Bonjour,
Laurent a 42 ans et il vit depuis 15 ans au Cambodge. Il s'est marié il y a une bonne dizaine d'années avec une khmère qui est décédée à la naissance de leur 4ème enfant.
Il habitait à Kompong Speu.
Depuis septembre, on est sans nouvelle de lui et de ses enfants. Il a manifestement quitté son domicile pour fuir sa belle-famille qui le harcelait depuis la mort de sa femme et qui l'a dépouillé de ses biens.
On pense qu'il se cache quelque part pour protéger ses enfants, sans doute dans une pagode au fin fond du Cambodge.
Si par cas vous avez entendu parlé de lui, faite signe en mp. Un français avec 4 enfants, cela ne devrait pas passer inaperçu.
MERCI !!!!!
Paris-Saïgon (Ho Chi Minh-Ville)
Sous l'immense verrière de l'aéroport Charles de Gaulle, à Roissy, une énorme explosion retentit, faisant trembler sols et vitres... Un bagage abandonné vient d'être proprement pulvérisé par les services de sécurité. Incident ordinaire en ces lieux sensibles où le moindre sac oublié par son propriétaire n'a qu'une très courte durée de vie.
Nous meublons l'attente du vol Air-France pour Saïgon en allant déjeuner à la Brasserie Flo du terminal F. Agréable manière de passer les quelques heures en savourant une choucroute bien française, avant l'aventure indochinoise que nous avons choisie en cet automne de l'an 2000.
Déception lorsqu'on nous délivre nos cartes d'embarquement : rangée de sièges n° 43 ! Tout à l'arrière du gros Boeing 777-200... Les passagers sont comprimés dans l'énorme zinc comme sardines en boîte. Une jeune femme très enceinte est assise près de nous, sans égard particulier pour son état : c'est la zone de l'avion la plus exposée aux turbulences. Et turbulences il y a, tout au long de l'interminable vol sans escale jusqu'à Singapour. Nous traversons des tempêtes qui brassent le Jumbo-jet comme un fétu de paille. Le personnel de bord ne brille pas par sa courtoisie. Le steward daigne nous servir, du haut de sa grandeur, quelques plateaux-repas sans le moindre sourire. Il faut insister longuement pour obtenir un verre d'eau. "Vous devriez louer un avion privé" nous dit ce malappris à qui nous marquons notre mécontentement d'être si mal accueillis.
Courte escale à Singapour, dans l'aéroport éclaboussant de luxe, le plus beau d'Asie, où nous dégustons un succulent café dans la zone-transit. Au lever du soleil, voici la terre indochinoise noyée sous les flots du Mékong qui ont envahi la plaine qui miroite comme un lac immense. Comprimés pendant des heures dans l'espace étriqué de la classe Canigou, les passagers posent enfin le pied sur la terre ferme. Derrière le guichet d'accueil, les préposés à la vérification des passeports et visas ont tous une mine sévère et peu engageante... Ils scrutent attentivement chaque étranger et tamponnent comme à regret les documents dont il ne faudra se séparer à aucun prix : cette demande de visa qu'il a fallu remplir pour l'obtenir, et qu'il faudra présenter à nouveau au moment du retour en France...
Un taxi nous dépose à l'hôtel Saïgon-Prince, établissement touristique de belle allure sur le boulevard Nguyen-Hue, quartier des affaires de cette ville cosmopolite que tous les français continuent de nommer Saïgon, malgré le vilain nom "Ho-Chi-Minh-Ville" de la réunification... L'arrivée sur le sol vietnamien n'est pas dépaysant : il règne dans ce pays une atmosphère de France d'autrefois qui a laissé une profonde empreinte sur ses habitants. Dans le hall imposant du palace, on remarque surtout des clients japonais.
Confortable et silencieuse, la vaste chambre donne sur une cour intérieure, à l'écart des bruits de la circulation très dense sur le boulevard.
L'Agence Vietnam-Tourist nous a été fermement recommandée pour organiser notre séjour. C'est un organisme d'état (le pays est sous le régime "communiste-libéral") et son directeur francophone établit un plan de visites selon nos désirs, qui suivent de près ses conseils appuyés. Cette ville active, grouillante et surpeuplée est consacrée en premier lieu aux affaires et au commerce tout azimut. Malgré trente années de guerre meurtrière, le Vietnam se relève du cauchemar à une vitesse vertigineuse, grâce au courage et au dynamisme exceptionnel de la population. A maintes reprises, nous allons voir des preuves tangibles de la grande force de vie qui s'exprime à travers le pays.
Parfum de cuisine française, au "Bistro Augustin", le patron est vietnamien, mais il a séjourné en Bretagne de longues années. A nous le filet de porc à la moutarde, le bar grillé et la crème brûlée ! Tout est délicieux, servi par une mignonne jeune fille au fin minois de porcelaine. C'est sûr : on va revenir souvent chez Augustin pour d'autres agapes.
On marche avec plaisir sur les larges trottoirs des avenues dont certaines portent l'ancien nom colonial avec la nouvelle dénomination. L'ex-rue Catinat a été rebaptisée Dong Khol. Seules trois rues gardent encore leur nom d'origine: rue Pasteur, rue Calmette et rue Yersin. A noter que ce sont trois scientifiques-bienfaiteurs de l'humanité ayant inventé des vaccins contre des maladies redoutables.
Les monuments officiels de Saïgon sont des vestiges intacts construits par les français entre 1900 et 1908. L'Hôtel de Ville, pâtisserie de stuc rose et blanc, colonnettes et frises rococo, ferme la perspective de l'avenue Nguyen-Hue. Il faut braver le joyeux désordre des innombrables engins à deux roues qui sillonnent en rangs serrés les grandes artères. Le directeur de l'agence nous a donné ce conseil : "Vous traversez, sans courir ni vous arrêter, les conducteurs vous évitent et vous ne risquez rien !"... Facile à dire, mais il faut garder tout son sang-froid pour se lancer dans ce magma en mouvement perpétuel environné de vapeurs d'essence.
Nous pouvons témoigner de l'efficacité de la méthode, puisque nous reviendrons sains et saufs d'un audacieux périple de 30 jours. Autre recommandation : se méfier des nombreux pickpockets qui sévissent autour de l'hôtel. Et pas plus tard que ce premier soir, quand nous allons à pied au restaurant, de l'autre côté de l'avenue, mon compagnon est abordé et serré de près par deux gus, dans l'intention manifeste de lui piquer sa sacoche. Mais l'homme a déjà été piégé, à Istanbul, par de semblables individus, et il repousse l'assaut en gueulant si fort que les gars s'enfuient sans insister ! Que dit-on ? "Seul le fou tombe deux fois dans le même piège..."
Demain, destination : le delta du Mékong, le fleuve jaune dont nous avons aperçu de l'avion les méandres débordant sur la campagne inondée...
Sous l'immense verrière de l'aéroport Charles de Gaulle, à Roissy, une énorme explosion retentit, faisant trembler sols et vitres... Un bagage abandonné vient d'être proprement pulvérisé par les services de sécurité. Incident ordinaire en ces lieux sensibles où le moindre sac oublié par son propriétaire n'a qu'une très courte durée de vie.
Nous meublons l'attente du vol Air-France pour Saïgon en allant déjeuner à la Brasserie Flo du terminal F. Agréable manière de passer les quelques heures en savourant une choucroute bien française, avant l'aventure indochinoise que nous avons choisie en cet automne de l'an 2000.
Déception lorsqu'on nous délivre nos cartes d'embarquement : rangée de sièges n° 43 ! Tout à l'arrière du gros Boeing 777-200... Les passagers sont comprimés dans l'énorme zinc comme sardines en boîte. Une jeune femme très enceinte est assise près de nous, sans égard particulier pour son état : c'est la zone de l'avion la plus exposée aux turbulences. Et turbulences il y a, tout au long de l'interminable vol sans escale jusqu'à Singapour. Nous traversons des tempêtes qui brassent le Jumbo-jet comme un fétu de paille. Le personnel de bord ne brille pas par sa courtoisie. Le steward daigne nous servir, du haut de sa grandeur, quelques plateaux-repas sans le moindre sourire. Il faut insister longuement pour obtenir un verre d'eau. "Vous devriez louer un avion privé" nous dit ce malappris à qui nous marquons notre mécontentement d'être si mal accueillis.
Courte escale à Singapour, dans l'aéroport éclaboussant de luxe, le plus beau d'Asie, où nous dégustons un succulent café dans la zone-transit. Au lever du soleil, voici la terre indochinoise noyée sous les flots du Mékong qui ont envahi la plaine qui miroite comme un lac immense. Comprimés pendant des heures dans l'espace étriqué de la classe Canigou, les passagers posent enfin le pied sur la terre ferme. Derrière le guichet d'accueil, les préposés à la vérification des passeports et visas ont tous une mine sévère et peu engageante... Ils scrutent attentivement chaque étranger et tamponnent comme à regret les documents dont il ne faudra se séparer à aucun prix : cette demande de visa qu'il a fallu remplir pour l'obtenir, et qu'il faudra présenter à nouveau au moment du retour en France...
Un taxi nous dépose à l'hôtel Saïgon-Prince, établissement touristique de belle allure sur le boulevard Nguyen-Hue, quartier des affaires de cette ville cosmopolite que tous les français continuent de nommer Saïgon, malgré le vilain nom "Ho-Chi-Minh-Ville" de la réunification... L'arrivée sur le sol vietnamien n'est pas dépaysant : il règne dans ce pays une atmosphère de France d'autrefois qui a laissé une profonde empreinte sur ses habitants. Dans le hall imposant du palace, on remarque surtout des clients japonais.
Confortable et silencieuse, la vaste chambre donne sur une cour intérieure, à l'écart des bruits de la circulation très dense sur le boulevard.
L'Agence Vietnam-Tourist nous a été fermement recommandée pour organiser notre séjour. C'est un organisme d'état (le pays est sous le régime "communiste-libéral") et son directeur francophone établit un plan de visites selon nos désirs, qui suivent de près ses conseils appuyés. Cette ville active, grouillante et surpeuplée est consacrée en premier lieu aux affaires et au commerce tout azimut. Malgré trente années de guerre meurtrière, le Vietnam se relève du cauchemar à une vitesse vertigineuse, grâce au courage et au dynamisme exceptionnel de la population. A maintes reprises, nous allons voir des preuves tangibles de la grande force de vie qui s'exprime à travers le pays.
Parfum de cuisine française, au "Bistro Augustin", le patron est vietnamien, mais il a séjourné en Bretagne de longues années. A nous le filet de porc à la moutarde, le bar grillé et la crème brûlée ! Tout est délicieux, servi par une mignonne jeune fille au fin minois de porcelaine. C'est sûr : on va revenir souvent chez Augustin pour d'autres agapes.
On marche avec plaisir sur les larges trottoirs des avenues dont certaines portent l'ancien nom colonial avec la nouvelle dénomination. L'ex-rue Catinat a été rebaptisée Dong Khol. Seules trois rues gardent encore leur nom d'origine: rue Pasteur, rue Calmette et rue Yersin. A noter que ce sont trois scientifiques-bienfaiteurs de l'humanité ayant inventé des vaccins contre des maladies redoutables.
Les monuments officiels de Saïgon sont des vestiges intacts construits par les français entre 1900 et 1908. L'Hôtel de Ville, pâtisserie de stuc rose et blanc, colonnettes et frises rococo, ferme la perspective de l'avenue Nguyen-Hue. Il faut braver le joyeux désordre des innombrables engins à deux roues qui sillonnent en rangs serrés les grandes artères. Le directeur de l'agence nous a donné ce conseil : "Vous traversez, sans courir ni vous arrêter, les conducteurs vous évitent et vous ne risquez rien !"... Facile à dire, mais il faut garder tout son sang-froid pour se lancer dans ce magma en mouvement perpétuel environné de vapeurs d'essence.
Nous pouvons témoigner de l'efficacité de la méthode, puisque nous reviendrons sains et saufs d'un audacieux périple de 30 jours. Autre recommandation : se méfier des nombreux pickpockets qui sévissent autour de l'hôtel. Et pas plus tard que ce premier soir, quand nous allons à pied au restaurant, de l'autre côté de l'avenue, mon compagnon est abordé et serré de près par deux gus, dans l'intention manifeste de lui piquer sa sacoche. Mais l'homme a déjà été piégé, à Istanbul, par de semblables individus, et il repousse l'assaut en gueulant si fort que les gars s'enfuient sans insister ! Que dit-on ? "Seul le fou tombe deux fois dans le même piège..."
Demain, destination : le delta du Mékong, le fleuve jaune dont nous avons aperçu de l'avion les méandres débordant sur la campagne inondée...
CAMBODGE
D'Angkor la Mythique aux perles des îles cambodgiennes
Siem Reap et sa région - Angkor - Battambang - Koh Rong - Phnom Penh

Après une année chargée qui a occasionné un certain retard sur la publication de ce post et la mise à jour du blog, je reviens sur cette partie du forum pour livrer notre carnet de voyage sur notre séjour au Cambodge, dont la préparation avait débuté ici : http://voyageforum.com/discussion/mars-cambodge-niveau-eau-cours-eau-d6743820/
Je remercie ceux et celles qui apportent régulièrement ici même (et sur leurs propres blogs et sites web) leurs contributions et leurs précieux conseils. Je me mets moi-même à disposition si vous avez des questions quant à l’organisation de votre voyage. N’hésitez pas, ce sera avec plaisir ! 😉
Vous retrouverez le détail de l’ensemble des journées, photos et informations pratiques précises sur mon blog : http://www.deloinenlarge.com/2015/11/cambodge-2015-introduction-au-voyage-et.html
Maintenant… En route ! 😎 Fab http://www.deloinenlarge.com/
PS : désolé pour les quelques soucis de mise en page^^
--
Introduction au voyage
Mercredi 4 mars 2015
Quelque part à près de 12km (39000 pieds) au dessus de la Russie. 16h30 heure française. Là où nous sommes... je le ne sais pas. Près de 5h que nous volons. Nous sommes calés sur l'heure chinoise : à Canton il est 23h30. Alors bien sûr dans notre avion de la China Southern c'est la pénombre : nous avons rejoint la nuit.
Nous sommes partis hier soir d'Avignon et avons passé la nuit sur Paris : plus sûr, plus tranquille aussi, et ça permet de voir la famille. Ce matin, nous avons fait comme les parisiens qui courent dans le métro et avons sauté dans le RER B direction Charles de Gaulle. Les formalités d'enregistrement ont été rapides : arrivés vers 10h à l'aéroport, à 10h30 nos 2 sacs à dos étaient enregistrés, à 11h nous passions la police des frontières et avons même eu le temps de boire un café avant d'embarquer. Notre Airbus A330 quittait le tarmac de Roissy à l'heure prévue : 11h45, direction Canton à l'extrême est de la Chine. Là un court transit de 2 heures nous attend entre 6h40 et 8h45 avant que nous repartions pour Siem Reap toujours avec la China Southern. Nous devrions arriver vers 10h30 sur les terres khmères des Temples d'Angkor.
C'est la première fois que nous sommes aussi détendus pour un voyage lointain. En réalité tout s'est fait en souplesse depuis le départ. Je pense que l'on est rodés. Après quelques hésitations en décembre sur la destination , on décidait un itinéraire assez simple pour 15 jours et 15 nuits sur place : - 6 nuits sur Siem Reap, notre camp de base pour visiter l'ensemble des temples d'Angkor sans courir, profiter de l'arrière-pays, découvrir la vie sur Lac Tonlé Sap - 2 nuits sur Battambang pour voir une autre facette du Cambodge, et une ambiance plus rurale, moins touristique peut-être - 1 nuit sur Sihanoukville en transition pour les îles - 4 nuits en “Robinson Crusoé” soit sur Koh Rong, soit sur Koh Rong Samloem, 2 petites îles situées à 3 ou 4h de bateau de Sianoukville. Nous nous déciderons une fois sur place pour l'une ou pour l'autre mais dans tous les cas ça sent le sable chaud sur fond émeraude et cabanes dans la jungle - 2 nuits sur Phnom Penh avant le vol retour.
Le vol avec une arrivée à Siem Reap est pour nous une très bonne option (sans surcoût par rapport à un A/R Phnom Penh) : nous gagnons ainsi du temps en transfert et sur 15 jours c'est précieux. Nous nous déplacerons ensuite par les transports en commun : les villes principales sont bien desservies par quelques compagnies de bus régulières, sûres, et plutôt bon marché. Nous avons réservé des petites guesthouses tranquilles, et les nombreux échanges avec Iza, qui tient la "Serenité Guesthouse" où nous serons hébergés sur Siem Reap nous ont permis de bien réfléchir nos visites sur Angkor et organiser notre circuit. Au top cette Iza, mais on y reviendra certainement. On part avec une centaine d'euros en poche, histoire de ne pas partir à vide. Nous retirerons des dollars directement à l'arrivée sur Siem Reap (ça nous coûtera moins cher) et obtiendrons des Riels en retour de monnaie pour les petites dépenses du quotidien. Pour accompagner notre guide papier (LP), une amie nous a prêté un beau bouquin : Angkor, de Maurice Glaize. Un livre de passionné (il fut le conservateur d’Angkor de 1936 à 1946), avec de belles photos en noir et blanc. Cet homme ne présente pas seulement les temples, il les vit, il les raconte avec romantisme, poésie, et surtout la passion de celui qui découvre et qui aime partager. Je suis content d'avoir glissé le petit pavé dans mon sac photo. Restent plusieurs heures pour nous imprégner "sur papier" de cette civilisation, de ce pays, de son histoire. Pour mieux comprendre ceux qui y vivent et découvrir les yeux ouverts. Tenter d'être plus intelligents et plus riches au retour qu'à l'aller. Un chauffeur de tuk-tuk nous attend à notre sortie de l'aéroport, et je sais déjà que nous allons bien l'aimer.
--
Feuille de route
(cliquez sur les liens pour accéder au détail des journées)
Jour 1 : Siem Reap - premières pagodes et l'émotion d'un coucher de soleil sur Angkor Vat
Arrivée au Cambodge et à la Sérénité Guesthouse Premiers pas dans Siem Reap : Wat Damnak*, Wat Bo*… Angkor Vat : coucher de soleil mythique***


Jour 2 : Siem Reap - Temples d'Angkor - Le grand circuit
Srah Srang Banteay Kdei*** Prè Rup* Mebong Oriental Ta Som** Neak Pean Preah Khan* Coucher de soleil au Bayon**

Jour 3 : Angkor - Le Petit circuit
Ta Phrom** Ta Nei** Ta Keo Chau Say Tevoda** Thommanon* Porte de la Victoire** d’Angkor Thom Angkor Thom Bayon** Terrasse des Éléphants Baphuon* Phimeanakas* Preah Palilay** Terrasse du Roi Lépreux Coucher de soleil depuis le Phnom Bakheng Restaurant Amok**

Jour 4 : Autour du Tonlé Sap - plongée au coeur de la vie cambodgienne
Siem Reap : Marché de Phsar Leu** Kompong Khleang, village sur pilotis et village flottant** Siem Reap : Wat Po Banteaychey* Campagne cambodgienne* Village et rizières au pied de Phnom Krom*** Siem Reap : route 60*


Jour 5 : Beng Mealea, artisanat et fin de journée “off”
Beng Mealea** Visite des Artisans d’Angkor* Fin d'après-midi et soirée chez Kanell*

Jour 6 : Nouvelles merveilles pour ce dernier jour à Angkor
Angkor Vat** Prasat Kravan* Pause dans un petit village Khmer Banteay Samré** Banteay Srei***


Jour 7 : De Siem Reap à Battambang - changement d'ambiance
Route vers Battambang Arrivée à la Sangker Villa Vat Peapahd* Vat Damrey Sar* Vat Kandal* Temple et village de Vat Kor* En campagne autour de Battambang*

Jour 8 : Cambodge multifacette, multicolore, dans la campagne de Battambang
Marché Phsar Boeung Chloeuk* Wat Somrong Knong et le mémorial de Choeng Ek (killing field)** Artisans locaux** Wat Ek Phnom* Vie rurale Prasat Banan** Phnom Sampeau** Rivières de chauves-souris, coucher de soleil superbe et inédit ***


Jour 9 : De Battambang à Sihanoukville
Trajet bus + taxi de Battambang à Sihanoukville Soirée zen à la Sunset Lounge Gueshouse*
Jour 10 : Sihanoukville - Koh Rong - So Lonely !
Tranquilles... entre Occheuteal et Otres Beach Traversée vers Koh Rong : en route pour le paradis ! Notre cabane de Robinson* Baignade sur Lonely Beach** Coucher de soleil sublime*** Planctons luminescents*

Jour 11 : Koh Rong - Rando sur l'île et snorkeling
Balade jusqu’à Prek Svay, le village* Traversée de l’île est-ouest* Snorkeling* Feu de camp en soirée

Jour 12 : Koh Rong - Seuls au monde
Jungle trek* Farniente sur une plage déserte aux allures de lagon*** Coucher de soleil flamboyant**

Jour 13 : Koh Rong - le temps en suspens...
Piverts et calaos Mode transats et repos*** Atelier tressage et bijoux au naturel** Snorkeling* Dernier coucher de soleil d’exception sur Koh Rong***

Jour 14 : De Koh Rong à Phnom Penh
Trajet bateau + bus vers Phnom Penh Arrivée au Tea House Hotel** Premier contact avec Phnom Penh, en nocturne
Jour 15 : Découverte de Phnom Penh - horreurs et bonheurs
Psar Tuol Tom Pong (Marché russe)** Musée Tuol Seng (S21)*** Wat Langka** Restaurant caritatif Friends** Palais Royal et Pagode d'argent** Vat Phnom Repos en Croisière sur le Mekong Restaurant Sovanna, typique**

Jour 16 : Phnom Penh - retour et conclusion
Dernier tour au marché russe Baignade au Teahouse Retour en France Impressions et conclusion
--
Conclusions du voyage…
Évidemment nous serions restés 3 semaines, un mois, 6 mois…. Nous avons trouvé au Cambodge beaucoup plus que ce que nous pensions découvrir. Les temples d’Angkor restent toujours mythiques, les paysages sont magnifiques de simplicité et d’authenticité. Notre séjour sur Koh Rong réfère aux paradis tropicaux. Mais encore plus beaux, ce sont les gens. Ces sourires, ces visages nous ont marqué. Le dénuement appelle l’humanité. Un pays chargé d’histoire, un passé douloureux qui contraste avec cette beauté si éclatante. Nous sommes rentrés avec une seule envie. Y retourner. Le plus vite possible.

D’un point de vue plus terre à terre, les “plus” :
Une population adorable et attachante Un passé riche Des paysages superbes La saisonnalité du Tonlé Sap qui modèle le paysages et la vie des habitants Une campagne authentique Des marchés colorés et éclectiques Une cuisine délicieuse et parfumée Koh Rong, magnifique du côté de Lonely Beach Nos super chauffeurs de tuk-tuk Budget maîtrisé Et…. évidemment les temples d’Angkor, merveilles du monde
Les “moins”..... euuuuh…. bon ok :
Temps de parcours un peu longs Fonds marins pas très riches La foule sur Angkor (mais contournable !) Sihanoukville, ça ne donne pas envie Peu de vie locale sur Koh Rong

-- Les hébergements
Serenité Guesthouse - SIEM REAP 6 nuits - 40$ /nuit en chambre double (ventilateur + clim), petit déjeuner inclus. Petite guesthouse francophone (2 chambres : Réserver à l'avance !) Nous sommes accueillis par Patrick, Iza nous rejoindra le dernier jour car elle a dû retourner pour quelques jours en Belgique. Autour d'un verre de thé glacé et d'une assiette de fruits frais, Patrick nous donne toutes les informations nécessaires quant à l'organisation de notre séjour. Notre chambre est bien décorée (comme sur les photos) et propre, salle de bain simple mais tout y est. Léger bémol sur l'état de la plomberie (pression et chasse d'eau bof bof) mais nous avons été d'emblée prévenus et c'est franchement acceptable. L'ambiance est très conviviale, on se sent vraiment reçus en amis. Sans en faire trop, Patrick est aux petits soins avec nous (bouteilles d'eau et thés glacés régulièrement offerts). Il prend en charge volontiers divers services, comme la réservation de nos tickets de bus pour Battambang, ou la coordination avec les chauffeurs de tuk-tuk (à ce sujet, super chauffeur Monsieur KONG - voir ses coordonnées sur notre blog - jour 1). Patrick nous fait volontiers profiter de sa connaissance du Cambodge, de la région, de ses habitants, des bons plans de restaurants, d'artisans. Vraiment intéressant. Iza que nous avons moins vue (arrivée à la fin de notre séjour) s'est montrée tout aussi gentille et attachante. Les petits déjeuners sont très copieux (fruits frais, produits du petit boulanger du quartier, jus de fruit, café....), appréciable avant d'entamer une bonne journée de balades. Le lit est fait et les serviettes changées chaque jour. Cachée derrière un beau bougainvillier, la GH est située à 5/10 minutes à pied du centre de Siem Reap. Elle est située dans un quartier agréable, populaire, vivant mais plutôt calme, où vivent des cambodgiens et ça fait du bien... Possible de laisser son linge pour la laverie pour 1,5$/kg (pas de surcoût par rapport aux prix en direct). En résumé un excellent séjour, très agréable, avec des personnes que l'on n'oublie pas.
-- Sangker Villa - BATTAMBANG
2 nuits - 49$/nuit en chambre "deluxe", petits déjeuner inclus. Ventilateur et clim. Accueil agréable de Caroline et Thibault, les nouveaux propriétaires français originaires de la région parisienne, qui ont repris l'affaire -auparavant tenue par des suisses- il y a 5/6 mois. Assis sur la terrasse devant la petite piscine et rafraîchis d'un thé glacé offert par la maison, nous profitons des conseils et informations pratiques communiqués par Caroline. La guesthouse (ou plutôt ce petit hôtel) est située dans une petite impasse au calme à 10/15mn à pied du centre ville de Battambang (il faut traverser la rivière) mais la distance reste raisonnable. La chambre, dont la décoration manque un peu de caractère, est grande et confortable, comme la salle de bain (super douche). Tout est très propre et le linge de toilette est de qualité. Les petits déjeuners servis sur la terrasse sont très agréables (salade de fruits frais, pain et confiture faits maison...). La piscine est très sympa après une bonne journée de trajet ou de visite, et les serviettes sont fournies. Thibault s'est lancé dans la confection et le commerce de sorbets artisanaux : nous n'avons pas goûté mais ils semblent délicieux d'après ce que nous avons pu entendre. Possibilité de passer par les chauffeurs de tuk-tuk qui travaillent avec la guesthouse pour visiter la région, en demi-journée ou journée complète. Nous avons eu affaire à Nani, génial, attentif et touchant, qui connaît très bien la région et son histoire. Ne pas hésiter à faire appel à lui (son tel : +855 089 603 536). Service de laverie possible, pratique mais un peu cher (3$/kg au lieu de 1,5$ pour les prix pratiqués "dans la rue") Caroline et Thibault ne vivent pas sur place (c'est qui fait hésiter entre le petit hôtel et la guesthouse, soyons clairs) mais l'un ou l'autre reste présent en journée. Le personnel est très agréable. En résumé : un bon choix sur Battambang.
-- SunsetLounge Guestouse - SIHANOUKVILLE
1 nuit - 18€/nuit en chambre double (hors petits déjeuners) La GH est située sur un petit bout de plage de sable blanc, à l'écart de l'agitation, à l'extrémité sud d'Occheuteal Beach. Accueil tout en douceur par Kati, chambre simple mais grande et super propre, ventilo et clim. Les chambres (une dizaine à peu près) sont alignées dans un petit bâtiment, toutes séparées de plantes vertes, mobilier en rotin, hamac pour tout le monde, pare-soleil en tissu coloré. Le bâtiment qui accueille les chambres est situé à proximité du bâtiment principal qui fait face à la mer et où sont réunis le restaurant/le bar et l'espace d'accueil, sorte de grande varangue agréable et aérée. En face, une jolie plage de sable blanc, très propre (nettoyée tous les jours), grand espace de détente "pieds dans le sable" avec ses transats, cocotiers, hamacs... Franchement top ! Dîner : ambiance détendue, musique électro tout en douceur, on sirote nos verres de blanc en se régalant de calamars sautés à l'excellent poivre de Kampot, et terminons cette soirée tranquille avec une assiette de fruits frais, installés dans les fauteuils sur la terrasse. Petit déjeuner très complet sous la varangue, à prix corrects. Vraiment super ce coin, simple mais très sympa, bien conçu et parfaitement entretenu. Un sans faute !
-- Lonely beach - KOH RONG
4 nuits - 30$/nuit en bungalow double - pas de clim, pas de ventilo, moustiquaire en bon état. Nous arrivons à Lonely beach en fin d’après-midi avec le bateau de la maison (traversée facturée en sup. 20$ A/R/pax). Le bateau s'arrête à une centaine de mètres du rivage et une petite annexe vient assurer notre accostage. Le cadre est superbe, paisible... Une jolie plage de carte postale, très ouverte, bordée de cocotiers, eau pure et chaude... Nous sommes chaleureusement accueillis par Nils qui nous accompagne jusqu'à notre bungalow, le n°8, le dernier, isolé à la droite du petit “resort”. C'est une cabane en bois posée sur pilotis au milieu de la végétation, entourée de cocotiers. Une petite terrasse avec 2 chaises en rotin, 2 hamacs, une grande "chambre" dotée d'un lit relativement confortable et d'une grande moustiquaire en assez bon état, de quelques bouts de bois pour faire sécher les serviettes. Les volets ferment comme ils peuvent, mais ils ferment. L’absence de clim, et même de ventilateur, n’est pas un problème, la chaleur la nuit est largement supportable. La "salle de bain" est ouverte sur la forêt. Elle ne comporte qu'un wc, un grand bac de béton rempli d'eau et une casserole en plastique rouge, pour la douche et toilette "à la khmère". Le “resort” ne comporte pas l'eau courante. Elle est puisée et filtrée, mais n'est pas potable en l'état. Donc brossage de dents à l’eau en bouteille. C'est insolite, dépaysant, ça bouleverse nos repères... Génial pour nous : c'est ce que nous sommes venus chercher. L'électricité du bungalow est assurée en 12 volts, produite par un panneau solaire qui assure l'éclairage juste nécessaire du soir au petit matin. Pour le chargement des appareils électriques, ça se passe en journée sous la grande varangue qui sert de salle de restaurant, bar, comptoir d'accueil... où se concentre la vie en "collectivité" sur le resort. Côté nourriture, les repas sont corrects, sans plus. De même pour les petits déjeuners (crêpes et pancakes très bons). Le soir, la mer est éclairée de planctons luminescents, et nous avons de la chance car ils sont très visibles à cette période : lune discrète donc nuit noire. C'est une expérience magique ! Quelques petites balades à pied au départ du site. Un regret : pas d’activités proposées, le tableau noir prévu à cet effet est resté vide tout le séjour (on aurait aimé au moins une petite balade en bateau pour voir d’autres plages et voir d’autres spots de snorkeling). Dany, l’autre propriétaire de Lonely Beach, est très sympa et n’hésite pas à engager la conversation. Le resort ferme 2 jours après notre départ, temporairement réquisitionné par l’équipe de production d’une nouvelle saison de Survivor ;) En résumé : un bel endroit, très nature, propice à la déconnexion !
-- Tea House hôtel - Phnom Penh
2 nuits - 40$/nuit - clim - dej inclus. Très beau boutique-hôtel au cœur de Phnom Penh, au rapport qualité/prix excellent. Accueil professionnel et aimable, service de grande qualité. Très bon thé glacé lors du check-in. Belle décoration générale, sobre, design, colorée, avec beaucoup de végétal, ambiance zen. Chambre très spacieuse (nous avons été surclassés en chambre sup), propreté impeccable, simple, agréable, à l’image de l’hôtel. Lit moelleux immense, la clim fonctionne parfaitement. La salle de bain n’est pas très grande mais bien équipée et la douche est super. Le petit déjeuner est excellent, très complet, varié, et la salle agréable est ouverte sur la piscine. L’emplacement est idéal, dans une rue au calme et néanmoins à proximité des sites majeurs (accessibles à pied). Un excellent choix sur Phnom Penh, on recommande !
Siem Reap et sa région - Angkor - Battambang - Koh Rong - Phnom Penh

Après une année chargée qui a occasionné un certain retard sur la publication de ce post et la mise à jour du blog, je reviens sur cette partie du forum pour livrer notre carnet de voyage sur notre séjour au Cambodge, dont la préparation avait débuté ici : http://voyageforum.com/discussion/mars-cambodge-niveau-eau-cours-eau-d6743820/
Je remercie ceux et celles qui apportent régulièrement ici même (et sur leurs propres blogs et sites web) leurs contributions et leurs précieux conseils. Je me mets moi-même à disposition si vous avez des questions quant à l’organisation de votre voyage. N’hésitez pas, ce sera avec plaisir ! 😉
Vous retrouverez le détail de l’ensemble des journées, photos et informations pratiques précises sur mon blog : http://www.deloinenlarge.com/2015/11/cambodge-2015-introduction-au-voyage-et.html
Maintenant… En route ! 😎 Fab http://www.deloinenlarge.com/
PS : désolé pour les quelques soucis de mise en page^^
--
Introduction au voyage
Mercredi 4 mars 2015
Quelque part à près de 12km (39000 pieds) au dessus de la Russie. 16h30 heure française. Là où nous sommes... je le ne sais pas. Près de 5h que nous volons. Nous sommes calés sur l'heure chinoise : à Canton il est 23h30. Alors bien sûr dans notre avion de la China Southern c'est la pénombre : nous avons rejoint la nuit.
Nous sommes partis hier soir d'Avignon et avons passé la nuit sur Paris : plus sûr, plus tranquille aussi, et ça permet de voir la famille. Ce matin, nous avons fait comme les parisiens qui courent dans le métro et avons sauté dans le RER B direction Charles de Gaulle. Les formalités d'enregistrement ont été rapides : arrivés vers 10h à l'aéroport, à 10h30 nos 2 sacs à dos étaient enregistrés, à 11h nous passions la police des frontières et avons même eu le temps de boire un café avant d'embarquer. Notre Airbus A330 quittait le tarmac de Roissy à l'heure prévue : 11h45, direction Canton à l'extrême est de la Chine. Là un court transit de 2 heures nous attend entre 6h40 et 8h45 avant que nous repartions pour Siem Reap toujours avec la China Southern. Nous devrions arriver vers 10h30 sur les terres khmères des Temples d'Angkor.
C'est la première fois que nous sommes aussi détendus pour un voyage lointain. En réalité tout s'est fait en souplesse depuis le départ. Je pense que l'on est rodés. Après quelques hésitations en décembre sur la destination , on décidait un itinéraire assez simple pour 15 jours et 15 nuits sur place : - 6 nuits sur Siem Reap, notre camp de base pour visiter l'ensemble des temples d'Angkor sans courir, profiter de l'arrière-pays, découvrir la vie sur Lac Tonlé Sap - 2 nuits sur Battambang pour voir une autre facette du Cambodge, et une ambiance plus rurale, moins touristique peut-être - 1 nuit sur Sihanoukville en transition pour les îles - 4 nuits en “Robinson Crusoé” soit sur Koh Rong, soit sur Koh Rong Samloem, 2 petites îles situées à 3 ou 4h de bateau de Sianoukville. Nous nous déciderons une fois sur place pour l'une ou pour l'autre mais dans tous les cas ça sent le sable chaud sur fond émeraude et cabanes dans la jungle - 2 nuits sur Phnom Penh avant le vol retour.
Le vol avec une arrivée à Siem Reap est pour nous une très bonne option (sans surcoût par rapport à un A/R Phnom Penh) : nous gagnons ainsi du temps en transfert et sur 15 jours c'est précieux. Nous nous déplacerons ensuite par les transports en commun : les villes principales sont bien desservies par quelques compagnies de bus régulières, sûres, et plutôt bon marché. Nous avons réservé des petites guesthouses tranquilles, et les nombreux échanges avec Iza, qui tient la "Serenité Guesthouse" où nous serons hébergés sur Siem Reap nous ont permis de bien réfléchir nos visites sur Angkor et organiser notre circuit. Au top cette Iza, mais on y reviendra certainement. On part avec une centaine d'euros en poche, histoire de ne pas partir à vide. Nous retirerons des dollars directement à l'arrivée sur Siem Reap (ça nous coûtera moins cher) et obtiendrons des Riels en retour de monnaie pour les petites dépenses du quotidien. Pour accompagner notre guide papier (LP), une amie nous a prêté un beau bouquin : Angkor, de Maurice Glaize. Un livre de passionné (il fut le conservateur d’Angkor de 1936 à 1946), avec de belles photos en noir et blanc. Cet homme ne présente pas seulement les temples, il les vit, il les raconte avec romantisme, poésie, et surtout la passion de celui qui découvre et qui aime partager. Je suis content d'avoir glissé le petit pavé dans mon sac photo. Restent plusieurs heures pour nous imprégner "sur papier" de cette civilisation, de ce pays, de son histoire. Pour mieux comprendre ceux qui y vivent et découvrir les yeux ouverts. Tenter d'être plus intelligents et plus riches au retour qu'à l'aller. Un chauffeur de tuk-tuk nous attend à notre sortie de l'aéroport, et je sais déjà que nous allons bien l'aimer.
--
Feuille de route
(cliquez sur les liens pour accéder au détail des journées)
Jour 1 : Siem Reap - premières pagodes et l'émotion d'un coucher de soleil sur Angkor Vat
Arrivée au Cambodge et à la Sérénité Guesthouse Premiers pas dans Siem Reap : Wat Damnak*, Wat Bo*… Angkor Vat : coucher de soleil mythique***


Jour 2 : Siem Reap - Temples d'Angkor - Le grand circuit
Srah Srang Banteay Kdei*** Prè Rup* Mebong Oriental Ta Som** Neak Pean Preah Khan* Coucher de soleil au Bayon**

Jour 3 : Angkor - Le Petit circuit
Ta Phrom** Ta Nei** Ta Keo Chau Say Tevoda** Thommanon* Porte de la Victoire** d’Angkor Thom Angkor Thom Bayon** Terrasse des Éléphants Baphuon* Phimeanakas* Preah Palilay** Terrasse du Roi Lépreux Coucher de soleil depuis le Phnom Bakheng Restaurant Amok**

Jour 4 : Autour du Tonlé Sap - plongée au coeur de la vie cambodgienne
Siem Reap : Marché de Phsar Leu** Kompong Khleang, village sur pilotis et village flottant** Siem Reap : Wat Po Banteaychey* Campagne cambodgienne* Village et rizières au pied de Phnom Krom*** Siem Reap : route 60*


Jour 5 : Beng Mealea, artisanat et fin de journée “off”
Beng Mealea** Visite des Artisans d’Angkor* Fin d'après-midi et soirée chez Kanell*

Jour 6 : Nouvelles merveilles pour ce dernier jour à Angkor
Angkor Vat** Prasat Kravan* Pause dans un petit village Khmer Banteay Samré** Banteay Srei***


Jour 7 : De Siem Reap à Battambang - changement d'ambiance
Route vers Battambang Arrivée à la Sangker Villa Vat Peapahd* Vat Damrey Sar* Vat Kandal* Temple et village de Vat Kor* En campagne autour de Battambang*

Jour 8 : Cambodge multifacette, multicolore, dans la campagne de Battambang
Marché Phsar Boeung Chloeuk* Wat Somrong Knong et le mémorial de Choeng Ek (killing field)** Artisans locaux** Wat Ek Phnom* Vie rurale Prasat Banan** Phnom Sampeau** Rivières de chauves-souris, coucher de soleil superbe et inédit ***


Jour 9 : De Battambang à Sihanoukville
Trajet bus + taxi de Battambang à Sihanoukville Soirée zen à la Sunset Lounge Gueshouse*
Jour 10 : Sihanoukville - Koh Rong - So Lonely !
Tranquilles... entre Occheuteal et Otres Beach Traversée vers Koh Rong : en route pour le paradis ! Notre cabane de Robinson* Baignade sur Lonely Beach** Coucher de soleil sublime*** Planctons luminescents*

Jour 11 : Koh Rong - Rando sur l'île et snorkeling
Balade jusqu’à Prek Svay, le village* Traversée de l’île est-ouest* Snorkeling* Feu de camp en soirée

Jour 12 : Koh Rong - Seuls au monde
Jungle trek* Farniente sur une plage déserte aux allures de lagon*** Coucher de soleil flamboyant**

Jour 13 : Koh Rong - le temps en suspens...
Piverts et calaos Mode transats et repos*** Atelier tressage et bijoux au naturel** Snorkeling* Dernier coucher de soleil d’exception sur Koh Rong***

Jour 14 : De Koh Rong à Phnom Penh
Trajet bateau + bus vers Phnom Penh Arrivée au Tea House Hotel** Premier contact avec Phnom Penh, en nocturne
Jour 15 : Découverte de Phnom Penh - horreurs et bonheurs
Psar Tuol Tom Pong (Marché russe)** Musée Tuol Seng (S21)*** Wat Langka** Restaurant caritatif Friends** Palais Royal et Pagode d'argent** Vat Phnom Repos en Croisière sur le Mekong Restaurant Sovanna, typique**

Jour 16 : Phnom Penh - retour et conclusion
Dernier tour au marché russe Baignade au Teahouse Retour en France Impressions et conclusion
--
Conclusions du voyage…
Évidemment nous serions restés 3 semaines, un mois, 6 mois…. Nous avons trouvé au Cambodge beaucoup plus que ce que nous pensions découvrir. Les temples d’Angkor restent toujours mythiques, les paysages sont magnifiques de simplicité et d’authenticité. Notre séjour sur Koh Rong réfère aux paradis tropicaux. Mais encore plus beaux, ce sont les gens. Ces sourires, ces visages nous ont marqué. Le dénuement appelle l’humanité. Un pays chargé d’histoire, un passé douloureux qui contraste avec cette beauté si éclatante. Nous sommes rentrés avec une seule envie. Y retourner. Le plus vite possible.

D’un point de vue plus terre à terre, les “plus” :
Une population adorable et attachante Un passé riche Des paysages superbes La saisonnalité du Tonlé Sap qui modèle le paysages et la vie des habitants Une campagne authentique Des marchés colorés et éclectiques Une cuisine délicieuse et parfumée Koh Rong, magnifique du côté de Lonely Beach Nos super chauffeurs de tuk-tuk Budget maîtrisé Et…. évidemment les temples d’Angkor, merveilles du monde
Les “moins”..... euuuuh…. bon ok :
Temps de parcours un peu longs Fonds marins pas très riches La foule sur Angkor (mais contournable !) Sihanoukville, ça ne donne pas envie Peu de vie locale sur Koh Rong

-- Les hébergements
Serenité Guesthouse - SIEM REAP 6 nuits - 40$ /nuit en chambre double (ventilateur + clim), petit déjeuner inclus. Petite guesthouse francophone (2 chambres : Réserver à l'avance !) Nous sommes accueillis par Patrick, Iza nous rejoindra le dernier jour car elle a dû retourner pour quelques jours en Belgique. Autour d'un verre de thé glacé et d'une assiette de fruits frais, Patrick nous donne toutes les informations nécessaires quant à l'organisation de notre séjour. Notre chambre est bien décorée (comme sur les photos) et propre, salle de bain simple mais tout y est. Léger bémol sur l'état de la plomberie (pression et chasse d'eau bof bof) mais nous avons été d'emblée prévenus et c'est franchement acceptable. L'ambiance est très conviviale, on se sent vraiment reçus en amis. Sans en faire trop, Patrick est aux petits soins avec nous (bouteilles d'eau et thés glacés régulièrement offerts). Il prend en charge volontiers divers services, comme la réservation de nos tickets de bus pour Battambang, ou la coordination avec les chauffeurs de tuk-tuk (à ce sujet, super chauffeur Monsieur KONG - voir ses coordonnées sur notre blog - jour 1). Patrick nous fait volontiers profiter de sa connaissance du Cambodge, de la région, de ses habitants, des bons plans de restaurants, d'artisans. Vraiment intéressant. Iza que nous avons moins vue (arrivée à la fin de notre séjour) s'est montrée tout aussi gentille et attachante. Les petits déjeuners sont très copieux (fruits frais, produits du petit boulanger du quartier, jus de fruit, café....), appréciable avant d'entamer une bonne journée de balades. Le lit est fait et les serviettes changées chaque jour. Cachée derrière un beau bougainvillier, la GH est située à 5/10 minutes à pied du centre de Siem Reap. Elle est située dans un quartier agréable, populaire, vivant mais plutôt calme, où vivent des cambodgiens et ça fait du bien... Possible de laisser son linge pour la laverie pour 1,5$/kg (pas de surcoût par rapport aux prix en direct). En résumé un excellent séjour, très agréable, avec des personnes que l'on n'oublie pas.
-- Sangker Villa - BATTAMBANG
2 nuits - 49$/nuit en chambre "deluxe", petits déjeuner inclus. Ventilateur et clim. Accueil agréable de Caroline et Thibault, les nouveaux propriétaires français originaires de la région parisienne, qui ont repris l'affaire -auparavant tenue par des suisses- il y a 5/6 mois. Assis sur la terrasse devant la petite piscine et rafraîchis d'un thé glacé offert par la maison, nous profitons des conseils et informations pratiques communiqués par Caroline. La guesthouse (ou plutôt ce petit hôtel) est située dans une petite impasse au calme à 10/15mn à pied du centre ville de Battambang (il faut traverser la rivière) mais la distance reste raisonnable. La chambre, dont la décoration manque un peu de caractère, est grande et confortable, comme la salle de bain (super douche). Tout est très propre et le linge de toilette est de qualité. Les petits déjeuners servis sur la terrasse sont très agréables (salade de fruits frais, pain et confiture faits maison...). La piscine est très sympa après une bonne journée de trajet ou de visite, et les serviettes sont fournies. Thibault s'est lancé dans la confection et le commerce de sorbets artisanaux : nous n'avons pas goûté mais ils semblent délicieux d'après ce que nous avons pu entendre. Possibilité de passer par les chauffeurs de tuk-tuk qui travaillent avec la guesthouse pour visiter la région, en demi-journée ou journée complète. Nous avons eu affaire à Nani, génial, attentif et touchant, qui connaît très bien la région et son histoire. Ne pas hésiter à faire appel à lui (son tel : +855 089 603 536). Service de laverie possible, pratique mais un peu cher (3$/kg au lieu de 1,5$ pour les prix pratiqués "dans la rue") Caroline et Thibault ne vivent pas sur place (c'est qui fait hésiter entre le petit hôtel et la guesthouse, soyons clairs) mais l'un ou l'autre reste présent en journée. Le personnel est très agréable. En résumé : un bon choix sur Battambang.
-- SunsetLounge Guestouse - SIHANOUKVILLE
1 nuit - 18€/nuit en chambre double (hors petits déjeuners) La GH est située sur un petit bout de plage de sable blanc, à l'écart de l'agitation, à l'extrémité sud d'Occheuteal Beach. Accueil tout en douceur par Kati, chambre simple mais grande et super propre, ventilo et clim. Les chambres (une dizaine à peu près) sont alignées dans un petit bâtiment, toutes séparées de plantes vertes, mobilier en rotin, hamac pour tout le monde, pare-soleil en tissu coloré. Le bâtiment qui accueille les chambres est situé à proximité du bâtiment principal qui fait face à la mer et où sont réunis le restaurant/le bar et l'espace d'accueil, sorte de grande varangue agréable et aérée. En face, une jolie plage de sable blanc, très propre (nettoyée tous les jours), grand espace de détente "pieds dans le sable" avec ses transats, cocotiers, hamacs... Franchement top ! Dîner : ambiance détendue, musique électro tout en douceur, on sirote nos verres de blanc en se régalant de calamars sautés à l'excellent poivre de Kampot, et terminons cette soirée tranquille avec une assiette de fruits frais, installés dans les fauteuils sur la terrasse. Petit déjeuner très complet sous la varangue, à prix corrects. Vraiment super ce coin, simple mais très sympa, bien conçu et parfaitement entretenu. Un sans faute !
-- Lonely beach - KOH RONG
4 nuits - 30$/nuit en bungalow double - pas de clim, pas de ventilo, moustiquaire en bon état. Nous arrivons à Lonely beach en fin d’après-midi avec le bateau de la maison (traversée facturée en sup. 20$ A/R/pax). Le bateau s'arrête à une centaine de mètres du rivage et une petite annexe vient assurer notre accostage. Le cadre est superbe, paisible... Une jolie plage de carte postale, très ouverte, bordée de cocotiers, eau pure et chaude... Nous sommes chaleureusement accueillis par Nils qui nous accompagne jusqu'à notre bungalow, le n°8, le dernier, isolé à la droite du petit “resort”. C'est une cabane en bois posée sur pilotis au milieu de la végétation, entourée de cocotiers. Une petite terrasse avec 2 chaises en rotin, 2 hamacs, une grande "chambre" dotée d'un lit relativement confortable et d'une grande moustiquaire en assez bon état, de quelques bouts de bois pour faire sécher les serviettes. Les volets ferment comme ils peuvent, mais ils ferment. L’absence de clim, et même de ventilateur, n’est pas un problème, la chaleur la nuit est largement supportable. La "salle de bain" est ouverte sur la forêt. Elle ne comporte qu'un wc, un grand bac de béton rempli d'eau et une casserole en plastique rouge, pour la douche et toilette "à la khmère". Le “resort” ne comporte pas l'eau courante. Elle est puisée et filtrée, mais n'est pas potable en l'état. Donc brossage de dents à l’eau en bouteille. C'est insolite, dépaysant, ça bouleverse nos repères... Génial pour nous : c'est ce que nous sommes venus chercher. L'électricité du bungalow est assurée en 12 volts, produite par un panneau solaire qui assure l'éclairage juste nécessaire du soir au petit matin. Pour le chargement des appareils électriques, ça se passe en journée sous la grande varangue qui sert de salle de restaurant, bar, comptoir d'accueil... où se concentre la vie en "collectivité" sur le resort. Côté nourriture, les repas sont corrects, sans plus. De même pour les petits déjeuners (crêpes et pancakes très bons). Le soir, la mer est éclairée de planctons luminescents, et nous avons de la chance car ils sont très visibles à cette période : lune discrète donc nuit noire. C'est une expérience magique ! Quelques petites balades à pied au départ du site. Un regret : pas d’activités proposées, le tableau noir prévu à cet effet est resté vide tout le séjour (on aurait aimé au moins une petite balade en bateau pour voir d’autres plages et voir d’autres spots de snorkeling). Dany, l’autre propriétaire de Lonely Beach, est très sympa et n’hésite pas à engager la conversation. Le resort ferme 2 jours après notre départ, temporairement réquisitionné par l’équipe de production d’une nouvelle saison de Survivor ;) En résumé : un bel endroit, très nature, propice à la déconnexion !
-- Tea House hôtel - Phnom Penh
2 nuits - 40$/nuit - clim - dej inclus. Très beau boutique-hôtel au cœur de Phnom Penh, au rapport qualité/prix excellent. Accueil professionnel et aimable, service de grande qualité. Très bon thé glacé lors du check-in. Belle décoration générale, sobre, design, colorée, avec beaucoup de végétal, ambiance zen. Chambre très spacieuse (nous avons été surclassés en chambre sup), propreté impeccable, simple, agréable, à l’image de l’hôtel. Lit moelleux immense, la clim fonctionne parfaitement. La salle de bain n’est pas très grande mais bien équipée et la douche est super. Le petit déjeuner est excellent, très complet, varié, et la salle agréable est ouverte sur la piscine. L’emplacement est idéal, dans une rue au calme et néanmoins à proximité des sites majeurs (accessibles à pied). Un excellent choix sur Phnom Penh, on recommande !
Je parts 6 semaines en asie du sud-est sur le Cambodge et la Thailande et je vais prendre un grand sac a dos de 70l pour mon périple.Habituellement je prends en sac de voyage muni de fermetures ou je peut fermé a l'aide de cadenas, mais pour ce grand sac a dos, il n'y a pas d'attaches donc pas de cadenas et j'ai bien sur peur au vol.Peut-on demander a l'enregistrement qu'il nous l'emmballe a l'aide d'un film plastique!
Bien a vous très cordialement!
Nomadman
Nomadman
À propos du Vietnam et de certaines arnaques
2 août 2009 à 12:45
Bonjour tout le monde ! A propos du Viet Nam. Je ne m’adresse à personne en particulier. Je voudrais simplement dire ce que je pense à propos des « arnaques aux touristes » au Viet Nam. Pour moi, une des premières cause de ces arnaques vient du fait que l’on désigne le VN comme un « pays facile pour le touriste » Pourquoi le VN qui partage une bonne partie de sa culture, de son histoire et de sa façon de vivre avec la Chine est il considéré « façile » et que cette derniere est classée dans les pays difficiles ? Mystere. Qu’est-ce que cela veut dire ??? existe-t-il des pays plus facile que d’autres ??? On ne peut tout de même pas mettre sur un même pied, partir en vacances à la Costa del sol et voyager au VN.Le voyage au VN et en asie en géneral doit se préparer. Personne ne le fait. C’est la le problème.La plupart des gens partent sans aucune connaissance du monde asiatique pensant tout découvrir sur place. Enorme erreur. La culture de l’Asie ne se découvre pas sur place mais dans les livres. Jamais un asiatique ne se déplacera dans un pays étranger sans en connaitre d’abord ni la culture ni la langue, sauf si son business l’y oblige Ils ne comprenent pas pourquoi la plupart des occidentaux qui viennent chez eux n’ont aucune connaissance de leur société. Ce qui est aussi difficile pour les vietnamiens, c’est aussi l’attitude de bon nombre de touristes : il se baladent torse nu, bierre à la main, parlent fort et les filles se baladent en ville comme à la plage... cela choque. Certains vont me dire que les « locaux » font comme cela aussi !Mais justement, ce sont des locaux ! ils pensent que c’est un manque de repect quand ils voient les touristes faire ca car pour eux chaque étranger est un peu l’ambassadeur de son pays. Le Vietnamien est un peuple fier et difficile cela va sans dire et en plus ils sont « les rois de l’argent ». Qu’ils essayent par touts les moyens de faire de l’argent, c’est vrai. D’ailleurs, seul les occidentaux considèrent ce pays comme une destination façile, les autres voyageurs asiatiques savent à quoi s’en tenir. Il faut aussi rajouter l’histoire récente du Viet Nam-colonisation, guerres-ainsi que la réalité socio-économique des Viets : pour eux la vie n’est pas aussi simple qu’en France. L’administration passe son temps à arnaquer ses concitoyens. Bien-sur, il faut concilier des points de vue radicalement opposés et pour bien appréhender la culture du VN et de l’Asie il faudrait faire des études d’orientalisme !!!! ( ce que j’ai fais et qui n est pas le cas de tout le monde. Rajoutons quelques origines mandchoues et europeennes, donc j’ai plus façile à comprendre. Ce qui ne veux pas dire que c’est facile d’etre metis en asie...) Non le Viet Nam n’est pas un pays facile et seule une longue pratique fera découvrir les beautés cachés de sa culture ! Un jour un chinois m’a dit : si tu veux apprendre la culture chinoise, apprend d’abord le chinois à l’université, ensuite vit et travaille en Chine pendant 10 ans et seulement à ce moment la tu commencera à comprendre un peu... Hier soir un vietnamien m’as dit à peu près la même chose...
Voila ce que je pensais au moment de quitter le Viet Nam pour aller vivre à Phnom Penh au Cambodge… C’était avant de passer la frontière entre Ho Chi Minh Ville et Phnom Penh. C’était avant que le douanier Viet ne me jette mon passeport à la geule comme à un chien… Bien-sûr les Kinh n’ont pas fait un bond d’estime dans mon esprit, c’est sûr, mais malgré tout je ne les mets pas tous dans le même panier…dans la génération future il y en aura surement qui seront amicaux, d’ailleurs beaucoup le sont déjà...d'ailleurs pour vivre et travailler au cambodge faut s'accrocher aussi...c 'est différent bien-sûr, c 'est même totalement différent la planète cambodge...
2 août 2009 à 12:45
Bonjour tout le monde ! A propos du Viet Nam. Je ne m’adresse à personne en particulier. Je voudrais simplement dire ce que je pense à propos des « arnaques aux touristes » au Viet Nam. Pour moi, une des premières cause de ces arnaques vient du fait que l’on désigne le VN comme un « pays facile pour le touriste » Pourquoi le VN qui partage une bonne partie de sa culture, de son histoire et de sa façon de vivre avec la Chine est il considéré « façile » et que cette derniere est classée dans les pays difficiles ? Mystere. Qu’est-ce que cela veut dire ??? existe-t-il des pays plus facile que d’autres ??? On ne peut tout de même pas mettre sur un même pied, partir en vacances à la Costa del sol et voyager au VN.Le voyage au VN et en asie en géneral doit se préparer. Personne ne le fait. C’est la le problème.La plupart des gens partent sans aucune connaissance du monde asiatique pensant tout découvrir sur place. Enorme erreur. La culture de l’Asie ne se découvre pas sur place mais dans les livres. Jamais un asiatique ne se déplacera dans un pays étranger sans en connaitre d’abord ni la culture ni la langue, sauf si son business l’y oblige Ils ne comprenent pas pourquoi la plupart des occidentaux qui viennent chez eux n’ont aucune connaissance de leur société. Ce qui est aussi difficile pour les vietnamiens, c’est aussi l’attitude de bon nombre de touristes : il se baladent torse nu, bierre à la main, parlent fort et les filles se baladent en ville comme à la plage... cela choque. Certains vont me dire que les « locaux » font comme cela aussi !Mais justement, ce sont des locaux ! ils pensent que c’est un manque de repect quand ils voient les touristes faire ca car pour eux chaque étranger est un peu l’ambassadeur de son pays. Le Vietnamien est un peuple fier et difficile cela va sans dire et en plus ils sont « les rois de l’argent ». Qu’ils essayent par touts les moyens de faire de l’argent, c’est vrai. D’ailleurs, seul les occidentaux considèrent ce pays comme une destination façile, les autres voyageurs asiatiques savent à quoi s’en tenir. Il faut aussi rajouter l’histoire récente du Viet Nam-colonisation, guerres-ainsi que la réalité socio-économique des Viets : pour eux la vie n’est pas aussi simple qu’en France. L’administration passe son temps à arnaquer ses concitoyens. Bien-sur, il faut concilier des points de vue radicalement opposés et pour bien appréhender la culture du VN et de l’Asie il faudrait faire des études d’orientalisme !!!! ( ce que j’ai fais et qui n est pas le cas de tout le monde. Rajoutons quelques origines mandchoues et europeennes, donc j’ai plus façile à comprendre. Ce qui ne veux pas dire que c’est facile d’etre metis en asie...) Non le Viet Nam n’est pas un pays facile et seule une longue pratique fera découvrir les beautés cachés de sa culture ! Un jour un chinois m’a dit : si tu veux apprendre la culture chinoise, apprend d’abord le chinois à l’université, ensuite vit et travaille en Chine pendant 10 ans et seulement à ce moment la tu commencera à comprendre un peu... Hier soir un vietnamien m’as dit à peu près la même chose...
Voila ce que je pensais au moment de quitter le Viet Nam pour aller vivre à Phnom Penh au Cambodge… C’était avant de passer la frontière entre Ho Chi Minh Ville et Phnom Penh. C’était avant que le douanier Viet ne me jette mon passeport à la geule comme à un chien… Bien-sûr les Kinh n’ont pas fait un bond d’estime dans mon esprit, c’est sûr, mais malgré tout je ne les mets pas tous dans le même panier…dans la génération future il y en aura surement qui seront amicaux, d’ailleurs beaucoup le sont déjà...d'ailleurs pour vivre et travailler au cambodge faut s'accrocher aussi...c 'est différent bien-sûr, c 'est même totalement différent la planète cambodge...
Bonjour a tous,
Je pars en Asie du sud est pour un petit moment, j'arrive en Thailand et repars de Thailand.
Je compte passer les frontières a pieds ou en bus, comment fait on pour le visa ? tout ce qui est en ligne c'est pour arriver aux aéroports ...
des idées ?
merci :)
Je pars en Asie du sud est pour un petit moment, j'arrive en Thailand et repars de Thailand.
Je compte passer les frontières a pieds ou en bus, comment fait on pour le visa ? tout ce qui est en ligne c'est pour arriver aux aéroports ...
des idées ?
merci :)
Mercredi 26 décembre
Et voilà c'est parti pour 18 jours de voyage de noces. Au programme le Vietnam, du nord au sud (Hanoï, Ha Long, Hué, Hoï An, Ho Chi Minh, Phu Quoc), puis un passage par les temples d'Angkor au Cambodge. En réalité, on peut dire que l'aventure commence jeudi 20 décembre au soir lors de la fermeture de nos sacs remplis de nos affaires et cadeaux pour Noël ainsi que de nos vêtements pour 18 jours en Asie. De gros bagages ? Non de lourds bagages... Retour vers le futur. Mercredi, 9h, départ de Laboissière en Santerre pour Roissy CDG. Enregistrement sur le vol Vietnam Arline VN106 Paris - Hanoï. Dernières courses à l'aéroport, passage par le salon de la dernière extension du terminal E (salon splendide, tout confort, Ruth profite même d'un soin du visage Clarins gratuit), embarquement, c'est parti pour 10h30 de vol.
Jeudi 27 décembre Arrivée matinale, 6h à l'aéroport de Hanoï. 6 millions d'habitants mais un aéroport tout petit... Hanoï c’est la capitale du pays, et en particulier, la capitale de la partie nord de ce pays qui s’étend sur plus de 2000km. Hanoï, c’est une ville millénaire (qui a fêté ses 1 000 ans en 2010), authentique mais à l’inverse qui est restée dans son époque. Le modernisme semble encore loin. Sacs récupérés, nous attendons notre taxi commandé auprès de l'hôtel. En vain, la faute à un malentendu avec l'hôtel. Nous prenons finalement un taxi de l’aéroport. 1h de taxi classique et quelques paysages de banlieue pauvre plus tard, nous entrons dans Hanoï. Ça grouille, ça klaxonne. Le bruit est aussi présent que le nombre de 2 roues important. 7h30, nous déposons nos bagages à l'hôtel Church Boutique (95 Hang Gai) et partons arpenter la vieille ville. 1ère destination : le Thüy Ta Café, pour y prendre un petit-déjeuner au bord du lac Hoan Kiem. Après le ravitaillement, nous marchons à l'ouest du lac où nous découvrons la cathédrale Saint-Joseph Ly Quoc Su, le temple du Mandarin, la pagode de Bà Dá. Retour sur le bord du lac, puis direction l'ancienne prison de Hòa Lò que nous visitons. Retour au sud du lac, nous remontons la rive est jusqu'au temple Ngoc Son. Nous déjeunons ensuite au Green Tangerine des mets entre gastronomie française et vietnamienne. Retour à l'hôtel où nous récupérons notre chambre pour faire la sieste. Sieste bienvenue après moins de 2h de sommeil pendant le vol. 1h30 et une douche plus tard, c'est reparti. Nous remontons le vieux quartier des 36 rues jusqu'au grand marché (un marché de gros en fait). Les rues grouillent plus que jamais, l'intensité lumineuse diminue, plus nous avançons, plus les rues sont sales, débordent de marchandises... Nous nous demandons si nous ne sommes pas à Delhi, en Inde, tant l'atmosphère s'en rapproche. Après la visite du marché, nous fonçons sur le pont Long Bíen (ex. Pont Paul Doumer), que nous traversons en partie. Spectacle garanti. Flux routier sous le pont incessant, train passant au milieu du pont, milliers de scooters sur le pont, un couple de mariés se faisant photographier sur les rails et l'arrière de Hanoï avec ses ruelles peu éclairées, ses chiens errants... Retour dans le quartier des 36 rues pour approfondir la visite. Tout s'y vend. Chaque rue, ruelle, est globalement dédiée à un corps de métier, un business. Crochet par l'hôtel puis dîner au Quán Bia Minh, sur la terrasse. Coucher 20h30, il faut récupérer.
Vendredi 28 décembre Lever 8h, petit-déjeuner copieux à l'hôtel puis départ pour la partie plus coloniale de Hanoï avec ses grandes artères bordées d'arbres (la touche française). Nous remontons l'avenue Duong Dién Bién Phu et toutes les ambassades jusqu'au mausolée de Hò Chí Minh. Fermé le vendredi... Direction ensuite l'ancien palais du gouverneur de l'Indochine et la maison de Hò Chí Minh dans le parc avoisinant (entrée unique - attention sites fermés le vendredi après-midi). Passage par la pagode du Pilier Unique puis direction le temple de la Littérature. Ce temple consacré à Confucius accueillit le Collège National et fut la 1ère université au Vietnam. Pour en être persuadé, il suffisait d'y être ce jour pour voir les jeunes diplômés, vêtus de robes et chapeaux à l'américaine, se faire photographier devant la maison des Cérémonies (temple principal dédié à Confucius). Visite des 5 cours du temple très intéressante. Nous déjeunons ensuite au KOTO, sur la terrasse du 4ème étage. Bon plats vietnamiens (notamment un Bun Bo végétarien pour Ruth - excellent !). Nous repartons vers le nord en direction du grand lac de l'ouest (Hô Tay). En chemin, visite de l'ancienne citadelle, récemment classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, jouxtant la tour du Drapeau. Nous continuons jusqu'au lac de la soie blanche (Hô Truc Bach). Au bord du lac un banc vide nous tend les bras. Sieste éclair pour Ruth, j'en profite pour regarder jouer les p’tits vieux au jeu de dames local. Ils tentent de m'expliquer les règles avec leurs quelques mots de français... En vain. Nous remontons ensuite la route-digue qui sépare les deux lacs jusqu'à la pagode Trâ´n Quô´c. Une oasis de calme, reposante au milieu du bruit permanent. Retour vers le centre, en chemin nous visitons le temple Quán Thánh. Break Time au Villa Café, au carrefour de Thàm Phô Phan Dinh Phung et Duong Hoang Diêu (en face de la grande église dont j'ai oublié le nom). Fin de journée à arpenter le quartier des 36 rues à la recherche de souvenirs. Nous n'achetons rien finalement mais nous avons fait du repérage pour dimanche... Enfin dîner au 69 (69 Mã Mây). Avant de nous coucher nous préparons nos petits sacs pour les deux jours à suivre.
Samedi 29 décembre Lever matinal, petit déjeuner express, réservation des pick-up de dimanche soir puis départ pour Ha Long. La Baie d’Ha Long c’est l’un des paysages les plus célèbres d’Asie classé depuis 1993. 2000 pains de sucre qui ont également servi de caches aux combattants de la guérilla nord-vietnamienne. 3h30 de route nous sépare de Hanoï et la baie. Hanoï est sous la brume... on croise les doigts pour Ha Long. En chemin notre chauffeur nous arrête (de force) dans un grand magasin de souvenirs et artisanat vietnamien. Formalité accomplie, nous finissons le trajet. Une fois à l'embarcadère, nous gagnons la salle d'attente de la compagnie Pélican. Puis vient l'heure de prendre le petit bateau qui nous emmène sur notre jonque 22 places (11 cabines). Tout y est minuté. 13h : déjeuner ; entrée au milieu des pains de sucre dans un cortège naval (des dizaines de jonques se suivent). Le soleil est au rendez-vous (! - la crème solaire n'aurait pas été un luxe), les appareils photos mitraillent cet espace récemment ajouté à la liste des 7 nouvelles merveilles naturelles. 15h : débarquement et visite de la grotte de la Surprise (Sung Sôt). Immense grotte, plusieurs salles (un peu trop éclairées et colorées), stalactites, stalagmites, formes diverses et variées assimilables à différentes choses selon les imaginaires... 16h45 : changement de pain de sucre, direction Titop et sa plage. Il fait frais, nous optons pour l'ascension vers le sommet et les points de vue photo. 400 marches ça réchauffe mais le panorama est à couper le souffle. Dommage qu’il soit si difficile de faire une photo sans avoir des dizaines de bateaux en fond… Fin d'après-midi sur la plage, retour sur le bateau. 19h : dîner. Comme pour chaque repas, c'est du typique vietnamien, et du végétarien pour Ruth. Fin de soirée à discuter voyage avec nos compagnons du moment (français, italiens -de Milan !-, et australiens). Puis vient l'heure de nous coucher, dans nos cabines, sur la jonque entre quelques pains de sucre. Étrange sensation d'être bercés dans son lit, ou d'avoir trop bu, au choix.
Dimanche 30 décembre 7h30 : petit-déjeuner ; 8h15 : départ pour la grotte du Tunnel. On passe de notre navette à une barque. Grâce à celle-ci nous passons dans un tunnel sous un pain de sucre. Nous arrivons ainsi dans la grotte du Tunnel (Hang Luon). Une fois franchi, nous découvrons un espace calme au milieu des pains de sucre. Une sorte de lac intérieur où jouent des singes. Calme, reposant, très agréable. 9h : retour sur la jonque, vidage de chambre, discussion avec les autres passagers pendant que notre bateau circule dans la baie, découverte de nouveaux pains de sucre. 10h30 : brunch. 11h30 : débarquement, notre chauffeur de la veille nous attend et nous conduit à Hanoï. Après un passage à l'hôtel, nous filons acheter des souvenirs (peintures, sets de table, pochettes en soie - tous négociés parce que nous avons bien noté que pour un même produit, les prix varient du simple au triple voire quadruple selon les vendeurs). Conseil : A posteriori, on confirme ne jamais avoir retrouvé les prix de Hanoï dans les autres villes. Plus nous allions vers le sud plus les prix augmentaient. Achetez donc à Hanoï… Pause goûter au Little Hanoï, puis taxi jusqu'à l'aéroport. Nous y retrouvons Jean-Marie, Catherine, Jacky et Sylvie, nos compatriotes de la jonque. Direction Hué. À Hué, un taxi nous attend et nous emmène à notre hôtel : Mondial Hotel Hué. Vu l'heure, in-room diner.
Lundi 31 décembre Hué, c’est l’ancienne capitale du pays. Une ville au centre de ce pays tout en longueur, sorte de L inversé. Ville de la dynastie Nguyên, elle est connue pour sa citadelle et sa Cité Interdite, ainsi que les tombeaux royaux en périphérie. Début de journée "organisation" : changer nos euros car définitivement retirer du cash ne vaut pas le coup (2.000.000 de dôngs max soit 80€ - à chaque fois diminués d'une commission par la banque vietnamienne et d'une autre par notre banque française) ; organiser notre excursion du lendemain, réserver un massage pour le soir même. Tout ceci nous mène chez Vidotour (notre agence contact locale) Hué à deux pas de l'hôtel. Finalisation et paiement (150$) de l'excursion. Nous attendons vainement un taxi pour nous emmener à la cité impériale de Hué. Finalement, deux gars de l'agence nous y emmènent en moto. Accrochez-vous ! Moto, Vietnam, ville, pluie… une aventure à vivre. 11h -15h : visite de la citadelle et de la cité pourpre interdite - sans guide car nous n'en avons pas trouvé à l'entrée du site. Nous sillonnons entre les palais, les temples, les esplanades, le théâtre, les portes monumentales ; parfois disparus ou en ruine ; parfois bien conservés ou bien restaurés. Cet ensemble semble hors du temps. Le calme est omniprésent. Les lieux nous charment et nous font traîner jusqu'à 14h30, heure du spectacle traditionnel dans le théâtre. Chants, musique, danse un brin ringards au départ mais finalement agréables jusqu'au final haut en couleur et acrobatique. Au final on ne sait pas dire ce que l’on a préféré dans la citadelle et la cité interdite, peut-être tout, en tout cas flâner en son sein est un moment fort agréable. Direction Lac Thiên, un petit boui-boui pour nous restaurer (feuille de riz avec légumes et crevettes, sauce cacahuète, rouleaux vapeur aux légumes, sauté de soja, oignons et tomates). Nous faisons ensuite un crochet vers le marché local. Nous nous arrêterons finalement au centre commercial local avant de filer au bar de l'hôtel La Résidence (5*) pour nous poser, fatigués. Dans cette ancienne résidence du préfet français, transformé en luxueux hôtel, nos sirotons un cocktail en mangeant un dessert et jouant au rami. Retour à l'hôtel pour nous préparer pour le gala / buffet de fin d'année. Nous passons la soirée au restaurant de l'hôtel où nous avons des invitations pour dîner (buffet classique, un peu décevant) et profiter du spectacle proposé (chants, musiques vietnamiennes - spectacle kitchissime mais tellement local). 21h ils chantent bonne année (!!), puis quelques pas de danse sur le dance-floor. Nos filons ensuite au spa pour un massage vietnamien. 1h de décontraction et une partie de massage surprenante avec des pots chauffés aspirant la peau (hot pots - reprenant l'effet d'une sangsue posée sur le dos).
Mardi 1er janvier Aujourd'hui, journée de transition de Hué vers Hoï An. Notre guide francophone Chau et notre chauffeur nous récupèrent à l'hôtel. Nous partons visiter 3 tombeaux d'empereurs au sud de la ville. Le tombeau de Tu Duc est dans un joli parc entouré d'un temple. Un ensemble plutôt entretenu et agréable. Direction ensuite le tombeau de Khai Dinh, empereur ayant fait un passage en France et qui a adoré Versailles. Son mausolée est une sorte d'énorme monument de béton, l'intérieur pourrait ressembler à une pièce du château de Versailles, revu à la sauce locale. Lourd et moyennement beau. Enfin direction le tombeau de Minh Mang. Des temples dans un superbe parc, des étendues d'eau... Vraiment très agréable. Le plus beau des 3 sites visités. Nous filons ensuite en direction de Dà Nãng. Pause déjeuner en chemin, puis route de montagne via le col des Nuages (Hãi Ván) et ses points de vue panoramiques sur la mer, la montagne, Lāng Cô et Dà Nãng. Splendide. Surprenant en revanche de voir des ruines de bunkers et tourelles de défense. Ce passage était un point stratégique pendant les guerres de l’Indochine et du Vietnam. Descente vers la montagne de marbre que nous ne visiterons pas. (arrêt express chez un vendeur de souvenirs en marbre - sans intérêt) puis route jusqu'à Hoï An. Nos partenaires du jour nous déposent à notre hôtel : Hoï An Historic hôtel. Très bel hôtel, 1ère chambre décevante (bruyante, donnant sur une rue), 2ème plus agréable. Fin d'après-midi détente, foot massage pour Ruth (massage de tout le corps et à peine des pieds !). En chemin pour le dîner, nous nous arrêtons chez Be Be, un tailleur que notre guide du jour nous a recommandé, à qui nous commandons après longue discussion, choix de textile, prise de mesures et négociation de prix, une robe et deux vestes. Attention : Mardi 20h30, top départ. Nous filons ensuite dîner au Green Moss. Roses et nouilles légèrement décevantes. Retour à l'hôtel en nous promenant dans les rues touristiques. Ambiance tranquille, cool, bars ouverts, peu de monde, sombre... Cela nous rappel Key West (Floride). On est à Hoï An depuis quelques heures mais on s'y sent déjà bien. C’est une petite ville au bord d’une rivière et à 7km de la mer où l’on trouve des resorts. La ville est classée au patrimoine mondial pour ces dizaines d’édifices, de maisons typiques de styles anciens (vietnamien, chinois et japonais) mélangés.
Mercredi 2 janvier Buffet petit-déjeuner, coiffeur pour moi, office du tourisme pour Ruth pour acheter un pass 5 entrées pour les lieux d'intérêt de Hoï An. Nous visitons tout d'abord la charmante maison-chapelle de la famille Tràn. Dommage qu'il y ait plus d'espace dédié aux bibelots souvenirs qu'à la maison elle-même. Nous continuons avec la maison Quân Thàng. Petite, de belles boiseries. En chemin nous visitons le temple Trung Hoa puis le temple Phúc Kiên, tous les deux très beaux. Nous traversons ensuite le marché, longeons la rivière. Plus que les maisons, on reste fan de cette ville. Déjeuner au Mango room (des tempuras puis deux salades de légumes et fruits avec des crevettes ou du tofu, le tout accompagné de sauce à la mangue). Excellent et cadre très charmant, lovés dans de confortables canapés dans la salle du 1er étage. Puis retour chez Be Be, avec un crochet par le charmant petit pont japonais. 14h soit 17h après notre 1er passage (dont une nuit) essayage des produits commandés la veille. Ma veste : impeccable. La veste de Ruth : une légère retouche sur les manches à prévoir. La robe, une retouche sur le buste à prévoir. On nous propose de repasser dans 2h, on repousse au lendemain 10h15. Passage par la poste (achat de timbres), crochet par l'hôtel où nous prenons une navette pour l'hôtel jumeau sur la plage de Cúa Dai à 7km à l'est (Hoï An Beach Resort). Excursion express puisqu'une fois sur la plage, il fait frais, la plage ne nous attire pas plus que ça malgré les beaux palmiers, le sable fin... Retour à l'hôtel pour un bain de soleil au bord de la piscine, deux cocktails et quelques frites en accompagnement. Nous partons ensuite au Garden Secret restaurant pour y dîner de mets délicieux (fish in banana leaf et pomelo salad) dans un cadre charmant (joli jardin et musicien). Crochet par le Cargo Club où nous dégustons avec gourmandise deux pâtisseries (dont un excellent fraisier revisité) et des lassi banana et banana/orange. Flâneries, on est fan de l’ambiance de la ville.
Jeudi 3 janvier Petit-déjeuner buffet puis direction Be Be pour un nouvel essayage. Vestes complètement validées, finies, emballées... La robe en revanche ce n'est pas ça. La taille est ok mais les anciennes piqûres sont très visibles. Il est 10h30. On revient à l'hôtel, matinée au bord de la piscine, sacs, check out, retour chez le tailleur. Définitivement ils ne parviennent pas à masquer les traces (jeudi 12h30). La vendeuse nous demande 1h pour refaire complètement la robe. Du coup pause déjeuner au Dāo Tiên. Salade de crudités, crevette, poulet sauce cacahuète très bon ; fried noddle avec tofu, classique. Cadre top en bord de rivière, service adorable, endroit calme (l'adresse du GDR donne côté rue mais le personnel nous mène à la 2e terrasse côté rivière). Retour chez Be Be, nouvelle robe un peu grande (jeudi 13h30). Visite du temple Quán Công et du musée culturel. Attention ceci compte comme deux visites même si les bâtiments communiquent. Vu notre surprise, le gardien ne nous fait pas payer. Bonnes visites. Passage par le temple Hâi Nan. Retour chez Be Be, la robe est presque ok, dernière reprise dans la foulée en 5 minutes. Ok vendu, c'est tout bon. Jeudi 14h30, soit moins de deux jours pour faire notre commande, et surtout refaire une robe en 1h. Ils ont de la ressource… Nous repartons pour une dernière visite : la maison Phùng Húng. deux étages de visites intéressantes mais toujours ces bibelots souvenirs omniprésents. Retour vers l'hôtel, change d'euros dans la rue (là aussi on négocie - attention le taux aura beaucoup fluctué au cours de notre séjour) et taxi. La veille nous avions négocié un taxi pour Dá Nãng pour 330.000VND, on tombe sur un soi-disant collègue, on croit confirmer le prix. On roule. Arrivés à l'aéroport, je tends la monnaie et le chauffeur me montre le taxi-meter qui dépasse les 500.000VND. On a beau parlementer, négocier, nous énerver, rien à faire il ne nous laisse pas partir et pire, un policier s'en mêle. Avant que cela n'aille plus loin nous trouvons un compromis à 450.000VND. Morale de l'histoire : toujours écrire pour se faire comprendre. Enregistrement, contrôles, embarquement, vol, arrivée ok. On prend ensuite un taxi prépayé (Saigon air, paiement juste avant la sortie avec bagages). Check-in à Northern Hotel. Et en route pour une découverte by night de Ho Chi Minh. C'est plus bruyant, plus grouillant que tous nos autres stops vietnamiens précédents. Nous allons dîner au Quán Núóng. Une terrasse animée où l'on s'attable à une table-barbecue pour griller ses mets soi-même. Le tout dans l'agitation et la fumée des locaux et des touristes. Un régal pour les viandeux. On en ressort par contre transpirants et un peu odorants... Fin de soirée entre les rues Lé Loi, Nguyên Huê, Dong et le théâtre, l'hôtel de ville, les magasins de luxe et les grands hôtels. Rien à voir avec les étapes précédentes. Les immeubles sont plus hauts, les gens apprêtés pour leurs sorties nocturnes... Ho Chi Minh, c’est la plus grande ville du pays, la capitale du sud, la ville travailleuse, financière, moderne, tentaculaire, partiellement occidentalisée, avec pas mal d’expatriés… Sans y être complètement, la ville tend plus à ressembler à Hong-Kong, Singapour, Shanghai qu’à Hanoï.
Vendredi 4 janvier Nous nous sommes organisés une journée découverte du delta du Mékong (190$). Le fleuve se jette dans l'océan en 9 bras qui forment son delta. C'est le grenier de la région (riz, vergers fruitiers...). Le Vietnam est le 2ème exportateur de riz après la Thaïlande. Phung, notre guide du jour nous retrouve à notre hôtel. Départ pour Bên Tre en voiture. En route, Phung nous parle de Saigon (elle ne dit pas Ho Chi Minh - parce qu'elle est née avant 1975), du Mékong... Sur place, un guide local nous attend. Nous goûtons une galette de riz sucretée achetée au coin de la rue puis nous marchons au milieu d'un petit village puis de la forêt. En chemin Phung nous explique les fruits, les arbres, les animaux que nous croisons. Arrivés sur un bras du Mékong, nous prenons un bateau pour traverser le fleuve puis de nouveau marche à pied dans la nature et les maisons isolées. Mangues, fèves de cacao, pomelos, bananes, ... Plus tard un pick-up (qu'ils appellent une charrette) nous attend à un carrefour et nous dépose quelques km plus loin chez l'habitant pour une dégustation de fruits. Eau de noix de coco, noix de palmier d'eau, ramboutan (sorte de litchis), ananas avec du sel et du piment, un régal ! Le propriétaire nous embarque ensuite dans son sampan pour remonter un petit bras du Mékong. Puis nous continuons sur un bateau à moteur sur un bras principal du fleuve. Direction un silo à coco où la coco est travaillée. Un peu d'escalade sur le quai puis nous croyons percevoir comme un malaise entre le guide local et Phung. Peut-être la vision d'enfants travaillant... Redescente (difficile) sur le bateau, direction notre pause déjeuner. Nous accostons un peu plus loin et derrière la végétation découvrons les 1ers occidentaux de la journée et notre resto chez l'habitant. La patronne locale nous a préparé différents mets délicieux (crêpes de riz que nous roulons nous-même avec du poisson frit, des nouilles, de l'ananas et des herbes). Noddle avec ou sans crevette, soupe avec ou sans porc, riz blanc, ... Fruits pour le dessert. Après déjeuner nous finissons notre excursion par un peu de marche, nous goûtons un jus de canne à sucre (nuoc mia), servi avec un peu de jus de kumquat. À un carrefour avec un axe plus important notre chauffeur du matin nous attend. Cette journée dans le delta est une réussite ! Retour à Ho Chi Minh. Nous demandons à être déposés au marché de Cho Lon (quartier chinois de HCM). Retour dans l'agitation ! Nous achetons un peu de textile. Nous partons ensuite à la recherche de l'église et des temples locaux. En vain, le plan du Guide Du Routard n'est pas assez précis et nous sommes assommés par le bruit. Taxi, retour dans le centre-ville. Nous montons au sommet de l'hôtel Caravelle, au Saigon bar, pour y boire un coup en admirant le coucher de soleil sur la ville. Passage par l'hôtel pour récupérer la bouteille de vin qui nous a été offerte (cabernet sauvignon argentin) et direction The Sushi Bar, un resto jap dans la rue des japonais. Bonne adresse.
Samedi 5 janvier Matinée découverte du centre-nord d'HCM. Église Notre-Dame, la Poste (aux allures de gare ferroviaire avec une charpente Eiffel - qui contient quelques magasins de souvenir à des prix plutôt pas excessifs), le Palais de la réunification (kitsch et 70's au possible), le parc avoisinant. Puis nous flânons entre le marché Bên Thành et la rue Lé Loi à la recherche de souvenirs. Trop chers et un peu fatigués par les négociations (définitivement il vaut mieux acheter ses souvenirs à Hanoï). Retour à l'hôtel, bagages, taxi pour l'aéroport, sandwich, écriture des cartes postales, embarquement pour Phū Quôc. Phū Quôc, c'est une île à l'ouest du Vietnam, à 30km au sud du Cambodge. Île longuement disputée entre les deux pays, finalement acquise par le Vietnam mais du coup encore militarisée par endroit (on ne voit rien au 1er abord). Aujourd'hui l'île se tourne entièrement au tourisme avec ces grandes étendues de plages. Il se dit que c'est le Phuket d'il y a 20 ans... Vol sans souci, transfert pour notre hôtel, le Long Beach Resort, via leur navette. Découverte des lieux. Le parking est nul... La réception moyenne. On attend du coup avec un peu d'appréhension puisque pour nous ce doit être L'HÔTEL des vacances. La cadre du resort est pas mal, la chambre très jolie et spacieuse. On fait ensuite le tour du spa, de la piscine : bien. Plage : étroite et plutôt bondée. Bon, ce n’est pas le paradis mais on s'en approche. On test l'option chaise longue et cocktail sur la plage. Le service est horriblement long, mais bon, c'est tout de même la belle vie. C'est parti pour 5 jours au rythme tranquille. Dîner au resto du resort. Bien mais toujours ce détail vietnamien : il faut prendre son mal en patience pour avoir ses plats... L'autre détail : l'anglais et les Vietnamiens, ça fait 2...
Dimanche 6 janvier Farniente ou presque. Grasse Mat', p’tit déj buffet, piscine, plage, sieste, et finalement visite des plages voisines, après être passés à notre réception pour réserver un scooter pour le lendemain (200.000VND la journée de 8h). Visite tout d'abord vers le nord. À peine passé le mini cap, on découvre une plage sale et à peine plus grande que la nôtre. On pousse jusqu'à La Véranda, l'hôtel chic que nous souhaitions réserver où il n'y avait plus de place et à vrai dire ce n'est guère mieux. La plage est un peu plus grande mais les blocs de chambres tassés. On est peut-être pas si mal de l'autre côté. On file vers le sud, les plages sont encore plus étroites, on se dit que c'est vraiment idiot de construire si proche de la mer. On pousse jusqu'au Paris Beach Resort pour manger une glace. On tombe sur un français (un professeur de marketing à la retraite), mari de la patronne des lieux. De fil en aiguille, nous parlons de la plage et là, révélation... Les dernières grosses tempêtes de 2012 ont emporté 20m de plage... Tous les hôtels se retrouvent à l'étroit par conséquent... Nous comprenons mieux ! On dîne au Beach Club restaurant, notre voisin, vide. Cuisine ok, sans plus. Cocktails sur la terrasse de notre resort. Fin de soirée avec un groupe de musique philippin qui anime le beach bar de notre resort.
Lundi 7 janvier Après le petit dèj, c'est parti pour une journée en scooter à la découverte de l'île. Première découverte : faire le plein d'essence à la ville voisine Duong Dông puisque nous n'avons qu'un litre dans le réservoir. La ville étant au nord, nous poussons ensuite dans la même direction. Direction le cap Ganh Dâu. Après avoir tourné en ville, on trouve la bonne direction pour quelques km. Puis au niveau de l'ancien aéroport, fini le goudron, place à la piste, mais laquelle... Après hésitation nous choisissons la bonne direction, quelques doutes et renseignements pris plus tard nous voici de nouveau sur le bitume. Arrivés aux alentours de Cua Can, nous filons sur la future route (en travaux) plein nord. Une sorte de route gravillonnée. Évidemment vient le moment où la route et fermée, où nous trouvons une déviation sous forme de piste cabossée, qui nous ramène sur le chemin côtier. Quelques kilomètres en plus pour le plaisir. On longe donc la côte nord-ouest. Après quelques pauses photos, le scooter est de plus en plus dur à diriger. Un local nous arrête et nous montre que le pneu arrière est crevé. Pas de problème, nous le suivons. Il nous fait arrêter à une échoppe, sort ses outils, change la chambre à air (la nôtre étant déjà multi-réparée) et nous demande 200.000VND. C'est très cher mais nous n'avons pas le choix… Nous continuons notre route jusqu'au cap, au fil des paysages splendides, des cahutes de pêcheurs et de leurs poissons séchant au bord de la route... Pause déjeuner à la sortie de Ganh Dâu. Nul, long et on a été malades la nuit... On repart via la piste côtière direction Cua Can. Quelques gouttes font leur apparition, on fait un stop coca light et ca-fé sua da (café glacé vietnamien servi avec du lait concentré sucré) à Vung Bâo. Fin d'averse, retour sur la piste. À l'entrée de Cua Can, nous restons le long de la côté, traversons un vieux pont en bois ; vieux au point de douter de sa solidité. Nous remontons tout le village entre maisons, jardins, bateaux, vaches, cocotiers... Des paysages contrastés magnifiques. Entre temps nouveau pont de bois, encore plus petit, encore plus douteux mais finalement assez robuste pour résister à nous deux sur le scooter. Retour sur la route principale jusqu'à Duong Dông. Crochet par Ông Lang. On visite le Mango Bay Resort ; des bungalows en pleine forêt en bord de plage. Calme, cool, a priori une excellente adresse du GDR. Puis nous visitons le Chen Sea Resort&Spa. Rien à voir. Une enceinte gardée, un cadre ultra luxe, des bungalows à 256$ mini. On nous avait dit que La Véranda était la référence, le Chen Sea semble clairement se positionner un cran au-dessus. Puis 17h, arrivée à Duong Dông, découverte du trafic intense urbain. Ça zigzague, ça klaxonne, ça freine... On traverse le night market (bondé) et retour à notre resort. On veut remettre ça le lendemain, du coup négocier avec le loueur pour garder le même scooter (et notre excès d'essence), avoir un rabais pour absorber une partie des frais de réparation. On trouve un compromis à 120.000 VND. Le scooter à nous, nous filons dîner Au Bistrot, resto tenu par un couple franco-vietnamien. Un très bon tartare de thon, le reste sans plus... En revanche accueil et service top. Scooter by night dans les ruelles autour puis retour à notre resort.
Mardi 8 janvier C'est reparti pour une journée scooter, les fesses endolories de la veille. Cap au sud, on longe l'aéroport au sud vers l'est (10.000VND de péage) et on récupère la future nouvelle route express du centre. Du gravillon au départ, la vieille route en partie défoncée ensuite. En chemin nous traversons des petits hameaux au milieu des montagnes locales. Après 45min de route nous bifurquons pour Bao Sao, la plus belle plage de l'île dixit le GDR. On opte pour le My Lan. On découvre une splendide plage de sable fin blanc et propre, une eau transparente, quasi personne en cette fin de matinée. Top. Location de chaises longues (20.000VND), baignade, bronzage, cocktail, déjeuner. Parfait. Au fur et à mesure la plage se remplit mais rien à voir avec Long Beach. On remonte sur notre scooter, plein d'essence urgent avant panne sèche, puis direction la plage suivante Bai Khem, que nous ne trouverons jamais. En chemin nous visitons l'ancienne prison Coconut tree (Cay Dua), découvrons un monument dédié à la guerre. Puis en chemin pour An Thoi, nous longeons l'actuel camp militaire avec des militaires marins aux postes de garde. Découverte ensuite de An Thoi, une ville portuaire de pêcheurs. On repart en chemin inverse à la recherche d'un chemin vers l'ouest qui nous permettra de regagner la piste côtière sud-ouest. Et par chance, avant, peut-être Bai Khem... En vain, nous tombons finalement sur la bifurcation vers l'ouest et regagnons l'autre côte. On roule alors vers le nord en remontant les 20km de plages rectilignes bordées de maisons de pêcheurs, de cultures d'huîtres pour ses perles, de projets immobiliers touristiques en construction... Le trip en scooter sur l’ile c’est faire ! Nous avons passé deux très bonnes journées. Retour au resort. Massage pour Ruth (foot reflexology) puis dîner à côté de notre resort sur le petit cap. Comme tous ces restos le soir, il n'y a personne. Le chef nous propose des grillades au barbecue. Calamar pour moi, poisson pour Ruth. Bons plats copieux mais un peu trop spicy. Fin de soirée au resort.
Mercredi 9 janvier Journée farniente. Une vraie journée farniente. Plage, soleil, lecture, mer, cocktail, sieste, jeux de cartes, averse... Pédicure pour Ruth en fin de matinée ; massages (dos pour moi, tête et épaules pour Ruth) : presque un test de résistance à la douleur leurs strongs massages (genre d'acupression). Dîner Au Cap Breton : peu intéressant et moyennement bon.
Jeudi 10 janvier Rangement des bagages puis départ pour l'aéroport. C'est la fin de Phū Quôc. On vol pour Ho Chi Minh, récupère nos bagages pour passer côté international (pour l'anecdote, à mi-chemin entre les terminaux, nous devons changer de trolleys, chaque terminal ayant son modèle...), vol pour Siem Reap / Angkor au Cambodge. Vols sans encombre, notamment au dessus de l'immense lac Tonlé Sap. Particularité du lac ? Il est alimenté (ou vidé) par un affluent du Mékong dont le cours s'inverse selon la hauteur du Mékong (saison sèche / humide). Le lac quadruple en saison des pluies ! Premier contact avec le Cambodge à Siem Reap, la ville du coin qui donne accès à Angkor (à 8km). Un peu moins de scooters, des vrais casques de moto (mais obligatoires seulement pour le conducteur), plus de vélos, des motos-tuktuk (avec à chaque fois de jolis sièges décorés), moins de klaxons. On récupère notre chambre. Top... Sauf le lézard que je ne parviens pas à attraper ; le mec de la réception vient... Évidemment le lézard ne se montre pas. Baignade puis balade à la découverte du centre de Siem Reap. C'est la ville située à 8km d'Angkor et ses 3 millions de visiteurs par an, autant dire que ça se voit. Passé le Old Market, les rues regorgent de resto, bars, boutiques souvenirs... Il y a même une Pub Street avec ses bars et sa musique ultra forte. Après un échec au Chamkar (plein), nous dinons au Bamboo. Agréable cuisine khmer revue pour les touristes. En fin de soirée, retour dans notre chambre où le lézard a refait son apparition. Nouvelle tentative de capture vaine, nous nous couchons. C'est alors la clim qui se met à vibrer et faire des étincelles occasionnellement. Nuit difficile.
Vendredi 11 janvier Après le petit-déjeuner, j'explique le(s) problème(s) à l'accueil qui me dit s'occuper de ça dans la journée. On retrouve Choeun notre guide francophone pour les 3 jours à venir. Départ pour Angkor, patrimoine mondial de l'UNESCO. Lorsque l’on dit Angkor, on pense au temple d’Angkor, celui que l’on voit partout, même sur le drapeau national. Angkor c’est en fait une région de 2000km² selon les archéologues, dont un espace de 402km² classé. Le tout forme un ensemble d’anciennes cités, d’anciens temples et édifices angkoriens. On s’y déplace en voiture, tuk-tuk ou vélo tant les distances sont importantes entre les sites. La matinée est consacrée aux visites de 3 sites. Prasat Kravan, un petit temple en brique, construit en 921 et bien restauré dans les années 1970. Preah Khan, un temple important, ou plutôt une ville antique disparue entourée de douves. Le temple a de nombreuses sculptures et tympans. Enfin Neak Poan, les bains royaux construit par Jayaravman au 12ème siècle Un grand bassin central ; 4 bassins latéraux, des animaux imaginaires, dommage que l’on ne puisse plus faire le tour du site maintenant et que l’on doive rester cantonnés derrière une balustrade. Nous mangeons ensuite en face du bassin Sras Srang où de nombreux restos proposent plus ou moins la même chose. L'après-midi au lieu de visiter Angkor Wat qui est fermé en partie (le 3e étage qui est un sanctuaire) car c'est un jour saint, nous visitons Ta Prohm, un grand temple très intéressant, un lieu magique, figé dans le temps où les fromagers et les figuiers étrangleurs engloutissent les pierres du 12ème siècle (encore une construction de J7). On dit que ce temple faisait partie d’une cité de 12000 âmes, que les matières précieuses foisonnaient, que la tour centrale était recouverte de pierres précieuses… Nous avons ensuite une visite (et bénédiction) au monastère Wat Swei d’organisée par Asia. Un bonze nous y attend pour nous bénir en deux phrases. Express. Retour vers Siem Reap, stop à Les Senteurs d'Angkor pour une découverte des plantes et senteurs locales puis l'inévitable boutique-souvenirs. Fin de journée en ville, piscine (il a fait très chaud toute la journée, c'est un vrai plaisir) puis dîner au Blue Pumpkin (Chamkar encore plein mais résa faite pour le lendemain), affalé sur les canapés-lits à profiter des bons plats (surtout les raviolis Amok fish) et desserts. Bonne adresse. Salle un peu aseptisée pour un dîner mais climatisation très agréable et surtout à l'écart des moustiques.
Samedi 12 janvier Après un petit-déjeuner buffet, route pour Banteay Srei (1h) pour y découvrir un temple baptisé la citadelle des femmes, finement décoré (un travail de femmes d'après les guides). Le lieu est petit et plein de touristes. Bruyant pour commencer et profiter du site. Point positif et intéressant : le petit musée accolée qui retrace un peu l’histoire angkorienne et les recherches faites sur le site par les archéologues. Vous entendrez parler (ou vous lirez) les fabuleuses aventures de notre ancien ministre André Malraux et de ses péripéties locales durant sa période archéologue-voleur. Retour vers le centre d'Angkor. Stop dans un petit village qui fait des bonbons grâce au jus sucré issu des palmiers à sucre (gras et moyen). Nous visitons ensuite le temple de Banteay Samre, surnommé l’Angkor Wat miniature. Le site du 12ème est très calme, bien conservé et très agréable. Décoration sculptée de Vishnou et Shiva, belle terrasse avec ses lions sculptés par des artisans n’ayant jamais vu de lion… Direction Sras Srang comme la veille pour déjeuner dans l'un des restos. Stop photos en chemin à Pre Rup, un temple montagne du 10ème siècle. L'après-midi est consacrée au grand et connu Angkor Wat. L'avantage d'avoir un guide qui connait bien, c'est qu'il nous fait passer par l'entrée opposée à l'entrée principale et ainsi faire le parcours à l'envers. Moins de monde ainsi. Le temple est très bien conservé, majestueux avec ses fresques, ses salles, ses tours. On dit qu’il a fallu 500000 ouvriers et 6000 éléphants pour sa construction. Choeun nous fait son show. Il nous commente les fresques majeures, nous fait découvrir les salles et leurs histoires… La montée au sommet du 3ème niveau offre une belle vue sur l’esplanade et l'horizon. Angkor Wat c'est une image que l'on avait vue et revue, mais y être c'est encore autre chose. 3h de découverte fort intéressantes. Retour à l'hôtel, piscine puis dîner au Chamkar (enfin!). Bons plats végétariens, notamment le wedding day dip, et le dessert typique à base de banane, lait de coco sucré et billes de tapioca.
Dimanche 13 janvier Matinée consacrée à la visite d’Angkor Thom, l'une des anciennes capitales majeures. On commence avec la visite du Bayon, construit aux 12ème et 13ème siècles. Le lieu est très émouvant et reposant avec ses tours aux 4 visages (et malgré les déjà nombreux touristes). Conseil : Comme pour tout le site d’Angkor, être matinal. Les différents sites sont vite remplis de touristes. Au sommet nous nous posons un peu pour en profiter. Nous poursuivons le Baphuon, l’un des plus grands édifices religieux de Cambodge ancien. Construit au 11ème siècle, il consiste en une pyramide ou temple montagne vertigineux. Une des façades a été transformée en un bouddha couché de 60m de long. Du sommet, belle vue sur l’ensemble d’Angkor Thom dans sa forêt. Direction ensuite le Palais Royal dont il ne reste que le temple de Phimeqnekqs et deux bassins. Puis nous finissons le tour par la terrasse des Eléphants qui doit son nom aux nombreux pachydermes sculptés sur les soubassements, et finalement la terrasse du Roi Lépreux avec sa statue censée représenter J7 que l’on a cru mort de la lèpre… Avant de repartir à Siem Reap nous nous arrêtons à la porte sud d’Angkor Thom pour prendre quelques ultimes photos des lieux. Angkor on recommande chaudement sur 2 à 3 jours. On en garde des images inoubliables. De retour à l’hôtel, nous profitons une dernière fois de la piscine avant de plier bagages, déjeuner sur place en attendant notre transfert vers l’aéroport. La suite est moins intéressante…. 3 vols sans encombre jusqu’à Milan, les bagages ont pris les mêmes avions et nous les avons retrouvés à l’arrivée (pas gagné avec 3 vols, 3 pays, 3 compagnies différentes…). A l’arrivée le choc thermique est dur. 34° / -3°…
Jeudi 27 décembre Arrivée matinale, 6h à l'aéroport de Hanoï. 6 millions d'habitants mais un aéroport tout petit... Hanoï c’est la capitale du pays, et en particulier, la capitale de la partie nord de ce pays qui s’étend sur plus de 2000km. Hanoï, c’est une ville millénaire (qui a fêté ses 1 000 ans en 2010), authentique mais à l’inverse qui est restée dans son époque. Le modernisme semble encore loin. Sacs récupérés, nous attendons notre taxi commandé auprès de l'hôtel. En vain, la faute à un malentendu avec l'hôtel. Nous prenons finalement un taxi de l’aéroport. 1h de taxi classique et quelques paysages de banlieue pauvre plus tard, nous entrons dans Hanoï. Ça grouille, ça klaxonne. Le bruit est aussi présent que le nombre de 2 roues important. 7h30, nous déposons nos bagages à l'hôtel Church Boutique (95 Hang Gai) et partons arpenter la vieille ville. 1ère destination : le Thüy Ta Café, pour y prendre un petit-déjeuner au bord du lac Hoan Kiem. Après le ravitaillement, nous marchons à l'ouest du lac où nous découvrons la cathédrale Saint-Joseph Ly Quoc Su, le temple du Mandarin, la pagode de Bà Dá. Retour sur le bord du lac, puis direction l'ancienne prison de Hòa Lò que nous visitons. Retour au sud du lac, nous remontons la rive est jusqu'au temple Ngoc Son. Nous déjeunons ensuite au Green Tangerine des mets entre gastronomie française et vietnamienne. Retour à l'hôtel où nous récupérons notre chambre pour faire la sieste. Sieste bienvenue après moins de 2h de sommeil pendant le vol. 1h30 et une douche plus tard, c'est reparti. Nous remontons le vieux quartier des 36 rues jusqu'au grand marché (un marché de gros en fait). Les rues grouillent plus que jamais, l'intensité lumineuse diminue, plus nous avançons, plus les rues sont sales, débordent de marchandises... Nous nous demandons si nous ne sommes pas à Delhi, en Inde, tant l'atmosphère s'en rapproche. Après la visite du marché, nous fonçons sur le pont Long Bíen (ex. Pont Paul Doumer), que nous traversons en partie. Spectacle garanti. Flux routier sous le pont incessant, train passant au milieu du pont, milliers de scooters sur le pont, un couple de mariés se faisant photographier sur les rails et l'arrière de Hanoï avec ses ruelles peu éclairées, ses chiens errants... Retour dans le quartier des 36 rues pour approfondir la visite. Tout s'y vend. Chaque rue, ruelle, est globalement dédiée à un corps de métier, un business. Crochet par l'hôtel puis dîner au Quán Bia Minh, sur la terrasse. Coucher 20h30, il faut récupérer.
Vendredi 28 décembre Lever 8h, petit-déjeuner copieux à l'hôtel puis départ pour la partie plus coloniale de Hanoï avec ses grandes artères bordées d'arbres (la touche française). Nous remontons l'avenue Duong Dién Bién Phu et toutes les ambassades jusqu'au mausolée de Hò Chí Minh. Fermé le vendredi... Direction ensuite l'ancien palais du gouverneur de l'Indochine et la maison de Hò Chí Minh dans le parc avoisinant (entrée unique - attention sites fermés le vendredi après-midi). Passage par la pagode du Pilier Unique puis direction le temple de la Littérature. Ce temple consacré à Confucius accueillit le Collège National et fut la 1ère université au Vietnam. Pour en être persuadé, il suffisait d'y être ce jour pour voir les jeunes diplômés, vêtus de robes et chapeaux à l'américaine, se faire photographier devant la maison des Cérémonies (temple principal dédié à Confucius). Visite des 5 cours du temple très intéressante. Nous déjeunons ensuite au KOTO, sur la terrasse du 4ème étage. Bon plats vietnamiens (notamment un Bun Bo végétarien pour Ruth - excellent !). Nous repartons vers le nord en direction du grand lac de l'ouest (Hô Tay). En chemin, visite de l'ancienne citadelle, récemment classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, jouxtant la tour du Drapeau. Nous continuons jusqu'au lac de la soie blanche (Hô Truc Bach). Au bord du lac un banc vide nous tend les bras. Sieste éclair pour Ruth, j'en profite pour regarder jouer les p’tits vieux au jeu de dames local. Ils tentent de m'expliquer les règles avec leurs quelques mots de français... En vain. Nous remontons ensuite la route-digue qui sépare les deux lacs jusqu'à la pagode Trâ´n Quô´c. Une oasis de calme, reposante au milieu du bruit permanent. Retour vers le centre, en chemin nous visitons le temple Quán Thánh. Break Time au Villa Café, au carrefour de Thàm Phô Phan Dinh Phung et Duong Hoang Diêu (en face de la grande église dont j'ai oublié le nom). Fin de journée à arpenter le quartier des 36 rues à la recherche de souvenirs. Nous n'achetons rien finalement mais nous avons fait du repérage pour dimanche... Enfin dîner au 69 (69 Mã Mây). Avant de nous coucher nous préparons nos petits sacs pour les deux jours à suivre.
Samedi 29 décembre Lever matinal, petit déjeuner express, réservation des pick-up de dimanche soir puis départ pour Ha Long. La Baie d’Ha Long c’est l’un des paysages les plus célèbres d’Asie classé depuis 1993. 2000 pains de sucre qui ont également servi de caches aux combattants de la guérilla nord-vietnamienne. 3h30 de route nous sépare de Hanoï et la baie. Hanoï est sous la brume... on croise les doigts pour Ha Long. En chemin notre chauffeur nous arrête (de force) dans un grand magasin de souvenirs et artisanat vietnamien. Formalité accomplie, nous finissons le trajet. Une fois à l'embarcadère, nous gagnons la salle d'attente de la compagnie Pélican. Puis vient l'heure de prendre le petit bateau qui nous emmène sur notre jonque 22 places (11 cabines). Tout y est minuté. 13h : déjeuner ; entrée au milieu des pains de sucre dans un cortège naval (des dizaines de jonques se suivent). Le soleil est au rendez-vous (! - la crème solaire n'aurait pas été un luxe), les appareils photos mitraillent cet espace récemment ajouté à la liste des 7 nouvelles merveilles naturelles. 15h : débarquement et visite de la grotte de la Surprise (Sung Sôt). Immense grotte, plusieurs salles (un peu trop éclairées et colorées), stalactites, stalagmites, formes diverses et variées assimilables à différentes choses selon les imaginaires... 16h45 : changement de pain de sucre, direction Titop et sa plage. Il fait frais, nous optons pour l'ascension vers le sommet et les points de vue photo. 400 marches ça réchauffe mais le panorama est à couper le souffle. Dommage qu’il soit si difficile de faire une photo sans avoir des dizaines de bateaux en fond… Fin d'après-midi sur la plage, retour sur le bateau. 19h : dîner. Comme pour chaque repas, c'est du typique vietnamien, et du végétarien pour Ruth. Fin de soirée à discuter voyage avec nos compagnons du moment (français, italiens -de Milan !-, et australiens). Puis vient l'heure de nous coucher, dans nos cabines, sur la jonque entre quelques pains de sucre. Étrange sensation d'être bercés dans son lit, ou d'avoir trop bu, au choix.
Dimanche 30 décembre 7h30 : petit-déjeuner ; 8h15 : départ pour la grotte du Tunnel. On passe de notre navette à une barque. Grâce à celle-ci nous passons dans un tunnel sous un pain de sucre. Nous arrivons ainsi dans la grotte du Tunnel (Hang Luon). Une fois franchi, nous découvrons un espace calme au milieu des pains de sucre. Une sorte de lac intérieur où jouent des singes. Calme, reposant, très agréable. 9h : retour sur la jonque, vidage de chambre, discussion avec les autres passagers pendant que notre bateau circule dans la baie, découverte de nouveaux pains de sucre. 10h30 : brunch. 11h30 : débarquement, notre chauffeur de la veille nous attend et nous conduit à Hanoï. Après un passage à l'hôtel, nous filons acheter des souvenirs (peintures, sets de table, pochettes en soie - tous négociés parce que nous avons bien noté que pour un même produit, les prix varient du simple au triple voire quadruple selon les vendeurs). Conseil : A posteriori, on confirme ne jamais avoir retrouvé les prix de Hanoï dans les autres villes. Plus nous allions vers le sud plus les prix augmentaient. Achetez donc à Hanoï… Pause goûter au Little Hanoï, puis taxi jusqu'à l'aéroport. Nous y retrouvons Jean-Marie, Catherine, Jacky et Sylvie, nos compatriotes de la jonque. Direction Hué. À Hué, un taxi nous attend et nous emmène à notre hôtel : Mondial Hotel Hué. Vu l'heure, in-room diner.
Lundi 31 décembre Hué, c’est l’ancienne capitale du pays. Une ville au centre de ce pays tout en longueur, sorte de L inversé. Ville de la dynastie Nguyên, elle est connue pour sa citadelle et sa Cité Interdite, ainsi que les tombeaux royaux en périphérie. Début de journée "organisation" : changer nos euros car définitivement retirer du cash ne vaut pas le coup (2.000.000 de dôngs max soit 80€ - à chaque fois diminués d'une commission par la banque vietnamienne et d'une autre par notre banque française) ; organiser notre excursion du lendemain, réserver un massage pour le soir même. Tout ceci nous mène chez Vidotour (notre agence contact locale) Hué à deux pas de l'hôtel. Finalisation et paiement (150$) de l'excursion. Nous attendons vainement un taxi pour nous emmener à la cité impériale de Hué. Finalement, deux gars de l'agence nous y emmènent en moto. Accrochez-vous ! Moto, Vietnam, ville, pluie… une aventure à vivre. 11h -15h : visite de la citadelle et de la cité pourpre interdite - sans guide car nous n'en avons pas trouvé à l'entrée du site. Nous sillonnons entre les palais, les temples, les esplanades, le théâtre, les portes monumentales ; parfois disparus ou en ruine ; parfois bien conservés ou bien restaurés. Cet ensemble semble hors du temps. Le calme est omniprésent. Les lieux nous charment et nous font traîner jusqu'à 14h30, heure du spectacle traditionnel dans le théâtre. Chants, musique, danse un brin ringards au départ mais finalement agréables jusqu'au final haut en couleur et acrobatique. Au final on ne sait pas dire ce que l’on a préféré dans la citadelle et la cité interdite, peut-être tout, en tout cas flâner en son sein est un moment fort agréable. Direction Lac Thiên, un petit boui-boui pour nous restaurer (feuille de riz avec légumes et crevettes, sauce cacahuète, rouleaux vapeur aux légumes, sauté de soja, oignons et tomates). Nous faisons ensuite un crochet vers le marché local. Nous nous arrêterons finalement au centre commercial local avant de filer au bar de l'hôtel La Résidence (5*) pour nous poser, fatigués. Dans cette ancienne résidence du préfet français, transformé en luxueux hôtel, nos sirotons un cocktail en mangeant un dessert et jouant au rami. Retour à l'hôtel pour nous préparer pour le gala / buffet de fin d'année. Nous passons la soirée au restaurant de l'hôtel où nous avons des invitations pour dîner (buffet classique, un peu décevant) et profiter du spectacle proposé (chants, musiques vietnamiennes - spectacle kitchissime mais tellement local). 21h ils chantent bonne année (!!), puis quelques pas de danse sur le dance-floor. Nos filons ensuite au spa pour un massage vietnamien. 1h de décontraction et une partie de massage surprenante avec des pots chauffés aspirant la peau (hot pots - reprenant l'effet d'une sangsue posée sur le dos).
Mardi 1er janvier Aujourd'hui, journée de transition de Hué vers Hoï An. Notre guide francophone Chau et notre chauffeur nous récupèrent à l'hôtel. Nous partons visiter 3 tombeaux d'empereurs au sud de la ville. Le tombeau de Tu Duc est dans un joli parc entouré d'un temple. Un ensemble plutôt entretenu et agréable. Direction ensuite le tombeau de Khai Dinh, empereur ayant fait un passage en France et qui a adoré Versailles. Son mausolée est une sorte d'énorme monument de béton, l'intérieur pourrait ressembler à une pièce du château de Versailles, revu à la sauce locale. Lourd et moyennement beau. Enfin direction le tombeau de Minh Mang. Des temples dans un superbe parc, des étendues d'eau... Vraiment très agréable. Le plus beau des 3 sites visités. Nous filons ensuite en direction de Dà Nãng. Pause déjeuner en chemin, puis route de montagne via le col des Nuages (Hãi Ván) et ses points de vue panoramiques sur la mer, la montagne, Lāng Cô et Dà Nãng. Splendide. Surprenant en revanche de voir des ruines de bunkers et tourelles de défense. Ce passage était un point stratégique pendant les guerres de l’Indochine et du Vietnam. Descente vers la montagne de marbre que nous ne visiterons pas. (arrêt express chez un vendeur de souvenirs en marbre - sans intérêt) puis route jusqu'à Hoï An. Nos partenaires du jour nous déposent à notre hôtel : Hoï An Historic hôtel. Très bel hôtel, 1ère chambre décevante (bruyante, donnant sur une rue), 2ème plus agréable. Fin d'après-midi détente, foot massage pour Ruth (massage de tout le corps et à peine des pieds !). En chemin pour le dîner, nous nous arrêtons chez Be Be, un tailleur que notre guide du jour nous a recommandé, à qui nous commandons après longue discussion, choix de textile, prise de mesures et négociation de prix, une robe et deux vestes. Attention : Mardi 20h30, top départ. Nous filons ensuite dîner au Green Moss. Roses et nouilles légèrement décevantes. Retour à l'hôtel en nous promenant dans les rues touristiques. Ambiance tranquille, cool, bars ouverts, peu de monde, sombre... Cela nous rappel Key West (Floride). On est à Hoï An depuis quelques heures mais on s'y sent déjà bien. C’est une petite ville au bord d’une rivière et à 7km de la mer où l’on trouve des resorts. La ville est classée au patrimoine mondial pour ces dizaines d’édifices, de maisons typiques de styles anciens (vietnamien, chinois et japonais) mélangés.
Mercredi 2 janvier Buffet petit-déjeuner, coiffeur pour moi, office du tourisme pour Ruth pour acheter un pass 5 entrées pour les lieux d'intérêt de Hoï An. Nous visitons tout d'abord la charmante maison-chapelle de la famille Tràn. Dommage qu'il y ait plus d'espace dédié aux bibelots souvenirs qu'à la maison elle-même. Nous continuons avec la maison Quân Thàng. Petite, de belles boiseries. En chemin nous visitons le temple Trung Hoa puis le temple Phúc Kiên, tous les deux très beaux. Nous traversons ensuite le marché, longeons la rivière. Plus que les maisons, on reste fan de cette ville. Déjeuner au Mango room (des tempuras puis deux salades de légumes et fruits avec des crevettes ou du tofu, le tout accompagné de sauce à la mangue). Excellent et cadre très charmant, lovés dans de confortables canapés dans la salle du 1er étage. Puis retour chez Be Be, avec un crochet par le charmant petit pont japonais. 14h soit 17h après notre 1er passage (dont une nuit) essayage des produits commandés la veille. Ma veste : impeccable. La veste de Ruth : une légère retouche sur les manches à prévoir. La robe, une retouche sur le buste à prévoir. On nous propose de repasser dans 2h, on repousse au lendemain 10h15. Passage par la poste (achat de timbres), crochet par l'hôtel où nous prenons une navette pour l'hôtel jumeau sur la plage de Cúa Dai à 7km à l'est (Hoï An Beach Resort). Excursion express puisqu'une fois sur la plage, il fait frais, la plage ne nous attire pas plus que ça malgré les beaux palmiers, le sable fin... Retour à l'hôtel pour un bain de soleil au bord de la piscine, deux cocktails et quelques frites en accompagnement. Nous partons ensuite au Garden Secret restaurant pour y dîner de mets délicieux (fish in banana leaf et pomelo salad) dans un cadre charmant (joli jardin et musicien). Crochet par le Cargo Club où nous dégustons avec gourmandise deux pâtisseries (dont un excellent fraisier revisité) et des lassi banana et banana/orange. Flâneries, on est fan de l’ambiance de la ville.
Jeudi 3 janvier Petit-déjeuner buffet puis direction Be Be pour un nouvel essayage. Vestes complètement validées, finies, emballées... La robe en revanche ce n'est pas ça. La taille est ok mais les anciennes piqûres sont très visibles. Il est 10h30. On revient à l'hôtel, matinée au bord de la piscine, sacs, check out, retour chez le tailleur. Définitivement ils ne parviennent pas à masquer les traces (jeudi 12h30). La vendeuse nous demande 1h pour refaire complètement la robe. Du coup pause déjeuner au Dāo Tiên. Salade de crudités, crevette, poulet sauce cacahuète très bon ; fried noddle avec tofu, classique. Cadre top en bord de rivière, service adorable, endroit calme (l'adresse du GDR donne côté rue mais le personnel nous mène à la 2e terrasse côté rivière). Retour chez Be Be, nouvelle robe un peu grande (jeudi 13h30). Visite du temple Quán Công et du musée culturel. Attention ceci compte comme deux visites même si les bâtiments communiquent. Vu notre surprise, le gardien ne nous fait pas payer. Bonnes visites. Passage par le temple Hâi Nan. Retour chez Be Be, la robe est presque ok, dernière reprise dans la foulée en 5 minutes. Ok vendu, c'est tout bon. Jeudi 14h30, soit moins de deux jours pour faire notre commande, et surtout refaire une robe en 1h. Ils ont de la ressource… Nous repartons pour une dernière visite : la maison Phùng Húng. deux étages de visites intéressantes mais toujours ces bibelots souvenirs omniprésents. Retour vers l'hôtel, change d'euros dans la rue (là aussi on négocie - attention le taux aura beaucoup fluctué au cours de notre séjour) et taxi. La veille nous avions négocié un taxi pour Dá Nãng pour 330.000VND, on tombe sur un soi-disant collègue, on croit confirmer le prix. On roule. Arrivés à l'aéroport, je tends la monnaie et le chauffeur me montre le taxi-meter qui dépasse les 500.000VND. On a beau parlementer, négocier, nous énerver, rien à faire il ne nous laisse pas partir et pire, un policier s'en mêle. Avant que cela n'aille plus loin nous trouvons un compromis à 450.000VND. Morale de l'histoire : toujours écrire pour se faire comprendre. Enregistrement, contrôles, embarquement, vol, arrivée ok. On prend ensuite un taxi prépayé (Saigon air, paiement juste avant la sortie avec bagages). Check-in à Northern Hotel. Et en route pour une découverte by night de Ho Chi Minh. C'est plus bruyant, plus grouillant que tous nos autres stops vietnamiens précédents. Nous allons dîner au Quán Núóng. Une terrasse animée où l'on s'attable à une table-barbecue pour griller ses mets soi-même. Le tout dans l'agitation et la fumée des locaux et des touristes. Un régal pour les viandeux. On en ressort par contre transpirants et un peu odorants... Fin de soirée entre les rues Lé Loi, Nguyên Huê, Dong et le théâtre, l'hôtel de ville, les magasins de luxe et les grands hôtels. Rien à voir avec les étapes précédentes. Les immeubles sont plus hauts, les gens apprêtés pour leurs sorties nocturnes... Ho Chi Minh, c’est la plus grande ville du pays, la capitale du sud, la ville travailleuse, financière, moderne, tentaculaire, partiellement occidentalisée, avec pas mal d’expatriés… Sans y être complètement, la ville tend plus à ressembler à Hong-Kong, Singapour, Shanghai qu’à Hanoï.
Vendredi 4 janvier Nous nous sommes organisés une journée découverte du delta du Mékong (190$). Le fleuve se jette dans l'océan en 9 bras qui forment son delta. C'est le grenier de la région (riz, vergers fruitiers...). Le Vietnam est le 2ème exportateur de riz après la Thaïlande. Phung, notre guide du jour nous retrouve à notre hôtel. Départ pour Bên Tre en voiture. En route, Phung nous parle de Saigon (elle ne dit pas Ho Chi Minh - parce qu'elle est née avant 1975), du Mékong... Sur place, un guide local nous attend. Nous goûtons une galette de riz sucretée achetée au coin de la rue puis nous marchons au milieu d'un petit village puis de la forêt. En chemin Phung nous explique les fruits, les arbres, les animaux que nous croisons. Arrivés sur un bras du Mékong, nous prenons un bateau pour traverser le fleuve puis de nouveau marche à pied dans la nature et les maisons isolées. Mangues, fèves de cacao, pomelos, bananes, ... Plus tard un pick-up (qu'ils appellent une charrette) nous attend à un carrefour et nous dépose quelques km plus loin chez l'habitant pour une dégustation de fruits. Eau de noix de coco, noix de palmier d'eau, ramboutan (sorte de litchis), ananas avec du sel et du piment, un régal ! Le propriétaire nous embarque ensuite dans son sampan pour remonter un petit bras du Mékong. Puis nous continuons sur un bateau à moteur sur un bras principal du fleuve. Direction un silo à coco où la coco est travaillée. Un peu d'escalade sur le quai puis nous croyons percevoir comme un malaise entre le guide local et Phung. Peut-être la vision d'enfants travaillant... Redescente (difficile) sur le bateau, direction notre pause déjeuner. Nous accostons un peu plus loin et derrière la végétation découvrons les 1ers occidentaux de la journée et notre resto chez l'habitant. La patronne locale nous a préparé différents mets délicieux (crêpes de riz que nous roulons nous-même avec du poisson frit, des nouilles, de l'ananas et des herbes). Noddle avec ou sans crevette, soupe avec ou sans porc, riz blanc, ... Fruits pour le dessert. Après déjeuner nous finissons notre excursion par un peu de marche, nous goûtons un jus de canne à sucre (nuoc mia), servi avec un peu de jus de kumquat. À un carrefour avec un axe plus important notre chauffeur du matin nous attend. Cette journée dans le delta est une réussite ! Retour à Ho Chi Minh. Nous demandons à être déposés au marché de Cho Lon (quartier chinois de HCM). Retour dans l'agitation ! Nous achetons un peu de textile. Nous partons ensuite à la recherche de l'église et des temples locaux. En vain, le plan du Guide Du Routard n'est pas assez précis et nous sommes assommés par le bruit. Taxi, retour dans le centre-ville. Nous montons au sommet de l'hôtel Caravelle, au Saigon bar, pour y boire un coup en admirant le coucher de soleil sur la ville. Passage par l'hôtel pour récupérer la bouteille de vin qui nous a été offerte (cabernet sauvignon argentin) et direction The Sushi Bar, un resto jap dans la rue des japonais. Bonne adresse.
Samedi 5 janvier Matinée découverte du centre-nord d'HCM. Église Notre-Dame, la Poste (aux allures de gare ferroviaire avec une charpente Eiffel - qui contient quelques magasins de souvenir à des prix plutôt pas excessifs), le Palais de la réunification (kitsch et 70's au possible), le parc avoisinant. Puis nous flânons entre le marché Bên Thành et la rue Lé Loi à la recherche de souvenirs. Trop chers et un peu fatigués par les négociations (définitivement il vaut mieux acheter ses souvenirs à Hanoï). Retour à l'hôtel, bagages, taxi pour l'aéroport, sandwich, écriture des cartes postales, embarquement pour Phū Quôc. Phū Quôc, c'est une île à l'ouest du Vietnam, à 30km au sud du Cambodge. Île longuement disputée entre les deux pays, finalement acquise par le Vietnam mais du coup encore militarisée par endroit (on ne voit rien au 1er abord). Aujourd'hui l'île se tourne entièrement au tourisme avec ces grandes étendues de plages. Il se dit que c'est le Phuket d'il y a 20 ans... Vol sans souci, transfert pour notre hôtel, le Long Beach Resort, via leur navette. Découverte des lieux. Le parking est nul... La réception moyenne. On attend du coup avec un peu d'appréhension puisque pour nous ce doit être L'HÔTEL des vacances. La cadre du resort est pas mal, la chambre très jolie et spacieuse. On fait ensuite le tour du spa, de la piscine : bien. Plage : étroite et plutôt bondée. Bon, ce n’est pas le paradis mais on s'en approche. On test l'option chaise longue et cocktail sur la plage. Le service est horriblement long, mais bon, c'est tout de même la belle vie. C'est parti pour 5 jours au rythme tranquille. Dîner au resto du resort. Bien mais toujours ce détail vietnamien : il faut prendre son mal en patience pour avoir ses plats... L'autre détail : l'anglais et les Vietnamiens, ça fait 2...
Dimanche 6 janvier Farniente ou presque. Grasse Mat', p’tit déj buffet, piscine, plage, sieste, et finalement visite des plages voisines, après être passés à notre réception pour réserver un scooter pour le lendemain (200.000VND la journée de 8h). Visite tout d'abord vers le nord. À peine passé le mini cap, on découvre une plage sale et à peine plus grande que la nôtre. On pousse jusqu'à La Véranda, l'hôtel chic que nous souhaitions réserver où il n'y avait plus de place et à vrai dire ce n'est guère mieux. La plage est un peu plus grande mais les blocs de chambres tassés. On est peut-être pas si mal de l'autre côté. On file vers le sud, les plages sont encore plus étroites, on se dit que c'est vraiment idiot de construire si proche de la mer. On pousse jusqu'au Paris Beach Resort pour manger une glace. On tombe sur un français (un professeur de marketing à la retraite), mari de la patronne des lieux. De fil en aiguille, nous parlons de la plage et là, révélation... Les dernières grosses tempêtes de 2012 ont emporté 20m de plage... Tous les hôtels se retrouvent à l'étroit par conséquent... Nous comprenons mieux ! On dîne au Beach Club restaurant, notre voisin, vide. Cuisine ok, sans plus. Cocktails sur la terrasse de notre resort. Fin de soirée avec un groupe de musique philippin qui anime le beach bar de notre resort.
Lundi 7 janvier Après le petit dèj, c'est parti pour une journée en scooter à la découverte de l'île. Première découverte : faire le plein d'essence à la ville voisine Duong Dông puisque nous n'avons qu'un litre dans le réservoir. La ville étant au nord, nous poussons ensuite dans la même direction. Direction le cap Ganh Dâu. Après avoir tourné en ville, on trouve la bonne direction pour quelques km. Puis au niveau de l'ancien aéroport, fini le goudron, place à la piste, mais laquelle... Après hésitation nous choisissons la bonne direction, quelques doutes et renseignements pris plus tard nous voici de nouveau sur le bitume. Arrivés aux alentours de Cua Can, nous filons sur la future route (en travaux) plein nord. Une sorte de route gravillonnée. Évidemment vient le moment où la route et fermée, où nous trouvons une déviation sous forme de piste cabossée, qui nous ramène sur le chemin côtier. Quelques kilomètres en plus pour le plaisir. On longe donc la côte nord-ouest. Après quelques pauses photos, le scooter est de plus en plus dur à diriger. Un local nous arrête et nous montre que le pneu arrière est crevé. Pas de problème, nous le suivons. Il nous fait arrêter à une échoppe, sort ses outils, change la chambre à air (la nôtre étant déjà multi-réparée) et nous demande 200.000VND. C'est très cher mais nous n'avons pas le choix… Nous continuons notre route jusqu'au cap, au fil des paysages splendides, des cahutes de pêcheurs et de leurs poissons séchant au bord de la route... Pause déjeuner à la sortie de Ganh Dâu. Nul, long et on a été malades la nuit... On repart via la piste côtière direction Cua Can. Quelques gouttes font leur apparition, on fait un stop coca light et ca-fé sua da (café glacé vietnamien servi avec du lait concentré sucré) à Vung Bâo. Fin d'averse, retour sur la piste. À l'entrée de Cua Can, nous restons le long de la côté, traversons un vieux pont en bois ; vieux au point de douter de sa solidité. Nous remontons tout le village entre maisons, jardins, bateaux, vaches, cocotiers... Des paysages contrastés magnifiques. Entre temps nouveau pont de bois, encore plus petit, encore plus douteux mais finalement assez robuste pour résister à nous deux sur le scooter. Retour sur la route principale jusqu'à Duong Dông. Crochet par Ông Lang. On visite le Mango Bay Resort ; des bungalows en pleine forêt en bord de plage. Calme, cool, a priori une excellente adresse du GDR. Puis nous visitons le Chen Sea Resort&Spa. Rien à voir. Une enceinte gardée, un cadre ultra luxe, des bungalows à 256$ mini. On nous avait dit que La Véranda était la référence, le Chen Sea semble clairement se positionner un cran au-dessus. Puis 17h, arrivée à Duong Dông, découverte du trafic intense urbain. Ça zigzague, ça klaxonne, ça freine... On traverse le night market (bondé) et retour à notre resort. On veut remettre ça le lendemain, du coup négocier avec le loueur pour garder le même scooter (et notre excès d'essence), avoir un rabais pour absorber une partie des frais de réparation. On trouve un compromis à 120.000 VND. Le scooter à nous, nous filons dîner Au Bistrot, resto tenu par un couple franco-vietnamien. Un très bon tartare de thon, le reste sans plus... En revanche accueil et service top. Scooter by night dans les ruelles autour puis retour à notre resort.
Mardi 8 janvier C'est reparti pour une journée scooter, les fesses endolories de la veille. Cap au sud, on longe l'aéroport au sud vers l'est (10.000VND de péage) et on récupère la future nouvelle route express du centre. Du gravillon au départ, la vieille route en partie défoncée ensuite. En chemin nous traversons des petits hameaux au milieu des montagnes locales. Après 45min de route nous bifurquons pour Bao Sao, la plus belle plage de l'île dixit le GDR. On opte pour le My Lan. On découvre une splendide plage de sable fin blanc et propre, une eau transparente, quasi personne en cette fin de matinée. Top. Location de chaises longues (20.000VND), baignade, bronzage, cocktail, déjeuner. Parfait. Au fur et à mesure la plage se remplit mais rien à voir avec Long Beach. On remonte sur notre scooter, plein d'essence urgent avant panne sèche, puis direction la plage suivante Bai Khem, que nous ne trouverons jamais. En chemin nous visitons l'ancienne prison Coconut tree (Cay Dua), découvrons un monument dédié à la guerre. Puis en chemin pour An Thoi, nous longeons l'actuel camp militaire avec des militaires marins aux postes de garde. Découverte ensuite de An Thoi, une ville portuaire de pêcheurs. On repart en chemin inverse à la recherche d'un chemin vers l'ouest qui nous permettra de regagner la piste côtière sud-ouest. Et par chance, avant, peut-être Bai Khem... En vain, nous tombons finalement sur la bifurcation vers l'ouest et regagnons l'autre côte. On roule alors vers le nord en remontant les 20km de plages rectilignes bordées de maisons de pêcheurs, de cultures d'huîtres pour ses perles, de projets immobiliers touristiques en construction... Le trip en scooter sur l’ile c’est faire ! Nous avons passé deux très bonnes journées. Retour au resort. Massage pour Ruth (foot reflexology) puis dîner à côté de notre resort sur le petit cap. Comme tous ces restos le soir, il n'y a personne. Le chef nous propose des grillades au barbecue. Calamar pour moi, poisson pour Ruth. Bons plats copieux mais un peu trop spicy. Fin de soirée au resort.
Mercredi 9 janvier Journée farniente. Une vraie journée farniente. Plage, soleil, lecture, mer, cocktail, sieste, jeux de cartes, averse... Pédicure pour Ruth en fin de matinée ; massages (dos pour moi, tête et épaules pour Ruth) : presque un test de résistance à la douleur leurs strongs massages (genre d'acupression). Dîner Au Cap Breton : peu intéressant et moyennement bon.
Jeudi 10 janvier Rangement des bagages puis départ pour l'aéroport. C'est la fin de Phū Quôc. On vol pour Ho Chi Minh, récupère nos bagages pour passer côté international (pour l'anecdote, à mi-chemin entre les terminaux, nous devons changer de trolleys, chaque terminal ayant son modèle...), vol pour Siem Reap / Angkor au Cambodge. Vols sans encombre, notamment au dessus de l'immense lac Tonlé Sap. Particularité du lac ? Il est alimenté (ou vidé) par un affluent du Mékong dont le cours s'inverse selon la hauteur du Mékong (saison sèche / humide). Le lac quadruple en saison des pluies ! Premier contact avec le Cambodge à Siem Reap, la ville du coin qui donne accès à Angkor (à 8km). Un peu moins de scooters, des vrais casques de moto (mais obligatoires seulement pour le conducteur), plus de vélos, des motos-tuktuk (avec à chaque fois de jolis sièges décorés), moins de klaxons. On récupère notre chambre. Top... Sauf le lézard que je ne parviens pas à attraper ; le mec de la réception vient... Évidemment le lézard ne se montre pas. Baignade puis balade à la découverte du centre de Siem Reap. C'est la ville située à 8km d'Angkor et ses 3 millions de visiteurs par an, autant dire que ça se voit. Passé le Old Market, les rues regorgent de resto, bars, boutiques souvenirs... Il y a même une Pub Street avec ses bars et sa musique ultra forte. Après un échec au Chamkar (plein), nous dinons au Bamboo. Agréable cuisine khmer revue pour les touristes. En fin de soirée, retour dans notre chambre où le lézard a refait son apparition. Nouvelle tentative de capture vaine, nous nous couchons. C'est alors la clim qui se met à vibrer et faire des étincelles occasionnellement. Nuit difficile.
Vendredi 11 janvier Après le petit-déjeuner, j'explique le(s) problème(s) à l'accueil qui me dit s'occuper de ça dans la journée. On retrouve Choeun notre guide francophone pour les 3 jours à venir. Départ pour Angkor, patrimoine mondial de l'UNESCO. Lorsque l’on dit Angkor, on pense au temple d’Angkor, celui que l’on voit partout, même sur le drapeau national. Angkor c’est en fait une région de 2000km² selon les archéologues, dont un espace de 402km² classé. Le tout forme un ensemble d’anciennes cités, d’anciens temples et édifices angkoriens. On s’y déplace en voiture, tuk-tuk ou vélo tant les distances sont importantes entre les sites. La matinée est consacrée aux visites de 3 sites. Prasat Kravan, un petit temple en brique, construit en 921 et bien restauré dans les années 1970. Preah Khan, un temple important, ou plutôt une ville antique disparue entourée de douves. Le temple a de nombreuses sculptures et tympans. Enfin Neak Poan, les bains royaux construit par Jayaravman au 12ème siècle Un grand bassin central ; 4 bassins latéraux, des animaux imaginaires, dommage que l’on ne puisse plus faire le tour du site maintenant et que l’on doive rester cantonnés derrière une balustrade. Nous mangeons ensuite en face du bassin Sras Srang où de nombreux restos proposent plus ou moins la même chose. L'après-midi au lieu de visiter Angkor Wat qui est fermé en partie (le 3e étage qui est un sanctuaire) car c'est un jour saint, nous visitons Ta Prohm, un grand temple très intéressant, un lieu magique, figé dans le temps où les fromagers et les figuiers étrangleurs engloutissent les pierres du 12ème siècle (encore une construction de J7). On dit que ce temple faisait partie d’une cité de 12000 âmes, que les matières précieuses foisonnaient, que la tour centrale était recouverte de pierres précieuses… Nous avons ensuite une visite (et bénédiction) au monastère Wat Swei d’organisée par Asia. Un bonze nous y attend pour nous bénir en deux phrases. Express. Retour vers Siem Reap, stop à Les Senteurs d'Angkor pour une découverte des plantes et senteurs locales puis l'inévitable boutique-souvenirs. Fin de journée en ville, piscine (il a fait très chaud toute la journée, c'est un vrai plaisir) puis dîner au Blue Pumpkin (Chamkar encore plein mais résa faite pour le lendemain), affalé sur les canapés-lits à profiter des bons plats (surtout les raviolis Amok fish) et desserts. Bonne adresse. Salle un peu aseptisée pour un dîner mais climatisation très agréable et surtout à l'écart des moustiques.
Samedi 12 janvier Après un petit-déjeuner buffet, route pour Banteay Srei (1h) pour y découvrir un temple baptisé la citadelle des femmes, finement décoré (un travail de femmes d'après les guides). Le lieu est petit et plein de touristes. Bruyant pour commencer et profiter du site. Point positif et intéressant : le petit musée accolée qui retrace un peu l’histoire angkorienne et les recherches faites sur le site par les archéologues. Vous entendrez parler (ou vous lirez) les fabuleuses aventures de notre ancien ministre André Malraux et de ses péripéties locales durant sa période archéologue-voleur. Retour vers le centre d'Angkor. Stop dans un petit village qui fait des bonbons grâce au jus sucré issu des palmiers à sucre (gras et moyen). Nous visitons ensuite le temple de Banteay Samre, surnommé l’Angkor Wat miniature. Le site du 12ème est très calme, bien conservé et très agréable. Décoration sculptée de Vishnou et Shiva, belle terrasse avec ses lions sculptés par des artisans n’ayant jamais vu de lion… Direction Sras Srang comme la veille pour déjeuner dans l'un des restos. Stop photos en chemin à Pre Rup, un temple montagne du 10ème siècle. L'après-midi est consacrée au grand et connu Angkor Wat. L'avantage d'avoir un guide qui connait bien, c'est qu'il nous fait passer par l'entrée opposée à l'entrée principale et ainsi faire le parcours à l'envers. Moins de monde ainsi. Le temple est très bien conservé, majestueux avec ses fresques, ses salles, ses tours. On dit qu’il a fallu 500000 ouvriers et 6000 éléphants pour sa construction. Choeun nous fait son show. Il nous commente les fresques majeures, nous fait découvrir les salles et leurs histoires… La montée au sommet du 3ème niveau offre une belle vue sur l’esplanade et l'horizon. Angkor Wat c'est une image que l'on avait vue et revue, mais y être c'est encore autre chose. 3h de découverte fort intéressantes. Retour à l'hôtel, piscine puis dîner au Chamkar (enfin!). Bons plats végétariens, notamment le wedding day dip, et le dessert typique à base de banane, lait de coco sucré et billes de tapioca.
Dimanche 13 janvier Matinée consacrée à la visite d’Angkor Thom, l'une des anciennes capitales majeures. On commence avec la visite du Bayon, construit aux 12ème et 13ème siècles. Le lieu est très émouvant et reposant avec ses tours aux 4 visages (et malgré les déjà nombreux touristes). Conseil : Comme pour tout le site d’Angkor, être matinal. Les différents sites sont vite remplis de touristes. Au sommet nous nous posons un peu pour en profiter. Nous poursuivons le Baphuon, l’un des plus grands édifices religieux de Cambodge ancien. Construit au 11ème siècle, il consiste en une pyramide ou temple montagne vertigineux. Une des façades a été transformée en un bouddha couché de 60m de long. Du sommet, belle vue sur l’ensemble d’Angkor Thom dans sa forêt. Direction ensuite le Palais Royal dont il ne reste que le temple de Phimeqnekqs et deux bassins. Puis nous finissons le tour par la terrasse des Eléphants qui doit son nom aux nombreux pachydermes sculptés sur les soubassements, et finalement la terrasse du Roi Lépreux avec sa statue censée représenter J7 que l’on a cru mort de la lèpre… Avant de repartir à Siem Reap nous nous arrêtons à la porte sud d’Angkor Thom pour prendre quelques ultimes photos des lieux. Angkor on recommande chaudement sur 2 à 3 jours. On en garde des images inoubliables. De retour à l’hôtel, nous profitons une dernière fois de la piscine avant de plier bagages, déjeuner sur place en attendant notre transfert vers l’aéroport. La suite est moins intéressante…. 3 vols sans encombre jusqu’à Milan, les bagages ont pris les mêmes avions et nous les avons retrouvés à l’arrivée (pas gagné avec 3 vols, 3 pays, 3 compagnies différentes…). A l’arrivée le choc thermique est dur. 34° / -3°…
Coucou les voyageurs !
Aprés quelques mois de dur labeur, Chouchou et Loulou sont repartis pour de nouvelles aventures 😏
Cette fois ci, c'est le Cambodge qui nous accueille, pays bien connu de tous pour le meilleur, les temples millénaires d'Angkor, et le pire, les Khmers rouges et leurs massacres !!
Bon, je vous rassure, ce n'est pas Pol Pot qui nous a donné envie de venir ici 🤪 (surtout après avoir lu "une odyssée Cambodgienne" de Haing Ngor, que je vous conseille vivement si vous voulez en savoir plus sur cette période noire )!!
Par contre le Mekong,

les temples,

le lac Tonlé Sap,

la campagne rurale

les iles paradisiaques

et évidement les habitants

nous ont vraiment comblé de plaisir 😏 !
Donc en Mars 2018 nous voilà partis pour 20 jours sur place.
Alors pour ce 1er voyage dans le pays et au risque de vous décevoir, on n'a vraiment pas fait original : Koh Dach, Angkor, Kampong Thom, Kratié, Kep et Koh Rong Samloen. Pas original certes mais bien dépaysant quand même 😛 !!
Alors si ça vous dit je vais vous raconter ce qu'on a vu, vécu, perçu.... et qui forcément, n'engage que nous 🙂 !
Alors z'êtes prêt à embarquer dans cet avion de la bonne humeur (parce que comme toujours avec moi, les "casse pompons" sont priés de rester au sol ah ah) ??

Aprés quelques mois de dur labeur, Chouchou et Loulou sont repartis pour de nouvelles aventures 😏
Cette fois ci, c'est le Cambodge qui nous accueille, pays bien connu de tous pour le meilleur, les temples millénaires d'Angkor, et le pire, les Khmers rouges et leurs massacres !!
Bon, je vous rassure, ce n'est pas Pol Pot qui nous a donné envie de venir ici 🤪 (surtout après avoir lu "une odyssée Cambodgienne" de Haing Ngor, que je vous conseille vivement si vous voulez en savoir plus sur cette période noire )!!
Par contre le Mekong,

les temples,

le lac Tonlé Sap,

la campagne rurale

les iles paradisiaques

et évidement les habitants

nous ont vraiment comblé de plaisir 😏 !
Donc en Mars 2018 nous voilà partis pour 20 jours sur place.
Alors pour ce 1er voyage dans le pays et au risque de vous décevoir, on n'a vraiment pas fait original : Koh Dach, Angkor, Kampong Thom, Kratié, Kep et Koh Rong Samloen. Pas original certes mais bien dépaysant quand même 😛 !!
Alors si ça vous dit je vais vous raconter ce qu'on a vu, vécu, perçu.... et qui forcément, n'engage que nous 🙂 !
Alors z'êtes prêt à embarquer dans cet avion de la bonne humeur (parce que comme toujours avec moi, les "casse pompons" sont priés de rester au sol ah ah) ??

Bonjour,
Me voilà prête à visiter Angkor. Après une longue hésitation, j’ai pris l’option de visiter le site d’Angkor sur 2 jours, en promettant d’y revenir….. c’est mieux que rien.
J’ai révisé ma leçon mais quelques questions restent en suspens et je sais que de nombreux amoureux de ce pays circulent sur vf….🙂 Donc je vous les livre : o Pour visiter le site, connaissez vous un bon guide ? j’ai cru comprendre que le guide est indispensable o Pour un forfait de 2 jours, il faut fournir des photos, combien dans vos souvenirs ? 2 ? o J’ai vu qu’il était possible de survoler les temples en ballon captif au coucher du soleil (vol de 10 mns). L’avez-vous déjà fait ? comment est ce ? o Une question bête : est il possible de déjeuner à proximité du site ou faut il prévoir de retourner à l’hôtel ? o Et enfin, que pensez vous du site de Kba Spean (" la rivière aux milles Lingas"). Je n’arrive pas à me faire une opinion. Indispensable ou pas ?
Merci d’avance de vos réponses 😉 Valérie
Me voilà prête à visiter Angkor. Après une longue hésitation, j’ai pris l’option de visiter le site d’Angkor sur 2 jours, en promettant d’y revenir….. c’est mieux que rien.
J’ai révisé ma leçon mais quelques questions restent en suspens et je sais que de nombreux amoureux de ce pays circulent sur vf….🙂 Donc je vous les livre : o Pour visiter le site, connaissez vous un bon guide ? j’ai cru comprendre que le guide est indispensable o Pour un forfait de 2 jours, il faut fournir des photos, combien dans vos souvenirs ? 2 ? o J’ai vu qu’il était possible de survoler les temples en ballon captif au coucher du soleil (vol de 10 mns). L’avez-vous déjà fait ? comment est ce ? o Une question bête : est il possible de déjeuner à proximité du site ou faut il prévoir de retourner à l’hôtel ? o Et enfin, que pensez vous du site de Kba Spean (" la rivière aux milles Lingas"). Je n’arrive pas à me faire une opinion. Indispensable ou pas ?
Merci d’avance de vos réponses 😉 Valérie
Salut à tous !
Voici le récit du périple que nous avons effectué récemment, avec mon amie, au Vietnam et au Cambodge. Nous souhaitons ainsi le partager, notamment afin que les potentiels vacanciers y trouvent de quoi nourir leur programme. Je suis disponible pour toute question pouvant vous aider à préparer un voyage extraordinaire, dans ces deux pays qui ne le sont pas moins !
Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...
Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !
Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.
Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...
Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.
Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.
Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.
Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.
Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.
Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...
Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.
Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !
Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.
Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).
Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...
Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.
Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....
Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !
Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.
Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.
Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !
Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).
On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.
Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.
Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.
Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !
Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.
Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.
Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.
Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.
Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !
Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !
Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.
Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.
Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.
La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.
Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.
Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.
Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...
Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !
Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!
Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.
Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).
C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.
Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !
Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !
Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !
Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.
Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.
Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.
En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.
Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.
Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.
Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.
Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.
Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.
Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !
Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.
La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.
C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !
L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !
Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.
A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.
La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...
Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !
Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.
Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...
Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.
Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.
Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.
Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.
Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.
Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...
Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.
Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !
Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.
Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).
Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...
Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.
Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....
Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !
Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.
Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.
Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !
Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).
On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.
Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.
Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.
Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !
Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.
Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.
Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.
Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.
Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !
Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !
Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.
Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.
Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.
La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.
Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.
Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.
Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...
Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !
Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!
Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.
Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).
C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.
Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !
Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !
Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !
Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.
Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.
Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.
En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.
Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.
Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.
Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.
Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.
Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.
Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !
Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.
La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.
C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !
L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !
Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.
A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.
La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
Bonjour,
Nous allons visiter Angkor 3 jours début février.
Pour l organisation de ce séjour, comment proceder ? Vaut il mieux organiser sa visite tout seul (nous avons le bouquin #Ankgor, cité khmer # ) mais nous perdrons surement du temps a nous organiser et à nous répérer, ou devons nous louer les servicesv d'un guide officiel afin de profiter au maximum de son organisation . Ou pouvons nous faire un mix, 1 jour avec guide, les autres , sans?
Merci de nous donner vos retours d expérience , et quelle est la meilleure formule afin que nous puissions tirer le meilleur parti de ces merveilleux monuments et de réussir ce court séjour
En vous remerciant de vos réponses
Cordialement
Marc
Salut. Je pourrais passer une semaine à visiter les monuments mais j' aI besoin d'évaluer le budget en euros en tablant sur un logement basique (mi-Janvier pourrais-je facilement trouver?). Les tuk tuk Sont in contournables je suppose Mais je ne rentrerai pas le midi. Logement et visits, pass, pour 7 jours environ combien. Merci.(je suis en Thailande).
Bonjour à tous,
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Début du Carnet de Voyage Partie 1
Voici notre circuit : Arrivée Phnom -Penh (2 jours) Battambang (2 jours) Siem Reap, site d'Angkor, Roluos, Phnom Khulen (6 jours) Kompong-Cham (2 jours) Kratie, dauphins, ile Cham (2 jours) retour par Phnom Penh puis Kep, ile aux Lapins (3 jours) Phnom Penh, visite école (2 jours)
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre
Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !
Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre

Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Apres deux voyages au Vietnam voici quelques impressions sur le Cambodge
- Peu de gens agés visibles….pour les raisons que l'on sait !!! ( Rappel =>Genocide des Khmers rouges de 1975 à 1979 ) et je ressens un certain malaise à les croiser ou cotoyer car je m' interroge à chaque fois sur le passé et le comportement de cette personne pendant les années noires du fait qu'elle s'en soit sorti vivante .
-Rapports avec les moto-taxis : il m'est souvent arrivé de vouloir reprendre le meme gars pour un nouveau deplacement apres avoir été satisfait de sa premiére prestation . Mais là les difficultés commencent : il a tendance à demander beaucoup plus de façon exagérée pour un trajet par exemple plus court et reste inflexible pour baisser le prix . D’où le sentiment d'etre devenu la vache à traire ! donc je renonce à faire appel à lui pour montrer mon desaccord et m'adresse ailleurs . Ou apres avoir été payé une premiére fois , le conducteur ne vient pas au prochain rendez vous fixé . Au Vietnam , le rendez vous pris est respecté , le prix demandé se negocie raisonnablement.
-Phnom penh => presence de mendiant(e)s et eclopés à l entrée de certains hotels ( non constaté au Vietnam). Les rives le long des quais sont jonchées de detritus meme à proximité du Palais royal.
- -Vehicules 4x4 rutilants des classes aisées parqués à l' entrée des restaus chics , casinos cotoyant une population souvent miserable . Pendant ce temps là des ONG occidentales s'escriment à soulager les maux des pauvres. Avis personnel : Les differences sociales sont moins visibles au Vietnam .
- Siem Reap=SR : Ville sacrifiée au dieu tourisme , profusion de bars , restaurants de cuisine internationale , hotels de toutes categories. Ville qui a perdu son caractére cambodgien . Heureusement le site d'Angkor sauve largement la mise. J avoue cependant avoir logé dans une guest house fort agréable tenue par une famille adorable. La compagnie de bus haut de gamme Mekong Express (tres bon service ) debarque ses passagers dans une enceinte de SR et referme les deux battants metalliques de la porte d'entree . Vous etes aussitôt assailli par une nuée de moto-taxis en cheville avec la Cie , annonçant des prix delirants. On vous dissuade de sortir de l'enceinte en vous predisant les pires ennuis .En passant outre et ouvrant un battant , une nouvelle nuée à l’affut à l'exterieur s'abat sur vous et propose , apres discussion des tarifs corrects
-Sihanoukville : Quartier du port s' averant etre vraiment tres tres sale .
Les bateaux assurant la liaison avec la Thailande sont mal entretenus , inadaptés à la haute mer. Par gros temps, ces bateaux sont de veritables cercueils flottants .
Le quartier pretendument "branché" sur la colline s'avére etre un mini-Pattaya en cours de de developpement avec le meme typede faune occidentale peu recommandable.. Les plages exotiques situées à l'est de la ville sont menacées par des requins de promoteurs et les paysans sont chassés sans menagement des terres avoisinantes . Les plages Vietnamiennes sont beaucoup plus belles meme si je ne suis pas allé à Phu Quoc.
-Kampot : charmante petite ville en bordure d'un petit fleuve avec la montagne du Bokor en toile de fond . Ville qui pourrait se reveler agréable si les mototaxis ne vous accostaient de maniére parfois agressive. L hotel ou j’etais descendu , le Bokor 1 , me proposait dejà des excursions à peine arrivé et alors que la fiche de check-in n’était pas encore remplie. Personnel qui me faisait la gueule les jours suivants.
La ville que j ai réellement appréciée est Battambang . Population charmante que ce soit en ville ou dans les alentours et un commentaire qui m a fortement ému , celui emis par un groupe de 3 lyceens venus à ma rencontre alors que je visitais un temple de cette ville. L'un d'entre eux m' a remercié de s'interesser à son pays en le visitant et contribuer ainsi à son developpement economique. Le séjour à Battambang reste un tres bon souvenir.
- Peu de gens agés visibles….pour les raisons que l'on sait !!! ( Rappel =>Genocide des Khmers rouges de 1975 à 1979 ) et je ressens un certain malaise à les croiser ou cotoyer car je m' interroge à chaque fois sur le passé et le comportement de cette personne pendant les années noires du fait qu'elle s'en soit sorti vivante .
-Rapports avec les moto-taxis : il m'est souvent arrivé de vouloir reprendre le meme gars pour un nouveau deplacement apres avoir été satisfait de sa premiére prestation . Mais là les difficultés commencent : il a tendance à demander beaucoup plus de façon exagérée pour un trajet par exemple plus court et reste inflexible pour baisser le prix . D’où le sentiment d'etre devenu la vache à traire ! donc je renonce à faire appel à lui pour montrer mon desaccord et m'adresse ailleurs . Ou apres avoir été payé une premiére fois , le conducteur ne vient pas au prochain rendez vous fixé . Au Vietnam , le rendez vous pris est respecté , le prix demandé se negocie raisonnablement.
-Phnom penh => presence de mendiant(e)s et eclopés à l entrée de certains hotels ( non constaté au Vietnam). Les rives le long des quais sont jonchées de detritus meme à proximité du Palais royal.
- -Vehicules 4x4 rutilants des classes aisées parqués à l' entrée des restaus chics , casinos cotoyant une population souvent miserable . Pendant ce temps là des ONG occidentales s'escriment à soulager les maux des pauvres. Avis personnel : Les differences sociales sont moins visibles au Vietnam .
- Siem Reap=SR : Ville sacrifiée au dieu tourisme , profusion de bars , restaurants de cuisine internationale , hotels de toutes categories. Ville qui a perdu son caractére cambodgien . Heureusement le site d'Angkor sauve largement la mise. J avoue cependant avoir logé dans une guest house fort agréable tenue par une famille adorable. La compagnie de bus haut de gamme Mekong Express (tres bon service ) debarque ses passagers dans une enceinte de SR et referme les deux battants metalliques de la porte d'entree . Vous etes aussitôt assailli par une nuée de moto-taxis en cheville avec la Cie , annonçant des prix delirants. On vous dissuade de sortir de l'enceinte en vous predisant les pires ennuis .En passant outre et ouvrant un battant , une nouvelle nuée à l’affut à l'exterieur s'abat sur vous et propose , apres discussion des tarifs corrects
-Sihanoukville : Quartier du port s' averant etre vraiment tres tres sale .
Les bateaux assurant la liaison avec la Thailande sont mal entretenus , inadaptés à la haute mer. Par gros temps, ces bateaux sont de veritables cercueils flottants .
Le quartier pretendument "branché" sur la colline s'avére etre un mini-Pattaya en cours de de developpement avec le meme typede faune occidentale peu recommandable.. Les plages exotiques situées à l'est de la ville sont menacées par des requins de promoteurs et les paysans sont chassés sans menagement des terres avoisinantes . Les plages Vietnamiennes sont beaucoup plus belles meme si je ne suis pas allé à Phu Quoc.
-Kampot : charmante petite ville en bordure d'un petit fleuve avec la montagne du Bokor en toile de fond . Ville qui pourrait se reveler agréable si les mototaxis ne vous accostaient de maniére parfois agressive. L hotel ou j’etais descendu , le Bokor 1 , me proposait dejà des excursions à peine arrivé et alors que la fiche de check-in n’était pas encore remplie. Personnel qui me faisait la gueule les jours suivants.
La ville que j ai réellement appréciée est Battambang . Population charmante que ce soit en ville ou dans les alentours et un commentaire qui m a fortement ému , celui emis par un groupe de 3 lyceens venus à ma rencontre alors que je visitais un temple de cette ville. L'un d'entre eux m' a remercié de s'interesser à son pays en le visitant et contribuer ainsi à son developpement economique. Le séjour à Battambang reste un tres bon souvenir.
Bonjour,
Après avoir utilisé le forum pour préparer mon voyage, voici un "CR" qui pourra peut-être aider les prochains partants. Nous sommes partis à 2 adultes pour 18 jours en Thaïlande et au Cambodge. Il s’agissait de notre Voyage de Noces. Nous avons donc choisi des hôtels qui étaient un peu plus haut de gamme que ceux que l’on aurait choisi d’ordinaire, mais ce n’était pas non plus les hôtels les plus chers qui existaient. Nous avions déjà visité la Thaïlande, chacun de notre côté, il y a environ 10 ans, et nous avions alors visité le nord. Nous avons donc choisi cette fois ci de ne visiter que les îles du sud de la Thaïlande. Le parcours était le suivant : Paris – Bangkok, Bangkok – Siem Reap, 3 jours de visite des temples, un jour à Phnom Penh, Phnom Penh – Krabi, 4 jours sur Koh Lanta, 3 jours sur Koh Yao Yai, Phuket-Bangkok, 3 jours à Bangkok puis retour Paris. Malgré les conseils inverses, nous avions réservé tous nos hôtels à l’avance, certains car nous pouvions utiliser des nuits gratuites ou des promos, et les autres car nous préférions ne pas avoir à chercher des hôtels sur place. Nous n'avons pas regretté ce choix. Pour les vols, nous avons bénéficié d’une promo Qatar airways qui nous a permis de nous offrir les billets en classe affaire J Les vols étaient en A380, avec une escale à Doha. Cela nous permettait de commencer notre voyage de noces dès le départ de paris :-)
Mercredi 11 novembre. Le décollage est prévu à 15h depuis Roissy. La fille de mon mari nous dépose à Roissy vers midi, nous enregistrons très rapidement (les joies de la classe affaires) et nous attendons le départ du vol dans le lounge Air France (accord avec Qatar) du Terminal 1 (lounge qui n’est pas terrible au final). Le vol se passe très bien, je découvre la classe affaire pour la 1ère fois, tout est grand, on a beaucoup de place, l’écran est très grand, on nous propose des boissons, un menu où l’on peut choisir ses plats pour le repas etc… bref on s’amuse bien, et on ne voit pas le vol passer. On a même profité du bar (spécialité de l’A380). A Doha, nous avons 2-3h d’escale, nous sommes prioritaires pour les formalités, et nous attendons donc le 2è vol dans le lounge de Doha. Là c’est juste énorme, des dizaines de sièges plus confortables les uns que les autres, deux restaurants à volonté, des ipads à disposition, une salle de jeu avec babyfoot, formule 1 etc… bref une fois de plus le temps passe très vite…. Je crois que l’on peut accéder au lounge pour 35$ si on n’a pas l’accès inclus dans son billet d’avion. Le 2è vol passe encore plus vite, car c’est la nuit, et donc nous pouvons allonger notre siège totalement à l’horizontal. Du coup je dors plutôt bien, Qatar airways propose même des pyjamas ! J
Nous arrivons à Bangkok vers midi.
Jeudi 12 novembre Passage rapide des formalités à Bangkok. Nous sortons, et changeons à l’aéroport 50€, pour le taxi et les qq frais que nous aurons à Bangkok. Au niveau des taxis nous sommes seuls, donc nous prenons un ticket et montons directement dans le taxi. On en aura pour environ 500 baths : courses + péage + frais de prise en charge aéroport. Nous logeons pour une nuit au Lamphu Tree house. Prix de la nuit : 1600 baths. Le taxi nous laisse au niveau du pont, et nous terminons à pieds les 50m qui nous sépare de l’hôtel. Le plan fourni par l’hôtel est très clair, une fois descendu du taxi, il suffit de descendre l’escalier et de faire 50m le long du canal pour arriver à l’hôtel.
Il fait très chaud et très humide à Bangkok, on a hâte de tester la piscine ! J
Nous récupérons notre chambre et filons à la piscine.
Elle est n’est pas très grande, mais largement suffisante pour notre besoin. La chambre est nickel, avec un très grand lit double, une salle de douche, télé et wifi.
Après la baignade et une petite sieste, nous partons en direction du MBK car nous voulons regarder si on peut trouver un zoom pour l’appareil photo de Mr. Depuis l’hôtel, nous rejoignons à pied un autre canal (environ 10-15mn à pied) puis nous prenons un bateau-bus (8baths l’aller). C’est sympa comme moyen de transport, on est direct avec les locaux, mais tout en restant dehors, donc on a de l’air. Le bateau nous dépose pas loin du MBK (environ 5mn à pied).
On entre dans le centre commercial, climatisé, et on se ballade. On ne trouvera finalement pas notre bonheur mais on aura fait qq repérage pour plus tard. Les centres commerciaux de Bangkok sont énormes, avec de grands foodcourt, des cinémas, et des dizaines d'escalators !

Retour par le même chemin, il fait nuit, mais cela se fait sans problème.
On choisit de dîner à l’hôtel, le repas est très bon, on regarde le match de foot Thaïlande-Taiwan sur la télé, ça tombe bien on est fan de foot (d’ailleurs si j’avais su qu'il y avait un match, j’aurais regardé pour avoir des places…). Comme nous quittons Bangkok le lendemain matin, nous choisissons de booker un taxi via l’hôtel pour 500 baths. Notre avion décolle à 10h, l’hôtel nous conseille de partir à 7h, pour anticiper les éventuels bouchons. Le petit dej commence normalement à 7h mais pour nous et les autres personnes concernées par des départs matinaux, on aura le petit dej à 6h30.
Vendredi 13 novembre Levé très matinal, on petit déjeune à l’hôtel : du sucré, du salé, du chaud, du froid, très bon petit déjeuner. On fait le check out. Cet hôtel est vraiment très bien pour un séjour à Bangkok, je pense qu'il est bien placé pour pouvoir visiter tous les temples du coté du Chao Praya (même si n'avons pas eu le temps de les voir). La piscine est très appréciable, car il faisait très humide. A 7h, le chauffeur de taxi nous récupère avec nos bagages, direction l’aéroport de Don Muang, il nous faudra moins d’1h pour y aller. Notre vol est avec Air Asia, on s’est déjà enregistré, donc on a juste à déposer nos bagages. On aura le cas quasiment dans chaque aéroport de Thaïlande : les bagages passent au rayon X dès l’entrée de l’aéroport, et les employés mettent ensuite un scotch pour certifier qu’ils ont été vérifiés. On ne peut donc plus ensuite ouvrir les bagages pour récupérer qq chose, ou modifier des choses pour ne pas dépasser le poids limite. Le vol est court (1h), nous arrivons donc à Siem Reap à 11h. Nous payons 30$ pour le visa (nous avions changé des $ en France, et avions notre photo d’identité avec nous). Le passage des formalités est relativement long comparé au peu de personnes que nous étions. En sortant de l’aéroport, une navette de l’hôtel nous attend. Nous avons réservé pour 3 nuits au Lotus Blanc Resort (292€ les 3 nuits). Arrivés à l’hôtel, nous sommes �� pris en charge » par le manager de l’hôtel ( ?), une femme, qui nous installe dans un salon, nous apporte des verres de jus de fruits, et les petites serviettes humides comme dans les restos asiatiques. Elle s’occupe des formalités pour l’hôtel, et nous demande si nous avons déjà un chauffeur de tuk tuk pour les visites des temples. Avant de partir, j’avais contacté des chauffeurs de tuk tuk conseillés par certains membres du forum, mais comme je m’y étais prise trop tard, je n’avais au final rien réservé. Nous écoutons donc ce qu’elle nous propose, on se dit qu’on dira non si ça ne nous va pas. J’ai pas mal regardé les conseils sur les itinéraires donc j’ai déjà ma petite idée de ce que l’on veut faire. Au final, elle nous propose des tarifs relativement corrects : 20$ la journée en tuk-tuk, sauf pour la journée où nous voulons aller à kbal spian et à banteay Srei où elle conseille de prendre une voiture, et ça coute 60$. On discute un peu entre nous, et on décide d’accepter la proposition. On aurait pu demander un tuk tuk pour les 3 jours, mais finalement on se dit qu’on va suivre son conseil. Le seul truc qui me « chagrine » c’est que je comptais aller acheter les pass dès cet après-midi pour bénéficier d’un coucher de soleil supplémentaire, mais la manager dit que ça ira très vite le lendemain pour les pass, et que ça coute un AR en tuk tuk en plus, que ça vaut pas le coup etc… On décide de suivre son conseil, mais avec le recul, on le regrette. Elle nous propose également d’aller voir le cirque Phare. Ça tombe bien c’était également dans notre programme ! et c’est le même prix que si on le prends de notre côté, donc on décide de passer par elle. Elle nous conseille d’y aller le soir même car après, avec les visites, elle dit qu’on sera fatigué. Ok, on prend les places les moins chères (18$ quand même). Rendez-vous vers 19h30 pour le placement libre. Notre chambre n’étant pas encore prête, nous allons déjeuner au resto de l’hôtel. Très bon, mais assez cher… Ensuite nous récupérons notre chambre qu’ils ont décorée pour notre voyage de Noces ! J un cœur en pétale de roses, deux cygnes en pliage de serviettes, et une bouteille de pétillant ! Très gentille attention J

On fait une sieste dans notre chambre, un petit tour à la piscine et puis on décide de rejoindre le centre-ville, pour acheter le livre sur les temples conseillé sur le forum.

L’hôtel possède des tuk-tuk, c’est 2$ pour aller au centre-ville. On est effectivement un peu éloigné (environ 10mn de tuk-tuk) mais au final ça ne nous gênera pas. On arpente les rues à la recherche du fameux guide, mais après un peu de recherche je ne trouve que le guide « Angkor cité Khmère ». Je le prends faute de mieux. On rejoint ensuite le cirque phare pour y dîner avant le spectacle. Diner dehors, avec peu de lumières, mais le dîner est très bon, le serveur est très gentil. On n’est pas hyper bien placés ensuite pour le spectacle mais ya pire que nous. J’ai vraiment trouvé ce spectacle très bien, avec des acrobaties impressionnantes, et comme la salle est petite on est vraiment proche des artistes. Par contre je trouve le prix des places très élevés (18$ c’est le moins cher…). Retour à l’hôtel pour dormir. J’en profite pour avoir quelques échanges via internet avec ma famille, car étant une grande fan de foot, je ne vais malheureusement pas assister au match France Allemagne au Stade de France, mais beaucoup de membres de ma famille y seront (frères, neveux, amis…), je m’assure donc qu’ils ont bien leurs places et je file me coucher (j’avais un peu espoir de me lever à 3h du matin pour regarder le match mais je suis trop fatiguée… J ).
Après avoir utilisé le forum pour préparer mon voyage, voici un "CR" qui pourra peut-être aider les prochains partants. Nous sommes partis à 2 adultes pour 18 jours en Thaïlande et au Cambodge. Il s’agissait de notre Voyage de Noces. Nous avons donc choisi des hôtels qui étaient un peu plus haut de gamme que ceux que l’on aurait choisi d’ordinaire, mais ce n’était pas non plus les hôtels les plus chers qui existaient. Nous avions déjà visité la Thaïlande, chacun de notre côté, il y a environ 10 ans, et nous avions alors visité le nord. Nous avons donc choisi cette fois ci de ne visiter que les îles du sud de la Thaïlande. Le parcours était le suivant : Paris – Bangkok, Bangkok – Siem Reap, 3 jours de visite des temples, un jour à Phnom Penh, Phnom Penh – Krabi, 4 jours sur Koh Lanta, 3 jours sur Koh Yao Yai, Phuket-Bangkok, 3 jours à Bangkok puis retour Paris. Malgré les conseils inverses, nous avions réservé tous nos hôtels à l’avance, certains car nous pouvions utiliser des nuits gratuites ou des promos, et les autres car nous préférions ne pas avoir à chercher des hôtels sur place. Nous n'avons pas regretté ce choix. Pour les vols, nous avons bénéficié d’une promo Qatar airways qui nous a permis de nous offrir les billets en classe affaire J Les vols étaient en A380, avec une escale à Doha. Cela nous permettait de commencer notre voyage de noces dès le départ de paris :-)
Mercredi 11 novembre. Le décollage est prévu à 15h depuis Roissy. La fille de mon mari nous dépose à Roissy vers midi, nous enregistrons très rapidement (les joies de la classe affaires) et nous attendons le départ du vol dans le lounge Air France (accord avec Qatar) du Terminal 1 (lounge qui n’est pas terrible au final). Le vol se passe très bien, je découvre la classe affaire pour la 1ère fois, tout est grand, on a beaucoup de place, l’écran est très grand, on nous propose des boissons, un menu où l’on peut choisir ses plats pour le repas etc… bref on s’amuse bien, et on ne voit pas le vol passer. On a même profité du bar (spécialité de l’A380). A Doha, nous avons 2-3h d’escale, nous sommes prioritaires pour les formalités, et nous attendons donc le 2è vol dans le lounge de Doha. Là c’est juste énorme, des dizaines de sièges plus confortables les uns que les autres, deux restaurants à volonté, des ipads à disposition, une salle de jeu avec babyfoot, formule 1 etc… bref une fois de plus le temps passe très vite…. Je crois que l’on peut accéder au lounge pour 35$ si on n’a pas l’accès inclus dans son billet d’avion. Le 2è vol passe encore plus vite, car c’est la nuit, et donc nous pouvons allonger notre siège totalement à l’horizontal. Du coup je dors plutôt bien, Qatar airways propose même des pyjamas ! J
Nous arrivons à Bangkok vers midi.
Jeudi 12 novembre Passage rapide des formalités à Bangkok. Nous sortons, et changeons à l’aéroport 50€, pour le taxi et les qq frais que nous aurons à Bangkok. Au niveau des taxis nous sommes seuls, donc nous prenons un ticket et montons directement dans le taxi. On en aura pour environ 500 baths : courses + péage + frais de prise en charge aéroport. Nous logeons pour une nuit au Lamphu Tree house. Prix de la nuit : 1600 baths. Le taxi nous laisse au niveau du pont, et nous terminons à pieds les 50m qui nous sépare de l’hôtel. Le plan fourni par l’hôtel est très clair, une fois descendu du taxi, il suffit de descendre l’escalier et de faire 50m le long du canal pour arriver à l’hôtel.
Il fait très chaud et très humide à Bangkok, on a hâte de tester la piscine ! J
Nous récupérons notre chambre et filons à la piscine.
Elle est n’est pas très grande, mais largement suffisante pour notre besoin. La chambre est nickel, avec un très grand lit double, une salle de douche, télé et wifi.
Après la baignade et une petite sieste, nous partons en direction du MBK car nous voulons regarder si on peut trouver un zoom pour l’appareil photo de Mr. Depuis l’hôtel, nous rejoignons à pied un autre canal (environ 10-15mn à pied) puis nous prenons un bateau-bus (8baths l’aller). C’est sympa comme moyen de transport, on est direct avec les locaux, mais tout en restant dehors, donc on a de l’air. Le bateau nous dépose pas loin du MBK (environ 5mn à pied).
On entre dans le centre commercial, climatisé, et on se ballade. On ne trouvera finalement pas notre bonheur mais on aura fait qq repérage pour plus tard. Les centres commerciaux de Bangkok sont énormes, avec de grands foodcourt, des cinémas, et des dizaines d'escalators !

Retour par le même chemin, il fait nuit, mais cela se fait sans problème.
On choisit de dîner à l’hôtel, le repas est très bon, on regarde le match de foot Thaïlande-Taiwan sur la télé, ça tombe bien on est fan de foot (d’ailleurs si j’avais su qu'il y avait un match, j’aurais regardé pour avoir des places…). Comme nous quittons Bangkok le lendemain matin, nous choisissons de booker un taxi via l’hôtel pour 500 baths. Notre avion décolle à 10h, l’hôtel nous conseille de partir à 7h, pour anticiper les éventuels bouchons. Le petit dej commence normalement à 7h mais pour nous et les autres personnes concernées par des départs matinaux, on aura le petit dej à 6h30.Vendredi 13 novembre Levé très matinal, on petit déjeune à l’hôtel : du sucré, du salé, du chaud, du froid, très bon petit déjeuner. On fait le check out. Cet hôtel est vraiment très bien pour un séjour à Bangkok, je pense qu'il est bien placé pour pouvoir visiter tous les temples du coté du Chao Praya (même si n'avons pas eu le temps de les voir). La piscine est très appréciable, car il faisait très humide. A 7h, le chauffeur de taxi nous récupère avec nos bagages, direction l’aéroport de Don Muang, il nous faudra moins d’1h pour y aller. Notre vol est avec Air Asia, on s’est déjà enregistré, donc on a juste à déposer nos bagages. On aura le cas quasiment dans chaque aéroport de Thaïlande : les bagages passent au rayon X dès l’entrée de l’aéroport, et les employés mettent ensuite un scotch pour certifier qu’ils ont été vérifiés. On ne peut donc plus ensuite ouvrir les bagages pour récupérer qq chose, ou modifier des choses pour ne pas dépasser le poids limite. Le vol est court (1h), nous arrivons donc à Siem Reap à 11h. Nous payons 30$ pour le visa (nous avions changé des $ en France, et avions notre photo d’identité avec nous). Le passage des formalités est relativement long comparé au peu de personnes que nous étions. En sortant de l’aéroport, une navette de l’hôtel nous attend. Nous avons réservé pour 3 nuits au Lotus Blanc Resort (292€ les 3 nuits). Arrivés à l’hôtel, nous sommes �� pris en charge » par le manager de l’hôtel ( ?), une femme, qui nous installe dans un salon, nous apporte des verres de jus de fruits, et les petites serviettes humides comme dans les restos asiatiques. Elle s’occupe des formalités pour l’hôtel, et nous demande si nous avons déjà un chauffeur de tuk tuk pour les visites des temples. Avant de partir, j’avais contacté des chauffeurs de tuk tuk conseillés par certains membres du forum, mais comme je m’y étais prise trop tard, je n’avais au final rien réservé. Nous écoutons donc ce qu’elle nous propose, on se dit qu’on dira non si ça ne nous va pas. J’ai pas mal regardé les conseils sur les itinéraires donc j’ai déjà ma petite idée de ce que l’on veut faire. Au final, elle nous propose des tarifs relativement corrects : 20$ la journée en tuk-tuk, sauf pour la journée où nous voulons aller à kbal spian et à banteay Srei où elle conseille de prendre une voiture, et ça coute 60$. On discute un peu entre nous, et on décide d’accepter la proposition. On aurait pu demander un tuk tuk pour les 3 jours, mais finalement on se dit qu’on va suivre son conseil. Le seul truc qui me « chagrine » c’est que je comptais aller acheter les pass dès cet après-midi pour bénéficier d’un coucher de soleil supplémentaire, mais la manager dit que ça ira très vite le lendemain pour les pass, et que ça coute un AR en tuk tuk en plus, que ça vaut pas le coup etc… On décide de suivre son conseil, mais avec le recul, on le regrette. Elle nous propose également d’aller voir le cirque Phare. Ça tombe bien c’était également dans notre programme ! et c’est le même prix que si on le prends de notre côté, donc on décide de passer par elle. Elle nous conseille d’y aller le soir même car après, avec les visites, elle dit qu’on sera fatigué. Ok, on prend les places les moins chères (18$ quand même). Rendez-vous vers 19h30 pour le placement libre. Notre chambre n’étant pas encore prête, nous allons déjeuner au resto de l’hôtel. Très bon, mais assez cher… Ensuite nous récupérons notre chambre qu’ils ont décorée pour notre voyage de Noces ! J un cœur en pétale de roses, deux cygnes en pliage de serviettes, et une bouteille de pétillant ! Très gentille attention J

On fait une sieste dans notre chambre, un petit tour à la piscine et puis on décide de rejoindre le centre-ville, pour acheter le livre sur les temples conseillé sur le forum.

L’hôtel possède des tuk-tuk, c’est 2$ pour aller au centre-ville. On est effectivement un peu éloigné (environ 10mn de tuk-tuk) mais au final ça ne nous gênera pas. On arpente les rues à la recherche du fameux guide, mais après un peu de recherche je ne trouve que le guide « Angkor cité Khmère ». Je le prends faute de mieux. On rejoint ensuite le cirque phare pour y dîner avant le spectacle. Diner dehors, avec peu de lumières, mais le dîner est très bon, le serveur est très gentil. On n’est pas hyper bien placés ensuite pour le spectacle mais ya pire que nous. J’ai vraiment trouvé ce spectacle très bien, avec des acrobaties impressionnantes, et comme la salle est petite on est vraiment proche des artistes. Par contre je trouve le prix des places très élevés (18$ c’est le moins cher…). Retour à l’hôtel pour dormir. J’en profite pour avoir quelques échanges via internet avec ma famille, car étant une grande fan de foot, je ne vais malheureusement pas assister au match France Allemagne au Stade de France, mais beaucoup de membres de ma famille y seront (frères, neveux, amis…), je m’assure donc qu’ils ont bien leurs places et je file me coucher (j’avais un peu espoir de me lever à 3h du matin pour regarder le match mais je suis trop fatiguée… J ).
Bonjour à tous!
Ça y est la décision est prise, le travail informé je pars d'ici quelques mois pour 6 mois d'évasion!
Cependant voilà, en dehors des personnes qui me soutiennent à 100% sur ce projet, il y a ceux qui s'inquiètent à tel point que les angoisses me viennent...
En effet, j'ai décidé de partir seule, sac sur le dos au Cambodge, Laos, Vietnam, Malaisie et éventuellement terminer par la Birmanie....
On m'a traité de folle, d'inconsciente, d'irresponsable et j'en passe... On m'a parlé d'insécurité pour une femme d'entreprendre un voyage comme celui ci dans des pays où les drogues peuvent être mises dans notre sac et donc de se retrouver si facilement en prison sans espoir de pouvoir en sortir avant de longues années et la ruine des ses proches... on m'a dit que dans ces pays le viol est chose courante, le meurtre également...
Bien sûr, avant d'entendre tout ça j'avais regardé, je me suis renseignée mais d'un coup le doute me gagne. .. peut être parce que je suis vraiment prête au départ mais aussi parce que la crainte de voyager seule en tant que femme me taraude....
J'ai besoin de connaître votre ressenti et surtout l'avis de ces femmes ayant tenté cette expérience avant moi!
Je vous remercie d'avance pour vos précieux commentaires.
Vanessa
Ça y est la décision est prise, le travail informé je pars d'ici quelques mois pour 6 mois d'évasion!
Cependant voilà, en dehors des personnes qui me soutiennent à 100% sur ce projet, il y a ceux qui s'inquiètent à tel point que les angoisses me viennent...
En effet, j'ai décidé de partir seule, sac sur le dos au Cambodge, Laos, Vietnam, Malaisie et éventuellement terminer par la Birmanie....
On m'a traité de folle, d'inconsciente, d'irresponsable et j'en passe... On m'a parlé d'insécurité pour une femme d'entreprendre un voyage comme celui ci dans des pays où les drogues peuvent être mises dans notre sac et donc de se retrouver si facilement en prison sans espoir de pouvoir en sortir avant de longues années et la ruine des ses proches... on m'a dit que dans ces pays le viol est chose courante, le meurtre également...
Bien sûr, avant d'entendre tout ça j'avais regardé, je me suis renseignée mais d'un coup le doute me gagne. .. peut être parce que je suis vraiment prête au départ mais aussi parce que la crainte de voyager seule en tant que femme me taraude....
J'ai besoin de connaître votre ressenti et surtout l'avis de ces femmes ayant tenté cette expérience avant moi!
Je vous remercie d'avance pour vos précieux commentaires.
Vanessa
7 jours après être rentré, je vous livre un compte-rendu de mes 3 semaines passées au Cambodge.
Première fois au Cambodge, première fois en Asie, première fois en voyage sac à dos.
J1 : arrivée à Phnom Penh, un chauffeur de tuktuk m'attend pour me ramener directement à la Guest House (GH) que j'ai réservée par internet. Europe GH, très bon emplacement, tout près du quai sisowath, et patron très très sympa. 10 usd par nuit, ma maison pour 3 nuits. Pas grand chose ce jour là, marche sur le quai et repas au Khmer Saravan (très bon).
J2 : Découverte du marché situé juste à coté, Sadrom Market (??) puis on décolle en avec d'autres touristes de la GH direction les charniers de Choeung Ek (pas très intéressant, mais lieu pour ne pas oublier ce qu'il s'est passé) et la prison S-21 (très poignant). Après-midi passé à visiter le marché central, énorme et regorgeant d'étals divers et variés, puis petite marche : Vat Phnom (temple où l'on vient prier la réussite + point zéro des routes nationales), bibliothèque nationale, ancienne gare.
J3 : Suite de la découverte de la ville : monument de l'indépendance, palais royal et sa fameuse pagode d'argent, et musée national. 14h30, direction CTN télé pour assister aux combats de boxe Khmer, bonne ambiance.
J4 : Bus matinal direction Siem Rap avec la Sorya : pratique car la zone de départ est à 15 minutes à peine de la GH (au marché central). Prix en hausse avec le nouvel an chinois...Un petit peu plus de 6h de bus, et on arrive au dépôt. j'avais envoyé à tout hasard un mail à la Lovely Guest House afin de réserver les 2 premières nuits. Après quelques errances de mon chauffeur, et une tentative de me déposer autre part..., nous voici arrivé à la Lovely. Il y a de la place, super. Super accueil, Marion, Nancy et même Krystel. 7usd la nuit mais le plus important est dans la qualité des conseils prodigués au jeune novice que je suis. Vraiment important. Direction le site d'Angkor pour acheter mon pass 7 jours et faire la connaissance de mon super Driver qui me tiendra compagnie pendant 8 jours. Coucher de soleil au Bayon, très belles couleurs et magnifique première rencontre avec l'art khmer, ce qui m'a fait venir au Cambodge. Tellement de choses à voir que je ne sais plus où donner de la tête.
J5 : je ne vais pas rentrer dans le détail, trop long, mais juste dire ce que j'ai vu et donner mes coups de cœur. Groupe des Roluos le matin, puis Angkor Vat et ses bas-reliefs et direction le Phnom Bokeng pour le coucher de soleil (beaucoup de monde). Personne en matinée, ce qui est le vrai luxe, et magnifiques bas-reliefs sur Angkor Vat.
J6 : on fait le petit tour à savoir : Angkor vat pour le lever du soleil, Baksei Chamkrong, puis Angkor Thom (Bayon, Baphuon, Phimeanakas, Prah Palilai, Ted Pranam, les 2 terrasses, Prah Pituh, les Kleang), Thomanon et Chan Say Tevoda, Takeo, Prasat Kravan, Banteay Kdei, Sras Srang et pour finir le Ta Phrom. Grosse journée, tout se mélange un peu dans ma tête... Coups de cœur pour le Ta Phrom et le Thomannon, les belles terrasses.
J7 : Après le petit, voici le grand ! Preah Khan, Banteay Prei, Neak Pean (hélas accès interdit à cause des inondations qui ont fragilisé les fondations), Kroi Ko, Ta Som, Mébon oriental, Pré Rup (très beau) et retour à Angkor Vat.
J8 : un peu plus de route ce jour avec le sublime Banteay Srei (de la vraie dentelle, de très beaux linteaux, le tout de très bonne heure et donc sans grand monde) , puis Kbal Spean (promenade sympa), le Banteay Samré et le Phnom Bok (superbe panorama)
J9 : Je suis toujours à la lovely où je prolonge mon séjour vu que tout se passe super bien. Beng Malea le matin (beau temple, un peu laissé à la végétation comme le Ta Prom, encore personne lors de ma visite) puis direction Ko Ker (piste bien défoncée, nous sommes recouverts de cette terre ocre, bel ensemble de temple. Hélas, plus possible de monter en haut de la pyramide du Prasat Thom mais cela parait logique vu l'état) Une super journée
J10 : Retour sur des temples appréciés : Angkor Vat, Baphuon, Mhimeanekas, les 2 terrasses (j'avais loupé des trucs la première fois), Preah Pituh) et direction de l'inédit avec le Ta Nei.
J11 : Grosse journée avec la visite des temples de Banteay Chmar ! 4 heures de moto pour y arriver, dont 2h pour faire les 30 derniers kms sur une piste ultra défoncée et poussiéreuse... mais ca en valait le déplacement ! Aucun touriste, visites de 5-6 temples dont le plus marquant est le principal hélas bien abimé. Des travaux débutent sur ce site.
J12 : journée promenade autour du Baray Occidental et ses petits temples. Je ne vais pas énumérer tous les temples, mais balade vraiment agréable, parfois un temple annoncé se trouve être... 2 pierres perdues au milieu des rizières... La encore, personne, hormis au point de départ du bateau vers l'ile du Mébon Occidental.
J13 : Au revoir Siem Rap et bateau direction Battambang. Sur le toit, avec un soleil qui cogne bien fort, pendant tout le trajet (long long et long, à faire une fois je pense). Arrivé bien fatigué, je me pose au Asia Hotel 8usd la nuit, bien moins sympa qu'une GH mais bien situé.
J14 : Bamboo train (rigolo, il semble que cela va bientôt s'arrêter suite au lancement de travaux sur la ligne ?), Phnom Sampeon (multiples temples et killings cave) et le temple Banane (déçu)
J15 : Promenade dans la campagne puis Phnom Aek (beau temple, un beau linteau de la barattage de mer de lait) et Prasat Bassaet.
J16 : visite de la ville de Battambang, de son musée (de belles pièces mais une présentation pas terrible)
J17 : Bus pour Phnom Penh, escale avant de repartir le lendemain. Pas de place à l'Europe GH dont je remonte un peu vers le marché central et tombe sur la Golden Boat GH (tout nouveau et presque tout beau..), marche en fin d'aprem.
J18 : Bus pour Kampot, je serai à la 333GH (couple propriétaire très sympa) pour 5usd la nuit. Très bien situé. Découverte de la ville, marche le long de la rivière, tour au marché.
J19 : Excursion au Bokor, beaucoup de brouillard une fois dans la montagne. Triste de voir ce que s'est en train de devenir (le dirigeant de la Sokimax a acheté un énorme terrain et veut créer un lieu de vacances pour gens fortunés. Ca construit à tout va des énormes édifices... Puis balade en bateau pour le coucher de soleil.
J20 : bus en début d'aprem pour revenir à Phnom Penh (bientôt la fin du voyage). Superbe bus, on a du bol. On ne passe pas par Kep et c'est en 3h15 que l'on atteint la capitale. J'avais envie de finir en beauté et j'avais réservé 2 nuits au Raffles Hotel Royal.
J21 : Je retourne au musée national (je n'avais pas pleinement profité de ma première visite) et direction le marché russe pour faire quelques achats (mais vraiment pas beaucoup, problème de place dans mon sac). Puis je rentre à pied à l'hôtel en passant par le stade olympique où se déroule un match de foot.
J22 : c'est le jour du départ, je profite de l'hôtel le matin, puis je pose mon sac à l'Europe GH pour profiter de l'aprem : marché central et quai Sisowath. Départ aéroport.
En résumé : beau voyage, belles rencontres, il ne m'est rien arrivé d'étrange (ha si, le gars sur le quai Sisowath à Phnom Penh qui voulait me ramener chez lui pour que je parle de la France à sa fille, proposition déclinée et il s'avère qu'en fait, après discussion avec un autre touriste qui a suivi le gars, que c'était pour piquer des sous à un jeu), des temples et des temples et encore des temples, ha que j'ai aimé ça ! Trajets effectués en motodop avec chauffeur (Siem Rap + Battambang) sinon en bus sur les longues distances, à pied dans les villes. Avec le recul, j'échangerai bien un jour de Battambang pour un jour à Siem Rap. 3 très bonnes GH : Europe à PP avec super Seng (2 bouteilles d'eau par jour), la Lovely à Siem Rap et la 333GH à Kampot. Si vous avez des questions, n'hésitez pas, en espérant que cela puisse vous servir.
J1 : arrivée à Phnom Penh, un chauffeur de tuktuk m'attend pour me ramener directement à la Guest House (GH) que j'ai réservée par internet. Europe GH, très bon emplacement, tout près du quai sisowath, et patron très très sympa. 10 usd par nuit, ma maison pour 3 nuits. Pas grand chose ce jour là, marche sur le quai et repas au Khmer Saravan (très bon).
J2 : Découverte du marché situé juste à coté, Sadrom Market (??) puis on décolle en avec d'autres touristes de la GH direction les charniers de Choeung Ek (pas très intéressant, mais lieu pour ne pas oublier ce qu'il s'est passé) et la prison S-21 (très poignant). Après-midi passé à visiter le marché central, énorme et regorgeant d'étals divers et variés, puis petite marche : Vat Phnom (temple où l'on vient prier la réussite + point zéro des routes nationales), bibliothèque nationale, ancienne gare.
J3 : Suite de la découverte de la ville : monument de l'indépendance, palais royal et sa fameuse pagode d'argent, et musée national. 14h30, direction CTN télé pour assister aux combats de boxe Khmer, bonne ambiance.
J4 : Bus matinal direction Siem Rap avec la Sorya : pratique car la zone de départ est à 15 minutes à peine de la GH (au marché central). Prix en hausse avec le nouvel an chinois...Un petit peu plus de 6h de bus, et on arrive au dépôt. j'avais envoyé à tout hasard un mail à la Lovely Guest House afin de réserver les 2 premières nuits. Après quelques errances de mon chauffeur, et une tentative de me déposer autre part..., nous voici arrivé à la Lovely. Il y a de la place, super. Super accueil, Marion, Nancy et même Krystel. 7usd la nuit mais le plus important est dans la qualité des conseils prodigués au jeune novice que je suis. Vraiment important. Direction le site d'Angkor pour acheter mon pass 7 jours et faire la connaissance de mon super Driver qui me tiendra compagnie pendant 8 jours. Coucher de soleil au Bayon, très belles couleurs et magnifique première rencontre avec l'art khmer, ce qui m'a fait venir au Cambodge. Tellement de choses à voir que je ne sais plus où donner de la tête.
J5 : je ne vais pas rentrer dans le détail, trop long, mais juste dire ce que j'ai vu et donner mes coups de cœur. Groupe des Roluos le matin, puis Angkor Vat et ses bas-reliefs et direction le Phnom Bokeng pour le coucher de soleil (beaucoup de monde). Personne en matinée, ce qui est le vrai luxe, et magnifiques bas-reliefs sur Angkor Vat.
J6 : on fait le petit tour à savoir : Angkor vat pour le lever du soleil, Baksei Chamkrong, puis Angkor Thom (Bayon, Baphuon, Phimeanakas, Prah Palilai, Ted Pranam, les 2 terrasses, Prah Pituh, les Kleang), Thomanon et Chan Say Tevoda, Takeo, Prasat Kravan, Banteay Kdei, Sras Srang et pour finir le Ta Phrom. Grosse journée, tout se mélange un peu dans ma tête... Coups de cœur pour le Ta Phrom et le Thomannon, les belles terrasses.
J7 : Après le petit, voici le grand ! Preah Khan, Banteay Prei, Neak Pean (hélas accès interdit à cause des inondations qui ont fragilisé les fondations), Kroi Ko, Ta Som, Mébon oriental, Pré Rup (très beau) et retour à Angkor Vat.
J8 : un peu plus de route ce jour avec le sublime Banteay Srei (de la vraie dentelle, de très beaux linteaux, le tout de très bonne heure et donc sans grand monde) , puis Kbal Spean (promenade sympa), le Banteay Samré et le Phnom Bok (superbe panorama)
J9 : Je suis toujours à la lovely où je prolonge mon séjour vu que tout se passe super bien. Beng Malea le matin (beau temple, un peu laissé à la végétation comme le Ta Prom, encore personne lors de ma visite) puis direction Ko Ker (piste bien défoncée, nous sommes recouverts de cette terre ocre, bel ensemble de temple. Hélas, plus possible de monter en haut de la pyramide du Prasat Thom mais cela parait logique vu l'état) Une super journée
J10 : Retour sur des temples appréciés : Angkor Vat, Baphuon, Mhimeanekas, les 2 terrasses (j'avais loupé des trucs la première fois), Preah Pituh) et direction de l'inédit avec le Ta Nei.
J11 : Grosse journée avec la visite des temples de Banteay Chmar ! 4 heures de moto pour y arriver, dont 2h pour faire les 30 derniers kms sur une piste ultra défoncée et poussiéreuse... mais ca en valait le déplacement ! Aucun touriste, visites de 5-6 temples dont le plus marquant est le principal hélas bien abimé. Des travaux débutent sur ce site.
J12 : journée promenade autour du Baray Occidental et ses petits temples. Je ne vais pas énumérer tous les temples, mais balade vraiment agréable, parfois un temple annoncé se trouve être... 2 pierres perdues au milieu des rizières... La encore, personne, hormis au point de départ du bateau vers l'ile du Mébon Occidental.
J13 : Au revoir Siem Rap et bateau direction Battambang. Sur le toit, avec un soleil qui cogne bien fort, pendant tout le trajet (long long et long, à faire une fois je pense). Arrivé bien fatigué, je me pose au Asia Hotel 8usd la nuit, bien moins sympa qu'une GH mais bien situé.
J14 : Bamboo train (rigolo, il semble que cela va bientôt s'arrêter suite au lancement de travaux sur la ligne ?), Phnom Sampeon (multiples temples et killings cave) et le temple Banane (déçu)
J15 : Promenade dans la campagne puis Phnom Aek (beau temple, un beau linteau de la barattage de mer de lait) et Prasat Bassaet.
J16 : visite de la ville de Battambang, de son musée (de belles pièces mais une présentation pas terrible)
J17 : Bus pour Phnom Penh, escale avant de repartir le lendemain. Pas de place à l'Europe GH dont je remonte un peu vers le marché central et tombe sur la Golden Boat GH (tout nouveau et presque tout beau..), marche en fin d'aprem.
J18 : Bus pour Kampot, je serai à la 333GH (couple propriétaire très sympa) pour 5usd la nuit. Très bien situé. Découverte de la ville, marche le long de la rivière, tour au marché.
J19 : Excursion au Bokor, beaucoup de brouillard une fois dans la montagne. Triste de voir ce que s'est en train de devenir (le dirigeant de la Sokimax a acheté un énorme terrain et veut créer un lieu de vacances pour gens fortunés. Ca construit à tout va des énormes édifices... Puis balade en bateau pour le coucher de soleil.
J20 : bus en début d'aprem pour revenir à Phnom Penh (bientôt la fin du voyage). Superbe bus, on a du bol. On ne passe pas par Kep et c'est en 3h15 que l'on atteint la capitale. J'avais envie de finir en beauté et j'avais réservé 2 nuits au Raffles Hotel Royal.
J21 : Je retourne au musée national (je n'avais pas pleinement profité de ma première visite) et direction le marché russe pour faire quelques achats (mais vraiment pas beaucoup, problème de place dans mon sac). Puis je rentre à pied à l'hôtel en passant par le stade olympique où se déroule un match de foot.
J22 : c'est le jour du départ, je profite de l'hôtel le matin, puis je pose mon sac à l'Europe GH pour profiter de l'aprem : marché central et quai Sisowath. Départ aéroport.
En résumé : beau voyage, belles rencontres, il ne m'est rien arrivé d'étrange (ha si, le gars sur le quai Sisowath à Phnom Penh qui voulait me ramener chez lui pour que je parle de la France à sa fille, proposition déclinée et il s'avère qu'en fait, après discussion avec un autre touriste qui a suivi le gars, que c'était pour piquer des sous à un jeu), des temples et des temples et encore des temples, ha que j'ai aimé ça ! Trajets effectués en motodop avec chauffeur (Siem Rap + Battambang) sinon en bus sur les longues distances, à pied dans les villes. Avec le recul, j'échangerai bien un jour de Battambang pour un jour à Siem Rap. 3 très bonnes GH : Europe à PP avec super Seng (2 bouteilles d'eau par jour), la Lovely à Siem Rap et la 333GH à Kampot. Si vous avez des questions, n'hésitez pas, en espérant que cela puisse vous servir.
Bonjour à toutes et à tous,
Nous rentrons de trois semaines de vacances au Cambodge. Nous avions choisi d’y rester tout notre séjour plutôt que de parcourir la région Laos Vietnam, afin de nous imprégner du pays, et de tout ce que j’en avais lu d’enchanteur. J'ai énormément eu recourt à voyage forum pour organiser mon voyage, aussi cela me parait tout naturel de venir y mettre mon feed back. Avant tout chose je vous demanderai d’être indulgents et tolérants avec moi, car je vais m’exprimer librement et sincèrement sur ce séjour. Personnellement, ce qui me fait aimer mes voyages/les pays que je visite, c’est : les paysages, les habitants (leur hospitalité, ou même simplement leur curiosité ou leur gentillesse), la nourriture, la culture, en général avec aussi, bien sur, la musique…
Nous avons été enchantés par la beauté du Cambodge, ses rizières à perte de vue, ses buffles nonchalants, ses terres rouge, et ses enfants malicieux. Nous avons arpenté le pays de long en large, et partout ce ciel bleu contrastant avec le vert omniprésent était un réel enchantement. Bien sur nous avons aussi été fascinés par les temples d’Angkor qui sont une pure merveille et auxquels nous avons accordé de nombreux jours de visite. Par contre, qu’elle ne fut notre déception en découvrant les cambodgiens ! D’abord, ils ne vous sourient que pour vous vendre quelque chose. Ils ne vous parlent que pour vous emmener quelque part et vous vendre quelque chose. Leur sourire s’éteint aussi vite que votre réponse négative. Quelle déception, nous entendions tellement parler du « sourire cambodgien » ! Et puis le reste… combien de fois nous sommes nous faits rouler ! Je ne pourrais même pas vous énumérer le nombre de fois où ils nous ont arnaqués (pour des trajets en tuk tuk comme pour des repas pris aux marchés ou par des compagnies de tourisme). Là bàs, tout ce qui compte c’est le dollar, le dollar, tout le temps, comme monnaie de référence, comme s’il s’agissait d’un centime. Lassés par tant de malhonnêteté (car oui, nous l’avons vécu comme tel) nous avons, à la fin de notre séjour, procédé à un « test ». Nous étions près d’un marché (le grand art déco, jaune, au bout de la rue 136). Nous voulions aller faire quelques courses ou du moins jeter un œil au centre Soraya, nous regardons sur une carte, nous rendons compte que c’est à une minute à pied et y allons bien sur à pied. En sortant du centre plusieurs tuk tuk se jettent, comme dhabitude sur nous. Et c’est là que nous leur demandons (juste pour voir) « combien pour aller au marché » (le marché situé à 1 mn à pied)…tous réfléchissent, (comme toujours avant de vous arnaquer ils font l’air de réfléchir) et nous demandent….4 dollars… voilà, cela résume bien l’état d’esprit du cambodgien, qui finalement ne voit dans le blanc qu’un vulgaire porte monnaie un porte monnaie cash machine en dollars, à arnaquer le plus possible. 4 dollars pour faire 100 mètres. Si on avait été de vrais pigeons (comme on l’a été dans d’autres villes et à d’autres moments, un de ces tuk tuk nous aurait emmené, aurait fait un espèce de détour, pour empocher les 4 dollars) Idem au Ream national Park, où nous nous sommes rendus pour effectuer une randonnée de 2h dans la jungle. Le lonely indique qu’il faut payer 6 dollars par personne, le guide compris. Arrivant sur place un adolescent tenant l’office de tourisme du ream national park nous dit que c’est lui le guide qu’il faut effectivement payer 6 dols par personne plus 6 pour lui. Rodés à leur petit jeu cambodgien de « soutirer à tout prix le max de pèse au blanc » nous refusons, marchandons à 2 dollars pour lui. Il ne nous donne aucun ticket de reçu ni quoi que ce soit, et nous emmène 45 mn (et non 2 heures) dans une espèce d’ « entrée » de jungle. Nous hallucinons littéralement sur sa mauvaise foi, mais l’ado s’énerve (comme précisé dans le Lonely planet, je cite « le cambodgien est sanguin et le couteau n’est jamais très loin »). Nous préférons décamper. Et ce n’est pas la seule fois où nous avons fui un cambodgien caractériel. Qui passe du sourire appâtant aux yeux fous injectés de sang. Enfin, cela étant un mini résumé de nos contacts avec le peuple cambodgien. Quelque peu décevant La nourriture cambodgienne quant à elle..Comment dire…durant 3 semaines, nous avons mangé un peu partout, pour tous types de budgets, dans toutes les gammes, toujours à la recherche de l’authentique cuisine cambodgienne. Amok de poisson, soupe tom yum, beef lok lak, nous avons tout mangé, dans des marchés comme dans des restaurants chics pour expats aisés, (chez Romdeng ou Malis (seuls noms qui me reviennent là). Et la sensation qui nous est resté à chaque fois, à chaque fin de repas est : on mange au Cambodge comme au chinois du coin à paris. Même niveau de nourriture. Même type de steam rice (un riz épais avec très peu de gout, loin, bien liin du riz qu’on peut langer en Thaïlande par exemple)… La seule différence d’avec le chinois parisien étant que les produits sont plus frais, ca c’est vrai. Au Cambodge tout est cuisiné avec des légumes frais. Mais pour un résultat toujours fade, sans réelle saveur particulière, comme ce qu’on peut manger au chinois du coin, voilà. Ni plus ni moins. Pas de spiritualité non plus au Cambodge…des encens et des offrandes partout, oui. Mais pour quoi ? pour qui ? Nul ne sait le dire. On essaye de parler avec des cambodgiens, « êtes-vous bouddhiste ? » ils vénèrent les moines bouddhiste, mais ne savent pas ce que c’est. Peut être que le mot se dit autrement…En tout cas nous sommes loins, bien loins, de ce que mon ami et moi avons ressenti lors de nos voyages en inde… Dont le bouddhisme n’a de commun avec le Cambodge que les encens. En inde les femmes sont coquettes, parées de toutes les couleurs. Au Cambodge les femmes sont toutes (mais vraiment toutes) habillées en pyjamas assortis. Je me doute bien qu’il ne s’agit pas d’un costume national, mais peut être d’une mode. Une mode bien déroutante. En tout cas, vous vous doutez bien que ce n’est pas que sur le critère des tenues des femmes que je n’ai pas aimé ce pays..mais enfin.. En Inde les couleurs sont omniprésentes, et la musique aussi. Je ne vais pas vous décrire la musique indienne, mondialement connue et apprécie. Mais je pourrais vous décrire la « musique » cambodgienne, déversée partout, parfois à base de haut parleurs et baffles tonitruantes….musique imposée d’office dans tous les trajets en bus (et je peux vous dire que 12 heures de bus sous karaoké cambodgien, ca fait mal). Je sais, je sais ce que le Cambodge a vécu, je sais que c’est un pays qui s’ouvre au monde. Je connais son histoire, je l’ai lue avant de m’y rendre (et je la connaissais avant également). Je sais aussi ce qu’est un pays du tiers monde (j’en viens ; je suis née dans un pays du tiers monde, un pays pauvre) Mais j’ai aussi énormément voyagé, j’ai visité les 5 continents, je suis ouverte au monde. Mais j’ai rarement (jamais ?) été autant déçue par un pays/ voyage. Je vous ai cité quelques unes des arnaques faites à notre encontre. Je dirais, pour finir, que l’arnaque finale, et en même temps la plus symbolique est celle (officielle cette fois) que l’on découvre à l’aéroport : 25 dollars par personne à payer pour quitter le territoire (en plus des 20 euros payés pour le visa ?! oui !) payer pour partir. Nous l’avons déjà fait, au Pérou par exemple. Avec la différence qu’aujourd’hui nous serions prêts à payer pour y revenir..
Nous rentrons de trois semaines de vacances au Cambodge. Nous avions choisi d’y rester tout notre séjour plutôt que de parcourir la région Laos Vietnam, afin de nous imprégner du pays, et de tout ce que j’en avais lu d’enchanteur. J'ai énormément eu recourt à voyage forum pour organiser mon voyage, aussi cela me parait tout naturel de venir y mettre mon feed back. Avant tout chose je vous demanderai d’être indulgents et tolérants avec moi, car je vais m’exprimer librement et sincèrement sur ce séjour. Personnellement, ce qui me fait aimer mes voyages/les pays que je visite, c’est : les paysages, les habitants (leur hospitalité, ou même simplement leur curiosité ou leur gentillesse), la nourriture, la culture, en général avec aussi, bien sur, la musique…
Nous avons été enchantés par la beauté du Cambodge, ses rizières à perte de vue, ses buffles nonchalants, ses terres rouge, et ses enfants malicieux. Nous avons arpenté le pays de long en large, et partout ce ciel bleu contrastant avec le vert omniprésent était un réel enchantement. Bien sur nous avons aussi été fascinés par les temples d’Angkor qui sont une pure merveille et auxquels nous avons accordé de nombreux jours de visite. Par contre, qu’elle ne fut notre déception en découvrant les cambodgiens ! D’abord, ils ne vous sourient que pour vous vendre quelque chose. Ils ne vous parlent que pour vous emmener quelque part et vous vendre quelque chose. Leur sourire s’éteint aussi vite que votre réponse négative. Quelle déception, nous entendions tellement parler du « sourire cambodgien » ! Et puis le reste… combien de fois nous sommes nous faits rouler ! Je ne pourrais même pas vous énumérer le nombre de fois où ils nous ont arnaqués (pour des trajets en tuk tuk comme pour des repas pris aux marchés ou par des compagnies de tourisme). Là bàs, tout ce qui compte c’est le dollar, le dollar, tout le temps, comme monnaie de référence, comme s’il s’agissait d’un centime. Lassés par tant de malhonnêteté (car oui, nous l’avons vécu comme tel) nous avons, à la fin de notre séjour, procédé à un « test ». Nous étions près d’un marché (le grand art déco, jaune, au bout de la rue 136). Nous voulions aller faire quelques courses ou du moins jeter un œil au centre Soraya, nous regardons sur une carte, nous rendons compte que c’est à une minute à pied et y allons bien sur à pied. En sortant du centre plusieurs tuk tuk se jettent, comme dhabitude sur nous. Et c’est là que nous leur demandons (juste pour voir) « combien pour aller au marché » (le marché situé à 1 mn à pied)…tous réfléchissent, (comme toujours avant de vous arnaquer ils font l’air de réfléchir) et nous demandent….4 dollars… voilà, cela résume bien l’état d’esprit du cambodgien, qui finalement ne voit dans le blanc qu’un vulgaire porte monnaie un porte monnaie cash machine en dollars, à arnaquer le plus possible. 4 dollars pour faire 100 mètres. Si on avait été de vrais pigeons (comme on l’a été dans d’autres villes et à d’autres moments, un de ces tuk tuk nous aurait emmené, aurait fait un espèce de détour, pour empocher les 4 dollars) Idem au Ream national Park, où nous nous sommes rendus pour effectuer une randonnée de 2h dans la jungle. Le lonely indique qu’il faut payer 6 dollars par personne, le guide compris. Arrivant sur place un adolescent tenant l’office de tourisme du ream national park nous dit que c’est lui le guide qu’il faut effectivement payer 6 dols par personne plus 6 pour lui. Rodés à leur petit jeu cambodgien de « soutirer à tout prix le max de pèse au blanc » nous refusons, marchandons à 2 dollars pour lui. Il ne nous donne aucun ticket de reçu ni quoi que ce soit, et nous emmène 45 mn (et non 2 heures) dans une espèce d’ « entrée » de jungle. Nous hallucinons littéralement sur sa mauvaise foi, mais l’ado s’énerve (comme précisé dans le Lonely planet, je cite « le cambodgien est sanguin et le couteau n’est jamais très loin »). Nous préférons décamper. Et ce n’est pas la seule fois où nous avons fui un cambodgien caractériel. Qui passe du sourire appâtant aux yeux fous injectés de sang. Enfin, cela étant un mini résumé de nos contacts avec le peuple cambodgien. Quelque peu décevant La nourriture cambodgienne quant à elle..Comment dire…durant 3 semaines, nous avons mangé un peu partout, pour tous types de budgets, dans toutes les gammes, toujours à la recherche de l’authentique cuisine cambodgienne. Amok de poisson, soupe tom yum, beef lok lak, nous avons tout mangé, dans des marchés comme dans des restaurants chics pour expats aisés, (chez Romdeng ou Malis (seuls noms qui me reviennent là). Et la sensation qui nous est resté à chaque fois, à chaque fin de repas est : on mange au Cambodge comme au chinois du coin à paris. Même niveau de nourriture. Même type de steam rice (un riz épais avec très peu de gout, loin, bien liin du riz qu’on peut langer en Thaïlande par exemple)… La seule différence d’avec le chinois parisien étant que les produits sont plus frais, ca c’est vrai. Au Cambodge tout est cuisiné avec des légumes frais. Mais pour un résultat toujours fade, sans réelle saveur particulière, comme ce qu’on peut manger au chinois du coin, voilà. Ni plus ni moins. Pas de spiritualité non plus au Cambodge…des encens et des offrandes partout, oui. Mais pour quoi ? pour qui ? Nul ne sait le dire. On essaye de parler avec des cambodgiens, « êtes-vous bouddhiste ? » ils vénèrent les moines bouddhiste, mais ne savent pas ce que c’est. Peut être que le mot se dit autrement…En tout cas nous sommes loins, bien loins, de ce que mon ami et moi avons ressenti lors de nos voyages en inde… Dont le bouddhisme n’a de commun avec le Cambodge que les encens. En inde les femmes sont coquettes, parées de toutes les couleurs. Au Cambodge les femmes sont toutes (mais vraiment toutes) habillées en pyjamas assortis. Je me doute bien qu’il ne s’agit pas d’un costume national, mais peut être d’une mode. Une mode bien déroutante. En tout cas, vous vous doutez bien que ce n’est pas que sur le critère des tenues des femmes que je n’ai pas aimé ce pays..mais enfin.. En Inde les couleurs sont omniprésentes, et la musique aussi. Je ne vais pas vous décrire la musique indienne, mondialement connue et apprécie. Mais je pourrais vous décrire la « musique » cambodgienne, déversée partout, parfois à base de haut parleurs et baffles tonitruantes….musique imposée d’office dans tous les trajets en bus (et je peux vous dire que 12 heures de bus sous karaoké cambodgien, ca fait mal). Je sais, je sais ce que le Cambodge a vécu, je sais que c’est un pays qui s’ouvre au monde. Je connais son histoire, je l’ai lue avant de m’y rendre (et je la connaissais avant également). Je sais aussi ce qu’est un pays du tiers monde (j’en viens ; je suis née dans un pays du tiers monde, un pays pauvre) Mais j’ai aussi énormément voyagé, j’ai visité les 5 continents, je suis ouverte au monde. Mais j’ai rarement (jamais ?) été autant déçue par un pays/ voyage. Je vous ai cité quelques unes des arnaques faites à notre encontre. Je dirais, pour finir, que l’arnaque finale, et en même temps la plus symbolique est celle (officielle cette fois) que l’on découvre à l’aéroport : 25 dollars par personne à payer pour quitter le territoire (en plus des 20 euros payés pour le visa ?! oui !) payer pour partir. Nous l’avons déjà fait, au Pérou par exemple. Avec la différence qu’aujourd’hui nous serions prêts à payer pour y revenir..
Salut
les amis
suite à tous vos coneils sur Vietnam et Cambodge, je pense donc faire un petit voyage de 3 semaines en parcourant un peu ces 2 pays l'été prochain (fin juillet-début Août)
J'ai élaboré un itinéraire très sommaire, l'idée étant de juger de sa faisabilité.
Ca donnerait celà :
J1 départ J2 arrivée à Hanoi J3 Hanoi J4 Hanoi-Hoa Lu J5 Hanoi-Halong J6 Halong-Hanoi J7 Hanoi+train vers les montagnes (Sapa ou équivalent) J8 Sapa J9 Sapa + train vers Hanoi J10 Hanoi-Siem Reap J11 J12 J13 Siem Reap J14 Siem Reap-Battambang J15 Battambang J16 Battambang-Siem Reap J17 Siem Reap-plage J18 à J20 Plage J21 retour J22 arrivée à Paris
La destination plage dépendra fortement des billets d'avion Paris-ASE...
si le moins cher c'est pas la Malaisie, alors on ira en Malaisie, sinon en Thailande, ou au Vietnam
J'avais repéré des prix à moins de 800 euros par Malaysia, mais disparu😕
Dans tous les comabinaisons que je fais sinon, le prix tourne toujours autour de 1000 euros sinon🏴☠️ (y compris par exemple en arrivant à Siem Reap et non Hanoi...)
Merci de vos commentaires 😉
suite à tous vos coneils sur Vietnam et Cambodge, je pense donc faire un petit voyage de 3 semaines en parcourant un peu ces 2 pays l'été prochain (fin juillet-début Août)
J'ai élaboré un itinéraire très sommaire, l'idée étant de juger de sa faisabilité.
Ca donnerait celà :
J1 départ J2 arrivée à Hanoi J3 Hanoi J4 Hanoi-Hoa Lu J5 Hanoi-Halong J6 Halong-Hanoi J7 Hanoi+train vers les montagnes (Sapa ou équivalent) J8 Sapa J9 Sapa + train vers Hanoi J10 Hanoi-Siem Reap J11 J12 J13 Siem Reap J14 Siem Reap-Battambang J15 Battambang J16 Battambang-Siem Reap J17 Siem Reap-plage J18 à J20 Plage J21 retour J22 arrivée à Paris
La destination plage dépendra fortement des billets d'avion Paris-ASE...
si le moins cher c'est pas la Malaisie, alors on ira en Malaisie, sinon en Thailande, ou au Vietnam
J'avais repéré des prix à moins de 800 euros par Malaysia, mais disparu😕
Dans tous les comabinaisons que je fais sinon, le prix tourne toujours autour de 1000 euros sinon🏴☠️ (y compris par exemple en arrivant à Siem Reap et non Hanoi...)
Merci de vos commentaires 😉
Voilà un moment que je n’étais pas venue et a la lecture des diverses arnaques décrites, j’ai eu envie d’apporter un peu de mon expérience.
Depuis quatre ans maintenant je vis au Vietnam, j’ai la cinquantaine, je me déplace avec une valise et des chaussures en cuir, je suis seule, donc la cible idéale pour les arnaques de tout poil : grosso modo pour un Vietnamien, je suis une femme occidentale aisée et sans défense.
J’ai voyagé au Vietnam, au Laos, au Cambodge – très, très cher Cambodge -, en Malaisie, en Thaïlande, en bus, en train, en avion, en moto, et… rien. Je n’ai jamais été victime d’une de ces innombrables arnaques décrites.
Si, au début de mon séjour, j’avais raconté ici une agression par un taxi, mais je m’en étais voulue de la désinvolture qui m’avais poussée à prendre un taxi visiblement minable et d’avoir exposé mon portefeuille au moment de payer. Depuis, je choisis soigneusement mon taxi à Saïgon, il y en a assez partout pour pouvoir le faire, et je n’ai jamais plus eu un problème.
Mais il y a assez de posts sur les taxis, la question semble universelle, je ne reviendrai pas là-dessus.
A la banque, on m’a toujours remis au millième de billet près ce qu’on devait me remettre. Dois-je considérer comme une arnaque le fait qu’au supermarché, on me donne un bonbon au lieu de 200 Dongs parce qu’il n’existe quasiment plus de ces billets ? Je vis à l’hôtel et la porte de ma chambre n’est jamais fermée, quand je veux mettre de l’argent au coffre, c’est la manager – en qui j’ai entièrement confiance – qui insiste pour me remettre un reçu où tout est scrupuleusement noté.
Je me suis posé la question : suis-je plus maligne que les autres ? Pas du tout. J’aurais même sûrement donné aussi à la fameuse Française de Thaïlande qui fait l’objet d’un interminable post.
C’est justement cette histoire qui m’a fait réagir, assez différemment du ton général, d’ailleurs. J’ai trouvé encourageante la réaction de si nombreuses personnes qui donnent à une femme qui semble démunie. Pour une fois, il n’est pas question de haine, de vengeance, de fracture entre les personnes, simplement d’entraide…
J’ai beaucoup voyagé dans ma vie mais mon statut de résidente étrangère a changé la donne. On croit avoir tout prévu et pourtant on se trouve face à des problèmes imprevisibles. Je n’ai bien sûr jamais rien demandé dans la rue, mais j’ai été contente à l’époque que de nouveaux amis aient été là pour m’aider, financièrement ou administrativement…
J’ai aidé beaucoup aussi, en France comme ici, sûrement qu’on a certaines fois ri derrière mon dos, mais je m’en fous : dans le doute, je préfère avoir été grugée plutôt que de n’avoir pas aidé quelqu’un au bord du précipice.
Je ne m’expose pas non plus. Je ne prends pas des cuites à tomber dans les bars interlopes de Saïgon - je sors pourtqnt bequcoup . Je ne suis pas un homme de quatre-vingts ans qui se transforme en George Clooney quand il descend de l’avion. Je ne porte pas de jugement. Je sais simplement par bon sens qu’une fille de vingt ans vetue d'un short au ras des fesses, perchée sur des talons de 25 cm n’est pas éblouie par votre sex-appeal, messieurs. Il y a de fortes chances pour qu’elle soit attirée par votre banane… enfin pas celle à laquelle vous pensez.
Bon sens, là est la question. J’habite une ville touristique et je vois de plus en plus d’occidentaux se déplacer avec un sourire crispé, les bras fermés sur leur sac… Une table sur deux refuse le fruit en beignet offert à la fin du repas par mon restau favori. Forcément, il y a un coup fourré…
Moi, je dois avoir une mental de ravie de la crèche, mais j’aime bien l’idée que tant de personnes aient donné à la fameuse arnaqueuse de Thailande. Les petits combats au quotidien pour des tomates talées ou des poissons moisis au soleil me semblent bien plus fatigants.
Si nous ne restons pas ouverts et solidaires, il me semble absolument inutile de voyager…
Depuis quatre ans maintenant je vis au Vietnam, j’ai la cinquantaine, je me déplace avec une valise et des chaussures en cuir, je suis seule, donc la cible idéale pour les arnaques de tout poil : grosso modo pour un Vietnamien, je suis une femme occidentale aisée et sans défense.
J’ai voyagé au Vietnam, au Laos, au Cambodge – très, très cher Cambodge -, en Malaisie, en Thaïlande, en bus, en train, en avion, en moto, et… rien. Je n’ai jamais été victime d’une de ces innombrables arnaques décrites.
Si, au début de mon séjour, j’avais raconté ici une agression par un taxi, mais je m’en étais voulue de la désinvolture qui m’avais poussée à prendre un taxi visiblement minable et d’avoir exposé mon portefeuille au moment de payer. Depuis, je choisis soigneusement mon taxi à Saïgon, il y en a assez partout pour pouvoir le faire, et je n’ai jamais plus eu un problème.
Mais il y a assez de posts sur les taxis, la question semble universelle, je ne reviendrai pas là-dessus.
A la banque, on m’a toujours remis au millième de billet près ce qu’on devait me remettre. Dois-je considérer comme une arnaque le fait qu’au supermarché, on me donne un bonbon au lieu de 200 Dongs parce qu’il n’existe quasiment plus de ces billets ? Je vis à l’hôtel et la porte de ma chambre n’est jamais fermée, quand je veux mettre de l’argent au coffre, c’est la manager – en qui j’ai entièrement confiance – qui insiste pour me remettre un reçu où tout est scrupuleusement noté.
Je me suis posé la question : suis-je plus maligne que les autres ? Pas du tout. J’aurais même sûrement donné aussi à la fameuse Française de Thaïlande qui fait l’objet d’un interminable post.
C’est justement cette histoire qui m’a fait réagir, assez différemment du ton général, d’ailleurs. J’ai trouvé encourageante la réaction de si nombreuses personnes qui donnent à une femme qui semble démunie. Pour une fois, il n’est pas question de haine, de vengeance, de fracture entre les personnes, simplement d’entraide…
J’ai beaucoup voyagé dans ma vie mais mon statut de résidente étrangère a changé la donne. On croit avoir tout prévu et pourtant on se trouve face à des problèmes imprevisibles. Je n’ai bien sûr jamais rien demandé dans la rue, mais j’ai été contente à l’époque que de nouveaux amis aient été là pour m’aider, financièrement ou administrativement…
J’ai aidé beaucoup aussi, en France comme ici, sûrement qu’on a certaines fois ri derrière mon dos, mais je m’en fous : dans le doute, je préfère avoir été grugée plutôt que de n’avoir pas aidé quelqu’un au bord du précipice.
Je ne m’expose pas non plus. Je ne prends pas des cuites à tomber dans les bars interlopes de Saïgon - je sors pourtqnt bequcoup . Je ne suis pas un homme de quatre-vingts ans qui se transforme en George Clooney quand il descend de l’avion. Je ne porte pas de jugement. Je sais simplement par bon sens qu’une fille de vingt ans vetue d'un short au ras des fesses, perchée sur des talons de 25 cm n’est pas éblouie par votre sex-appeal, messieurs. Il y a de fortes chances pour qu’elle soit attirée par votre banane… enfin pas celle à laquelle vous pensez.
Bon sens, là est la question. J’habite une ville touristique et je vois de plus en plus d’occidentaux se déplacer avec un sourire crispé, les bras fermés sur leur sac… Une table sur deux refuse le fruit en beignet offert à la fin du repas par mon restau favori. Forcément, il y a un coup fourré…
Moi, je dois avoir une mental de ravie de la crèche, mais j’aime bien l’idée que tant de personnes aient donné à la fameuse arnaqueuse de Thailande. Les petits combats au quotidien pour des tomates talées ou des poissons moisis au soleil me semblent bien plus fatigants.
Si nous ne restons pas ouverts et solidaires, il me semble absolument inutile de voyager…
Bonjour, j'aurais une petite question a posé si quelqu'un ici connait la réponse c chouette!
Je m'appelle Maud et je m'envole le 14 décembre pour le Cambodge, arrivée le lendemain a Phnom Penh. Comme c'est mon premier voyage seul en sac a dos, je souhaite m'occuper des démarches administrative tant que je suis encore en France (du stress en moins a l'arrivée)
Du coup, je vais demander mon visa par le biais du agence. Ces agences internet s'occupe de tout cependant il faut leur envoyer un formulaire de l'ambassade (que l'on trouve sur leur site) et ma question est celle-ci, sur le formulaire il y a une case qui me pose souci. C'est l'adresse prévue au Cambodge, je n'en n'ai encore aucune, ne sachant encore ou je vais dormir (une guesthouse surement), du coup que dois je répondre a cette question, est ce que je peux mettre une adresse au hasard même si je ne réserve pas??
Merci de me renseigner( j'avoue être un peu dans l'urgence)
Maud
Je reviens d'un mois en Birmanie, sac à dos, ghest houses mini prix, à suivre ma routarde de fille. (elle voyage 1 an la veinarde !)
Trop bien ! Je ne parle pas de politique (nous avons eues qq aperçus désagréables), mais du peuple, des contacts, des aventures de transport (train incroyable, bus, mini bus bondés, trishaw, moto...), de notre guide pour le treck ...
Par contre, j'ai passé 10 jours au Cambodge (un peu court, mais c'est la faute de Bangkok !!!) . Bien sûr, Ankor est magnifique. Bien sûr, Phnom Penh est super interessant, mais j'ai moins aimé le contact avec la population, du moins la population avec laquelle nous devions avoir un rapport commercial.
J'aimerais avoir votre avis car je ne veux pas rester sur une mauvaise impression, n'étant pas restée suffisemment longtemps pour arrèter mon jugement. Merci de me répondre. Amitiés MF
Trop bien ! Je ne parle pas de politique (nous avons eues qq aperçus désagréables), mais du peuple, des contacts, des aventures de transport (train incroyable, bus, mini bus bondés, trishaw, moto...), de notre guide pour le treck ...
Par contre, j'ai passé 10 jours au Cambodge (un peu court, mais c'est la faute de Bangkok !!!) . Bien sûr, Ankor est magnifique. Bien sûr, Phnom Penh est super interessant, mais j'ai moins aimé le contact avec la population, du moins la population avec laquelle nous devions avoir un rapport commercial.
J'aimerais avoir votre avis car je ne veux pas rester sur une mauvaise impression, n'étant pas restée suffisemment longtemps pour arrèter mon jugement. Merci de me répondre. Amitiés MF
Bonjour,
Après la Malaisie cet été cette fois ci c'est au Cambodge que je mets le cap et donc pas mal d'interrogations par rapport à la préparation du voyage...
Nous hésitons à prendre un vol entre Siem Reap et Sihanoukville (environ 100 euros) ou prendre un bus de nuit... Après avoir vu les différents commentaires sur la qualité des bus et des routes au Cambodge j'hésites vraiment car pas envi d'arriver à Sihanoukville en ayant fait 12 heures de route et ne pas avoir fermer l'oeil de la nuit.
Certains ont ils fait ce trajet? Quelle compagnie offre la meilleure prestation?
Merci d'avance de votre aide et vos expériences
Après la Malaisie cet été cette fois ci c'est au Cambodge que je mets le cap et donc pas mal d'interrogations par rapport à la préparation du voyage...
Nous hésitons à prendre un vol entre Siem Reap et Sihanoukville (environ 100 euros) ou prendre un bus de nuit... Après avoir vu les différents commentaires sur la qualité des bus et des routes au Cambodge j'hésites vraiment car pas envi d'arriver à Sihanoukville en ayant fait 12 heures de route et ne pas avoir fermer l'oeil de la nuit.
Certains ont ils fait ce trajet? Quelle compagnie offre la meilleure prestation?
Merci d'avance de votre aide et vos expériences
Bonjour,
Nous projetons un circuit au cambodge et bien sur siem reap avec une incursion au laos pour isiter la region des 4000 iles.
Je cherche des infos recentes et precises sur le passage de la fontiere avec le laos et la possibilite d obtenir le visa a la frontiere ( passeports francais). Si possible egalement, moyens de transport, bons plans logements siem reap et 4000 iles.
Si ce n, est pas trop demander, egalement bons plans et conseils itineraires cambodge depuis siem reap!
Merci de vos conseils avises et de vos experiences personnelles
Gerard
bonjour je vais faire de la place dans mes valises pour apporter quelques dons oui mais quoi et a qui ??
des vetements? des affaires scolaires? ou autres et a qui les donner
si vous pouvez me renseigner sur les besoins
et les regions ou je vais sejourner ou les dons feraient le plus besoin
merci d'avance
J'ai un petit site sur lequel je mets des photos du Cambodge, et où j'écris quelques textes et histoires sur ce pays ainsi que sur le Népal. En espérant pouvoir donner à quelques-uns envie de s'y rendre..... http://saphalhos.free.fr
Bonjour,
J'ai effectué en juillet 2004 un voyage inoubliable au Cambodge. Depuis plusieurs mois, j'alimente et je mets à jour (pas aussi régulièrement que je le souhaiterais, malheureusement !) un site internet pour présenter le pays, son histoire, sa géographie, présenter aussi mon voyage à travers certaines photos que j'ai prises là bas... et plein d'autres choses qui, je l'espère, vous seront utiles pour vous aider à préparer votre voyage, vous donner envie d'y aller, ou tout simplement vous faire découvrir ce pays magnifique. J'espère y retourner dans un avenir pas trop lointain ! Si vous souhaitez venir voir mon site, il se trouve là : http://fredee.club.fr/cambodgeternel A bientôt, Frédée
J'ai effectué en juillet 2004 un voyage inoubliable au Cambodge. Depuis plusieurs mois, j'alimente et je mets à jour (pas aussi régulièrement que je le souhaiterais, malheureusement !) un site internet pour présenter le pays, son histoire, sa géographie, présenter aussi mon voyage à travers certaines photos que j'ai prises là bas... et plein d'autres choses qui, je l'espère, vous seront utiles pour vous aider à préparer votre voyage, vous donner envie d'y aller, ou tout simplement vous faire découvrir ce pays magnifique. J'espère y retourner dans un avenir pas trop lointain ! Si vous souhaitez venir voir mon site, il se trouve là : http://fredee.club.fr/cambodgeternel A bientôt, Frédée
Bonjour,
Je vais devoir prochainement prendre des billets d'avion pour le Cambodge, mais voilà je dois refaire le passeport de ma fille qui sera périmé à la fin de l'année (ca ne dure que 5 ans pour les enfants, attention à ne pas se faire avoir..)
Question : je renseigne quoi en payant les billets comme numéro de passeport ?... si je ne mets rien, ca ne passera pas... si je mets son numéro de passeport actuel, cela ne risque-t-il pas de coincer ? (et si ca ne coince pas, je me demande à quoi cela sert de renseigner les références du passeport à la résa) ou j'attends son nouveau passeport (qu'elle n'aura pas avant Mai je pense, vive la France 😉), mais là les prix vont grimper...
Merci 😉
Je vais devoir prochainement prendre des billets d'avion pour le Cambodge, mais voilà je dois refaire le passeport de ma fille qui sera périmé à la fin de l'année (ca ne dure que 5 ans pour les enfants, attention à ne pas se faire avoir..)
Question : je renseigne quoi en payant les billets comme numéro de passeport ?... si je ne mets rien, ca ne passera pas... si je mets son numéro de passeport actuel, cela ne risque-t-il pas de coincer ? (et si ca ne coince pas, je me demande à quoi cela sert de renseigner les références du passeport à la résa) ou j'attends son nouveau passeport (qu'elle n'aura pas avant Mai je pense, vive la France 😉), mais là les prix vont grimper...
Merci 😉








