere ne rien dire et regarder. Ici sera mon Q.G pour deux jours. Notre voyageur fatiguee ne desire plus continuer par les voies terrestres et finira par les voies aeriennes pour rejoindre Shanghai.
Shanghai et la fin de la route de la soie pour moi, voila un peu plus de sept mois pour rejoindre deux oceans et decouvrir une multitude de monde qui les separes, la mauvaise nouvelle est tombe hier lundi au consulat de france: "Monsieur, pas de prolongation de passeport, il fallait mieux vous organisez, on revoir". Le retour est tres proche; alors je vous dis a bientot, je me permetrai de revenir sur mes mails, corriger mes fautes d'orthographe car il doit y en avoir beaucoup et de vous les refaire partager avec plus d'information encore. Les messages ne sont pas fini, il y a encore je pense deux mois de voyage, je vais vous faire suivre un texte que j'ai ecris et le voyage au Japon qui sera loin de la vie que j'ai vecu jusqu'a present...
from central asia 23, un autre monde.
Bonjours a tous, enfin quelques nouvelles de l'est. Je suis toujours sur Shanghai ou il fait bon ne rien faire, je me ballade, je lis et ecris. Ici pas de quatre saisons, mais du jour au lendemain une chute spectaculaire des temperatures. Aujourd'hui, je desires vous faire partager autre chose que des recits de voyage, mais un recit de mes pensees, de mes idees qui se sont bousculees jusqu'au bout du stylo. Ce sera une premiere pour moi que de faire partager cette lecture, preferant depuis toujours les pages blanches d'un cahier personnel. J'espere que cela vous plaira et n'ayez pas peur de faire des commentaires, en dehors de mes fautes d'orthographe, biensur.
Premier texte: Fenetre sur Shanghai ou l'histoire entre deux mondes qui s'affrontent.
Ensuite cette autre texte: Genese selon moi, ce n'est pas une mince affaire que de reecrire la creation du monde, mais ce texte je le travaille depuis ma traversee de l'Ouest tibetain et ces fameux paysages qu'y m'a ete donne de voir.
Sur ceux bonne lecture.
Fenetre sur Shanghai.
Shanghai grand carrefour dans tous les sens, de toutes les cultures, de tous les horizons. Plurialisme des temps a venir, aux minorites errantes et perdues, au ton neoviellio, neoretro, neo pas beau, vade retro…
Dans tout je vois rien, assit ici ou ailleurs comme dans nimporte laquel de ces capitales qui se dit moderne. Ce restaurant, ses murs au ton clair recouvert de croute montmartroise, d’aquarelle d’une provence deprimante et geometriquement foutu, d’affiche de verdure comestible rappelant le souvenir d’un jardin d’antant. De plat ascepetise, au gout d’un avenir globalisateur, au neutre senteur, au effluve d’un agent chimique qui m'en met l’eau a la bouche, c’est a dire rien, pour un eternel triste a nos descendance futur. Ces seveuses, dans un uniforme reprit de nos bistrots de quartier tout de blanc et de noir vetu, l’oreillette et de micro pour communiquer avec l'autre bout. J’ai l’impression d’etre a New York, ville ou je ne suis jamais alle et que j'ai decouvert qu'a travers le petit ecran. Generation perdu entre baguette et fourchette. Ville trop moderne au quotidien ancestral. Des jeunes perdus sans repaire. Sera-t'elle comme l'ile du soleil levant savoir melanger culture et consommation. Ce monde plein de tout ou l’on se comparre a l’autre pour savoir s’il on est toujours a la pointe...
La fenetre a petit carreau et gros barreau, petit ecran du moment sous le regard de ce parterre de rose rouge en plastique jetant leur regarde melancolique et croyant nous ammadouer avec cette perle de resine a jamais coller sur leur petale. L’immeuble d’en face et sa façade de brique rouge grisonante d’un Shanghai d’hier, d’une vie que l’on ne veut plus voir, alors on refait la façade et deux mondes s’affrontent, la vitrine flashi fashion aux mannequins s’affichant avec le rose d’une robe d’un soir unique et d’un autre rassurant le jeune dans sa religion et sa frenesie de futur consommateur. Une autre high tech avec des ideogrammes a la mode et un anglais de lecon d’une agence immobiliere ou s’ammoncelle des annonces d’une liberte tres cher, avenir securiser. A cote sur le mur au crepis defraichie, ecrit au pochoir, des numeros de telephone degoulinant de tristesse, pour ces logements de dixieme main. Pas de sanitaire et la douche publique, ou l'on cuisine sur le trottoir avec son feu, des fils a linge tendu entre poteau et lampadere delimite un espace de vie, la porte toujours ouverte laissant apparaitre le simple d'une vie: Un lit, un meuble, un vaissellier, une tele et la compteuse a billet comme symbole religieux, aussi le lavabo sans eau sur le balcon, exposition intemporelle de nature morte. Ce meme trottoir ou se cotoye sans l’ombre d’un regard, riche et pauvre, Mercedes ou tricycle, attache et case ou baluchon, l’etagere au bondieuserie maoiste a celle de carton remplie de DVD. D’une carriole de bouteille en plastique recycler a une autre ou un televiseur ecran geant attendant sa place. Toi l'unique, j'aime errer dans tes rues d'hier ou se dresse toujours ici ou la ces tours dreser vers l'avenir, vers ce ciel nappe grise ou le soleil ne cherche plus a se dresser par dessus, laissant trace rougeoiante dans un coin. Comment vas-tu evoluer?, je ne sais pas et ne veux pas le savoir. Tout ce que je vois aujourd'hui, c'est ce chinois riche qui ne respecte plus son prochain, parce qu'il est par ce qu'il a en poche et enfin je comprends cette longue marche du peuple derriere Mao pour son prochain, pour un partage redevenu inequitable...
Genese selon moi
Dieu toujours etant s'amusa dans son univers. Un jour parmis tant d'autre, il y a de cela tres tres longtemps, il contenplait une de ses experiences, un coeur d'energie en fusion qu'il venait de creer autour du qu'elle tournoyer huit spheres. Il aimait les voir circuler en orbite autour de ce soleil. Mais il en obersa une plus triste que les autres, sans atmosphere, sans couleur, un simple rocher tournant sur lui meme. Il decida de la rendre plus agreable et il y insouffla un nouvel element: L'eau. Cette rencontre fut brutal et la terre interrogea desuite Dieu: Pourquoi faites-vous cela. Parce que tu etais seul et triste. Je ne suis pas seul, il y a d'autre planete autour de moi et je ne me lasse pas d'etre comme je suis.
Le premier contact fut terrible. L'eau se deverssa sur cette terre sans vie denuder de tout. Elle se deverssa sous forme de pluie, mais la terre ne se laissa pas faire pour autant et sa reaction fut de faire cracher les flammes de ses volcans ou de faire ceder le sol. L'eau en reponse a cette affront en plus des pluies diluviennes, recouvra cette planete d'une atmosphere pour faire disparaitre le soleil, ainsi des cyclones vire le jour, un apocalypse de non savoir. Mais un jour il se rendire compte que cette haine n'etait pas fonde et s'assagirent tout simplement. Forcer de constater que pendant cette altercation, l'eau avait prit possession de toutes les cavitees terrestres et s'ecouler dans les veines dans les hauteur de celle-ci. Avec le temps, ils apprirent a ce connaitre, avec le temps jaillit un jour une plante. Tres etonner ils poserent la question a Dieu: " Mais qu'est ce donc?" Il leur repondit que cela etait du a la symbiose de leurs corps et qu'avec le temps d'autres plantes viendraient recouvrir la surface de cette planete. Avec le temps la terre se metamorphosa, des couleurs surgissent de leur creation, tout cela sous l'oeil contenplatif de leur createur. Du bleu des oceans se melangeant dans l'horizon avec le ciel, des montagnes de granit au sommet eternellement blanc; le ton vert des prairies aux champs de fleur, des forets touffues et ces miriades de couleur se chevauchant donnent a la terre un nouvel aspect multicolor. Un fois finit, ce rocher qui etait denue de tout enfin devenu completement recouvert, ils l'exiberent a leur maitre et lui posant cette question: "Nous avons recouvert toute la surface, toute les parties vierges se retrouvent avec un nouvel element et maintenant que pouvons-nous faire?" La reponse fut simple: "Peut etre qu'a present vous pouvez prendre soins de vous." Ils ne comprirent pas tout de suite. Mais avec le temps et le travail qu'ils avaient effectue. Il s'apercurent qu'il y avait de l'amour entre eux. Un amour reciproque qui n'etait pas consomme. De ces tendres moments qui suivirent, nacquit une chose nouvelle, l'eau portait en elle des cellules. La encore intriguer, ils s'adresserent de nouveau a Dieu. Ceci est le fruit de votre amour tout simplement.
Avec le temps les cellules grandissairent pour donner une multitude de vie, des animaux tant aquatique que terrestre vire le jour. Ils furent ravi de voir ce nouvel element progresser librement dans le monde qu'ils avaient cree. Ces animaux profita de la premiere creation pour survivre, apres leur leurs passages, l'eau et la terre se remetterent au travail pour refaire pousser de nouvelle plante. Voila comment s'ecouler la vie pendant plusieurs millions d'annees...
Un jour, nous ne savons pas pourquoi, la terre et l'eau rentrerent a nouveau dans une colere terrible, auparavant il pouvait y a voir quelques petites escarmouches qui se transformer sous forme de pluie ou de tempete tres localiser. Mais cette fois-ci une vague de violence recouvrera leurs creations et ils n'eurent aucune pitie pour tout ce qu'ils avaient fait. Les plantes, les animaux durent en patir. une fois reconcilier, ils n'avaient plus qu'a constater les degats occasionnes. Il ne restait plus rien a part quelques ilots de survie vegetale ou animal. Dieu, triste et impatient de voir revenir les beaux jours insouffla une nouvelle vie. Des etres se tenant debout, un couple pour aider a repeupler la terre. Les questions ne tarderent pas. Mais qui sont-ils? Triste de constater tant de creation aussi rapidement detruite, je vous envoie cette femme et cet homme pour voir rejaillir la vie. Mais il n'est pas le fruit de notre amour. Peut etre mais ils portent en eux une part de moi.
De nouveau les plaines refleurissent, les montagnes retrouvent leurs couleurs, les animaux revinrent peupler la surface de la terre. Ces etres viverent avec cette nature luxuriante sous les regards incomprit de ces geniteurs. Cet homme evolua, s'adapta transformant la creation du monde. De nouvelles questions se poserent sur son evolution au sein de cet ensemble. Tout aller bien jusqu'au jour ou cet etre humain su maitriser le feu et su de ces propres mains creer un materiaux prefabrique, la brique faite de terre et d'eau qu'il faisait cuir avec le feu pour la durcir. A partir de ce jour il n'eu plus qu'une idee en tete, reprendre sa place qui lui etait du. Alors il construisat une tour disparaissant dans les cieux. Tout cela sous le regard impuissant de l'eau et de la terre. Mais que font-il?, il nous demanbre sans nous avoir consulter. Dieu, avez-vous vue se qu'ils font.
La terre et l'eau rentrerent de nouveau dans une colere terrible et l'edifice que l'homme construisat ne surviva pas.
Celui-ci gener par le comportement de cette etre, envoya sur terre des messagers pour leur rappeller ce qu'ils etaient. Mais l'homme avait evolue enfouissant sa divinite au plus profond de lui. Ne voyant plus qu'un lendemain meilleur pour lui seul. Les messagers ne toucherent qu'une partie de la population, ils ne purent empecher les autres a ne chercher que le pouvoir. Dieu ne voulant detruire sa propre creation, decida de faire disparaitre les autres mondes qu'il avait cree, les autres planetes identique a celle-ci fut enfouit au confin de l'univers, tout en sachant qu'un jour l'homme y parviendra quand meme. Il ne put qu'assister a la colonisation sans respect de cette terre si belle a ses debut. La terre et l'eau survirent d'un amour abimer, ne cherchant plus a recreer ce que l'homme a devaste. Meme dans les montagnes les plus eloignees, preferant laisser place a un desert. Car tot ou tard l'homme arrivera ici aussi...
Ainsi va la destine de l'homme et de son ambition.
from central asia 24, on the road again.
Comme vous pouvez le constater, mes ecrits se deroulent seulement quand je suis en mouvement. Apres un break d'un mois et demi, cete sensation de ne pas avoir a refermer son sac tous les matins, de reprendre des forces et d'avoir l'esprit tranquille. L'inactivite au sens propre.
Aujourd'hui un ami m'a rejoint pour un mois pour partager mon quotidien, il etait le bienvenu surtout son sac remplie de douceur de par chez nous. A son arrive, soiree entre francais devant une table bien garni, saucisse seche, camenbert, tout cela arroser de pastis et resone dans la salle un air de Brassens. Pour lui la visite de la ville et les contrastes enormes, le beton, les neons, les odeurs et les couleurs. Shanghai s'est pas la Chine.
Samedi 30 decembre, nous voila a la gare des chemins de fer en soft sleep (pour info en pays communiste ou tout le monde est egaux, il ne peut y avoir de classe, alors on joue sur les mots et cela se transforme en hard seat/sleep ou soft seat/sleep), meme pour moi la premiere fois dans un tel luxe et confort, laurent mon compagnon du moment decouvre la facon forte pour avoir le bon prix, ca en resonne encore dans la gare de Shanghai. Apres une nuit paisible, nous voila dans la capital chinoise, je ne ressens pas les memes sensations que cete premiere fois il y a un peu plus d'un an dans le froid glaciale de l'hiver, mais le plaisir est toujours present. On se laisse rabattre dans un hotel simple dans ces fameux Hutong, ancien quartier aujourd'hui vouer a disparaitre, maison de plein pied ou il fait bon vivre, les douches et toilette publique, seul technologie apparente, ces girophares tournoyant dans ces ruelles indiquant la presence d'une camera de surveillance. Tout cela en plein centre de la ville, cotoyant les hotels luxueux qui cotoye la cite interdite. La terrasse de l'hotel surplomble une cour d'ecole ou Big ben sonne toutes les heures, ou les jeunes sont tous vetus d'un jogging ou au moment de la sonnerie tout le monde se retrouve en peloton au garde a vous devant le ou la professeur qui les fait marcher au pas, a dix heures, l'heure de la recreation ou tous les jeunes s'amusent comme pareil partout sur cette planete, mais ici les hauts parleurs crachent de la musique classico patriotique, ensuite toutes les classes de tous les ages se retrouvent encore une fois au garde a vous devant le proviseur pour le cour de gymnastique general.
Nous voila lacher dans la ville avec juste l'adresse d'un bar belge ou se situerai une agence de voyage. La surprise de voir ces blancs nous accoster pour nous renseigner, premiere fois que je vois ca, comme ci on voulait vous prevenir du chinois voleur, pour nous mettre en garde, pour ne pas ce faire avoir aussi. La visite du marche dominicale, je croyais decouvrir la terre battue, les billots encore plein de sang, les cages remplies d'animaux, la vrai vie et bien non c'etait le marche aux puces, le Saint Ouen local, copie, bijoux, cailloux, joujoux a prix touristique. Le soir nous partageons le repas dans ces petit restaurant de quartier a pas chere. Lundi se manifeste ainsi que la suite du voyage, les infos en poche et une ambassade de Mongolie tres professionel, mes problemes de validite de passeport et une reponse qui ne se fait pas tarder: Pas de probleme pour vous. Je suis ravi et me remets a rever de grande etendue, ensuite direction le comptoir pour les billets de train transmongolien et premiere incident. On nous demande nos numeros de passeport et laurent ne connait pas le sien, pour moi tout s'effondre sur le moment pour quelques chiffres, on nous garantie que demain il y aura encore des billets a vendre, mais je n'ose y croire, heureusement tout ce resoudra 24 heures plus tard sans probleme.
La ville, son quotidien, ces perpetuelle negotiation, les visites: Le temple celeste, la lamasserie, le temple de confucius, la place Tianenmen pleine de touriste, ainsi que la cite interdite. Le mausolee de mao Zetong ou l'on fait toujours autant la queue. Moi je reste a la sortie de celui-ci pour voir tout ces chinois fier bien habille pour ce moment unique et solennelle. La posture droite pour la photo devant ces statues geantes representant la grande marche, le souvenir important acheter dans l'enceinte meme, preuve du passage. Notre quotidien, les epiceries de la rue ou je trouve des petites brioche au chocolat, le coiffeur qui me demande 2 euros pour une coupe de cheveux, un shampoing et un massage, tout cela prend une bonne heure, dans la rue deux poires et deux banane 1, 5 euro, comme quoi la main d'oeuvre ne vaut absolument rien, mais encore faut-il le savoir. Nous avons trouve un minibus pour nous menner a la grande muraille de chine mais loin des cars de touriste, beaucoup de route et un regale apres 3 heures de trajet. Elle se dresse devant nous dans toute sa longueur visible sur bien 25 kilometres oscillant de crete ne crete de tour au partie effondre, on peut la gravir et nous voila 5 touristes privilegies devant ce spectacle, on y restera 3 heures trop courte pour s'immerger dans l'histoire.
Le soir, les neons clignotent encore, les cars de touriste ont fuit le centre et nous devons traverser le quartier chic pour retrouver l'hotel, les dernieres boutiques, les derniers etudiants essayent de nous rabattre pour acheter des peintures. Le chiffre est le meme 100, on ne change que le sigle qui le precede, on le remplace yuan par dollar ou euro. Ici les blans n'ont plus la cote, l'effet liberation est passe et maintenant ces petite chinoise ne cherche que le parti friquer pour ce faire inviter. Elle decouvre que blanc ne rime pas avec richesse. Mon ami n'est pas trop surpris par le changement architectural, mais par le quotidien de monsieur tout le monde et des moeurs changeants. Cette mama chinoise qui nous accoste et avec qui on converserra en espagnole. elle nous invite au restaurant chic, il y a encore quelque chose de suspect derriere tout ca, certainement un retour d'ascenceur pour l'un de ces fils qui voudra rejoindre la France un de ces jours.
Tout change ici aussi ces fameux hutong disparaisse pour laisse place pour l'instant a une structure de beton partant a la conquete des cieux, certaine sont deja abandonner, banqueroute de la societe ou je ne sais quoi. Meme moi je ne comprend pas pourquoi l'on construit intensemment et rapidement. Decouvrir des centres commerciaux juste plein au couloir vide. Cela est peut etre beau mais tant qu'il y a pas d'argent cela ne sert a rien. Comme a la television, ou l'on promotionnent le produit dans des publicites aux decors chics ou tous les acteurs ont des visages metisses, au ton blanchi, aux yeux debrides. Est-ce la vie de tout le monde ou seulement d'une minorite, il y a toujours le gars sur son tricycle rammassant pour recycler devant cete boutique de photographe qui lui n'a plus qu'a cliquer pour gagner son pain quotidien. Je vais faire un tour dans ces grand departement store pour me rechauffer pour voir, juste voir, car j'ai l'imprssion de ne plus faire parti de ce monde de consommation. Mais j'ai quand meme investi dans un rasoir une lame, ce fameux coupe choux de nos ancien coiffeur, j'ai voulu jouer aux hommes et cela aura dure 2 minutes, je prefere ces bon rasoir a 3 lames bien recent. Voila donc un nouveau recit avant la decouverte d'un nouveau pays, la Mongolie, Gengis Khan, le sable du Gobie, les yourts dans les steppes encore beaucoup de decouverte a venir, meme si une certaine lassitude m'a envahie, ainsi va la vie du voyageur. portez-vous bien et a bientot pour d'autre nouvelle...
from central asia 25, un passe toujours intacte.
En cette fin de semaine, le froid a recouvert la capital chinoise, en cette matinee naissante une boule rougeoiante s'extirpe difficilement de la brume et la fume qui s'echappe de la motrice et des wagons donnent une atmosphere intemporelle a ce moment. La gare et le quai numero 1, plein de coli attende d'etre embarquer, les VIP arrivent dans des limousines pour embarquer. Le transmongolia est en gare et ca depuis tres longtemps. Tout de vert vetu et de ca destination ecrit avec l'alphabet cyrilique. Une hotesse en uniforme le kepi d'aviateur sur la tete la gabardine fourre bleu marine sur les epaules vous accueille devant chaque porte. Encore une fois j'ai rendez-vous avec l'histoire, je monte dans un train mythique. Il n'a pas change, la chaudiere a bois sur la plateforme qu'on alimente regulierement pour le chauffage et l'eau chaude des boissons. Nous foulons le tapis qui se deroule dans le couloir pour rejoindre notre cabiner quatre place. Celle-ci chaleureuse, vieille qui a tant a raconter. Les banquettes recouvertes de ce tissus a fleur, rose et begonia, la couverture et l'oreille deposer geomtriquement l'encadrure de la fenetre en bois, la tablette et son napperon vert. Je m'installe et a l'approche d'un pas je m'imagine decouvrir le Tsar ou je ne sais qui, qui ce serai egare.
Nous nous mettons en mouvement le wagon est vide, pour nous accompagner un mongole se retournant sur ses terre. Un nouveau language aussi encore plus dur a exprimer. Je trouve tres vite la direction de la couchette pour finir ma nuit. Au reveille le panorama a completement changer, nous sommes tres loin maintenant du modernisme de ces derniers moi. Des grandes etendues de champ ou tout le mais a etait recolte. Il est temps de sortir le cheval ou les vache pour tirer la charrue. Ce qui vont decouvrir Pekin en 2008 pour les jeux olympiques ne veront qu'une vitrine de ce qu'est la Chine reellement. La lecon de mongole a commencer avec notre hote du compartiment. Le temps s'ecoulent, les decors defilent. Je me suis attaque a la lecture d'un nouveau livre: La condition du Tibet en Chine, ecrit pas des chinois et traduit par des chinois. La premiere fois pour moi que je decouvre un livre de propagande pur et apres deux heures de lecture il finira en confetti et passera par la fenetre. La frontiere ou nous stationnons trois heures pour le controle des passeports qui s'eternisera pour moi au poste de police a cause d'un asterix manquant en haut a droite. Le train est parti au garage pour changer de boogie, car les voies deviennent plus etroite maintenant et les mongoles de retour se chargent de coli rempli de fruit. Il est 1h30 du matin la deuxieme frontiere est passe et enfin non pouvons profiter pleinement de notre couchette. Nouvelle journee et le decor s'est encore transformer, steppe a perte de vue et pas de vie, l'aigle fait un survole au ras du sol. Les premiers ilots de vie le long de la voie ferre, yourt (ici on dit: gere) parfoits avec une palissade qui indique une sedentarisation et une cabane pour recevoir les animaux. la carriole tire par le chameaux, le cheptel erre autour a la recherche d'une pousse pas gele. Meme a l'approche de la ville la plus importante du pays, il faudra attendre les tous derniers kilometres pour voir apparaitre des batiments.
Ulan Bator, le quai lui aussi encombre et tous les voyageurs occidentaux se regroupent, l'union fait la force et les tarifs baisses. Notre guesthouse qui se situe dans une zone residentiel, dans un batiment de l'air russe rafraichi a coup de pinceau. Tout un etage pour nous et dortoir pour tout le monde. On se croirait dans le loft, il y a une cuisine, des salles de bain tout cela tres propre dans l'entree un canape hollywodien pour regarder un film a la television car le soir il ne fait pas tres bon rester dehors pour ne pas se transformer en glacon. Les francophones se retrouvent dans la cuisine, les anglophones restent dans le salon, ou chacun se retrouve pour narrer ses exploits personnels, prendre des informations ou philosopher. Toute une bande de voyageur independant faisant le tour du monde ou parti a la recherche de l'introuvable et noel, francais, diabetique et toute une batterie de probleme de sante a fait le choix de voyager seul encore a 78 ans.
La ville au ton russe batiment carre pas d'immeuble futuriste disparaissant dans le ciel. Il y a juste devant la place ou se trouve la statue de Lenine un ecran geant pour vanter les merites de l'unicef. La ville croule sous les restaurants, les salles de billard, les pubs et les discotheques. Mais il n'y a pas d'argent pour une majorite d'entre eux, mais il y a des tres riche comme le laisse voir le parc automobile. Tout le monde cherche quelque chose a vendre, le journal, des cigattes, des fruits et le plus rigolo le gros combine telephonique emmitoufler dans sa petite laine avec sa petite antenne relier au reseau. Le restaurant local et une nourriture bien differente et tres agreable, de la viande qu'on laisse mijoter pendant des heures servit avec des legumes crus et autre, vous verrez souvent a cette epoque encore tout une table degustant des glaces (il sont fou ces mongoles) et ou le coca cola ou autre boisson se boivent a temperature embiante. Le black market et un autre monde. Comme partout la grande halle pour l'alimentaire et plein de stand autour fournissant du made in china, des allees toujours blinder de monde, les stands qui depassent, les bousculades, les pickpokets, les parties de cartes sur les caisses en bois, la vodka pour tenir chaud, les bagarres qui se declanche par ci par la. Au fond contre un mur des gens la pancarte autour du cou a la mine triste vendant je ne sais quoi comme service et des pauvres tres (abime). La neige s'est mit a tomber donc le temps a radouci et la joyeuse bande de voyageur s'est retrouve avec plaisir pour une grande bataille de boule de neige dans le jardin d'enfant et la temperature a rechuter a -20 degrees, les narrines gelent ainsi que la barbe...
Jeudi 11 novembre, le vieux van russe qui a eu du mal a demarrer nous attend en bas pour emmenner vers de nouvelle decouverte, direction le Gobi. Notre petit groupe de cinq est pres, film, memories stick, battery. A peine sortie de la ville que nous nous retrouvons deja sur de la piste et rien pouvant nous rappeller la civilisation. L'image du jour comme dirai l'autre ne tarde pas non plus. Une horde d'au moins 400 chevaux semi sauvage traverse la piste devant nous, respectant un ordre marchant en fil indienne. La montagne au fond, le lac gele ou ils se rendent, ce tapis blanc qui recouvre le sol un ciel cristallin. On se pose pour admirer tout cela. Magnifique de commencer comme cela. La premiere nuit s'annonce et le couche de soleil vaut son pesant de cacahuete, d'un monochrome d'un bleu unique, le rouge vient prendre sa place dans tout cela et a chaque fois un nouveau tableau de maitre se laisse admirer pour le plus grand plaisir des yeux. La gere (yourt) nous attend, avec son poele central quelques meubles parceme en rond autour de celui-ci, une petite table et le repas qui arrive dans un seau en plastique soupe de pate et de de viande, ce sera le meme repas pendant 8 jours. L'interieur se refroidit vite, car le combustible se consumme trop vite, alors des que quelqu'un ouvre les yeux, il est de corve de bouse de chamaux. On repart et a chaque fois le decors changera, canyon, montagne, dune, plaine, reg (desert de pierre), steppe desertique et par ci par la des nomades qui suivent leur troupeau, ainsi que des rste de batisse temoin d'une sedentarisation louper. A chaque jour aussi de nouveau animaux se laisse observer. Aigle, faucon, vautour, chamaux, chevaux, brebis le long de la piste, antilope avec qui on fera la course ateignant la vitesse de 65 km/h et qui se veront gagner pour cause de crevaison, yack, ibex (chamoix local) qui eu se laisseront observer que peu de temps car ils retrouverent vite les hauteurs sautant de rocher en rocher, tout cela apres avoir descendu une riviere gele. Quatrieme jour, toujours allant de decouverte en decouverte apres avoir prit beaucoup de temps pour observer la vie sauvage. Nous vennons d'atteindre les dunes, il est dix heure du soir, il fait nuit, il fait froid, on est perdu, on est ensable avec un probleme mecanique, la totale comme on dirait. Il ne restait plus qu'une chose a faire, ouvrir la bouteille de champagne que mon pere a fait suivre pour trinquer sous la voix lacte et la voute celeste. Apres a voir resolue les problemes un par un, il n'y a qu'une solution se mettre en vue et allumer les warning et quelqu'un est venu a notre rescuse sur son destrier mecanique, nous finirrons la nuit chez ce cher saint bernard du desert, parterre et dans la nuit glacee. Nous faisont etape aussi dans des bourgades. Jamais de route mais que de la piste, des palissades de bois au couleur vif usee par le sable volant, toujours la gere et un batiment en solide pour vivre mieux, je ne le sais pas. Toute ces cheminees de poele et ces poteaux transportant la fee electrique donne un air de port perdu au vaisceau egare, comme ci on avait colonise la lune et qu'on avait oublier ses habitants pour ce je sais quel raison. Dans la cour, un trou dans le sol entre quatre planche forme les latrines (vous savez on appelle ca cher nous des toilettes turc, mais partout ailleurs dans le monde on appelle cela des toilette francais), un chien jamais agressif dormant dehors par tous les temps. La vie dans cette ville s'ecoule comme partout ailleurs dans le monde dans notre monde. L'epicier fiere de nous recevoir qui frottera tous les articles que nous lui prennons. Ces enfants qui jouent au pog ou a pierre ciseau feuille accroupie au carrefour. La radio local qui crache sa musique par ce haut parleur unique. Le marche, enfin deux echoppes qui vendent carotte et poimme de terre et des contenaires pour vous recevoir et vous vendre des peaux, les sidecar taxi, toujours des bouteilles de vodka jonchant le sol de la ville et une discotheque pour que les jeunes ai le droit de vivre plainement leur adolescence.
Autre ville, autre moeurs, les enfants en uniforme pour se rendre a l'ecole, les filles en plus on des couettes au ruban rose. Nouvelle nuit et la chevre vient juste d'etre tuer, les morceaux gise dans le couloir et on nous sert dans une grande gamelle metallique a meme le sol, les abats, estomac, enfin que des morceaux de choix qui apres 10 minutes de reflection se laisseront manger avec repugnance. Autre lieu au milieu de nulle part et la ces le cheval qu'on vient d'abattre avec un coup de couteau dans la gorge. D'autre probleme mecanique viendront jonche notre periple avec parfois des deux heures d'attente, d'autre ville perdu me rappellant Mouniak et la mer d'Aral. Ici un alignement de contenaire forme le marche, le marchant de moto avec ces photos de pin up sur des vielles machines encore en vente. Le lait de chamelle ou de jument, cette question qui nous envahie tous, comment font-il pour avoir de si jolie dent blanche et sans probleme et toujours des peaux. Le periple arrive a sa fin, ballade en chamau ou a cheval. Plus de pont sur la riviere et nous la traversons sur la glace epaisse. Karakorum city ou le centre de la Mongolie avec son monument indicant les limites du royaume de Gengis Khan, le monastere vide ou laurent decouvrira sur un etalage une piece argent de 1 franc de 1914 (quelqu'un pourrait-il me dire combien nous vennons de perdre en la laissant sur l'etalage?). Retour par la route et toujours plein de couleur, retour dans notre loft, la douche savourer et plus de soupe de pate.
Pour moi il est temps de me separer de Laurent qui va devoir rentrer. Je pars seul pour rejoindre une photographe dans le nord du pays, avec comme seul moyen de transport le cheval, nous allons decouvrir village perdu ou vive encore des chamans venu de l'ouest il y a de ca tres longtemps. Temperature annoncer -50 degres. Si je ne me retrouve pas congele pour les generations futurs, je vous raconterai tout cela dans une quinzaine de jour...
A bientot, je pense a vous...
from central asia 26 : Steppe et froid.
La Mongolie
Rien n'est simple dans ce pays qui cultive les
apparences de la simplicite. Tout y est marque par
l'infini de l'espace et du temps. La Mongolie vient de
loin et son souci est de preserver ce qu'elle est.
Mais jamais ce long devenir n';a ete si compromis.
pdm: (pas de moi)
3 fois la France, 2.8 millions d'habitant, la plus
petite densite au metre carre. 800000 habitant dans la
capitale.
Un pays libre depuis 80 ans meme s'il est reste sous
l'epaule de la puissante russie. Aujourd'hui
independance et monde moderne font de tous les jours
une nouvelles experience pour ce peuple qui a su
garder des traditions ancestraux. Alcool, pauvrete ont
leur place dans ce quotidien ou ce qui est surprenant
il y a plus de femme qui sortent grader des etudes
superieur. alors aura-t'elle le droit de diriger, car
l'homme a prefere rester dans ce souvenir recent
qu'est la vodka...
A le luxe d'un dortoir a 3 euros et d'une douche
chaude, mais cela durera pas, les separations avec le
groupe du Gobi et Laurent qui doit rentrer avec eux
via le transiberien. Laurent qui a du subir
l'interogatoire de la guestapo ou de l'ex kgb, le
bureau austere, la lampe pret a etre mit en pleine
tete, les autres qui attendent leurs tour dans le
couloir.
Je suis repartis dans le nord decouvrir une autre
ethnie, une autre religion, le chamaniste. Noel
m'accompagne, mais ne s'avancera pas dans les terres
avec moi. Super noel comme on l'appelle du cote
d'Andorre, toujours partant pour le bout du monde. Un
jeune de moins de cinquante ans dans la tete, mais un
corps qui a tant vecu. Cete inextinguible besoin
d'aller voir ailleurs. Il y laissera sa femme apres
avoir acheter un restaurant. Comme il lui a dit :
"Excuse moi, je dois repartir", tout simplement.
Toujours de la conversation, aime lire mes textes,
mais temoigne peu de son passe de legionnaire. Mais
aujourd'hui il doit se rendre compte que voyager seul
et a certaine epoque de l'annee n'est plus si evident
avec l'age. Surtout quand la trousse de soin doit
suivre partout et faire attention comme ici que
l'insuline ne gele pas. J'aime l'entendre dire : " Oh,
no tourist, ok, good price". Il est fiere de dire
qu'il partage le quotidien d'un grand voyageur. Mais
ses voyages ne sont pas fini, il ira moins loin et
avec d'autre pour partager un autre quotidien...
Un taxi sympa nous ammene a l'aeroport, nous
accompagne jusqu'a l'embarquement et en nous saluant
nous remet un cassette de musique mongole. L'avion et
les paysages qui defile a travers le hublot. Moron
premiere ville etape pour moi. Ville de bois,
palissade rectiligne qui abrite toujours
une gers (orthographe correct cette fois-ci) et un
batiment de bois ou la vie s'ecoule maintenant, une
sorte de farwest, mais ce n'est pas du decors de
carton pate, il y a quand meme 2 fois 500 metres de
bitmes et au carrefour le plus important deux barres
HLM, l'hotel de luxe la moitie d'une etoile et une
superette. Ville anime car elle possede les ecoles qui
faut pour les jeunes et les ados. Avec Noel nous irons
visiter un lieu ou des pierres retrouvees supportent
des vielles inscriptions date de 4000 ans, pour etre
honnete, j'emets des doutes sur l'authenticite.
La rencontre ne se fera pas avec la photographe, car a
ette epoque si de l'annee, il n'y a pas de transport
regulier ou tout simplement il faut afreter un jeep
pour soi. Mais la c'est hors budget. Je ne me
decourage pas et peut etre la chance sera la. Je ne
peux pas le nier, ici personne ne parle anglais et a
l'internet cafe local la chance popinte son nez, je
rencontre une personne qui possede une guest house sur
le lac Koshgol et j, en suis ravi, on verra par la
suite remonter le lac et arriver a bon port si cela
est possible.
La jeep vient me chercher dans l'apres midi, apres un
passage au bazar ou le commerce principal est la peau
ou l'echange subsiste encore avec la Chine gros
consommateur. Un passage a l'aerodrome pour prendre
possession d'un ordinateur et nous voila parti. Il est
un peu moins de 17 heures, le soleil se couche deja
sur la steppe, au fond les montagnes avec des
troupeaux de yack et des hordes de chevaux. L'avion
s'aligne lui pour repartir la-bas et moi j'ai mit la
cassette de musique mongole dans l'autoradio. Magic
time et je me laisse bercer par la jeep pour admirer
le temps present. Car a par une ville je ne sais pas
se que je decouvrirai en arrivant dans la nuit.
L'hiver est la et tout somnole. Le froid est la et
tout est fige, je ne demande pas grand chose juste un
paillasse et une gamelle chaude le soir. J'ai droit au
lit pres de la fenetre au double vitrage gele des deux
cotes, mais j'arrive encore admirer les etoiles dans
le ciel. Les salutations, les presents, le repas et je
regarde la vie s'ecoule dans cette piece a la lueur
d'une bougie, car il n'y a du courant que une a deux
heures par jours parfois pas du tout. Voila, apres
plusieurs mois passe en differente compagnie, je me
retrouve seul face a un nouveau monde.
Un nouveau jour se leve, je decouvre enfin cette piece
ou je vais vivre les jours a venir. Une piece au
parquet jaune, des murs blancs recouvert d'un
contreplaque vert pour le proteger du quotidien. Il
n'y a aucune decoration, juste une horloge en
plastique pour rester dans le temps. Le poele, deux
futs d'eau douce, une table basse, des tabourets bleus
marines, le fil a linge cotoye le fil electrique au
raccord rudimentaire. Mon lit et deux autres a
l'opposer a cote une chaise faisant office de sellier
avec des morceaux de barbaque, un meuble de cuisine
bringuebalent, vaisselier rudimentaire. Je n'ai pas a
faire la boutique souvenir qui n'existe pas
d'ailleurs, mais c'est elle qui vient a moi, vite il
faut lui vendre, mais vite on s'apercoit que je ne
suis pas cresus, toujours un echantillon a porter de
la main et le troque existe toujours, alors la petite
vendeuse me remet un bonnet en laine (merci Carine).
Il est temps de sortir, le jour s'est leve et il fait
tres froid -25 C, oui, j'oubliais, les toilettes sont
au bout du jardin et cela demande une vrai
organisation pour ne pas mourir gele sur le trone.
L'embaradere premier ou je desire me rendre, voir deja
le lac Koshgol gele est impressionant, Ce lac fait 136
km de long sur 30 de large avec une profondeur de 230
metres au plus profond, il represente un pour cent de
la reserve d'eau pur de la planete, car c'est une
reserve d'eau mineral. Mais pour moi c'est de voir les
bateaux prit dans la glace comme une banquise meme si
c'est de l'eau douce. Pour y arriver je traverse ce
village tout de bois ou les seuls vestiges de beton
date de l'air communiste qui a aujourd'hui disparue.
Le lac avec ses 70 centimetres de glace recouvrant la
surface, pas encore suffisant pour engager les
vehicules car l'hiver les bateaux laissent la place
aux voitures et camions pour ravitailler les villages
au nord. Il reste six bateaux, enfin deux en service,
les autres sont laisses a l'abandon, plus de commerce.
Un petit s'appelle: MongolDaila, Ocean mongole. comme
un mot reveur pour rejoindre l'eau dela (jeu de mot
volontaire). Je monte sur l'un de, voir la vie qui s'y
est arrete. Me voila le capitaine d'un instant, "la
barre au 500, oui mon capitaine", mais celle-ci est
bloque par la glace, a l'horizon un avenir qui tourne
au ralenti. Je regarde a travers le hublot d'une
cabine, il reste une couverture sur le lit, une
etagere avec quatre livres, deux pierres et une photo
noir et blanc du vrai capitaine, un bureau avec sa
lampe et un jeu de carte rester ouvert. Les cables
claque encore au bastingage.
Le froid, la glace rend service parfois car pour les
jeunes de l'autre rive il est plus facile de rejoindre
la maison familiale, a velo ou avec des patins a glace
rudimentaire. Mais aussi elle rend le quotidien plus
rude. Car comme il n'y a pas d'eau courant il faut
venir ce ravitailler, ce sont les jeunes qui s'en
occupe normalement, ils doivent tous les jours faire
un trou pour remplir un fut d'une vingtaine de litre
poser sur un diable use le temps d'un aller retour et
le bord de la rive et joncher d'ama de glace. Je suis
gele malgre mes cinq couches qui me recouvre, j'ai mit
tout ce qu'il y avait dans mon sac et quand je desire
prendre une photo, la main droite gele en deux minutes
et je crains pour mon materiel, ma barbe elle aussi
est rigide. Il est temps de rentrer reprendre des
forces. Je referai une sortie en fin d'apres midi et
la encore. Vous savez le gars qui croit avoir tout
vue, le gars presque blaser et bien il en prend plein
la vue a chaque jour nouveau dans des endroits aussi
reculer. Je rencontre des pecheurs, oui mais des
pecheurs d'un autre monde, quelque chose que je
n'aurai jamais imagine. Des pecheurs de plomb, plus de
rentrer d'argent alors on perce la glace et on va
chercher des pieces de metal jonchant le fond, relique
de l'usine d'en face desafecter. Un morceau de
radiateur, une tige de fer pour le beton arme. Le
soleil se couche et je rentre, le poele tourne sans
arret la journee et le bois ne manque pas avec la
foret environente. Je prends place autour de la table
pour ecrire, le plus jeune me montre ses dessins et
peintures. On ecoute les grandes ondes de ma radio
portatif et chacun se trouve une activite en attendant
que la fee electrique dedaigne bien nous illuminer
quelques instant et faire tourner la television. Vous
savez il y a du bon dans cette facon de vivre, car
quant il n'y a pas d'energie et bien on s'occupe comme
l'on peu, on lit, on fait de l'artisanat pour l'ete
prochain et malheueusement pour les plus vieux on bois
surtout apres le 25 novembre jour de l'independance.
il est temps pour eux de rien faire et d'attendre
l'ete prochain et une nouvelle saison. Car il y a,
entre les chevaux, le bois et les reparations ont ne
se donne que l'hiver pour ce reposer. Ce 25 novembre
je rejoinds la salle des fetes de l'air communiste
tout en bois elle aussi, elle recouvre aussi une
bibliotheque fatigue. Les hommes se rassemblent pour
le sport national, le Resling (lutte mongole), les
jeunes les plus braves viennent se tater aux espoirs
de la ville, il y en a deux avec leur chapeau en
pointe, le petit gilet recouvrant que les epaules, une
culote sorte de maillot de bain epais et bien cousu,
les bottes typique aux pieds. Le ceremonial commence,
les arbrites psamoldient, on execute une danse avant
chaque combat et le jeu est simple le premier au sol a
perdu et cela ce fait par elemination direct, a la fin
il en reste deux qui se dispute le titre de la saison
et les quelques billets qui vont avec. Le soir cette
meme salle de theatre se transforme en salle de bal et
meme par -35 C les jeunes viennent faire la fete, pas
d'alcool et la cigarette est proscrite. Le responsable
de la jeunesse local est venu avec son synthetiseur,
un ampli et deux enceintes, aider d'une disquette il
va faire danser tout le monde. Je suis surpris de ce
que l'on danse, on ne reste pa seul sur la piste et
tout le monde danse en couple sur des pas de valse
(apres reflection c'est certainement un vestige de la
culture russe qui a du plaire au jeune), comme je
l'imagine pour mes aines, j'adore les voir
tourbillonner entre eux. Mais des que la musique cesse
on fuit son partenaire comme la peste. Apres la
coupure de courant et qu'il n'y ai plus de carburant
dans le generateur tout le monde s'en va.
L'independance a 80 ans cette annee. aujourd'hui la
salle est reserve pour l'exposition artisanal, juste
entre eux pour voir qui fait quoi car il n'y a pas
d'argent a depenser. Mais en ce jour il y a un couple
d'americain qui est venu s'installe en ces lieu. Lui,
potier, elle, peintre. Venu pour eu et une nouvelle
source d'inspiration mais aussi pour aider et
developper l'artisanat local, car le tourisme sera la
nouvelle economie des decennies a venir. Une fois fini
on fait vite la place pour le concour de ping pong. Ce
qui est super, c'est que meme sans argent on occupe
les esprits, la jeunesse de demain car vous devriez
l'etat de la table de ping pong. Pour moi la journee
continue avec la visite du centre antisismique, puis
de me faire inviter par une famille pour le repas de
midi, meme si je dois payer ma nourriture et ceder
comme a chaque fois au deballage des articles souvenir
a vendre. Mais ce temps est precieux surtout quand
quelqu'un parle l'anglais pour poser plein de question
sur tout. Comme vous le constatez, je n'ai pu aller
plus haut car pas de vehicule et pas de rencontre avec
des chamane, enfin on ne peut pas tout avoir. Cette
derniere soiree ou une de mes questions genes et des
jeunes imbiber d'alcool me le font comprendre. La
question etait l'effet de la televison sur les plus
jeunes. Car ce qui est extaordinaire apres l'air
communiste et ces trois wool factory et cet argent qui
circuler plus facilement. La separation n'a pas
changer leur facon de vivre, on retourne a une vie plus
simple comme avant. Dans la rue reste que des vestiges
de ces trois usines, de l'annee ou tout a commence
1960. Il y a toujours de l'espoir en ce peuple qui n'a
pas perdu son ame au profit d'un certaine modernite,
mais malheureusement a celle de la vodka. Ou les
jeunes preferent fuire le foyer familiale pour se
retrouver dans la rue, dans les egouts pour ne pas
avoir a subir une maltraitanse et qu'elle aubaine pour
ces gars en jeep blanche estampiller vous vous en
souvenez. De venir faire des discours et depenser des
sommes folles dans des salaires de haut fonctionaire
enfin ceci n'est que le point de vue d'un gars errant.
Il est temps de rentre, cette petite excursion se
fini, je retrouve l'hotel et ma chambre une douche
chaude et un repas servit sur une table normal. Je
retrouve July la photographe qui me fait par de son
excurssion avec les Tsatans le Teepee les -40 C, les
rennes, la rudesses d'une vrai vie nomadique. Retour a
la capital dans notre loft, une sorte de colocation,
Noel me raconte son passage dans l'ouest a la
frontiere Kazak tout seul.
Laurent doit d'etre du cote de la capital russe a etre
surveiller comme un espion.
Mon avenir, enfin vous allez tout savoir. La chance
d'avoir un nouveau visa chinois me donne l'occasion de
trainer encore un peu. Une proposition de travaille a
Shanghai dans un restaurant chic comme sommelier vient
de mettre proposer et l'envie de vous faire partager
ce voyage a travers un livre que je vais entreprendre
avec plus de detail et plus d'information. Ce qui veut
dire que vous n'aurez plus de nouvelle d'un certain
monde comme vous l'avez eu depuis 10 mois deja.
Aujourd'hui je vous dirai que je n'ai pas vue le temps
passe ci se n'est que Thibault vient d'avoir un an,
Maxence aussi, Thomas, Fiona et je crois que j'ai
oublie des prenoms, mais je pense a vous tous. A
chacun son aventure et la votre est aussi dur que la
mienne, decouvrir n'est rien par rapport au quotidien
d'un enfant qui croit dans un monde comme le notre.
Alors je vous dis a bientot pour une breve de Chine et
un retour vers le mois de fevrier et pourquoi pas
revenir le meme jour que je suis parti s'etait vers le
debut du mois de fevrier.
from central asia 27, voyage d'une tete
Voyage d'une tete.
Imagination et recit. Raconter ce que j'ai dans la tete en cette fin de voyage, un autre aventure loin de mes textes, je me rend compte que je n'ai pas evoluer mais changer en bien ou en mal, ca je ne sais pas, normalement c'est l'inverse qui s'opere comme j'aime le dit si souvent.
Ce sablier qui ne s'arrete jamais. Je n'imaginais jamais ce moment arrive, cette fin que je ne voulais pas la voir venir car trop prit dans un quotidien bien remplit. Mais le present me rappelle a l'ordre et je dois cette fois ci me projetter dans un avenir, ici ou a quelques milliers de kilometre la-bas plus a l'ouest. Aujourd'hui quand je me couche et que mon cerveau se met en action, il se rememore ces derniers mois de vie errante entre different monde partageant la meme terre et peu de France dedans, enfin si ces photos que j'ai apporte avec moi et le souvenir d'une odeur, d'une musique qui nous est propre.
De la chance, oui j'en ai eu pendant tout ce voyage, pour les decouvertes, les rencontres de chaque jour et la securite, car meme au bout du monde je reste moi, je reste blanc, je reste francais avec ces avantages plus que ces inconvenients et ca je l'ai savoure chaque matin quand je me leve. J'ai fait presque tout ce que j'ai voulu faire hormis traverser cetainnes frontieres terrestres, un monde qui s'ouvre ici et qui se ferme la. J'ai vu toutes les factions de l'Islam comme je le desirai: Sunnite, Chiite, Ismaelite, Wahabite et Souffiste. Partager leur quotidien, discuter du passe du present et d'un futur a construire ensemble. j'ai vue le Bhouddisme du cote pratiquant, pratiquer, pratique. La ou il est vecu en tant qu'homme libre ou persecuter, avec la foie et la ferveur ou avec l'alcool ce nouveau disciple venu taper l'incruste.
Toujours vouloir. Aujourd'hui je reve de jeans tee-shirt, de chemise classique, de chaussure ordinaire qui me feront fondre dans la masse, d'ailleurs je n'eleve plus le regard lorsqu'un hello retenti dans la rue. Voila dix mois que je porte la meme tenu, enfin ce qu'il en reste. Le pantalon acheter a Lens est dechirer, les chaussettes d'Istanbul usees, le tee-shirt blanc de Tashkent perce, les sacs plastiques n'expriment plus la joie qu'on a de les porter lorsque l'on sort du magazin, les touches de mon appareil photo n'expliquent plus leur fonction, les gourdes high tech achete avant de partir kaput elles aussi. La trousse de medecine a diminuer de moitie, mais elle en a encore pour un an s'il le faut. La grande nouvelle pour moi, je ne sais plus si je vous l'ai ecrit, est que j'ai arrete le traitement pour ma maladie depuis le mois d'aout et je vais tres bien, j'ai retrouve la joie de vivre sans medicament et ces contraintes du quotidien.
Demain sera et nous serons. Je m'imagine deja vous faire partager tout ces moments, des images, la musique venu de tout ces endroits visites, mais il ne faudra pas etre presse. 5 notes books ecrit, un peu moins de 4000 photos prisent, tout cela ammasse le long de ces kilometres que je n'ai pas encore comptabilise. Ce corp fatigue avec 15 kilogrammes de perdu. Des colis envoyais d'un peu partout qui m'attendent au contenue deja oublier, la preuve d'un passage dans le temps. Cette tete qui peut enfin ne plus pense a survivre pour les jours a venir, avec une question de tous les jours: Comment avancer plus loin. Des cols dans les montagnes sacrees, au detroit porteur d'histoire qui s'ecoule avec le courant. Des livres d'histoire au vestige survivant d'un passe laisse, nouvelle attraction d'un tourisme en pleine essor, a la carte du monde de l'ecole primaire, celle de fresnoy en thelle, un point parmis tant d'autre, un point indicant une vie actuelle, ces points que je suis alle verifier, car on ne sait jamais, car je ne savais pas...
Tant de chose encore a dire et a vous deecrire, mais l'envie aussi de redecouvrir mon village du sud de l'Oise, de ces murs portant eux aussi l'histoire d'une ethnie, la notre, readmirer les photos noir et blanc du cafe de la place ou celles de la mairie. Celles d'un present par la en Asie central ou reigne j'en suis sur la gloire de notre passe. Nos ancetres y ont passe, moi j'y suis retourne.
La reeducation par l'occident n'a pas eu un bonne effect sur moi comme sur eux. Le hic de la mondialisation effrene ici ou la, du moi aussi je veux en faire parti, car c'est devenu utile, indispensable et fun. Le portable a remplacer le couteau millianaire, la bouteille d'alcool avec majoration, l'electricite d'abord et tout ce qui vient avec, tout ce qui vient de l'ouest et comme j'aime dire aussi, plus a l'ouest, l'est. Tout ce qui vient d'hier remit au gout d'un jour au profit d'un certain marche. Le blanc sur son trone et sa vie evoluant avec un certain modernisme depuis longtemps. Ici il faut faire comme lui, etre comme lui, ce blanchir la peaux aux soins d'une marque (l'Oreal), une operation plastique pour elle, un look de gang d'une certaine banlieue americaine pour d'autre, un semblant de marque a l'ecriture incorrect mais au sigle unissant le plus grand nombre d'entre nous, la ou vient chercher son aspiration, delaissant l'habit de toujours. Une culture musical delaisse elle aussi pour ces stars; Britney, Jennifer, Alise, Helene, etc...
La route de la soie pour relier tout ca, les bateaux pour fournir tout ceux. Je l'ai vue et je vous le ferai partager, qu'il y a quelque chose entre Dieu et la science, qu'il y a moi entre les medias et vous, le mot richesse et ses inombrables definitions. Qu'il y a aussi une bande comme moi qui errent et ca depuis que l'argent ne fait plus la securite, n'assure plus le bonheur.
Je me suis decouvert a l'ecriture et aime relire dans les cafes internet les mercis de nous faire rever et des fautes d'orthographe en pagaille a corriger. La lecture m'a beaucoup occupe pendant les longs trajets, une quinzaine d'ouvrage en dix mois sur les traces de ... il y a plus ou moins longtemps et que vous dire de la journee d'un solitaire au bout du monde, il trouve encore que celles-ci sont trop courtes. Mais aujourd'hui, je veux de nouveau livre, de nouvelle histoire a lire, de nouveau reve vennant envahir chaque nuit que Dieu fait et peut etre une nouvelle destination a aller verifier de mes propres yeux, de continuer a dire et a conter a travers le regard d'un simple ouvrier.
Je ne suis pas different, je suis juste alle a l'ecole que j'ai choisi. Croire encore en cette uthopie qui me ronge mes sens, d'aller chercher si loin ce que je possede au fond de moi. De croire en l'irrealisable pour un demain qui sera mien, celui que je vous aurai imaginer.
Stupide n'est ce pas, enfin ainsi va la vie sur cette planete que l'on partage tous. Ainsi va le voyage d'une tete errante au gres des vents et marres, essayant d'user le mot liberte, d'abuser du mot choix, usant son support. Voyageur fatigue va aujourd'hui se reposer.
Encore un texte ecrit pour une eventuelle parution dans un magazine en France et je vous le fais partager...
Pour moi tout va bien, je suis actuellement en Mongolie pour encore une semanine, vendredi est un anniversaire car cela fera un an que je suis partit, le retour est tres proche, trop proche peut etre, mais d'ici un mois je serai au pres de vous, l'ecriture du livre avance a petit pas, je ne savais pas dans quoi j'ai mit les pieds, mais on arrivera a quelque chose, je pense a vous. Ce soir s'est le nouvel an chinois et tibetain, ici ce n'est pas comme en Chine tout le monde reste calme et en famille.
Bonne lecture...
Himalaya qui veut dire
Himalaya qui veut dire séjour des neiges en sanskrit, ce nom qui fait rêver tant de gens, sur laquelle on a tant dit et d’on ton a pas finit d’usés nos mots pour la décrire. Qu’en pense ton ? Comment l’expliquer encore de nos jours?
Mais avant tout, toi la montagne depuis l’éternité, qu’as-tu à dire ?
Dernier espace de grande liberté, ou encore l’homme moderne n’a pas su ce l’approprier que sur des cartes en papier, et ce l’accaparer aux exploits humains chèrement payer. Aujourd’hui on y arrive doucement et faisons basculer l’histoire qui s’était écrit depuis des millénaires.
Himalaya qui veut dire séjour éternel, un peu comme ci vous étiez en possession d’une machine à voyager dans le temps et qui vous auriez fait échouer aux origines de la vie sur terre à on a marché sur la lune, ou les religions n’existaient pas encore, ou avec le temps elle subira tant de changement.
Himalaya qui veut dire séjour pour toujours. Tu es aux carrefours de plusieurs mondes depuis l’humanité, autrefois en tes veines s’écoulaient des caravanes, des hommes, des femmes venues de chaque point cardinaux, puis l’invention de l’embarcation pour t’oublier, pour qu’on te laisse vivre. Montagne sacrée du moins pour ceux qui y vivent encore et je vous dirai qu’aujourd’hui, il en a des factions qui l’habitent. Ce qui y réside, ne sont pas arrivés ici par hasard, à part peut-être les nomades, citoyen de partout. Pourquoi vient t’on la vivre au quotidien ? Quant on sait la rudesse quelle vous fait supporter tout à chacun, qu’il y a des vallées plus agréables à vivre, là-bas, plus bas. On arrive ici parce que la plupart ont fuit un événement. Il ce sont trouvés un Eden peu fertile mais paisible, à l’abri de tout regard. Il ne faut pas non plus ce laissé aller à la joie des couleurs portées, car elles aussi viennent de la souffrance, d’un tous les jours séculaires que l’on répète inlassablement une dernière fois sans pensé à demain.
Himalaya qui veut dire séjour à long terme, qui a raison, qui a tort. A chacun son point de vue, une place qui n’a su ce défendre, mais qui refuse de s’intégré. Forme de résistance, mais malheureusement vouer à l’échec. Tu n’as rien demandé et tu n’as rien vu arriver. Ce peuple aussi a rêvé de changement venu d’ailleurs, alors on l’a laissé venir pour en savourer uniquement l’essence du mal. Aujourd’hui, l’homme revient et pour te faire encore plus souffrir.
On n’y recouvre tes plaines de rails métalliques pour aller plus vite, plus fort, plus loin vers l’Ouest, on recouvre aussi les pistes d’enrober pour aller chercher là-bas au fond de tes entrailles ce que tu caches depuis toujours pour nous faire vivre et surtout nous enrichir en ces jours de bataille économique. Tes peuples, eux toujours aux rituels ancestraux, ne seront pas de la partie, ne seront de rien car ils dérangent.
Himalaya qui veut dire séjour à cour terme, dans ces hôtels aux noms exotiques : « viewlake, Marco Polo, etc.. » qui parsèmeront bientôt tes flancs de montagne,
les rives de tes rivières et de tes lacs. Cet autres envahisseurs, moins méchant à première vue, mais tout aussi destructeur. Cet homme à la veste toute chiffonnée de couleur brune et au large pantalon kaki au style militaire venu « shootter » de sa boite à image. Etre le témoin pour une autre ethnie celle-ci sédentaire et qui ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de globalisation généralisé.
Himalaya qui veut dire ces jours à moi ou je t’ai vu et je t’ai vécu du Pamir au Sikkim, des sources du Ganges aux portes du Takla-Makan, tu m’auras fait découvrir beaucoup de chose, j’ai été envahie de sensations multiples, tu m’as fait vider tant d’encre pour te raconter, tu m’as fait aimer ma planète et détesté le temps d’un instant mon prochain. Je n’aurai vu plus belle palette de couleur, plus beau panorama, plus mysticisme, plus pauvres et si riche à la fois.
Je suis resté assez longtemps pour savourer mon quotidien, et chercher mon prochain. Pour survivre, je me suis nourri de cette nourriture que l’on trouve dans ces bols en plastique, de livre et de dire. Je faisais ma digestion au milieu de ce tableau de couleur, ma tasse de thé à la main saupoudré d’un peu de spiritualité. J’ai beau avoir loger chez lui, l’autochtone au milieu de nulle part. Ils se cachent dorénavant à l’abri des regards indiscrets dans ces places loin de tout et pourtant dans la ville, si près de nous. Le moulin de prière stationné, le temps d’un verre de « Tsagammo » pour ce réchauffer, les derniers faits du jour sans trop en dire et ceux pour eux d’un au-delà meilleur…
Himalaya qui veut dire aujourd’hui séjour d’un demain sans âme. Car tout évolue trop vite et sans l’éducation on ne peut monter dans ce train effréné qu’est la vie à venir pour nous tous.
Ainsi va le cœur sacré de notre planète, qu’on le veuille ou non, une part de chacun de nous. Une part que nos descendance ne pourront comprendre qu’a travers les lignes de livre passe.
c.h
From central asia: L’integral
from central asia 01, Istanbul.
Me voilà bien arriver en terre musulmanne ancien territoire romain, byzantin puis ottoman. L'apréhension est au rendez-vous, mais pas le dépaysement, car je loge dans un hôtel francophone, cela n'est pas plus mal pour un début. La neige est au rendez vous et le maire à fermer les écoles par prévoyance certainement, mais aussi pour s'afficher à deux mois des éléctions municipal. Ici les gens sont prévoyant et leurs véhicules sont équipes de chaine. Le tramway patine et la vie tourne au ralentie. Malgré le froid j'ai fait le tour des monuments gratuit enfin des mosquées, d'abord avec le groupe, puis seul, j'allais jusqu'à dans les boutiques de souvenir pour me faire offrir le thé et ne rien acheté pour attendre l'ouverture du consulat ou d'un magazin, mais maintenant, j'ai quand même un petit bar atitré dans le grand bazar ou je ne me fais pas rouler et qui me rend service quand j'ai besoin de renseignement, parce qu'il y en a un qui parle un peu français...
Drôle de vision que de voir les coupoles des mosquées enneigés. Le contraste des vitrines de magazin de mode ou sont déjà étalé les débardeurs pour l'été et autres sous vetement léger. A l'heure de la nouvelle économie, les colis s'affèrent toujours avec leurs diables surchargés n'arrêtant pas leur va et vient à travers les rues les ruelles, même la nuit ils arpentent les artères de la ville pour rammasser les sacs plastiques et fouiner dans les poubelles à la recherche du petit truc qu'il pourront revendre le lendemain.
Dans le grand bazar les échoppes d'étoffes ou de souvenir ont laissé la place au objet plus dans le temps, en vitrine, les téléphones portables s'affichent sous leur meilleur forme ainsi que les vetements griffes ou plus particulierement degriffe. Comme en Angleterre en deuxieme page de leurs journaux une femme denude s'exibe ainsi que les clips video, la kli(p)tomania comme il appel ça ici relatant inlassablement les histoires d'amour sans fin de façon osez tout cela sous l'oeil d'Alla et de ces disciples sur terre. L'internet cafe ou se retrouve jeune et moins jeune devant le net pour tchater comme partout ailleurs sur la planete, la nouvelle façon de rencontre quelqu'un. A cote les accros au football, une trentaine de poste arme de grand ecran ou l'on peut jouer sur une playstation a soccer machin...
Malencontreusement on ma deja force une poche de mon sac fermer avec un cadenas ou j'avais deposer des affaires importantes, mais heureusement rien n'a disparue, alors elle restera ferme et mettrai tout dans mon duvet ou on pense moins fouiller . Sinon je me regale de þiþ kebab dans les petites restaurants de la ville et jeudi j'avais deja l'estomac en vrac comme si deux mois de voyage c'etait ecoule, ainsi qu'une grosse crise hemmoroidaire, drole de routard que je fais avec mes tuppewares de medecine. Je me suis initie au narguile avec un couple de français aupres duquel j'ai passe une soiree et ce n'est pas desagreable, fumer legere qui vous enivre dela saveur que vous choisissez auparavant, arome melon pour cette fois-ci.
Pour le visa pour l'Iran j'ai commence les demarches hier enfin on m'a remit les papiers a remplir et je dois y retourner demain pour deposer le dossier apres on a plus qu'a attendre.
Ce dimanche j'ai traverse le detroit du Bosphore en bateau et fait un grand pas pour moi en foulant le continent asiatique, mais rien n'a change pour autant. Ici la vie s'ecoule pareil qu'en face, petit tour car le froid a raison de moi et je passe souvent mes apres-midi dans la chambre d'hotel plus a regarder la television et les dernieres emissions françaises que l'on diffuse sous titre en turc qu'a apprendre mes phrasebooks pour la suite du periple. Pour communiquer j'ai aguerri quelques mots mais ça reste encore beaucoup du gestuel...
Voila pour les premieres news..
from central asia 02, drôle de chemin.
Auparavant, quelqu'un qui rejoigner la France a la Chine par la voie terrestre en 15 mois tenait de l'exploit, car en faite, il fallait souvent entre 02 et 03 ans pour rejoindre les 02 pays. Aujourd'hui cela nous parait fou. Aujourd'hui, les moyens de transport nous font traverser la terre en moins de temps qu'il n'en faut qu'au soleil pour faire son cycle quotidien. Ce qui nous ralentit aujourd'hui aux frontieres de chaque etat ce ne sont pas les chemins, les routes ou les autoroutes, ce sont les voies administatives...
Une nouvelle semaine commence et mal pour moi, je suis alle au consulat du Turkmenistan a vingt kilometres du centre d'Istanbul pour me voir refouler a 200 metres de l'hôtel ou je loge dans une agence de voyage qui m'annonce la couleur: 250 dollars le visa et 10 jours d'attente, alors on verra plus tard. Mardi c'etait au tour de l'ambassade d'Iran et la aussi 10 jours d'attente pour une enquete sur vous et apres on me dira oui ou non, ces drole comment 2 mots peuvent vous transcendez. Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir faire pour passez tout ce temps libre qui n'etait pas prevu, j'en ai rumine toute la journee et j'en ai profite pour aller au consulat de France me faire faire une lettre de recommandation (une sorte de laisser passer pour les voies administratives).
Heureusement que le soleil est de retour et la vie qui va avec, les marchands ambulant reprennent place sur les trottoirs autour du grand bazar, on trouve de tout le long des rues et je m'apercois que la vie des turcs ne se situe plus ici, mais autour de Taksim et sa rue pietonne tel nos champs Elysee. Une fourmiliere humaine au profit de la consomation et ce qui a germer ce sont les distributeurs automatique de billet (un tous les 100 metres) pour vous rapellez que le monde tourne par nos depenses. Ainsi que la ou reside mon hôtel, dans le quartier de Laleli, un va et vient permanent entre les camionettes ou les colis. Royaume de la frippe ou l'on achete au minimum par 100 articles. Ici un vocabulaire reduit a sa plus simple expression: #j'achete, je vends# dans n'importe qu'elle langue(turc, arade, russe, etc...) et une seul couleur le vert du dollar americain, pour l'anecdote, je dois être la seul personne au monde qui entre dans une de ces boutiques pour acheter une seule paire de chaussette, je suis sur qu'il aurait prefere un present venant de France que de la monnaie...
Donc je decide de partir decouvrir le sud de la Turquie. Me voila dans un bus pullman descendant toute la cote europeenne turc. D'un cote la mer de l'autre des champs a perte de vue et des villes champignons laissant les parpaings apparent et la tristesse de ne voir aucune fôret, aucun arbre.
Me voici dans le detroit des Dardanelles qui converge entre la mer de Marmara et la mer Egee et toutes son histoires. Lieux geostragique depuis que l'homme a invente la navigation. Transformer en champs de bataille de la premiere guerre mondial ou 500000 hommes y on laisse leur vie. Il n'y avait pas plus belle endroit pour rejoindre le continent asiatique par ferry boat. Çanakkale ou je suis actuellement, un semblant de ville meridionale occidentalise par ces commerces et leur devanture ecrit a l'europeenne. Le plaisir de s'attabler a une terrasse ensoleille et de deguster un cafe instantane (nescafe)et de bouquiner le dictionnaire turc ou un livre.
from central asia 03, de mare a mare.
Malgre des journees ensoleilles, les nuits sont tres fraiches et les hôtels ou pensions ou je loge pas chauffer parce que nous sommes sur un lieu estival et donc pas de radiateur. Pas d'eau chaude non plus, parce qu'ils sont equipes de systeme sur les toits fonctionnant a l'energie solaire, donc pas ou peux de soleil pas de douche. Alors je savoure le luxe de mon duvet sarcophage, la serinite qu'il procure d'avoir son petit chez soi au bout du monde...
Pour faire passer le temps, je suis partie faire une petite ballade le long des mers de Marmara, mer Egee et Mediterrane. Donc reprenons la ou je vous ai laisser la derniere fois. Lors de mon depart de Çankkales en attendant le bus, des dauphins apparurent devant le port et avec le soleil qui se hisser peiniblement ce matin la, faisait planer une atmosphere magique.
Izmir et les aleas du voyage, me voyant perdu les gens viennent vers moi pour m'aider et m'orienter. Les hotels cher a mon gout et crasseux. Bodrum et la riviera turc en hibernation, on retapppe, on restaure, on fait propre pour une nouvelle saison qui ne va pas tarder. Les autres echoppes sont ouvertes en attendant l'eventuel passage d'un touriste perdu. De voir ici qu'on peut acheter tout et n'importe quoi jusqu'a une heure avance de la soiree. Dimanche, 21h30 on peut encore se faire couper les cheveux. Il est vrai que tous les commerces sont equipes de la television pour faire passer le temps et biensur quand ce sont les hommes qui tiennent boutique ce sont les matchs de football qui prevaux. Vue la plus grande discotheque flottante, un catamaran transformer en une plateforme gigantesque pour aller danser au gres des courants dans un decors enchanteresque. Ensuite Marmaris et pour moi les journees restent les mêmes:
Lever, petit dejeuner: coca ou the et petit pain au sesame. Puis direction l'Otogare (gare d'autobus), le bus, toujours avec son même rituel. Apres le depart, le jeune stewart (appellons le comme ça) passe dans l'allee central avec sa bouteille d'eau de cologne, tout le monde s'en applique sur les mains et le visage et je vous dit pas l'odeur qui reigne par la suite. Puis toujours d'un serieux, il distribut un gobele avec au choix une dosette de tchai (the) ou kahve (cafe) et un petit cake, puis arrive le thermos et la tout le monde s'applique a sa maniere sur sa petite tablette devant soi a faire ses melanges. Me laissant bercer par le rouli du vehicule, ce sont les moments que j'aime pour revasser des dernieres lignes du livre de replacer leurs acteurs a travers le decors qui est reste intact a travers le temps, d'admirer les paysages et ils n'ont de cesse de changer. En ce moment ce sont les montagnes et sommet enneige d'un cote, la mer de l'autre. L'arrêt obligatoire on en profite pour vaquer a ces petits besoins. Ensuite vient la recherche d'un hôtel, ce qui est rigolo, ces que j'ai toujours ete habitue a être rabattu pour loger et ici il n'en ait rien, alors on se debrouille et on avance doucement, demandant dans chaque, un tarif et ce qu'il propose. Puis vient le moment dela ballade dans les rues des differentes villes etapes, pas de musee parce que plus cher pour nous les etrangers et je me preserve pour les plus beaux qui arriveront bientôt, pas de ruine ou autre site car souvent trop eloigne du centre et en hiver pas de moyen de transport pour s'y rendre. Pique-nique, lecture sur un emplacement ensoleille. En ce moment je lis: le devisement du monde, le livre de Messire Marco Polo qui conte ces traversees de Venise a la Chine et qui est reste une reference jusqu'au 19ieme siecle pour notre civilation. Puis un cafe internet pour finir les fin d'apres midi.
Avec le temps et ma barbe de quinze jours, les gens me prennent pour un local, me parlent en turc et attendant une reponse a leur question. La seul phrase qui sort de ma bouche est: {anlamiyorum} (je ne comprends pas). Par contre dans les commerces je ne dis rien et tend la monnaie, car s'ils s'aperçoivent que je ne suis pas turc. Les prix peuvent osciller de quelques milliers de Turkish lire (1 million de turkish lire = 0, 60 cts d'euro)...
Bientôt la reponse pour le visa et la suite du voyage. Je cherche un moyen pour avoir un visa pour les autres contrees sans trop galere et sans payer des sommes astronomique.
from central asia 04, Le soleil et les bonnes nouvelles .
Je desire commencer par une tres bonne nouvelle: J'aurai mon visa Iranien mercredi et quel joie de savoir que le voyage continue...
Revenons sur le voyage chronologiquement.
Le sud et ces recontres fortuites, le vieux patron d'un hotel aupres duquel je m'installe et m'offrant la tasse de the, me parle de Dieu et du paradis dans un anglais aproximatif. Avec l'alcolo du coin qui parle un excellent français, il me raconte comment il en est arrive la. Dans un quartier historique et deserite, le local me faisant visite guider pour quelques millions. Une famille de Kaiseri m'accostant pour une longue discution en anglais et d'une gentilesse comme il est rare de partager. Biensur on finit toujours en parlant de carpet et de kilim (tapis & méthode de tissage qui s'appliquait à plusieurs types d'objets de la vie courante des Turcs) dans leur boutique qui attend de faire peau neuve avant la saison, vous allez me dire que ces une façon detourner de commercer, moi je ne le crois pas. Le faite d'avoir du temps permet beaucoup de chose et de briser cette fameuse cage de verre qui nous entoure dans notre quotidien. Ailleurs c'est la patrone d'une pension qui m'explique sa peinture ses tableaux. Des petits flacons de parfum offert, on vous en retourne le double, le triple. Ma chambre, le balcon, un petit pot de nutella, les gressins (biscottine italienne), le soleil, quietude d'un moment unique devant mes yeux se deroule ces paysages magnifiques: Mer turquoise, grand voilier de bois et sur la toile de fond les montagnes aux sommets enneigees...
Me revoila de retour dans cette grande cite d'Istanbul, arrivant de Fethiye par bus de nuit et premiere mesaventure. Pendant la nuit on a visite ma veste et je me suis fait derober mon porte billet dans la seul poche que je ne cadenas pas avec une epingle, dedans 60 millions de turkish lires (36 euros environ), les boules, maintenant on ne fera encore plus attention.
Vendredi, la mosquee de Suleyman {le magnifique}, la plus grande de la ville l'une des plus belle jamais construite, avec plus de 3000 m2 de surface au sol et son dome culminant a 50 et quelques metres. Magnifique chef d'oeuvre de l'art Ottoman. J'ai decouvert les vieux faubourg autour de celle-ci laisser a l'abandon. Maison Ottoman en bois au sculpture effacer d'une conception d'un autre age et que l'on retrouve a travers toute l'asie central. Dans la rue recouverte de neige noir fondant au soleil reapparu, transforme les nids de poule en patogeoire. Pieton dehambulant avec le plateau sur la tête ou trainant la vielle cariole aux roues voilees. Avec le muezzin et l'heure de la priere qui retint, je me retrouve dans un moment imtemporel qui me fait voyager a travers les ages. Dommage que ce quartier d'ici quelques annees et le passage d'agent immobilier, revetra son triste habit de beton, de neon, de facade ou il y fera bon faire son devoir de consommateur.
Samedi, la bonne nouvelle a l'ambassade et une nouvelle rencontre: Laurence, française, 30 ans, voyageant seul aussi autour des pays limitrophes de la Turquie. La matinee et la soiree se passeront a partager nos point de vue et echanger nos informations. Pendant l'apres midi ballade autour de la mosquee Fatih avec Ertugrul (arthuro) un etudiant parlant tres bien l'anglais qui tient un cyber cafe avec ces freres et qui partage beaucoup de son temps avec moi pour m'expliquer la vie dans son pays. Quartier iranien d'Istanbul et des femmes toutes de noir vêtu allant dans les rues les sacs de provision a la main. Cela me donne un avant gout de ce qui va m'attendre. Jamais auparavant je n'avais vue une tel mixite religieuse entre les laics et les pratiquants dans les rues d'une ville et surtout sur la tenu vestimentaire de la femme, allant ici de la petite jupe et debardeur au fameux voile islamique. Pourtant tout le monde vaque a ces occupations sans ce soucier de son prochain. La mosquee se vide de la priere et nous rentrons dedans. M'apercevoir que dans celle-ci aucune barriere nous empêche de circuler et le regard pesant des gens sur moi, car peut de touriste viennent jusqu'ici. Elle est eclatante de peinture calligraphier (car le Coran interdit de reproduire toute image d'hommes ou d'animaux confèrant au décor toute son importance: ce dernier prime sur tout le reste, et cela en architecture, en céramique ou dans un livre, ... Les artistes mettant leur art au service de la religion ont dû se montrer créatifs : ainsi ils développèrent la calligraphie, la mosaïque, l'arabesque), les bancs des jardins tousses occupes, des enfants qui jouent et le soleil qui amorce sa descente. Voila comment ce passe mon quotidien.
Le reste du temps je le passe au cyber cafe avec Ertugrul et ces freres, ou il y a du passage et ou on refait le monde devant un the: L'Europe, l'islam, les filles. Des rencontres interessantes, quelqu'un ici connait une sommite politique iraniene pouvant au cas ou me procurer le visa en deux coup de fil, un autre ma renseigne au cas ou je desirai me rendre en Iraq sans souci et sans visa...
Me voila vraiment plonger dans ce voyage, car le debut d'un voyage comme celui-ci et le faite d'être seul peut vous faire douter et tout remettre en question. Mais pour moi ces derniers jours m'ont ouvert a la decouverte, au partage et a aller chercher plus loin..
from central asia 05, routine stanbouliote.
Istanbul me retient, elle ne veut pas que je parte, elle m'a adopte. Non sans rire ce sont des problemes de sante qui me retiennent ici, du au regime alimentaire trop gras dixi le docteur. Oui je suis alle voir un medecin local et francophone, ben oui pour pouvoir lui expliquer mes problemes, tres sympa je vous dirai comme la facture: 75 euros la consultation. Heureusement que je reste français même au bout du monde ce qui me permet de garder mes avantages sociaux.
Il faut dire que je suis un regime alimentaire un peu strique: Kebab au moins une fois par jour, ces ce qui a de moins chere et de nourrissant. D'ailleur je pourrai ouvrir un guide culinaire la dessus: {Sur ou manger le meilleur kebab d'Istanbul}.
Je vous rappelle au passage que sis kebap veux dire brochette roti tout simplement et il faut donc choisir sa viande.
Même ailleurs, on arrive a rentre dans des habitudes routinieres. Lever, matinee adminastive. Puis direction le consulat de France avec sa mediatheque ou j'y passe tous les apres midi. Repere des enfants d'expatries, d'etudiant turc apprenant notre langue, d'une communaute noir francophone qui vient chercher plus de chaleur que de culture et toujours des rencontres: Cette dame d'un certaine age qui vient s'asseoir en face de mois et m'obserse et me pose des questions. Est ce que je suis un orientaliste? pourquoi je voyage? qui finance mon voyage? Elle me sort un porte carte de visite rempli et vieux comme herode. Elle me donne des adresses, des numeros de telephone qui pourrai me rendre service, je les prends pour ne pas la vexer, car a mon avis au bout du fil, je suis sur de tomber sur les abonnes disparu. Elle, elle serait ici dans l'attente adminastive pour pouvoir circuler et continuer son livre qu'elle a commence. Tristesse plus realiste ou elle se retrouve la, sans argent et sans avenir. la France terre d'asile même a l'etranger...
L'hotel se met au français, car depuis que je suis la tout le monde fait des efforts pour me saluer en français: {Bonjour, comment ça va, comme ci comme ça}. Ici turc en transit, russe pour affaire, iranien et turkmene dans l'attente comme moi d'un visa. Voila même qu'on vient me voir pour prendre les infos que j'ai glane a droite et a gauche. En echange d'une nuit a Ashkabate en pay Turkmene et d'info sur l'Iran...
Un peu d'histoire maintenant, les routes d'Asie central:
Les voies humaines les plus anciennes et les plus frequentes du globe. Du a l'epoque a l'extremites des deux continents ou s'etait developpees de prestigieuse civilisation. L'expression route de la soie est apparue au 19ieme siecle, du a un allemand du nom de Ferdinant von Richtofen. deux milles ans avant notre ere, la route Lapis-Lasuli (pierre bleue, utilisée depuis l'Antiquité à des fins ornementales} allat d'Egypte a l'Afghanistan. Puis le debut reel du transit de la soie entre la Chine et la Bactriane au deuxieme siecle avant notre ere. Car depuis tout temps les routes avait leur importance dans l'histoire de l'humanite. Elles avaient d'abord une fonction economique, elles etaient des voies de conquete et vehicule les civilations a travers les arts. De plus de puis tout temps les pays desirent ce qu'ils ne possedent pas et donc il fallait deplacer tout cela a travers la route. Biensur elle s'essouflat avec l'arrive du traffic maritime...
L'histoire se perpetuerait:
Il y a deja plus de mille ans les sarrasins interpretaient le Coran a leur guise pour detruire ce qui ne croyait pas en leur prophete et ce sont surtout les chretiens qui etaient vises. Même un Calif se faisant passer pour prophete, embobiner des jeunes hommes en les laissant quelques temps dans simili paradis, ou il y avait des femmes, alcool et autre douceur en pouvoir en abuser. Pour ensuite leur demander de remplir une mission. Il n'avait point peur de mourir car il croyait rejoindre le paradis auquel ils avaient goute. Il y a deja plus de mille ans exister une forme de terrorisme et les kamikazes...
Le voyage maintenant toujours place sous l'egide des rencontres et du partage.
Ce soir je voulais fêter mon depart a l'alcool, mais la sante a eu raison et je resterai raisonnable. Car demain grand jour, direction pleine est et la frontiere iraniene dans la soiree de dimanche. Alors fini l'alcool, les manches courtes et le regard pose sur les filles.
Comme on dit pas de nouvelle bonne nouvelle. Je rentrerai en contact avec l'occident au gres des connexions. Je suis heureux d'être ici et de savoir qui me reste tout a decouvrir, même si le langage mettra un frein a tout ça...
Citation:
Si les mots voyagent, c'est qu'ils sont les premier bagage de tout voyageur. Ils lui sont presque aussi necessaire que sa respiration pour assurer sa subsistance quotidienne et pour atteindre des objectifs moins vitaux mais essentiel en ce qu'ils sont la raison même du voyage.
Louis Bazin
from central asia 06, l'Iran tout un roman.
Tout commenca samedi, apres les embrassades a l hotel
avec les amis d un instant. Direction l agence de
voyage pour attendre le bus et avec un echantillon de
parfum, je me retrouve avec 10 dollars d economiser.
Car il m indique l agence par lequel je dois passer
reellement, car lui aussi doit normalement prendre
quelques millions au passage. Avec un peu de retard on
arrive au bus, desilusion en voyant devant moi un bus
iranien de deuxieme classe kitche avec ces fleur en
plastic sur les toilettes et a l entre. Ma place
confinee entre un passage et la fenetre. Mais genoux
bloque sur le dosseret devant moi et je commence a
ronchonner en imaginant les heures a passer. Encore du
retard du a trois femmes qui commercent avec leur pays
d origine et veulent remplir le bus de leur achat.
Apres negotiation elles y arrivent et tout le monde se
retrouve devant car les bagages de ces dames occupent
tous les fauteuilles arrieres du bus. Depart, ainsi
que la discution avec mon acolite de voyage demarre
bon train, apres les presentations, je ne perds pas de
temps pour engranger un maximum d information et mes
premiers cours de persan. Les chiffres et le
vocabulaire de base. La nuit est deja la ainsi que se
fait deja sentir le mal au genoux. Pour nous occupez,
ils mettent le premier film iranien et moi vivre les
pires heures cinematographiques de ma vie: Rambo
version iranienne qui se fait prendre en embuscade par
ces satanes irakiens, tout le monde meurt sauf lui et
se retrouve prisonnier et il lui font subir les pires
sevices corporelle. Alors rambo, il s enerve, il
arrive a se barrer et avec sa cerbacane empoisoner, il
va tous leur casser la gueule a ces enfoires d
irakien:{ Vous la voulez votre putain de guerre} et il
les massacres tous. A la fin il se fait recuperer par
un helico et le plan final se fait sur le brassard
rouge porter sur son bras ou il serai marquer: Pour l
Imam, pour ma religion. L autre film culcul sur la vie
familiale iranienne, pas de chance car pas de lumiere
individuel pour pouvoir me plonger dans ma lecture.
Une fois les films fini, tout le monde s endort et il
reigne dans le bus une atmosphere incroyable, la
lumiere rouge du plafonier donne une ambiance ireelle,
un fond musical oriental, dehors il fait moins trois
degres, la neige a recouvert le decors et la lune bas
son plein de lumiere, magnifique moment de reverie.
Malgre le premiere arret nocturne je ne peux rester
assie a ma place attitrer et ne peux dormir, seulement
quelque minute de somnolance. Je decide donc de tenir
compagnie au chauffeur le reste de la nuit a regarder
le decors deffilant devant mes yeux. Le soleil se leve
et arrive l arret du matin. Le temps d un the et de
biscuit aperitif au fromage car pas attirer par la
nourriture etaler devant l oeil voyageur du voyageur.
Je reprends ma place mais pour pas longtemps et
prefere continuer le voyage assie dans les marches du
bus. Meme les toilettes sont remplis de bagage. Dans
le bus tout le monde m appelle par mon prenom, ici il
n y a que des iranien de retour dans leur pays, un
turc et un paume (moi). Deja la gentillesse de ces
gens se fait sentir et me retrouve inviter le temps d
un repas et impossible de payer, de refuser. Je m
essaye a la lecture mais les routes de montagne et le
cerveau pas reposer me font divaguer dans des
souvenirs occidental: Le dernier noel familial, les
derniers rires, les souvenirs passaient avec chacun d
entre vous. L apres midi arrive et encore 12 heures a
attendre. La recompense arrive en debut de soiree. Le
soleil amorce sa descente et s afiche a travers les
vitres du bus un des plus beau panorama du monde. Les
steppes desertique d Asie parcemer de petit village
perdu en font cette magnifique montagne arroser par
les rayons filtres et le mont Ararate se devoile
devant nos yeux, devant mes yeux ebahie par tel
spectacle, d une banalite pour certain, d une
extraordinaire chance pour un autre. Mais je suis sur
qu a travers mon regard ils ont su apprecier ce moment
unique. A savoir que c est sur cette montagne que l
arche de noe se serait echoue et je le comprends
parfaitement. La tristesse vient du transport pas le
temps de s arreter, si juste pour un poste de
gendarmerie et a la frontiere tant attendue. Corral de
barbele entre deux collines au mileu de nulle part.
Tout le monde descend avec ses affaires car le passage
se fait a pied, j imagine la suite tel que mon
imagination la vecu a travers ma culture televisuel
americaine. Nous voila traversant un corridor de
grillage de mirador nous surveillant et chien en
lesse. premiere guerite pour le tampon de sortie du
pays puis un autre controle devant cette porte
coulissante sur rail. Un metre l autre porte s ouvre
celle de l Iran, premier dounanier controle et me
lance un: {Welcome to Iran} et m indique le passage a
suivre, puis l immigration et me colle a mes amis de
voyage pour la fouille des sacs et la on m interpelle:
Please, ok for you no problem, you are tourist. Pour
les gens comme moi pas de probleme et je m apercois
que j aurai pu rentrer n importe quoi d illicite. Par
contre pour les iraniens fouillent complete surtout
pour celui qui revient des USA. Le bus nous reprends
apres avoir changer notre argent au black. On repart
pour quelques metres et la premiere ville ou nous
faisont halte pour manger. Moi je n en reviens
toujours pas de ce passage de frontiere si facile avec
tout ce que l on dit et ce que j ai pu imaginer.
toujours inviter pour le repas, me voila dans un autre
monde. La realite nous rattappe tres vite avec une
autre police qui nous arrete et qui prend tous les
passeport sauf le mien apres quelques questions. Et
voila que celui qui revient des States se fait une
nouvelle fois fouiller tout ses bagages et poser plein
de question. Il se fait meme prendre son permis de
conduire pour qu il ne puisse pas se deplacer en Iran.
Il n en revient pas de voir l accueil qu il recoit de
retour dans son pays et me fait savoir que son
gouvernement est tres mauvais...
Il est une heures du matin, je sers la main a tout le
monde sauf aux femmes avant de descendre du bus. Perdu
au milieu de nulle part, sans un mot en bouche, sans
plan en poche et sans un logement. Je me laisse
accompagner dans un hotel et je divage, conscient,
inconscient ou reve passager. Voila 40 heures que je n
ai pas dormit et trouve encore le temps d ecrire cette
lettre. pour me rappeller, pour ne pas oublier. Il est
2h30 heures du mat et je fais ma lessive, une douche
qui me parait miracle et m endort pour une tres tres
longue nuit...
Iran, East of Azerbaidjan, Tabriz
Le jour est deja leve depuis bien longtemps et je pars
decouvrir la ville, perdu dans les rues, ne sachant
pas un mot, ne sachant meme pas lire les chiffres. Le
hasard me fait arriver dans le grand bazar de la
ville. Choque culturel et vision d un autre monde.
Certainement le bazar le plus grand et l un des plus
vieux du monde. Ici reigne une atmosphere d un autre
age. Rien n a changer depuis des centaines d annee a
part l apparition de l electricite et de la grille
pour fermer boutique. Ici pas ou peu de touriste et
pas de: {Hello come in my shop}, mais toujours cette
gentillesse decouvert dans le bus. En dehors d
ustencile recent on trouve le coton encore blanc pour
faire les tapis, a cote le vendeur de couleur. Les
plus belles vitrines de commerce au monde sont ici, je
vous le dit. Miriade de couleur se chevauchant sur les
etalages. Comme calculatrice, le vieux boulier passe
de generation en generation et la balance romaine que
l on echangerai pour rien au monde pour le dernier cri
de la technologie. L aimabilite de me laisser prendre
une photo de leur boutique, de partager le the
genereusement offert (Ici on le boit a la sucette
comme dans le nord de la france c est a dire le sucre
coince dans le coin de la bouche), on m a deja propose
de boire une biere avec alcool, mais j ai refuse par
respect de leur tradition. Ali l azerbaidjanai, le
vendeur d antiquite tres business man et qui deteste
les musulmans me fait decouvrir de magnifique tapis de
sa culture et vielle montre gousset made in swiss qui
son arriver la lors des deniers echanges commerciaux
de la route de la soie. Le bazar, ancien Caravancerail
le long de cette route, abrittant les caravanes de
passage ou Marco Polo a sejourne six mois durant. J y
resterai 4 heures dedans. Je trouve toujours quelqu un
pour me parler anglais et m accompagner pour trouver
tel ou tel chose. A l hotel le soir je discute avec le
veilleur de nuit Iranien, mais Azerbaidjanais avant
tout, qui est heureux d approfondir son anglais et m
expliquer son pays.
Mardi, je trouve une librairie vendant un phrasebook
et pour ne pas changer l eternel the offert que je ne
refuse pas par peur d offencer. Ici on vent des livres
etranges et je pose la question de savoir s il n y en
a pas qui serait interdit, il me repond tout
simplement: {Moi je ne vend que des livres}...
L office du tourisme ou Nasser vous recoit dans l une
de ses huit langues parler. La chance que de pouvoir
converser en francais. il me donne mille informations
sur tout et me propose de me joindre a Yannick un
quebecoie de passage pour aller decouvrir une ville
troglodite au alentour de Tabriz. Une ville qui
ressemble a la Cappadoce du pays voisin, elle aussi n
a pas changer depuis la nuit des temps, hormis l
electricite et la brique pour agrandir la maison, au
paysage montagneux et enneige, magnifique. Retour a la
ville puis direction les petits champs elysee,
veridique. Rue pietonne de deux cents metres parceme
de bac a fleur de banc, de vitrine multicolor aux
enseignes occidental et les va et vient incessant des
filles et garcons. Le temps d un regard furtif, d un:
{you are beautiful} et du merci en retour. A 21h00
tout le monde s en va pour retourner chez eux et
regarder la television par satellite, avec la parabole
cacher sous les draps sechant perpetuellement. Nous
voici dans l ecole ou les filles aprennent l anglais,
rendez vous pour rencontrer, pour raconter notre pays,
notre liberte et se faire assaillir de question. Ici l
homme occidental blanc est un Rickie Martin en
puissance. Les cheveux cacher par le foulard vous
laisse seulement decouvrir un visage, un regard, leurs
yeux noirs, vous envoutant et ou vous vous laisseriez
ensorceler le temps d une nuit, le temps d une vie...
Repas typique americain, puis cinquieme passage dans
la rue des regards perdus. Ici depuis un an plus de
liberte pour les filles. Elles peuvent se mettre en
sandale l ete venant ainsi que laisse paraitre le
verni a ongle. Elles ont le droit de remonter
legerement le manteau (manteau ici est le chador) pour
laisser deviner le jeans taille basse a la mode. Ainsi
que de remonter le foulard pour faire paraitre la
meche de cheveux...
Je suis retourne dans le bazar le temps de prendre
deux pellicules d image incroyable. Le soir venant de
retour dans une autre ecole linguistique entourer par
toutes ces filles par tout ces regard, je n y crois
pas apres tant de mauvaise lecture sur leur pays.
On me propose un poste pour etre prof de francais a 12
euros de l heure. Moi qui a l ecole faisait plus de
quarante fautes dans une dictee, je peux me retrouver
a enseigner la langue de Moliere. Je vous promets que
je suis tente par cette offre, avoir une classe de 43
eleves dont seulement 3 garcons. Une iranienne parlant
francais voulait me rencontrer, le soir venant me
voila dans les rues de la ville la mere nous
chaperonnant et demande si vraiment cela ne risquer
rien et me repond que non pas dans tous les quartiers
biensur, elle me dit qu avec le leste que donne le
gouvernement, la police des moeurs, exquive la tete
pour ne pas voir. Elle veulent m offrir quelque chose
et ne sachant quoi me retrouve avec des patisserie
iranienne pour une semaine entiere, de passage a l
hotel je leur fais cadeau de cosmetique venant de
France et fait plus d une heureuse. La nuit dans ma
chambre ressemblant a celle d un monastere, j eprouve
mon premier moment de blues. Sachant que je ne viverai
pas cela tous les jours. Je vous dirai que ce que je
vie actuellement, ressemblerai a cette pub pour une
voiture. Ou le proprietaire demande les sensations que
son collegue a ressenti en la conduisant et celui ci
lui met une grande claque dans la tronche. Voila a
quoi ressemble ces premiers jours en Iran.
Voila la vie extraordinaire qui s est ouvert a moi...
Je ne sais pas si j aurai l occasion de retrouver le
net aussi facilement mais qui est tres long pour avoir
une connexion. Je vous dis a bientot pour d autre
nouvelle au pays des mille et une facette.
Quelques chiffres avant de vous quittez: Ici la vie ne
vaut rien, l hotel s est 2, 50 euros, un repas complet
2 euros. La boite de 250 grammes de caviar 8 dollars.
Avec 1 euro, je dis bien avec 1 euro en allant a la
pompe a essence on vous sert 15 litres de super ou
bien 55 litres de gasoil. Avec ce meme euro vous
pouvez faire 40 aller retour en bus dans les villes.
On m a confirme ce chiffre sur la prostitution de plus
de 80000 filles sur la capital iranienne et me voie
retorquer: {Nous sommes musulman pas taliban}.
from central asia 07, la route continue.
Me voila sur la capital iranienne. En arrivant j'avais cette aprehension d'arriver dans cette jungle urbaine de plus de 14 millions d'habitant. Barre d'immeuble que dis-je barre de beton sans fin se melangeant avec l'horizon polluer. Arriver dans cette grande ville sans info, juste une adresse sur un papier qui m'oblige a payer le prix fort pour arriver a bon port...
Mais revenons tout d abord sur les jours precedents. En partant de Tabriz, je me rends compte que Nasser et moi avons une connaissance commune: Pierrette d'abm et racontant ma soiree de la veille, il me demande si je n' ai pas quelques cosmetiques pour sa compagne, me voila aussi a offrir des jouets pour les enfants d'un ecrivain et pour me remercier, m'offre un poeme caligraphier en persan, signer pour moi, il dit: {le monde est un jardin de fleur, il y en a q'une seule qui m'interresse, c'est toi}. Partant pour de nouvelle aventure, je me retrouve toujours surpris par une rencontre. Vieux bus Mercedes pour Ardabile, 200 kilometres pour 1 euro, on va quand meme pas se pleindre, avec les portes gobeles accrocher en l'air attendant l'heure du the. Encore la chance d'avoir un passage qui parle anglais et qui fait tout pour moi. Hotel sympa et rencontre devant le mausolee recouvert de sa mosaique bleu un local parlant francais. Tour de la ville, premier resto ou l'on deguste une sorte de compote local, comme de la patte de fruit mais sans le fruit. Deuxieme resto pour decouvrir une soupe au yahourt specialite d'ici, avec du riz, poix chiche, herbes et huile d'olive, pas mauvais. Ensuite je cherche un resto pour prendre mes cachets et repas plus complet. Deux prof d anglais m'accostent et me retrouve apres le resto pour m'emmener dans un de leur endroit pour fumee le narguile, plateforme sureleve recouvert de tapis ou l'on se delasse sur les cousins, atmosphere enfume au arome de fruit des tabacs aromatises, on se dirai dans tintin et le lotus bleu mais sans l'opium juste du tabac aromatise. Ils savent que je voulais manger l'Abghuss, sorte de tajine a la sauce iranienne et me voila parti pour mon quatrieme repas de la soiree. A chaque fois on refuse que je paye, que se soit le resto ou le taxi. Je pars pour la Caspienne et le reve de deguster du caviar au bord d'une marina au soleil mais sans vodka. Tristesse du decors qui a drolement evoluer. Le long des routes parcemes de detritus, les villes et villages traverses laisse afficher de grand panneau, ici point de monument au mort, mais des visages d'homme peint, mort en martyr pendant la guerre Iran, Irak ou des peintures mural, representant une marque ou rendre hommage a Allah. Apres les steppes voici les forets verdoyantes arrosees par des pluies quotidiennes. Je me retrouve comme dans le jeu de la chasse aux tresors. Je me fais larguer au beau milieu de nulle part. M'en voulant un peu de me retrouver la et d'avoir quitter six jolies iranienne dans le bus. J'avance avec mon sac sur sa charette, en bougonnant. Quelqu'un me rattrape en moto et me demande en anglais ce que je fais ici, je lui tends la carte et lui dis que je veux aller sur ce point. Il me dit OK et arrete un taxi, puis nous voila partie. Le taxi et moi meme, nous nous comprennons pas et s'arrete dans le centre d'une ville pour chercher quelqu'un qui parle anglais et voila l'attrouppement autour de moi. Un notable de la ville me raconte son histoire et me trouve un prof d anglais pour m'acompagner toute la journee, Ali le chauffeur est requisitionne pour l'occasion meme si cela me coute quelques rials. On passe prendre la femme du prof et nous voila sur les routes longeant la Caspienne, loin de mes reves je decouvre le village vacance recouvert de bungalows peint de couleur vif, ressemblant a Berck plage, la mer du nord, le vent, la grisaille. Le prof nous invite a boire le the mais nous interdit de rentrer chez lui alors on le deguste assit dans la voiture reste garer devant sa maison. Ici pour l'hotel je suis oblige de me faire enregistrer au poste de police. La soiree se passera dans ma chambre, partie dans une longue discution avec le prof qui pour l'occasion m'offre un chapelet religieux. Il me parle du hasard sur notre rencontre, d'Allah et me questionne sur mes idees et du contenue de mon sac.
Repartir sans cesse vers de nouveau point choisi sur ma carte, voiture, puis toujours cette nouvelle personne qui m'acompagne pour pouvoir avancer et traduire ce qu'on me dit. Massoleh, le village dans la montagne, le village sous la neige qui doit etre noir de monde l'ete et ou l'hiver on prepare les nouveaux articles a vendre: Sasami, graine de sesame melange au du sucre et du miel. Les petites babouches en cuir pour accrocher a son pantalon ou a son retroviseur de voiture, les articles en fer forge cotoyant les souvenirs made in Taiwan. Le resto du moment, interieur de nos maison d'il y a plus de cent ans. Le poele au mileu, les parents assient autour dans leurs vetements uses d'avoir ete lave a la riviere battu par le bois, les murs noircis par le temps et la fume, les vielles nappes cirees, les photos d'un autre age, la deco kish comme dans la chanson {chez la mere a titi} de Renaud, me fait prendre du bon temps seul avec le narguile en guise de deliriumtremens, seul luxe qui nous rappelle notre epoque la television noir et blanc ou l'on diffuse les match de football anglais.
Sur la route a travers la vitre du bus, les camions americains deffilent, entre les voitures iranienne, la saipa 5, notre bonne vielle renault 5 remit au gout du jour avec ces elargisseur d'aile, ressemblant a la fameuse turbo 2 mais les chevaux en moins et autre modele de ces peugeot: 505, 405 et 406.
Teheran sous la neige, comme les autres capital du monde, ou l'on vie a deux cents a l'heure. Ici pas de code de la route comme dans tout le pays d'ailleurs et ces la loi du plus fort qui l'emporte au carrefour. Les ambassades enfin trouver a l'autre bout de la ville, ou je perds deux jours et l'espoir d'avoir un visa dans une semaine. A l'hotel qui se trouve dans la rue du pneu, repere de touriste nippon ou la vie s'ecoule dans le couloir a se donner les dernieres infos car les chambres de 1'80 metres sur 1'50 metres ne servent juste a deposer nos affaires et a dormir, je reste dans quartier ne trouvant rien d'extaordinaire...
Pour patienter et passer le nouvel an musulman, je suis descendu a Ispahan, ou le jour de mon arrive je n'avais envie de parler a personne ou de repondre a toujours a ces: hello, si gentillement lancer. Magnifique ville ou je retrouve les japonnais laisse a Teheran. Tout le monde dans le meme hotel, repere de touriste a la barbe couleur baroudeur d'un jour. Moi j'ai la chambre la moins chere: 2 euros, ces la carpet room, juste un tapis, une couverture et une table basse ou repose le Coran, cela me suffit emplemment.
Partie a la decouverte de l'une des plus belle ville du monde a travers une architecture qui a su traverser le temps au milieu des magazins fashions et des etalles a souvenir eparpiller autour des monument de la ville. Le bazar surdimensionner, allant de la ruelle au tissus ou l'on se bouscule pour rejoindre celle des maraichers et finir seul au milieu de ces murs portant tant d'histoire laisser pour l'heure de la priere. J'aime retrouver l'endroit ou l'on vend les epices, l'odeur qui y reigne, ces couleurs entreposer dans les sacs et me dire que c'est la seul chose qui reste de la route de la soie qui n'a pas completement disparu.
Pour moi tout va pour le mieux pour l'instant, la vue, le decor, les rencontres toujours la ou les memes questions reviennent sans cesse: Mon pays, mon age, mon metier, si je suis marier ou celibataire et pour finir sur la question tabou: Comment ce passe les relations amoureuses entre hommes et femmes occidentaux.
Vous dire aussi que le plus gros billet en Iran est de 10000 rials, ce qui represente 1 euro, alors au moment du change je me retrouve avec un peu plus de 200 billets dans la poche ces liasses me faisant passer pour un trafficant ayant reussi un gros coup.
Portez vous bien et a bientot pour d'autre news...
from central asia 08, Amplitude, la vie du voyageur.
Semaine tres enrichissante. Ispahan la belle que je n'ai eu le temps de visiter entierement et mon premier jour grincheux, pourquoi? je ne sais pas, pas envie de parler, pas envie de repondre a tout ces: Hello, witch country?, pas envie de parler le farcie pour commander a manger et rester le ventre vide le temps d'un tajet, pareil pour les taxis, ce qui differe des autres pays, lorsque vous descendez du bus on vous saute au cou pour vous rabattre dans tel ou tel hotel, ici aussi il n'en est rien et doit me debouiller, un chauffeur de taxi collectif aura raison de moi et heureusement car je n'ai jamais d'adresse ou loger lorsque j'arrive dans certain lieu. L'hotel et sa carpet room que j'ai du quitter pour rejoindre le dortoir mixte, pour les touristes. Une chambre de cinq avec tous un point commun, nous voyageons tous seul, pour beaucoup c'est la premiere fois que des occidentaux se retrouvent depuis quelques semaines voir quelques mois et cela fait du bien parfois. L'une des plus belle place du monde s'ouvre a moi, magnificance d'un jardin entourer par ses mosquees et son palais, le temps de s'asseoir pour profiter de l'heure de la priere et deja on m'interpelle, le temps de parler anglais de se retrouver devant un the et Masdak se presentant a moi: Un gars de 43 ans qui a beaucoup vecu, entre la guerre Iran Irak, au probleme Palestien, jusqu'a la clandestinite en Suisse pour echapper a son regime, arreter deux fois pour avoir bu de l'alcool et fumer de l'opium et parlant un tres bon francais. Aujourd'hui, il ne peut travailler pour un organisme d'etat pour faire accompagnateur et doit survivre par des petits boulots. Je passerai trois jours avec lui a parler de tout et de ce qu'il ne peut dire ici, sans etre compris au regard de monsieur tout le monde cherchant lui la vie facile comme par chez nous.
Les jours se suivent et j'arpente le meme trajet pour faire des photos et me faire voir pour que l'on m'accepte avec ma boite a image et d'avoir la chance de la pose du moment du passant, des passants fieres d'apparaitre sous leur meilleur jour. Toujours dans les lieux historique, je ne peux rester seul pour savourer ces moments, car il y a toujours quelqu'un pour vous interrompre et vous poser des questions, ainsi va la vie du voyageur.
Samedi 20 mars 2004, 10 heures 18 du matin... Happy new year et oui le changement d'annee pour eux ce fait a cette heure si, encore une histoire d'astre, nous sommes en 1300 et quelques. Pour nous voyageur rien ne change si ce n'est que tout va etre fermer pendant une semaine. J'aurai la chance de pouvoir partager le repas avec la famille de Masdak. Appartement avec un sejour plein de canape pour recevoir, recouvert de tapis ou l'on mangera pour ce premier jour, les femmes biensur restant a la cuisine.
De retour sur la capital pour les fameux chemins administratifs. ou je me retrouve sur le bord de la route, assie sur un tabouret pliant la vielle triumph entre les genoux a remplir ces formulaires de demande de visa ecrit en russe et en anglais car le local ne comprend rien, moi non plus d'ailleurs. Mauvaise nouvelle pour le visa de transit turkmene, il me faut une lettre de recommandation assez speciale qui ne plaira pas pour autant parce qu'elle est signe par le vice consule, celui-ci etant en vacance pour deux semaines, alors j'ai laisse tomber, j'essayerai a Masshad ou trouverai une autre solution pour arriver a bon port. On ne peut rien faire car tout est ferme pendant cinq jours, nous laissant le repit de deux jours a chaque voyageur pour joindre son ambassade de destination et leur visa, je me demande comment une fete comme celle-ci n'est pas arriver en France...
Les journees sont identiques, on se leve, chacun vaque a ses occupation et l'apres midi tout le monde se retrouve dans le dortoir a raconter son histoire, parfois jusqu'a des 4 heures du matin. Ce qui est rigolo, ces que tout le monde se suit, nous sommes plusieurs a avoir commencer d'Istanbul sans s'etre vue et nous retrouvons a travers un hotel commun d'une nuit. Comme j'ai le temps, je vais vous raconter mon sac, mon quotidien, mon intimite. Mon sac a dos de 90 litres remplit a rabort et me dit que je n'ai rien: Un sac de couchage pour les nuits froides qui aujourd'hui va plus tot m'encombre car en une semaine, on est passe du zero et la neige a plus 25 degres, un drap orange a l'ephigie de Buddha pour les lits qui ne serai pas propre.deux boites pour recevoir mes 70 films d'appareil photo, ainsi qu'un peu de matereil. deux boites pour transporter ma medecine, mes medicaments me rappellant bien mes origines. un quart pour boire le the, une gamelle au cas ou j'aurai a faire ma cuisine, en ce moment elle est occuper par les derniers echantillons de parfum et deux gourdes plastique hight tech pouvant etre chauffer. Un sac plastique (decathlon) blanc pour recevoir mon pantalon, ma chemise, mes deux t-shirt et sous vetement. Un autre marron (fnac) avec un savon faisant aussi office de mousse a raser, de schampoing et de poudre a laver le linge, un rasoir jetable, une brosse a dent pour les dents, une autre avec le manche couper pour me nettoyer les ongles et dentifrice. Un ciseau coupe ongle marchant tres bien pour couper la barbe ou autre. Un pot de creme nivea pour la peau et les chaussures, car elle aussi on le droit d'etre entrenue meme s'il est ne sont plus etanche, une paire de sandale. Une petite bibliotheque de 7 livres et 3 translates pour pouvoir communiquer, j'oubliais, le papier toilette, car je ne suis pas encore capable de me laver les fesses a l'eau froide du jet. Voici le resume de quelques articles lu avant de partir sur l'Iran
Pays ou la contradiction est reine. Les fils et filles de dignitaire logent dans des immeubles ou on a acces uniquement par le garage et sans visavi comme cela ils peuvent vivrent a l'occidental, les paraboles caches sous le linge ou sous les toits. Il est interdit de se reunir dans la rue mais il possede un stade de football de 100000 places. Dans la rue il vous est interdit de parler a une femme si elle n'est pas de lien de parente, sous peine de finir au comissariat des moeurs. La majorite pour les filles etaient atteinte des l'age de 12 ans et ce trouver confronter au même loi que les adultes ainsi que la peine de mort. Heureusement et encore, aujourd'hui elle a ete repousse a 16 ans. De savoir qu'un homme qui a commis une agression sur une femme sera puni de mort, mais la famille de cette dite femme devra verser un tribu a celle de l'homme pour pouvoir subvenir a son absence. Autant dire qu'ici un homme vaut deux femmes. Tout cela existe depuis 1979 avant les hommes et les femmes allaient dans des ecoles mixtes et n'avait pas a ce voile. Toute cette revolution pour un changement mal interpreter par les gens du peuple qui croyait en plus de liberte. Vue des mes yeux de touriste, je n'ai pas le sentiment de ressentir tout cela, ce que je vois dans la rue au quotidien est la meme chose que je vois par chez nous, il faut vraiment rentrer dans l'intimite d'une vie pour ce rendre compte qu'il y a un grand fosse entre les hommes et femmes et beaucoup d'hypocrisie. Pour les coutumes, il ne faut jamais dresser son pousse comme nous ferions pour dire Ok, ici c'est une insulte comme ci nous dresserions le majeur vous savez pourquoi. Meme s'il ne sont pas propre. Il ne faut jamais se moucher dans un restaurant, car vous verrisez tout le monde se lever et quitter ce lieux.
Une semaine de passer et enfin je retrouve le net. Quoi de neuf, plein de chose, le visa Ouzbeck en poche, je quitte Teheran. Avec cette rencontre dans le bus de nuit pour Shiraz de 4 Afghans descendant plein sud et tentant leur chance a Dubai. Je n'en revenais pas de voir tant d'entouthiasme a travers leurs regard, j'avais tant de question a leur poser et j'ai juste pu leur dire: C'est tres difficile et bonne chance. Le reste de la discution se fera gestuellement Il m'ont meme offert de leur repas dans le bus. Je n'en revennais pas de voir tant de foie dans une expedition pareil et probablement vouer a l'echec. Le bus se vide, pouvant m'allonger, regardant a travers la vitre, le desert, les etoiles et pour la premiere fois posant plein de question a Dieu, celui que j'avais laisse au profit de ma vie d'occidentaliste et ces quelques lignes qui me son venu:
L'espace est un grand livre au page blanche, la vie sur terre s'ecrit difficilement sur l'une d'elle. Dechirer la pour la reecrire, Oh mon Dieu...
c.h
Descendant du bus, je prends une photo pour me souvenir et ils m'offrent une carte de voeux dedicacer, il n'y a pas plus beau cadeau que ces quelques lignes ecritent. Je ne perds pas de temps pour rejoindre: Persepolis, elle a ete rebaptise: Iran Disney Resort. J'ai mal choisi mon jour pour venir visiter le vendredi du nouvel an. Bouchon sur la route, la queue partout et des gens venu ici plus pour s'exiber que pour parler architecture ou histoire. Camescope a la main pour filmer la petite famille habiller dans les derniers hahit a la mode. Mode a tendance americaine, meme si sur les murs de beaucoup de ville on prone l'antiamericanisme. Les lunettes de soleil sur la meche de cheveux depassante du foulard. Pour les hommes, chemisette, jeans, les lunettes dernier cri et tres important l'oreillette du portable en vue. Ne respectant rien, marchant sur les collones ou s'asseyant partout pour cette sacre photo souvenir. Les vendeurs de saloperie s'etalent les un derriere les autre, vendant du made in china. Les boules pour moi, moi qui croyer partager mes lecture avec des passionnes, encore une fois je me suis trompe, pas de chance pour la tranquillite car ici aussi il y a toujours quelqu'un pour vous interpeller. Au faite, j'ai oublie de vous dire que c'etait magnifique, mais a l'allure de tout ce passage, il ne restera plus rien dans quelques annees. Un peu d'histoire: La Mesopothamie, Babylone et sa fameuse tour. {Batissons-nous une ville et une tour dont le sommet penetrera les cieux, faisont des briques et cuisons les au feu}. Ce fut l'invention du materiel fabrique et la production en serie 2200 ans avant J.C. Grace a quoi les projets de l'homme ne seront plus conditionnes par la nature. Comme quoi lorsque l'homme invente n'a pas de limite et ce croit maitre du monde. En revenant je veux quitter cette ville aussi vite que je suis arrive, pas de chance car tous les bus sont plein pour les 24 heures a venir. Alors je vais en ville trouver un hotel pour la nuit assez cher car tout est complet. Ici les iraniens de passage transforment les jardins publics en camping, plus une place pour poser sa tente, alors on fini sur le bord de la route ou sur le parking sous un soleil de plomb et la temperature avoisinant les 35 degres. Demain Yazd, puis Masshad et encore un mois de passer. Je crois vous avoir tout dit, prochain message, je pense dans deux semaines en Ouzbekistan si tout va bien...
Petit lexique pour survivre: Pipizamzam= Cocacola, Chikchok =Bounty, Chikchak ou Tak tak= Kitkat, Metro = Mars.
from central asia 09, sur les traces de l'Imam Husseyn.
Bonne nouvelle le billet de deux euros vient de sortir, on aura les poches plus legere. Oublier de vous dire que sur Teheran, j'ai pu deguster ma premiere glace au safran. Faisant le tour de la ville by night en voiture et m'apercevoir qu'il n'y a rien pour les jeunes. De vous dire que le gpl est gratuit pour les taxis Vu dans une vitrine de magasin de photo un appareil nazi de la Luftwaffe antiquite qui n'est pas a vendre. La chance du hasard et des rencontre toujours fortuite et me faisant avancer jour apres jour. un pilote d'avion me renseignant sur les voles pour l'Ouzbekistan, un japonais se retrouvant bloquer par le meme visa que moi et qui a seulement un budget de 3 dollars par jour, ce nourrissant d'oeuf, de pain, de tout ce qu'il peut trouver a pas cher. Un francais revenant d'Afghanistan me renseigne au cas ou et tout cela tous les jours au hasard des questions qui se posent...
Quelques nouvelles d'actu sur la ville de Bam, selon les gens que j'ai rencontre et qui si sont rendu: Une vrai vision de desolation, d'apocalypse. Des tentes monter a la hate sur les ruines des maisons. Des ouvriers sont deja a la tache pour rebatir la forteresse, leur budget est deja debloque, laissant le peuple de la ville dans un desespoir et un mecontentement sur les millions collecter a l'etranger qui ne sont jamais arriver jusqu'ici.
Shiraz ville des poetes Saadi et Hafez ou je vous avais laisse la derniere fois, tour de la ville de sa mosquee recouvert de sa mosaique faite de million de petit mirroir, les fideles viennent embrasser le shirine (tombeaux) s'en allant a reculons. les femmes dans une cour adjacente regrouper pour papoter, boire le the et fumer le galion (narguile iranien). Oublier de vous dire qu'a Persepolis, les pierres vestiges d'une autre epoque sont recouvert de tag neo retro, signe pour l'eternite a toi paulette l'amour du moment ou le souvenir d'un connard sans education ( j'suis venu, j'ai vue, j'ai ecru). Dans ce vieux bus mercedes le long des routes, je regarde les R5, les 2cv, donnant un air nostalgique de france des annees soixantedix. La police surveillant tout cela a bord de leur vaiseau Mercedes 240 (ca rigole pas ici). Dans les oasis, les derniers nomades ont troque leurs chameaux pour des pick up bleu toujours aussi charger.
A l'heure ou tout le monde sort de boite par chez nous, me voila arrivant seul a la gare routiere de Yazd, on m'avait dit pas de probleme lorsque tu arrive tot, tu squatte la gare routiere en attendant le jour. Cela doit marcher pour toutes les villes sauf celle-ci. Je m'installe dehors sur le banc en beton ouvrant mon livre de farcie, le temps d'apprendre quelques lignes pour ne pas m'endormir, surveiller le soleil apparaitre derriere les montagnes et attendre un nouveau cycle hotellier. C'est rigolo de comprendre quelque brive de phrase des discutions voisines. Le va et vient deposant leur lot de passager et la silhouaite de deux sac a dos se detachant du groupe, savoir que je ne finirai pas la nuit tout seul assi ici. Cette phrase qui retint {wich country} et qui prend une autre forme lorsqu'elle est dit par deux occidentaux. Valentin et Raoul, deux roumains en ballade comme moi. Toujours les meme questions et le plaisir partager du moment. Autre bus et autre arrive: Tomoko une japonaise voyageant seul depuis 5 mois ce joint a nous. L'attente prend une autre forme, plus joyeuse et s'atablant dans un petit resto pour nous rechauffer devant un gobelet de the. L'arriver du soleil naissant sur ces plaines desertique et montagne au sommet enneigees. Nous prenons la direction de l'hotel marquer sur un guide. Pour ce retrouver dans toutes ces villes pas de probleme, vous demandez la rue Khomeini et vous etes sur d'arriver au centre meme de toutes ces aglomerations. la visite de la ville se fera avec mes deux comperes du moment. Ici la vie a garde son image classique d'une ville de province et pas de vendeur de souvenir devant chaque monument. Pas de separation dans le bus pour delimiter homme et femme. Celle-ci d'ailleurs non point peur de vous regardez, de vous sourire et de vous parlez. Deux d'entre elles me demanderont d'ecrire quelques lignes sur un carnet, je me permets d'ecrire une phrase gentil en anglais une autre plus coquine en francais. Ces differents sites, dont la tour du silence, plus beau sur la photo qu'en vrai. Ressemblant au decors de la guerre des etoiles laisser a l'abandon. Je reste longtemps a regarder ce vieux assit par terre se deplacant avec l'ombre du transfo sur lequel il s'appuit pour faire ses panier ou plateau en osier. Rien ne le derange pas meme les passants, abile de ses mains, de son savoir faire, de sa vue disparaissant. Je reussi a l'interrompre pour une photo, reclamant son due comme faisant parti du decors. Au info du soir le Michel Chevalet local nous montre la derniere technologie iraniene ou comment monter la surprise d'un oeuf Kinder...
0h40, ma chambre, sa vue. La chemise ouverte a la fraicheur d'une nuit etoile: dans la rue retint la musique s'echappant du chapiteau librairie, recouvert de temps a autre par le va et vient d'un de ces 100 cc. Au fond les deux minarets eclairer de vert, comme un phare dans la nuit au milieu du desert annoncant l'oasis aux caravannes derivantes. Les puits de ventilation pour refroidir les maison au facade de terre remede contre les grosses chaleur d'ete. Technologie d'un autre age. Les feux de circulation misent en veille, libre de tout rappel codifier. Sous les projecteurs eclairant la facade de la mosquee recouvert de sa mosaique turquoise, ressemblant au mur des vent de jaipur. Ces femmes toute vetu de noir profitant de ce moment de liberte, se prenant en photo devant la fontaine ou les jets se sont calme, laissant refletter leur silhouaite sous la lumiere chaude de l'eclairage publique. Les imaginant dans un avenir admirer cette photo prise sous mes yeux. Dommage que l'obscurite m'empeche de voir leur sourire. Deux trois passant venu feter cette nouvelle annee en ces lieux. Le vendeur de glace glanant les derniers rials d'une famille tardivement passer. Les hommes coucher, le gerant de l'hotel preferant la lucarne televisuelle. Les jeunes sur leurs motos stationnant devant le banc publique squatter par d'autre n'ayant pas d'endroit a eux. Derniere ballade romantique pour deux amoureux sur leur deux roues. Dans la voiture un autre couple bravant l'interdit, partant dans un langoureux baiser. Voila la vie qui s'ouvre a moi, savourant la paix, la quietude de cet instant. Je ne veux m'endormir, laissant ce decors disparaitre dans l'oublie du sommeil...
Traversee du desert Iranien, sans le stop and go que je souhaitais par peur de ne pas retrouver de bus pour ma prochaine destination.
Mashhad: Bienvenue sur la planete chiite, ville sainte, ville du safran, ici on ne vous demande pas votre pays mais votre religion. Je trouve hotel a bon prix parmis les nombreux qu'il y a pour les pelerins. Trouve sans trop de difficulte les ambassades qui m'interessent, la queue, bousculade et toujours les meme reponses. pas de chance encore une fois tout est ferme pour quattre jours. Je pars a la decouverte de la ville. De voir que tout est en construction, minaret de beton et les coupoles gloques attendant leur facade de mosaique. Faisant le tour de la mosquee en deux heures, je fais un tour du monde. De ces boutiques ou l'on ne vent le kit complet du bon pelerin de ces chapelets made in China, des reproductions de l'Imam Ali bien portant remit au gout du jour comme chaque idole dans chaque religion, des marchands de bague trouvant leur place au milieu de chacun d'eux et des photographes avec leur decors de carton pate representant la grande mosquee ou les photos sont interdites. La moto discomobile religieuse, les pelerins squattant le pave, le cheik suivit de ses trois femmes. Et la, le rassemblement d'homme et d'enfant revetu de leurs chemises noirs et la terrible ceremonie expiatoire, ou ils se flagellent aux chaines pendant une heure au rythme des tambours et au son de l'Imam chantant Husseyn le martyr, un jeune est la pour asperger d'eau ces disciples d'Alla. Par la suite ils forment un cercle pour ce taper la poitrine, se tournant vers la mecque en pleurant en coeur. J'allucine, me retrouvant seul blanc au milieu de tout cela. Je vais visiter la grande mosquee et failli me retrouver coince pour l'heure de la priere ou chaque metre carre est recouvert de tapis, chaque cour, chaque salle. Je suis le fanatique pelerin male venant psalmodier des prieres. Dans ces aller et venu, je me retrouve dans la bousculade pour pouvoir toucher le tombeau a la coupole d'or de l'Imam Reza mort en 819 empoisonne. Les regardant baiser les portes de cuivre dore, salle recouverte de la plus grande mosaique de mirroir que je n'ai jamais vue. Ne disant rien, faisant les meme geste au cas ou je serai montre du doigt, avec ma barbe et tous ces rites, personne ne souci de moi. Mashhad ville du safran et au restaurant ou je vais tous les soirs pour un repas que je n'arrive a finir pour 3 euros, ici comme ailleur pour passer le temps on casse le sucre avec un marteau de metal pour le transformer en de. On m'ammene le sac plastique le plus ordinaire du monde rempli de deux bon kilo du pistil de cette fleur.Moi qui croyait qu'on le cacher dans des coffres forts.
Conclusion: Apres un mois de voyage a travers ce pays, de decouverte, de rencontre. Je ne cherche pas a me projeter trop loin, peur d'une deception. Alors je vie au jour le jour, de cet petite galere de routard au joie du moment apres un visa ou un renseignement important. Je me serai jamais autant regaler du plat national servie dans les gamelles d'alu des restaurants de quartier ou l'on voit defiler la vie a travers la vitrine. D'avoir vue les vertes vallees aux plateaux desertiques. Du plus laic au plus croyant d'entre eux. D'avoir tenu 30 jours sans une goutte d'alcool. D'avoir partager leur quotidien. Je vous dis a bientot pour un autre pays, autre langue, autre moeurs
from central asia 10, les portes de l'asie central s'ouvre enfin.
Avant de lire ces lignes, je tiens a vous rassurez tous. Je n'avais rien dit de ma destinstion pour ne pas alarmer tout le monde. Tout va bien pour moi, pas de probleme d'insecurite...
Le 06 avril, 6h30, mon visa expire dans moins de 18 heures. Me voila a la gare routiere de Mashhad et la temperature a chuter, le danois n'est pas la. Je me place bien pour pouvoir mettre mon sac dans l'un des coffres du bus qui sont deja remplie de commerce au noir. On me dit garder votre sac et l'arriere du bus se transforme en un monticule de baggage. 9h00 ca y est on part, dans nos vieux bus mercedes ou leur ancienne destination non meme pas etait efface, le notre est marque beach machin chose, il devait relier une plage de la cote grecque. Celui devant est francais 26420 (vive la Drome). S'imaginer qu'apres avoir fat leur 2 millions de kilometre sur nos terre, il allait finir leur vie sur le carrefour des routes naissantes. La chance d'etre blanc et je me retrouve juste derriere le chauffeur. Nous voila parti, j'en profite pour finir ma nuit et comme toujours on me questionne, pourquoi?, comment? et qui paye mon voyage. Comme dans l'est de la Turquie, steppe desertique et au mileu de tout cela le ruban d'asphalte, derniere ville ou l'on s'arrete a la gare routiere et ou s'ammoncelle sur le quaie le double du chargement que nous transportons deja. On trouve de la place, sur le toit, dans l'allee ou l'on dispose les bonbonnes de gaz et les futs de gasoil, un gars me demande: {go Afghanistan, good bye). Ca y est la frontiere, au milieu de nulle part, toujours ce corridor de barbelet et des panneaux autour annocant des mines antipersonnels pour eviter les clandestins qui serai tenter par plus de liberte. On fait descendre tous les afghans de retour sans visa et on fouillent leurs sacs, on y perd deja une bonne heure, deuxieme poste pour nous ou chacun pointe son visa. Je prends le temps de fume un cigare et d'en offrir autour de moi, comme les parfums cela ouvre des portes, casse cette cage de verre, nous fait gagner du temps et pour moi des renseignements precieux pour la suite, troisieme poste et nous voila en Afghanistan. De ce cote si pas de route mais une piste, qui apres la pluie a transforme se terrain vague en nomad's land. Casse de vehicule, bicoque faite de recuperation de bois et de plastique. Pas de douanier pour nous verifiez, juste un gars qui tamponnent les passeports sans meme regarder si vous avez un visa de l'autre il balance celui-ci sur le comptoir, vous allez me dire si vous en etes arrive ici, il n'y a pas besoin de verifier. Pas d'ordinateur pour vous enregistrez. De retour dans le bus, nous voila reparti. truck d'un autre age (berliez, kamaz) tout le long de la piste rendant l'ame les un apres les autres, suspension, direction ou moteur casser. Ancien caravancerail transformait il y a quelques annees en poste avance ou il ne reste plus qu'aujourd'hui que la carcasse de char sans chenille, celle-ci servent de ralentisseur sur la route et d'ancien camion de troupe cannibalise, seul vestige visible la mitrailette de gros calibre rester sur son trepied, cela n'empeche pas les troupeaux de mouton d'aller et venir. Autre caravancerail transforme en camp de refugier du HCR. Le long de la piste, les tentes de nomades, le berger gardant sont cheptel avec la kalaniskof en bandouliere. Je me voie revivre les longs convois de chamaux auparavant qui acheminer leurs charges a travers ces steppes. Toujours le long de celle-ci autre carcasse de char servant d'air de jeu aux enfants. Ces oasis sans eau, enfin si, avec un puit, une pompe manuel estampier ONU, pour leur rappeler qu'il ne serait rien sans nous, ou si, qu'il serait peut etre tres different. Oasis commercial ou les echoppes ne sont ni plus ni moins que des conternaires vides coller les uns aux autres. Village de terre, d'une autre epoque, ou l'on pend sur un bout de bois une gente vider de ses raillons faisant office d'antenne de television. Le soleil descend et rend cette vallee magnifique. Apres douze heures de voyage, Herrat dans le noir, ne sachant pas ou aller, le chauffeur du bus m'ammene dans un hotel, ou l'on vous serre le the avec les petits gateaux, ou l'on vous avance une feuille, ou tout est compris dans le prix que l'on va vous annoncez: 45 dollars (euh, massage compris), que faire accepter, partir dans la nuit pour un autre hotel, sans un afghanis en poche. Pour moi cela represente le budget de 15 nuits. Aller on se fait plaisir, on rechage les accus, le ventre, les gourdes et on traine sur le net tout la nuit car tout est a volonte. J'oubliais on vous demande de laisser vos armes dans la voiture...
Le reveil se fait au son des clochettes des carrioles tirer par les chevaux. Le plan de la ville, ou il apparait plus de point avec ces diminutifs d'association caritative que d'hotel. Il y en a pour tout le monde, a croire que la jet set humanitaire se serait donne rendez vous ici sous le soleil pour refaire le monde dans l' hotel chique de la ville. Dans la rue deux mondes se rerouvent, les riches dans leur Toyota, les pauvres sur la cariolle parfois tirer par des chevaux, parfois par des hommes. Je vous rasure avec l'operation freedom machin truc des blancs les femmes portent toujours la purda. Premiere chose se matin se faire faire une chemise a la mode du jour qui tombe jusqu'au genoux pour se fondre dans le decors, car pour les hommes, il n'y a pas d'exentriciter vestimentaire, chemise jusqu'au genoux, gilet, beret a la Masshoud ou turban. La ville, ses trottoirs ou chaque metre carre a quelque chose a raconte, la poussiere, la salete, tout est recouvert d'une couche de pousssiere. Ce n'est pas de l'humanitaire que l'on devrai faire mais de l'humanhygiene. J'aprehende drolement mes premiers pas, je me dirige vers la mosquee qui est magnifique recouvert de sa ceramique bleu et de ces textes caligraphies, pour une fois je peux m'asseoir et profiter du spectacle. Deux filles qui sous leur purda sont habillees a l'europeenne, viennent me poser des questions en anglais: {vous etes journaliste ou vous travaillez pour laquelle de ces organisations}. Je leur dis que je suis de passage, mais elles n'encroivent pas un mot. Ici pour les jeunes filles la vie n'est pas rose du tout. Trois cents femmes qui, l'an dernier, dans cette seule ville, la capitale d'Ismael Khan, le seigneur de la guerre de l'Ouest afghan, se sont immolées par le feu pour échapper à la condition d'esclaves conjugales qui est le lot de l'immense majorité des jeunes Afghanes, morte de ce fanatisme sans âge qui s'appelle l'islamisme et qui n'a pas disparu.
Ensuite le chateau, le bazar, le quotidien, je sors l'appareil photo, je commence des plans larges puis je m'approche et je demande pour faire la photo et tout le monde s'agluttine autour de moi, avec mon imagination debordante, je crains le pire, mais tout est ok. La boucherie sans vitre sur des billots ou les couches de sang seche les une sur les autres, la langue d'un boeuf accroche a l'entre, les vissaires a meme le sol, un plan de travaille sale comme jamais il ne m'as ete donne de voir, j'arrive a faire la photo de l'ensemble. Pour la premiere fois je vois un commerce vendant des plaques de sel venant de l'Himalaya. Toujours en marchand, comme un representant politique, je me vois lever la mains tous les dix metres et saluer: {asalam alekum}. Les ruelles de terre, les enfants poussant a l'aide d'une tige ce cerceau de caoutchouc. Le magasin d'antiquite ne se faisant plus d'illusion pour les annees a venir ne cherchant meme pas a vous rabattre, juste a venir boire un the et parler. Le cimetiere des sans argents tas de pierre annoncant la presence d'un corp enseveli survoler par un escadron de pigeon blanc...
(question de securite je prends l'avion 2 heures de vol pour rejoindre la ville suivante, meme prix que le bus qui lui met 2 ou 3 jours) 9h00, je pars pour l'aeroport, comme partout ou vous demande d'arriver 2 heures avant, deuxieme ville du pays par son importance, j'imagine l'endroit et mets tout dans mon sac pour ne pas avoir de probleme au portique. L'aeroport international. Non pardon je reprends, l'aeroport intercommunal au milieu de nulle part ressemblant plus a une gare ferroviere desafecte, avec son parking unique au monde ou le vehicule le moins cher est un 4x4 Toyota derniere generation. Je rentre, personne pour vous acceuillir et me voila sur le tarmac, il y a juste notre avion et un helico russe tout blanc estampille (je vous laisse deviner). 4 blancs attendent aussi travaillant tous pour une organisation humanitaire, les militaires l'arme au poing les responsables de l'aeroport reconnaissable a leur badge. D'un cote de la piste la station meteo elle aussi offerte a l'autre bout les carcasses d'avion. Au bout d'une heure je me dirige vers l'avion, et l'equipage russe m'accueille. On parle meme le francais. On prend mon sac sans meme regarder dedans, pas besoin de passeport. Un Antonov devant finir ses jours au soleil. A l'interieur pas de fioriture. et puis me voila attendant les autres passagers a prendre des photos de l'ensemble, allant dans le cockpit. Messieur; euh, les temoins d'usure du train d'aterrissage lateral droit on disparu. pas probleme. Les gilets de sauvetage, y a pas; les consignes de securite, y a pas; le petit sac, y a pas, ahhhhhhhhhhhhhhhhh.
11h00 personne, serai-je le seul passager. Puis tout le monde arrive se positionant en file indienne devant l'appareil, ainsi que les bagages. Combien? 50, no, no only 48 places. Ce n'est pas grave deux partiront demain. Au fait installer les gens les hommes devant les femmes derrieres, les enfants debout entre les jambes et pour la plus par cela doit etre leur bapteme de l'air. A cote de moi, un afghan vivant au Quebec et parlant francais avec l'accens (on aura tout vu), je ne peu pas retenir de rire. L'avion decolle et rien que pour moi on me fait l'annonce en francais. A l'arrive je me dirige vers une dame pour me renseigner et je fini dans le beau 4x4 blanc pour rejoindre le centre ville...
Masar e sharif dit Masar, ancien fief de Massoud le lion du panzir. Capital de la pauvraute; qu'est ce qu'il y a pu y avoir pour que tout le monde soit si pauvre et que les blancs viennent mettre leur grain de sel dans leur gros 4x4 blanc, a cote d'eux les picks up flambant neuf de qui vous savez, a ce demander qui est la mafia. Ils sont tous assit les uns a cote des autres le long du mur de la mosquee chiite (ici, on est en pays sunnite et les talibans l'ont abime, lors de leur passage) toute recouverte de ceramique bleuelle aussi. Moi dans ma belle chemise bleu pour me fondre dans la foule je ne fais qu'attirer les regards, je me sens obliger de retourne a l'hotel pour mettre des vetements moins voyant et retirer tout ce qui pourrait avoir de la valeur sur moi. Personne ne porte un vetement sans trou, sans etre recouvert de poussiere, ou tout est terne. Les enfants jouent dans la rue au ballon degonfle troue lui aussi. Un ramasse poussiere et une capsule de bouteille font tres bien l'affaire pour jouer au ping pong, on court apres une bouteille en plastique vide deplacer par le vent, dans le ciel des cerfs volants rudimentaire. Le cinema et ses affiches jaunies par le soleil. Les charlatants et leur parlophone pour vendre leur poudre de perlinpinpin, le tir a la carabine a air comprime sur des allumettes, le circuit de voiture circulaire au l'on deplace une voiture aimante tout cela tourne a la force du poignet. Cette reflection qui me vient a l'esprit: Mais qu'est ce que je suis venu faire ici. Je n'arrive pas a me defaire de cette pense et il faudra attendre la joie s'affichant sur leur visage lorsque je sors la boite a image. Le sourire revient et je partage un peu de mon temps et de mes petit billet rouge ou bleu d'un ou deux afghanis que je prepare dans ma poche. Me voila a faire le clown sur une selle de velo de fabrication local, percher a deux metres du sol et toute la rue s'est arrete, le temps d'un instant, le temps de rire et cela fait le plus grand bien pour tout le monde. Pour la premiere fois j'estime que ma vie a un prix, celui de l'hotel ou je reside, a coup de 20 dollars, c'est le seul batiment encore correcte, avec ses sanitaire a l'occidental et son cumulus qui n'a jamais le temps de ce recharger du au coupure de courant intempestive, mes soirees se passent a la lumiere de ma lampe de poche, au son du groupe electrogene et de la musique indienne du marchand de glace d'en face. Elle se fini quand la battery de ma lampe c'est epuise. Pas de repaire car la vie ne vaut absolument rien, mais pour moi on essaye toujours de gratter un peu plus et je ne cherche meme pas a negotier tant que l'on me vole de 5 ou 10 centimes d'euro. Comme dans la ville precedente, on ne vend que du produit d'importation, rien de local, si les bananes naines ou l'on cherche la couleur la jaune d'origine sur sa surface pourri. Le soir je me retrouve au restaurant du coin ou tout le monde les jambes croisees devant le film de guerre indien (ils en ont pas marre de manger au son des mitrailettes). On me sert la Poulao (riz, patate douce, mouton) que l'on deguste avec les doigts et le the. Ca y est, j'y suis en Asie central. Comme le gardien de l'immeuble faisant office devant l'hotel, il attend, ici tout le monde attend que la journee se passe, attendre l'argent qu'il n'y a pas. Je pars en taxi collectif ou biensur les femmes non pas leur place a cote de nous mais avec les enfants dans le coffre de la voiture, pour rejoindre Balkh et les ruines de l'ancien royaume de Bactre. Le long de la route, toujours ces carcasse de char, des camions surcharges avec encore par dessus les gens qui non pas les moyens de se payer le bus et champ de pavo. Barrage de police pour gratter un bacshich, mais le chauffeur me montre du doigt et pas de probleme pour nous.
Fondée vers 2500 ans avant JC, ce fut la plus fabuleuse étape de la route de la soie jusqu’au passage de Gengis Khan en 1220 : tous ses habitants, hommes, femmes et enfants, furent alors tués, et la ville systématiquement détruite. 50 ans plus tard, Marco Polo ne trouvera plus que des édifices de marbre en ruine autour de vastes places désertées. Aujourd'hui il ne reste plus rien uniquement le mur circulaire de l'anceinte du a une construction de qualite, ou l'on y retrouve les ossatures des cadravres de prisonnier enterre pendant sa construction. Il ne reste plus que le desert, trou de rocket et une cabanne ou il ne fait pas bon y entrer hormis pour y fumer l'opium. Cet ici qu'Alexandre le grand epousat Roxane. Mais c’est aussi la ville où vécut et parla Zarathoustra...
Samedi, branlebas de combat dans l'hotel avec un repas de mariage a 7h00 du matin, a 9h00 tout le monde etait reparti a ces occupation. Je pars en taxi collectif tenter ma chance a la frontiere Uzbeck, apres 4 heures d'attente sous le soleil devant l'Amou daria. Je me vois refuser l'acces, je regarde le va et vient des camions ou le commerce ne va que dans un sens. Retour a Mazar city pour essayer une autre solution.
Je pars au renseignement et je commence par MSF, au moins il devrait y avoir quelqu'un pour parler francais. l'on m'explique que personne ne peut passer la frontiere hormis l’ONU. Je ne perds pas de temps pour plier baggage et trouver un taxi collectif pour rejoindre Kabul, malgre les mises en garde du danger de la route. Nous voila partit. La route se decouvre a travers la vitre de la voiture et au son de la musique indienne. Après le desert, les montagnes et les vallees verdoyantes de l'ancien Kafiristan. Le long de la route ou la charrue est encore tire par des boeufs, toujours les carcasses de char russe et les atrouppements autour de moi lors des arrets et je regarde les gens au bord de la riviere pecher au groupe electrogene et au bout d'une perche un cerceau de metal pour electrocuter les poissons. En repartant nous croisons un convoie de GI americain montant vers le nord. Apres les chaleurs de Mazar nous voila disparaitre dans les nuages. A 3500 metres d’altitude, on s’arretent dans la neige, moi en sandale par 00 degre et ils se mettent a prier Allah, je ne comprends pas tres bien. Et les voila faire signe lorsque l’on s’engage dans les derniers tunnels, on se demande s’il ont va reussir a s’en sortir. Il refont la priere pour le remercier de nous avoir laisser passer sans encombre. Moi j’en profite pour accrocher un ruban vert dans un arbre pour le remercier a ma facon. La route continue et je les comprends a parler politique. 22h00, on arrive enfin a Kabul, pas d’adresse sauf celle d’une agence de voyage. Je reste dans le restaurant sur le bord de la route qui s’est transforme en dortoir, ou la nuit est gratuite. le vieux avec ses mousquets d'un autre age, quelques militaires et leurs armes. A cote de moi, un cul de jatte au air du Che, de l’autre le chat et les cafars dans les cheveux et seulement Buddha me recouvrant pour me proteger. Reveil 4h30 pour la priere, meme pour moi. voila une semaine qui commence. Nouvelle semaine et nouveau probleme. Lors de mon attente devant l'Amou daria, il n'y avait qu'un pont de 300 metres a traverse pour pouvoir rejoindre l'Uzbeckistan. Cela va etre les 300 metres les plus cher de ma vie, comme on m'en a refuse l'acces et pour rejoindre ma mere dans des delais correcte, je dois prendre un avion demain pour Dubai, puis apres demain pour Tashkent. qu'elle drole de planete que la notre. pas d'autre solution si le n'ont fait pas parti d'une organisation, il y a un peut moins cher mais il me faudrait plus d'un semaine pour y arriver
from central asia 11, soviet system.
300 metres = 700 dollars + 6000 kilometres, drole
d'equation, Me voila au depart de Kabul et sur le
tarmac, le balai des helicopteres de combat. Je quitte
un des pays musulmans des plus pauvres de la planete,
pour me retrouver dans le plus riche: Dubai, oasis
moderne, au parc recouvert de gazon synthetique, au
gigantisme de l'architecture moderne, sur la piste, oh
pardon sur les routes droites se suivent les voitures
les plus cher du marche. je trouve l'un des hotels les
moins cher de la ville a 40 dollars la nuit, petit
hic, c'est l'hotel aux 4 discotheques et des milles et
une passe, ou le cheik et les jeunes de la ville
viennent depenser leurs dinars. Devant les grands
hotels, accostent les bateaux en bois vennant de
Chine, d'Inde aux cargaisons multiples, les trottoirs
se transforment en quai de dechargement et une autre
vie s'y ecoule au rythme des grues, colis et du
rechaud a gaz pour preparer le riz. pour manger a pas
cher. Moi, je finis chez Burger king, vais au cinema
voir: {la passion du Christ}. Attendre que l'heure
s'ecoule, attendre impatiemment le retour en Asie
central...
Uzbekistan me voila, Tashkent et le vert des parcs
impressionnent mon regard apres tant de desert, ainsi
que les epaules denudees et le nombril exibe des
filles dehambulantes dans les rues. La police, elle,
se deplace en voiturette liliputienne made in Korea.
Je retrouve enfin ma mere et le luxe des hotels a
touristes aises. Mais j'ai le sentiment d'avoir failli
au regle du voyage que je m'etais impose, par le faite
d'avoir prit un avion et d'avoir eu cette coupure
entre deux mondes. Nous partons sans perdre de temps
pour Samarcande, le long de la route on refait la
geographie francaise en regardant les ancienne
destination non efface des vieux bus Mercedes. pas de
logement dans les tarifs de maman (elle m'invite),
alors nous finissons a l'Alliance francaise qui nous
aide et avec qui nous allons passer beaucoup de temps
a raconter notre pays. Maman se retrouve entourer
d'une bande d'etudiante qui lui posent plein de
question, comment se deroule la vie chez nous, comment
sont les jeunes, est ce que l'on mange du chien ou du
chat, etc...
La ville, le Registan, certainement la plus belle
esplanade du monde, entourer de ces trois medresas
toujours recouvert de mosaique, avec ses tigre lion et
ses textes caligraphies. Un pays perdu, sans origine
ou l'on vient de ressortir des livres d'histoire
Tamerlan le conquerant et ce nouveau symbole pour
faire avancer un peuple. Il ont perdu leur premiere
ecriture arabe au profit de l'alphabet latin puis
cirillyque et aujourd'hui enfin en 2005, ils
repasseront a l'alphabet latin. Un peuple au 109
ethnie et ce mettissage qui s'opere lors des mariages.
A vous jeune celibataire de nos provinces, les plus
filles se trouvent ici, je vous le dis.
Premier soir ou nous nous retrouvons inviter par la
famille qui nous accueille, a feter l'anniversaire
d'une soeur celibataire au dent en or comme toutes les
femmes qui nous entourent, la richesse porter en
bouche. Pour l'occasion, on lui trouve un mari en la
personne de moi meme, ca rigole sous le clinquement
des tasses remplies de vodka resonnant dans la cour,
drole d'entrer pour moi apres 2 mois d'abstinence,
nous offrons au femmes des echantillons de parfum
(merci a tous pour ce service) et cigare pour les
hommes, soiree royale, ou l'on danse sur du turbo
folk. Le mariage n'aurat pas lieu, apres lui avoir dit
que je ne possedais que cette apareil photo et un sac
a dos et lui disant que pour moi cela doit etre la
femme qui doit tout faire...
La visite se deroule guide a la main, prendre le temps
d'admirer tout ces chefs d'oeuvre sauver par le
communiste. Car il y a 100, il ne restai rien,
uniquement des batiments denuder de toute peinture et
autre ecriture, il y aura fallu Lenine pour proteger
ce pratimoine. Le bazar plein de couleur derriere Bibi
khanoum medresa, de sa drole d'histoire. Construit
sous les ordres de la femmes de Timour (Tamerlan), de
ces travaux qui n'avancer pas elle demanda alors a
l'architecte arabe, que faudrait- il faire. Il lui
repondit: Juste un baiser de vous, car il etait tres
amoureux d'elle. Alors elle ceda et imposa un coussin
devant sa joue, mais le bisous fut si sulfureux qu'il
lui laissa une grosse marque. Elle imposa a toutes les
femmes du royaume de ce voile. Mais de retour son roi
fut mit au courant de l'incident. Alors l'architecte
du monter en haut du minaret pour s'envoler vers son
pays et fit enterre la reine vivante. Davron un jeune
apprenant le francais, nous invite dans sa campagne
pour passer le dimanche, petit bourg a l'electricite
deffaillante au quotidien et l'eau a aller chercher a
la pompe, les toilettes simple trou dans la cabane au
fond du jardin. tout le monde vie dans la meme piece,
tapis sur le sol sur le mur, un lustre accroche que
l'on a jamais deballe de son plastique. Les deux
coffres, trousseau du mariage ou reside dessus les
couvertures de coton que l'on replie apres chaque
nuit. Nous nous atablons a meme le sol autour d'une
table pour une premiere colation. Ensuite,
presentation de la famille, ou je me retrouve avec les
hommes, maman elle partage la table des femmes dans
une autre piece. les jambes croisees, les femmes nous
apportent le repas et comme plat principal le Pulov
(poulao), ce plat qui va me suivre jusqu'a la Chine.
On parle politique, le pour du communiste, ou rien
n'etait cher, de sa vodka que les russes ont laisse
apres leur passage, au joie d'une liberte qui a un
prix, 1 kilo de viande est equivalent a 15 jours de
salaire. De la religion islamique a la sauce local, on
garde l'alcool et on mange le cochon. A la fin du
repas, on branche une batterie pour pouvoir regarder
la television et le sitcom japonais, qui accroche le
regard de tout le monde. Tout le monde dans la rue est
sortie, voir ces etranges de passage que l'on exhibe,
ou l'on doit rentrer dans plusieurs maison pour ne pas
offencer, mais ou nous devons refuser le repas que
tout le monde a coeur de nous offrir. En fin d'apres
midi, on part retrouver les parents de Davron. Son
pere ancien prof de francais qui a prefere arreter
pour se retirer dans cette petite cahute au milieu des
champs avec sa femme. Une seul piece, deux lits, une
petite table au milieu, le poele a l'entree, de
l'autre une etagere au 5 ustensiles vitales, ils nous
offrent le repas de leur journee, se retrouvant devant
un dilem, on ne peut pas refuser et si l'on mange, eux
n'auront plus rien. Drole d'endroit, pour passer un
dimanche soir et tout cela en francais. Direction
Bukhara dans un bus russe, pas de place pour mettre
mes jambes, alors je finis au fond entre cargaison de
pare brise et le plexi remplacent la vitre du bus. Les
rois de l'irrigation, des cannaux le long des routes
ou chaque parcelle a sa tranche. Des muriers n'ayant
plus a recevoir les vers a soie.
Le mauvais cote du communiste a ete l'obligation a
tout un continent de vivre a la meme enseigne, aux
moeurs regle par une kommandatur. Tout a ete pense,
regle, ne restant plus qu'a vous de travaillez et
d'allez passer vos conger la ou on vous l'a dit: A
Bukhara la voleuse qui a tout compris du business
touristique, pas de garde dans les musees, mais des
femmes surveillantes vos aller et venu et qui a le
droit de vendre ses broderies. Les tarifs en fonction
de la tete du client, tout negotier pour ne pas se
faire avoir. Devans les anciens hotels du parti, de
l'air russe au decor de fontaine d'un passe a tout
jamais eteinte, seul reste le parterre de rose rouge
du jardin public entretenu elle aussi grace a
l'irrigation. Les poucettes qui arrivait de Moscou,
mise a la mode par le media unique, finissent
aujourd'hui sur les trottoirs, remplies de bonbon,
friandise et autre cigarette. Les enfants sont
retournes comme il etait auparavant dans les bras des
parents. Des ecoles sans nom mais mais au simple
numero, triste d'entendre: Je viens de l'ecole 27,
specialise en je ne sais quoi. Aux cours de
recreation, ou reste sur les murs des affiches d'un
patriotisme vieillissant, aux parcours du combattant
pour former toute cette jeunesse. Du site culturel au
luna park d'un autre age qui aujourd'hui sert encore
pour sortir main dans la main d'amoureux revant d'un
monde encore plus occidental. Avant l'air communiste,
il n'y aurat eu que 4 touristes ressencer en 400 ans.
Hier, on vennait en train de tout l'URSS, aujourd'hui
ce ne sont plus que des cars de touriste hyperspeed,
voulant du depaysement et visiter mille et une place
en une semaine chrono. Aux commercants avident de
rentrer d'argent. Tu n'as que ce que tu merites et moi
de devoir tout verifier du change au restaurant, des
entrees de musees au souvenir. Pour la quatieme fois
je retrouve Franscheka par hasard sur la grande
placeet partageons soiree et toujours nos infos
precieuses. Nous partons pour Khiva, ville dans le
desert Izil-kum, du neo retro pour touriste en manque
d'imagination. De tes echoppes au tapis
azerbaidjannais ou persan, des epices d'Iran. De leur
monoculture de coton, il n'y a que des tee-shirts
floquer the road silk. Nous prendrons le temps de
deguster une biere et quelques arachides devant ce
decors. Partons dans le desert a la vrai decouverte de
l'histoire des forteresses vieille de trois siecle
avant notre ere, des nomades sedentarises autour d'un
lac, voulant eux aussi profiter du tourisme, proposant
leur yourt pour une nuit et leur chamaux pour la
balade d'un instant.
Maman repart et moi part pour la mer d'aral que je
vous conterai bientot...
from cenral asia 12, la realite plus que les images.
Deja 10 jours de passe ainsi que le repos, car maman avait les guides et je l'a laisse faire la lecture pendant que moi assis, je savourais le moment. Je repars seul, taxi, puis un autre et encore un autre, pour le Karakalpastan (une fois qu'on y est, on arrete pas de le dire). Nukus et son musee, mais avant cela l'hotel Tashkent, dernier hotel d'etat, Batiment austere d'epoque sovietique survit sans entretien. On l'on parque les touristes, que dis-je le touriste via l'ascenceur de la mort, je vous le dis, au dixieme etages. On me dirige vers la chambre, celle-ci se devoile devant mes yeux ebahies, ou j'essaye de negotier mais la directrice me sermonne en me faisant comprendre que cela n'est pas bien. La chambre, aux murs blancs, ou la peinture se decolle par plaque, au coulure d'humidite, sans decoration, le balcon inaccesible, bloquer a l'addesif moisi, le radiateur aux mutilples soudures des raparations precaires. A droite un salle de bain en forme de cube et le neon gresillant plus qu'il ne donne de lumiere, ou il n'y fait pas bon poser un pied nu a meme le sol. A gauche une armoire bringbalente avec 15 bouteilles d'eau faisant office de chasse d'eau, oui parce qu'il n'y plus l'eau, dans l'autre armoir, une boite vide de viagra, trace d'un vieux voulant certainement jouer au jeune etalon une derniere fois. Biensur, il y a la television ou il ne reste plus que le vert des trois couleurs primaires et son antenne, un fil serpentant sur la moquette grisatre. Malgre tout cela, je crois sincerement qu'il faut le vivre. De voir qu'il y a eu de la vie dans cette hotel, dans cette contree. Comme la discotheque ou ses murs ont du vibre une derniere fois dans les annees soixantedix. Le seul luxe que je me payerais, sera l'apero sur le toit du batiment, avec une bouteille de biere et quelques arachides. La ville se laisse decouvrir sous mes yeux. La rue ou le vent souffle sans cesse, apportant avec lui le sable, donnant un tain jaunatre au vert des arbres. l'Amou Daria s'ecoule difficilement, des grues sont la pour draguer les couches successible de sable venant se deposer au fond. Observer cette petite fourmiliere sans lendemain meilleur. A regarder la vie qu'il n'y a plus, plus de travaille, plus d'economie, plus de mer meme si le port se trouve a plus de 300 kilometres et la mer a plus de 200 kilometres de celui-ci. Pour survivre, les gens rassemblent le reste d'argent qu'ils possedent, passe par le grossiste pour finir dans le bazar, dans la rue, les etalages se superposant et ou l'on retrouve les memes articles. Je suis la pour le musee et sa tres riche collection de peinture. Je commence par l'ancien, qui scandaliserai plus d'un puriste, on accroche les tableaux au tuyau du radiateur avec une vulgaire ficelle, en dessous d'un autre le robinet qui goutte et qui eclabousse des chefs d'oeuvre entreposes juste a cote. Pas de lumiere pour le seul visiteur de la journee, je dois dechiffrer les peintures dans la penombre, enfin je me regale seul a partir dans ces melanges de couleur. Par la suite je rejoints le nouveau, ou les cadres rouge a l'appel de la consommation, a l'effigie nestle de la cafeteria sont mieux entretenu que ce du musee. Celui-ci oui je me permets de m'offrir un guide pour que l'on me raconte l'histoire, pour pouvoir converser, pour laisser un peu d'argent, car ici aussi il n'y aurat que sept visiteurs sur la journee. Je me suis regale comme au restaurant dur a trouver, maison de particulier transformer en resto prive, pas de salle, mais des boxes, pour ne pas etre vue et certainement jouer au Don juan d'un soir a l'abri des regards d'autrui. N'ayant rien a faire je regarde cette tele au jeu: Qui veux gagner des millions, avec leur Foucault national, ou je crois que cette formule ferai plus d'un emule parmis les notres. Car toutes les deux questions, il faut lever son verre de biere pour dire merci au sponsor, alors j'imagine bien le candidat francais et sa bande de pochetroner refaire le monde. Moi aussi j'ai la mienne a la main qui m'ammenne a des reflections sur la vie...
Ainsi va Nukus.
Les bus ou je me depeche de rejoindre l'arriere pour pouvoir caser mes jambes. Meme la gare routiere est devenu triste, un bus seulement un, au bar on ne vent meme plus de the. Toujours a travers cette ligne droite traversant le desert d'Izil koum depuis Khiva. A mi parcours, le bus s'arrete et rentre en scene les femmes avec leurs samosas voulant glaner quelques soums des deux bus quotidien, ca se crepe le chignon, ca hurle, ca se bouscule; a moi l'argent, a moi, a moi de survivre. Putain de vie qu'on leur reserve. A vous dire, que la nourriture est depose dans des feuilles de livre dechire au fur et a mesure et que l'on retrouve aussi dans les toilettes...
Welcome to Moniaq, comme me lancera un des enfants de la ville. La gare routiere au milieu de nulle part, ou deux side car font office de taxi, prit a partie de suite par les premiers assaillants, Une vieille vend des canards fraichement tuer, une autre des poissons d'eau douce allonges dans une brouette. Une seule rue et pas de voiture, ici le mot rien prend toute sa dimension. Je remonte l'artere qui a elle seule est un musee, au vieille affiche sous les lampaderes mort eu aussi. Trace d'une d'une economie prospere. Ou il y a dessine sur une le bateau au filet rempli de poisson, une autre dedie a l'education, puis au sport, a la vie de famille, il y en a des dizaines et des dizaines, comme temoin d'un passe bien revolu. Des tuyaux toujours des tuyaux le long de la chaussee, au sable qui envahie leur quotidien, aux arbres se mourant lentement. Un bateau sur son estale devant la batisse du gouvernement temoigne lui aussi, le theatre delabre aux vitres brisees, l'ancienne conserverie se meurt sous le soleil balayer par les vents de sable. Je cherche l'hotel, meme si le prix aurait ete exorbitant je n'aurais osez rien dire, peur de les voles. Un chambre simple, ou ici la salle de bain est devenu le reccueil des bouteilles vide de vodka. Je me vois bien les remplir d'un message et les eparpilles dans cette ocean de sable, pour les voir ramasser un de ces jours par quelqu'un, en temoignage d'un passe bien revolu. Toujours pas d'eau enfin si celle de la pompe, dehors. "Puis-je me restaurer", oui tenez un nan (pain) et un peu de the. Comme je vous disez, rien, pas de commerce, seulement un gars sous le soleil vendant ces fameuses graines de tournesol, au barre de chocolat fondu a la bouteille de cola local fraichement servit a 25 degres celcius.
Je pars a la recherche des bateaux, les voila, carcasses rouillants gisant au mileu de cette ocean de sable. Aujourd'hui, ce sont les enfants qui ce les sont appropriees. Je reste la pentoi devant ce spectacle. Les bands de mouton ont remplace les bands de poisson, le pecheur s'est transforme en berger. Le capitaine a troque son bateau pour un bus, n'ayant plus qu'a suivre le cap bitume. Femme ne pleure plus de voir disparaitre ton mari dans l'horizon, mais de le voir sombre dans la biere, la vodka contant une fois de plus sa derniere campagne de peche au passe miraculeux. Les echassiers se sont sauves pour un horizon meilleur, laissant la place aux vaches qui se promenent dans le marais, unique que de voir le fermier aller les chercher en barque. J'admirais l'un de mes plus triste couche de soleil, sur le monument commemoratif de la derniere guerre mondial, au ligne geometrique au forme de voile, comme un ertenel souvenir. En contre bas, quelqu'un a ecrit dans le sable: "I love you" avec des engrenages de moteur rouiller, pour dire que l'on ne t'oubliera jamais. Les enfants redeviennent sauvages, jouant a la guerre. Les parents les laissant faire, plus de principe, comme un chomeur exasperer de savoir qu'il n'y plus de boulot, alors pourquoi devrai-je me lever, pourquoi entretiendrai-je ma maison, pourquoi crier sur les jeunes pour dire, est ce que c'est bien ou mal. Pourquoi ferai-je tout cela. On a vole mon pain quotidien, ma seul raison d'etre, alors pourquoi?. Mais ils ont decide de rester sur la terre de leur ancetre. Il me font marrer avec leur retenu d'eau artificiel, sois disant pour recreer un micro climat autour de la ville. Ce petit lac, pour s'excuser de se desastre. De retour a l'hotel, le jeune et sa mere, retape l'ensemble, pour croire a un avenir meilleur, tu as raison ne te decourage pas. Le repas du soir sera cette simple assiette de frite bien grasse, echangant quelques mots devant le match de boxe que la television russe retransmet. A peine 24 heures de passe et je fais le chemin inverse pour retourner a la gare routiere, la rue s'anime pendant quelques minutes, le temps que les enfants rejoignent l'ecole, revant de pouvoir finir leurs etudes, leur vie, a Almaty au Kazakstan. Avant de reprendre place a l'arriere du bus. J'essaye de ravitailler mais je retrouve les meme personne que la vieille, la meme brouette avec les memes poissons qui ont eu le temps de seche sous le soleil. nous ne pouvons pas bouger car on fait entrer autant de gens qu'il y a de vide disponible. Je revasse, en attendant Nukus, ou la gare routiere s'est anime depuis la vieille. J'achete de suite un autre billet pour partir comme un voleur et retrouver Samanrcande la merveilleuse. Une petite grosse me rejoint au font car elle aussi ne peut se mouvoir dans les fauteuilles serres du bus. Des militaires du rang ayant donner deux ans de leur vie pour la patrie nous rejoignent. Je n'ai rien a manger et ou le bus s'arrete, il n'y a rien, enfin si, biere ou vodka a 1 dollars la bouteille. Petite mami me nourrit de quelques pomme de terre, car elle a ete prevoyante, alors je lui offre discretement un parfum, qu'elle se depeche d'exiber a voix haute devant tout le parterre de voyageur, ou l'on doit etre seize personnes avec les bagages et la roue de secour dans un espace de quatre metres carre. Pour passer le temps j'ai lu jusqua temps que la lumiere du jour disparaisse a travers le plexiglasse. Saperboy enfin du moins se que je comprends, est le nom que mami m'a donne. Apres vingt heures de trajet, je retrouve la maison de Zila, la douche, comme rarement j'ai pu savourer. Le petit dejeuner, ou elle n'arreta pas de recharge les assiettes de saucisse et de fromage. Enfin je retrouve le luxe de la vie simple de monsieur tout le monde, presque si ce n'est certainement les amibes qui viennent d'echouer dans mon estomac et m'oblige a vivre pres des toilettes...
Me voici consultant de langue francaise, entre le centre culturel, les ecoles et l'institut des langues. Je raconte la France, mon metier, mais les discutions des grands derivent vite sur: "Comment je peux faire pour venir vivre dans votre pays?". Je suis invite par un groupe d'etudiant apprenant le francais, a un anniversaire et j'observe les moeurs du quotidien, je m'apercois que les garcons prennent ce qui les arranges dans chaque religion au profit de leur bien etre. Lorsque quelqu'un rentre, il n'y a que les filles qui se levent, elles meme qui doivent veiller a la table a meme le sol, simple morceau de tissus ou tout le monde se retrouvent les jambes croisees, la vodka pour les garcons, une methode champegnoise local pour les filles. Pour ne pas changer la Pulao sera servit. Puis vient le moment ou l'on plit tout pour transformer la piece en piste de danse.
Pour le premier Mai qui n'est pas une fete national ici, je vais voir le spectacle d'une ecole primaire ou les jeunes en plus de leur langue maternel, celle du quotidien et celle de l'ecole, aprennent une langue etrangere. Sur un air des chansons enfantines, ou ils ont change les paroles, on parodit les jeux de la television: Le maillon faible, qui veut gagner des millions, pour finir on me demande de faire un petit discourt devant les parents et l'on m'offre des fleurs, ainsi que de vieille carte postale. Par la suite j'assiste a des cours avec les enfants, echange les dessins que la classe cm1/cm2 de l'ecole de Fresnoy m'a remit avant de partir. Ensuite, je rencontrai les jeunes professeurs de francais de l'institut, le soir je fais la cuisine avec un repas francais. Merveilleuse journee que de decouvrir que la francophonie n'est pas morte.
Encore une semaine de passer, de retour a Tashkent, je me retrouve a bord d'une Mercedes pour rejoindre le nord est de la ville et mon F4. Oui, avec mes connaissances, j'ai la chance de pouvoir loger dans un appartement d'un bon cent metres carre, a la decoration d'un style fin Doumergue debut Doumer et je suis tout seul a l'occuper. Le luxe pour un voyageur comme moi. Le quartier aux colonnes de batiment de l'air sovietique au facade de frise geometrique et ses couleurs vives se detachant. Devant, les rails du tramway, petit echoppe pour se ravitailler, les vendeurs de cigarette et de pepite a grignoter. Derriere, terrain vague ou petre vache et mouton, les boxs de stationnemant. Tous les soirs, tout le monde est dehors, les enfants jouent au football ou a la guerre, les filles autout de jeu ancestral, comme la marelle ou l'elastique. Les ados, eux squattent ce qui reste du jardin d'enfant. Cela ressemble a la banlieue de Paris, lorsque mon pere me contait le Saint Denis d'apres guerre. Mes journees se ressemblent, ambassade, agence de voyage et l'apres midi au centre culturel francais. Le soir, je rejoins l'internet cafe ou Ilaya me recoit en me parlant anglais et me rendant service lorsque je suis a la recherche de quelque chose. Vendredi, en debut de soiree, je retrouve le cafe Hugo, le rassemblement des francophones et des jeunes ouzbeck apprennant le francais. Samedi, ce sera l'institut de journalisme du pays, ou l'on organise une petite table ronde en ma presence, les questions ne changent pas: " Dites moi comment venir en France". Aujourd'hui dimanche fete de la liberation du nazisme lors de leur conquete russe, je mets a jour mon courrier.
Ma conclusion:
Un pays ou deux mondes se cotoyent, les gens des villes, les gens des champs, ou la cela reste tres precaire, pas d'eau courant, de l'electricite de temps a autre et un peuple tres pratiquant devant Alla. Il suffirait de l'inclusion d'un mollat ou d'un imam aux ideaux wahabbite pour transformer le pays en nouvelle Afghanistan. Ceux des villes ou les jeunes s'exhibent dans des vetements a la mode occidentale, le paraitre est tres important, mais les salaires qui ne suivent pas l'influation. Celui des professeurs allant de 10 a 40 voir 50 dollars par mois au grand maximun, pour s'en sortir, ils font payer les notes. Un simple tee-shirt coute 5 dollars, alors vous voyez le rapport de la vie quotidienne. La police represente 40 pour 100 de la population avec des salaires plus concequant que les profs, eux aussi vont chercher le baksich lors des controles des voitures.
Que l'on me parle pas de la disparition d'une mer, mais d'une facon de gaspiller l'eau, tant de robinet qui fuit, tant de parterre de fleur a arroser, d'arbre a gorger pour un feuillage bien vert, sous un soleil de plomb. Si deja il faisait attention a tout cela, l'Amou Daria ne s'en porterait que mieux. Mais a mon avis apres plus de 3000 ans d'irrigation, il leur faudra au moins trente ans pour changer des habitudes bien ancrees.
Ainsi va la vie en Ouzbekistan. Pour moi, toujours pas de visas pour quitter le pays via l'une de ses contrees limitrophes, donc je ne sais pas de qu'elle pays je vous ecrirait la prochaine.
Pour finir en bonne note: On ne peut pas avoir l'argent et les filles. Nous nous avons l'argent, eux les filles...
from central asia 13 n'existe pas, erreur de manipulation.
from central asia 14, retour vers le passe.
Bon jouons a deviner ou je suis actuellement: Top, je suis un pays ou il y a plus de 150 millions d'habitants, a 21h00 il fait encore 30 degres, ou la France a refourguer des sous marins militaire; je suis, je suis, ben alors. Il ne vous reste plus qu'a lire les lignes suivantes...
Quelques centaines de kilometres parcourus, dommage que ce ne fut pas par voie terrerstre. Encore un nouveau monde qui s'ouvre a moi, a travers la vitre du van qui me rend a l'hotel au son de la musique indienne. A moi, les rikshaws, les panjabis, les talis et autre samosas. A moi l'Inde musulmanne. Un semblant de deja vue, au gout du nationalisme de merde qui nous envahie tous et surtout eux. Ou est la difference de leur quotidien avec leur frere de toujours en dehors de leur religion du porc ou de la vache. Pourquoi tant de haine en vers un autre au meme use et coutume. Moi, j'ai l'impression de revivre apres une escapade au pays des ex soviet, a l'islam modere (pas plus de trois verre). Je retrouve la voix du muezzin appellant a la priere. Malgre cela, je me retrouve au restaurant a l'enseigne mondialiste, ici comme ailleurs, la meme mal bouffe, aux aromes d'un ouest reveur. Mais qu'est ce que ces bon de retrouver le gout aseptiser d'une pizza de chez Pizza hut (je vous rassure, il ne me paye pas pour dire cela).
Mais avant d'arriver, je vais vous conter mon lundi: Je me rend a l'agence de voyage coreenne, qui devait m'avoir une invitation pour le Tadjikistan, mais elle ne sera la que vendredi, biensur ces trop tard. Alors, a travers une discussion en russe gestuel, je prends la direction du ministere des affaires interieur, ou je pourrai rencontrer le fameux quelqu'un qui donne les laisses passer. Mais je dois me diriger via un autre bureau dans la ville, qui lui me renvoie a la case depart mais avec un nom et numero de telephone. Donc j'en cherche un, dela la police m'arrete pour un controle et fini au poste, fouille, on compte tout l'argent que j'ai sur moi et les questions habituelles. Pour finir, je me permets d'offrir un echantillon de parfum au chef de la bande. "Spassiba" et il me demande de l'accompagner. Le voila s'arretant dans une echoppe a souvenir de la rue pietonne et saisi une courge peinte sans rien demander au vendeur et me la remet en guise de present. Je me trouve terriblement gener devant cette acte, mais je ne peux pas le refuser. On prend sa voiture et me voila pour la troisieme fois de retour au ministere, mais avec un flic qui s'occupe de tout pour m'avoir la personne concerner, par la suite une iscution s'engage avec toujours cette rebarbatif reponse: "Non, pas au touriste", je n'ai pas saisi la chance de proposer comme on me la suggere il n'y a pas longtemps dans un message, de remettre un present pecunier substantatoir pour une organisation dont la personne au bout du fil serai a meme de faire profiter, cette a dire: La poche de ce respecter personnage qui aurai pu doubler son salaire en quelques secondes, que ces pas bien. Donc je repars a la premiere agence qui me conduit dans une deuxieme agence de voyage, ou l'on parle anglais, je resterai la assez longtemps, d'un gentillesse et d'un service tres precieux. Peut etre qu'apres ce coup de fil il aurait ete possible de declenche la machine pour un visa de transit, mais comme il me fallait respecter des delais, il se proposait a mettre en route des demarche express avec l'aide d'une certaine somme d'argent et bien qu'il aille au diable. Alors direction la troisieme agence ou j'achete un nouveau billet d'avion pour pouvoir me deplacer, je m'etais preparer a cette eventualite ce week end pour ne pas avoir de rencoeur a continuer d'une facon que je mettais proscrit.
Je ne perds pas de temps sur la capital et par en direction du nord ouest. La gare routiere ou les minibus attendent, pour moi, je me payerai deux places, car je ne peux plier mes jambes, 21 a bord pour rejoindre la premiere ville etape. Nous roulons sur la seule autoroute du pays. Le soleil dense assomme le quotidien du peuple. Dans le vehicule toutes fenetres ouvertes, la vitesse ne suffit pas pour refroidir l'atmosphere. Pour passer le temps, je regarde la vie s'ecouler le long de la route a travers le nuage de pollution et la poussiere lever. Ici on coupe deja les bles, mais point de moissonneuse batteuse, une simple faux s'executant a la force du poignet, puis l'homme regroupe les epis et forment des fagaux. J'admire les couleurs brutes porter par les femmes. Mardan a peine le temps de dire ouf et j'embarque dans un autre van toujours aussi charger. Dir, enfin je le crois, je vais m'enregistrer a la police, quelqu'un est la pour me parler en anglais et m'accompagne dans un hotel, il ne me lache plus, ne sachant comment l'interpreter je visite la ville avec lui, me paye mes courses et le restaurant, mais rien a craindre; Arshad, fils de commercant aime parler avec les touristes de passage, car lui aussi a voyager. Il me raconte sa vie, son quotidien, les refugies afghans qui viennent voler leur quotidien. Nouvelle journee et nouveau bus pour m'apercevoir que Dir le haut est a trois heures de route encore. Stop and go pour une jeep ou nous sommes 16 a bord dans une position tres inconfortable pour affronter la montagne. Himalaya me revoila, je t'ai laisse une petite annee, mais jamais je ne t'ai oublie. Magnifique lieu, plus de route mais de la piste et la Lawaral pass a un peu plus de 3000 metres. Nous doublons les camions qui montent difficilement a trois km/h, le capot leve pour faire refroidir le moteur, spectacle extraordinaire que je ne savoure pas, preferant fermer les yeux et ne pas penser a la douleur de ma position inconfortable. Chitral et je cherche desesperement un nouveau moyen de transport pour rejoindre Bambulet, en milieu d'apres midi, il n'est plus rien. alors je reste ici, vais me faire enregistrer et rencontre un allemand et une norvegienne qui voyagent depuis deux ans separement et que le hasard fait rencontrer. L'Himalaya se merite, 48 heures apres mon depart d'Islamabad et moins de 365 kilometres parcouru, me voila enfin dans la Kalash vallee magique et plein d'histoire. C'est l'endroit ou s'est arrete Alexandre le grand avant de s'en retourner et ou il laissa cinq soldats macedoniens. Lundi, nouvelle semaine et pour rejoindre Bambuleh il faut encore une jeep, celle-ci est un pick up et toujours de nouveau record, 23 a bord enfin n'importe ou tant qu'il y a de l'espace. Moi je trouve ma place sur un des flancs du vehicule. J'admire le paysage, je pense qu'a la meme heure matinal, d'autre prennent, le train, le metro, le bus. Au croisemment d'un autre 4x4, les roues a quelques centimetres du precipice, je me retrouve avec 100 metres de vide sous mes jambes, je ne lache pas la barre et mes hanche trinque. J'attend avec impatience de voir les premiers habitants. Enfin la recompense, j'apercois les premieres femmes. Toutes de noir vetu avec des franges de couleur aux extremites de leur vetement. sur la tete une courone de perle multicolore, poser par dessus un rectangle de cuir aux coquillages et perles. Autour du coup plusieurs coliers blanc, jaune, orange qui doit bien peser entre 1 et 4 kilogrammes et surtout un faciesse bien different des pakistanais. Ravi, je le suis d'etre arriver en ces lieux apres avoir le royaume de Bactriane et ces mur sans vie.
Je suis avec un groupe de touriste pakistanais avec qui je vais partager la chambre. Pour nous recevoir point de pot de l'amitie, mais un peu de hashish melanger a du tabac. Comme l'alcool, l'herbe est interdite, juste une simple interpretation du Coran. Les jours suivant s'ecouleront a l'heure du festival, des rituels, de la musique et de la danse. Peu de variation entre le tempo et les voix monogammes des femmes, s'alignant a trois ou plus pour tournoyer sur elles meme. la seule chose qui differe aujourd'hui sur leur tenu vestimentaite, ces ce qui se cache sous la robes, leurs chaussures, Nike, Adidas ou autres copies. les hommes aux habits pakistanais, sont recouvert d'une veste brillante. Leurs visages aux airs de l'Europe occidental et de mascara noir sous les yeux. Du matin au soir on danse, mais en fin d'apres midi, les hommes se rassemblent autour des pretres, le temps d'offrir un priere aux Dieux. Oui, car ils sont polytheiste. Point de religion similere a la notre et au dire des musulmans, ne pas avoir de religion, de Dieu, il ne serait point possible de vivre. Pendant qu'un jeune dans un champ recite des psaumes et jete de l'eau benite par les pretres sur les bles, rituel aussi vieux que la premiere sedentarisation de l'especa humaine. Les autres recitent a l'abri des regards du publique, qui pourrai fausser la priere et ammenner une mauvaise recolte (Je vous jure que ce que je vais vous conter c'est reellemment passer). Une fois la priere finit, le vent s'est mit a pousser en rafale subitemment. Ce serai la reponse des Dieux, mais le vent est si violent pendant quelques instant que les hommes demandent aux femmes d'executer une danse pour calmer la nature. Au dire des pretres la priere aurait ete trop forte. Aller chercher la reponse scientifique que vous voulez, mais cela s'est vraiment deroule comme je vous le dis. Pour moi, la plus belles des soirees, sera lorsque qu'un Kalash s'accroupillera avec nous le temps d'un repas. Assaillit de question par deux musulmans et un chretien. Ce soir la, pour moi point de reflection du style est ce bien des descandants de notre vieille Europe, mais le plaisir d'avoir 2300 d'histoire assit a cote de moi. Imaginer la vie de nos ancetre, les femmes tous les jours dans leur meme apparat s'affaire dans les champs a aerer la terre accroupi avec un outil seculaire. Les hommes tiennent la charrue tirer par les boeufs. Les maisons n'ont point evolue, toujours l'etable juxtaposant la piece unique ou vie la famille, au sol de terre applatie par les va et vient, les poutres noircies par la fumee de la petite cheminee. la seule modernite sont les derivations sauvages de la ligne electrique qui fournit de quoi allumer une lampe de 40 watts et point d'argent pour s'acheter une television. L'eau a ete canalise comme jadis par des rigoles de pierre et des troncs d'arbre creuses. Incliner, elles donnent de la vitesse a l'eau et faire tourner le moulin. Celui n'a guere evoluer, toujours la pierre en forme de roue qui tourne, ecrasant le ble et le transformant en farine, moi j'adore la regarder tourner et gouter la farine qui en sort. Je vous le dis rien n'a change. Randonnee seul dans la montagne ou en jeep, decouverte d'ethnie, de leur habitat de leur facon de vivre, des questions qui n'arrete pas de pleuvoir. Eux rien a demander, le pourquoi du comment, juste savoir si la recolte sera bonne pour l'annee a venir. Je quitte cet endroit. Retour a Chitral et je perds mon cahier de note dans la jeep, je me retrouve tout nue sans ce cahier, car toutes les les informations sont marquees dedans. Heureuseument quelqu'un est la pour m'aider telephone au poste de police sur la route pour arreter la jeep concerne et faire transbahutter mon cahier dans un autre vehicule. Cela prendra 24 heures. J'accepte l'hospitalite pakistanaise. Profite pour me reposer, discuter. Eux en profite pour m'exhiber. Le soir venu, je me retrouve assit avec un groupe de personnalite de la ville, sorte de Lion's club local, ainsi que l'Imam. Discution sur l'Islam, des probemes du quotidien, du manque d'argent pour faire avancer les choses. Repas uniquement entre homme. Puis arrive l'heure de la musique avec un groupe local. Citare, differente sortent tam tam et un bidon metalique comme caisson de basse. Sur chaque morceau qui demarre lentement quelqu'un de l'assistance doit se lever et danser. Biensur le tempo s'accelere ainsi que les mouvements du danseur. Chacun claque des doigts pour accompagner. Voici venir le moment ou l'on me demande de me lever. Je ne refuse pas, sous le regard de tout le monde me voila les bras ecartes copiant, melangeant ce que j'ai vue ce que je sais. Le tempo s'accelere, moi aussi, les claquements de main remplacent celui des doigts, le joker sort son sifflet, L'Imam se leve et met le feu. A l'atmosphere endiable, le vent s'engouffre dans la piece pour lui aussi assister au spectacle, je tourne sur moi meme et comme a chacun on me recouvre de billet, que je ramasse et remets au musicien. La soiree dura 4 heures au meme rythme. A la fin certainnes personnalites font un discour, ainsi que moi. Pour remercier de l'hospitalite. 2 heures du matin dans le petit jardin vert de la maison, assit sur une chaise en plastique, je scrute le ciel et ses miriades d'etoile et remercie d'avoir perdu mon cahier. Mon cahier est la, je peux enfin partir pour le nord. Buni et toujours de magnifique panorama. Je dehambule sur la piste dans le vert des bles, des epineux cotayant les flancs de montagne, puis la roche rouge nue qui laisse place au blanc sur sa pointe que le souffle de Dieu pulverise dans le bleu infini. Je suis avec Altaf qui m'invite dans la maison familiale. Premier contact avec les Ismaeliens. Altaf travaille dans le petrole a Karachi et ne rentre qu'une fois par an voir sa famille. Plus de jeep pour nous emmenez dans son village, alors on marche passant les gais gele pied nue. Toute les maisons on un endroit pour recevoir les gens qui n'ai jamais contact avec les femmes. Meme si chez les ismaeliens, elles jouissent plus de liberte. Je prend le temps et le repas du soir se fera avec les instituteurs et autres personnalite local. A chaque fois je raconte mon pays, l'argent, la vie et comment est vecu l'islam. Moi je demande comment cela se passe pour les jeunes qui veulent se marier, la question ambarassante, qui fait rire et auquel on cherche a pouvoir repopndre par interpretation. Le lendemain visite des ecoles du village, oui il y en a deux. Car ici pas de probleme pour le nombre vu que chaque famille a en moyenne six enfants. La salle de classe ou point de table reside, les enfants a meme le sol, sur les murs les personalites importante du Pakistan, l'alphabet latin cotoie celui ourdou. J'oubliais tous les jours avant de rentrer en classe, il y a ce devoir patriotique de lever des couleurs. J'en ai profite pour taper le CV d'Altaf car il reve de golf persique et de plus d'argent. Apres une marche pour retrouver la piste principal, je trouve une jeep pour avancer de quelques kilometres. Attention record battut: 25 dans un pick up de petite taille, pas de place pour s'asseoir et tout le monde est debout. Mastut et je ne sais pas ce qui m'arrive apres avoir traverser le pont suspendu, j'ai les accus vides, je n'avance plus et il me reste 2 bon kilometres pour arriver a l'hotel. j'avance de 200 metres par 200 metres, pose mon sac et me prend la tete dans les mains, epuise, serai ce l'altitude. La gentillesse de deux locals m'aideront a porter mes affaires jusqu'a bon port. Et une nuit pas si recuperateur que cela. Je repars de bon pied retraverse le pont suspendu attend une jeep, mais rien alors je pars a pied, encore 275 kilometres. le poste de police pour ne pas changer encore et encore s'enregistrer. Apres un petit dejeuner de chez Lefevre Utile et un pepsi, j'avance et m'arrete tous les 2 bornes. Avec moi, mon sac, le poid de ma facon de vivre, de ma facon d'etre, de ma cuture et de mon hygiene. Putain que ces lourd. Apres 2 heures une jeep qui ne s'arrete pas, j'en ai marre et j'attend a l'ombre une autre jeep blanche et les camelots venu faire fortune dans les montagnes en vendant que du made in china. Je finirai la route avec eux, mais slowly slowly. Il faut s'arreter dans tous les villages et le commerce prend des airs diplomatiques pour refourguer manche de pelle et fleur en plastique et surtout beaucoup de temps. Ok stop pour aujourd'hui, ces bien on a avance de 25 kilometres a cette vitesse la et le peu de jeep qui passe, il me faudra encore 10 jous pour arriver a bon port. Sorluspur, ici point de vache mais exclusivement des yacks, j'en profite pour les voir se faire tondre, de regarder la vie s'ecoule avec une tasse de the a la main, de voir que l'on peut vivre avec moins d'un dollars par jour, ici les gens acceptent. Moi je n'en peux plus de cette salete. tout est sale, ma chambre fait de ses 4 murs de beton et d'une bache faisant office de fenetre, des couvertures ou l'on nose a peine s'asseoir dessus, heureusement que j'ai mon duvet. Je mange avec ma gamelle et mes couverts et suis devenu vegetarien par la force des choses, peur de manger un de ces poulet sans plume ou de chopper une bacterie avec la gamelle mal laver. En me balladant une femme me tend son enfant, la fache recouverte de croute qui gueri mal. N'etant point docteur je ne peux prendre de decision, mais je peux leur faire un cour d'hygiene a coup de savon prit dans les differents hotels et montrer les gestes a avoir avec un peu d'eau tiede et expliquer que si on se lave regulierement, il n'y a pas de probleme par la suite. Heureusement qu'ils vivent dans une vallee, sans pollution et que l'eau qui coule des montagne est cristalline, mineral et cela est un peu embetant pour faire mousser le savon. Cela me choque de les voirs s'agenouiller pour s'abrever a la riviere comme les quadripaides, point ne viendrait a leur esprit de joindre les mains. Minuit, on frappe a ma porte deffaser, je crois qu'il est deja tres tot, mais non juste une jeep a la recherche de client pour traverser la passe de nuit. Non, non, aller mourir tout seul. Par contre a 7 heures mes businessmen sont la, meme s'ils ne vendent pas, ils prennent l'argent de quelques voyageurs. Ca y est nous y sommes: Shandur pass, magnifique lieu. Le long de la piste les bergers montent les troupeaux de yacks dans les alpages pour la saison d'ete, le lac telle un miroir reflettant la montagne, je suis heureux, comme toujours la police est la avec son cahier pour que je marque mon nom. Et la descente ne se fait pas attendre. Arret dans un village ou je dois descendre de la voiture car ils vont dans des coins reculer pour vendre et doivent me reprendre apres. Rien, si l'attroupement autour de moi. Pas de toilette et chercher un endroit a l'abri des regards pour mes besoins quotidien n'est pas une mince affaire. Ils ne sont pas la et j'en ai marre d'avance par si petite distance, car je voulais arriver a Gilgit avant lundi pour un festival qui n'aura pas lieu. Un jeep pas la mienne et je la prends pour pas bien loin 5 kms, alors je continue a pied et dans l'apres midi me rattrappe mes vendeurs faisant un peu la tronche parce que je ne les ai pas attendu. Enfin de la piste bitume, on depasse les 25 km/h. J'aurai meme la chance de trouver le dernier van pour Gilgit. Mais la mort est au rendez-vous, ce sera un chevreau que le chauffeur ne pourra eviter du a son exces de vitesse, apres l'inevitable attrouppement, le berger s'en prendra a coup de baton sur celui-ci. Hotel a 10 dollars et a ce prix je veux tout, l'eau chaude, le ventilateur, la television, fatigue, mal au dos, coubaturer, je dois tout laver et ne veux parler a personne. Petit coup de gueule. Derriere une hospitalite sans egale, j'en ai un peu ma claque de les voir jamais reflechir de ne jamais se pose de question pour savoir si c'est bien ou mal. Moi aussi je peux etre comme eux parfois. Enfin ainsi s'ecoule la vie dans le Pamir, dans l'ouest Himalayien.
Je retrouve la capital pour de nouveau visa. F7, S4, H9, ce n'est pas une bataile naval mais une ville moderne ou parallele et perpendiculaire se chevauche, ou chaque quartier residentiel est construit a l'identique et devant certaine maison le fusil a pompe de garde prive pour vous recevoir, pas de charme a part peut etre Ambassyland. Pour vous rendre dans la zone des ambassades, d'abord rejoindre un parking ou l'on prend un ticket de bus et on vous emmene dans un parc boise, avec plein de petit policier l'arme au poing. Il fait tres chaud, retrouve le communisme chinois ou le gars prend un temps indeniable pour s'occuper des demande de visa et je prends cet agacement a la rigolade. Car pour un pakistanais qui desire se rendre en Chine il lui faut sortir tout un tas de document, allant des diplomes au releve de compte bancaire et invitation.
En ce moment, il y a un festival d'une semaine dans l'un des coins de la ville. La foire du trone couleur local et au forme tres religieuse. Autour de la mosquee, Imam, prete hindou, famille, mioche se melange assit sous une tente sur une natte ou tout simplement sur rien. Les gens viennent prier, viennent chercher des solutions a coup de medecine naturel, d'avenir lu dans les ligne de la main ou fumer la belle pipe avec de la bonne herbe, on saigne la vache, la chevre pour le repas de la journee. Biensur, il y a aussi des attractions pour depenser ses rupees. Il y en a pour tout le monde, riche et pauvre. La grande roue, le bateau pirate pres a s'ecraser. Des femmes dansent, enfin des travesties pour venir voir la sphere de la mort ou des motos tournent. A cote l'homme tronc qu'on exhibe et pour voir la femme serpent ou la vache a tete d'homme ainsi qu'une brebis a 6 pattes, etc... il vous faut payer. Vendeuse de hene, de bague, de dent et autres se dispute le client et un geant blanc qui n'arrete pas de serre des mains (moi). Point de taverne de Munichoise, ou de paella a paolo. Mais de grande vasque ou mijote soupe, riz et dale (puree de poichisse). On danse et comme a Chitral me voila parti dans la ronde et la beaucoup de monde veulent voir un blanc danser au rythme des tamtams, qu'on recouvre ici aussi de billet et de present (collier de laine, etoffe de couleur), desole il n'y aura pas de photo pour immortaliser cet instant. Ainsi s'ecoule la vie au Pakistan. Ici aussi il y aune alliance francaise, ce qui me permet de patienter des livres a la mains.
Pour les deux semaines a venir rien de tres palpitant m'attend a part toujours ces demande de visa de partez d'autres des frontieres. Ne vous impatientez pas pour de prochaine nouvelle car je vais me rendre dans le nord ouest de l'Inde au Laddak et au Zanskar et la aussi point de laision telephonique pour donner signe de vie.
from central asia 15, un gout de deja vecu.
Pour commencer je desire revenir sur un des messages: Comme je l'ai ecrit dernierement. Je disais que j'avais retrouve l'eau courante, l'electricite, les communications telephonique. Non je ne suis pas revenu en France, juste qu'il n'y avait rien de tout cela dans les montagnes du Pamir et qu'il a fallut la capital pakistanaise pour retrouver un semblant de gout occidentaliste...
Bienvenue a bord du deplacement terrestre numero 423. Nous sommes heureux de vous accueillir dans ce bus en direction de Lahore, Bus climatise ou l'on passe vos baggages au decteur de metaux, ainsi que vous et on vous filme au cas ou vous seriez apparente a la famille terroriste. A bord television, radio, les ecouteurs, boissons et repas leger vous attende. Lahore ou il fait encore plus chaud qu'a la capitale. Elle est tres dur a supporter, tout trinque de l'appareil photo qui commence a faire des siennes au corp qui reclame sans cesse a boire. Etre obliger constament de s'hydrater meme quand l'estomac n'en veut plus. Allonger, le soir je me mets a imaginer toute sorte de moyen pour refroidir cette contree. Un gros ventilateur brassant l'air des sommets voisin qui rafraichirait la ville. Envoyer un obus dans le ciel qui transformerai le bleu azur en eau. Enfin le seul avantage qu'il y a, sont que les affaires sechent tres vite. Visite de la ville a l'islam modere et la vie toujours aussi folle. Mais je ne perds pas de temps dans la ville et le lendemain me dirige trop tot a la frontiere. 3 heures d'attente car elle ouvre a 9h30, je passerais avec 3 autres personnes. Je dois vous expliquez cet endroit tres particulier. C'est la seul frontiere terrestre avec les deux pays et il n'y a aucun echange commercial, pas de camion, de voiture ou de bus uniquement des petits flots de touriste, le passage s'effectue a pied apres avoir ouvert ses baggages plusieurs fois. Autour du corridor avec la grille de separation des deux pays, il y a des tribunes sponsorisees. Car tous les soirs a 18h30, il y a spectacle, la descente des couleurs auquel j'assisterai. Il fait tres chaud les gradins se remplissent. Les soldats sont revetus du meme uniforme de chaque cote avec uniquement une couleur differente, le meme kepi avec un eventail dessus, voila que l'on sort les drapeaux des pays respectifs. Des deux cotes on se met a crier des slogans patriotiques et le ceremonial commence. La demarche des soldats en rang ressemble plus a un balai de singe nargant l'autre cage. Les pieds se levent jusqu'a la tete. Ensuite on tire la corde du mat en la lancant chez le voisin. Une derniere poigne de main entre deux grades de chaque pays huer par la foule et les drapeaux descendent. Ensuite il est possible aux gens de venir devant la grille pour injurier le voisin, l'ancien frere qui vit avec les memes couleurs, les memes habitudes, le meme quotidien. Separer par cette ligne de barbele disparaissant dans l'horizon vert bleu que seul les oiseaux peuvent franchir librement. Le reste n'est que lavage de cerveau a coup de propagande. Vous dire aussi que l'on peut trouver dans toutes les librairies, le livre d'Hitler: "mein kampf". Je ne serai vous expliquer, mais cette personne a la cote ici, pour quoi je ne sais pas, la haine des autres, la croix de svatiqua, symbole qui serai mal interpreter, je ne peux malheureusement pas pour l'instant avoir de reponse concraite. Enfin ainsi va la vie dans certain endroit de la planete. Finit le muezzine a 4 heures du matin appellant a la premiere priere, mais c'est au tour du train de casse les oreilles, comme les automobilistes et autres rikshaws, on ne peut pas s'empecher de klaxoner pour un oui pour un non. Ici, ils sont encore plus barjo qu'ailleurs car ll croivent a la reincarnation, 13 fois je crois. Arimtsar et le temple d'or. La Mecque des sihks avec leur turban, ainsi que pour moi, je dois recouvrir ma tete d'un signe ostenciblement ostentatoire pour pouvoir penetrer a l'interieur. Magnifique place faite de marbre blanc, au sol recouvert de forme geomtrique, de dessin incruste de pierre semi precieuse, ainsi que bizarre pour moi, des noms et des sommes d'argent de donateur. Au centre il y a un bassin ou homme et femme font leur ablution, au mileu de celui-ci le temple principal recouvert de feuille d'or. A l'interieur, des musiciens jouent sans discontinu. Des pretes lisent le holy book sihk et les gens viennent baiser le sol et faire des offrendes, l'un des pretre arme de sa spatule rammene l'argent au centre comme un croupier. Le temple est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On peut se restaurer gratuitement et cela demande une logistique gigantesque. La boulangerie ou le petrain par dans une danse perpetuelle autour tapis roulant et four moderne pour cuir 120 pains a la minute. Les salles de refectoire ou l'on s'asseoit en batterie et les serveurs passent avec des seaux pour vous servir riz et dall (puree de lentille). Dehors aligne le long de 5 abrevoirs gigantesques. 250 plongeurs nettoient les plats en inox. Les pelerins de passage les valises a la main, ou les gens prennent le temps autour du temple a l'abri du soleil, on dort, on se regroupe pour parler du Guru. Malheureusement pour nous il nous est impossible de profiter de cette quietude sans avoir a supporter la gentillesse de tous ces apprentis de la langue de Shakespeare reppetant inlassablement les memes phrases. Premier trajet en train depuis le debut du voyage, hard seat, chaleur, la foule de personne qui cherche desesperement une place. Je prends mon mal en patience, prepare mon budget, sur la feuille des chiffres qui ne prennent sens devant le sigle $, en meme temps a travers les hublots du train apparaissent les bidonvilles fait de tente au bache dechirer au morceau de tissus racomodes, faisant un patchwork triste a admirer. Avec 1000 dollars, je dois pouvoir survivre deux mois, eux dehors surviverait un an a 30. Delhi ici Delhi terminus du train tout le monde descent. Avec joanna, une americaine, nous cherchons un hotel, cela m'impresionne de revenir au meme endroit aussi loin. Dans la rue rien n'a changer, je retrouve les rikshaws velo, les vaches libres d'errer ou bon leur semble, les handycapes physique au deformation inhumaine reclame toujours quelques rupees que les gens donnent sans reflechir. Car pour tout bon indien meme s'il se reincarne, il ne peut traverser cette vie dans une enveloppe corporel au appendice notoir. La nouvelle Royal Enfield a dut se mettre a l'heure pour concurrencer les petites japonaises. Delhi, toujours aussi pauvre, mais on les eloignent des quartiers riches. ils sont la squattant un morceau de trottoir sale avec un sac rempli de rien de dechet ramasser, d'une gamelle. Le rickshaw sans maison s'arrete le temps d'un somme le long d'une artere polluer pour se reposer sur sa banquette. Les tres riches restent dans des ghettos climatises a l'enseigne des restaurant: "American dream". Je vais vous dire les riches de ces deux pays preferent rester ici, car vivre dans l'occident democratique, ils passeraient inapercut et ca ils n'aiment pas trop. Moi, pour ne pas changer malade avec la nourriture local ou peut etre la chaleur etouffante, d'ailleurs je recherche un tube digestif en pvc avec broyeur integrer ainsi qu'une gaine en plastique pour remplacer l'intestin. Je fais tres attention a ce que je bois, a ce que je mange, je n'en ai que le souvenir du debut de ma maladie il y a trois ans dans ces rues et je veux pas que cela recommence...
Le Voyageur:
De tout temps l'homme s'est deplace, pour vivre ou survivre. Ces dernieres annees plus pour decouvrir et faire rever des peuples qui ont acces a la connaissance. Il est vrai qu'avant il fallait plusieurs langues, avoir son budget total sur soi pour pouvoir errer. Aujourd'hui, l'anglais et un rectangle en plastique suffisent pour suvrivre. Je crois qu'il ne faut pas croire a la difficulte de nos ancetre, si ce n'est l'effort physique et de vivre sans savoir si demain existerait. Aujourd'hui d'autre difficulte a affronter, comme ces fameux voies administratives. Comment faire pour ne pas disparaitre des voies legales, restant accrocher a ce petit carnet qu'est le passeport pour montrer que l'on existe. Les pays visites restent a nos yeux tant de decouverte et une realite autre que notre quotidien occidental. Nous ne sommes peut etre pas les premiers. Mais je pense que nous avons le devoir d'eduquer plus que de decouvrir, repeter sans cesse les codes de la vie moderne et de dire que ce qui passe a la television n'ammene pas d'horizon meilleur que le leur...
Sur ce je vous laisse et donnerai des nouvelles quand j'arriverai a la cinquieme destination de mon voyage. Apres Istanbul, Isfahan, Persepolis et Samarcande. J'ai nomme Leh, le Laddak et le bouddhime...
from central asia 16, Om mane padme hum.
Om mane padmi om
(Oh joyaux dans la fleur de lotus)
Je ne m'attarde pas dans cette ville la plus propre
d'Inde., J'ai vue ce qu'il y avait a voir, cette
architecture typique, identique, des quartiers
decoupes en secteur. Il me restera cette endroit
unique, un peu notre facteur cheval a l'echelle d'un
geant: " Le rock garden", sorti tout droit de
l'imagination d'un homme, plus terrifiant que les
terra quota (armee de terre cuite, en Chine).
Labyrinthe de beton ou a chaque angle se laisse
decouvrir, des pierres ramassees aux quatre coin du
pays, ayant prit des formes de visage sous l'effet du
vent, du temps et de l'erosion et que votre cerveau
amplifie. Ensuite viennent les personnage en ceramique
face a des demons en verre multicolor tout cela sur un
sol d'emaille de lavabos, de bidet et autres collecter
et concasser.
Le bus de nuit et la pluie, pas encore la mousson, de
ces nuits sans sommeil avec qui je dois faire. Je
reste calme, le corp au repos, le cerveau imaginant
demain, se souvenant d'hier et repensant a
aujourd'hui. Avec l'aurore le bus arrive a Jammu et
decouvre se nomad land. Meme si Chandigardh se dit
propre, je le comprends en voyant cette ville de
misere ou tous les pauvres se retrouvent a squatter
les uns a cote des autres sous l'autopont. Fuyant la
guerre pour un avenir sans fin. Je pense a mon pays et
la comemoration contre le mal et entendre dire plus
jamais ca, j'espere qu'ici il ne faudrat pas aussi
longtemps pour voir deux chefs d'etat se faire une
accolade. Dans l'attente d'une jeep qui m'emmennera
sur Srinagar dans la journee, je lis le journal en
anglais et decouvre la facon de promouvoir sons gamin
pour un avenir meilleur, sa photo et les notes sur son
bulletin (tres bonne biensur), ainsi que la page
matrimonial: Lulu de la caste des leve tard, bonne
famille bourrer de pognon, recherche jeune femme de la
meme caste, avec une bonne dote et pas trop bete, pour
un amour futur dans la tradition de nos ancetre.
Himalaya une nouvelle fois. L'armee homnis presente
avec un soldat tous les kilometres, ou trois vehicules
sur cinq est un camion militaire ou requisitionner
pour ses services. Toujours prioritaire sur la route,
nous y perdons des heures entieres a regarder les
convois passer. Apres 14 heures de jeep, me voila dans
cette ville mytique. Srinagar la capital du Kashemir,
de ses richesses allant des risieres a perte de vue,
au safran, des battes de cricket au tourisme d'ete
comme hiver. Ville particuliere ou a l'epoque des
Maharajas, les anglais se sont vue refuser la
construction de batiment pour passer l'ete au frais et
se sont accaparer le lac pour construire des
houseboats et des jardins flottants. Biensur
aujourd'hui tout cela est dedie au tourisme. Moi dans
l'une d'elle sur une riviere adjacente a l'ecart de
tout cette frenesie, je fais coulisser la paroi et
regarde la vie s'ecoule au gres du courant. Les
barques a fond plat transportant du sable ou une
famille errant ou il y a de l'argent a prendre,
l'ombre de l'aigle pecheur cherchant sa proie, la
guerite former de sac de sable ou repose une
mitrailette de gros calibre avec son soldat en
faction. Je visite tout cela en taxiboat a la force du
poignet d'un pere de famille, vais voir la mosquee ou
il y a une meche de cheveux du holy prophete Mahomet,
que l'on exibe seulement dix fois par an. Toujours ces
soldats l'arme au poing, meme sous la coupole
principal. Discution avec l'un d'eux, question
delicate: Tu es musulman pour l'armee indienne, tu te bats
contre d'autre musulman. Non, non, je fais partis de l'armee Kashemiri...
Leh hante mes pensees et je decide de partir apres
deux jours je trouve une jeep qui m'embarque. 400
kilometres, deux jours de transport ou plus de vingt
heures de voyage avec des passes a plus de 4000 metres
d'altitude. Tous les passages du jour sont la, les
cassettes de musique indienne sont chargees dans
l'autoradio, le coude a la fenetre, il ne me reste
plus qu'a admirer le paysage qui s'ecoule et me
detendre lors des arrets frequents pour les controles.
Kargil ville etape, ville a majorite Chiite, sale,
pauvre depuis la fermeture de la route rejoignant
Gilgit sous controle pakistanais et pas de permit
special pour moi, pour eviter une deviation de plus de
2000 kilometres. Enfin un dortoir insalubre, un repas
et l'impatience de repartir a 4 heures du matin.
Sur ce panneau est ecrit: "vous sortez de la zone
sensible", cela n'empeche pas de voir autant de camp,
de base militaire le long de la route qui n'est que la
partie visible de l'iceberg, car tous les soldats se
situent plus haut dans les montagnes. Je vous dirai
ici: "Ou il y a de la vie, il y a de l'armee". Un
militaire par habitant, une presence qui coute dans
certain endroit jusqu'a 1500000 dollars par semaine
pour garder le controle de ces zones sensibles. je
vous le dis, vous les ethnologues, ne faites pas une
recherche sur l'effet du tourisme sur la culture
local, mais sur l'homnis presence militaire. 40
kilometres et les musulmans laissent la place aux
peuplades Laddakis. Les coupoles se transforment en
lamaserie, les minarets en chorten et leurs moulins a
priere. Un autre panneau rappel au medecin que les
echographies pour determiner le sexe du bebe sont
interdites, sous peine d'emprisonnement et de lourde
amende. Car avec ces histoires de caste, si vous avez
une fille, la dote au mariage vous coutera tres chere,
alors on prefere sans separer. Le decors, nous
naviguons de vallee en vallee, de col en col, au flan
desertique des pentes, au nuance de couleur arroser de
lumiere brute ou les nuages n'arrivent pas atteindre
ce bleu pur. Leh, enfin avec un jour d'avance sur mon
programme initial. Heureux et triste sera ma premiere
impression, meme sortie de la zone dangeureuse, il y a
toujours autant de camp militaire. Et il me fait
marrer le petit moine que l'on a pu apercevoir a la
television francaise, marchant dans ce paysage
lunaire. Car il s ont du le faire galloper avant de ne
plus avoir de trace de barbele. tout n'est pas encore
ouvert, je m'installe dans une pension de la ville,
maison typique laddaki ainsi que ses occupants. Ma
petit chambre de moine donnant sur l'etable ou reside
un seul veau. Ma premiere nuit difficile a 3500 metres
de haut et mon premier reveille se fera au son des
instruments de musique tibetain et aux prieres des
lamas, ceertainement venu benir ce lieu pour un bonne
saison. Les boutiques se font belle en attendant le
rush estival, je me ballade, je me renseigne, ecoute
le ronflement des Enfield, cotoie les blancs de la
pension et partageons nos aventure individuel.Visite
d'un temple Bouddhiste avec un couple de belge,
rencontre avec un moine tibetain en exile, qui me
redigera quelque ligne philosophique. Je ne reste pas,
apres une demande de permit et la location d'un
scooter, me voila partie pour la Nubra vallee.
L'autorisation en main, le duvet accroche avec un
petit sac d'effet personnel et deux jericans d'essence
en plus. Je commence, pardon j'attaque le col
carrossable le plus de la planete, culminant a 5600
metres d'altitude. Troisieme, seconde, premiere, pour
finir a 10 km/h: "Ceci ne represente rien du tout pour
l'humanite, mais un petit bon pour mon deux roues et
moi". Photo souvenir de l'exploie du jour,
observasion, puis vient la descente et toujours ces
paysages lunaires qui se devoile a chaque virage. La
pose du soir toujours a cote d'une caserne. Nouveau
jour et le long de la route se retrouve des textes
d'ecrivain celebre donnant une autre dimension a cet
espace. Panamik et ses sources d'eaux chaudes, sois
disant bon pour les rumathismes et une passe pour
rejoindre l'asie central, ancienne route de la soie ou
caravane de chevaux et de chameau (du Taklamakan) se
suivait il y a longtemps. Hunda et son erg au milieu
de ces sommets enneiges, magnifique place ou je decide
de rester et de passer ma premiere nuit a la belle
etoile au milieu de ces dunes, a l'ecart du monde,
avec ca riviere ou la plus belle salle de bain que
j'ai pu posseder. Mais cela aurai ete trop beau. Le
vent se leve balayant tout ainsi que mes projets. Je
repars, m'arrete dans un village et demande
l'hospitalite d'une nuit. Je suis malade et decide de
rebrousser chemin, repasser cette fameuse passe dans
l'autre sense et l'ascenssion se transformera en
calvaire. Plier en deux, gemissant avec l'altitude qui
n'arrange rien. Le sommet et me jete dans la descente.
Stop and go a l'hopital, pour entendre apres des
analyses de selles, que je n'ai rien. Ayant le scooter
pour quelques jours encore, je repars pour la Drogpha
vallee et l'ethnie la plus vieille du Laddak. Ethnie
aux multiples legendes. Des premiers habitants de
l'asie central fuyant les guerres aux soldats
d'Alexandre le grand trouvant terre fertile et eau
courante, le long de l'Indus. Dha et son village dans
la montagne et une vie qui s'ecoule depuis des
milliers d'annees a la recolte estival. Je viens de
rencontrer romain un francais donnant de son temps
pour comprendre et essayer d'ameliorer leur recolte
tout en sauvegardant l'ecosysteme et eviter la fuite
des paysans vers les grandes villes. Je visite avec
lui les villages voisins. Un couple de vieux nous
accueille, grande ressemblance au peuple Kalash au
vetement plus rustre, pour lui avec un chapeau style
napoleonien et elle une toque, tout deux recouvert de
fleur en plastique, perle, bouton, piece, enfin d'une
quincaillerie d'une autre epoque, autour du cou un
talisman proteger dans une piece de tissus,
certainement une piece en alliage de plusieurs metaux
que l'on applique a l'endroit de la douleur et qui
vous garde en bonne sante. Tres aimable et fiere de
nous montrer son metier a tisser sortie direct de
l'age de pierre. Rencontre avec le chef du village que
romain questionne et qui me dira par la suite qu'ils
ne disent pas la verite pour pouvoir avoir le droit a
des subventions. Pendant qu'il parle, je decris la
maison et la vie qui va avec. Maison a un etage ou le
rez de chausse est l'etable et les reserves de vivre.
A l'etage, la cuisine et la piece principal au mur
blanc casser, au plafond ou des lattes entrecroisees
retiennent la paille isolante. Le sol recouverte de
tapis au geometrie grossiere et de mauvaise qualite,
deux lits, deux petites tables basses au couleur vif,
une petite niche recevant tous les vetements de la
famille. La grand mere assiste a la discution en
s'allongeant a cote de moi. Elle dans son jogging
bleu, sa chemise ecossaise, la veste verte. Des nattes
d'un metres de long relier les unes aux autres et le
reste de cheveux en petard sur le crane, le meme
chapeau que l'autre dame fait de bric et de broc, de
bande de tissus differente, piece de monnaie, de
chapelet religieux. Autour du cou en plus de son
talisman une petite cuillere en metal. Nous les
quittons pour une autre maison ou des femmes nous
accueillent parlant un petit anglais. Toujours cette
grande hospitalite surtout lorsqu'il a lieu de
parrainage, pour aider un enfant a le scolariser.
Autre village et je reste pentoi devant le spectacle
ou des vieilles femmes filant la laine comme toujours.
Simple bou de boie avec une pierre pour lester
tournant comme un toupie. Pres de la riviere, la
minoterie comme chez les Kalash, ainsi s'ecoule la vie
chez les Dogpha comme toujours et je l'espere pour
toujours.
Nous repartons ensemble sur le scooter charger a
rabord. Moonland, Lamayuru et sa lamaserie. Des moines
repetant une choregraphie, une danse contre le mal.
Retour a Leh et la ville s'est transforme, presque
tout est ouvert et les touristes sont la, un peu
jaloux de ne plus pouvoir profiter en egoiste. Je loge
dans une famille avec romain, ou nous avons cette
fameuse piece principal pour s'etaler. La cuisine lieu
de vie, au vaisselier remplie de gamelle en inox et
les cuilleres en devanture. Un autre avec toutes la
vaisselle made in china. Dans un angle la television
et les clips de musique laddaki ressassant la
rencontre et l'amour. Le long de la fenetre des nattes
ou l'on s'asseoie les jambes croisees, devant nous
cette petite table. La grand mere perpetuant ses
rituels ancestral, ambomant les pieces a l'encens,
assise avec sa tasse qui la suit depuis toujours, son
petit moulin a priere sur sa table et ses prieres
quotidiennes. Le the au beurre, la thampsa et les tagi
khambeer (pain laddaki). Dans l'attente d'un festival
bouddhique la vie s'ecoule paisiblement.
3h30, reveille, la grand mere est sur son trente et
un, impatiente comme un enfant de partir pour Hemis
voir le Rimpotche. Depart en jeep avec une famille et
deja a cette heure la route se transforme en convoie
et tout cela ressemble a une fourmiliere geante ou
tout le monde converge vers le sommet. Tout le monde
est venu voir le Tankha, tapisserie bouddhiste de
douze metres de long et que long sort une fois tous
les douze ans. Douze ans, que faisiez-vous a cette
epoque. Moi, je rendais mon treilli et profiter de ce
dernier mois d'une certaine liberte, jeune et rien
dans la tete, jeune et deja ces reves de bout du
monde. La foule pousse et meme ici on laisse beaucoup
de place au VIP. Nous cherchant un endroit pour
profiter du spectacle et triste de voir cette foire
d'empoigne, loin de ce que nous avons pu imaginer. Un
peu de chance quand meme de voir ce chef passer pres
de nous ainsi que les danseurs et leurs deguisement.
Mais nous ne restons pas, preferant retourner en bus a
notre vie paisible.
from central asia 17: vivre un autre monde. Apres une semaine de repos force a Leh, dans cette
adorable famille ou nous avons sortie les costumes
traditionnels laddaki pour une seance photo dans la
cuisine typique ou le signe exterieur de richesse est
d'aligne un maximum de thermos, ici il y en a une
vingtaine. Vue aussi au gres des coupures de courant
intempestives, le film: Himalaya en tibetain et mes
premiers verres d'alcool depuis deux mois. La
recherche d'autre personne pour pouvoir partir a bon
prix. Ca se fait et se defait aussi rapidement et dur
est cette tache. Apres quatre jours, enfin trois
personnes peuvent se joindre sur. Avec la saison
demarrant, Leh prend un air estival de vie occidental
et nous nous retrouvons en groupe mixte le soir venant
dans les restaurants, toute nationalite confondue,
pour refaire le monde des heures a venir, car nous
nous deferrons aussi vite que nous nous sommes formes.
Je pense que dans nos contrees, les gens doivent payer
un organisme pour pouvoir faire la meme chose, je
pense au club de celibataire et je trouve cela triste.
Les aux revoirs aux locals que j'aurai cotoye, avec
cette hospitalite, cette convivialite, parfois
d'echange de present et d'avenir virtuel via le net.
Lever difficile, the d'adieu, bus stand et tout notre
petit groupe se retrouve parquer dans la cabine du
conducteur, tarif oblige. 100 kilometres apres ou 6
heures de trajet. On decharge pour recharger les cinq
chevaux et l'anesse accompagne de son petit. Notre
groupe est forme de Lupo et Ziv hebreux, Jean Baptiste
et moi representant la France. Deux horsemans
(muletier) que l'on appellera les oncles, le cuisinier
dit grand frere et le guide dit petit frere, point de
nom pour nous differencier. Ce meme jour deux couples
de belge seront de la partie via une autre
organisation. Le trek, plaisir, souffrance, demain
j'arrete; le but, lequel; la joie de decouvrir ou de
ce dire que j'ai depense un max de thune pour les
jours a venir. Que dire de la beaute des paysages que
nous cotoyons. De la montagne ressemblant etrangement
au Mordor (voir le seigneur des anneaux) ou des
Chortens de Tintin au Tibet; il ne manquerait plus
qu'a croiser le Yeti. Bon dernier de mon groupe, car
je suis avec trois avions de chasse. Apres de bonne
journee pour moi, le soir venant, epuise d'avoir
marcher et gravie pour mon propre salut. Moi, ma tasse
isotherme et cette soupe deshydrate au dix legumes,
dernier souvenir de la-bas. Je m'installe sur mon
rocher, face a moi cette ecran panoramique avec ca
chaine unique, qu'elle est splendide. Ces montagnes
grises denudees de vie, ces fermes isolees, ces taches
vertes suivant le cour d'eau, d'autre noir plus
petite, ce sont les yacks, le blanc des nevets de
neige se melangeant a ces nuages cotoneux dans ce
monochrome bleu marine qui nous domine tous et qui au
gres du soleil couchant transforme l'environnement en
orange, puis en vermillon. Au premier plan sous la
bache tendu, le cuisinier de chaque expedition
s'affere au repas du soir. Il est vrai qu'au prix que
nous payons point de tente salle a manger et de diner
a plat multiple. Pour nous plat unique avec au menu
Thukpa (soupe de legume et de spaghetti) ou riz aux
legumes, prit dehors sur une malle. Troisieme jour,
malade epuise apres une passe a 4800 metres, les
belges me soignent avec leur medecine et apres une
bonne nuit recuperatrice sous la tente, je repars de
bon pied pour attaquer la fameuse passe a 5040 metres,
ce jour la, j'irai meme un peu plus haut pour mon
plaisir personnel sous une pluie de grele. Depuis deux
jours des ouvriers nepalais nous emboite le pas,
partage le meme quotidien, charger certain a 40
kilogrammes, franchissant les memes endroit en tongue
usee, dans ce groupe, des enfants ages de 12 a 15 ans
venu gagne un pactole misereux a la sueur de leur
front creusant le sol pour en faire jaillir un nouveau
pont. Des marmottes peu farouche non pas peur de se
faire dore au soleil sur leur rocher. Car dans le ciel
pas de predateur, quelque chouka se prennent pour les
seigneurs des airs suivie de leur vasseaux, ces
vulgaire pigeon. Je ne peux pas vous decrire les
paysages du quotidien que je savoure, mais mes
pensees, allant du plus jamais ca dans les ascencions,
a quand la prochaine dans les descentes, au vacance
francaise, du mobilehome que mon frere va louer pres
d'Arcachon, la plage, la table de camping recevant ces
plats d'ete et a cette bouteille de rose bien frais
attendant d'etre descendu dans son seau a glace, que
de quoi me mettre l'eau a la bouche. Mais quand j'y
serai, je me souviendrai de ces moments difficiles.
Cinquieme jour, un de nos chevaux fait une chute de
plusieurs mettre lors d'une descente, plus de peur que
de mal, car il s'en sort juste avec une dent casse.
Sixieme jour, une passe a 4800 metres, vous allez me
dire que ces moins haut, peut etre, mais le depart se
fait a plus de 1100 metres de denivele plus bas, les
locomotives toujours a plusieurs dizaine de minute
devant moi, je gravie pas a pas et deux rencontres se
feront sur ce chemin. La premiere, cette aigle nous
suvolant et nous saluant de son envergure magistral,
comme pour nous recompenser de cette ascenssion. La
deuxieme, mami, 63 ans autant dire que ces vieux pour
ici, petite dans ses habits traditionnels, ses
chaussures de feutre et son panier en osier poser sur
le dos. Venu voir son neveu, elle s'en retourne chez
elle a quatre jours de marche, passant les memes
obstacles que nous, marchant cinq pas, s'arrete puis
repartant ainsi de suite. Il lui faudra a elle douze
heures de marche pour arriver chaque soir. quand nous
la croisons chaque jour, elle se retourne et nous dit:
"bonbon, bonbon", n'ayant pas peur de fouiller nos
poches. Moi, je lui donne des raisins et des abricots
secs et un autre jour lors d'une nouvelle ascenssion,
elle se propose tout simplement de porter mon sac
jusqu'en haut. Grande lecon de vie, grande lecon je
vous le dis. Mami, nous nous souviendrons de toi et te
respecterons a tout jamais. Mami, total respect. Les
villages traverses au mode de vie ancestral et qui se
voie boulverser depuis une quinzaine d'annee avec ce
tourisme vert florrissant. Apres sept jours, etape
plus courte, quatre ou cinq heures, nous donnant le
temps de nous laver et de faire une petite lessive et
d'organiser un feux ou nous invitons les autres
expeditions devant une biere ou un rhum, soiree
francophone sous cette nuit etoilee. Le long de la
Zanskar river, la vie s'ecoule et nous marchons notre
quotidien pour notre simple plaisir de decouvrir de
nouveau paysage, cette vallee ouverte, comme au temps
de Moise qui a ouvert la mer. Les montagnes se sont
reculees il y a quel ques millions d'annees, laissant
apparaitre sur ses flancs ces stratifications qui
n'attendent qu'a ce refermer, laissant cette plaine ou
la vie s'active de chaque cote du fleuve. Derniere
nuit ou le vent m'a empeche de dormir dehors, moi qui
voulais jouer au aventurier de l'ancien temps, je
n'aurai eu que peu de fois profiter de ce merveilleux
moment, de l'ombre des montagnes et des etoiles
scintillant de mille eclats, preferant le luxe de
cette protection precaire, mais qui fut tres
appreciable a plus de 4000 metres d'altitude. Le
voyage se finit, personne pour nous accueillir, pour
nous feliciter de cet exploit personnel, seul les
premiers y ont eu le droit il y a tres longtemps.
Padum, capital du Zanskar avec ses mille habitants,
ses quatres hotels et ses huit boutiques. on vient de
tendre un ruban d'asphalte de quelques centaines de
metres sur l'artere principal ou toute la vie se
passe. Que faire pour attendre le bus. Pour moi une
decision importante et difficile s'impose. Est ce que
je continue? j'ai trouve deux chevaux a prix correcte
pour rejoindre Darcha et jusqu'a la derniere minute
j'hesiterai, mais ce sont mes jambes qui me feront
entendre raison, dur sera ce choix dans ma tete le
soir venant apres avoir inviter notre team au
restaurant pour les remerciers. Un bus normal passe
avec 200 personnes a bord, mais que se passe-t'il?. Ce
soir c'est jour de mariage et tout le monde est convie
a cette fete, Buddhiste et Musulman, tres bon moment
pour unifier deux factions qui s'opposent ici. Nous,
les parasites professionels, nous sommes de la partie,
assistant a ce moment de joie, ou la famille a du
s'endette pour les vingt ans a venir. Des baches de
couleur nous protegent du vent, la sono, simple
platine CD relier a une batterie qui alimente aussi
trois malheureuses ampoules ou les jeunes dansent au
son de musique laddaki, avec pour les hommes un look
de gang de cite americaine, jeans, blousons flashi au
estampe de divers team, casquette et le bandanas pour
recouvrir le visage. pour les femmes, elles plus
modere, dans un panjabi terne indien et au visage
recouvert d'un foulard, je vous dirai qu'ici s'est
tres bien comme cela les jeunes filles musulmanes
peuvent etre de la partie. Une multitude de pain
attendent ainsi que 50 litres de tchang (biere
artisanal local) dans leur baquet en plastique ou
tout le monde autour est accroupi. Je rentre dans la
maison ou chaque piece est occupe par une faction
feministe ou autre. Je rentre dans le cercle tres
ouvert des moines Bouddistes (bonnet rouge) picoleur,
je partage ce moment mon godet de rhum ou de tchang a
la main, les ecoutants jouer de leurs instruments et
du moulin a priere. apres quelque temps, elle se
transforme en fanfare un peu defraichie. De retour
dehors et toujours des questions sensibles a poser,
sur le quotidien et de la relation possible entre deux
etres de religion oppose. Il y en a toujours un avec
son pichet a la main pour me reservir, mon je ne sais
plus combien tieme de verre et je rentre dans la
ronde, puis au centre, dans ce paysage du bout du
monde, de ces montagnes avoisinantes, dans cette
plaine ou la Zanskar river serpente ou le ciel est
vide de tout nuage, les etoiles comme spot light et le
clair de lune pour ce debut de matinee. Pour mon notre
plaisir et surtout le mien on finira la soiree sur un
air de disco, merci encore pour ce moment inoubliable.
Il est trois heures trente, vite je dois rentrer mon
carrosse va se transforme en citrouille. Non le bus
part a quatre heures. Ce vieux bus local, comme nos
Saviem qui nous deplacer sur dix kilometres maximun.
Ici nous sommes partis pour 235 kilometres ou treize
heure trente de voyage, pas de route mais que de la
piste et parfois roulons dans le lie de la riviere
assechee. Je suis malade, certainement le trop de
secousse, pense a mon avenir proche, somnole et quand
j'y arrive, chek post et ces eternels questions
repetitives, pour mon plaisir, je changerai de metier
a chaque pour voir ce qu'on va dire. Kargil pour la
deuxieme fois et ces Chiites dominant, son dortoir et
la police qui refuse a me recevoir, nuit bien merite.
Deuxieme depart a cinq heures pour rejoindre Leh.
Enfin, vingt quatre heures apres, soit 470 bornes, me
revoila...
Avec cette semaine loin de tout, des klaxones
intempestifs. J'ai pu m'imaginer la vie des caravanes
de la route de la soie, de ces deux ans de voyage pour
retrouver l'occident et ces contraintes quotidiennes
et des petites distances parcouruent. Tout cela pour
le plaisir de nos riche concitoyen du passe voulant a
tout prit ces produits exotiques.
Bientot six mois de voyage, que cela passe vite, trois
mois que je n'ai pas manger de viande et de vous dire
que j'ai deja maigri de dix kilogrammes. Aujourd'hui
grand jour, car je vais effectuer mon premier trajet
en camion local pour rejoindre Manali.
a bientot pour d'autre nouvelle et profiter bien de
vos vavances...
from central asia 18: du reve a la realite.
Voila, grande soiree, on vient de rejoindre le terrain de polo ou les camions stationnent. Nous sommes en tout six occidentaux a tenter le voyage. On embarque quatre par camion plus le chauffeur, car nous ne sommes pas tout seul. Le moteur demarre, point de sirene hurlante pour descendre main bazar, mais la joie est la. A travers la vitre la nuit etoilee et 450 kilometres de route, 3 cols dont 2 a plus de 5000 metres d'altitude. Que vous dire, que je vie un reve de gosse. Moi dans la cabine de ce rustre camion indien de marque TATA, pas de siege sauf pour le chauffeur, juste des matelas poses pour prendre la position du Bouddha assit. Un certain bonheur m'enivre de vivre cela. 6 kilometres, premiere arret, deja une panne, tout le monde descend du camion, on ouvre le capot pour un chek up, un fil electrique tendu entre deux cosses et nous repartons 30 minutes apres. Que disais-je, oui le bonheur de parcourir la route avec ceux qui la vive au quotidien, de partage la cigarette et les fruits secs, emporter comme present, les, ah' deuxieme arret, un autre camion vient de tombe en panne. Deja 1h30 que l'on roule et nous avont parcourut 10 kilometres. Bon, je disais, le bruit du moteur qui resonne dans la cabine, pas de position pour se pose, route defonce, les secousses sans cesse et l'impossibilite de dormir et la temperature qui degringole. Je m'essaye a la couchette qui fait 200cm sur 50 cm de large et 40 cm de haut, l'epaule bleuie rebondissant sur la barre, il ne me reste plus qu'a penser a autre chose loin de cette enfer. 5 heures du mat, les chauffeurs s'arretent, nous nous retrouvons autour d’une tasse de tchai (the au lait). Les couleurs magnifiques du soleil levant sur ce nomad’land qui sert de parking au camion en transit. 1 heure, 2, 3, enfin ils se decident a repartir pour 2 kilometres et un autre arret pres de la riviere pour cette fois ci se preparer un repas. 1 heure de plus avant de repartir et un nouvelle arret dans la foulee, on bitume la route et celle-ci est ferme pour 1 heure. Enfin notre convoie peu repartir, 600 metres et ils decident a nouveau de s’arrete, les neres sont mit a rude epreuve et rien pour nous pour nous restaurer. On repart au mileu de ces paysage lunaire irradier au UV sans nuage, je n’en ai que faire, maintenant je desire me restaurer devant n’importe quoi. Il est midi et avons parcourut un peu moins de 200 kms. On roule et apres un aspirine je pense a tout ce qui peut me passer par la tete, car on ne peut rien faire d’autre qu’attendre. Je pense qu’il y en a qui vont dans les grandes fetes foraine, payant un prix astonomique le tour de bossa nova ou de tape cul. Moi pour 2 euros j’en ai autant que je veux. Il se fait 17 heures et la premiere ville traverse sur la carte. Pas de maison mais uniquement des tentes, je m’en fou tant que l’on peu se ravitailler. Soupe de pate: " 2 s’il vous plait" et et des pommes de terre:" 2 fois aussi". Les routiers interpellent l'un du groupe pour negotier du tarif, car a la base il etait convenu de donner ce que l’on voulait. Cette bande d’inculte s’arretant a outrance se reunissant pour parler de rien, vue qu’il n’y a rien. Les voila s’essayant de jouer les dur face a des voyageurs rodes au moins cher. " Bon cela vous fera 400 rupees par tete". Quoi toi l’#$&*% qui nous avez dit qu’on serait arrive dans 24 heures maximun, tu veux essayer de jouer les gros bras avec moi, les chefs. La seul chose qui recolteront sera de nous voir tous descendre pour passer la nuit ici. Nous sommes tous de mauvaise humeur avec cette experience. Mais le sunset et la et il y a de la biere pour nous faire oublier. Nous sommes a 4250 metres d’altitude sous la tente coucher en batterie, il fait froid, tres froid... Nouvelle journee et nous nous repartissons en 3 groupes. Les premiers embarque pour 5h30 dans un nouveau camion, moi 1 heure apres. "Aller dede fait peter l'bordel", bon on se contentera des 20 km/h en pointe. Reparti dans des pensees, pour oublier le temps qui n'en fini pas et des bornes kilometriques que l'on voit defiler tous les 5 minutes. Midi, un arret nourriture, encore 180 km avant d'arriver, je calcule la moyenne et pense que l'on arrivera vers minuit. Les boules, il va falloir encore galerer. 15 heures, on s'arrete et le chauffeur va se coucher. 17 heures je pete les plombs, j'ai deja lu 200 pages d'un bouquin le temps de ces arret impromptu. Un jeep passe, je l'arrete demande la destination et son prix. "Ok pour 200 rupees" et la tout change, le calme, la vitesse et le luxe de se retrouver 2 a bord. Il est 22 heures, use, fatigue d'avoir rien fait et la jeep nous depose a Manali. Manali vue de Vasheest. Un air d'alpage suisse reigne en ces lieux, recouvert de vert, des herbes aux sapins, dressant les yeux, les sommets redeviennent tristes, laissant apparaitre de vieux nevet de neige grisatre au glacier fondant le long de ces veines ancestrales, donnant la vie a ces petits villages, allant de l'ancienne batisse pres a rendre l'ame au neo chalet recouvert de crepit pour les plus cher a la simple facade de beton pour les plus modeste. Ici, en bas la fourmiliere heteroclite s'active. Des locaux habiller de couleur vif au mode de vie inchanger depuis des generations cultivant l'essentiel, aux autres dans leur accoutrement a l'occidental profitant de la manne financiere filant dans les deux sens de la vallee, aux touristes pantalon kaki la camera en bandouliere venu rafler quelques images souvenirs. Les athes et les occidentaux ayant trouver leur nature profonde et de nouveau maitre. Le temple et sa source d'eau chaude naturel. Rendant un immense service dans leur quotidien. Baignoire geante, douche pour les soins du corp, tube ou s'ecoule le reste pour la lessive, la vaisselle. Dans les cultures local pousse cette mauvaise herbe qui fait la reputation de cette region et qui est economiquement tres rentable. J'ai nomme le cannabis. Trouvant prenneur au pres des liberables de l'armee israelienne. De leur 3 ans de donne a leur pays pour lui et 2 ans pour elle. Perdant les plus belles annees de leur innocence dans un conflit sans fin. Les voila ici pour rattrapper tout ce retard. Je suis tombe amoureux pendant ces jours passses ici, elle a 20 ans, elle m'attendait, ronronnant comme un bebe, elle est tout de bleu vetu, sa taille 350 centimetres cube, elle s'appelle Enfield. Ziv veux s'acheter une moto et je me suis retrouver essayeur pendant deux jours et l'une d'elle m'a accroche, j'etais pres a l'acheter pour continuer mon periple, mais si dans un avenir je me retrouve avec un probleme mecanique, il me faudra certainement l'abandonner, alors je me suis resigne. Nouveau bus, nouvelle direction et Darhamsala, ville du Daila Lama, tres touristique, ou pour mon plaisir (3 euros), je me prends une chambre avec vue sur la vallee, le hasard des retrouvailles au restaurant: "Le petit cafe", avec d'ancienne rencontre faite a Leh, repere de francais au mal du pays. Un jeune francais venu preparer sa these ici est tombe sur le charme de la region, des langues et d'une tibetaine. Alors il a ouvert un petit resto, au menu gratin dauphinois et crepes au nutella, tout cela sur un fond de Brel ou Brassens. Cinema, enfin un particulier avec son video procteur et son prologique fait passer du bon temps pendant les pluies mousonnieres, "sept ans au Tibet" vue ici prend une autre dimension. Apres le film je me suis vu errer dans les rues avec une multitude de question sur de simple mot aux ideaux a pronner. Ouaih! je suis pour le Tibet libre et pour cela, je loge au Freedom hotel et mange au Peace restaurant, est-ce que cela est suffisant!!! Toujours de nouvelle rencontre et beaucoup de discution religieuse, du bouddhisme a l'islam en passant par le catholisisme car ici on est a un grand carrefour. Les taiwanais et pas chinois venu en force asister au seance pubique du Daila Lama et pour comprendre, il vous suffit d'acheter un transistor et d'ecouter la frequence qui traduit en anglais et en simultaner ces dire philosophique. Mais les places sont cheres pour etre dans le publique.
Pour commencer, nous allons apprendre quelques cocktails: L'hôtel: pour celui ci prenons les mots, musulman, hindou, catholique, religion, icône, temple, partage, paix, touriste, monnaie. Nous mélangeons et nous obtenons: Un hôtel a la direction musulmane ou prône au milieu du jardin un temple hindouiste et dans les étages une icône de la sainte Marie. Un quotidien remplie de touriste étrange et une seule religion pour réunir tout cela, l'argent, la monnaie, le flouse, l'oseille. Ici ou ailleurs, la paix tient dans ce petit rectangle de papier. Autre préparation: Le restaurant: prenons pour celui-ci les mots réfugie, client, touriste, bouddhiste, christianisme, pro, anti, demain, avenir, china. Mélangeons une nouvelle fois et nous obtenons: Un restaurant tenu par des réfugies tibétains ou l'on vous sert dans un service made in china, aux clients pro chinois ou pro libération. Une touriste australienne bouddhiste, deux coréennes chrétienne et un français perdu dans tout cela. Ainsi ce passe la vie à Dharamsala, je n'aurai pas vue le Daila Lama car il fait des discours un peu trop tôt. Dehors, la mousson est arrive, la pluie ne s'arrête que très rarement, les rues se sont transformées en rivière et moi j'aurai écume les restaurants, refait le monde devant un verre de tchai(thé) avec des gens de tout bord. Le matin avec les musulmans, la journée avec les tibétains, le soir avec des occidentaux. Comme au centre des jeunes tibétains qui organiser un conférence sur la propagande et je vous le demande: "ou été les touristes" au badge "free Tibet" dans le bazar a acheter des souvenirs pour dire qu'ils y étaient et ces déjà pas mal. Dans le journal des fait nouveau pour la vie tibétaine. Il était écrit que le gouvernement chinois était près a faire revenir cette "Océan de sagesse" dans son pays mais sans aucune autorité et qu'il devait accepter la souveraineté chinoise comme autorité suprême et reconnaître Taiwan comme étant chinois (les traîtres). Reconnaître le gouvernement et arrêter la propagande antichinoise et que la Chine à amener, la vie moderne et tout ce qui va avec. Mais j'aimerai savoir pourquoi il y a toujours autant de réfugie qui passe la frontière clandestinement pour rejoindre l'Inde? Des français que j'ai rencontre a plusieurs reprise viennent de remettre une lettre au gouvernement tibétain sur la politique tenu par elle pour boycotte les produits chinois et que dans la rue au même moment toutes les échoppes tibétaines ne vendent que du made in china, il est vrai que le tibétain est commerçant a la base et n'en a que faire de toutes ces histoires pour faire rentrer du profit. Enfin ainsi va la vie dans cette partie du monde. Moi et ce petit goût de chez nous, dans le petit restaurant français pour le petit déjeuner, je me suis régale de deux part de gratin dauphinois et d'une part de gâteau au chocolat, j'aurai vraiment prit du bon temps dans cette endroit, l'atmosphère régnante dans cet espace, les rencontres, les lectures, la musique et pour la suite de mon voyage, l'on m'offre une nouvelle protection. Des grain d'orge ayant reçu un Oracle. Voici les explications de Ralf, qui me l'a remit. Il s'agit de l'Oracle de Nechung (prononcer : Naitchoung). Nechung signifie littéralement : petit endroit. C'est parce que l'esprit d'une deite entre dans le corps d'un moine, donc d'un être humain, qui est normalement trop "petit" pour recevoir une telle puissance. J'ai eu la chance de voir cela (et je ne me suis pas prive de faire des photos!). Une procession de moines battaient les tambours et sonnaient les trompes, ces trompes en cuivre longues de plus de 3 mètres. Puis, subitement, alors que le feu de branches de genévriers venait d'être allume par les moines, l'un d'entre eux s'est mis a avoir de violentes convulsions; il est devenu rouge, plus rouge encore que sa robe, et s'est mis a gesticuler dans tous les sens avec une frénésie prononcée. Il a fallu quatre moines pour le soulever puis le traîner dans le monastère, tant il devait peser lourd! En principe, on sait un peu a l'avance quand et ou l'Oracle va venir. Mais la apparemment c'était plus tôt que prévu! L'Oracle joue un rôle de "téléphone cosmique": il est consulte pour avoir des prédictions très précises sur l'avenir, ou bien quand certaines décisions importantes sont a prendre. Il peut aussi être consulte afin de trouver les réincarnations de hauts lamas. Mais seuls quelques moines très entraînes sont capables de comprendre puis de retranscrire son langage; ce n'est pas un langage humain que l'Oracle utilise. Quand il investit le corps du moine, ce dernier devient excessivement lourd (a cause de la puissance qu'il contient désormais), rouge vif (peut-être a cause du sang qui doit affluer deux a trois fois plus pour irriguer un "super cerveau"). L'oracle ne se trompe jamais. Ses prédictions sont très écoutées et très respectées, et quand il part enfin du moine, il faut exercer à ce dernier des pressions sur les artères pendant un court laps de temps très précis et a plusieurs reprises, faute de quoi le moine peut en mourir. C'est cet Oracle, Nechung, qui fut consulte pour établir un plan de fuite du Tibet pour Sa Sainteté le Dalaï-lama. Ce plan faisait passer Sa Sainteté juste a cote d'une garnison militaire chinoise! Et l'Oracle a aussi perdit qu'a tel endroit se trouvait une rivière infranchissable car pas de pont ni de gué. On a pu y faire mettre une barque à l'avance. Comme tu le sais, le Dalaï-lama a réussi a s'exiler en suivant ce chemin dicte par Nechung. Les "graines" que nous t'avons donne sont ce qu'on appelle des "objets de puissance", ou encore "cadeaux de pouvoir". Ce sont a la base des grains d'orge tout ce qu'il y a de plus commun, sur lesquels il souffle et transmet son pouvoir et sa bénédiction. Car un autre rôle de l'Oracle est de protéger. Ainsi, celui qui transporte de telles graines pourra les utiliser afin de ne pas perdre ce qu'il transporte; ou encore en cas de grosse maladie, en avaler une le matin pendant plusieurs jours. En fait il y a maints usages pour de telles pilules... Ralf Moi je viens d'en mettre dans mon porte feuille ainsi que dans mon sac ou réside dissimule un peu partout des photos du Daila Lama une vingtaine pour offrir au peuplade tibétaine normalement bientôt traverser. Je redescends et après la pluie je retrouve ces forte chaleur insupportable et je repasse du duvet au ventilateur de la chambre qui brasse cet air chaud. Bizarre de se retrouver dans le même hôtel fréquente il y a peine deux mois, j'ai un sentiment de vacance fini, d'un certain vécu, d'être légèrement différent. La frontière où je me pointe toujours trop tôt et les premiers problème. J'ai en ma possession une bouteille de rhum. Bien sur le douanier me la saisie pour me la confisquer. Je dis au douanier, je ne vois pas le problème que je suis étrange, qu'il y a de l'alcool dans son pays et que moi je ne fume pas, mais que je bois: "Non, non", il ne veut rien entendre. Et comment cela ce fait que l'on peut fumer de l'herbe sans problème, un. Bon tu veux rien entendre et tu crois que tu vas te garder ma bouteille, tu rêves mon gars, donne la moi car elle m'appartient encore et je sors dehors et je l'explose contre un mur. "Ces bon vous pouvez entrer en pays musulman". La prochaine fois je transiterai de la drogue j'aurai moins d'emmerde. Islamabad et l'alliance française ou je me retrouve professeur de conversation d'un jour, toujours très enrichissant pour comprendre le quotidien et quelques questions pertinentes. Aujourd'hui Peshawar a l'ouest ou dans la rue il y a autant d'armurerie que de boulangerie... Encore une semaine d'écoule, de découverte en rencontre, du froid des montagnes au climatiseur, de la pluie au bouteille d'eau qui n'en finisse pas de se vider, des mauvais moment au joie que je partage seule. A bientôt pour d'autre histoire...
from central asia 20: voir disparaitre un monde.
Peshawar, 40 degres et 50 pour cent d'humidite. La ville au gout d'Afghanistan et d'Asie central. Aujourd'hui pauvre et sale, malgre les riches maisons decorees dans le quartier residentiel. La rencontre avec Laurence partit elle aussi il y a six mois d'Istambul et beaucoup de chose a ce raconter. Nous partont decouvrir la region et le petit village a quelques kilometres ou l'on doit montrer patte blanche et bakshish pour voir l'artisanat local. Ce sont des petites echoppes dans une rue, ou chacune et dependante de l'autre. Ici, on fabrique des AK 47, des Beretta ou autres armes d'assaut, copie d'originaux vendu discount. Des jeunes apprennant le metier en un an et demi, repetant les meme gestes que leurs aines. Tout y est pour usiner les canons a la fabrique de poudre. Biensur lorsque nous posons des questions, nous avons le droit qu'a des reponses vagues. Dans l'une de ces casba, cette photo pendu au mur representant une petite fille et un mouton assit dans un paturage et ou il y est ecrit: "laissont les grandir en paix", drole de contraste, je voulais faire la photo souvenir a la john Rambo, mais je me suis abstenu, meme si j'ai pu saisir entre mes mains different calibre. Peshawar, ses rues porteur d'histoire, d'un passe riche et bien situer sur la route de la soie. Ajourd'hui il ne subsiste que des facades de havelie racontant leur lamentable descente dans l'oublie et les riches d'aujourd'hui preferent deserter le centre pour vivre dans leur palace a l'abri de le police. Je vous dirai que je prefere voir l'argent partir dans une education retarder que de voir des pancartes de l'UNESCO fournissant de quoi faire plaisir au touriste de passage. Ballade dans le bazar ou les pakistanais n'arrete pas d'epier Laurence, malgre son accoutrement local et les cheveux couvert, pour moi les commercants me demande si les pierres que je porte autour du cou ne son pas a vendre. Retour a la capitale, puis bus pour Gilgit et pour la premiere fois l'envie d'arreter ce voyage qui commence a m'epuiser, je vous dirai que les pays traverses ne sont pas de tout repos et de ce retrouver avec une compatriote, cela me fait des vacances dans les vacances. Stop and go pour rejoindre Hunza via la verte vallee, autre peuplade et autre language. Aujourd'hui a majorite Ismaelite, les femmes peuvent deambuler librement dans les rues et vous regardez, les jeunes rejoignant l'ecole sont en uniforme et pas de couvre tete pour les jeunes etudiantes. Des refugies Tadjik ne revent meme pas d'un eldorado meilleur, mais juste trouver de quoi survivre en cette terre islamique. Ces le temps de recolter les abricots et de les faire secher sur le toit, dans un decor plein de couleur. Je me rends compte que l'on arrive pas ici par hasard, il y a longtemps des nomades ou differente civilisation fuiaient un envahisseur venu conquerir nouveau territoire et faisant fuire les plus pauvres au soldat deserteur serchant terre d'asile et surtotu de quoi cultiver pour survivre. Ici aussi rien n'a evolue a part un modernisme devastateur (opinion personnel).
Sost derniere ville avant la frontiere, meme si elle est tres avance en pays musulman. Ville nouvelle le long de la Karakorum highway. Bicoque de bois, de plastique et quelque fois de parpaing, le long de ce long ruban de bitume. Des commerces du quotidien recouvert d'affiche promotionel vantant les eternels produits indispensables, c'est a dire cigarette et Coca cola. La petit PME specialise dans le transit. Un autre qui a tout compris, il vend du made in China au pakistanais, du made in France (parfum) et Suisse (montre) pour les chinois, pour trouver du made in Pakistan il faut regarder dans la rue pour ne voir que ces sachet d'abricot seche. Pour rassurer tout le monde, on a peint une batisse en blanc avec les inscription suivante: "Centre de soin", ou il ne fait pas bon y mettre les pieds. Tout cela pour le derrnier Caravencerail en service. Plus de ferme fortifiee, mais un terrain vague entourer d'un mur d'enceinte et de barbele. Au centre le batiment administratif. Les semi remorques chinois d'une vingtaine de metre entrent et des dockers local dechargent pour recharger les camions pakistanais qui stationnent le long de la route ou retint leur petite cloche sous le chassis, comme un troupeau attendant son maitre. Il en faut trois ou quatre camions pakistanais pour un seul chinois. J'imagine deja la route pour faire transiter ces monstre de la route. Mais ce que j'observe est que le commerce ne va que dans un sens, les pakistanais n'ont rien a refourguer. Du camion vider le chauffeur chinois repartira avec en tout et pour tout avec ce cheque qu'il deposera dans la poche de sa chemise. Il n'y a rien a faire et cela est interessant de voir ou il n'y a rien, il y a tant a dire. Peut etre voulons nous les voir arriver a notre niveau social et ensuite les oublies. Ma chambre, tel une cellule de prison ou la salle d'eau vous suggere d'aller faire vos besoins sur le terrain qui sert de decharge. Quand on pense route de la soie, on pense forcement a sir Marco Polo et au commerce qui s'exercait dans les deux sens il y a tres longtemps. Aujourd'hui tout ne va plus que dans un sens, tout va vers l'Ouest et l'on retrouve la route Lapilazuli envahie par du made in ....., le reste transitant par voie maritime pour rejoindre nos contrees. Mesdames et messieurs, j'ai l'honneur d'annoncer le grand gagnant de cette competition international. Le vainqueur est par KO a la reguliere: La Chine.
On applaudit bien fort.
Mercredi 10 Aout: Je me dirige a la bus stand ou des jeep nous attendent, le hasard me fait retrouver Masato avec qui j'ai passe la frontiere indo pakistanaise. Ainsi qu'une francaise et d'autre japonnais. Apres le parcour administratif, nous voila tous les touristes dans la meme jeep avancant dans cette vallee. Biensur on nous detrousse de 4 dollars pour le parc naturel ou nous ne verrons rien. Khandur passa 4600 metres, grillage et barbele traverse la chaine de montagne. A ce moment j'ai cette pense et je me dis qu'il faut vraiment etre un animal sans cerveau pour pouvoir circuler librement sur notre planete. Nous voila en Chine pour les pakistanais fouille complete, pour nous moins de probleme. La vallee s'est transforme en plaine. a 4000 metres nous pouvons observer des chameaux ainsi que ces nomades et leurs yourts. les marmottes regardent defiler les convois sans se soucier. Tashkorgan est encore une nouveau peuple et language. Les femmes toutes recouvertent de couleur avec sur leur tete une toque recouvert d'un voile. Les hommes dans ce costume que l'on retrouvait dans nos regions il y a plus de cent ans, avec le beret comme couvre chef. Nouveaux controle et le rayon lazer sur la tempe pour prendre la temperature et se voir estampiller le passeport. le soir nous nous retrouverons une huitaine de voyageur a manger local et a me retrouver carnivore apres trois mois de repas fait que de legume. L'impression me laisse penser qu'ici on trouve du bon avec ces colonisateurs jaunes. De la musique sort du restaurant avoisinant l'hotel. Nous nous laissons guider au son de l'accordeon et citare enfin ces le synthetiseur qui fait tout ca et decouvrir une musique slave, comme il se joue en Europe de l'est et influencer par une longue traverser il y a de ca aussi tres longtemps. La biere coule a flot et nous nous en privons pas, entre temps nous rejoignons la piste de danse ou homme et femme se cotoie dans une danse oriental. Magnifique soiree pour cette premiere nuit en ce pays. Pas le temps de traine et il n'y a plus grand chose en dehors de ces villes sorti de terre ressemblant a rien. Cette fois-ci bus pour Kashgar. nous amorcont une descente vertigineuse partant de 3300 metres d'altitude pour rejoindre les plaines desertiques, les bouteilles en plastique nous servant d'altimetre en regardant leur deformation s'effectuer. Le plus beau des paysages s'offrent a nous. Pour commencer le Majestueux Musta gata recouvert de neige et de glacier attendant de fondre dans ses veines. Des nuages blancs bloquer par cette enorme masse, me font penser a des vaisceaux stationant et ravitaillant. Enfin le lac Karakul se laisse decouvrir et refletant sur sa surface tout le decors alentour: Du blanc des sommets au yourt poser deci dela et la caravane de chameaux revenant de trek passe devant moi. Magnifique payasage, magnifiquement pourri par ce gars qui emet des sons pour que je le regarde et pour ensuite me reclamer une certaine somme pour les photos que je viens de prendre. Je demarre au quart de tour en regardant cet individu et je commence a l'envoyer ballader et si tu continue c'est l'appareil photo que tu vas te prendre dans la tronche pour argent comptant . Alors je dois partir et trouver ruse pour pouvoir revenir faire quelques cliches. Un peu decu dans le bus d'avoir a admirer le changement qui s'effectue sur cette planete...
Kashgar deuxieme (clap): Mais que ce passe t'il, dans quel etat erres-tu. Tu ressemble aujourd'hui a ce jeu d'ordinateur s'appellant: Sim city. On detruit toute le passe "Ouighour" et des batiments vieux de moins d'un an sorte de terre, des chantiers herculeien qui ne s'arrete meme pas un instant 24 heures sur 24. Ces barres d'immeuble meme pas habite et deja usees, mais qu'est qu'ils vont faire ces gens qui ont toujours vecu dans une maison de plein pied ou ils avaient leur repere, mais qu'est qu'ils vont faire une fois qu'on les aura reloge dans ce deux pieces confiner plein sud. Moi cherchant des reperes laisse il y a un peu plus d'un an. il ne reste rien autour de la mosquee Idkah, enfin si une esplanade tout neuf ou tout autour est detruit, le golden bazar, les petites echoppes, tout. Oh le beau batiment influencer par je ne sais pas qui de mauvais gout. Le dessin qui nous montre un plan futuriste de cette endroit, meme pas dessus ces empaffer ne respecte la culture local, on ne voit que des chinois deambuler, une mosquee sans coupole et a la porte betonner. Putaint revoltez-vous, ne vous laissez pas faire. Ce gars qui m'accoste et qui m'invite dans son echoppe de 5 metres carres, juste un lit et une machine a coudre pour faire des chaussures pour femme. Il m'explique les problemes qu'il rencontre lui et sa societe, il ne parle pas le chinois ce qui lui vaut des problemes. Il me dit qu'il demande dans ses prieres quotidiennes un avenir meilleur et qu'il ne voyait rien changer. Triste je suis de faire ce constat. Comme Dimanche lorsque je viens de rejoindre le sunday market et pour vous expliquer je vais commencer par vous reracontez ce que 'y ai vecu il y a un an, ensuite je vous decrirai ce que j'ai vue aujourd'hui...
Un Dimanche en janvier 2003: Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 100 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds, Autour du feu un local veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ deux cent milles personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc...
Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Je rejoinds le coeur ou la vie bat son plein ou le sol est recouvert de terre battu ou tout n'est qu'un assemblage de bois et de bâche. D’un coté ce sont les vêtements et schapka en peau de l'autre les pièces de moto. Dans les bicoques on trouve de tout et du vieux. Le pharmacien exhibe son étalage ou l'on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local...
J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse.
Un Dimanche en Aout 2004: Ma machine a voyager dans le temps deconne, cette fois je n'ai pas fait de bon aussi loin en arriere. Je ne retrouve que la facade annoncant le bazar international de Kashgar et ces tapis ayant perdut de leur qualite. Devant encore ces petites echoppes on l'on peut se ravitailler, manger, parler du changement brutal qui s'effectue. Combien de temps encore auront-elle le droit de squatter se morceau de rue qui leur appartennait depuis des generations. Mais qu'est qu'il ont fait, plus rien, enfin si un marche moderne aux allees rectilignes et box uniforme, tout cela sous de longue tonnelle. Mais ou sont passes les gens, tout est asceptise. il faut que je m'eloigne un peu pour retrouver ces barbiers et la vie des plus pauvres qui ne peuvent pas se payer une place dans cette endroit trop cher pour eux. Qu'est que je suis triste de ne pas retrouver l'ambiance d'avant. Il faut que je retourne au foirail pour retrouver un semblant de vie que j'avais laisse un an auparavant. Tout ces touristes mitraillants sans compter l'arm...euh la camera a la main, cherchant souvenir a raconter et dire je l'ai vue ce grand bazar d'Asie central de retour chez eux, vivant sans respecter, occidentaux ou chinois tres court vetu pour les jeunes filles et galerer un max pour negotier un souvenir a prix correcte. Je ne reste pas et j'espere ne plus remette les pieds ici preferant me souvenir a present a travers mes photos. Ainsi va le bon vouloir de la Chine grandissante.
il me reste le temps de profiter de sanitaire propre et de ne rien faire, restant sur mon lit a bouquiner dans le dortoir que je partage avec mes amis japonais, ainsi que de nous retrouver le soir sur une terrasse a refaire le monde devant une biere made in .....
Drole de constat et drole de voyage. Heureusement que j'ai pu prendre plaisir encore dans certain endroit qui n'ont pas etait encore trop touche par le changement venant de l'Ouest comme Tabriz en Iran, Mazar e sharif en Afghanistan, la Kalash vallee au Pakistan et certain endroit du Laddak, ou inversement Mouniac et la mer d'Aral en Ouzbekistan et son resultat tragique. Mais faites vite car demain le touriste sera roi et cherchera je ne sais quoi de depaysans sur cette planete s'atristant...
Demain depart pour le sud, Yarkand et un moyen de rentrer au Tibet. Prochain contact a Lhassa, Inshalla...
from central asia 21: breve derniere.
Karghili, derniere ville avant le Tibet, juste le temps d'un repas et nous partons a la recherche d'un moyen de transport. Le hasard nous fait rencontrer un malesien, nous faisons faindre de le voir puis apres quelque temps nous nous echangeons des informations. Nous voila partie a trois rejoindre le parking aux camions et la mauvaise nouvelle, pas de depart avant trois ou quatre jours. L'un d'eux propose ses services pour la coquette somme de 1000 yuans (100 euros) par tete et de devoir ce cacher dans les reservoirs de gasoil lors des passages de police. Bon, on rebrousse chemin, trouvons un hotel pas trop cher et interdit au etranger et nous repartont dans un parcour administratif a en faire ceder plus d'un. Nous commencons par la gare routiere ordinaire, ou une personne assez serviable nous renseigne et nous annonce un prix correct: 150 yuans. nous partons pour la gendarmerie qui nous dit que l'on n'a pas besoin de permit, bonne nouvelle. On retourne au parking des camions, car ce trouve aussi la gare routiere qui relie Ali et ou il est redige sur un des rare panneau en anglais qu'il ne faut pas s'engager sans permit sur cette route. Une personne nous recoit et nous dit que sans permit il ne peut pas nous vendre de billet, bon ca commence bien, il nous envoie au poste de police, dela un gars nous confirme qu'il nous faut un permit et que le formulaire se retire a la gendarmerie, un autre carrement nous informe qu'il est formellement interdit de s'engager dans cette direction pour les etrangers. Retour a la case depart qui n'en demord pas et reste sur ses dire. On se pose avant de s'enerver, car moi j'aurai deja use du poing sur la table et qui n'aurait certainnement servit a rien, merci au hasard de nous avoir fait rencontrer ce malesien qui parle le chinois. Comme la facon qu'ils ont de vous interpeller dans la rue en beuglant: "hooooooooooooooin", on vous a donc jamais apprit a parler. On decide de retourner a la bus stand, biensur les bureau sont fermes et quelqu'un nous envoie dans une petite bicoque qui office comme agence de voyage et nous propose des places pour 600 yuans, depart uniquement tous les dix jours et le prochain est pour dans trois jours. Un voyage de deux jours et demi non stop dans un minibus au ton camouflage et aux roues surdimensionnees et au place assise restreinte pour affronter les 1100 kilometres. Bon il ne reste plus qu'a profiter de la vie qui se propose a nous...
Comme sa grande soeur, comme toutes les autres, Khargili subit des changement brutaux. Le coeur de la ville autour de la mosque ou la vie s'anime toujours, ces petites echoppes en bois ou simplement recouvert d'une bache en plastique trouer ou l'on parle que ouighour, les cantonnieres ne font que deplacer la poussiere, le boucher et ces tetes de mouton poses a meme le sol, le vendeur de bijoux ou les femmes viennent toujours trainer, l'homeopathe et ses plantes comme pilon une soupape et comme bol un maitre cylindre. Les couturieres et leur machine a coudre, le barbier qui vous passe juste un coup de savon et vous rase en plus le front et les oreilles toujours de quoi vous faire alluciner. Le photographe avec sa facade de photo jaunie par le soleil qui immortalise les portraits avec un vieille camera bringbalente, le disquaire balancant les watts a travers la rue, vous dire aussi que la star international reconnu ici est Alize (la Corse) . Le restaurant ou pour atabler le client on lui balance un bon film de karate comme dans toutes les commerces, il y a cette boite a image qui projette ce flot agressive de couleur. Des mioches jouent au pogue a meme le sol, d'autre se cour apres dans leur tenu la plus simple les fesses a l'air. Ces maison faites de brique de terre donnant un air de terrain vague disparaissant sous le regard de ces tours de beton uniforme s'avancant dans leur avenir, au boulevard recouvert d'un parterre de fleur, au haut parleur vociferrant je suppose des discours pratriotique. Toute ce modernisme interdit au carriole et triporteur a moteur projettant celle-ci dans un avenir un peu trop ambitieux. On refait le canal, point de bulldozer mais une armee d'ouvrier homme et femme, pas d'heure a respecter, juste une date et le soir un concert de percussion de pioche et de pelle retint dans la nuit et une sieste recuperatrice a meme le sol dans la pousiere sous le regard indifferent des passants. Comme autour de la gare routiere ou des bus venant de Kashgar ou de Hotan s'arretent pour finir de combler leurs couchettes vides. Les commerces chinois qui la juxstapose: Un bar, un tabac, un salon de coiffure (salon de massage), un restaurant et cela ce repete sans cesse et toujours une table une carriole pour vous ravitailler d'un samosa ou de fruit. Le controle des commerces ce fait par leur dimension unique et personne ne peut vendre plus que l'autre. La salle des fetes s'anime tous les soirs, une scene, un groupe, des jets d'eau qui s'animent a chaque nouveau titre chanter, comme a Tashkorgane musique venu de notre vieille Europe influencer par un tres long voyage avant de ce retrouver stopper par le desert. Le style paysans n'est pas demode, le pantalon gris, la chemise a carreau le beret, la clope au bec. Les locaux dansent en couple partant dans un sorte de valse sur ce damier surdimensionne, les chinois s'essayant pareil avec plus d'hesitation. Les plus jeunes attendent les slows: George michael, vous vous souvenez, la boum dans le garage avec son partenaire tenu a distance, ici ces pareils, un local parlant deux mots d'anglais tape l'incruste a la table avec quatre bieres. Me voila partie aussi sur la piste et biensur on me prend la main pour que je danse au centre du cercle forme, star d'un soir ou les jeunes garcons vont refaire les meme pas que le grand. Notre hotel sale dans une cour de garage sa chambre modeste et toujours cette television ou il retransmette une competition sportives. La Chine contre le reste du monde, je ne sais pas si vous voyez la meme chose, pour reconnaitre cette emission il vous suffit de trouver cinq anneaux entrecroises dans un coin de la lucarne. Les sanitaires sans eau et des toilettes qu'on peine a nettoyer. Pour la douche direction les bains publiques ou il ne fait pas bon poser un pied a meme le sol sous peine de cultiver une famille de champignon. On passa la serpilliere une fois rarement et meme pas rincer. Le jeune qui ne sait que percevoir l'argent prefererester allonger sur sa natte avec sa nouvelle acquisition son telephone portable devant cette television qui ne s'arrete lors d'une coupure de courant ou tout simplement avec la fin des programmes d'une chaine. Aller me dire, est-ce que s'est bien ou mal, ce que je vois ce sont des femmes assez libre dans leur tenu peu reglementaire pour un Imam, juste la tristesse de les voir partir dans l'alcool les cigarettes et la vie facile que leur donnent ces colons de chinois. Dernier pas en terre Islamique apres six mois. Demain sera la terre Bouddhiste et apres que sais-je...
Aujourd'hui jeudi, j'apprehende enormement ce trajet dans ses conditions. M'imaginer que la prochaine fois que je pourrai m'allonger sur un lit sera dimanche soir et pas avant, de savoir qu'il sera impossible de lire ou d'avoir autre activite avec les vibrations et que je n'aurai que comme passe temps une activite cerebrale ou de quoi me passe le film de ma vie plusieurs dizaine de fois...
from central asia 22, voyage dans les extremes.
Apres quatre jours d'attente, de repos forcer et appreccier, nous voila a la bus stand assez tot pour etre sur d'avoir nos place a bord. Cela ressemble a un depart vers de nouveau horizon en voyant les passagers chinois et ouighours allant chercher fortune dans un nouvelle Eldorado. La route va s'ouvrir dans quelques heures, les camions finiddent d'etre charger et pour exemple celui a cote de nous est rempli de console de jeu pour une salle d'arcade. Comme biensur rien n'est fait pour vous facilitez la vie et les premiers problemes apparaissent. Nous n'avons pas les places qui nous ont ete montre lors de la reservation malgre le prix exobitant que nous payons par rapport au locaux et il m'est impossible de m'asseoir, ils sont toujours a la recherche du profit maximun. Ce chinois qui nous a vendu les places affiche sur on facies un sourir nier en disant; " bushe, bushe" ( she veut dire oui, bushe, pas oui, traduction, non). Alors, j'hausse le ton et montre poing tout en indiquant la direction de son oeil gauche. apres quelques instant, je peux prendre possession du fauteuil a cote du chauffeur. 21h00, depart pour 1100 kilometres. la route se transforme vite en piste de terre ou de pierre ou bourbier, passage de guai et je me dis que le Camel trophy ce vie au quotidien pour une certaine population de notre planete. Nous traversons les derniers villages a l'architecture typique montrant les limites de l'avancer Turc Ottoman. Nous arrivons trop tot au chek post et passons la nuit cherchant tous a ce positionner comme il peut pour somnoler. Nous voila reparti et forcer de constater que l'on nous a encore menti en voyant qu'il n'y a qu'un seul chauffeur et celui ci est bon pour le faire Paris Dakar, a fond tout le temps, 80 kmh dans les descentes au point mort et certain virage fond partir l'arriere du bus en travers de la piste. Jesus, Marie, joseph priaient pour nous, on arrive. dans l'autre sens aussi un enorme convoie de centaines de camions attendaient le passage ouvert et demain pour Karghilik une enorme rentrer d'argent pour tout le monde qui vie des metiers de la route. Notre chauffeur s'arrete tous les deux heures et boit un Red bull (boissons energetique). Les premieres passes a plus de 5000 metres d'altitude ou la neige fait son apparition. devant ce spectacle, j'imagine la Mediterranne et les touristes en maillot de bain pofinant leur bronzage avant la rentre du mois de Septembre, moi et mes vetements d'hiver les bras enlacer pour garder la chaleur. Les camps d'ouvrier le long de la route ou il suffirait d'une camera video pour vous transformez tout cela en chantier du siecle ou plus particulierement en propagande. Bien venu au Fareast, les premieres tentes de nomade tibetain, les cheptels de mouton ou de brebis, les yack et leur chargement, les hommes sur leurs chevaux avec un accoutrement local fait d'une veste noir, ample et chaude, sur la tete un couvre chef allant du chapeau classique a celui de cowboy, dessous une longue natte unique qu'ils enroulent autour du crane avec un ruban rouge. Le long de la piste, de petite ligne droite et des petits villages prennent vie pour profiter de l'argent. Barraque de bois, bicoque en ciment sans finition, la porte battante, les tables rondes comme dans le saloon, pas de pianiste mais toujours cette television et sa parabole dependant du moteur du motoculteur qui fait tourner le groupe electrogene. Ici tout est plus cher qu'ailleurs: Alcool, nourriture, fille. Le soir arrive et le chauffeur est epuise, pas question de continuer nous dit-il, mais a l'agence on nous avez dit que le trajet se faisait d'une traite, encore un mensonge et cette fois si ce sont les autres passagers qui sont mecontent de devoir ce payer une nuit dans un dortoir. Alors on s'arrete dans l'un de ces endroit pour une nuit bien fraiche. Nouvelle journee, nouvelle altercation avec le jeune qui officie comme garcon de bus et qui veut reprendre la place que j'ai, je ne cede pas et la mauvaise ambiance reigne pendant quelques instant. Cela me gache mes premieres impression en ce nouveau pays. Magnifique, inimaginable le decors qui se laisse decouvrir, les plus beaux paysages qui m'a ete donne de voir jusqu'a present. Desert de couleur, palette riche en nuance a ne plus les decrire, montagne granitique ou au ton argileux, plaine verte emmeraude, lacs turquoises a la surface laissant refletter le decors qui l'entoure, la chance de voir ces antilopes tibetaines en liberte et quelques rapaces seigneur des airs. J'en ai les yeux ebahies, a cette instant je vous aurai dit, arreter tout projet pour que vous puissiez me rejoindre et savourer comme moi cette terre vierge de tout urbanisation hormis ces piquets telegraphique indiquant la direction a suivre pour trouver une vie, de venir avant de voir tout cela conquit par les hotels aux noms reveur pour un atrophier du cerveau: Hotel lakeview, marco Polo, etc... Mais la suite me dira qu'ici se merite pour les petits budgets comme nous et ne sait plus si vous devez venir vous faire plumer???.
Ali
Une petite chambre a partager, dans cette eldorado, un Las Vegas a l'est sans les casinos. Que reste t'il ou qu'y a t'il de nouveau. Des batiments qui n'arretent pas de sortir de terre, un certain modernisme neo vieillo aux commoditees d'un autre siecle, un peu comme ces tibetains ne comprennent pas ce qui se passe autour d'eux, d'une vie nomadique a une sedentarisation forcer pour un monde de service tres restrint, attendant du travaille au grand carrefour de la ville, assit, la pelle par terre au milieu de debri de verre des bouteilles de biere que l'on descent pour passer le temps. Les affiches de consomation, les boutiques remplient de tout ce qu'ils n'avaient besoin auparavant. Ces colons chinois venu grossire cette population et leur porte monnaie pour venir vivre au milieu de ce desert d'altitude ainsi que des Ouighours pour qu'aucune cohesion puisse subjister au seins de la communaute. Communaute est bien le mot, a chacun son boxe pour vivre ou survivre rien d'autre, une fois les clients partient ou la television eteinte, on sort son lit pour une nuit a 4000 metres d'altitude, le matin on replit tout, on fait sa toilette sur les marches devant le trottoir dans sa petite bassine et le thermos d'eau tiede. pour l'eau, le bambou sur les epaules et on va la fontaine au bout de la rue. Les tibetains ont les voit le long de ces chantiers, homme ou femme, sinon roder autour de la benne a ordure a la recherche le tresor du jour. L'administration chinoise, je ne dirai pas ce que j'en pense, le permit obligatoire que l'on retire au bureau de police pour 50 yuans. Mais au faite vous etes arriver sans, bon vous devez payer une amende de 300 yuans. Mais on nous avez dit que l'on en avez pas besoin et bien on vous a menti. Pour tout ces colons, l'on a construit de quoi leur faire depenser sans compter, avec un karaoke ou discotheque discrete tous les 100 metres, ou nous allons prendre la temperature. Oui que desirez-vous? - euh, une biere et trois verres, a cote ces directement le carton de 25 bieres et un autre tde boisson energetique, de ce deffit debile, regarde on a plus de cannette sur la table que toi. A cote de l'hotel celle-ci est differente au decors de de monastere et d'une peinture du Potala sur le mur de la scene. Musique typiquement local et l'epicerie qui finit de remplir son tirroir caisse avant de descendre son rideau metalique. Ici pour la premiere fois je sors des photos du Daila Lama en ayant fait attention des jeunes qui m'entouraient. Leurs yeux s'ecarquille, on se les arrachent, on se la pose sur la tete pour etre beni, ils se mettent a me baiser la main. Imaginer que je distribue des lingots d'or a la sortie d'un centre commercial par chez nous. Voila l'effet qu'on fait les photos.
Il est temps de reprendre la route, mais pour cela plus de transport en commun. Une seul place a cote de la pompe a essence a la sortie de la ville. Plusieurs jeeps viennent s'essayer avec des prix deffient tout monopole. Non, non, non. Nouvelle journee et une jeep s'arrete pour nous. Toujours de piste et enfin un premier bourg typiquement tibetain, la Thukpa nous attend dans la petite maison qui fait auberge. Les femmes s'afferent sur le poele au centre de la piece au poutre rouge et dessin sur les murs. Nous voici au pied de la montagne certainement la plus sacre de notre planete, elle ne se laisse pas decouvrir pour notre reverence. "S'il vous plait monsieur l'aubergiste, 3 lits" "cela vous fera 18 euros", encore de quoi faire des bons. On cherche ailleurs pour finir chez des tibetains, pas assez longtemps avant d'etre denoncer et expulser par la police; "Pour les riches s'est la-bas". Alors la je ne laisse pas passer, je vais hausser le ton au poste de police et un policier nous accompagne pour nous trouver notre tarif habituel 20 yuans. Ce n'est pas finit, le soir apres avoir demander le tarif de notre repas avant de manger, l'addition se trouve multiplier par deux. retour a la case police pour un dilleme ou chacun des deux partis devra faire des concessions. Moi degouter je cherche a quitter la ville le lendemain matin avant d'etre convaincu de faire la kora (pelerinage)autour de la montagne, car c'est sur je ne revindrai pas de si peu...
Nous sommes cinq, un japonais, un malaisien, un belge et deux francais. Peud'info si ce n'est qu'il faut encore theoriquement payer avant de partir. Le chemin et ses pelerins s'avacant au maximun en jeep pur en faire un minimun. Nous nos sacs remplient de bol plastique au instant minute noodle soup de quoi survire trois jours. Petite erreur de parcour, malgre la boussole, le GPS et une photocopie de carte a pas cher. 4900 metres d'altitude, la fatigue de ce premier jour de marche apres tant de transport routier. La recherche d'une tente hotel pour nous reposer ou pour le goute se sera un bol de noodle soup. Cher toujours quant on arrive avec nos faciesse blanc. De l'autre cote de la riviere d'autre tente, ou nous tentons notre chance. Et qu'elle chance, des vrais nomades tibetains qui acceptent de nous heberger pour une somme modique. Leur tente blanche ternis par la rudesse de la montagne. Le mandala a gauche de l'entre sur le sol la reserve de combustible, un ta de bouse de yack, a cote ces cylindres pour battre le beurre, par terre un peu de fromage qui sera la seul chose pour agrementer nos plats deshydrates, au centre le poele que l'on recharge tres regulierement, derriere, les icones du panchen Lama chinois et les coupes pour recevoir les offrendes. Tout autour de la tente repose les montures pour les yacks et les tapis qui nous servirons de matelas. Nous nous alignions en batterie a droite du poele. De la commence un manege interessant, on ne fait qu'epier les gestes de l'autre ethniem lorsque l'on ouvre nos sacs ou quand la matriarche prend la parole, de nos accoutrement qui se trouve a cinq siecle de l'autre. Les petits cadeaux aux deux jeunes filles en age de se marier. La photo du Daila Lama que l'on refuse par peur des represailles de la police chinoise. La serie de photo, le tour des autres tentes au mode de vie inchanger. Les filles se coiffent devant nous, le petit garcon de 3 ans joue avec ces oncles d'un instant. La nuit etoilee vient nous recouvrir et le froid ne se fait pas attendre, le repas du soir noodle soup avec un peu de fromage de yack. Nous et notre materiel hightec, aligner les uns a cote des autres, nous ressemblons a ces barres de chocolat serrer sur une etagere d'epicerie. Eux, les femmes restent dedans et d'un oeil discret regardont leur style de vie. Les hommes et le petit vont dormir dehors sous des peaux de yack. Au matin gele, la neige recouvre les couchages de ces hommes vaillants. Petit dejeuner ou un bon bole de noodle soupe epicer. Nous voila reparti sous la neige et le froid, chacun a son rythme et nous nous retrouvons lorsque l'on trouve une tente pour se restaurer. Pendant qu'un pelerin tibetain fait le tour en respectant la vrai coutume, trois pas puis s'allonge en psamoldiant sans cesse. Nous, nous devons regler un nouveau probleme, on nous reclame 8 yuans pour 3 tasses d'eau chaude. Cela finira que la personne viendra m'arracher l'argent des mains. Decu, tres decu de ce comportement, je n'ai qu'une envie c'est de faire demi tour. Le sommet, 5600 metres d'altitude avec mon sac sur le dos. Les pensees negatives pour un peuple transforme avec le temps. La descente rapide comme pour fuir et toujours ce meme accueille deplaisant pour nous vendre n'importe quoi de comestible. Go, go, go, je me dis dans ma tete, fuyont et dans cette precipitation je me trompe de chemin et apres 3 heures, je me vois contraint de traverse la riviere gele a pied nue sur une trentaine de metre, pour cette derniere nuit dans ce lieu sacre. Notre petit groupe s'eclate, deux on deja trouve un camion pour rejoindre Lhassa, mais il faut voir les conditions. Le reste suit le jour suivant. Les premiers jeep vide de touriste refuse de s'arrete et nous nous contenterons d'une benne pour effectuer une distance d'une quarantaine de kilometre rejoignant le lac Manasarovar et partageons le bonheur d'etre a l'air libre et de voir defile ce magnifique. Je reste sur le bord de la route dans l'attente d'un autre vehicule, un seul camion s'arretera, celui-ci charger a rabord se permet de ce faire un peu plus d'argent en acceptant des gens au dessus de tout, mais je me resigne a ne pas continuer avec pour rejoindre Lhassa en cinq jour. Nouvelle journee et je prends place au bord de la piste, les premieres jeeps ne se font pas attendre et ne chercheront qu'a deposer un peu plus de poussiere sur mon sac, ces jeeps remplient a rabord avec quatre occupants, ces touristes blancs qui me saluent de la main lorsque je tends la mienne. Bon gardons le moral et la prochaine sera la bonne. Je m'apercois qu'un monde nous separe, comme celui que je rejoins a present a travers un livre pour passer le temps ou rever d'ailleur dans ce decor de reve que l'on apercoit le plus souvent sur ces grandes affiches qui recouvre le mur d'une chambre a coucher. Plaine verte ou gambadent au ras du sol ces petits rongeurs, sorte de rat sans queue ou de lapin nain sans grande oreille, derriere les tentes de nomade venu au abord de la bourguade pour vendre leur peau et ravitailler au produit de premiere necessite, le lac manasarovar reflette la montagne qui culmine en son plus haut point a 7750 metres, la neige eternel se melange au nuage navigant dans cet ocean bleu infinie. Le soleil vient me caresser de ses rayons, le silence reigne sauf quand le vent vient se meler dans la lecture de ce livre ou je me retrouve dans un autre monde loin d'ici. Le panneau d'indication me serre de cadran solaire et celui-ci me dit qu'il n'y aura plus rien pour aujourd'hui, un lit et une assiette de momo au yack (sorte de ravioli). Nouveau matin et je marche sur les pas de la veille, meme place, meme livre, autre jeep au meme reflexe, ce n'est pas si grave tant que j'ai a lire et toujours le panneau quivient me recouvrir de son ombre pour me dire qu'il est tant de rebrousser chemin. La, le doute s'installe et me dit qu'il va falloir retourner sur ses pas pour rejoindre rejoindre une autre piste assez eloigner. Quatrieme jour, je ne suis plus seul, mes deux amis se joignent a moi apres avoir fait le tour du lac, la chance est la aussi et un camion s'arrete pour nous. tout le monde dans la benne sur le materiel de camping des toursistes fortunes. Emmitoufler dans nos vetement, le foulard sur la bouche pour filtrer la poussiere et nous voila parti pour deux jours. A en voir trop on s'en lasse et pour nous cela devient un peu monotone. Apres 500 kilometres ou deux jours de route nous voila a Saga, petite ville expension ou l'hotel 4 etoiles attent deja, la superette a la caisse electronique toute neuve ou une seul touche sert celle pour ouvrir le tiroir ou un malhreux billet traine dans son rangement, on prefere encore le boulier. La chance nous suit et pas d'attente pour trouver un nouveau moyen de transport. Xighatse, deuxieme ville du Tibet ou il ne reste qu'un grand monastere et des rues ou les chinois essayent de garder une architecture local et qui ressemble plus a un parc d'attraction dans l'attente d'une nouvelle saison. a l'apparition des appareils photos resone cette phrase: "monnaie, monaie". La seul chose qui se laissera apprecier sera la chambre avec une douche et de l'eau chaude, car cela fait deux semaine que nous nous sommes pas laver et que nous portions les memes vetements. Gyantse et une vile qui garde encore son charme d'antan. Le bus pour Lhassa et les derniers centaines de kilometres de piste. Lhasa se laisse decouvrir et comme une amie dira:" Lhassa s'est chouette". Ville completement transforme, je ne chercherai pas a vous la decrire, du beton, des neons, de la consommation. Aucune visite de batiment je ferai, trop cher et vider de tout interet culturel, partons je me dis, mais apres deux jours et errant dans les rues, je decouvre le lieu, l'endroit ou la vie tibetaine continue de s'ecouler au mouvement du moulin a priere, dans leur accoutrement d'hier, ayant fait le tour du temple deux fois par jour pour un paradis meilleus. Les voila dans ce bar de cinq metres carre au mur defraichit au table et au banc laissant apparaitre les couche succesive de peinture, le moulin a priere est stationne en bout de table, on sort sa tasse, sa cup pour recevoir la boisson unique le Tsagammo (the au lait et sucre), endroit unique pas si loin des armees d'appareil photo qui mitraille tous au meme endroit, il suffit d'ouvrirses yeux et decouvrir que Lhassa n'est pas mort, ils sont la autour de moi, le sourir au levre, le chapelet dans la main, il n'y a rien a faire si ce n'est qu'a les admirer, eux le peuple, les vieux qui se sont resolu restant dans la priere. Je ne fais que regarder et le temps me coule entre les doigts et le la conversation me manque, mais ce n'est pas plus mal, je prefere ne rien dire et regarder. Ici sera mon Q.G pour deux jours. Notre voyageur fatiguee ne desire plus continuer par les voies terrestres et finira par les voies aeriennes pour rejoindre Shanghai.
Shanghai et la fin de la route de la soie pour moi, voila un peu plus de sept mois pour rejoindre deux oceans et decouvrir une multitude de monde qui les separes, la mauvaise nouvelle est tombe hier lundi au consulat de france: "Monsieur, pas de prolongation de passeport, il fallait mieux vous organisez, on revoir". Le retour est tres proche; alors je vous dis a bientot, je me permetrai de revenir sur mes mails, corriger mes fautes d'orthographe car il doit y en avoir beaucoup et de vous les refaire partager avec plus d'information encore. Les messages ne sont pas fini, il y a encore je pense deux mois de voyage, je vais vous faire suivre un texte que j'ai ecris et le voyage au Japon qui sera loin de la vie que j'ai vecu jusqu'a present...
from central asia 23, un autre monde.
Bonjours a tous, enfin quelques nouvelles de l'est. Je suis toujours sur Shanghai ou il fait bon ne rien faire, je me ballade, je lis et ecris. Ici pas de quatre saisons, mais du jour au lendemain une chute spectaculaire des temperatures. Aujourd'hui, je desires vous faire partager autre chose que des recits de voyage, mais un recit de mes pensees, de mes idees qui se sont bousculees jusqu'au bout du stylo. Ce sera une premiere pour moi que de faire partager cette lecture, preferant depuis toujours les pages blanches d'un cahier personnel. J'espere que cela vous plaira et n'ayez pas peur de faire des commentaires, en dehors de mes fautes d'orthographe, biensur.
Premier texte: Fenetre sur Shanghai ou l'histoire entre deux mondes qui s'affrontent.
Ensuite cette autre texte: Genese selon moi, ce n'est pas une mince affaire que de reecrire la creation du monde, mais ce texte je le travaille depuis ma traversee de l'Ouest tibetain et ces fameux paysages qu'y m'a ete donne de voir.
Sur ceux bonne lecture.
Fenetre sur Shanghai.
Shanghai grand carrefour dans tous les sens, de toutes les cultures, de tous les horizons. Plurialisme des temps a venir, aux minorites errantes et perdues, au ton neoviellio, neoretro, neo pas beau, vade retro…
Dans tout je vois rien, assit ici ou ailleurs comme dans nimporte laquel de ces capitales qui se dit moderne. Ce restaurant, ses murs au ton clair recouvert de croute montmartroise, d’aquarelle d’une provence deprimante et geometriquement foutu, d’affiche de verdure comestible rappelant le souvenir d’un jardin d’antant. De plat ascepetise, au gout d’un avenir globalisateur, au neutre senteur, au effluve d’un agent chimique qui m'en met l’eau a la bouche, c’est a dire rien, pour un eternel triste a nos descendance futur. Ces seveuses, dans un uniforme reprit de nos bistrots de quartier tout de blanc et de noir vetu, l’oreillette et de micro pour communiquer avec l'autre bout. J’ai l’impression d’etre a New York, ville ou je ne suis jamais alle et que j'ai decouvert qu'a travers le petit ecran. Generation perdu entre baguette et fourchette. Ville trop moderne au quotidien ancestral. Des jeunes perdus sans repaire. Sera-t'elle comme l'ile du soleil levant savoir melanger culture et consommation. Ce monde plein de tout ou l’on se comparre a l’autre pour savoir s’il on est toujours a la pointe...
La fenetre a petit carreau et gros barreau, petit ecran du moment sous le regard de ce parterre de rose rouge en plastique jetant leur regarde melancolique et croyant nous ammadouer avec cette perle de resine a jamais coller sur leur petale. L’immeuble d’en face et sa façade de brique rouge grisonante d’un Shanghai d’hier, d’une vie que l’on ne veut plus voir, alors on refait la façade et deux mondes s’affrontent, la vitrine flashi fashion aux mannequins s’affichant avec le rose d’une robe d’un soir unique et d’un autre rassurant le jeune dans sa religion et sa frenesie de futur consommateur. Une autre high tech avec des ideogrammes a la mode et un anglais de lecon d’une agence immobiliere ou s’ammoncelle des annonces d’une liberte tres cher, avenir securiser. A cote sur le mur au crepis defraichie, ecrit au pochoir, des numeros de telephone degoulinant de tristesse, pour ces logements de dixieme main. Pas de sanitaire et la douche publique, ou l'on cuisine sur le trottoir avec son feu, des fils a linge tendu entre poteau et lampadere delimite un espace de vie, la porte toujours ouverte laissant apparaitre le simple d'une vie: Un lit, un meuble, un vaissellier, une tele et la compteuse a billet comme symbole religieux, aussi le lavabo sans eau sur le balcon, exposition intemporelle de nature morte. Ce meme trottoir ou se cotoye sans l’ombre d’un regard, riche et pauvre, Mercedes ou tricycle, attache et case ou baluchon, l’etagere au bondieuserie maoiste a celle de carton remplie de DVD. D’une carriole de bouteille en plastique recycler a une autre ou un televiseur ecran geant attendant sa place. Toi l'unique, j'aime errer dans tes rues d'hier ou se dresse toujours ici ou la ces tours dreser vers l'avenir, vers ce ciel nappe grise ou le soleil ne cherche plus a se dresser par dessus, laissant trace rougeoiante dans un coin. Comment vas-tu evoluer?, je ne sais pas et ne veux pas le savoir. Tout ce que je vois aujourd'hui, c'est ce chinois riche qui ne respecte plus son prochain, parce qu'il est par ce qu'il a en poche et enfin je comprends cette longue marche du peuple derriere Mao pour son prochain, pour un partage redevenu inequitable...
Genese selon moi
Dieu toujours etant s'amusa dans son univers. Un jour parmis tant d'autre, il y a de cela tres tres longtemps, il contenplait une de ses experiences, un coeur d'energie en fusion qu'il venait de creer autour du qu'elle tournoyer huit spheres. Il aimait les voir circuler en orbite autour de ce soleil. Mais il en obersa une plus triste que les autres, sans atmosphere, sans couleur, un simple rocher tournant sur lui meme. Il decida de la rendre plus agreable et il y insouffla un nouvel element: L'eau. Cette rencontre fut brutal et la terre interrogea desuite Dieu: Pourquoi faites-vous cela. Parce que tu etais seul et triste. Je ne suis pas seul, il y a d'autre planete autour de moi et je ne me lasse pas d'etre comme je suis.
Le premier contact fut terrible. L'eau se deverssa sur cette terre sans vie denuder de tout. Elle se deverssa sous forme de pluie, mais la terre ne se laissa pas faire pour autant et sa reaction fut de faire cracher les flammes de ses volcans ou de faire ceder le sol. L'eau en reponse a cette affront en plus des pluies diluviennes, recouvra cette planete d'une atmosphere pour faire disparaitre le soleil, ainsi des cyclones vire le jour, un apocalypse de non savoir. Mais un jour il se rendire compte que cette haine n'etait pas fonde et s'assagirent tout simplement. Forcer de constater que pendant cette altercation, l'eau avait prit possession de toutes les cavitees terrestres et s'ecouler dans les veines dans les hauteur de celle-ci. Avec le temps, ils apprirent a ce connaitre, avec le temps jaillit un jour une plante. Tres etonner ils poserent la question a Dieu: " Mais qu'est ce donc?" Il leur repondit que cela etait du a la symbiose de leurs corps et qu'avec le temps d'autres plantes viendraient recouvrir la surface de cette planete. Avec le temps la terre se metamorphosa, des couleurs surgissent de leur creation, tout cela sous l'oeil contenplatif de leur createur. Du bleu des oceans se melangeant dans l'horizon avec le ciel, des montagnes de granit au sommet eternellement blanc; le ton vert des prairies aux champs de fleur, des forets touffues et ces miriades de couleur se chevauchant donnent a la terre un nouvel aspect multicolor. Un fois finit, ce rocher qui etait denue de tout enfin devenu completement recouvert, ils l'exiberent a leur maitre et lui posant cette question: "Nous avons recouvert toute la surface, toute les parties vierges se retrouvent avec un nouvel element et maintenant que pouvons-nous faire?" La reponse fut simple: "Peut etre qu'a present vous pouvez prendre soins de vous." Ils ne comprirent pas tout de suite. Mais avec le temps et le travail qu'ils avaient effectue. Il s'apercurent qu'il y avait de l'amour entre eux. Un amour reciproque qui n'etait pas consomme. De ces tendres moments qui suivirent, nacquit une chose nouvelle, l'eau portait en elle des cellules. La encore intriguer, ils s'adresserent de nouveau a Dieu. Ceci est le fruit de votre amour tout simplement.
Avec le temps les cellules grandissairent pour donner une multitude de vie, des animaux tant aquatique que terrestre vire le jour. Ils furent ravi de voir ce nouvel element progresser librement dans le monde qu'ils avaient cree. Ces animaux profita de la premiere creation pour survivre, apres leur leurs passages, l'eau et la terre se remetterent au travail pour refaire pousser de nouvelle plante. Voila comment s'ecouler la vie pendant plusieurs millions d'annees...
Un jour, nous ne savons pas pourquoi, la terre et l'eau rentrerent a nouveau dans une colere terrible, auparavant il pouvait y a voir quelques petites escarmouches qui se transformer sous forme de pluie ou de tempete tres localiser. Mais cette fois-ci une vague de violence recouvrera leurs creations et ils n'eurent aucune pitie pour tout ce qu'ils avaient fait. Les plantes, les animaux durent en patir. une fois reconcilier, ils n'avaient plus qu'a constater les degats occasionnes. Il ne restait plus rien a part quelques ilots de survie vegetale ou animal. Dieu, triste et impatient de voir revenir les beaux jours insouffla une nouvelle vie. Des etres se tenant debout, un couple pour aider a repeupler la terre. Les questions ne tarderent pas. Mais qui sont-ils? Triste de constater tant de creation aussi rapidement detruite, je vous envoie cette femme et cet homme pour voir rejaillir la vie. Mais il n'est pas le fruit de notre amour. Peut etre mais ils portent en eux une part de moi.
De nouveau les plaines refleurissent, les montagnes retrouvent leurs couleurs, les animaux revinrent peupler la surface de la terre. Ces etres viverent avec cette nature luxuriante sous les regards incomprit de ces geniteurs. Cet homme evolua, s'adapta transformant la creation du monde. De nouvelles questions se poserent sur son evolution au sein de cet ensemble. Tout aller bien jusqu'au jour ou cet etre humain su maitriser le feu et su de ces propres mains creer un materiaux prefabrique, la brique faite de terre et d'eau qu'il faisait cuir avec le feu pour la durcir. A partir de ce jour il n'eu plus qu'une idee en tete, reprendre sa place qui lui etait du. Alors il construisat une tour disparaissant dans les cieux. Tout cela sous le regard impuissant de l'eau et de la terre. Mais que font-il?, il nous demanbre sans nous avoir consulter. Dieu, avez-vous vue se qu'ils font.
La terre et l'eau rentrerent de nouveau dans une colere terrible et l'edifice que l'homme construisat ne surviva pas.
Celui-ci gener par le comportement de cette etre, envoya sur terre des messagers pour leur rappeller ce qu'ils etaient. Mais l'homme avait evolue enfouissant sa divinite au plus profond de lui. Ne voyant plus qu'un lendemain meilleur pour lui seul. Les messagers ne toucherent qu'une partie de la population, ils ne purent empecher les autres a ne chercher que le pouvoir. Dieu ne voulant detruire sa propre creation, decida de faire disparaitre les autres mondes qu'il avait cree, les autres planetes identique a celle-ci fut enfouit au confin de l'univers, tout en sachant qu'un jour l'homme y parviendra quand meme. Il ne put qu'assister a la colonisation sans respect de cette terre si belle a ses debut. La terre et l'eau survirent d'un amour abimer, ne cherchant plus a recreer ce que l'homme a devaste. Meme dans les montagnes les plus eloignees, preferant laisser place a un desert. Car tot ou tard l'homme arrivera ici aussi...
Ainsi va la destine de l'homme et de son ambition.
from central asia 24, on the road again.
Comme vous pouvez le constater, mes ecrits se deroulent seulement quand je suis en mouvement. Apres un break d'un mois et demi, cete sensation de ne pas avoir a refermer son sac tous les matins, de reprendre des forces et d'avoir l'esprit tranquille. L'inactivite au sens propre.
Aujourd'hui un ami m'a rejoint pour un mois pour partager mon quotidien, il etait le bienvenu surtout son sac remplie de douceur de par chez nous. A son arrive, soiree entre francais devant une table bien garni, saucisse seche, camenbert, tout cela arroser de pastis et resone dans la salle un air de Brassens. Pour lui la visite de la ville et les contrastes enormes, le beton, les neons, les odeurs et les couleurs. Shanghai s'est pas la Chine.
Samedi 30 decembre, nous voila a la gare des chemins de fer en soft sleep (pour info en pays communiste ou tout le monde est egaux, il ne peut y avoir de classe, alors on joue sur les mots et cela se transforme en hard seat/sleep ou soft seat/sleep), meme pour moi la premiere fois dans un tel luxe et confort, laurent mon compagnon du moment decouvre la facon forte pour avoir le bon prix, ca en resonne encore dans la gare de Shanghai. Apres une nuit paisible, nous voila dans la capital chinoise, je ne ressens pas les memes sensations que cete premiere fois il y a un peu plus d'un an dans le froid glaciale de l'hiver, mais le plaisir est toujours present. On se laisse rabattre dans un hotel simple dans ces fameux Hutong, ancien quartier aujourd'hui vouer a disparaitre, maison de plein pied ou il fait bon vivre, les douches et toilette publique, seul technologie apparente, ces girophares tournoyant dans ces ruelles indiquant la presence d'une camera de surveillance. Tout cela en plein centre de la ville, cotoyant les hotels luxueux qui cotoye la cite interdite. La terrasse de l'hotel surplomble une cour d'ecole ou Big ben sonne toutes les heures, ou les jeunes sont tous vetus d'un jogging ou au moment de la sonnerie tout le monde se retrouve en peloton au garde a vous devant le ou la professeur qui les fait marcher au pas, a dix heures, l'heure de la recreation ou tous les jeunes s'amusent comme pareil partout sur cette planete, mais ici les hauts parleurs crachent de la musique classico patriotique, ensuite toutes les classes de tous les ages se retrouvent encore une fois au garde a vous devant le proviseur pour le cour de gymnastique general.
Nous voila lacher dans la ville avec juste l'adresse d'un bar belge ou se situerai une agence de voyage. La surprise de voir ces blancs nous accoster pour nous renseigner, premiere fois que je vois ca, comme ci on voulait vous prevenir du chinois voleur, pour nous mettre en garde, pour ne pas ce faire avoir aussi. La visite du marche dominicale, je croyais decouvrir la terre battue, les billots encore plein de sang, les cages remplies d'animaux, la vrai vie et bien non c'etait le marche aux puces, le Saint Ouen local, copie, bijoux, cailloux, joujoux a prix touristique. Le soir nous partageons le repas dans ces petit restaurant de quartier a pas chere. Lundi se manifeste ainsi que la suite du voyage, les infos en poche et une ambassade de Mongolie tres professionel, mes problemes de validite de passeport et une reponse qui ne se fait pas tarder: Pas de probleme pour vous. Je suis ravi et me remets a rever de grande etendue, ensuite direction le comptoir pour les billets de train transmongolien et premiere incident. On nous demande nos numeros de passeport et laurent ne connait pas le sien, pour moi tout s'effondre sur le moment pour quelques chiffres, on nous garantie que demain il y aura encore des billets a vendre, mais je n'ose y croire, heureusement tout ce resoudra 24 heures plus tard sans probleme.
La ville, son quotidien, ces perpetuelle negotiation, les visites: Le temple celeste, la lamasserie, le temple de confucius, la place Tianenmen pleine de touriste, ainsi que la cite interdite. Le mausolee de mao Zetong ou l'on fait toujours autant la queue. Moi je reste a la sortie de celui-ci pour voir tout ces chinois fier bien habille pour ce moment unique et solennelle. La posture droite pour la photo devant ces statues geantes representant la grande marche, le souvenir important acheter dans l'enceinte meme, preuve du passage. Notre quotidien, les epiceries de la rue ou je trouve des petites brioche au chocolat, le coiffeur qui me demande 2 euros pour une coupe de cheveux, un shampoing et un massage, tout cela prend une bonne heure, dans la rue deux poires et deux banane 1, 5 euro, comme quoi la main d'oeuvre ne vaut absolument rien, mais encore faut-il le savoir. Nous avons trouve un minibus pour nous menner a la grande muraille de chine mais loin des cars de touriste, beaucoup de route et un regale apres 3 heures de trajet. Elle se dresse devant nous dans toute sa longueur visible sur bien 25 kilometres oscillant de crete ne crete de tour au partie effondre, on peut la gravir et nous voila 5 touristes privilegies devant ce spectacle, on y restera 3 heures trop courte pour s'immerger dans l'histoire.
Le soir, les neons clignotent encore, les cars de touriste ont fuit le centre et nous devons traverser le quartier chic pour retrouver l'hotel, les dernieres boutiques, les derniers etudiants essayent de nous rabattre pour acheter des peintures. Le chiffre est le meme 100, on ne change que le sigle qui le precede, on le remplace yuan par dollar ou euro. Ici les blans n'ont plus la cote, l'effet liberation est passe et maintenant ces petite chinoise ne cherche que le parti friquer pour ce faire inviter. Elle decouvre que blanc ne rime pas avec richesse. Mon ami n'est pas trop surpris par le changement architectural, mais par le quotidien de monsieur tout le monde et des moeurs changeants. Cette mama chinoise qui nous accoste et avec qui on converserra en espagnole. elle nous invite au restaurant chic, il y a encore quelque chose de suspect derriere tout ca, certainement un retour d'ascenceur pour l'un de ces fils qui voudra rejoindre la France un de ces jours.
Tout change ici aussi ces fameux hutong disparaisse pour laisse place pour l'instant a une structure de beton partant a la conquete des cieux, certaine sont deja abandonner, banqueroute de la societe ou je ne sais quoi. Meme moi je ne comprend pas pourquoi l'on construit intensemment et rapidement. Decouvrir des centres commerciaux juste plein au couloir vide. Cela est peut etre beau mais tant qu'il y a pas d'argent cela ne sert a rien. Comme a la television, ou l'on promotionnent le produit dans des publicites aux decors chics ou tous les acteurs ont des visages metisses, au ton blanchi, aux yeux debrides. Est-ce la vie de tout le monde ou seulement d'une minorite, il y a toujours le gars sur son tricycle rammassant pour recycler devant cete boutique de photographe qui lui n'a plus qu'a cliquer pour gagner son pain quotidien. Je vais faire un tour dans ces grand departement store pour me rechauffer pour voir, juste voir, car j'ai l'imprssion de ne plus faire parti de ce monde de consommation. Mais j'ai quand meme investi dans un rasoir une lame, ce fameux coupe choux de nos ancien coiffeur, j'ai voulu jouer aux hommes et cela aura dure 2 minutes, je prefere ces bon rasoir a 3 lames bien recent. Voila donc un nouveau recit avant la decouverte d'un nouveau pays, la Mongolie, Gengis Khan, le sable du Gobie, les yourts dans les steppes encore beaucoup de decouverte a venir, meme si une certaine lassitude m'a envahie, ainsi va la vie du voyageur. portez-vous bien et a bientot pour d'autre nouvelle...
from central asia 25, un passe toujours intacte.
En cette fin de semaine, le froid a recouvert la capital chinoise, en cette matinee naissante une boule rougeoiante s'extirpe difficilement de la brume et la fume qui s'echappe de la motrice et des wagons donnent une atmosphere intemporelle a ce moment. La gare et le quai numero 1, plein de coli attende d'etre embarquer, les VIP arrivent dans des limousines pour embarquer. Le transmongolia est en gare et ca depuis tres longtemps. Tout de vert vetu et de ca destination ecrit avec l'alphabet cyrilique. Une hotesse en uniforme le kepi d'aviateur sur la tete la gabardine fourre bleu marine sur les epaules vous accueille devant chaque porte. Encore une fois j'ai rendez-vous avec l'histoire, je monte dans un train mythique. Il n'a pas change, la chaudiere a bois sur la plateforme qu'on alimente regulierement pour le chauffage et l'eau chaude des boissons. Nous foulons le tapis qui se deroule dans le couloir pour rejoindre notre cabiner quatre place. Celle-ci chaleureuse, vieille qui a tant a raconter. Les banquettes recouvertes de ce tissus a fleur, rose et begonia, la couverture et l'oreille deposer geomtriquement l'encadrure de la fenetre en bois, la tablette et son napperon vert. Je m'installe et a l'approche d'un pas je m'imagine decouvrir le Tsar ou je ne sais qui, qui ce serai egare.
Nous nous mettons en mouvement le wagon est vide, pour nous accompagner un mongole se retournant sur ses terre. Un nouveau language aussi encore plus dur a exprimer. Je trouve tres vite la direction de la couchette pour finir ma nuit. Au reveille le panorama a completement changer, nous sommes tres loin maintenant du modernisme de ces derniers moi. Des grandes etendues de champ ou tout le mais a etait recolte. Il est temps de sortir le cheval ou les vache pour tirer la charrue. Ce qui vont decouvrir Pekin en 2008 pour les jeux olympiques ne veront qu'une vitrine de ce qu'est la Chine reellement. La lecon de mongole a commencer avec notre hote du compartiment. Le temps s'ecoulent, les decors defilent. Je me suis attaque a la lecture d'un nouveau livre: La condition du Tibet en Chine, ecrit pas des chinois et traduit par des chinois. La premiere fois pour moi que je decouvre un livre de propagande pur et apres deux heures de lecture il finira en confetti et passera par la fenetre. La frontiere ou nous stationnons trois heures pour le controle des passeports qui s'eternisera pour moi au poste de police a cause d'un asterix manquant en haut a droite. Le train est parti au garage pour changer de boogie, car les voies deviennent plus etroite maintenant et les mongoles de retour se chargent de coli rempli de fruit. Il est 1h30 du matin la deuxieme frontiere est passe et enfin non pouvons profiter pleinement de notre couchette. Nouvelle journee et le decor s'est encore transformer, steppe a perte de vue et pas de vie, l'aigle fait un survole au ras du sol. Les premiers ilots de vie le long de la voie ferre, yourt (ici on dit: gere) parfoits avec une palissade qui indique une sedentarisation et une cabane pour recevoir les animaux. la carriole tire par le chameaux, le cheptel erre autour a la recherche d'une pousse pas gele. Meme a l'approche de la ville la plus importante du pays, il faudra attendre les tous derniers kilometres pour voir apparaitre des batiments.
Ulan Bator, le quai lui aussi encombre et tous les voyageurs occidentaux se regroupent, l'union fait la force et les tarifs baisses. Notre guesthouse qui se situe dans une zone residentiel, dans un batiment de l'air russe rafraichi a coup de pinceau. Tout un etage pour nous et dortoir pour tout le monde. On se croirait dans le loft, il y a une cuisine, des salles de bain tout cela tres propre dans l'entree un canape hollywodien pour regarder un film a la television car le soir il ne fait pas tres bon rester dehors pour ne pas se transformer en glacon. Les francophones se retrouvent dans la cuisine, les anglophones restent dans le salon, ou chacun se retrouve pour narrer ses exploits personnels, prendre des informations ou philosopher. Toute une bande de voyageur independant faisant le tour du monde ou parti a la recherche de l'introuvable et noel, francais, diabetique et toute une batterie de probleme de sante a fait le choix de voyager seul encore a 78 ans.
La ville au ton russe batiment carre pas d'immeuble futuriste disparaissant dans le ciel. Il y a juste devant la place ou se trouve la statue de Lenine un ecran geant pour vanter les merites de l'unicef. La ville croule sous les restaurants, les salles de billard, les pubs et les discotheques. Mais il n'y a pas d'argent pour une majorite d'entre eux, mais il y a des tres riche comme le laisse voir le parc automobile. Tout le monde cherche quelque chose a vendre, le journal, des cigattes, des fruits et le plus rigolo le gros combine telephonique emmitoufler dans sa petite laine avec sa petite antenne relier au reseau. Le restaurant local et une nourriture bien differente et tres agreable, de la viande qu'on laisse mijoter pendant des heures servit avec des legumes crus et autre, vous verrez souvent a cette epoque encore tout une table degustant des glaces (il sont fou ces mongoles) et ou le coca cola ou autre boisson se boivent a temperature embiante. Le black market et un autre monde. Comme partout la grande halle pour l'alimentaire et plein de stand autour fournissant du made in china, des allees toujours blinder de monde, les stands qui depassent, les bousculades, les pickpokets, les parties de cartes sur les caisses en bois, la vodka pour tenir chaud, les bagarres qui se declanche par ci par la. Au fond contre un mur des gens la pancarte autour du cou a la mine triste vendant je ne sais quoi comme service et des pauvres tres (abime). La neige s'est mit a tomber donc le temps a radouci et la joyeuse bande de voyageur s'est retrouve avec plaisir pour une grande bataille de boule de neige dans le jardin d'enfant et la temperature a rechuter a -20 degrees, les narrines gelent ainsi que la barbe...
Jeudi 11 novembre, le vieux van russe qui a eu du mal a demarrer nous attend en bas pour emmenner vers de nouvelle decouverte, direction le Gobi. Notre petit groupe de cinq est pres, film, memories stick, battery. A peine sortie de la ville que nous nous retrouvons deja sur de la piste et rien pouvant nous rappeller la civilisation. L'image du jour comme dirai l'autre ne tarde pas non plus. Une horde d'au moins 400 chevaux semi sauvage traverse la piste devant nous, respectant un ordre marchant en fil indienne. La montagne au fond, le lac gele ou ils se rendent, ce tapis blanc qui recouvre le sol un ciel cristallin. On se pose pour admirer tout cela. Magnifique de commencer comme cela. La premiere nuit s'annonce et le couche de soleil vaut son pesant de cacahuete, d'un monochrome d'un bleu unique, le rouge vient prendre sa place dans tout cela et a chaque fois un nouveau tableau de maitre se laisse admirer pour le plus grand plaisir des yeux. La gere (yourt) nous attend, avec son poele central quelques meubles parceme en rond autour de celui-ci, une petite table et le repas qui arrive dans un seau en plastique soupe de pate et de de viande, ce sera le meme repas pendant 8 jours. L'interieur se refroidit vite, car le combustible se consumme trop vite, alors des que quelqu'un ouvre les yeux, il est de corve de bouse de chamaux. On repart et a chaque fois le decors changera, canyon, montagne, dune, plaine, reg (desert de pierre), steppe desertique et par ci par la des nomades qui suivent leur troupeau, ainsi que des rste de batisse temoin d'une sedentarisation louper. A chaque jour aussi de nouveau animaux se laisse observer. Aigle, faucon, vautour, chamaux, chevaux, brebis le long de la piste, antilope avec qui on fera la course ateignant la vitesse de 65 km/h et qui se veront gagner pour cause de crevaison, yack, ibex (chamoix local) qui eu se laisseront observer que peu de temps car ils retrouverent vite les hauteurs sautant de rocher en rocher, tout cela apres avoir descendu une riviere gele. Quatrieme jour, toujours allant de decouverte en decouverte apres avoir prit beaucoup de temps pour observer la vie sauvage. Nous vennons d'atteindre les dunes, il est dix heure du soir, il fait nuit, il fait froid, on est perdu, on est ensable avec un probleme mecanique, la totale comme on dirait. Il ne restait plus qu'une chose a faire, ouvrir la bouteille de champagne que mon pere a fait suivre pour trinquer sous la voix lacte et la voute celeste. Apres a voir resolue les problemes un par un, il n'y a qu'une solution se mettre en vue et allumer les warning et quelqu'un est venu a notre rescuse sur son destrier mecanique, nous finirrons la nuit chez ce cher saint bernard du desert, parterre et dans la nuit glacee. Nous faisont etape aussi dans des bourgades. Jamais de route mais que de la piste, des palissades de bois au couleur vif usee par le sable volant, toujours la gere et un batiment en solide pour vivre mieux, je ne le sais pas. Toute ces cheminees de poele et ces poteaux transportant la fee electrique donne un air de port perdu au vaisceau egare, comme ci on avait colonise la lune et qu'on avait oublier ses habitants pour ce je sais quel raison. Dans la cour, un trou dans le sol entre quatre planche forme les latrines (vous savez on appelle ca cher nous des toilettes turc, mais partout ailleurs dans le monde on appelle cela des toilette francais), un chien jamais agressif dormant dehors par tous les temps. La vie dans cette ville s'ecoule comme partout ailleurs dans le monde dans notre monde. L'epicier fiere de nous recevoir qui frottera tous les articles que nous lui prennons. Ces enfants qui jouent au pog ou a pierre ciseau feuille accroupie au carrefour. La radio local qui crache sa musique par ce haut parleur unique. Le marche, enfin deux echoppes qui vendent carotte et poimme de terre et des contenaires pour vous recevoir et vous vendre des peaux, les sidecar taxi, toujours des bouteilles de vodka jonchant le sol de la ville et une discotheque pour que les jeunes ai le droit de vivre plainement leur adolescence.
Autre ville, autre moeurs, les enfants en uniforme pour se rendre a l'ecole, les filles en plus on des couettes au ruban rose. Nouvelle nuit et la chevre vient juste d'etre tuer, les morceaux gise dans le couloir et on nous sert dans une grande gamelle metallique a meme le sol, les abats, estomac, enfin que des morceaux de choix qui apres 10 minutes de reflection se laisseront manger avec repugnance. Autre lieu au milieu de nulle part et la ces le cheval qu'on vient d'abattre avec un coup de couteau dans la gorge. D'autre probleme mecanique viendront jonche notre periple avec parfois des deux heures d'attente, d'autre ville perdu me rappellant Mouniak et la mer d'Aral. Ici un alignement de contenaire forme le marche, le marchant de moto avec ces photos de pin up sur des vielles machines encore en vente. Le lait de chamelle ou de jument, cette question qui nous envahie tous, comment font-il pour avoir de si jolie dent blanche et sans probleme et toujours des peaux. Le periple arrive a sa fin, ballade en chamau ou a cheval. Plus de pont sur la riviere et nous la traversons sur la glace epaisse. Karakorum city ou le centre de la Mongolie avec son monument indicant les limites du royaume de Gengis Khan, le monastere vide ou laurent decouvrira sur un etalage une piece argent de 1 franc de 1914 (quelqu'un pourrait-il me dire combien nous vennons de perdre en la laissant sur l'etalage?). Retour par la route et toujours plein de couleur, retour dans notre loft, la douche savourer et plus de soupe de pate.
Pour moi il est temps de me separer de Laurent qui va devoir rentrer. Je pars seul pour rejoindre une photographe dans le nord du pays, avec comme seul moyen de transport le cheval, nous allons decouvrir village perdu ou vive encore des chamans venu de l'ouest il y a de ca tres longtemps. Temperature annoncer -50 degres. Si je ne me retrouve pas congele pour les generations futurs, je vous raconterai tout cela dans une quinzaine de jour...
A bientot, je pense a vous...
from central asia 26 : Steppe et froid.
La Mongolie
Rien n'est simple dans ce pays qui cultive les
apparences de la simplicite. Tout y est marque par
l'infini de l'espace et du temps. La Mongolie vient de
loin et son souci est de preserver ce qu'elle est.
Mais jamais ce long devenir n';a ete si compromis.
pdm: (pas de moi)
3 fois la France, 2.8 millions d'habitant, la plus
petite densite au metre carre. 800000 habitant dans la
capitale.
Un pays libre depuis 80 ans meme s'il est reste sous
l'epaule de la puissante russie. Aujourd'hui
independance et monde moderne font de tous les jours
une nouvelles experience pour ce peuple qui a su
garder des traditions ancestraux. Alcool, pauvrete ont
leur place dans ce quotidien ou ce qui est surprenant
il y a plus de femme qui sortent grader des etudes
superieur. alors aura-t'elle le droit de diriger, car
l'homme a prefere rester dans ce souvenir recent
qu'est la vodka...
A le luxe d'un dortoir a 3 euros et d'une douche
chaude, mais cela durera pas, les separations avec le
groupe du Gobi et Laurent qui doit rentrer avec eux
via le transiberien. Laurent qui a du subir
l'interogatoire de la guestapo ou de l'ex kgb, le
bureau austere, la lampe pret a etre mit en pleine
tete, les autres qui attendent leurs tour dans le
couloir.
Je suis repartis dans le nord decouvrir une autre
ethnie, une autre religion, le chamaniste. Noel
m'accompagne, mais ne s'avancera pas dans les terres
avec moi. Super noel comme on l'appelle du cote
d'Andorre, toujours partant pour le bout du monde. Un
jeune de moins de cinquante ans dans la tete, mais un
corps qui a tant vecu. Cete inextinguible besoin
d'aller voir ailleurs. Il y laissera sa femme apres
avoir acheter un restaurant. Comme il lui a dit :
"Excuse moi, je dois repartir", tout simplement.
Toujours de la conversation, aime lire mes textes,
mais temoigne peu de son passe de legionnaire. Mais
aujourd'hui il doit se rendre compte que voyager seul
et a certaine epoque de l'annee n'est plus si evident
avec l'age. Surtout quand la trousse de soin doit
suivre partout et faire attention comme ici que
l'insuline ne gele pas. J'aime l'entendre dire : " Oh,
no tourist, ok, good price". Il est fiere de dire
qu'il partage le quotidien d'un grand voyageur. Mais
ses voyages ne sont pas fini, il ira moins loin et
avec d'autre pour partager un autre quotidien...
Un taxi sympa nous ammene a l'aeroport, nous
accompagne jusqu'a l'embarquement et en nous saluant
nous remet un cassette de musique mongole. L'avion et
les paysages qui defile a travers le hublot. Moron
premiere ville etape pour moi. Ville de bois,
palissade rectiligne qui abrite toujours
une gers (orthographe correct cette fois-ci) et un
batiment de bois ou la vie s'ecoule maintenant, une
sorte de farwest, mais ce n'est pas du decors de
carton pate, il y a quand meme 2 fois 500 metres de
bitmes et au carrefour le plus important deux barres
HLM, l'hotel de luxe la moitie d'une etoile et une
superette. Ville anime car elle possede les ecoles qui
faut pour les jeunes et les ados. Avec Noel nous irons
visiter un lieu ou des pierres retrouvees supportent
des vielles inscriptions date de 4000 ans, pour etre
honnete, j'emets des doutes sur l'authenticite.
La rencontre ne se fera pas avec la photographe, car a
ette epoque si de l'annee, il n'y a pas de transport
regulier ou tout simplement il faut afreter un jeep
pour soi. Mais la c'est hors budget. Je ne me
decourage pas et peut etre la chance sera la. Je ne
peux pas le nier, ici personne ne parle anglais et a
l'internet cafe local la chance popinte son nez, je
rencontre une personne qui possede une guest house sur
le lac Koshgol et j, en suis ravi, on verra par la
suite remonter le lac et arriver a bon port si cela
est possible.
La jeep vient me chercher dans l'apres midi, apres un
passage au bazar ou le commerce principal est la peau
ou l'echange subsiste encore avec la Chine gros
consommateur. Un passage a l'aerodrome pour prendre
possession d'un ordinateur et nous voila parti. Il est
un peu moins de 17 heures, le soleil se couche deja
sur la steppe, au fond les montagnes avec des
troupeaux de yack et des hordes de chevaux. L'avion
s'aligne lui pour repartir la-bas et moi j'ai mit la
cassette de musique mongole dans l'autoradio. Magic
time et je me laisse bercer par la jeep pour admirer
le temps present. Car a par une ville je ne sais pas
se que je decouvrirai en arrivant dans la nuit.
L'hiver est la et tout somnole. Le froid est la et
tout est fige, je ne demande pas grand chose juste un
paillasse et une gamelle chaude le soir. J'ai droit au
lit pres de la fenetre au double vitrage gele des deux
cotes, mais j'arrive encore admirer les etoiles dans
le ciel. Les salutations, les presents, le repas et je
regarde la vie s'ecoule dans cette piece a la lueur
d'une bougie, car il n'y a du courant que une a deux
heures par jours parfois pas du tout. Voila, apres
plusieurs mois passe en differente compagnie, je me
retrouve seul face a un nouveau monde.
Un nouveau jour se leve, je decouvre enfin cette piece
ou je vais vivre les jours a venir. Une piece au
parquet jaune, des murs blancs recouvert d'un
contreplaque vert pour le proteger du quotidien. Il
n'y a aucune decoration, juste une horloge en
plastique pour rester dans le temps. Le poele, deux
futs d'eau douce, une table basse, des tabourets bleus
marines, le fil a linge cotoye le fil electrique au
raccord rudimentaire. Mon lit et deux autres a
l'opposer a cote une chaise faisant office de sellier
avec des morceaux de barbaque, un meuble de cuisine
bringuebalent, vaisselier rudimentaire. Je n'ai pas a
faire la boutique souvenir qui n'existe pas
d'ailleurs, mais c'est elle qui vient a moi, vite il
faut lui vendre, mais vite on s'apercoit que je ne
suis pas cresus, toujours un echantillon a porter de
la main et le troque existe toujours, alors la petite
vendeuse me remet un bonnet en laine (merci Carine).
Il est temps de sortir, le jour s'est leve et il fait
tres froid -25 C, oui, j'oubliais, les toilettes sont
au bout du jardin et cela demande une vrai
organisation pour ne pas mourir gele sur le trone.
L'embaradere premier ou je desire me rendre, voir deja
le lac Koshgol gele est impressionant, Ce lac fait 136
km de long sur 30 de large avec une profondeur de 230
metres au plus profond, il represente un pour cent de
la reserve d'eau pur de la planete, car c'est une
reserve d'eau mineral. Mais pour moi c'est de voir les
bateaux prit dans la glace comme une banquise meme si
c'est de l'eau douce. Pour y arriver je traverse ce
village tout de bois ou les seuls vestiges de beton
date de l'air communiste qui a aujourd'hui disparue.
Le lac avec ses 70 centimetres de glace recouvrant la
surface, pas encore suffisant pour engager les
vehicules car l'hiver les bateaux laissent la place
aux voitures et camions pour ravitailler les villages
au nord. Il reste six bateaux, enfin deux en service,
les autres sont laisses a l'abandon, plus de commerce.
Un petit s'appelle: MongolDaila, Ocean mongole. comme
un mot reveur pour rejoindre l'eau dela (jeu de mot
volontaire). Je monte sur l'un de, voir la vie qui s'y
est arrete. Me voila le capitaine d'un instant, "la
barre au 500, oui mon capitaine", mais celle-ci est
bloque par la glace, a l'horizon un avenir qui tourne
au ralenti. Je regarde a travers le hublot d'une
cabine, il reste une couverture sur le lit, une
etagere avec quatre livres, deux pierres et une photo
noir et blanc du vrai capitaine, un bureau avec sa
lampe et un jeu de carte rester ouvert. Les cables
claque encore au bastingage.
Le froid, la glace rend service parfois car pour les
jeunes de l'autre rive il est plus facile de rejoindre
la maison familiale, a velo ou avec des patins a glace
rudimentaire. Mais aussi elle rend le quotidien plus
rude. Car comme il n'y a pas d'eau courant il faut
venir ce ravitailler, ce sont les jeunes qui s'en
occupe normalement, ils doivent tous les jours faire
un trou pour remplir un fut d'une vingtaine de litre
poser sur un diable use le temps d'un aller retour et
le bord de la rive et joncher d'ama de glace. Je suis
gele malgre mes cinq couches qui me recouvre, j'ai mit
tout ce qu'il y avait dans mon sac et quand je desire
prendre une photo, la main droite gele en deux minutes
et je crains pour mon materiel, ma barbe elle aussi
est rigide. Il est temps de rentrer reprendre des
forces. Je referai une sortie en fin d'apres midi et
la encore. Vous savez le gars qui croit avoir tout
vue, le gars presque blaser et bien il en prend plein
la vue a chaque jour nouveau dans des endroits aussi
reculer. Je rencontre des pecheurs, oui mais des
pecheurs d'un autre monde, quelque chose que je
n'aurai jamais imagine. Des pecheurs de plomb, plus de
rentrer d'argent alors on perce la glace et on va
chercher des pieces de metal jonchant le fond, relique
de l'usine d'en face desafecter. Un morceau de
radiateur, une tige de fer pour le beton arme. Le
soleil se couche et je rentre, le poele tourne sans
arret la journee et le bois ne manque pas avec la
foret environente. Je prends place autour de la table
pour ecrire, le plus jeune me montre ses dessins et
peintures. On ecoute les grandes ondes de ma radio
portatif et chacun se trouve une activite en attendant
que la fee electrique dedaigne bien nous illuminer
quelques instant et faire tourner la television. Vous
savez il y a du bon dans cette facon de vivre, car
quant il n'y a pas d'energie et bien on s'occupe comme
l'on peu, on lit, on fait de l'artisanat pour l'ete
prochain et malheueusement pour les plus vieux on bois
surtout apres le 25 novembre jour de l'independance.
il est temps pour eux de rien faire et d'attendre
l'ete prochain et une nouvelle saison. Car il y a,
entre les chevaux, le bois et les reparations ont ne
se donne que l'hiver pour ce reposer. Ce 25 novembre
je rejoinds la salle des fetes de l'air communiste
tout en bois elle aussi, elle recouvre aussi une
bibliotheque fatigue. Les hommes se rassemblent pour
le sport national, le Resling (lutte mongole), les
jeunes les plus braves viennent se tater aux espoirs
de la ville, il y en a deux avec leur chapeau en
pointe, le petit gilet recouvrant que les epaules, une
culote sorte de maillot de bain epais et bien cousu,
les bottes typique aux pieds. Le ceremonial commence,
les arbrites psamoldient, on execute une danse avant
chaque combat et le jeu est simple le premier au sol a
perdu et cela ce fait par elemination direct, a la fin
il en reste deux qui se dispute le titre de la saison
et les quelques billets qui vont avec. Le soir cette
meme salle de theatre se transforme en salle de bal et
meme par -35 C les jeunes viennent faire la fete, pas
d'alcool et la cigarette est proscrite. Le responsable
de la jeunesse local est venu avec son synthetiseur,
un ampli et deux enceintes, aider d'une disquette il
va faire danser tout le monde. Je suis surpris de ce
que l'on danse, on ne reste pa seul sur la piste et
tout le monde danse en couple sur des pas de valse
(apres reflection c'est certainement un vestige de la
culture russe qui a du plaire au jeune), comme je
l'imagine pour mes aines, j'adore les voir
tourbillonner entre eux. Mais des que la musique cesse
on fuit son partenaire comme la peste. Apres la
coupure de courant et qu'il n'y ai plus de carburant
dans le generateur tout le monde s'en va.
L'independance a 80 ans cette annee. aujourd'hui la
salle est reserve pour l'exposition artisanal, juste
entre eux pour voir qui fait quoi car il n'y a pas
d'argent a depenser. Mais en ce jour il y a un couple
d'americain qui est venu s'installe en ces lieu. Lui,
potier, elle, peintre. Venu pour eu et une nouvelle
source d'inspiration mais aussi pour aider et
developper l'artisanat local, car le tourisme sera la
nouvelle economie des decennies a venir. Une fois fini
on fait vite la place pour le concour de ping pong. Ce
qui est super, c'est que meme sans argent on occupe
les esprits, la jeunesse de demain car vous devriez
l'etat de la table de ping pong. Pour moi la journee
continue avec la visite du centre antisismique, puis
de me faire inviter par une famille pour le repas de
midi, meme si je dois payer ma nourriture et ceder
comme a chaque fois au deballage des articles souvenir
a vendre. Mais ce temps est precieux surtout quand
quelqu'un parle l'anglais pour poser plein de question
sur tout. Comme vous le constatez, je n'ai pu aller
plus haut car pas de vehicule et pas de rencontre avec
des chamane, enfin on ne peut pas tout avoir. Cette
derniere soiree ou une de mes questions genes et des
jeunes imbiber d'alcool me le font comprendre. La
question etait l'effet de la televison sur les plus
jeunes. Car ce qui est extaordinaire apres l'air
communiste et ces trois wool factory et cet argent qui
circuler plus facilement. La separation n'a pas
changer leur facon de vivre, on retourne a une vie plus
simple comme avant. Dans la rue reste que des vestiges
de ces trois usines, de l'annee ou tout a commence
1960. Il y a toujours de l'espoir en ce peuple qui n'a
pas perdu son ame au profit d'un certaine modernite,
mais malheureusement a celle de la vodka. Ou les
jeunes preferent fuire le foyer familiale pour se
retrouver dans la rue, dans les egouts pour ne pas
avoir a subir une maltraitanse et qu'elle aubaine pour
ces gars en jeep blanche estampiller vous vous en
souvenez. De venir faire des discours et depenser des
sommes folles dans des salaires de haut fonctionaire
enfin ceci n'est que le point de vue d'un gars errant.
Il est temps de rentre, cette petite excursion se
fini, je retrouve l'hotel et ma chambre une douche
chaude et un repas servit sur une table normal. Je
retrouve July la photographe qui me fait par de son
excurssion avec les Tsatans le Teepee les -40 C, les
rennes, la rudesses d'une vrai vie nomadique. Retour a
la capital dans notre loft, une sorte de colocation,
Noel me raconte son passage dans l'ouest a la
frontiere Kazak tout seul.
Laurent doit d'etre du cote de la capital russe a etre
surveiller comme un espion.
Mon avenir, enfin vous allez tout savoir. La chance
d'avoir un nouveau visa chinois me donne l'occasion de
trainer encore un peu. Une proposition de travaille a
Shanghai dans un restaurant chic comme sommelier vient
de mettre proposer et l'envie de vous faire partager
ce voyage a travers un livre que je vais entreprendre
avec plus de detail et plus d'information. Ce qui veut
dire que vous n'aurez plus de nouvelle d'un certain
monde comme vous l'avez eu depuis 10 mois deja.
Aujourd'hui je vous dirai que je n'ai pas vue le temps
passe ci se n'est que Thibault vient d'avoir un an,
Maxence aussi, Thomas, Fiona et je crois que j'ai
oublie des prenoms, mais je pense a vous tous. A
chacun son aventure et la votre est aussi dur que la
mienne, decouvrir n'est rien par rapport au quotidien
d'un enfant qui croit dans un monde comme le notre.
Alors je vous dis a bientot pour une breve de Chine et
un retour vers le mois de fevrier et pourquoi pas
revenir le meme jour que je suis parti s'etait vers le
debut du mois de fevrier.
from central asia 27, voyage d'une tete
Voyage d'une tete.
Imagination et recit. Raconter ce que j'ai dans la tete en cette fin de voyage, un autre aventure loin de mes textes, je me rend compte que je n'ai pas evoluer mais changer en bien ou en mal, ca je ne sais pas, normalement c'est l'inverse qui s'opere comme j'aime le dit si souvent.
Ce sablier qui ne s'arrete jamais. Je n'imaginais jamais ce moment arrive, cette fin que je ne voulais pas la voir venir car trop prit dans un quotidien bien remplit. Mais le present me rappelle a l'ordre et je dois cette fois ci me projetter dans un avenir, ici ou a quelques milliers de kilometre la-bas plus a l'ouest. Aujourd'hui quand je me couche et que mon cerveau se met en action, il se rememore ces derniers mois de vie errante entre different monde partageant la meme terre et peu de France dedans, enfin si ces photos que j'ai apporte avec moi et le souvenir d'une odeur, d'une musique qui nous est propre.
De la chance, oui j'en ai eu pendant tout ce voyage, pour les decouvertes, les rencontres de chaque jour et la securite, car meme au bout du monde je reste moi, je reste blanc, je reste francais avec ces avantages plus que ces inconvenients et ca je l'ai savoure chaque matin quand je me leve. J'ai fait presque tout ce que j'ai voulu faire hormis traverser cetainnes frontieres terrestres, un monde qui s'ouvre ici et qui se ferme la. J'ai vu toutes les factions de l'Islam comme je le desirai: Sunnite, Chiite, Ismaelite, Wahabite et Souffiste. Partager leur quotidien, discuter du passe du present et d'un futur a construire ensemble. j'ai vue le Bhouddisme du cote pratiquant, pratiquer, pratique. La ou il est vecu en tant qu'homme libre ou persecuter, avec la foie et la ferveur ou avec l'alcool ce nouveau disciple venu taper l'incruste.
Toujours vouloir. Aujourd'hui je reve de jeans tee-shirt, de chemise classique, de chaussure ordinaire qui me feront fondre dans la masse, d'ailleurs je n'eleve plus le regard lorsqu'un hello retenti dans la rue. Voila dix mois que je porte la meme tenu, enfin ce qu'il en reste. Le pantalon acheter a Lens est dechirer, les chaussettes d'Istanbul usees, le tee-shirt blanc de Tashkent perce, les sacs plastiques n'expriment plus la joie qu'on a de les porter lorsque l'on sort du magazin, les touches de mon appareil photo n'expliquent plus leur fonction, les gourdes high tech achete avant de partir kaput elles aussi. La trousse de medecine a diminuer de moitie, mais elle en a encore pour un an s'il le faut. La grande nouvelle pour moi, je ne sais plus si je vous l'ai ecrit, est que j'ai arrete le traitement pour ma maladie depuis le mois d'aout et je vais tres bien, j'ai retrouve la joie de vivre sans medicament et ces contraintes du quotidien.
Demain sera et nous serons. Je m'imagine deja vous faire partager tout ces moments, des images, la musique venu de tout ces endroits visites, mais il ne faudra pas etre presse. 5 notes books ecrit, un peu moins de 4000 photos prisent, tout cela ammasse le long de ces kilometres que je n'ai pas encore comptabilise. Ce corp fatigue avec 15 kilogrammes de perdu. Des colis envoyais d'un peu partout qui m'attendent au contenue deja oublier, la preuve d'un passage dans le temps. Cette tete qui peut enfin ne plus pense a survivre pour les jours a venir, avec une question de tous les jours: Comment avancer plus loin. Des cols dans les montagnes sacrees, au detroit porteur d'histoire qui s'ecoule avec le courant. Des livres d'histoire au vestige survivant d'un passe laisse, nouvelle attraction d'un tourisme en pleine essor, a la carte du monde de l'ecole primaire, celle de fresnoy en thelle, un point parmis tant d'autre, un point indicant une vie actuelle, ces points que je suis alle verifier, car on ne sait jamais, car je ne savais pas...
Tant de chose encore a dire et a vous deecrire, mais l'envie aussi de redecouvrir mon village du sud de l'Oise, de ces murs portant eux aussi l'histoire d'une ethnie, la notre, readmirer les photos noir et blanc du cafe de la place ou celles de la mairie. Celles d'un present par la en Asie central ou reigne j'en suis sur la gloire de notre passe. Nos ancetres y ont passe, moi j'y suis retourne.
La reeducation par l'occident n'a pas eu un bonne effect sur moi comme sur eux. Le hic de la mondialisation effrene ici ou la, du moi aussi je veux en faire parti, car c'est devenu utile, indispensable et fun. Le portable a remplacer le couteau millianaire, la bouteille d'alcool avec majoration, l'electricite d'abord et tout ce qui vient avec, tout ce qui vient de l'ouest et comme j'aime dire aussi, plus a l'ouest, l'est. Tout ce qui vient d'hier remit au gout d'un jour au profit d'un certain marche. Le blanc sur son trone et sa vie evoluant avec un certain modernisme depuis longtemps. Ici il faut faire comme lui, etre comme lui, ce blanchir la peaux aux soins d'une marque (l'Oreal), une operation plastique pour elle, un look de gang d'une certaine banlieue americaine pour d'autre, un semblant de marque a l'ecriture incorrect mais au sigle unissant le plus grand nombre d'entre nous, la ou vient chercher son aspiration, delaissant l'habit de toujours. Une culture musical delaisse elle aussi pour ces stars; Britney, Jennifer, Alise, Helene, etc...
La route de la soie pour relier tout ca, les bateaux pour fournir tout ceux. Je l'ai vue et je vous le ferai partager, qu'il y a quelque chose entre Dieu et la science, qu'il y a moi entre les medias et vous, le mot richesse et ses inombrables definitions. Qu'il y a aussi une bande comme moi qui errent et ca depuis que l'argent ne fait plus la securite, n'assure plus le bonheur.
Je me suis decouvert a l'ecriture et aime relire dans les cafes internet les mercis de nous faire rever et des fautes d'orthographe en pagaille a corriger. La lecture m'a beaucoup occupe pendant les longs trajets, une quinzaine d'ouvrage en dix mois sur les traces de ... il y a plus ou moins longtemps et que vous dire de la journee d'un solitaire au bout du monde, il trouve encore que celles-ci sont trop courtes. Mais aujourd'hui, je veux de nouveau livre, de nouvelle histoire a lire, de nouveau reve vennant envahir chaque nuit que Dieu fait et peut etre une nouvelle destination a aller verifier de mes propres yeux, de continuer a dire et a conter a travers le regard d'un simple ouvrier.
Je ne suis pas different, je suis juste alle a l'ecole que j'ai choisi. Croire encore en cette uthopie qui me ronge mes sens, d'aller chercher si loin ce que je possede au fond de moi. De croire en l'irrealisable pour un demain qui sera mien, celui que je vous aurai imaginer.
Stupide n'est ce pas, enfin ainsi va la vie sur cette planete que l'on partage tous. Ainsi va le voyage d'une tete errante au gres des vents et marres, essayant d'user le mot liberte, d'abuser du mot choix, usant son support. Voyageur fatigue va aujourd'hui se reposer.
Encore un texte ecrit pour une eventuelle parution dans un magazine en France et je vous le fais partager...
Pour moi tout va bien, je suis actuellement en Mongolie pour encore une semanine, vendredi est un anniversaire car cela fera un an que je suis partit, le retour est tres proche, trop proche peut etre, mais d'ici un mois je serai au pres de vous, l'ecriture du livre avance a petit pas, je ne savais pas dans quoi j'ai mit les pieds, mais on arrivera a quelque chose, je pense a vous. Ce soir s'est le nouvel an chinois et tibetain, ici ce n'est pas comme en Chine tout le monde reste calme et en famille.
Bonne lecture...
Himalaya qui veut dire
Himalaya qui veut dire séjour des neiges en sanskrit, ce nom qui fait rêver tant de gens, sur laquelle on a tant dit et d’on ton a pas finit d’usés nos mots pour la décrire. Qu’en pense ton ? Comment l’expliquer encore de nos jours?
Mais avant tout, toi la montagne depuis l’éternité, qu’as-tu à dire ?
Dernier espace de grande liberté, ou encore l’homme moderne n’a pas su ce l’approprier que sur des cartes en papier, et ce l’accaparer aux exploits humains chèrement payer. Aujourd’hui on y arrive doucement et faisons basculer l’histoire qui s’était écrit depuis des millénaires.
Himalaya qui veut dire séjour éternel, un peu comme ci vous étiez en possession d’une machine à voyager dans le temps et qui vous auriez fait échouer aux origines de la vie sur terre à on a marché sur la lune, ou les religions n’existaient pas encore, ou avec le temps elle subira tant de changement.
Himalaya qui veut dire séjour pour toujours. Tu es aux carrefours de plusieurs mondes depuis l’humanité, autrefois en tes veines s’écoulaient des caravanes, des hommes, des femmes venues de chaque point cardinaux, puis l’invention de l’embarcation pour t’oublier, pour qu’on te laisse vivre. Montagne sacrée du moins pour ceux qui y vivent encore et je vous dirai qu’aujourd’hui, il en a des factions qui l’habitent. Ce qui y réside, ne sont pas arrivés ici par hasard, à part peut-être les nomades, citoyen de partout. Pourquoi vient t’on la vivre au quotidien ? Quant on sait la rudesse quelle vous fait supporter tout à chacun, qu’il y a des vallées plus agréables à vivre, là-bas, plus bas. On arrive ici parce que la plupart ont fuit un événement. Il ce sont trouvés un Eden peu fertile mais paisible, à l’abri de tout regard. Il ne faut pas non plus ce laissé aller à la joie des couleurs portées, car elles aussi viennent de la souffrance, d’un tous les jours séculaires que l’on répète inlassablement une dernière fois sans pensé à demain.
Himalaya qui veut dire séjour à long terme, qui a raison, qui a tort. A chacun son point de vue, une place qui n’a su ce défendre, mais qui refuse de s’intégré. Forme de résistance, mais malheureusement vouer à l’échec. Tu n’as rien demandé et tu n’as rien vu arriver. Ce peuple aussi a rêvé de changement venu d’ailleurs, alors on l’a laissé venir pour en savourer uniquement l’essence du mal. Aujourd’hui, l’homme revient et pour te faire encore plus souffrir.
On n’y recouvre tes plaines de rails métalliques pour aller plus vite, plus fort, plus loin vers l’Ouest, on recouvre aussi les pistes d’enrober pour aller chercher là-bas au fond de tes entrailles ce que tu caches depuis toujours pour nous faire vivre et surtout nous enrichir en ces jours de bataille économique. Tes peuples, eux toujours aux rituels ancestraux, ne seront pas de la partie, ne seront de rien car ils dérangent.
Himalaya qui veut dire séjour à cour terme, dans ces hôtels aux noms exotiques : « viewlake, Marco Polo, etc.. » qui parsèmeront bientôt tes flancs de montagne,
les rives de tes rivières et de tes lacs. Cet autres envahisseurs, moins méchant à première vue, mais tout aussi destructeur. Cet homme à la veste toute chiffonnée de couleur brune et au large pantalon kaki au style militaire venu « shootter » de sa boite à image. Etre le témoin pour une autre ethnie celle-ci sédentaire et qui ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de globalisation généralisé.
Himalaya qui veut dire ces jours à moi ou je t’ai vu et je t’ai vécu du Pamir au Sikkim, des sources du Ganges aux portes du Takla-Makan, tu m’auras fait découvrir beaucoup de chose, j’ai été envahie de sensations multiples, tu m’as fait vider tant d’encre pour te raconter, tu m’as fait aimer ma planète et détesté le temps d’un instant mon prochain. Je n’aurai vu plus belle palette de couleur, plus beau panorama, plus mysticisme, plus pauvres et si riche à la fois.
Je suis resté assez longtemps pour savourer mon quotidien, et chercher mon prochain. Pour survivre, je me suis nourri de cette nourriture que l’on trouve dans ces bols en plastique, de livre et de dire. Je faisais ma digestion au milieu de ce tableau de couleur, ma tasse de thé à la main saupoudré d’un peu de spiritualité. J’ai beau avoir loger chez lui, l’autochtone au milieu de nulle part. Ils se cachent dorénavant à l’abri des regards indiscrets dans ces places loin de tout et pourtant dans la ville, si près de nous. Le moulin de prière stationné, le temps d’un verre de « Tsagammo » pour ce réchauffer, les derniers faits du jour sans trop en dire et ceux pour eux d’un au-delà meilleur…
Himalaya qui veut dire aujourd’hui séjour d’un demain sans âme. Car tout évolue trop vite et sans l’éducation on ne peut monter dans ce train effréné qu’est la vie à venir pour nous tous.
Ainsi va le cœur sacré de notre planète, qu’on le veuille ou non, une part de chacun de nous. Une part que nos descendance ne pourront comprendre qu’a travers les lignes de livre passe.
c.h
Note aux nouveaux lecteurs:
Bonjour, Au départ il ne s agissait que d'un voyage. Au fil du temps c'est devenu un tournicota en afs et dans les pays voisins... Donc on fera ensemble, si vous le voulez ce tournicoti tournicota en passant par les différentes régions d'afs avec en supplément le Lesotho, le pays Swazi, un bout de Bots et un bout de Namibie.
Un petit compte-rendu sur notre dernier voyage en AFS (le N°14). Le parcours : Cape Town, Paternoster, Cederberg, Clanwilliam, Upington, Augrabies, Kuruman, Madikwe, Cradle of Humankind, Joburg. Tout a été fait par nos soins via le net et en direct.
L’avion : Turkish CDG Istanbul Cape Town et retour Joburg Istanbul CDG. Le transfert à Istanbul se fait facilement dans les 2 heures allouées. A Joburg, il s’agit d’une escale technique…Le plein, les niveaux et le pare-brise ? Et on prend des passagers. Vol de nuit. Arrivée à CapeTown vers 13 heures. 750 €. Les compagnies aériennes ont décidé que les passagers devaient se contenter de peu de place…Idem chez Turkish mais pareil qu’avec Lufthansa, AF ou autres…A380 ou pas.
La voiture : Un Fortuner 4x4 de Toyota, extra, voiture en ordre, aucun souci. La version 4x4 avait son intérêt pour le Cederberg, un côté rassurant aux Augrabies et ailleurs…Un SUV était tout à fait suffisant même si moins rassurant sauf dans le Cederberg vu ce que nous voulions faire.
Après coup, seule l’étape d’Upington était inutile. Les Augrabies valent le long détour.
Septembre…Un poil trop tard pour les fleurs de la West Coast et du Cederberg mais un poil trop tôt pour les Augrabies et la route avant et après Clanwilliam. Tout cela dépend des pluies…Et je ne suis pas prévisionniste météo !
Dissertons plus précisément :
Cape Town :
Comme d’habitude, les chiens renifleurs sont des beagles…Et pas des Bergers Belges ou des Bergers Allemands. Plus sympas peut-être mais le contrôle discret est loin d’être anodin. On peut changer son liquide dès l’aéroport, le prix de la commission n’est pas catastrophique ! Notre point de chute est une guest house à Camps Bay.
Camps Bay a beaucoup d’avantages.
L’ambiance est plus cool. La situation permet d’aller facilement dans toutes les directions…Le centre-ville, la région des vins, la péninsule, la route de l’Est, les sites de Table Mountain, Signal Hills, Lion’s Head, le quartier malais…Bref, on est à peu de distance de tout ! L’endroit est superbe, la plage aussi même si l’eau est « frisquette++ ». Nombreux restos sur Camps Bay drive et passage des bustouristiques (qui peuvent être très utiles).
Se lever tôt ! C’est le premier conseil en AFS ! La nuit tombe vers 18 heures. Les restos sont au taquet à 19 heures. Donc on se lève tôt et si Table Mountain est dégagée…On y va !C’est le meilleur moment (pas encore de queues, une vue très claire). Autre conseil : La montée de Lion’s Head…Montée pas difficile ne nécessitant qu’un peu de gambettes (une bonne matinée en tout, prenez de l’eau, c’est safe)…Le pied intégral et à mon sens la meilleure vue sur…tout ! L’apéro du soir sur Signal Hill ? La passion des sud af pour les sundowners est exotique…C’est aussi un plan valable. Après Table Mountain ou Lion’s Head…Un petit tour surWaterfront. Attention, on retombe sur le touristique plein pot mais on y mange et on y achète des cartes postales…Surtout on prend le bateau pour Robben Island.
Robben Island : Vous pouvez réserver via le net. Certaines traversées sont complètes. Evitez si possible celle de 12/13 heures car le plus de monde et le bateau le plus lent du monde ! Evidemment avec le soleil la vue sur la baie vaut à elle seule la traversée…Mais c’est pour la prison que vous y allez ! Nous y étions au début des années 2000 donc 3 ou 4 ans seulement après qu’elle soit visitable. Il y soufflait un vent d’enthousiasme, de volonté d’expliquer, de dire et de pardonner… 10 ans plus tard, ce sont toujours les anciens prisonniersqui font la visite principale mais le vent est retombé… Le public aussi a changé…Quelquefois plus intéressé par son Facebook, acheter une glace ou glousser avec son voisin… J’en reviens cette année avec un goût un peu amer… Robben Island attraction touristique appartenant au passé ou mémoire vivante d’un passé proche et lourd ? Acteurs et spectateurs ont changé ? En bien ?
La péninsule du Cap : Evidemment à faire et mérite sa journée ! Quelques conseils : Allez-y via la route Ouest après la route touristique payante qui suit Hout Bay. C’est plus joli, bien plus… Attention babouins qui savent parfaitement et très rapidement ouvrir la portière de votre voiture (passagers ou pas !). Donc avoir l’obsession de la fermeture centralisée des portières. Les randonneurs ne sont ridicules armés d’un bâton. Prenezgarde à votre sac. Ne résistez pas en cas d’intervention babouine ! Après le petit « funiculaire » prenez le petitcircuit pour aller au bout du bout de la pointe. Ne confondez pas Cape Point et Cape of Good Hope. Ouvrez vos yeux pour chercher les baleines…Et plutôt côté Est et au pied des falaises.
Faites coucou aux Dassies (Damans, Roch Hyrax) pas timides mais ce n’est pas une raison pour les nourrir ou essayer de les toucher. N’oubliez pas qu’ils font partie du même embranchement que les éléphants ! Le resto de la pointe du Cap est touristique, certes mais pratique. Revenez par Simon’s Town pour voir les pingouins de BouldersBeach.
Hermanus : Une excursion (1h30 de route) incontournable par beau tempset à la bonne saison. Des baleines quelques fois comme s’il en pleuvait. Une route le long de la côte (à l’aller) qui est un enchantement… et passez par Betty’s Bay pour voir ou revoir des pingouins(plus, pour 15 rands, dans un coin moins aménagé…mais plus pour longtemps). Voilà nos 3 journées bien occupées…
Ce qui a changé en 15 ans (j’y reviendrai souvent) : Moins de bidons villes et avec de l’éclairage, de l’eau…Plusde quartiers pas riches mais moins pauvres. Une plus grande mixité. Les noirs… Remarque : Je dis les noirs sans racisme ou autre connotation. Quand vous êtes sud af on vous demande, même si vous êtes blonde comme les blés de vous définir comme « white » (blancs), « coloured » (métis)ou « black » (noir). Pour moi, c’est un fait pas un jugement…De toute façon nous avons tous et toutes le même grand-père ou la même grand-mère (j’yreviendrai).
Donc, les noirs sont aussi des clients dans les restos…On voit des couples mixtes…Sur la route, il y a 15 ans (moins à Cape Town qu’ailleurs), sur la route voiture = blancs. Si voiture avec non blancs = voiture pourrie.Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. On voit beaucoup d’homosexuels… qui ne se cachent pas. (Noussommes à Cape Town mais cela a aussi changé). On voit beaucoup de noirs venant de RDC. Il y a un stade de foot pour moi totalement anachronique enplein milieu de Cape Town.
Pour une première intervention c’est suffisant pour aujourd’hui…
Michel
PS : tout ceci n’est que mon opinion ou mon ressenti.
Bonjour, Au départ il ne s agissait que d'un voyage. Au fil du temps c'est devenu un tournicota en afs et dans les pays voisins... Donc on fera ensemble, si vous le voulez ce tournicoti tournicota en passant par les différentes régions d'afs avec en supplément le Lesotho, le pays Swazi, un bout de Bots et un bout de Namibie.
Un petit compte-rendu sur notre dernier voyage en AFS (le N°14). Le parcours : Cape Town, Paternoster, Cederberg, Clanwilliam, Upington, Augrabies, Kuruman, Madikwe, Cradle of Humankind, Joburg. Tout a été fait par nos soins via le net et en direct.
L’avion : Turkish CDG Istanbul Cape Town et retour Joburg Istanbul CDG. Le transfert à Istanbul se fait facilement dans les 2 heures allouées. A Joburg, il s’agit d’une escale technique…Le plein, les niveaux et le pare-brise ? Et on prend des passagers. Vol de nuit. Arrivée à CapeTown vers 13 heures. 750 €. Les compagnies aériennes ont décidé que les passagers devaient se contenter de peu de place…Idem chez Turkish mais pareil qu’avec Lufthansa, AF ou autres…A380 ou pas.
La voiture : Un Fortuner 4x4 de Toyota, extra, voiture en ordre, aucun souci. La version 4x4 avait son intérêt pour le Cederberg, un côté rassurant aux Augrabies et ailleurs…Un SUV était tout à fait suffisant même si moins rassurant sauf dans le Cederberg vu ce que nous voulions faire.
Après coup, seule l’étape d’Upington était inutile. Les Augrabies valent le long détour.
Septembre…Un poil trop tard pour les fleurs de la West Coast et du Cederberg mais un poil trop tôt pour les Augrabies et la route avant et après Clanwilliam. Tout cela dépend des pluies…Et je ne suis pas prévisionniste météo !
Dissertons plus précisément :
Cape Town :

Comme d’habitude, les chiens renifleurs sont des beagles…Et pas des Bergers Belges ou des Bergers Allemands. Plus sympas peut-être mais le contrôle discret est loin d’être anodin. On peut changer son liquide dès l’aéroport, le prix de la commission n’est pas catastrophique ! Notre point de chute est une guest house à Camps Bay.
Camps Bay a beaucoup d’avantages.

L’ambiance est plus cool. La situation permet d’aller facilement dans toutes les directions…Le centre-ville, la région des vins, la péninsule, la route de l’Est, les sites de Table Mountain, Signal Hills, Lion’s Head, le quartier malais…Bref, on est à peu de distance de tout ! L’endroit est superbe, la plage aussi même si l’eau est « frisquette++ ». Nombreux restos sur Camps Bay drive et passage des bustouristiques (qui peuvent être très utiles).
Se lever tôt ! C’est le premier conseil en AFS ! La nuit tombe vers 18 heures. Les restos sont au taquet à 19 heures. Donc on se lève tôt et si Table Mountain est dégagée…On y va !C’est le meilleur moment (pas encore de queues, une vue très claire). Autre conseil : La montée de Lion’s Head…Montée pas difficile ne nécessitant qu’un peu de gambettes (une bonne matinée en tout, prenez de l’eau, c’est safe)…Le pied intégral et à mon sens la meilleure vue sur…tout ! L’apéro du soir sur Signal Hill ? La passion des sud af pour les sundowners est exotique…C’est aussi un plan valable. Après Table Mountain ou Lion’s Head…Un petit tour surWaterfront. Attention, on retombe sur le touristique plein pot mais on y mange et on y achète des cartes postales…Surtout on prend le bateau pour Robben Island.
Robben Island : Vous pouvez réserver via le net. Certaines traversées sont complètes. Evitez si possible celle de 12/13 heures car le plus de monde et le bateau le plus lent du monde ! Evidemment avec le soleil la vue sur la baie vaut à elle seule la traversée…Mais c’est pour la prison que vous y allez ! Nous y étions au début des années 2000 donc 3 ou 4 ans seulement après qu’elle soit visitable. Il y soufflait un vent d’enthousiasme, de volonté d’expliquer, de dire et de pardonner… 10 ans plus tard, ce sont toujours les anciens prisonniersqui font la visite principale mais le vent est retombé… Le public aussi a changé…Quelquefois plus intéressé par son Facebook, acheter une glace ou glousser avec son voisin… J’en reviens cette année avec un goût un peu amer… Robben Island attraction touristique appartenant au passé ou mémoire vivante d’un passé proche et lourd ? Acteurs et spectateurs ont changé ? En bien ?
La péninsule du Cap : Evidemment à faire et mérite sa journée ! Quelques conseils : Allez-y via la route Ouest après la route touristique payante qui suit Hout Bay. C’est plus joli, bien plus… Attention babouins qui savent parfaitement et très rapidement ouvrir la portière de votre voiture (passagers ou pas !). Donc avoir l’obsession de la fermeture centralisée des portières. Les randonneurs ne sont ridicules armés d’un bâton. Prenezgarde à votre sac. Ne résistez pas en cas d’intervention babouine ! Après le petit « funiculaire » prenez le petitcircuit pour aller au bout du bout de la pointe. Ne confondez pas Cape Point et Cape of Good Hope. Ouvrez vos yeux pour chercher les baleines…Et plutôt côté Est et au pied des falaises.

Faites coucou aux Dassies (Damans, Roch Hyrax) pas timides mais ce n’est pas une raison pour les nourrir ou essayer de les toucher. N’oubliez pas qu’ils font partie du même embranchement que les éléphants ! Le resto de la pointe du Cap est touristique, certes mais pratique. Revenez par Simon’s Town pour voir les pingouins de BouldersBeach.
Hermanus : Une excursion (1h30 de route) incontournable par beau tempset à la bonne saison. Des baleines quelques fois comme s’il en pleuvait. Une route le long de la côte (à l’aller) qui est un enchantement… et passez par Betty’s Bay pour voir ou revoir des pingouins(plus, pour 15 rands, dans un coin moins aménagé…mais plus pour longtemps). Voilà nos 3 journées bien occupées…
Ce qui a changé en 15 ans (j’y reviendrai souvent) : Moins de bidons villes et avec de l’éclairage, de l’eau…Plusde quartiers pas riches mais moins pauvres. Une plus grande mixité. Les noirs… Remarque : Je dis les noirs sans racisme ou autre connotation. Quand vous êtes sud af on vous demande, même si vous êtes blonde comme les blés de vous définir comme « white » (blancs), « coloured » (métis)ou « black » (noir). Pour moi, c’est un fait pas un jugement…De toute façon nous avons tous et toutes le même grand-père ou la même grand-mère (j’yreviendrai).
Donc, les noirs sont aussi des clients dans les restos…On voit des couples mixtes…Sur la route, il y a 15 ans (moins à Cape Town qu’ailleurs), sur la route voiture = blancs. Si voiture avec non blancs = voiture pourrie.Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. On voit beaucoup d’homosexuels… qui ne se cachent pas. (Noussommes à Cape Town mais cela a aussi changé). On voit beaucoup de noirs venant de RDC. Il y a un stade de foot pour moi totalement anachronique enplein milieu de Cape Town.
Pour une première intervention c’est suffisant pour aujourd’hui…
Michel
PS : tout ceci n’est que mon opinion ou mon ressenti.
bonjour a tous et a toutes,
je m'appel JC je suis français originaire de Grenoble, je suis tombé par hasard sur ce site que je trouve très bien fait. Un lien entre tous les travelers du monde, j'ai visité de nombreux pays pour raison professionel ou en tourisme mais pas le tourisme club med 😉 les voyageurs backpackers me comprennent..... De tous les pays un m'a vraiment marqué, certainement à vie, O pais continente, O Braaaaasillllll. J'ai du passé environ un an au Brésil principalement à Campinas, et également Curitiba, Rio, San Paulo, et le Minais Gerais........ J'ai appris le portugais et j'arrive à tenir une discussion aisément meme si je ne veux prétendre etre bilingue, cependant j'ai accroché sur la langue car j'ai trouvé les brésiliens d'une gentilesse et d'une ouverture extréme, et j'adore également leur sens de l'humour.... Certe le brésil a de mauvais coté c'est dangereux dans certaines villes (j'ai pu voir deux personnes ce faire descendre), les politiques et les flics sao filhos da putas, mais cela n'enlévera jamais la chaleur do povo brasileiro.... Les heures passés au churrasco barbecue, a jogar o futbol, a ficar com algumas brasileiras gostosa ( la je vais me prendre des baffes si certaines lisent ça), ou juste passear o bater papo.... Ca s'oublie pas c'est gravé dans le coeur... J'aime ce pays, et j'espère grâce à ce site rencontrer d'autres passionés et peu etre aider des voyageurs pour certaines informations, j'ai toujours de bon contact au brésil, donc si il vous faut des infos let me know..... Um grande abraço e boa sorte pra todos.... JC
je m'appel JC je suis français originaire de Grenoble, je suis tombé par hasard sur ce site que je trouve très bien fait. Un lien entre tous les travelers du monde, j'ai visité de nombreux pays pour raison professionel ou en tourisme mais pas le tourisme club med 😉 les voyageurs backpackers me comprennent..... De tous les pays un m'a vraiment marqué, certainement à vie, O pais continente, O Braaaaasillllll. J'ai du passé environ un an au Brésil principalement à Campinas, et également Curitiba, Rio, San Paulo, et le Minais Gerais........ J'ai appris le portugais et j'arrive à tenir une discussion aisément meme si je ne veux prétendre etre bilingue, cependant j'ai accroché sur la langue car j'ai trouvé les brésiliens d'une gentilesse et d'une ouverture extréme, et j'adore également leur sens de l'humour.... Certe le brésil a de mauvais coté c'est dangereux dans certaines villes (j'ai pu voir deux personnes ce faire descendre), les politiques et les flics sao filhos da putas, mais cela n'enlévera jamais la chaleur do povo brasileiro.... Les heures passés au churrasco barbecue, a jogar o futbol, a ficar com algumas brasileiras gostosa ( la je vais me prendre des baffes si certaines lisent ça), ou juste passear o bater papo.... Ca s'oublie pas c'est gravé dans le coeur... J'aime ce pays, et j'espère grâce à ce site rencontrer d'autres passionés et peu etre aider des voyageurs pour certaines informations, j'ai toujours de bon contact au brésil, donc si il vous faut des infos let me know..... Um grande abraço e boa sorte pra todos.... JC
Juste une petite pensée de retour en France après un an "d'exil"...
Je suis effarée... effarée par le fait que la politique de la peur marche si bien.
Certes, on voit des annonces de licenciements, des gens qui font la manche, toussa toussa...
Mais je vois surtout, autour de moi, des gens qui, bien que pas riches, mangent à leur faim, ont un toit, sortent boire des coups, s'amusent, ont de quoi se payer un peu de superflu, etc...
Et pourtant, dès que j'allume la télé, je finis par l'éteindre dès que ça parle de crise, tellement c'est déprimant. A les écouter, c'est la fin du monde et on va tous mourir. Et tout le monde marche dans la combine. Pourtant les ficelles paraissent tellement grosses: foutre la trouille aux gens le plus possibles pour qu'ils acceptent des conditions de travail de pire en pire et permettent ainsi aux plus riches d'être encore plus riches.
C'est vrai, quand je suis rentrée, j'étais un peu inquiète: pas de chez-moi, besoin de trouver un appart' au plus vite, un boulot, pas d'argent... Résultat, si j'allumais la télé, si j'écoutais les gens autour de moi, ça me fichait le bourdon, et j'avais super peur de ne plus trouver ni appartement ni boulot ni rien du tout et de finir je sais pas où... Bien sûr, rien de tout ça n'est arrivé: d'une on trouve du boulot, même si c'est pas celui de nos rêves, ça dépanne en attendant de trouver ou de créer autre chose, ou de se former (ben oui parce que quand même en France, c'est formidable, la formation continue!! Et des métiers où il y a de l'embauche, il y en a pour tous les goûts, si si!). l'appart, même pas besoin de montrer un dossier avec 150 fiches de salaires et 3 millions d'euros d'inscrit dessus... non, le proprio, lui, a décidé qu "on se faisait confiance", même quand je lui ai dit: "z'êtes sûrs, moi je suis sansa emploi et mon mari est en intérim"...
Mon message sert à quoi? à pas grand chose, si ce n'est de dire que dans la vie, il n'y a que l'optimisme qui paie, et l'énergie. Sans l'un ni l'autre, alors là, c'est sûr, on est foutu.
Et pourtant, dès que j'allume la télé, je finis par l'éteindre dès que ça parle de crise, tellement c'est déprimant. A les écouter, c'est la fin du monde et on va tous mourir. Et tout le monde marche dans la combine. Pourtant les ficelles paraissent tellement grosses: foutre la trouille aux gens le plus possibles pour qu'ils acceptent des conditions de travail de pire en pire et permettent ainsi aux plus riches d'être encore plus riches.
C'est vrai, quand je suis rentrée, j'étais un peu inquiète: pas de chez-moi, besoin de trouver un appart' au plus vite, un boulot, pas d'argent... Résultat, si j'allumais la télé, si j'écoutais les gens autour de moi, ça me fichait le bourdon, et j'avais super peur de ne plus trouver ni appartement ni boulot ni rien du tout et de finir je sais pas où... Bien sûr, rien de tout ça n'est arrivé: d'une on trouve du boulot, même si c'est pas celui de nos rêves, ça dépanne en attendant de trouver ou de créer autre chose, ou de se former (ben oui parce que quand même en France, c'est formidable, la formation continue!! Et des métiers où il y a de l'embauche, il y en a pour tous les goûts, si si!). l'appart, même pas besoin de montrer un dossier avec 150 fiches de salaires et 3 millions d'euros d'inscrit dessus... non, le proprio, lui, a décidé qu "on se faisait confiance", même quand je lui ai dit: "z'êtes sûrs, moi je suis sansa emploi et mon mari est en intérim"...
Mon message sert à quoi? à pas grand chose, si ce n'est de dire que dans la vie, il n'y a que l'optimisme qui paie, et l'énergie. Sans l'un ni l'autre, alors là, c'est sûr, on est foutu.
Notre post a été fermé donc je le ré-ouvre à J-45 !!
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia
1 - Voyageuse organisée.
En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.
Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique
2- Voyageuse aventureuse.
Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.
Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.
(la suite dans quelques instants!!!)
1 - Voyageuse organisée.
En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.
Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique
2- Voyageuse aventureuse.
Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.
Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.
(la suite dans quelques instants!!!)
Bon rassurez vous, je ne ferais pas de compte rendu en anglais, ... j'en serais bien incapable😊
mais comme je ne vais sans doute pas entendre parler français pendant 10 jours, je me mets en condition !!😉😉😉😉
Alors l'embarquement approche !!! demain nos remplaçants arrivent, ... passations des pouvoirs, des clés .. petite soirée ensemble pour le passage des transmissions, et nous serons enfin en vacances !! départ mercredi matin de la maison, direction TORREILES chez mes parents, départ vendredi matin pour être aux alentours de 12 h au port de Barcelone ... parking au world trade center réservé ... le bateau devrait normalement être juste à coté ... nous sommes en concierge, donc normalement embarquement en priorité à partir de midi ...
à première vue, nous aurons internet illimité, et qui fonctionne très bien, notre destination principale étant le bateau, et notre objectif principal étant le repos, il n'est pas impossible que je vous fasse un live, (rooh je progresse en englich ) enfin ça ça sera si j'ai le courage hein !!! 😏 vous m'en voudrez pas si je vous fais languir .... 😛
bon histoire de commencer à vous faire rêver, voici des photos de notre "carte" d'embarcation .... quand le luxe commence avant la croisière .... entièrement personnalisé, s'il vous plait !!! (bon pas au point quand même d'être en français ...) à notre nom, avec photo, plan et situation sur le navire de notre cabine, les prestations du bateau, les excursions etc etc et les étiquettes bagages ! (6 par personne quand même ... ) 😮 format A 4 papier glacé et tout et tout ... ça change des cartes d'embarquement et les étiquettes que j'imprime avant de partir chez costa ou msc ... bon ben voilà !!! je me souhaite un très bon voyage, en espérant que la météo sera clémente, et promis je penserais bien à vous tous lorsque je serais dans mon jacuzzi tout à l'avant du bateau, face à la mer ... ou lorsque je me prélasserai sur les transats équipés de matelas épais .... 😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎


notre parcours ...

notre cabine
nos étiquettes

Alors l'embarquement approche !!! demain nos remplaçants arrivent, ... passations des pouvoirs, des clés .. petite soirée ensemble pour le passage des transmissions, et nous serons enfin en vacances !! départ mercredi matin de la maison, direction TORREILES chez mes parents, départ vendredi matin pour être aux alentours de 12 h au port de Barcelone ... parking au world trade center réservé ... le bateau devrait normalement être juste à coté ... nous sommes en concierge, donc normalement embarquement en priorité à partir de midi ...
à première vue, nous aurons internet illimité, et qui fonctionne très bien, notre destination principale étant le bateau, et notre objectif principal étant le repos, il n'est pas impossible que je vous fasse un live, (rooh je progresse en englich ) enfin ça ça sera si j'ai le courage hein !!! 😏 vous m'en voudrez pas si je vous fais languir .... 😛
bon histoire de commencer à vous faire rêver, voici des photos de notre "carte" d'embarcation .... quand le luxe commence avant la croisière .... entièrement personnalisé, s'il vous plait !!! (bon pas au point quand même d'être en français ...) à notre nom, avec photo, plan et situation sur le navire de notre cabine, les prestations du bateau, les excursions etc etc et les étiquettes bagages ! (6 par personne quand même ... ) 😮 format A 4 papier glacé et tout et tout ... ça change des cartes d'embarquement et les étiquettes que j'imprime avant de partir chez costa ou msc ... bon ben voilà !!! je me souhaite un très bon voyage, en espérant que la météo sera clémente, et promis je penserais bien à vous tous lorsque je serais dans mon jacuzzi tout à l'avant du bateau, face à la mer ... ou lorsque je me prélasserai sur les transats équipés de matelas épais .... 😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎


notre parcours ...


notre cabine

nos étiquettes








