Et bien le confinement a de beaux jours devant lui ! Chose promise, chose due (publier une journée de vadrouille par jour de confinement) ! Après le carnet sur un voyage aux Etats-Unis (voyageforum.com/...-americain-d9943984/), après le carnet sur une vadrouille en Jordanie (https://voyageforum.com/discussion/on-part-en-vadrouille-en-jordanie-d9991360/), voici maintenant un carnet dans les balkans, voyage réalisé il y a maintenant quelques années :
Et on garde les bonnes habitudes, publication d'une journée par jour, à chaque fois à 17h30 ! Bonne lecture et n'hésite pas à laisser un commentaire, une question, une remarque, ...
Franck
INTRODUCTION
La Serbie, pays le plus septentrional des Balkans, pays de naissance ou de coeur du savant Nicola Tesla, du dessinateur Enki Bilal et du cinéaste Emir Kusturica, n' a pourtant pas atteint le niveau de visibilité touristique de certains de ses voisins comme la Croatie par exemple ou la Slovénie ou encore le Montenegro. C' est encore pour quelque temps une destination confidentielle. C' est l'une des raisons pour laquelle nous avons décidé de partir quelques jours d'abord pour visiter Belgrade, en plein réaménagement culturel et urbanistique, et ensuite pour découvrir la partie nord du pays, appelé la Voïvodine, région culturellement riche connue pour ses villes et bourgades historiques, ses monastères et ses parcs naturels. Nous n' avons pas regretté ce voyage et avons apprécié le côté authentique qu'offre la Serbie à ceux qui veulent bien venir y passer quelques jours. Pas ou très peu de touristes européens ou américains, en revanche l'on rencontre des touristes chinois, le gouvernement serbe ayant exempté les visiteurs chinois - ou indiens - de visa. A deux heures et demie d'avion de Paris, Belgrade, la Ville Blanche ( ou ' Beo Grad ' ) ambitionne de redevenir ce qu'elle était dans les années 30, à savoir la reine des Balkans, une capitale joyeuse et ambitieuse, et l'une des destinations les plus courues d'Europe du Sud. Elle n' est pas loin de gagner son pari.
UN PEU D HISTOIRE La première principauté serbe voit le jour au milieu du 9ème siècle, alors que l' ambitieux prince Vladimir profite d'une victoire sur les Byzantins pour confédérer les principautés qui ont concouru à la victoire. Le nouvel état voulu par le prince - la Rascie - sera le siège de la principale cour de justice dans les Balkans. Ce nouvel état comporte la Serbie méridionale et occidentale, ainsi que le Montenegro et l' Herzégovine actuels. L' empereur byzantin auquel tous les princes - dont Vladimir- ont prêté allégeance va envoyer les moines Cyrille et Méthode évangéliser les Slaves. Il s'agit de rendre le christianisme accessible aux populations locales et Cyrille va mettre au point une écriture basée sur l' alphabet grec, adaptée au slavon, langue liturgique des écritures saintes. C 'est ainsi que nait l' alphabet cyrillique, toujours utilisé dans la région, et qui a ensuite migré vers la Bulgarie actuelle ainsi que vers la Russie, avec des différences mineures qui n' empêchent pas les populations de la Grande Région de se comprendre. La Serbie appartient donc depuis le 9ème siècle à un espace chrétien d'obédience byzantine , qui, après le schisme de 1054, deviendra d'obédience orthodoxe. Le Moyen-Âge est donc l' âge d'or serbe. Les princes successeurs de Vladimir n' auront de cesse d'abord d'agrandir le royaume de Rascie, englobant à la fin du 12ème siècle le littoral adriatique et la Zeta, et puis de construire des monastères à la richesse architecturale incomparable. L' empire serbe va s'effilocher puis disparaître sous la domination ottomane , qui va durer cinq siècles. Les Serbes refusent massivement de se convertir, subissent les discriminations et ne pratiquent leur religion et leur langue qu'à l' église ou à la maison. Les conflits culturels et d'autorité sont permanents, mais, paradoxalement et miraculeusement, la liberté de culte étant réglementée mais permise, les monastères orthodoxes, lieux de liberté et de développement culturel, vont prospérer. Les Turcs, quant à eux, ont une vision des Balkans très nette et organisée; ils vont construire des édifices militaires et religieux, des ponts, des forteresses, des mosquées bien sur. La création d'un état moderne date du milieu du 19ème siècle. Des soulèvements populaires ont lieu contre ' la Sublime Porte ', une démocratie de type libéral est créée en 1830, fortement influencée par l' Autriche-Hongrie. Mais la Serbie a des prétentions territoriales qui l' opposent au grand voisin, ce qui va mener aux guerres balkaniques de 1912-1913, et de fil en aiguille, à la Première Guerre Mondiale. Le prince héritier du trône d'Autriche, Louis-Ferdinand est assassiné à Sarajevo par un Serbe, Gavrilo Princip, membre actif de l' organisation étudiante de Bosnie, la Main Noire. L' alliance entre la France et la Serbie va offrir à l' état serbe en exil une position de force dans les négociations de 1918. En 1921, le royaume devient un état centralisé sur le modèle français. Mais la situation politique va se gâter, les minorités vont s'opposer et se radicaliser, l' armée allemande est accueillie à bras ouverts par les Croates alors que Belgrade la résistante est bombardée. La Serbie va, contre son gré, devenir un état collaborateur dirigé par une marionnette aux ordres de Berlin. Face aux démonstrations de haine féroce et grandissante entre frères yougoslaves, les communistes vont s'imposer comme une évidence. Tito, leur chef et habile stratège politique, décide en 1945 de créer une fédération de six républiques : les Slovènes, les Croates, les Monténégrins, les Serbes, les Macédoniens et, un peu plus tard, les Musulmans. A l' intérieur de la Serbie sont créées les provinces autonomes de Voïvodine et du Kosovo avec obtention pour chacune des 26 nationalités, de droits culturels importants. L' histoire moderne de la Serbie est tumultueuse, trouble, violente, chaotique et impitoyable. C' est en particulier celle d'une guerre de nettoyage ethnique, la guerre de Bosnie qui culminera avec le massacre de Srebrenica en 1995, sous le commandement du sinistre général Mladic, lui-même aux ordres de Slobodan Milosevic élu président de la Serbie en 1992. Autre guerre qui va suivre, celle du Kosovo, occupé par l' armée serbe. Autre massacre, celui de Racak qui déclenchera les bombardements de l' Otan visant à forcer les Serbes à se retirer du Kosovo et à cesser leurs exactions. Ces bombardements massifs contre des objectifs militaires et civils conduiront à la mise en accusation de Milosevic devant le Tribunal Pénal International, à la disparition définitive de la Yougoslavie et à l' indépendance du Kosovo en 2008, un chapitre encore douloureux pour les Serbes en 2019.
LA SERBIE ET LA FRANCE La France a sauvé la Serbie lors de la première Guerre Mondiale, en remettant sur pied son armée et en l' aidant à s'opposer aux Austro-Allemands, puis en libérant Macédoine et Serbie. En 1934, le sculpteur Mestrovic réalise un monument de style Art Déco en reconnaissance à la France qui se trouve dans le parc de la forteresse de Kalemegdan.
Cette belle amitié s' est hélas fissurée pendant les dernières guerres des Balkans, la France étant à la tête des pays d'Europe de l' Ouest ayant décidé de faire rendre gorge à l' armée serbe après les massacres de Bosnie puis ceux du Kosovo. C 'est Jacques Chirac, nouvellement élu président qui commande à l' armée française - " on tire ou on se tire ", aurait-il dit- de venger les humiliations subies par les soldats de l' OTAN interdits d'utiliser leurs armes - mais canardés à balles réelles en permanence - et de reprendre un certain nombre de positions par la force, dont le fameux pont de Mostar. Ce sont les avions de chasse américains et français qui détruiront un certain nombre d' objectifs militaires et civils dans le but de faire plier le régime. Pas toujours aux bons endroits, il faut bien le reconnaître. Exemple : Novi Sad, ville rebelle et dans l'opposition à Milosevic, qui a , malgré tout, été bombardée et perdu tous ses ponts sur le Danube. Cette période n' a pas laissé de bons souvenirs en Serbie où le patriotisme est exacerbé et le militarisme encore actif. On n' en est pas encore à vraiment reconnaître les funestes erreurs d'un passé récent, la rancoeur n' a pas disparu. Le nom de Jacques Chirac, juste décédé, a récemment été sifflé par des supporteurs serbes de l' équipe nationale avant un match.

LA SERBIE ET L EUROPE La Serbie attend aux porte de de l' Europe que l'on veuille bien la laisser entrer dans la communauté des 27. Mais les choses sont compliquées : corruption politique, presse aux ordres, système judiciaire contrôlé, népotisme, intimidation des opposants politiques, existence de groupes criminels proches du pouvoir monopolisant le commerce des armes, verrouillage du système électoral par une oligarchie directement issue de l' ancienne nomenclature communiste ( comme en Roumanie, Bulgarie, Slovaquie ou Russie... ), refus de mettre en jugement les généraux criminels de guerre, manque de volonté évidente à assainir les finances publiques. Tout est donc en suspens... Le bilan démocratique n' est pas terrible ! En attendant Novi Sad a été déclarée Ville Européenne de la Culture pour 2020, un cadeau fait aux Serbes, un signal amical aussi, et une distinction méritée. Mais il reste d'autres exigences démocratiques à satisfaire avant de pouvoir siéger à la même table que les 27.
ARGENT La monnaie officielle est le dinar serbe. Un euro s'échangera pour 117 à 119 dinars. Inutile de chercher à changer de l' argent au marché noir... qui n' existe pas. Il faut soit retirer de l' argent aux distributeurs soit partir avec de l' argent liquide et changer dans les officines de change qui pullulent à tous les coins de rue. Sans présentation de carte d'identité ou de passeport. On peut changer les dinars en sens inverse en euros avant de repartir vers la France. Coût de la vie moindre qu'en France de moitié environ. Nous avons dépensé 220 euros en nourriture, restaurants et autres en 3 jours.
FORMALITES D ENTREE Un passeport valide est requis sur lequel un tampon sera appliqué à l' entrée et à la sortie du pays. Normal puisque la Serbie n' est pas dans l' espace Schengen. Mais on peut aussi entrer en Serbie avec une simple carte d'identité si l'on est européen de l' Ouest. On repasse devant la police des frontières au retour à Paris.
NOTRE VOYAGE Nous avons voyagé au départ de Montpellier via CDG sur deux vols Air France pour un peu plus de 500 euros à deux. Vol international d'environ 2 heures et quart, en survol du sud de l' Allemagne, des Alpes autrichiennes, de la Slovénie puis de Zagreb et enfin de Belgrade. Départ à 6 heures de MPL. Vol en continuation en fin de matinée vers Belgrade et arrivée en début d'après-midi. Pas de décalage horaire par rapport à Paris. Nous avions réservé un hôtel hyper-central dans la rue piétonne principale, dite Knez Mihajlova. Un choix judicieux car nous avons pu faire nos visites et balades à pied, et à loisir, sauf quand nous sommes allés à Zemun ( en bus ). On nous avait prévenu que c'était la foire d'empoigne au niveau taxis à l' aéroport, et nous avons préféré utiliser un transport privé réservé par l' hôtel. Bonne idée aussi car nous sommes arrivés très vite en ville et avons eu largement le temps de poser nos jalons en prévision du lendemain.

CLIMAT
Nous sommes allés du 10 au 13 septembre.
Temps estival magnifique, belle lumière, chaleur méditerranéenne sèche. Les artères centrales de Belgrade étaient couvertes de terrasses, très animées en soirée.
Il ne faut pas rater le quartier bohème et festif de Belgrade, Skadarlija qui est jumelé avec Montmartre depuis quelques années déjà. Nous y avons dîné tous les soirs avec plaisir. Bonne cuisine variée, avec musique tzigane ou traditionnelle serbe en sus, si l'on aime. A quelques minutes à pied du centre ville.
C' est l' avantage de Belgrade, une ville à taille humaine où tout est à portée de main. Elle nous a rappelé Ljubliana, encore plus petite capitale de la Slovénie.
BELGRADE Le nom romain de Belgrade était Singidunum. La ville est située à un emplacement géographique de rêve, sur un promontoire rocheux surplombant le confluent du Danube et de la Save. Au sud, la forêt et au nord, une vaste plaine fertile. Comme on peut l' imaginer, le destin de Belgrade - détruite et reconstruite plusieurs fois - et de sa région fut souvent tragique au fil des siècles, attirant les convoitises de nombreux envahisseurs : Celtes, Romains, Goths, Huns, Bulgares, Magyars, Croisés marchant sur Jérusalem, Ottomans, Autrichiens... De toutes ces invasions et de toutes ces influences croisées, mélangées et exotiques, Belgrade s'est nourrie et est devenue une ville unique et accueillante. Un symbole de cette renaissance est ' Stari Grad ', la vieille ville, l' âme, le poumon et le coeur de la capitale serbe.
1er jour : 10 septembre Arrivée à Belgrade centre en début d'après-midi. Installation à l' hôtel. Ensuite, nous allons faire nos repérages, mais aussi profiter de l' après-midi dans le centre piétonnier puis à l' intérieur de la forteresse de Kalemegdan ( accès gratuit ), ancien poste militaire romain puis serbe - la construction commence au 14ème siècle - remaniée ensuite par les Autrichiens selon les systèmes Vauban, enfin occupée par les Turcs pendant un siècle - de 1730 à 1830. S'y retrouvent, en ces longues journées estivales, étudiants, joueurs d'échecs, badauds, touristes, amoureux et familles avec poussettes. Quelques échoppes et aussi des marchands ambulants, mais finalement pas trop, et surtout moins qu'ailleurs. La forteresse est immense, il faut donc quelques heures pour en faire le tour à loisir. Elle est intéressante pour ses tours et portes médiévales, en particulier la Tour carrée du Despote, la plus ancienne servant d'accès principal à la forteresse et celle de Nebojsa sur les berges au pied de la forteresse, construite au 15ème siècle pour être utilisée comme octroi et poste de garde entre le vieux port et la ville haute, mais aussi comme prison. Dans la partie haute de la forteresse se trouve le musée de l' armée où sont exposées des pièces relatives à l' histoire militaire de l' ancienne Yougoslavie. Devant le Musée, une exposition de chars yougoslaves, américains, français et soviétiques, datant de la Seconde Guerre Mondiale. Tout en haut de la forteresse, dominant le confluent des deux fleuves, se trouve le symbole de la ville de Belgrade, la statue d'un jeune soldat porteur d'un message de paix et qui rappelle les sacrifices de l' armée serbe pour la libération du pays en 1918, avec l' aide de la France.







Il fait beau, ambiance détendue au milieu des familles et des badauds. Vue imprenable sur le port et les berges du Danube. Retour à l' hôtel. Nous allons explorer Skadarlija avant et après le dîner dans un restaurant recommandé par notre guide. La cuisine serbe n' est pas fantastique, car il est difficile d'échapper aux soupes et goulash aqueux et sempiternels que l'on propose facilement dans toute l' Europe de l' Est. En lieu et place du ragoût proposé, nous allons opter pour un menu un peu plus carné. Viandes grillées avec légumes à la méditerranéenne. On aime la viande en Serbie , surtout le porc.
2ème jour : 11 septembre Nous allons sortir de la zone piétonne puis emprunter la grande avenue commerçante et touristique - Terazije - qui mène jusqu'aux hauteurs de la cathédrale Saint Sava aux bulbes dorés. On passe d'abord devant l' hôtel Art Déco Moskva, le restaurant Frans, et la fontaine qui donne son nom au quartier. Les immeubles de cette partie du centre-ville ont une étrange identité faite d'un mélange d'architecture communiste et d'architecture Art Nouveau suite aux bombardements ayant modifié l' apparence du quartier de 1941 à 1944. Dans le prolongement de Terazije, se trouve l' avenue prestigieuse Kralja Milana menant à la plus grande place de Belgrade, Slavija. On n' est plus, à ce niveau, dans Stari Grad.

Arrivée à la cathédrale de Saint Sava. Entrée gratuite. C 'est la plus grande église orthodoxe d'Europe, monumentale, élégante, très byzantine avec son plan en croix grecque ramassée et ses 18 coupoles étincelantes. Elle a une signification spirituelle très forte et il faut remonter dans le temps pour comprendre son importance aux yeux des Serbes. En 1594, le vizir Sinan Pacha ordonne le transfert des reliques du saint moine Sava d'un monastère de Serbie méridionale vers cette colline pour qu'elles y soient brûlées, un geste de défi de la part des Ottomans qui s'opposent aux velléités d'indépendance des Serbes. Les travaux débutent en 1935 sur ordre du roi Alexandre, qui, hélas, mourra en exil à Marseille quelques années plus tard sans jamais avoir vu sa cathédrale sortir de terre.. Le chantier traîne en longueur puis est interrompu en 1941. Tito refuse de payer pour une continuation de travaux ordonnés par le défunt roi et qui ne vont reprendre qu'en 1985 à la mort du dictateur, grâce à une souscription internationale et surtout à la générosité des Serbes de la diaspora. L'intérieur est toujours en chantier à ce jour, mais la crypte, magnifique avec ses dorures éblouissantes, est accessible gratuitement.





Retour par un chemin différent vers le centre en obliquant vers le Belgrade monumental, gouvernemental et culturel : la Présidence de la République, le Parlement, le Théâtre National, construit en 1869, inspiré des théâtres d'Europe centrale de la même époque et agrémenté de sculptures néo-classiques et de décors Renaissance, enfin le Musée National fondé en 1844 par un prince serbe et logé dans un palais datant de 1903 Place de la République , et dont la rénovation vient enfin de se terminer De beaux ensembles regroupant palais nationaux et maisons colorées entourés de parcs et de jardins entretenus et dotés de jeux d'eau. La rénovation du centre de la capitale est une réussite, et, pour une fois, les travaux en cours restent discrets et ne gâchent pas les perspectives. A noter également la ré-ouverture en début d'année du Musée d'Art Contemporain ( MoCAB ) à Novi Beograd à l' architecture audacieuse.




La Serbie, pays le plus septentrional des Balkans, pays de naissance ou de coeur du savant Nicola Tesla, du dessinateur Enki Bilal et du cinéaste Emir Kusturica, n' a pourtant pas atteint le niveau de visibilité touristique de certains de ses voisins comme la Croatie par exemple ou la Slovénie ou encore le Montenegro. C' est encore pour quelque temps une destination confidentielle. C' est l'une des raisons pour laquelle nous avons décidé de partir quelques jours d'abord pour visiter Belgrade, en plein réaménagement culturel et urbanistique, et ensuite pour découvrir la partie nord du pays, appelé la Voïvodine, région culturellement riche connue pour ses villes et bourgades historiques, ses monastères et ses parcs naturels. Nous n' avons pas regretté ce voyage et avons apprécié le côté authentique qu'offre la Serbie à ceux qui veulent bien venir y passer quelques jours. Pas ou très peu de touristes européens ou américains, en revanche l'on rencontre des touristes chinois, le gouvernement serbe ayant exempté les visiteurs chinois - ou indiens - de visa. A deux heures et demie d'avion de Paris, Belgrade, la Ville Blanche ( ou ' Beo Grad ' ) ambitionne de redevenir ce qu'elle était dans les années 30, à savoir la reine des Balkans, une capitale joyeuse et ambitieuse, et l'une des destinations les plus courues d'Europe du Sud. Elle n' est pas loin de gagner son pari.
UN PEU D HISTOIRE La première principauté serbe voit le jour au milieu du 9ème siècle, alors que l' ambitieux prince Vladimir profite d'une victoire sur les Byzantins pour confédérer les principautés qui ont concouru à la victoire. Le nouvel état voulu par le prince - la Rascie - sera le siège de la principale cour de justice dans les Balkans. Ce nouvel état comporte la Serbie méridionale et occidentale, ainsi que le Montenegro et l' Herzégovine actuels. L' empereur byzantin auquel tous les princes - dont Vladimir- ont prêté allégeance va envoyer les moines Cyrille et Méthode évangéliser les Slaves. Il s'agit de rendre le christianisme accessible aux populations locales et Cyrille va mettre au point une écriture basée sur l' alphabet grec, adaptée au slavon, langue liturgique des écritures saintes. C 'est ainsi que nait l' alphabet cyrillique, toujours utilisé dans la région, et qui a ensuite migré vers la Bulgarie actuelle ainsi que vers la Russie, avec des différences mineures qui n' empêchent pas les populations de la Grande Région de se comprendre. La Serbie appartient donc depuis le 9ème siècle à un espace chrétien d'obédience byzantine , qui, après le schisme de 1054, deviendra d'obédience orthodoxe. Le Moyen-Âge est donc l' âge d'or serbe. Les princes successeurs de Vladimir n' auront de cesse d'abord d'agrandir le royaume de Rascie, englobant à la fin du 12ème siècle le littoral adriatique et la Zeta, et puis de construire des monastères à la richesse architecturale incomparable. L' empire serbe va s'effilocher puis disparaître sous la domination ottomane , qui va durer cinq siècles. Les Serbes refusent massivement de se convertir, subissent les discriminations et ne pratiquent leur religion et leur langue qu'à l' église ou à la maison. Les conflits culturels et d'autorité sont permanents, mais, paradoxalement et miraculeusement, la liberté de culte étant réglementée mais permise, les monastères orthodoxes, lieux de liberté et de développement culturel, vont prospérer. Les Turcs, quant à eux, ont une vision des Balkans très nette et organisée; ils vont construire des édifices militaires et religieux, des ponts, des forteresses, des mosquées bien sur. La création d'un état moderne date du milieu du 19ème siècle. Des soulèvements populaires ont lieu contre ' la Sublime Porte ', une démocratie de type libéral est créée en 1830, fortement influencée par l' Autriche-Hongrie. Mais la Serbie a des prétentions territoriales qui l' opposent au grand voisin, ce qui va mener aux guerres balkaniques de 1912-1913, et de fil en aiguille, à la Première Guerre Mondiale. Le prince héritier du trône d'Autriche, Louis-Ferdinand est assassiné à Sarajevo par un Serbe, Gavrilo Princip, membre actif de l' organisation étudiante de Bosnie, la Main Noire. L' alliance entre la France et la Serbie va offrir à l' état serbe en exil une position de force dans les négociations de 1918. En 1921, le royaume devient un état centralisé sur le modèle français. Mais la situation politique va se gâter, les minorités vont s'opposer et se radicaliser, l' armée allemande est accueillie à bras ouverts par les Croates alors que Belgrade la résistante est bombardée. La Serbie va, contre son gré, devenir un état collaborateur dirigé par une marionnette aux ordres de Berlin. Face aux démonstrations de haine féroce et grandissante entre frères yougoslaves, les communistes vont s'imposer comme une évidence. Tito, leur chef et habile stratège politique, décide en 1945 de créer une fédération de six républiques : les Slovènes, les Croates, les Monténégrins, les Serbes, les Macédoniens et, un peu plus tard, les Musulmans. A l' intérieur de la Serbie sont créées les provinces autonomes de Voïvodine et du Kosovo avec obtention pour chacune des 26 nationalités, de droits culturels importants. L' histoire moderne de la Serbie est tumultueuse, trouble, violente, chaotique et impitoyable. C' est en particulier celle d'une guerre de nettoyage ethnique, la guerre de Bosnie qui culminera avec le massacre de Srebrenica en 1995, sous le commandement du sinistre général Mladic, lui-même aux ordres de Slobodan Milosevic élu président de la Serbie en 1992. Autre guerre qui va suivre, celle du Kosovo, occupé par l' armée serbe. Autre massacre, celui de Racak qui déclenchera les bombardements de l' Otan visant à forcer les Serbes à se retirer du Kosovo et à cesser leurs exactions. Ces bombardements massifs contre des objectifs militaires et civils conduiront à la mise en accusation de Milosevic devant le Tribunal Pénal International, à la disparition définitive de la Yougoslavie et à l' indépendance du Kosovo en 2008, un chapitre encore douloureux pour les Serbes en 2019.
LA SERBIE ET LA FRANCE La France a sauvé la Serbie lors de la première Guerre Mondiale, en remettant sur pied son armée et en l' aidant à s'opposer aux Austro-Allemands, puis en libérant Macédoine et Serbie. En 1934, le sculpteur Mestrovic réalise un monument de style Art Déco en reconnaissance à la France qui se trouve dans le parc de la forteresse de Kalemegdan.
Cette belle amitié s' est hélas fissurée pendant les dernières guerres des Balkans, la France étant à la tête des pays d'Europe de l' Ouest ayant décidé de faire rendre gorge à l' armée serbe après les massacres de Bosnie puis ceux du Kosovo. C 'est Jacques Chirac, nouvellement élu président qui commande à l' armée française - " on tire ou on se tire ", aurait-il dit- de venger les humiliations subies par les soldats de l' OTAN interdits d'utiliser leurs armes - mais canardés à balles réelles en permanence - et de reprendre un certain nombre de positions par la force, dont le fameux pont de Mostar. Ce sont les avions de chasse américains et français qui détruiront un certain nombre d' objectifs militaires et civils dans le but de faire plier le régime. Pas toujours aux bons endroits, il faut bien le reconnaître. Exemple : Novi Sad, ville rebelle et dans l'opposition à Milosevic, qui a , malgré tout, été bombardée et perdu tous ses ponts sur le Danube. Cette période n' a pas laissé de bons souvenirs en Serbie où le patriotisme est exacerbé et le militarisme encore actif. On n' en est pas encore à vraiment reconnaître les funestes erreurs d'un passé récent, la rancoeur n' a pas disparu. Le nom de Jacques Chirac, juste décédé, a récemment été sifflé par des supporteurs serbes de l' équipe nationale avant un match.

LA SERBIE ET L EUROPE La Serbie attend aux porte de de l' Europe que l'on veuille bien la laisser entrer dans la communauté des 27. Mais les choses sont compliquées : corruption politique, presse aux ordres, système judiciaire contrôlé, népotisme, intimidation des opposants politiques, existence de groupes criminels proches du pouvoir monopolisant le commerce des armes, verrouillage du système électoral par une oligarchie directement issue de l' ancienne nomenclature communiste ( comme en Roumanie, Bulgarie, Slovaquie ou Russie... ), refus de mettre en jugement les généraux criminels de guerre, manque de volonté évidente à assainir les finances publiques. Tout est donc en suspens... Le bilan démocratique n' est pas terrible ! En attendant Novi Sad a été déclarée Ville Européenne de la Culture pour 2020, un cadeau fait aux Serbes, un signal amical aussi, et une distinction méritée. Mais il reste d'autres exigences démocratiques à satisfaire avant de pouvoir siéger à la même table que les 27.
ARGENT La monnaie officielle est le dinar serbe. Un euro s'échangera pour 117 à 119 dinars. Inutile de chercher à changer de l' argent au marché noir... qui n' existe pas. Il faut soit retirer de l' argent aux distributeurs soit partir avec de l' argent liquide et changer dans les officines de change qui pullulent à tous les coins de rue. Sans présentation de carte d'identité ou de passeport. On peut changer les dinars en sens inverse en euros avant de repartir vers la France. Coût de la vie moindre qu'en France de moitié environ. Nous avons dépensé 220 euros en nourriture, restaurants et autres en 3 jours.
FORMALITES D ENTREE Un passeport valide est requis sur lequel un tampon sera appliqué à l' entrée et à la sortie du pays. Normal puisque la Serbie n' est pas dans l' espace Schengen. Mais on peut aussi entrer en Serbie avec une simple carte d'identité si l'on est européen de l' Ouest. On repasse devant la police des frontières au retour à Paris.
NOTRE VOYAGE Nous avons voyagé au départ de Montpellier via CDG sur deux vols Air France pour un peu plus de 500 euros à deux. Vol international d'environ 2 heures et quart, en survol du sud de l' Allemagne, des Alpes autrichiennes, de la Slovénie puis de Zagreb et enfin de Belgrade. Départ à 6 heures de MPL. Vol en continuation en fin de matinée vers Belgrade et arrivée en début d'après-midi. Pas de décalage horaire par rapport à Paris. Nous avions réservé un hôtel hyper-central dans la rue piétonne principale, dite Knez Mihajlova. Un choix judicieux car nous avons pu faire nos visites et balades à pied, et à loisir, sauf quand nous sommes allés à Zemun ( en bus ). On nous avait prévenu que c'était la foire d'empoigne au niveau taxis à l' aéroport, et nous avons préféré utiliser un transport privé réservé par l' hôtel. Bonne idée aussi car nous sommes arrivés très vite en ville et avons eu largement le temps de poser nos jalons en prévision du lendemain.

CLIMAT
Nous sommes allés du 10 au 13 septembre.
Temps estival magnifique, belle lumière, chaleur méditerranéenne sèche. Les artères centrales de Belgrade étaient couvertes de terrasses, très animées en soirée.
Il ne faut pas rater le quartier bohème et festif de Belgrade, Skadarlija qui est jumelé avec Montmartre depuis quelques années déjà. Nous y avons dîné tous les soirs avec plaisir. Bonne cuisine variée, avec musique tzigane ou traditionnelle serbe en sus, si l'on aime. A quelques minutes à pied du centre ville.
C' est l' avantage de Belgrade, une ville à taille humaine où tout est à portée de main. Elle nous a rappelé Ljubliana, encore plus petite capitale de la Slovénie.BELGRADE Le nom romain de Belgrade était Singidunum. La ville est située à un emplacement géographique de rêve, sur un promontoire rocheux surplombant le confluent du Danube et de la Save. Au sud, la forêt et au nord, une vaste plaine fertile. Comme on peut l' imaginer, le destin de Belgrade - détruite et reconstruite plusieurs fois - et de sa région fut souvent tragique au fil des siècles, attirant les convoitises de nombreux envahisseurs : Celtes, Romains, Goths, Huns, Bulgares, Magyars, Croisés marchant sur Jérusalem, Ottomans, Autrichiens... De toutes ces invasions et de toutes ces influences croisées, mélangées et exotiques, Belgrade s'est nourrie et est devenue une ville unique et accueillante. Un symbole de cette renaissance est ' Stari Grad ', la vieille ville, l' âme, le poumon et le coeur de la capitale serbe.
1er jour : 10 septembre Arrivée à Belgrade centre en début d'après-midi. Installation à l' hôtel. Ensuite, nous allons faire nos repérages, mais aussi profiter de l' après-midi dans le centre piétonnier puis à l' intérieur de la forteresse de Kalemegdan ( accès gratuit ), ancien poste militaire romain puis serbe - la construction commence au 14ème siècle - remaniée ensuite par les Autrichiens selon les systèmes Vauban, enfin occupée par les Turcs pendant un siècle - de 1730 à 1830. S'y retrouvent, en ces longues journées estivales, étudiants, joueurs d'échecs, badauds, touristes, amoureux et familles avec poussettes. Quelques échoppes et aussi des marchands ambulants, mais finalement pas trop, et surtout moins qu'ailleurs. La forteresse est immense, il faut donc quelques heures pour en faire le tour à loisir. Elle est intéressante pour ses tours et portes médiévales, en particulier la Tour carrée du Despote, la plus ancienne servant d'accès principal à la forteresse et celle de Nebojsa sur les berges au pied de la forteresse, construite au 15ème siècle pour être utilisée comme octroi et poste de garde entre le vieux port et la ville haute, mais aussi comme prison. Dans la partie haute de la forteresse se trouve le musée de l' armée où sont exposées des pièces relatives à l' histoire militaire de l' ancienne Yougoslavie. Devant le Musée, une exposition de chars yougoslaves, américains, français et soviétiques, datant de la Seconde Guerre Mondiale. Tout en haut de la forteresse, dominant le confluent des deux fleuves, se trouve le symbole de la ville de Belgrade, la statue d'un jeune soldat porteur d'un message de paix et qui rappelle les sacrifices de l' armée serbe pour la libération du pays en 1918, avec l' aide de la France.







Il fait beau, ambiance détendue au milieu des familles et des badauds. Vue imprenable sur le port et les berges du Danube. Retour à l' hôtel. Nous allons explorer Skadarlija avant et après le dîner dans un restaurant recommandé par notre guide. La cuisine serbe n' est pas fantastique, car il est difficile d'échapper aux soupes et goulash aqueux et sempiternels que l'on propose facilement dans toute l' Europe de l' Est. En lieu et place du ragoût proposé, nous allons opter pour un menu un peu plus carné. Viandes grillées avec légumes à la méditerranéenne. On aime la viande en Serbie , surtout le porc.
2ème jour : 11 septembre Nous allons sortir de la zone piétonne puis emprunter la grande avenue commerçante et touristique - Terazije - qui mène jusqu'aux hauteurs de la cathédrale Saint Sava aux bulbes dorés. On passe d'abord devant l' hôtel Art Déco Moskva, le restaurant Frans, et la fontaine qui donne son nom au quartier. Les immeubles de cette partie du centre-ville ont une étrange identité faite d'un mélange d'architecture communiste et d'architecture Art Nouveau suite aux bombardements ayant modifié l' apparence du quartier de 1941 à 1944. Dans le prolongement de Terazije, se trouve l' avenue prestigieuse Kralja Milana menant à la plus grande place de Belgrade, Slavija. On n' est plus, à ce niveau, dans Stari Grad.

Arrivée à la cathédrale de Saint Sava. Entrée gratuite. C 'est la plus grande église orthodoxe d'Europe, monumentale, élégante, très byzantine avec son plan en croix grecque ramassée et ses 18 coupoles étincelantes. Elle a une signification spirituelle très forte et il faut remonter dans le temps pour comprendre son importance aux yeux des Serbes. En 1594, le vizir Sinan Pacha ordonne le transfert des reliques du saint moine Sava d'un monastère de Serbie méridionale vers cette colline pour qu'elles y soient brûlées, un geste de défi de la part des Ottomans qui s'opposent aux velléités d'indépendance des Serbes. Les travaux débutent en 1935 sur ordre du roi Alexandre, qui, hélas, mourra en exil à Marseille quelques années plus tard sans jamais avoir vu sa cathédrale sortir de terre.. Le chantier traîne en longueur puis est interrompu en 1941. Tito refuse de payer pour une continuation de travaux ordonnés par le défunt roi et qui ne vont reprendre qu'en 1985 à la mort du dictateur, grâce à une souscription internationale et surtout à la générosité des Serbes de la diaspora. L'intérieur est toujours en chantier à ce jour, mais la crypte, magnifique avec ses dorures éblouissantes, est accessible gratuitement.





Retour par un chemin différent vers le centre en obliquant vers le Belgrade monumental, gouvernemental et culturel : la Présidence de la République, le Parlement, le Théâtre National, construit en 1869, inspiré des théâtres d'Europe centrale de la même époque et agrémenté de sculptures néo-classiques et de décors Renaissance, enfin le Musée National fondé en 1844 par un prince serbe et logé dans un palais datant de 1903 Place de la République , et dont la rénovation vient enfin de se terminer De beaux ensembles regroupant palais nationaux et maisons colorées entourés de parcs et de jardins entretenus et dotés de jeux d'eau. La rénovation du centre de la capitale est une réussite, et, pour une fois, les travaux en cours restent discrets et ne gâchent pas les perspectives. A noter également la ré-ouverture en début d'année du Musée d'Art Contemporain ( MoCAB ) à Novi Beograd à l' architecture audacieuse.




Mid-June, two Auvergnats on the starting blocks—off we go to the former Yugoslavia!
We’d already explored some nooks and crannies of northern Croatia back in 2019, so we’re keeping the momentum going by planning a trip to the south of the country and then Montenegro.
On the way back, we’ll drift into Bosnia-Herzegovina just to mix things up a bit!
We’re a little unsure about what to expect in terms of tourist crowds.
Dubrovnik has a reputation for being the hardest-hit city by overtourism, and Kotor and the whole Dalmatian coast aren’t exactly empty...
Luckily, most European countries haven’t started school holidays yet, and some measures seem to have been put in place to limit the flow (like restrictions on the number of cruise ships allowed to dock at the same time).
Maybe we’ll manage to escape the promised hell?
For now, we’re slamming the doors of the Scirocco and heading off to our first stop: northern Italy!

On the way back, we’ll drift into Bosnia-Herzegovina just to mix things up a bit!
We’re a little unsure about what to expect in terms of tourist crowds.
Dubrovnik has a reputation for being the hardest-hit city by overtourism, and Kotor and the whole Dalmatian coast aren’t exactly empty...
Luckily, most European countries haven’t started school holidays yet, and some measures seem to have been put in place to limit the flow (like restrictions on the number of cruise ships allowed to dock at the same time).
Maybe we’ll manage to escape the promised hell?
For now, we’re slamming the doors of the Scirocco and heading off to our first stop: northern Italy!

Durand la guerre en ex-Yougoslavie, au début des années 90, nous avons été pris dans la nasse d'une manipulation ehontée, phénoménale, qui a consisté à "sataniser" le peuple serbe, à déverser une émotion frelatée sur les victimes et les "nettoyages ethniques qui ne pouvaient que concerner les Bonsniaques et les Croates.
Daniel Salvatore Shiffer (D.S.S), dans son livre "Les ruines de l'intelligence-les intellectuels et la guerre en ex-yougoslavie" démonte avec précisions le mécanisme infernal de ce bourrage de crâne, et tous ceux qui ne pensaient pas comme BH Lévy, A.Fielkelkrault, A.Gluskman, P.Bruckner, M.Polac, et bien d'autres très connus, étaient insultés, voués aux gémonies, et DSS ne fut pas le seul à l'être. Même le grand Peter Handke, d'habitude toujours enscensé par notre presse, fut réduit plus bas que terre à la sortie de son livre "Un Voyage hivernal vers le Danube, la Save, la Morava et la Drina" (Gallimard). Cet ouvrage fut considéré comme un crime de lèse-pensée unique ! D Salvatore Shiffer cite une juste une phrase :
Dans cette guerre, les rôles de l'agresseur et de l'agressé, des simples victimes et des purs salauds avaient trop rapidement été établis et fixés une fois pour toutes...
Impardonnable !
Rares étaient ceux qui tentaient d'enrayer cette propagande. Les premiers à s'insurger furent Max Gallo, JF Khan et DSS, le général Pierre Marie Gallois, Paul Marie de La Gorce, entre autres, mais personne n'occulta les exactions des serbes ! Seulement la sarabande impudique du dogme anti-serbe qui jetait l'opprobre sur tout un peuple vit le comble de l'indécence, et du mépris, quand un journaliste demanda à Jacques Chirac pourquoi il n'expérimentait pas notre bombe atomique sur les serbes de Pale !
Tout le monde sait qu'en reconnaissant trop vite l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie, l'Allemagne, l'Autriche, et le Vatican, mirent le feu aux poudres. Que le Vatican reconnaisse la Croatie, rien que de plus naturel. Voici ce qu'écrit Guy Hermet dans "Histoire des nations et du nationalisme en Europe" sur ce pays au moment de l'occupation allemande :
....elle offre aux 4 millions de Croates nantis d'une patrie l'occasion de la vengeance sur les 1 900 000 Serbes...Cette vengeance va toutefois dépasser l'outrage subit depuis 1919, pour se transformer en un massacre systématique érigé en politique le 30 avril 1941... De manière plus insoutenable encore, L'Eglise catholique se joint à la partie pour solder son inimitié séculaire avec sa rivale orthodoxe de Belgrade. Des moines franciscains bénisssaient les tueurs, l'un d'eux, Miroslav Philipovitch-Mastorovitch, poussant le zèle jusqu'à diriger le plus effroyable des camps de concentration, celui de Jasenovac....(toujours en 40, la Croatie)...il s'agit d'un état clérical catholique dirigé sans masque par un prélat en la personne de Mgr Tiso...Mgr Tiso déclare la guerre à la France et la Grande Bretagne...puis à la Russie en juin 1941...(la croatie aujourd'hui)...cependant qu'en Croatie le cardinal Kuharic a pratiquemment intronisé le président Tudjman.
(mon compteur tourne vite, demain je parlerai des interviews d'Elie Wiesel et de Simon Wiesenthal que l'on peu lire dans "Les ruines de l'intelligence", mais, évidemment, elles n'ont pu être publié en France, Daniel Salvatore Shiffer étant "ostracisé", mais dans le Corriere della Serra)
Bonjour à tous,
après un changement de programme, nous sommes finalement partis sur la route des Balkans, en fourgon, avec nos enfants de 2 et 4 ans. Voici donc le carnet (davantage de photos sur mon site...):
Voyage improvisé vers les Balkans ("montagne boisée" en turc). 7815 km en fourgon sur les routes de l'ex-Yougoslavie, à travers la Bosnie, le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. 7815 km au rythme des rencontres et des sourires. 7815 km pendant lesquels les mosquée deviennent monastères et les lacs deviennent mer. 7815 km pour tenter de comprendre les problématiques d'une guerre si proche
Récit d'un périple en liberté au travers de la montagne boisée.
après un changement de programme, nous sommes finalement partis sur la route des Balkans, en fourgon, avec nos enfants de 2 et 4 ans. Voici donc le carnet (davantage de photos sur mon site...):
Voyage improvisé vers les Balkans ("montagne boisée" en turc). 7815 km en fourgon sur les routes de l'ex-Yougoslavie, à travers la Bosnie, le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. 7815 km au rythme des rencontres et des sourires. 7815 km pendant lesquels les mosquée deviennent monastères et les lacs deviennent mer. 7815 km pour tenter de comprendre les problématiques d'une guerre si proche
Récit d'un périple en liberté au travers de la montagne boisée.
Bonjour,
Cet été nous ferons donc, avec des amis, un tour d'Europe en voiture. Nous resterons seulement quelques jours dans chaque pays (3 jours), pensez-vous que des visas soient nécessaires, puisque ces pays ne sont pas dans l'Union Européenne? Et quels visas nous conseilleriez vous? Nous faut-il faire notre permis international ou le permis français est-il suffisant dans ces pays?
Merci d'avance pour votre aide,
Bonne journée
Cet été nous ferons donc, avec des amis, un tour d'Europe en voiture. Nous resterons seulement quelques jours dans chaque pays (3 jours), pensez-vous que des visas soient nécessaires, puisque ces pays ne sont pas dans l'Union Européenne? Et quels visas nous conseilleriez vous? Nous faut-il faire notre permis international ou le permis français est-il suffisant dans ces pays?
Merci d'avance pour votre aide,
Bonne journée
Bonjour à tous,
Nous allons partir mi-août en voiture en Bosnie, Croatie et Monténégro. J'aurai une ou deux questions par rapport aux conditions sur place.
Nous partirons avec le véhicule de mes parents, qui nous le prêtent pour les vacances. Est-ce que cela pose problème pour circuler sur place si la voiture n'est pas à mon nom?
J'ai également vu que le permis suisse était reconnu en Bosnie, mais qu'il était conseillé de faire le permis international. Est-ce que cela est vraiment nécessaire ? Qu'est-ce que je risque si je ne le fais pas?
J'ai aussi vu que pour la Bosnie et le Monténégro nous devions avoir dans le véhicule, en plus du triangle de panne et d'une veste fluorescente : une trousse de premiers secours, des ampoules de rechange et un câble de remorquage. Est-ce que tout ce matériel est-il vraiment nécessaire et obligatoire?
D'avance je vous remercie pour vos réponses.
Tout bel été à vous !
Johann
Nous allons partir mi-août en voiture en Bosnie, Croatie et Monténégro. J'aurai une ou deux questions par rapport aux conditions sur place.
Nous partirons avec le véhicule de mes parents, qui nous le prêtent pour les vacances. Est-ce que cela pose problème pour circuler sur place si la voiture n'est pas à mon nom?
J'ai également vu que le permis suisse était reconnu en Bosnie, mais qu'il était conseillé de faire le permis international. Est-ce que cela est vraiment nécessaire ? Qu'est-ce que je risque si je ne le fais pas?
J'ai aussi vu que pour la Bosnie et le Monténégro nous devions avoir dans le véhicule, en plus du triangle de panne et d'une veste fluorescente : une trousse de premiers secours, des ampoules de rechange et un câble de remorquage. Est-ce que tout ce matériel est-il vraiment nécessaire et obligatoire?
D'avance je vous remercie pour vos réponses.
Tout bel été à vous !
Johann
Bonsoir, je pars en vacances en Croatie le 10 Août prochain et en faisant mon itinéraire je m'aperçois que la Bosnie a 4km de côtes sur le trajet de l'autoroute...et bien évidemment, nous n'avons pas prévu de passeport...Quelqu'un a t il déjà fait ce trajet en voiture?? y t il des contrôles? y a t il une tolérance ? en gros est ce que ça marche avec la carte d'identité??? le site via michelin écrit ceci dans l'itinéraire au sujet de la bosnie:
Informations actualisées le 01/05/2009
Documents obligatoires
- Permis de conduire rose de l'UE (recommandé seulement) - Permis de conduire international - Certificat d'immatriculation du véhicule ou certificat de location - Plaque d'identification nationale - Justificatif d'assurance (carte verte) - Passeport - Procuration en cas d'utilisation du véhicule appartenant à un tiers Merci pour vos réponses!!!
Documents obligatoires
- Permis de conduire rose de l'UE (recommandé seulement) - Permis de conduire international - Certificat d'immatriculation du véhicule ou certificat de location - Plaque d'identification nationale - Justificatif d'assurance (carte verte) - Passeport - Procuration en cas d'utilisation du véhicule appartenant à un tiers Merci pour vos réponses!!!
Bonjour à tous!
J'espère que mon post ne fait pas trop doublon, mais comme beaucoup de monde j'envisage un périple itinérant en août dans les Balkans. Nous sommes un jeune couple (enfin la trentaine quoi!) et nous souhaiterions opter l'itinérance afin de pouvoir rendre un peu flexible notre périple et de décider de certaines étapes au jour le jour, au gré de nos envies et de nous coups de coeur. Cependant, certaines questions se posent pour définir les grandes lignes de notre parcours : on voudrait pas passer à côté d'incontournables ou faire fausse route! Nous avions principalement ciblé 3 pays : Croatie, Bosnie et Monténegro ; je pense qu'en 3 semaines si on veut profiter un minimum de chaque lieu, autant ne pas trop s'éparpiller.
Même si certaines questions peuvent paraître redondantes, je m'interroge essentiellement sur les points suivants :
- Croatie : certainement le pays le plus fréquenté, peut être même un peu trop en août? J'ose me persuader que le pays mérite quand même vraiment d'être visité, et qu'il y'a toujours possibilité de trouver des coins moins envahis et un peu plus sauvages? Ai-je tort? Avez-vous des suggestions particulières (la côte, les îles, les terres) ?
- Bosnie : j'ai l'image d'une nature resplendissante et projète de belles randonnées. Par ailleurs, j'aimerai vraiment voir Sarajevo et éventuellement Mostar. Je connais très mal le pays (à part un peu d'histoire...), mais mon instinct me pousse à vouloir y faire étape. Qu'en pensez-vous? Avez-vous là aussi es suggestions particulières?
- Montenegro : pareil, je connais très mal le pays, mais je me vois bien arpenter les sommets calcaires et la baie de Kotor... Si certains ont d'autres idées à me suggérer, nous sommes encore preneurs!
- Question pratique : les transports en commun sont-t-il bien développés pour voyager dans les 3 pays (train, bus...) ou est-t-il vraiment plus judicieux d'opter pour la voiture? Les formalités sont-t-elles faciles pour passer d'un pays à l'autre? Faut-t-il systématiquement réserver pour se loger ou pouvons nous facilement camper ou dormir chez l'habitant?
Tous vos tuyaux sont les bienvenus, je remercie d'avance tous ceux qui prendront le temps de répondre!
J'espère que mon post ne fait pas trop doublon, mais comme beaucoup de monde j'envisage un périple itinérant en août dans les Balkans. Nous sommes un jeune couple (enfin la trentaine quoi!) et nous souhaiterions opter l'itinérance afin de pouvoir rendre un peu flexible notre périple et de décider de certaines étapes au jour le jour, au gré de nos envies et de nous coups de coeur. Cependant, certaines questions se posent pour définir les grandes lignes de notre parcours : on voudrait pas passer à côté d'incontournables ou faire fausse route! Nous avions principalement ciblé 3 pays : Croatie, Bosnie et Monténegro ; je pense qu'en 3 semaines si on veut profiter un minimum de chaque lieu, autant ne pas trop s'éparpiller.
Même si certaines questions peuvent paraître redondantes, je m'interroge essentiellement sur les points suivants :
- Croatie : certainement le pays le plus fréquenté, peut être même un peu trop en août? J'ose me persuader que le pays mérite quand même vraiment d'être visité, et qu'il y'a toujours possibilité de trouver des coins moins envahis et un peu plus sauvages? Ai-je tort? Avez-vous des suggestions particulières (la côte, les îles, les terres) ?
- Bosnie : j'ai l'image d'une nature resplendissante et projète de belles randonnées. Par ailleurs, j'aimerai vraiment voir Sarajevo et éventuellement Mostar. Je connais très mal le pays (à part un peu d'histoire...), mais mon instinct me pousse à vouloir y faire étape. Qu'en pensez-vous? Avez-vous là aussi es suggestions particulières?
- Montenegro : pareil, je connais très mal le pays, mais je me vois bien arpenter les sommets calcaires et la baie de Kotor... Si certains ont d'autres idées à me suggérer, nous sommes encore preneurs!
- Question pratique : les transports en commun sont-t-il bien développés pour voyager dans les 3 pays (train, bus...) ou est-t-il vraiment plus judicieux d'opter pour la voiture? Les formalités sont-t-elles faciles pour passer d'un pays à l'autre? Faut-t-il systématiquement réserver pour se loger ou pouvons nous facilement camper ou dormir chez l'habitant?
Tous vos tuyaux sont les bienvenus, je remercie d'avance tous ceux qui prendront le temps de répondre!
Bonjour,
je fais appelle à vous concernant la possibilité de franchir les frontières de la Bosnie à partir de Sarajevo, Monténégro, Kosovo et de la Macédoine et revenir à Sarajevo en voiture de location. Est-ce possible?
Il y a plusieurs informations contradictoires sur le forum et plusieurs datent.
Merci beaucoup
je fais appelle à vous concernant la possibilité de franchir les frontières de la Bosnie à partir de Sarajevo, Monténégro, Kosovo et de la Macédoine et revenir à Sarajevo en voiture de location. Est-ce possible?
Il y a plusieurs informations contradictoires sur le forum et plusieurs datent.
Merci beaucoup
Un voyage rapide de vingt jours de Lyon à Lyon, 5200 kilomètres en voiture (Koleos) par différents pays des Balkans. Des impressions glanées au fil des arrêts dans les villes traversées. Vingt jours et huit pays, très vite trop vite, on n'a pas le temps de se poser. La polémique peut naître, cela ne s'appelle plus voyager mais se déplacer à grande vitesse sans même prendre le temps d'aller à l'essentiel. Mais au fait c'est quoi l'essentiel?
Ce voyage éclair je vais le décliner à travers un certain nombre de flashes au cours des arrêts dans les villes étapes. Les Balkans je les ai connus à différentes époques de ma vie. J'y ai vécu des évènements forts comme le siège de Sarajevo durant trois mois. Trois années de ma vie professionnelle se sont passées en Albanie. Dans ces différents pays je m’y suis aussi promené en touriste lors de voyages de courte durée. Je puis dire qu'une partie de mon cœur y est définitivement resté. Voilà pourquoi cette traversée même éclair fait resurgir du fond de ma mémoire une multitude de souvenirs plus ou moins enfouis, tristes ou gais et me permet de livrer nombre d’émotions ressenties au filtre de mon expérience de ces coins d'Europe particulièrement attachants. J’appuierai mon récit sur des photos de ce qui m’a le plus frappé au cours de ces 20 jours marathon.
Avec un grand plaisir en ce mois de septembre 2014, malgré le temps pas terrible, je fais découvrir à mes trois compagnons de voyage, mon épouse mon cousin et sa femme, ce véritable pays d'Ali Baba, les Balkans. Comme ils n'acceptent de voyager que dans de très bonnes conditions, je les laisserai choisir les hôtels dans lesquels nous descendrons. Mon dieu, nous sommes bien loin de la vie rude du cyclo à travers l'Atacama, mais je me laisse faire. Dans le fond voyager dans le confort c’est aussi une façon agréable de découvrir le monde, bien que les conditions spartiates permettent bien souvent une plus grande proximité avec les populations locales.
Somme toute, le prix de ce voyage, hôtels quatre ou cinq étoiles, et la plupart du temps, midi et soir, des restaurants excellents, sera loin d'être exorbitant. Cela va nous revenir par couple à 2600 euros. On est très loin du coût d'un voyage de trois semaines organisé par un voyagiste, avec un confort souvent bien inférieur. Le seul reproche que je fais quant à ce mode de voyage, c’est que ce n’est pas l’idéal pour la ligne !
BOSNIE
Sarajevo
Parmi toutes les villes que j'ai connues durant ma vie, deux m'ont fait une très forte impression, et parmi celles-ci il y a justement Sarajevo. Il est vrai que j'y ai vécu durant plusieurs mois en 1994 au cours d'une période très troublée, le Siège de la ville lorsque la Yougoslavie se désagrégeait. J'y suis repassé en 2008, déjà six ans, alors que la paix était revenue. Immédiatement j'avais été repris par le charme étonnant de cette ville toute en longueur le long de sa fameuse "sniper allée" et tout en moutonnements de collines de part et d’autre de cette longue avenue, de huit kilomètres.
Notre hôtel est situé sur cette fameuse "sniper allée" pas très loin de l'aéroport. Il se nomme le Radon Plaza, immense building au « look » futuriste, qui s’élance sur 15 étages. Nous allons y passer deux nuits. Ce qui nous laissera une grande journée, laps de temps bien insuffisant, afin de s'imprégner de l’atmosphère de cette cité tant chargée d’histoire, où toutes les cultures se sont côtoyées, et qui fut aussi zone de confrontation entre l'empire ottoman et le monde de la chrétienté.
Du restaurant tournant panoramique situé au sommet de notre hôtel, nous avons tout loisir de contempler la nuit qui s'installe sur cette grande ville. De nombreux souvenirs me reviennent à l'esprit, les obus, certains jours jusqu'à cinq mille, les avions de l'OTAN remontant parfois les rues à basse altitude afin d'intimider les différents belligérants, et puis aussi le bruit sec des tirs de petits calibres qui claquaient sur le blindage de notre véhicule. Aujourd’hui, l’ambiance est bien différente. La circulation est importante, et la ville très animée n’est plus du tout figée dans l’immobilité que la peur d’être abattu par un obus ou une balle de sniper, faisait en permanence régner sur le lieu.
De notre perchoir nous distinguons malgré le mauvais temps une bonne partie de la cité. Des ruines datant de la guerre sont encore visibles. Les grandes façades juste en face, que je contemple en dégustant mon repas agrémenté d’un excellent vin, me ramènent 20 ans en arrière. Je me souviens les avoir vues toutes fumantes sous les coups de canon tirés par un char d’assaut embusqué à proximité, et qui sortait de temps à autre afin de lâcher quelques obus.
Nous partons nous promener au centre ville. Il est très impressionnant de se rendre au carrefour au bord de la rivière Miljacka, où ont été assassinés l'archiduc d'Autriche François Ferdinand et son épouse Sofia, préambule à la première guerre mondiale. Aujourd’hui la rivière charrie une eau rouge très boueuse, du fait des fortes précipitations qui sévissent depuis de nombreux jours.
La vieille ville avec ses rues aux larges pavés, sa multitude de mosquées et ses quelques églises, ses places, ses échoppes nombreuses et cette foule bigarrée qui déambule, donne vraiment l’impression d’être quelque part au pays d’Ali Baba, mais pas en Europe. C’est là que réside tout le charme des Balkans.
Nous montons sur les collines au-dessus de la vieille ville, à la rencontre de l'immense cimetière où sont ensevelies de nombreuses victimes du long siège de Sarajevo conduit par les troupes serbes. Les tombes partent littéralement à l’assaut des hauteurs. Leur blancheur illumine la grisaille environnante, due à la forte masse nuageuse qui enserre la ville et ses reliefs. De très anciennes pierres mortuaires, érodées par le temps et les intempéries, remontant à l’époque ottomane, semblent s’être échappées de leur emplacement initial, et se répandent de façon anarchique dans les pelouses. Pour moi l’âme de Sarajevo réside exactement en ces endroits de vieilles pierres et d’herbe. Une multitude de minuscules mosquées, au minaret en bois souvent peint en noir, escalade ces pentes raides. Se déplacer en voiture dans ces rues très pentues, où les véhicules foncent, a donné des sueurs froides à nos deux passagères, d’ailleurs sans doute pas seulement à elles ! Je ne sais pas si l’expression parfois employée dans certaines situations scabreuses « c’est bosniaque » vient de là ?
Mostar
Encore une ville symbole du martyre vécu par la population au cours des évènements tragiques de la période 1992-1996. Son pont, qui avait été dynamité et reconstruit en 2004, représente l’emblème de la ville.
Nous logeons dans un superbe hôtel au-dessus de la vieille ville. L’Eden hôtel, établissement très moderne tout juste ouvert. A notre arrivée un homme et les cinq femmes entièrement voilées, qui l’accompagnent, sont assis dans le petit salon d'entrée. En nous voyant toutes réajustent bien vite leur voile afin qu'aucune parcelle de leur peau ne soit visible. De toute évidence dans ce pays qu'est la Bosnie un islam rigoriste, (est-ce le bon terme ?) s'est installé. Cette situation est-elle le résultat des promesses non tenues de l'ONU, qui a laissé massacrer 7000 musulmans un peu plus au sud à Srebrenica, alors qu'elle avait promis de sécuriser la zone?
La réceptionniste de l'hôtel de confession musulmane m'affirme que ce rigorisme est le fait d'étrangers et non de Bosniaques, ce comportement n’étant pas dans leur tradition.
La vieille ville est un lieu touristique très fréquenté. Le vieux pont (reconstruit après la guerre) est littéralement pris d'assaut. Les traditionnels adolescents sautant dans l'eau du haut de cette arche sont présents et font le spectacle. Visiter la grande église catholique qui manifestement vient d’être reconstruite ne laisse pas indifférent. A l’entrée sont affichées les photos de plus de 60 moines exterminés par le régime communiste qui a sévi après la deuxième guerre mondiale. Ces visages affichent volonté et sérénité. De toute évidence ils étaient animés par la foi et l’espérance.
Cette ville a été très éprouvée par la guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Les destructions ont été immenses, mais les répartitions ont effacé ce terrible passé récent. Cependant, toutes les haines et les animosités ont-elles disparu ? J’aurais tendance à dire malheureusement non. Dans un bistrot on nous propose de payer soit en euros ou en kunas croates, en refusant la monnaie locale, le mark bosniaque, étrange ! Il semble exister encore des frontières, que nous Occidentaux avons du mal à percevoir.
La rue principale ressemble à toutes les rues des villes du monde, où le tourisme de masse sévit avec ses multitudes d’échoppes qui proposent les mêmes types de souvenirs confectionnés en Chine ou dans un autre pays asiatique.
Photos: les douze premières prises à Sarajevo et huit dernières à Mostar. 1) notre hôtel 6) carrefour de l'assassinat de François Ferdinand et son épouse 8) "sniper allée" vue du restaurant panoramique de notre hôtel
Ce voyage éclair je vais le décliner à travers un certain nombre de flashes au cours des arrêts dans les villes étapes. Les Balkans je les ai connus à différentes époques de ma vie. J'y ai vécu des évènements forts comme le siège de Sarajevo durant trois mois. Trois années de ma vie professionnelle se sont passées en Albanie. Dans ces différents pays je m’y suis aussi promené en touriste lors de voyages de courte durée. Je puis dire qu'une partie de mon cœur y est définitivement resté. Voilà pourquoi cette traversée même éclair fait resurgir du fond de ma mémoire une multitude de souvenirs plus ou moins enfouis, tristes ou gais et me permet de livrer nombre d’émotions ressenties au filtre de mon expérience de ces coins d'Europe particulièrement attachants. J’appuierai mon récit sur des photos de ce qui m’a le plus frappé au cours de ces 20 jours marathon.
Avec un grand plaisir en ce mois de septembre 2014, malgré le temps pas terrible, je fais découvrir à mes trois compagnons de voyage, mon épouse mon cousin et sa femme, ce véritable pays d'Ali Baba, les Balkans. Comme ils n'acceptent de voyager que dans de très bonnes conditions, je les laisserai choisir les hôtels dans lesquels nous descendrons. Mon dieu, nous sommes bien loin de la vie rude du cyclo à travers l'Atacama, mais je me laisse faire. Dans le fond voyager dans le confort c’est aussi une façon agréable de découvrir le monde, bien que les conditions spartiates permettent bien souvent une plus grande proximité avec les populations locales.
Somme toute, le prix de ce voyage, hôtels quatre ou cinq étoiles, et la plupart du temps, midi et soir, des restaurants excellents, sera loin d'être exorbitant. Cela va nous revenir par couple à 2600 euros. On est très loin du coût d'un voyage de trois semaines organisé par un voyagiste, avec un confort souvent bien inférieur. Le seul reproche que je fais quant à ce mode de voyage, c’est que ce n’est pas l’idéal pour la ligne !
BOSNIE
Sarajevo
Parmi toutes les villes que j'ai connues durant ma vie, deux m'ont fait une très forte impression, et parmi celles-ci il y a justement Sarajevo. Il est vrai que j'y ai vécu durant plusieurs mois en 1994 au cours d'une période très troublée, le Siège de la ville lorsque la Yougoslavie se désagrégeait. J'y suis repassé en 2008, déjà six ans, alors que la paix était revenue. Immédiatement j'avais été repris par le charme étonnant de cette ville toute en longueur le long de sa fameuse "sniper allée" et tout en moutonnements de collines de part et d’autre de cette longue avenue, de huit kilomètres.
Notre hôtel est situé sur cette fameuse "sniper allée" pas très loin de l'aéroport. Il se nomme le Radon Plaza, immense building au « look » futuriste, qui s’élance sur 15 étages. Nous allons y passer deux nuits. Ce qui nous laissera une grande journée, laps de temps bien insuffisant, afin de s'imprégner de l’atmosphère de cette cité tant chargée d’histoire, où toutes les cultures se sont côtoyées, et qui fut aussi zone de confrontation entre l'empire ottoman et le monde de la chrétienté.
Du restaurant tournant panoramique situé au sommet de notre hôtel, nous avons tout loisir de contempler la nuit qui s'installe sur cette grande ville. De nombreux souvenirs me reviennent à l'esprit, les obus, certains jours jusqu'à cinq mille, les avions de l'OTAN remontant parfois les rues à basse altitude afin d'intimider les différents belligérants, et puis aussi le bruit sec des tirs de petits calibres qui claquaient sur le blindage de notre véhicule. Aujourd’hui, l’ambiance est bien différente. La circulation est importante, et la ville très animée n’est plus du tout figée dans l’immobilité que la peur d’être abattu par un obus ou une balle de sniper, faisait en permanence régner sur le lieu.
De notre perchoir nous distinguons malgré le mauvais temps une bonne partie de la cité. Des ruines datant de la guerre sont encore visibles. Les grandes façades juste en face, que je contemple en dégustant mon repas agrémenté d’un excellent vin, me ramènent 20 ans en arrière. Je me souviens les avoir vues toutes fumantes sous les coups de canon tirés par un char d’assaut embusqué à proximité, et qui sortait de temps à autre afin de lâcher quelques obus.
Nous partons nous promener au centre ville. Il est très impressionnant de se rendre au carrefour au bord de la rivière Miljacka, où ont été assassinés l'archiduc d'Autriche François Ferdinand et son épouse Sofia, préambule à la première guerre mondiale. Aujourd’hui la rivière charrie une eau rouge très boueuse, du fait des fortes précipitations qui sévissent depuis de nombreux jours.
La vieille ville avec ses rues aux larges pavés, sa multitude de mosquées et ses quelques églises, ses places, ses échoppes nombreuses et cette foule bigarrée qui déambule, donne vraiment l’impression d’être quelque part au pays d’Ali Baba, mais pas en Europe. C’est là que réside tout le charme des Balkans.
Nous montons sur les collines au-dessus de la vieille ville, à la rencontre de l'immense cimetière où sont ensevelies de nombreuses victimes du long siège de Sarajevo conduit par les troupes serbes. Les tombes partent littéralement à l’assaut des hauteurs. Leur blancheur illumine la grisaille environnante, due à la forte masse nuageuse qui enserre la ville et ses reliefs. De très anciennes pierres mortuaires, érodées par le temps et les intempéries, remontant à l’époque ottomane, semblent s’être échappées de leur emplacement initial, et se répandent de façon anarchique dans les pelouses. Pour moi l’âme de Sarajevo réside exactement en ces endroits de vieilles pierres et d’herbe. Une multitude de minuscules mosquées, au minaret en bois souvent peint en noir, escalade ces pentes raides. Se déplacer en voiture dans ces rues très pentues, où les véhicules foncent, a donné des sueurs froides à nos deux passagères, d’ailleurs sans doute pas seulement à elles ! Je ne sais pas si l’expression parfois employée dans certaines situations scabreuses « c’est bosniaque » vient de là ?
Mostar
Encore une ville symbole du martyre vécu par la population au cours des évènements tragiques de la période 1992-1996. Son pont, qui avait été dynamité et reconstruit en 2004, représente l’emblème de la ville.
Nous logeons dans un superbe hôtel au-dessus de la vieille ville. L’Eden hôtel, établissement très moderne tout juste ouvert. A notre arrivée un homme et les cinq femmes entièrement voilées, qui l’accompagnent, sont assis dans le petit salon d'entrée. En nous voyant toutes réajustent bien vite leur voile afin qu'aucune parcelle de leur peau ne soit visible. De toute évidence dans ce pays qu'est la Bosnie un islam rigoriste, (est-ce le bon terme ?) s'est installé. Cette situation est-elle le résultat des promesses non tenues de l'ONU, qui a laissé massacrer 7000 musulmans un peu plus au sud à Srebrenica, alors qu'elle avait promis de sécuriser la zone?
La réceptionniste de l'hôtel de confession musulmane m'affirme que ce rigorisme est le fait d'étrangers et non de Bosniaques, ce comportement n’étant pas dans leur tradition.
La vieille ville est un lieu touristique très fréquenté. Le vieux pont (reconstruit après la guerre) est littéralement pris d'assaut. Les traditionnels adolescents sautant dans l'eau du haut de cette arche sont présents et font le spectacle. Visiter la grande église catholique qui manifestement vient d’être reconstruite ne laisse pas indifférent. A l’entrée sont affichées les photos de plus de 60 moines exterminés par le régime communiste qui a sévi après la deuxième guerre mondiale. Ces visages affichent volonté et sérénité. De toute évidence ils étaient animés par la foi et l’espérance.
Cette ville a été très éprouvée par la guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Les destructions ont été immenses, mais les répartitions ont effacé ce terrible passé récent. Cependant, toutes les haines et les animosités ont-elles disparu ? J’aurais tendance à dire malheureusement non. Dans un bistrot on nous propose de payer soit en euros ou en kunas croates, en refusant la monnaie locale, le mark bosniaque, étrange ! Il semble exister encore des frontières, que nous Occidentaux avons du mal à percevoir.
La rue principale ressemble à toutes les rues des villes du monde, où le tourisme de masse sévit avec ses multitudes d’échoppes qui proposent les mêmes types de souvenirs confectionnés en Chine ou dans un autre pays asiatique.
Photos: les douze premières prises à Sarajevo et huit dernières à Mostar. 1) notre hôtel 6) carrefour de l'assassinat de François Ferdinand et son épouse 8) "sniper allée" vue du restaurant panoramique de notre hôtel
Bonjour à tous,
Est-ce que le permis de conduire français suffit en Bosnie Herzégovine?
Je ne trouve pas la réponse "officielle". Sur certains sites on parle d'échange de permis entre les deux pays (accord qui fait qu'on peut échanger les permis mais je ne trouve pas plus d'infos sur la procédure).
Merci pour vos lumières!
Lucile
Est-ce que le permis de conduire français suffit en Bosnie Herzégovine?
Je ne trouve pas la réponse "officielle". Sur certains sites on parle d'échange de permis entre les deux pays (accord qui fait qu'on peut échanger les permis mais je ne trouve pas plus d'infos sur la procédure).
Merci pour vos lumières!
Lucile
Je suis tunisien 25 ans et voudrais étudier et travailler en Serbie pour financer mes études. Pourrait quelqu'un me fournir des informations sur les opportunités de travail pour un étudiant étranger en Serbie ainsi que sur les formalités de visa et permis de séjour pour mon cas.
Bonjour,
nous avons choisi de passer par l'italie, la Slovénie, la Croatie, la Serbie, pour arriver à notre destination
nous avons revisité Venise, un camping pour C.cars à 20 mn du centre touristique de venise, puis Visite de Lubjana, parking à 10mn du centre ville, peu cher. notre arrêt d'après fut Belgrade, ville en plein travaux, nous avons trouvé un endroit sympa pour stationner, 10 euros les 24h, avec WC, douche, on peut faire le plein, pas très loin du centre ville en bus, en sortant de belgrade, direction Pancevo, nous avons eu un accident, Matériel, un véhicule nous a percuté à l'arrière, 3 heures pour faire le constat, le chauffeur ne parler que Yougoslave, pour lui faire comprendre que nous voulions faire un constat, ce fut très dur, une heure pour qu'il nous montre son assurance, pensez à photographier celle ci, ainsi que le permis, et sa carte d'identité, pensez en partant à demander à votre assurance, même, si la Serbie est indiquée sur la carte verte, si vous êtes bien couvert, pour nous avec notre assurance, c'est la croix et la bannière, (la macif), notre assurance ne sait pas si l'assurance adverse remboursera, donc étant tout risque, nous aurons la franchise à payer, même, si nous ne sommes pas en tort, un expert serbe au bout de 36h00 avait constaté les dégâts, celui ci avait été mandaté par l'IMA, il a fallu repasser devant un expert français, veillez aussi que votre forfait couvre bien la Serbie, comme nous avons appelé l'IMA, nous en avons eu pour 300 euros, l'Ima nous a dit que nous serions remboursés, notre assurance ne sait pas si nous serons remboursés de cette somme, pensez à remplir votre partie constat, cela vous fera gagner du temps, et, en avoir plusieurs en cas d'erreur indiqué sur celui ci par la partie adverse, car dans certains pays, ils ne connaissent pas CDLT, autrement, voyage très sympa, et la Bulgarie, à visiter, par contre quelques routes à éviter, la route des monts rhodopes, l'enfer
Pierik
Bonjour,
J'aurais besoin d'un coup de main. Je recherche à traduire un texte. Je ne suis pas sûr de ma traduction. Mon père étant Serbe je souhaiterais me tatouer en sa mémoire. Pourriez vous m'aider?
Dieu et les miens me guident sur le juste chemin pour l'honneur de leurs noms. si je traverse les ravins de la mort je ne crains aucun mal car vous êtes avec moi
bog i moji me vodu na pravom putu za čast svojih imena. ako hodam kroz dolinu smrti neću se bojati zla jer vi ste sa mnom.
Бог и моји ме воду на правом путу за част својнx имена. Ако ходам крож Зла долину смрти нећу се бојати зла јер ви сте са миром.
Dieu et les miens me guident sur le juste chemin pour l'honneur de leurs noms. si je traverse les ravins de la mort je ne crains aucun mal car vous êtes avec moi
bog i moji me vodu na pravom putu za čast svojih imena. ako hodam kroz dolinu smrti neću se bojati zla jer vi ste sa mnom.
Бог и моји ме воду на правом путу за част својнx имена. Ако ходам крож Зла долину смрти нећу се бојати зла јер ви сте са миром.
Nous envisageons avec des amies partir une semaine sur Sarajevo apres le 15 aout et visiter les alentours. Je cherche les bons plans (avions, n ai trouvé que des vols avec escales pratiquement ) hébergements sur place, budgets, les transports locaux sont ils fiables et réguliers... Merci d'avance pour toutes les infos pratiques que vous pourrez me faire parvenir.
fabienne
bonjour tout le monde,
Ayant décidé il y a peu de temps de partir pour la Roumanie à vélo en suivant l'eurovelo 6, je me retrouvé confronté à une interrogation de taille.
En fait, mon problème est que n'ayant pas fait les formalités au niveau de mes papiers d'identité, ces derniers sont maintenant périmés depuis un bon bout de temps. Les délais étant trop justes pour envisager un renouvellement d'ici mon départ ( Le 7 Juillet environ ), j'aimerais savoir si quelques personnes ayant déjà effectué ce voyage pourraient me renseigner à ce niveau. Est ce que je risque de me trouver bloqué à une frontière à votre avis (sachant que j'ai tout de même mon permis de conduire) ? je me pose surtout des questions pour le passage vers la Serbie et la Croatie. Je vous remercie d'avance pour vos réponses! Bye
En fait, mon problème est que n'ayant pas fait les formalités au niveau de mes papiers d'identité, ces derniers sont maintenant périmés depuis un bon bout de temps. Les délais étant trop justes pour envisager un renouvellement d'ici mon départ ( Le 7 Juillet environ ), j'aimerais savoir si quelques personnes ayant déjà effectué ce voyage pourraient me renseigner à ce niveau. Est ce que je risque de me trouver bloqué à une frontière à votre avis (sachant que j'ai tout de même mon permis de conduire) ? je me pose surtout des questions pour le passage vers la Serbie et la Croatie. Je vous remercie d'avance pour vos réponses! Bye
Bonjour à tous,
Embarquer à Belgrade sur les berges de la Save pour débarquer au plus tot à Tulcea, mais pourquoi pas dans un port de la mer Noire, quitte à changer de rafiot (en fait je me souviens avoir vu naviguer vers l'amont de petits cargos venant du Dniepr ou de la Turquie à Tulcea alors qu'à Belgrade, assise sur les murailles du kalamegdan, je n'ai vu circuler que des barges, je ne sais pas quel est l'ultime port pour embarcations marines sur le fleuve) est un désir tenace.
Quelqu'un détiendrait-il par hasard, par chance ! ce que l'on appelle en italien (je ne connais pas l'expression française équivalente) le "bandolo della matassa", l'extrémité de l'échevau qui me permettra de dérouler le fil, de réaliser le projet ?
Les croisières entre Passau et Belgrade ne m'intéressent pas le moins du monde, il n'est pas utile de les évoquer ici. 🙂
Catherine
Embarquer à Belgrade sur les berges de la Save pour débarquer au plus tot à Tulcea, mais pourquoi pas dans un port de la mer Noire, quitte à changer de rafiot (en fait je me souviens avoir vu naviguer vers l'amont de petits cargos venant du Dniepr ou de la Turquie à Tulcea alors qu'à Belgrade, assise sur les murailles du kalamegdan, je n'ai vu circuler que des barges, je ne sais pas quel est l'ultime port pour embarcations marines sur le fleuve) est un désir tenace.
Quelqu'un détiendrait-il par hasard, par chance ! ce que l'on appelle en italien (je ne connais pas l'expression française équivalente) le "bandolo della matassa", l'extrémité de l'échevau qui me permettra de dérouler le fil, de réaliser le projet ?
Les croisières entre Passau et Belgrade ne m'intéressent pas le moins du monde, il n'est pas utile de les évoquer ici. 🙂
Catherine
Bonjour,
Nous irons dans les Balkans cette été, notre itinéraire est déjà prévu, de Venise à Athènes, nous passerons donc par Italie - Croatie - Bosnie - Montenegro - Albanie et Grèce.
Nous voulons le faire en voiture, question d'avoir la liberté qu'offre une voiture et etc
Nous avons trouvé de la dispo avec autoeurope sur leur site web... tout semble possible, mais nous avons quand même une inquiétude ? Est-ce qu'ils nous permettrons de faire un one-way, donc prise à venise et remise à Athènes, sans frais ?
Est-ce que nous n'auront pas de charges supplémentaires? Est-ce qu'il est permis de traverser tous ces pays?
Même en regardant partout sur le web, j'ai un peu de mal à trouver une information juste, souvent les gens ont fait 1 ou 2 pays et la prise et la remise au même endroit,
Comme notre situation est différente, j'aimerais bien avoir vos commentaires, expériences, idées.. ?
Nous irons dans les Balkans cette été, notre itinéraire est déjà prévu, de Venise à Athènes, nous passerons donc par Italie - Croatie - Bosnie - Montenegro - Albanie et Grèce.
Nous voulons le faire en voiture, question d'avoir la liberté qu'offre une voiture et etc
Nous avons trouvé de la dispo avec autoeurope sur leur site web... tout semble possible, mais nous avons quand même une inquiétude ? Est-ce qu'ils nous permettrons de faire un one-way, donc prise à venise et remise à Athènes, sans frais ?
Est-ce que nous n'auront pas de charges supplémentaires? Est-ce qu'il est permis de traverser tous ces pays?
Même en regardant partout sur le web, j'ai un peu de mal à trouver une information juste, souvent les gens ont fait 1 ou 2 pays et la prise et la remise au même endroit,
Comme notre situation est différente, j'aimerais bien avoir vos commentaires, expériences, idées.. ?
Bonjour à tous!
Préparant un périple voiturien pour le mois d'août je me pose quelques questions sur les formalités nécessaires pour entrer sur le territoire bosnien. A savoir: Que va t-on me demander lors de mon entrée en Bosnie Herzégovine? Y'a t-il d'inadmissibles suppléments financiers qui vont être malhonnêtement racketés par mon assurance, sous prétexte que la Bosnie-Herzégovine était secouée il y a 15 ans?
Merci de vos réponses, et que la discussion soit!
Préparant un périple voiturien pour le mois d'août je me pose quelques questions sur les formalités nécessaires pour entrer sur le territoire bosnien. A savoir: Que va t-on me demander lors de mon entrée en Bosnie Herzégovine? Y'a t-il d'inadmissibles suppléments financiers qui vont être malhonnêtement racketés par mon assurance, sous prétexte que la Bosnie-Herzégovine était secouée il y a 15 ans?
Merci de vos réponses, et que la discussion soit!
Bon jour tout monde je suis nouevau sur cette forume et je besoin en d aide .Je vien du Canada et je me prepare partire en voyage avec ma famille vers la France Nice et on voule reste quelque jour a Nice apres partire vers Itali Croatie et Bosnie probleme est que persone ne veut pas nous loue vehicule pour aller ver Bosnie si vous connese un companie de location que nous permet d aller vers bosnie ca me ne derange pas paye un peu plus cher merci toul monde
est-il possible de remonter à partir de la Croatie du Sud via Sarajevo ou autre, en traversant la Bosnie pour rallier la Croatie du Nord? et si oui que faut il comme papiers ?
départ prévu début octobre..
nous partons avec notre véhicule un 4x4 équipé d'une tente de toit; est -il possible de faire halte pour la nuit à notre guise ? ou est il possible de demander gentiment à des paysans de passer la nuit sur leur terrain ?
Merci pour vos réponses
et MERCI àVoyageForum pour m'avoir souhaiter un bon anniversaire qui tombe aujourd'hui.....kissssssss
et MERCI àVoyageForum pour m'avoir souhaiter un bon anniversaire qui tombe aujourd'hui.....kissssssss
Bonjour,
Après avoir visité la Croatie et la Slovénie, je continue mon tour des pays de l'ex-Yougoslavie. Prochaine étape, la Bosnie.
Mon type de voyage : en solo, exclusivement en transport en commun et je loge en auberges de jeunesse. J'aime prendre mon temps, flâner, randonner, ... un voyage parfait c'est nature + culture + vieilles pierres + bonne chère.
Voici un début d'itinéraire. Avis, recommandations et suggestions sont évidemment souhaités et bienvenus !
Jour 1 : Banja Luka (arrivée) Jour 2 : Banja Luka Jour 3 : Banja Luka (visite de Jajce) Jour 4 : Travnik Jour 5 : Sarajevo Jour 6 : Sarajevo Jour 7 : Sarajevo (visite de Konjic) Jour 8 : Visegrad Jour 9 : Visegrad Jour 10 : Mostar Jour 11 : Mostar (visite de Kravice) Jour 12 : Mostar (visite de Pocitelj) Jour 13 : Mostar (visite de Blagaj) Jour 14 : Mostar (visite de Sutjeska NP ?) Jour 15 : ? Jour 16 : ? Jour 17 : départ (de Dubrovnik ou Split)
Questions en vrac : - Visegrad à l'air d'être assez excentré, est-ce une étape indispensable ? - Je suis tentée par le NP de l'Una, mais depuis quelle ville ? Faisable en bus ? En début de voyage du coup... - Idem pour le NP de Sutjeska, depuis quelle ville ? Ca me parait loin de Mostar...
Merci d'avance pour votre aide 🙂
Après avoir visité la Croatie et la Slovénie, je continue mon tour des pays de l'ex-Yougoslavie. Prochaine étape, la Bosnie.
Mon type de voyage : en solo, exclusivement en transport en commun et je loge en auberges de jeunesse. J'aime prendre mon temps, flâner, randonner, ... un voyage parfait c'est nature + culture + vieilles pierres + bonne chère.
Voici un début d'itinéraire. Avis, recommandations et suggestions sont évidemment souhaités et bienvenus !
Jour 1 : Banja Luka (arrivée) Jour 2 : Banja Luka Jour 3 : Banja Luka (visite de Jajce) Jour 4 : Travnik Jour 5 : Sarajevo Jour 6 : Sarajevo Jour 7 : Sarajevo (visite de Konjic) Jour 8 : Visegrad Jour 9 : Visegrad Jour 10 : Mostar Jour 11 : Mostar (visite de Kravice) Jour 12 : Mostar (visite de Pocitelj) Jour 13 : Mostar (visite de Blagaj) Jour 14 : Mostar (visite de Sutjeska NP ?) Jour 15 : ? Jour 16 : ? Jour 17 : départ (de Dubrovnik ou Split)
Questions en vrac : - Visegrad à l'air d'être assez excentré, est-ce une étape indispensable ? - Je suis tentée par le NP de l'Una, mais depuis quelle ville ? Faisable en bus ? En début de voyage du coup... - Idem pour le NP de Sutjeska, depuis quelle ville ? Ca me parait loin de Mostar...
Merci d'avance pour votre aide 🙂
Bonjour, Nous sommes moi et mon conjoint un couple de jeunes retraités 😉 57 et 62 ans. Je viens de terminer ma planification de notre voyage qui aura lieu de la mi-septembre a la mi-octobre prochain.Nous souhaitons voir beaucoup sans toutefois s épuiser cad se donner un peu de temp pour relaxer. J aimerais avoir votre avis sur celui-ci afin de m assurer de faire les meilleurs choix possibles ainsi que du bon rythme!🙂
Vos commentaires et suggestions sont les bienvenues! :-)
Jour 1: Vol Montréal-Zagreb Jour 2et 3: Hébergement Zagreb( Croatie); Visite de la ville Jour 4 et 5: Location d auto. Hébergement Ljubljana (Slovénie); Visite du Lac de Bled, de la capitale, départ en faisant visite de la grotte Postojna Jour 6et 7: Hébergement Rovinj(Croatie); Visite de Rovinj, Porec, Pula, Motovun Jour 8 et 9: Hébergement Opatija (Croatie); Visite de Opatija, Rijeka, Ile de KrK ou préférable Cres??? Jour 10: Lacs de Plitvice (Croatie); Visite du parc, retour via Zadar Jour 11: Šibenik(Croatie) ; Visite Šibenik, Parc Krka Jour 12: Trogir(Croatie) ; Visite Trogir Jour 13 et 14: Split(Croatie) ; Croisière d une journée sur île Hvar et Brac, Split, départ via Makarska et Medugorje (Bosnie) Jour 15 et 16: Mostar (Bosnie) ; Mostar, Blagaj(chutes de Kravice), Pocitelj, départ via Jablanica (musée de Tito) Jour 17 et 18: Sarajevo (Bosnie); Visite ville, départ via Trebinje direction Montenegro et ville de Risan Jour 19-20: Perast( Montenegro) : Visite ville, tour bateau vers Ile. Indécision quant a départ en allant vers Budva Jour 21-22: Kotor (Montenegro): visite ville, départ via Tivat, ferry vers Lepetanie et poursuite vers Cavtat et traverse de douane en direction de Ston (visite muraille) et presqu Ile de Peljesac Jour 23-24-25: Korcula (Croatie); visite ile et randonnée pédestre sur Ile de Miljet Jour 26-27-28: Remise auto location. Dubrovnik (Croatie);Visite ville , funiculaire, Ile de Lokrum Jour 29: Vol en soirée Dubrovnik-Zagreb Jour 30: Vol Zagreb-Montréal
Jour 1: Vol Montréal-Zagreb Jour 2et 3: Hébergement Zagreb( Croatie); Visite de la ville Jour 4 et 5: Location d auto. Hébergement Ljubljana (Slovénie); Visite du Lac de Bled, de la capitale, départ en faisant visite de la grotte Postojna Jour 6et 7: Hébergement Rovinj(Croatie); Visite de Rovinj, Porec, Pula, Motovun Jour 8 et 9: Hébergement Opatija (Croatie); Visite de Opatija, Rijeka, Ile de KrK ou préférable Cres??? Jour 10: Lacs de Plitvice (Croatie); Visite du parc, retour via Zadar Jour 11: Šibenik(Croatie) ; Visite Šibenik, Parc Krka Jour 12: Trogir(Croatie) ; Visite Trogir Jour 13 et 14: Split(Croatie) ; Croisière d une journée sur île Hvar et Brac, Split, départ via Makarska et Medugorje (Bosnie) Jour 15 et 16: Mostar (Bosnie) ; Mostar, Blagaj(chutes de Kravice), Pocitelj, départ via Jablanica (musée de Tito) Jour 17 et 18: Sarajevo (Bosnie); Visite ville, départ via Trebinje direction Montenegro et ville de Risan Jour 19-20: Perast( Montenegro) : Visite ville, tour bateau vers Ile. Indécision quant a départ en allant vers Budva Jour 21-22: Kotor (Montenegro): visite ville, départ via Tivat, ferry vers Lepetanie et poursuite vers Cavtat et traverse de douane en direction de Ston (visite muraille) et presqu Ile de Peljesac Jour 23-24-25: Korcula (Croatie); visite ile et randonnée pédestre sur Ile de Miljet Jour 26-27-28: Remise auto location. Dubrovnik (Croatie);Visite ville , funiculaire, Ile de Lokrum Jour 29: Vol en soirée Dubrovnik-Zagreb Jour 30: Vol Zagreb-Montréal
Bonjour,
Je commence à réfléchir à un autre voyage cet été et je me demande s'il est faisable de traverser la Croatie la Serbie et la Bulgarie en Stop?
Quelles sont vos recommandations?
Sinon, pouvez-vous me donner des pistes pour trouver des trajets en bus ou en train à petit prix? Au niveau passage de frontière, ça se passe comment ? Merci beaucoup :) Milena
PS: ne partez pas du principe que je suis une fille dans vos réponses, je connais les dangers, ma question ne porte vraiment pas là-dessus...
Sinon, pouvez-vous me donner des pistes pour trouver des trajets en bus ou en train à petit prix? Au niveau passage de frontière, ça se passe comment ? Merci beaucoup :) Milena
PS: ne partez pas du principe que je suis une fille dans vos réponses, je connais les dangers, ma question ne porte vraiment pas là-dessus...
Bonjour, je n'ai pas pour habitude de faire un compte rendu lorsque je reviens de vacances mais cet été nous sommes allés en Bosnie et à part un guide papier pas très futé et quelques retours, il y a beaucoup moins d'informations que sur d'autres destinations. Donc ce que nous avons vu et vécu peut intéresser certains. Au delà des rencontres et de la découverte, nous axons toutes les années notre voyage autour de lieux tranquilles et des mêmes centres d'intérêt : l'architecture, la randonnée, la nourriture et la mer. Voilà pourquoi nous avons commencé et fini notre périple d'un mois à Hvar et Mlijet en Croatie. Il faut aussi ajouter qu'étant marseillais, nous avions décider de partir en voiture en passant par Ancone. Nous voyageons à trois, mon mari, mon fils de 14 ans et moi. Nous avons bien sûr beaucoup aimé la Bosnie car c'est un pays d'Europe qui est parfois très oriental et authentique. Voici donc nos étapes, chaque fois de plusieurs jours car nous n'aimons pas changer de lieu tous les soirs.
D'abord le parc national Sutjeska : c'est très beau mais pour faire de la marche il est préférable d'avoir une voiture assez haute car les débuts de sentiers arrivent souvent aprés une vingtaine de km de piste ... Cela dit pas besoin de 4*4, nous avons un partner. Mais ça vaut le coup, avec des randonnées entre une et cinq heures à la portée de tous. Les paysages sont très beaux et ne ressemblent en rien à ce qu'on voit en vallée - nous logions à Tjentiste d'où partent les deux pistes menant aux départ de sentiers, une à gauche, l'autre à droite (panneaux). Nous avons eu la chance de loger chez une dame qui travaillait pour le parc et qui nous a facilité les choses et donné de bons conseils. Le premier jour nous sommes allés au lac Trnovacko qui se trouve en fait au Montenegro et le second jour nous sommes allés aux lacs Donje Bare et surtout Gornje Bare, très calme et fleuri. Que ce soit dans cette région ou ailleurs, nous avons beaucoup aimé marcher en Bosnie, d'autant que les sentiers sont partout bien balisés - cercle rouge et blanc. Le plus dur étant de savoir où on veut aller mais avec l'aide des habitants et internet, nous avons réussis à marcher très souvent.
Umoljani : Très belle étape. Alors que la nourriture a été la seule déception du voyage (il faut dire que nous y attachons beaucoup d'importance ...), ici nous avons très bien mangé à la pansion Umoljani. Les chambres sont très quelconques mais il n'y a pas vraiment le choix. La plupart des randonneurs viennent ici pour aller à Lukomir mais une certaine confusion au départ et des rencontres en chemin nous on fait dévier de notre route, et ce sans aucun regret. Le premier jour nous avons fait une randonnée difficile mais de toute beauté. Il faut d'abord passer le village d'été de Gradina, prendre la direction Lukomir à DROITE et au bout d'une centaine de mètres trouver le chemin balisé à gauche. Ca monte raide mais chaque fois qu'on tourne la tête on en prend plein les yeux. On peut s'arrêter en crête ou continuer vers le plus haut sommet dans les paturâges, ce qui vous permettra de surplomber Lukomir. Et contrairement à ce que certains disent on peut le faire sans GPS.Le lendemain nous avions peu de temps donc nous sommes remontés vers Gradina et avons pris à gauche pour aller marcher dans la vallée où serpente une rivière. C'est en fait la première partie de la piste qui mène à Lukomir.
Una NP et Kulen Vakuf : encore une étape nature mais aussi avec des vestiges, dont celui au dessus de Kulen Vakuf qui permet d'admirer la région d'en haut. De très belles chutes d'eau autour de Martin Brod et à Strbacki buk. Nous avons logé à la pansion Saraj avec vue sur la rivière et le jardin.
Jajce : de belles chutes d'eau et la vieille ville à visiter.
Travnik : un vrai coup de coeur. Peu de touristes et pourtant c'est superbe. Il faut visiter la vielle ville et surtout en bas la mosquée colorée.
Sarajevo : Aprés une bonne semaine à la campagne Sarajevo a été un choc. C'est très touristique mais heureusement, la journée on a moins cette impression. C'est une ville très émouvante car la guerre se voit encore. Il faut notamment aller dans le quartier Vratnik qui surplombe la ville et voir le cimetière. Le centre Ottoman est magnifique, en particulier l'ensemble autour de la grande mosquée ( gazi husrev beg). Mon coup de coeur va à la maison Ottomane Svrzo House. Il faut aussi flâner jusqu'à la partie Austro-Hongroise. Nous logions dans le quartier Bistrik, très agréable car au calme. On peut descendre dans la vieille ville à pied et remonter pour 2€ en taxi.
Prokosko Jezero : un beau village d'été en bois à 1h30 de Sarajevo. On peut y monter par la piste en voiture ou faire comme nous et laisser la voiture au panneau (lac 1h30) et continuer à pied même si ça monte raide. Il faut y aller le matin car après il semble qu'il commence à y avoir du monde. On peut aussi marcher autour du village et ici aussi on mange bien.
Boracko Jezero : C'est joli, il y un lac et un hotel très sympathique (vila Sunce) mais nous avons eu mauvais temps et j'ai trouvé que les excursions été un peu compliquées car la route est très sinueuse. Le temps nous a permis de faire la "route de l'agneau". En sortant de Jablanica il y a de nombreux restaurants où on peut manger de l'agneau à la broche. On s'occupe comme on peut quand il pleut ...
Mostar : au patrimoine de l'Unesco et ça se comprend. Il est préférable de ne pas se contenter d'une excursion à la journée car beaucoup le font mais le matin ou le soir on apprécie mieux cette très belle ville. Aux alentours Blagaj vaut le détour.
Pocitelj : certains jugeront que c'est une ville musée mais moi j'ai adoré.
Trebinje : nous y avons fait escale avant d'aller à Dubrovnik. La ville n'a rien d'exceptionnel mais le vin y est aussi bon qu'en France, en particulier celui de la cave Vukoje en dessus de la ville.
Voilà donc notre voyage. C'était très beau, l'Europe sans vraiment l'être.
si vous avez des questions c'est volontiers.
Véronique
Bonjour,
Voici mon humble contribution à ce forum après 7 jours de vacances en couple autour de Dubrovnik. Nous aurions probablement pu en voir plus mais l'idée de notre voyage était d'avoir un rythme modéré afin de bien profiter de chaque destination. Nous avons tout fait en indépendant.
Guide : nous avons acheté le Lonely planet qui nous a beaucoup déçu. Peu d’adresses et de cartes en dehors des grandes villes. La partie sur Mljet tient en à peine une page. Rien sur Mostar ou Kotor alors que ce sont des excursions très courantes depuis Dubrovnik. A l’avenir je ne ferai plus une confiance aveugle aux guides Lonely Planet
Vol : Paris-Dubrovnik via Belgrade avec Air Serbia pour 200 euros par tête. Difficile de trouver un vol direct depuis Paris pour Dubrovnik. Rien à dire sur la compagnie, personnel sympathique, nourriture correcte, tout s'est bien passé.
Dubrovnik : Accès à la vieille ville très facile depuis l'aéroport grâce aux bus Atlas. Compter 30 minutes et 10 euros pour un billet aller-retour valable plusieurs mois. Le bus dépose Porte Pile.
- Logement : chambre dans la vieille ville trouvée sur Airbnb pour 50 euros la nuit à deux (salle de bain partagée, petit déjeuner sommaire). Excellent plan de dormir dans la vieille ville. On peut ainsi se balader dans cet endroit magnifique avant et après le passage des flots de touristes des bateaux de croisière. Notre chambre était très bien placée le long du rempart nord de la vieille ville, un endroit de charme et à l'écart des rues les plus commerciales (pas mal de marches pour y accéder). A refaire sans hésitation.
- Restaurants/bars : Lady Pi-Pi, excellentes grillades de viandes et poissons à l'écart des restaurants attrape-touristes. Arriver tôt ou tard sinon c'est la queue assurée. Oliva Pizzeria: vraie bonne pizzeria bien placée et abordable. D'vino : super bar à vins pour gouter les produits locaux. A Lapad nous nous sommes régalés chez Atlantic Kitchen
- Visites : remparts et téléphérique indispensables, expo war photo unlimited superbe (si je puis dire), monastère près de l'entrée qui vaut le coup d'oeil. La synagogue demande un prix d'entrée excessif (5 euros) pour une visite sans explications et pliée en moins de 15 minutes.
- Transports : bus ponctuels mais pas données (prix d'un ticket de métro parisien). Presque tous partent de Pile. 1A et 1B très pratiques pour rejoindre le port et la gare routière, 6 pour aller à Lapad.
- Plages : pas le point fort de la destination (galets/ caillous)
Impression générale : Ville superbe et incontournable. Tout peut se faire dans l'absolu en une journée (en se pressant) mais y dormir permet vraiment de profiter de l'ambiance unique des ruelles. Ne pas hésiter à monter les marches pour se perdre dans la vieille ville, cela permet de prendre ses distances avec la foule. La partie la moins intéressante de la vieille ville est clairement l'avenue principale (Stradun), bondée, pleines de boutiques pas toujours grandioses et de rabatteurs pour les restaurants attrape-touristes. Destination pas donnée dans l'ensemble.
Mostar : cela faisait des années que cette destination m'intriguait, c'était l'occasion. Nous n'avons pas voulu faire une excursion à la journée avec une agence. 2 à 3 bus par jour partent de Dubrovnik (vérifier les horaires à l’office du tourisme). La gare routière est à côté du port de Gruz. Prix : 15 euros aller par personne. Les bus partent à l'heure ! Nous avions sous-estimé le temps de trajet. Les guides affichent 2h30, c'est plutôt 3h30-4h car il y a plusieurs passages de frontières et une seule personne peut faire perdre 45 minutes au bus. De ce point de vue là, une excursion avec agence doit permettre de perdre moins de temps.
- Logement : arrivée sans réservation, nous avons fini à la pension Oscar. Bonne adresse bien située. Prix : 30 euros la nuit à deux avec salle de bain sans petit déjeuner. Restaurant : notre cantine a été la Konoba Taurus située à côté du petit pont. Plats très copieux et très bons bien qu'un peu lourds. Bel accueil.
- Visites : La Maison Turque mérite le détour. La mosquée Mehmet Pacha est probablement la plus intéressante, elle est en plus bien située. En montant au sommet du minaret la vue sur le petit pont vaut la visite à elle seule. 5 euros le billet d'entrée pour le tout. Les mosquées nous ont laissé une drôle d'impression. Un peu vidées de leur sens religieux pour les touristes (entrée avec chaussures, très peu de croyants...)
-Transports : la visite de la ville se fait facilement à pied. Il ne faisait pas beau donc nous n'avons pas eu recours à une agence pour visiter les alentours.
Impression générale : étape assez étrange. Le centre historique est superbe et unique (complétement rénové) mais finalement assez petit. De 11h à 16h la rue principale se transforme en succession de magasins de souvenirs kitschs pour les groupes de passage depuis la Croatie. En dehors de ces heures il règne une ambiance un peu bizarre. La pauvreté est alors très visible, la ville reste encore très marquée par le conflit, dès que l'on sort du centre historique c'est une alternance de batiments criblés de balles, de batiments neufs et de batiments en construction. Dans l'ensemble nous sommes très contents de cette étape qui tranche énormément avec la côte croate pourtant si proche. Rester une journée complète a permis de ne pas faire une visite au pas de course même si cela nous a coûté 8h de bus. Une journée suffit toutefois amplement à visiter le centre historique. Destination bon marché.
Mljet : Notre séjour était à cheval entre la mi-saison et la saison estivale concernant les horaires de bateau. A l’aller 9 euros pour faire Dubrovnik-Sobra (1h15) puis 8 euros pour faire Sobra-Polace en bus (45 min). Voyage en bus superbe tant l’île de Mjet est sauvage et vallonée. Au retour, 18 euros pour un direct Polace-Dubrovnik.
-Logement : appartement avec vue sur la mer dans Polace pour 40 euros la nuit. Bon rapport qualité prix.
-Restaurants : les restaurants de Polace se ressemblent beaucoup. Ils ont tous des menus similaires (risottos, poissons, viandes, plats sous cloches à commander en avance) et pratiquent les mêmes prix (pas forcément donné). Pas de coup de cœur particulier, on a bien mangé à chaque fois mais rien de mémorable. Rapport qualité-prix moyen. Pour ceux qui voudraient se faire à manger, il y a quelques supérettes mais le choix en produits frais est limité. C’est peut-être mieux en plein été.
-Visites : le parc national est tout simplement splendide. L’eau des lacs est d’une clarté incroyable. Nous avons choisi l’option vélo pour les visiter (bon plan, la pizzeria de Polace propose des vélos gratuitement pour toute consommation, soit une économie de 15 euros par vélo à en croire les prix annoncés ailleurs). A savoir, il y a une bonne côte de 1,5 km à gravir avant d’arriver sur les lacs, idem au retour. Pour le reste, les vélos se sont révélés être un excellent choix pour faire le tour des lacs (pas de difficulté particulière après la montée du début). Pour ceux qui choisiront la marche, une navette gratuite part de Polace toutes les heures. Le passage sur l’île avec le monastère est sympathique mais pas indispensable. Pour se baigner, très peu de vraies plages mais pas mal de points d’accès souvent rocailleux. Le restaurant Mali Raj qui donne sur le lac n’est pas terrible.
Impression générale : belle étape nature qui permet de trouver un peu de tranquilité. Encore une fois le tour du lac peut se faire à la journée depuis Dubrovnik mais dormir deux nuits sur place nous a permis de nous relaxer et de profiter pleinement de la quiétude de l’endroit. Le ticket d’entrée du parc est d’ailleurs valable plusieurs jours. Nous n’avons pas regretté le choix de Polace, le côté bourgade portuaire est relaxant. Nous n’avons pas vu Pomena.
Les Croates : Pour finir, quelques mots sur l’accueil des Croates qui nous a parfois laissé très perplexe. Nos hôtes (Airbnb, appartement…) ont toujours été très accueillants mais pour le reste nous avons trouvé les Croates particulièrement froids. Serveurs aux visages fermés, guichetiers blasés, vendeuses désintéressées, personnes à l’office du tourisme ou à l’aéroport qui ne cachent pas leur agacement, automobilistes qui forcent le passage… Certes une semaine c’est très court pour juger mais cela nous a vraiment marqué. Il y a un côté « je ne vais pas être méchant mais je ne vais pas faire semblant d’être gentil non plus, je fais mon job point ». Est-ce dû à une fierté nationale, à leur histoire, je n’en sais rien mais le contraste avec leurs voisins italiens est saisissant.
Voici mon humble contribution à ce forum après 7 jours de vacances en couple autour de Dubrovnik. Nous aurions probablement pu en voir plus mais l'idée de notre voyage était d'avoir un rythme modéré afin de bien profiter de chaque destination. Nous avons tout fait en indépendant.
Guide : nous avons acheté le Lonely planet qui nous a beaucoup déçu. Peu d’adresses et de cartes en dehors des grandes villes. La partie sur Mljet tient en à peine une page. Rien sur Mostar ou Kotor alors que ce sont des excursions très courantes depuis Dubrovnik. A l’avenir je ne ferai plus une confiance aveugle aux guides Lonely Planet
Vol : Paris-Dubrovnik via Belgrade avec Air Serbia pour 200 euros par tête. Difficile de trouver un vol direct depuis Paris pour Dubrovnik. Rien à dire sur la compagnie, personnel sympathique, nourriture correcte, tout s'est bien passé.
Dubrovnik : Accès à la vieille ville très facile depuis l'aéroport grâce aux bus Atlas. Compter 30 minutes et 10 euros pour un billet aller-retour valable plusieurs mois. Le bus dépose Porte Pile.
- Logement : chambre dans la vieille ville trouvée sur Airbnb pour 50 euros la nuit à deux (salle de bain partagée, petit déjeuner sommaire). Excellent plan de dormir dans la vieille ville. On peut ainsi se balader dans cet endroit magnifique avant et après le passage des flots de touristes des bateaux de croisière. Notre chambre était très bien placée le long du rempart nord de la vieille ville, un endroit de charme et à l'écart des rues les plus commerciales (pas mal de marches pour y accéder). A refaire sans hésitation.
- Restaurants/bars : Lady Pi-Pi, excellentes grillades de viandes et poissons à l'écart des restaurants attrape-touristes. Arriver tôt ou tard sinon c'est la queue assurée. Oliva Pizzeria: vraie bonne pizzeria bien placée et abordable. D'vino : super bar à vins pour gouter les produits locaux. A Lapad nous nous sommes régalés chez Atlantic Kitchen
- Visites : remparts et téléphérique indispensables, expo war photo unlimited superbe (si je puis dire), monastère près de l'entrée qui vaut le coup d'oeil. La synagogue demande un prix d'entrée excessif (5 euros) pour une visite sans explications et pliée en moins de 15 minutes.
- Transports : bus ponctuels mais pas données (prix d'un ticket de métro parisien). Presque tous partent de Pile. 1A et 1B très pratiques pour rejoindre le port et la gare routière, 6 pour aller à Lapad.
- Plages : pas le point fort de la destination (galets/ caillous)
Impression générale : Ville superbe et incontournable. Tout peut se faire dans l'absolu en une journée (en se pressant) mais y dormir permet vraiment de profiter de l'ambiance unique des ruelles. Ne pas hésiter à monter les marches pour se perdre dans la vieille ville, cela permet de prendre ses distances avec la foule. La partie la moins intéressante de la vieille ville est clairement l'avenue principale (Stradun), bondée, pleines de boutiques pas toujours grandioses et de rabatteurs pour les restaurants attrape-touristes. Destination pas donnée dans l'ensemble.
Mostar : cela faisait des années que cette destination m'intriguait, c'était l'occasion. Nous n'avons pas voulu faire une excursion à la journée avec une agence. 2 à 3 bus par jour partent de Dubrovnik (vérifier les horaires à l’office du tourisme). La gare routière est à côté du port de Gruz. Prix : 15 euros aller par personne. Les bus partent à l'heure ! Nous avions sous-estimé le temps de trajet. Les guides affichent 2h30, c'est plutôt 3h30-4h car il y a plusieurs passages de frontières et une seule personne peut faire perdre 45 minutes au bus. De ce point de vue là, une excursion avec agence doit permettre de perdre moins de temps.
- Logement : arrivée sans réservation, nous avons fini à la pension Oscar. Bonne adresse bien située. Prix : 30 euros la nuit à deux avec salle de bain sans petit déjeuner. Restaurant : notre cantine a été la Konoba Taurus située à côté du petit pont. Plats très copieux et très bons bien qu'un peu lourds. Bel accueil.
- Visites : La Maison Turque mérite le détour. La mosquée Mehmet Pacha est probablement la plus intéressante, elle est en plus bien située. En montant au sommet du minaret la vue sur le petit pont vaut la visite à elle seule. 5 euros le billet d'entrée pour le tout. Les mosquées nous ont laissé une drôle d'impression. Un peu vidées de leur sens religieux pour les touristes (entrée avec chaussures, très peu de croyants...)
-Transports : la visite de la ville se fait facilement à pied. Il ne faisait pas beau donc nous n'avons pas eu recours à une agence pour visiter les alentours.
Impression générale : étape assez étrange. Le centre historique est superbe et unique (complétement rénové) mais finalement assez petit. De 11h à 16h la rue principale se transforme en succession de magasins de souvenirs kitschs pour les groupes de passage depuis la Croatie. En dehors de ces heures il règne une ambiance un peu bizarre. La pauvreté est alors très visible, la ville reste encore très marquée par le conflit, dès que l'on sort du centre historique c'est une alternance de batiments criblés de balles, de batiments neufs et de batiments en construction. Dans l'ensemble nous sommes très contents de cette étape qui tranche énormément avec la côte croate pourtant si proche. Rester une journée complète a permis de ne pas faire une visite au pas de course même si cela nous a coûté 8h de bus. Une journée suffit toutefois amplement à visiter le centre historique. Destination bon marché.
Mljet : Notre séjour était à cheval entre la mi-saison et la saison estivale concernant les horaires de bateau. A l’aller 9 euros pour faire Dubrovnik-Sobra (1h15) puis 8 euros pour faire Sobra-Polace en bus (45 min). Voyage en bus superbe tant l’île de Mjet est sauvage et vallonée. Au retour, 18 euros pour un direct Polace-Dubrovnik.
-Logement : appartement avec vue sur la mer dans Polace pour 40 euros la nuit. Bon rapport qualité prix.
-Restaurants : les restaurants de Polace se ressemblent beaucoup. Ils ont tous des menus similaires (risottos, poissons, viandes, plats sous cloches à commander en avance) et pratiquent les mêmes prix (pas forcément donné). Pas de coup de cœur particulier, on a bien mangé à chaque fois mais rien de mémorable. Rapport qualité-prix moyen. Pour ceux qui voudraient se faire à manger, il y a quelques supérettes mais le choix en produits frais est limité. C’est peut-être mieux en plein été.
-Visites : le parc national est tout simplement splendide. L’eau des lacs est d’une clarté incroyable. Nous avons choisi l’option vélo pour les visiter (bon plan, la pizzeria de Polace propose des vélos gratuitement pour toute consommation, soit une économie de 15 euros par vélo à en croire les prix annoncés ailleurs). A savoir, il y a une bonne côte de 1,5 km à gravir avant d’arriver sur les lacs, idem au retour. Pour le reste, les vélos se sont révélés être un excellent choix pour faire le tour des lacs (pas de difficulté particulière après la montée du début). Pour ceux qui choisiront la marche, une navette gratuite part de Polace toutes les heures. Le passage sur l’île avec le monastère est sympathique mais pas indispensable. Pour se baigner, très peu de vraies plages mais pas mal de points d’accès souvent rocailleux. Le restaurant Mali Raj qui donne sur le lac n’est pas terrible.
Impression générale : belle étape nature qui permet de trouver un peu de tranquilité. Encore une fois le tour du lac peut se faire à la journée depuis Dubrovnik mais dormir deux nuits sur place nous a permis de nous relaxer et de profiter pleinement de la quiétude de l’endroit. Le ticket d’entrée du parc est d’ailleurs valable plusieurs jours. Nous n’avons pas regretté le choix de Polace, le côté bourgade portuaire est relaxant. Nous n’avons pas vu Pomena.
Les Croates : Pour finir, quelques mots sur l’accueil des Croates qui nous a parfois laissé très perplexe. Nos hôtes (Airbnb, appartement…) ont toujours été très accueillants mais pour le reste nous avons trouvé les Croates particulièrement froids. Serveurs aux visages fermés, guichetiers blasés, vendeuses désintéressées, personnes à l’office du tourisme ou à l’aéroport qui ne cachent pas leur agacement, automobilistes qui forcent le passage… Certes une semaine c’est très court pour juger mais cela nous a vraiment marqué. Il y a un côté « je ne vais pas être méchant mais je ne vais pas faire semblant d’être gentil non plus, je fais mon job point ». Est-ce dû à une fierté nationale, à leur histoire, je n’en sais rien mais le contraste avec leurs voisins italiens est saisissant.
Bonsoir
J 'aimerais des renseignements quant au passage routier Serbie /Roumanie, de Bela Crkva a Nadas (RO). Si la route est pourrie, pas grave on a l 'habitude et, avec notre 1150 GS , ça passera ! Y-t-il du monde a ce poste, les douaniers sont ils plus pointilleux qu 'ailleurs? Nous comptons passer par là, histoire de changer de Belgrade et de la frontière roumaine a Turnu-Severin (Portes de Fer) ; on connait déjà!! car nous irons d 'abord au sud de la Roumanie (famille, amis..) Notre iti prévu en Juin IdeF, Gradisca d'Isonzo (I), Novi Sad, Bela Crkva (SRB), Nadas (RO) Les hébergements aussi , dans ce coin , nous interesse Au plaisir de vous lire
J 'aimerais des renseignements quant au passage routier Serbie /Roumanie, de Bela Crkva a Nadas (RO). Si la route est pourrie, pas grave on a l 'habitude et, avec notre 1150 GS , ça passera ! Y-t-il du monde a ce poste, les douaniers sont ils plus pointilleux qu 'ailleurs? Nous comptons passer par là, histoire de changer de Belgrade et de la frontière roumaine a Turnu-Severin (Portes de Fer) ; on connait déjà!! car nous irons d 'abord au sud de la Roumanie (famille, amis..) Notre iti prévu en Juin IdeF, Gradisca d'Isonzo (I), Novi Sad, Bela Crkva (SRB), Nadas (RO) Les hébergements aussi , dans ce coin , nous interesse Au plaisir de vous lire
Bonjour,
Je suis une jeune marocaine travaillant en France. Pour cet été, je compte aller à Dubrovnik en voiture en passant par la Bosnie et je dispose d'une carte de sejour schengen valable un an. Est-ce qu'il me faut un visa pour passer la frontière de la Bosnie? Ou est-ce que ma carte de séjour ainsi que le passeport sont suffisants?
Depuis le 01 Juillet 2013 la Croatie fait partie de l'union européenne. Mais pour l'entrée en Bosnie je ne sais pas quelles sont les formalités pour y entrer.
J'attends vos réponses avec impatience.
Sara
Je suis une jeune marocaine travaillant en France. Pour cet été, je compte aller à Dubrovnik en voiture en passant par la Bosnie et je dispose d'une carte de sejour schengen valable un an. Est-ce qu'il me faut un visa pour passer la frontière de la Bosnie? Ou est-ce que ma carte de séjour ainsi que le passeport sont suffisants?
Depuis le 01 Juillet 2013 la Croatie fait partie de l'union européenne. Mais pour l'entrée en Bosnie je ne sais pas quelles sont les formalités pour y entrer.
J'attends vos réponses avec impatience.
Sara











