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Apprendre le chinois à Paris
😉 Bonjour,

Y aura-t-il quelqu'un qui souhaiterait apprendre le chinois à Paris? On cherche des personnes intéressées pour faire un groupe. Merci de contacter par email. :O)
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Apprendre le mandarin
re bonjour!

Avant de me rendre en Chine, je voudrais apprendre quelques rudiments de la langue (Mandarin). Je vais donner des cours de Français à des enfants et j'aimerais avoir un bon contact avec eux en "me débrouillant un peu". Il est nécessaire que je comprenne comment fontionne leur langue pour mieux l'adapter à la langue Française que je dois leur apprendre.

Quelqu'un pourrait-il m'indiquer : * un site valable pour cet apprentissage * un logiciel à télécharger pour apprendre la calligraphie

merci d'avance
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La Chine sept ans plus tôt
Sept ans c'est bien peu de chose, c'est juste un septennat, ce n'est même pas un dixième de l'espérance de vie moyenne d'un mâle français. Et pourtant c'est énorme dans ma courte vie de voyageur. Il y a sept ans, ce n'était pas mon premier voyage, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine, et ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine où je sois tombé amoureux de ce pays. Mais pour des raisons que je m'explique mal, c'est probablement le voyage qui m'aura le plus marqué, n'ayant jamais ressenti autant de bonheur à visiter une terre étrangère, et ne pensant pas connaître à nouveau un bonheur aussi intense, hélas. C'est donc un souvenir heureux dont j'entretiens méticuleusement la mémoire, me rappelant souvent de tel ou tel visage ou anecdote au détour d'une rue de Shanghai, ou à l'écoute de certaines musiques.

C'était aussi mon plus long voyage: 5 semaines en tout. Pour certains ça peut paraître peu, mais à cette époque où j'étais étudiant, je pouvais me permettre un voyage que je considère aujourd'hui comme d'une longueur à faire rêver. Il y a sept ans jour pour jour, j'étais encore dedans, et à l'approche du cinquième anniversaire de mon immigration en Chine, je me dis qu'il est peut-être enfin temps de coucher cette expérience par écrit, chose que je ne faisais jamais à cette époque où VF n'existait pas.

J'ai longtemps hésité sur le style à adopter. Il est évident qu'avec sept ans de recul et une expérience chinoise beaucoup plus solide, je ne vois plus les choses de la même façon. Mais je vais malgré tout essayer de faire transparaître l'état d'esprit qui était alors le mien. Je pense aussi me souvenir assez précisément de la plupart des détails de ce voyage, ainsi que de leur chronologie approximative, exploit dont je suis parfaitement incapable pour mes autres voyages de la même époque, où je ne prenais pas non plus de notes. Mais puisque je me suis payé le luxe d'attendre sept ans avant d'écrire tout ça, je vais quand même aussi m'offrir le petit plaisir de l'autocritique et du regard neuf. Il serait dommage de ne pas en profiter!
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Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est
On trouve en Asie une grande quantité de peuples dont les origines et les liens de parenté ne sont souvent pas évidents. La confusion est d’autant plus grande qu’ils ont une variété de noms aux sonorités assez semblables à premier abord, et qu’un groupe donné se voit attribuer des noms différents suivant le pays où on le rencontre, la date à laquelle on en parle, l’auteur etc…. Meo, Miao, Yao, Hmong, Lao, Taï, Thaï, Qiang, Jurchen, Mandchous, Khitai etc…. la liste et longue ! Comment s’y retrouver ? D’où viennent-ils et comment sont-ils reliés les uns aux autres?

Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):

« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……

Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?

Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».

Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).

On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !

Alors allons-y! Premier chapitre:

Les débuts - Xia

La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.

L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.

Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.

Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.

Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.

Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
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"Tell me more" pour apprendre le chinois sur Paris
Salut Atous,

Que pensez vous de la methode "tell me more" pour une premiere approche de la langue ?🤪

Ou que pensez vous des autres methodes (Assimil, 40 lecons etc...)

Et ou trouver des cours de QUALITE pas trop cher sur paris ou banlieue, excepte l'INALCO ...

Par avance un grand merci a tous !!! 😛

A +++++😉
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Ma traversée de la Chine en 30 jours, du Sud vers le Nord
Bonjour à tous et toutes.

Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...

Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage. N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!

Contexte du récit: Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification. Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..." C'est parti, je me lance....

Jeudi 2 Juin:

Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.

Je suis content.

J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....

Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur... Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!

Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel... Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....

J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...

Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...

Mon œil!!

Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....

Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!

Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!! De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!

Que demande le peuple?

Un lit....

Vendredi 3 Juin

Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.

Un rat!!!!

Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève. Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.



Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.

Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement. Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi. Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre... "Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.

Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.

Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone? C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout! Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!

Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...

Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10. "C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets -No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut. Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!... Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.

La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!

C'est un bus local et ça se voit...



Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas! Beurk, bienvenue en Chine!

Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi... Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager... Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)... Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...

Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!" Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!

Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang. Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"! Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!

A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.

Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.

Et là, j'ai cru que j'allais vomir...

Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...

Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur. C'est tout. Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte! Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!

P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!

Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!

Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!

Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes! Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!

Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.

Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue. Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.

Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!



Que rajouter? Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.

Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!

Samedi 4 Juin

Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.

Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.

La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!



Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya. Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.



Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.



Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu). Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend: "One hundred and forty, please".

On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus... "Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".

Soit 20 euros pour 3 cafés...

On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici! Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!



Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!! Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus... Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais! Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...

La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.



J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.

Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...

Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays. Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...

Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!

Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!







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Jeux Olympiques 2008 à Pékin
🙂 Bonjour....!!!

Je ne sais pas vous, mais moi pour la première fois je ne me suis jamais intéressé aussi peu à des jeux olympiques que pour cette édition 2008...

Pourtant difficilement contournables en raison de la "pression médiatique", je tends une oreille distraite et je zape.

J'aimerais connaître vos propres réactions et avoir vos impressions...🤪...

Merci de vos réponses...
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Choisir entre apprendre le chinois et le japonais
Bonjour à tous!

Que choisir entre le chinois et le japonnais ? Je me suis habituée à écouter des mangas japonnais en VO mais j'ai vite laisser tomber le bouquin d'initiation! La Chine est plus grande et tres interessante egalement mais non capitaliste... Alors peut-on m'expliquer la difference et l'interet de l'un et de l'autre ? Je souhaite devenir Acheteur Industriel ; les langues etrangeres ne sont que bénéfiques !

Merci, pour vos messages et a bientot !

Sinceres Salutations
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Les tribulations d'un Vfestiste en Chine
Bonsoir a tous ...

Ici en France il est 00h15 ..., je suis à 19h heure de mon décollage et je vient enfin de finir mes bagages ....

19 kg pour le bagage en soute et 12 kg pour le bagage a main, et mois qui aime vayagé legé, ... bon en même temps je part pour 6 mois et j'enmène mon matos sportif (escrime et ouais sa pèse ...)😄😄😄

Je vient de finir une petite fête avec mes parents et un pote de toujours et je suis dans un état proche de l'apesentheur ..., mais sa fait du bien, sa permet de vidé la tête ...

Shanghai ma parrut si loin pendant tant de mois et elle me parait si proche tous d'un coup, trop proche ?, l'histoire et mes postes le diront ...

Bon ce poste est juste pour commencer un file qui je l'éspère me suivra pendant mes périgrinations des 6 prochains moi (et ouais je vais pas me passé de VF ...)

Sa commence demain avec la première (?) rencontre VF organisé dans un avion avec le membre Kelaer !!!, ouais tant cas faire, j'aime rien faire comme les autres ... !!! 😏😏

Merci a tous ceux qui mon encouragé et aider a préparer ce voyage, notament Francois, SylvieF, Walinette, Nawal, EspritZen, Fabricia, Simba, Parva, Sandrine, Juju, n Loopkin, Béné et Alan (et tous les autres ...)

Mon prochain post sera soit de roissy soit de Shanghai ... !!! c'est partie pour de nouvelles aventure, j'ai un mélanges de sentiment dans la tête c'est pourtant pas la première fois que je part, mais dans ces conditions si ..., il vont rien comprendre a ce que je vais leurs dires ces pauvres chinois ..., alors en plus quand je vais leurs expliquer qu'il me faut une connection internet par ce que je suis accro à VF ....

Pleins de gros bisous à tous ...

Philo
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Bagages pour la Chine
Bonjour à tous Depuis longtemps nous voyageons avec un sac à dos mais nous allons partir en Chine pour 1 mois (avec déplacements en train, bus etc...) et je me demandais si la valise légère ne serait pas préférable au sac pour ce pays.J'ai lu dans une discussion qu'il ne fallait rien poser à terre d'où mon interrogation.Est-ce si différent de l'Inde par exemple pour l'hygiène? Merci pour vos avis éclairés
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La Chine "éternelle"
Recit par Christophe et Sophie de 6 semaines en Chine apres un passage en Mongolie: (pour la gallerie photo http://www.lespiedssurterre.org) Dimanche 21 Aout: Good morning China Levés tôt, on quitté à regret le pays du cheval pour entrer dans celui du vélo. Petite anecdote pour faire le lien entre les deux pays: les mongols n'aiment pas les chinois (en tous cas Zolo). Premièrement, ils ont mal digérés d'être sous l'égide Mandchou (1644-1912). La Mongolie intérieure reste d'ailleurs chinoise, et les déplacements de population font qu'il ne reste plus que 15 % de Mongols dans cette région. Deuxiemement, suite a la loi de l'enfant unique pour limiter les naissances en Chine, il s'est crée un déficit en femmes puisque nombre de filles furent sacrifiées (avortements, infanticides…), de nombreux chinois venant alors chercher leur femme en Mongolie. Ca laisse des traces…D'ailleurs entre parenthèse, les chinois risquent de se heurter dans quelques années au problème des retraites auquel nous faisons face en France actuellement, mais en puissance 10. La structure familiale étant maintenant calquée sur le modèle 4-2-1, l' enfant unique doit s'occuper de ces 2 parents et de ses 4 grands parents... La gérontologie a de beaux jours en Chine... A peine montés dans le train, trois chinois profitant de l'agitation générale de l'éscale ont éssayé de nous voler. Christophe gardait les bagages dans la cabine pendant que Sophie dépensait les derniers toubrouks en gateaux. Il discutait assis avec l'un des trois pensant avoir affaire à notre compagnon de cabine pendant que l'autre fouillait dans le sac sur la banquette superieure, le dernier faisant mine de retirer sa veste lui cachait la vue. Lorsqu'il s'en est apercu, ils se sont vite éclipsés aidés par le chef de cabine ( qui verifie normalement les tickets de ceux qui montent), qui lui demanda son billet l'empéchant ainsi de les rattraper…bonne entrée en matière! Heureusement rien n'a été volé et les objets de valeur se trouvaient au fond du sac, on restera désormais sur nos gardes. Nous avons ensuite recu la visite de Juliette que nous avions rencontrée au Vieux Campeur puis croisée a Moscou. Nous passons une partie du voyage avec elle, sa mère doit la retrouver a Pékin dans 30 heures. Le passage de la frontière fut moins long que l'entrée en Mongolie (seulement 4h) et nous a permis d'assister au changement des roues du train car les rails russes et mongoles n'ont pas le mème écartement que les autres. Le wagon est soulevés par de puissants bras leviers puis les essieux extraits et remplacés par d'autres. Les passages des frontières reste toujours stressant, on a l'impression de passer un examen d'entrée avec la peur d'avoir fait une bétise, les visages graves et les uniformes des douaniers ne font d'ailleurs que dramatiser la situation. Ca y est, nous voici en Chine! Au loin, des lumières nous laissent deviner une population bien plus nombreuse qu'en Mongolie. Au réveil, les usines et les odeurs de pollution confirmeront que la Chine demeure le pays le plus touché puisque 9 des 10 villes les plus polluées au monde s'y trouvent. Autre constatation, la moindre parcelle de terre cultivable est mise a profit car elle n'est pas suffisante pour nourrir la population entière, c'est donc avec amusement que nous apercevront des bordures de routes de 2 m2 plantées de tournesols!

Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc. On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).

Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…

Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait"). La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!). Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!

Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez. Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite. L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite... Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble. Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na! La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.

Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne. Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse. A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée! Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal! Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines! Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping. Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons. L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.

Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises" Appétissant non... Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français) Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche. Palais d'Eté un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population. Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare. C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises. A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.

Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de patères en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler. gargotte

Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!

Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.

Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!

Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).

Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.

Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.

Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).

Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province. Enfin du ciel bleu!

Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude. mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction). Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle. Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas. Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...). Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend. moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant. Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère. Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur. Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience. Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises. La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts... En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...). joyeux anniversaire ...on se régale... Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne! Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!! Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage… Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps". Thomas délire Scrapping or cupping

Mardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre. Arachnidus vilainus

Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire. Attention chat méchant ! Rocher ou poubelle ?

Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.

Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo. Maison tibétaine Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude. Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet! Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse… Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock". Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais! Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années. Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes… On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros! Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale. Jamon, jamon Les 2 be 3 Lundi 19 Septembre: Y'en a marre! Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la… Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine). Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière. La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière. L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.

Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement à l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien? On ne joue pas avec la nourriture !

Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"

Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.

Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire. L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement Samedi 24 Septembre: Pas sympa Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil. Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture! Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.

Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng. Oncle Ben's

Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming. Dealer local Aussi forts que les piments d'espelette

Mardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.

Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!

Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur. Shillin Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien. Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe. La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.

Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.

Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs... Pas facile un tour du monde
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Yunnan/Guangxi/Guizhou, dans quel sens?
Bonjour,

Nous voudrions "visiter" une partie du Yunnan, voir les villages du Guangxi et du Guizhou, mais nous ne savons pas par où commencer! Nous arriverons à Canton et repartirons de Hong-Kong en Octobre/Novembre (entre les phases de la Foire!). Pour les grands déplacements nous ne prenons que le train, je sais que Canton/Kunming c'est 25h mais ça ne nous gène pas. Ce que je voudrais savoir c'est si on aura une chance de voir les rizières de Yuanyang en eau, disons début Novembre! J'ai lu que le directeur du Cits de Kaili fournissait de nombreux renseignements pour les villages alentours , donc c'est vrai que nous aimerions passer par Kaili avant d'aller dans la région. Ce que j'ai un peu en tête donnerait ceci :

CANTON/KUNMING KUNMING/LIJIANG (train de jour ou de nuit) LIJIANG/SHAXI SHAXI/DALI DALI/KUNMING KUNMING/YUANYANG On ira peut-être aussi à JIANSHUI/PUZHEIHEÏ ET DONGCHUAN /SHILIN Puis : KUNMING/GUIYANG (train) GUIYANG/KAILI Ensuite les villages LANGDE/DANZHAI/ZHAOXING/BASHA/CHENGYANG/SANJIANG par exemple, ou d'autres. YANGSHUO J'ai lu qu'il y avait une autoroute entre Yangshuo et Canton, de là on pourrait rejoindre HongKong ou alors il y a peut-être un autre moyen de rejoindre Hongkong directement? Est-ce le bon sens pour faire le voyage? Je vous remercie de vos réponses, nous ne savons pas combien de temps nous partons mais largement plus d'un mois.
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Droits de l'homme en Chine
Bonjour à tous,

je fais présentement un travail sur la Chine au sujet des Droits de l'homme. Je voulais savoir si, vous qui y êtes allés, avez quelques choses à me dire sur la politique de ce pays, les droits de l'homme (s'ils sont respectés), quel genre de vie mène les citoyens etc.

Merci de pouvoir m'aider à mon travail.

Cordialement Raysorn
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Chine: la grande déception
Bonjour à tous!

Comment expliquer à nos proches, de retour d'un voyage de quatre semaines en Chine, que le pays que nous avons visité n'a tenu aucune de ses promesses?

Difficile effectivement de ne pas passer pour rabat-joie ou pire pour des enfants gâtés.

Et pourtant, nous l'avions préparé ce voyage, nous nous sentions prêts à nous immerger dans ces cultures et avions lu de nombreux romans chinois et carnets de route... Tout s'annonçait pour le mieux.

Les préjugés sur la Chine sont nombreux: pays accueillant, gens charmants, accueillants souriants... Lonely Planet, Rough Guide, Routard, reportages TV, cartnets de route... De nombreux témoignages attestaient de la qualité de l'accueil chinois.

Il n'en est rien! Nous avons fait des efforts pour communiquer, comprendre, partager des gateaux. Toutes ces tentatives ont été vaines, vexantes même! Qui refuserait un gâteau au cours d'un long trajet d'une douzaine d'heure en train sièges durs???

La Chine confond business et culture, paysage et industrie! Vous rendez-vous compte qu'il faille payer pour regarder un paysage? Qu'un simple temple exige un droit d'entrée aussi élevé que la Cité Interdite?

Imaginez encore que la Cité Interdite est dans un état déplorable si l'on prend le temps de l'observer dans ses détails (fils électriques dénudés au contact de flaques d'eau, fissures dans les mures, peinture écaillée et terne, plante et mousses sur les toits...

Deux villes nous ont particulièrement déçues: Dali et Lijiang: nous n'avons trouvé aucun intérêt à nous promener dans un parc d'attraction. Les minorité n'y ont plus leurs aises, chassées par la majorité Han avide de "valoriser" le patrimoine à coup de boutiques souvenirs et foires à neu-neu.

Les gorges du saut du tigre: elles disparaitront sous les eaux retenues par un nouveau barrage hydraulique Parc naturel près de Zhongdian/Shangri-La : billet d'entrée d'autant plus exorbitant qu'il faut payer le bus pour y aller. Les rizières de Yuanyang au sud du Yunnan: absolument splendide, mais pour combien de temps? Nous avons vu des travaux colossaux mettant en place clôtures, murs et haies pour rendre la vue du paysage payante (a priori il faudra débourser entre 50 et 100Y). Bien sur, les minorités seront remplacées par des Han et tout ce qui fait le charme de cette région disparaitra immanquablement.

La liste des déceptions est encore longue, aussi m'arrêterai-je là pour vous dire à quel point vous devez sortir des sentiers battus pour trouver la perle rare encore visible. La Chine est un patrimoine en voie de disparition...
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Pékin Express: en route pour Bombay
Après le succès de la saison du concept de téléréalité mêlant aventure, épreuves et générosité des autochtones, M6 revient en janvier 2007 avec une version encore plus forte intitulée "La route de l'Himalaya". Partant de Pékin, c'est à un périple de plus de 10.000 km à travers Chine, Népal et Inde que dix équipes de deux personnes vont devoir survivre avec un seul euro par jour pour manger et la bienveillance des populations rencontrées pour tout le reste.

Je n'avais pas regardé la précédente émission mais là ça promet d'être un beau voyage... Pekin express 2 saison 2 - Départ le 20 Mars 2007 à 20h30 !

Quelques vidéos ci-dessous en avant goût, sur ce lien...ci-desspis

http://www.m6.fr/html/emissions/pekinexpress/ A ne pas manquer
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Recherche correspondant pour échange d'apprentissage français-mandarin
bonjour je suis francais habitant a kunming ou jenseigne le francais et apprend le mandarin a yunnan da xue je rentrerai en france en janvier 2007 et souhaite poursuivre l'apprentissage du chinois et l'enseigne;ent du francais. si vous parlez mandarin et souhaitez apprendre ou vous perfectionner en francais bienvenue

ni hao, wo shi fa guo ren. wei le jiao fa wen he xue han yu, wo xian zai zhu zai kunming. wo yao 2007 yi yue hui fa guo qu, bu guo xiang ran hou hai xue han yu. ru guo ni xiang xue fa yu, wo ke yi jiao ni fa yu. ni ke yi jiao wo han yu ma ? zai jian adlterre@hotmail.fr
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Où partir fin février: en Chine ou à Taïwan?
Bonjour, j'envisage un voyage en Asie sur les 2 dernières semaines de février. J'avais envie de Chine mais je crois savoir que la météo n'y est pas très clémente en cette période, cela dit je suis loin d'être une spécialiste et j'aurais aimé vos conseils, sachant que sur 15 jours je ne compte pas non plus faire des milliers de km : y a-t-il une région en Chine qui soit plus intéressante en février ? (attention je ne cherche pas un coin à 30° pour faire de la plage, simplement je ne voudrais pas me retrouver dans les grands froids..)

J'avais commencé à me rabattre sur Taiwan, séduite par l'aspect "destination peu touristique", mais justement ce côté commence à m'inquiéter un peu tellement j'ai l'impression que cette île est désertée des voyageurs (autres que les voyages d'affaires) : est-ce à tort?

D'avance merci pour vos conseils ou suggestions de destination !
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3 semaines dans le sud de la Chine
Bonjour

Je suis actuellement a Hong Kong et d'ici 4 jours, j'ai pour projet d'aller passer 3 semaines en Chine afin de rejoindre le Vietnam.

J'ai l'habitude d'ariver dans les pays sans preparation, mais cela me fait un peut peur pour la Chine, j'aimerais donc vous posez quelques questions ainsi que avoir votre avis sur les grandes lignes de mon itineraire (c'est la premiere fois que j'en fais un a l'avence.)

Tout d'abord mon style de voyage : j'aime prendre mon temp, rencontrer des locaux et voyager a pas chere. Pour moi 3 semaines dans le sud est a peinne suffisant.

itineraire: Macau Foshan Guilin ? on m'a dit que c'etait bien mais je n'ai pas trouver de post ou il en parlait Honghe Yuanyang Hekou pour faire mon visa pour le Vietnam

Avez vous des information a propo de Guilin? Qu'es qu'il y a faire entre Foshan et Honghe (il y a quand meme une longue distance, il y a surement des truc a voir). Faut il que je reserve mes hotels a l'avance ou je peux facilement en trouver sur place (je ne parle ni cantonais, ni mandarin)? Et enfin, es que quelqu'un sait combien de temps je doit prevoir a Hekou pour faire mon visa pour le Vietnam?

Merci pour vos futures reponses.
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Lugu Hu: J'ai fait un voyage en groupe!
Tout avait pourtant bien commencé lors de ce petit voyage de dix jours dans le Yunnan:

J'ai remarqué une jolie fille qui n'arrêtait pas de me faire de l'oeil dans la salle d'embarquement et en sortant de l'avion... mais qui malheureusement ne descendait pas à Kunming comme moi, mais au terminus,

Je me suis détruit la bouche en ingurgitant un ananas entier à Kunming,

Je me suis fait avoir en achetant une grenade pas assez mure, toujours à Kunming,

Je me suis engueulé pendant plus d'une heure avec des chauffeurs de taxi à l'aéroport de Dali, pour économiser quelques yuans et sauver la face, aidé en cela par un couple rencontré dans l'avion et pressé d'en découdre avec les locaux,

Je me suis donc retrouvé comme un con sur le parking de l'aéroport sans aucun moyen de locomotion disponible (y a pas de bus à l'aéroport de Dali) avant que n'arrive un taxi providentiel,

Je me suis cassé le nez dans une dizaine d'hôtels complets à Dali, avant de trouver miraculeusement un lit pourri à 10 yuans la nuit,

Je me suis retrouvé sous un orage cataclysmique en pleine ascension d'une colline boisée et boueuse au dessus de Dali, et en ai profité pour initier mes vêtements à la couleur marron qu'ils ignoraient jusqu'alors,

J'ai subi les sarcasmes des chinois qui me passaient juste au-dessus en télésiège et qui criaient "eh l'étranger, t'as pas vu qu'il pleut? ah ah ah" ou bien "laisse tomber, tu n'y arriveras jamais". Et bien si bande d'imbéciles j'y suis arrivé, et même en un temps record. Vous avez même dû me féliciter à mon arrivée😠,

Je me suis retrouvé dans un petit temple des bords du lac Erhai... en compagnie d'une armée de touristes chinois dont les guides équipés des derniers hauts parleurs à la mode ont parfaitement réussi leur mission de décourager les voyageurs individuels,

J'ai dû minutieusement expliquer, sur le bateau du retour, à un groupe de nankinois pourquoi il est plus intéressant de voyager seul, et pourquoi la liberté est si importante quand on voyage... sans malheureusement réussir à les convaincre (mission impossible),

Je me suis retrouvé pendant trois heures de bus de Dali à Lijiang assis à côté d'un type qui empestait le crottin de cheval et qui, ayant malheureusement remarqué que je parlais chinois, s'est cru obligé de raconter des stupidités pendant tout le voyage,

Je suis tombé sur une menteuse hors pair qui voulait absolument m'emmener dans un hôtel minable du nouveau Lijiang, en me jurant sur tous les saints du monde qu'on était bien dans le vieux Lijiang (la différence c'est pas très compliqué: le vieux Lijiang, ce sont des ruelles pavées et des maisons basses de style traditionnel, le nouveau Lijiang... c'est la Chine moderne bruyante et sale)

Je me suis perdu dans les rues du vieux Lijiang, ce qui est tout à fait normal d'après le Lonely Planet, mais n'en représente pas moins un affront considérable à mon amour propre,

Le ventre vide et les pieds et les jambes détruits, j'ai dû déambuler pendant une heure et demi pour trouver un restaurant qui accepte d'offrir une table à un voyageur seul (Lijiang, c'est une des densités de touristes les plus importantes au monde après Disneyland),

Le lendemain, j'ai partagé la table avec des jeunes du Sichuan bien sympathiques, mais qui ne m'avaient pas dit d'où ils venaient en m'invitant à les rejoindre pour déjeuner. Je ne l'ai su que trop tard... quelques minutes avant de voir arriver les premiers insectes et doufus pimentés sous mes yeux ébahis. Bon, au moins je peux maintenant dire que j'ai mangé des larves de libellule. Ca fera bien sur mon CV.

(suite dans un instant)
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Entrer au Tibet depuis la Chine (route depuis le Yunnan)
recapitulatif, mise a jour, infos fraiches et exemples d'experiences, complement des posts de Ek et Naps :

le bus depuis Golmud, c'est facile et peu cher, le prix de 1600 yuans peut tomber a 450 en marchandant au black avec le chauffeur, voir le post de Ek a ce sujet. Je precise quand meme que suivant la periode, ca peut changer drastiquement : autour du 1er septembre, 40eme anniversaire de la creation du TAR, il y avait pas moins de 5 chekpoints avec tout le monde descend et on fouille les soutes, meme a 2h du matin, mais les chauffeurs de bus savent ce qu'il en est au quotidien.

depuis Chengdu, c'est un package avion autour de 2050 yuans, a eviter

depuis Zhongdian, alias Shangri-la, deux vols par semaine a 2550 yuans, a eviter aussi

en stop sur la route Deqin-Markham-Pome-Bayi-Lhasa : de tres bonne infos sur " www.geocities.com/graydonandjoanne/yunnan-tibet.html " un site de cyclistes, avec des details km par km et des recits de bikers des 5 dernieres annees, document essentiel avant de se lancer sur la route, mais site internet censure depuis la Chine, allez savoir pourquoi, donc a se faire mailer et a imprimer avant depart depuis Deqin, c'est environ 1600km. Les chauffeurs de camion ne prennent plus les gens en pouce, il faut compter sur les bus locaux, le traffic local et les jeeps de touristes chinois. C'est rapide et pas cher, car le stop est souvent gratos. Exemple, j'ai paye au total 250 yuans pour 1050km de Zuogang a Lhasa, trajet effectue en 3 jours et demi. Autre exemple, des potes ont banque 500 yuans de Deqin a Lhasa pour 1600km, trajet effectue en 6 jours, plus lent car ils etaient 2. Les coucis en route : 2 checkpoints a Yangling, ville a traverser de nuit, idem a Markham, sauf si vous arrangez des lifts qui contournent la ville de Markham et alors de jour c'est OK. Enfin, les villes de Nyingtri et Bayi, voisines et reputees dangereuses pour les illegaux, a traverser de nuit aussi, ou si un vehicule est d'accord pour vous conduire a la sortie de la ville pour un petit pecule, c'est OK de jour. En gros, le stop coute entre rien et 1 yuan pour 3km, sauf les rapaces qui demandent plus, mais il faut refuser. Pour les bus, le tarif varie de 1 yuanb pour 3km a 1 yuan pour 5km, le tout est de payer le prix local. Exemple : Giamda-Lhasa a 50 yuans et non 80 pour les laowai (etrangers), il faut batailler mais ca passe. Dites que vous paierez en arrivant a lhasa, gagnez du temps et en route refusez de banquer le prix de gros. Bayi-Giamda a 20 yuans. La route est belle, variee, et c'est un combat noble, une lutte honorable, et une joie immense en arrivant a Lhasa par soi-meme. Vous voyez le Thibet par vous-meme sans simplement regarder ce qu'on veut bien vous montrer...

Une autre possiblite, ce que j'ai fait : de Deqin, commencer le trek de la grande Kora autour de la montagne sacree du Kawa Karpo. Circuit a cheval sur le Yunnan et le TAR, mais ne necessitant pas de permis, d'apres info a zhongdian. L'idee, c'est que ca permet de rejoindre la route principale, southern Sichuan-Tibet Highway apres les villes a checkpoints de Markham et Yangling. De plus, c'est un trek fabuleux, et pour la petite histoire, c'est la route qu'a empruntee Alexandra David-Neel dans son Voyage d'une parisienne a Lhasa. Il es possible de se procurer une carte approximative du trek sur le net en faisant une recherche, ou a Deqin pour 5 yuans au Trekkers Hotel. Le chemin passe par des cols a 4000m et plus, longe des vallees, voisine avec les grands fleuves du Mekong et de la Salween. Villages tibetains en route, pasteurs dans la montagne, caravanes de mules pour les communications. Hors du temps. Fantastique !! Beaucoup de pelerins font la sainte Kora et c'est un bonheur que de voyager avec eux, vie quotidienne authentique, beaucoup de souvenirs... Le parcours en quelques mots : plein sud de Deqin a Yangtsa ou on traverse le Mekong, puis bled de Yongji et col de Dokar-La a 4600m, redescente dans des vallees vertes et boisees, nouveau col et redescente sur Aben, petit village avec bouffe basique. Longe la vallee vers la Salween river, temple de Lalhang-Ra et bouffe basique, piste vers le nord pour rejoindre Tsawarong, petite ville avec guesthouses et restos. Nouveau col et redescente vers Gebu village. A ce moment la, soit vous terminez la Kora et repartez sur le Yunnan, soit vous continuez plein nord vers Bitu, bled avec guesthouse et resto, puis Dayu puis Zuogang, sur la southern Sichuan-Tibet Highway. Timing : 8 jours de Deqin a Bitu. Puis 3 jours de marche-stop pour rejoindre Zuogang, car la route etait coupee par les eboulements. En temps normal, il y a des vehicules tous les 2-3 jours de Bitu a Zuogang pour 100 yuans, ou Dayu-Zuogang pour 30 a 50 yuans, en camion. Ca prends du temps, mais c'est le meilleur moyen de se perdre dans le Thibet non sinise. Si jamais vous croisez du PSB sur la route, peu probable, il suffit de dire que vous faites la kora et retournez au Yunnan apres. De Zuogang il reste 1050km jusqu'a Lhasa

plus d'info sur la route ou sur la kora par mess prive, mais soyez patient, je suis en baroude...

en esperant que ca serve a des gens !

tom
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Quelle ville choisir pour étudier en Chine?
Bonjour tout le monde,

Voilà j'envisage d'aller étudier deux ans en Chine à partir de septembre prochain. Et pourquoi pas si je trouve un travail rester y vivre.

Mais je ne sais pas quelle ville choisir.

Pour moi les critères essentielles sont : ville où le mandarin est parlé, où il y a pas trop de français (le moins possible) et ville où le coût de la vie n'est pas trop cher.

Je connais Guangzhou mais là bas ils parlent cantonais, pas le top pour apprendre le mandarin sachant qu'en plus il y a quand même pas mal d'étrangers donc des français et ça aussi ça freine l'apprentissage.

Des villes comme Pékin ou Shanghai c'est même pas la peine car plein d'expats et là bas c'est assez cher.

Du coup je voulais savoir ce que vous pensez de villes comme Xi'An, Kunming, Chongqing, Jinan, Qingdao, Harbin, Chengdu ...

Je me suis déjà renseigné sur un forum consacré à la Chine personne ou presque ne m'a répondu.

Shenzen me tente énormément aussi car très ben situé géographiquement : il y a Hong Kong et Guangzhou pas loin ! Mais je ne sais pas si c'est un bon endroit pour apprendre le mandarin.

Voilà j'espère avoir des avis, des conseils.

😉
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Jinghong dans le Yunnan: qui connaît?
Bonjour, Je pars en octobre dans le Yunnan. J'hésite encore à aller jusqu'à Jinghong car ça fait un sacré détour et je n'ai pas trouvé, pour l'instant, d'infos intéressantes. Qui connaît et peut me donner de bonnes raisons d'aller y voir de près ? Petits villages, lieux retirés, tout m'intéresse (surtout si pas trop touristique) Merci d'avance Sylvie
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Itinéraire d'un mois en Chine
Bonjour,

Après avoir lu mon guide LP et parcouru le forum vf, difficile de se concentrer sur un itinéraire "simple" d'un mois en Chine sans se disperser 🤪

Arrivée prévue le 5 juillet à Béjing pour un retour le 5 août de Béjing... entre deux, une multitude de choses à voir avec ces distances à parcourir.

Est-il raisonnable de descendre directement par train depuis Béjing jusque Guilin (24h) pour rayonner dans cette région avant de remonter sur Shangai (26h) et poursuivre le trip ? ... vous allez sans doute me dire qu'il y a des choses aussi intéressantes plus prêt... mais j'ai un faible pour les rizières en terrasse 🙂 ... y a aussi l'avion mais c'est hors budget !

Bref, si vous pouvez me faire part de vos coups de coeur pour la Chine.... je vous en serais reconnaissant 😊

Tane
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3 semaines entre le Yunnan et Hong Kong en mars 2012
Bonjour,

voici le carnet de route de mon voyage en Chine. Nous sommes partis à 4 personnes (jeunes trentenaires) avec nos sacs à dos. Je me suis occupée de préparer le voyage grâce aux informations dispo sur voyage-forum et d'autres sites internet. J'espère que ce carnet pourra à votre tour vous aider dans la préparation de votre voyage.

C'est mon second voyage en Chine. Au départ, j'imaginais visiter le Sichuan et le Yunnan. Mais ces régions présentent tant de choses à voir et à faire que j'ai préféré me concentrer sur une région : le Yunnan 😎

Il a fallu se décider sur la période. Nous avons opté pour mars : afin d'avoir un temps plus favorable à Hong Kong (quoique ! ... 😏) et pouvoir voir la floraison des champs de colza de Luoping.

Climat en mars : dans l’ensemble, nous avons eu beau temps (on a fait notre circuit en fonction de la météo). Nous avons eu très froid le matin et le soir en général. Il faut penser à bien se couvrir et prendre de gros pull, écharpe, bonnet. Il n’y a pas de chauffage en général dans les hôtels de cette partie de la Chine et de plus, c’est souvent très mal isolé. En revanche, en journée, les températures pouvaient grimper jusque 25/30°C et du coup, le tshirt était largement supporté. Attention au soleil en montagne, ça cogne dur (chapeau et crème solaire recommandé).

Formalité avant de partir : le visa (si y'en a pas besoin pour HK, il est en revanche nécessaire pour le reste de la Chine !)

Demande de visa faite par actionvisa.com : très efficace ; on a fourni les billets Paris-HK et HK-Kunming + résa de l’hôtel de Kunming (juste la 1ère nuit) pour le dossier.

Barrière de la langue : en Chine, on rencontre rarement des gens parlant anglais ! 😐 Alors je vous conseille l’achat d’un petit guide de langue chinoise et l’apprentissage avant de partir de qlq phrases essentielles afin de vous faciliter les échanges sinon parfois, suivant les régions, ça peut être assez galère… J’ai utilisé la méthode audio Berlitz « Prêt à partir »: plutôt bien faite et efficace !

Pour l’argent, on avait retiré des euros avant de partir. On a fait la majorité du change à Hong Kong et on a retiré aux DAB en Chine (difficulté à trouver des banques pour le change). Taux : 1 euros = environ 8 RMB

Taux : 1 euros = enviro 9 dollars HK

Niveau réservation : on a fait la réservation sur place par internet le plus souvent. Un peu au jour le jour.

Avantage : on a pu arranger notre circuit en fonction de nos desiderata, de la météo, et on peut se rendre compte par nous-mêmes si l’hôtel nous plait. Inconvénient : parfois on perd du temps à trouver qlq chose qui nous conviennent, ou bien l’hôtel qu’on aurait voulu est déjà full.

Billet d’avion : les vols intérieurs ne coûtent pas très cher (environ 50-80 euros) mais le vol Hong-Kong – Kunming est très cher car c’est comme un vol international. Le site ctrip.com fonctionne bien pour les réservations des vols intérieurs mais attention à réserver suffisamment à l’avance car le paiement en ligne n’est pas accepté en dessous de 24h à l’avance !!

Vol Paris- Hong Kong : en direct 11h30 de vol – environ 834 euros par AirFrance Vol Hong Kong – Kunming : environ 2800 RMB A/R – 2h/2h30 de vol

Vol Kunming-Lijiang : environ 590 RMB Vol Dali – Kunming : environ 420 RMB

Téléphone : il est utile d’avoir un téléphone qui marche pour l’international ou à défaut, acheter une carte téléphonique en Chine pour vous permettre d’appeler ou être joignable là bas (à moindre prix). CARNET :

- - Jour 0 : départ de Paris le soir - - Jour 1 : arrivée à HONG KONG en fin d’après-midi

Décalage horaire : +7h Octopus card acheté à l’arrivée à l’aéroport : cette carte permet de prendre le métro, l’airport express, de payer les achats dans certains magasins (comme les Seven Eleven et les Starbucks Coffee). Très pratique ! 😎 on paie une caution (restituer quand on rend la carte, sauf 9 dollars). Ne pas hésiter à la charger en monnaie, de toute façon le surplus est rendu.

Airport Express : ce train relie en 10mn seulement l’aéroport au centre ville. Il dessert les stations de Tsing Yi, Kowloon et Hong Kong. Ce train fonctionne de 5h50 du matin à 1h15 du matin.

Il nous faudra environ 2H30 pour sortir de l'aéroport et rejoindre notre hôtel situé à Kowloon sur Nathan Road.

Repas et balade au marché de nuit de Temple street (à 5mn à pied de l’hôtel). Le marché est ouvert jusque minuit.

Nuit au Nathan Hotel

- -- - Jour 2 : HONG KONG

Le temps est plutôt maussade, gris, froid et très humide. Balade sur l’Avenue des Star, Nathan road, Canton road. Puis visite des marchés au nord de Nathan road : electronic market, ladie’s market (plein de « bêtises » à acheter), goldfish market (le paradis de tout aquariophyle, sympa à voir), flower market (sans grand intérêt), bird’s market (très petit)

Le soir, on se rend sur Central (ile de Hong Kong) pour manger et boire un verre du coté de Wellington street. L’ambiance bat son plein dans la rue de Lan Kwai Fong. La rue est composée de bar plein à craquer. Ambiance de fête dans la rue. Musique à fond dans les bars et gens déguisés un peu partout. Très sympa 😎 On cherche l’ice bar mais visiblement celui-ci a fermé. Dommage.

Nuit au Nathan Hotel

- - Jour 3 : HONG KONG

Le temps reste gris. Cette fois, on va jusqu’à l’île de Lantau pour voir le Bouddha géant & monastère de Po Lin. Métro jusque Tung Chung Station. Le téléphérique étant en travaux, on prend la navette de bus pour se rendre sur le site. Un gigantesque escalier mène au Bouddha. De là haut, la vue sur la baie est superbe ! On redescend. On passe dans un nuage produit par la fumée de centaines d’encens qui brûlent tout autour. Petite visite rapide du temple. De magnifiques bosquets de fleur sont déposés tout autour du temple.

On mange dans le restaurant à proximité (ticket repas à 68 dollars HK, acheté en même temps que l’entrée pour le Bouddha). Salle énorme et blindée de groupe chinois, la nourriture n’est pas mauvaise mais pas exceptionnelle non plus. Pour une cuisine végétarienne préparée par les moines (soi-disant) ça fait plutôt cantine vu le décor et le service. Donc déçue au final (surtout comparée à la cuisine végétarienne des moines au Japon si raffiné…) mais bon, pour manger dans le coin, y’a pas trop le choix de toute façon à moins de retourner à la gare du train.

Ensuite on reprend un bus pour aller visiter le village de pêcheur de Tai O. Visite sympa mais c’est avant tout un endroit où l’on peut acheter plein de produits de la mer (poissons/crevettes/poulpes séchés…)

On rentre sur Hong Kong par le ferry qui nous dépose sur l’ile de Hong Kong. Du coté de Central, il y a l’Apple store. Puis retour sur Kowloon par le star ferry ! (à faire ! jolie vue sur la baie et pas cher ; la carte octopus marche aussi pour le star ferry).

On se pose sur les quais face à la skyline de HK. A 20h, chaque soir, le spectacle de son et lumière se joue. Il est possible de le regarder d’un coté ou de l’autre de la baie. Les immeubles s’envoient d’énormes faisceaux lumineux, tout cela rythmé par la musique… très bien fait. 😎

Diner sur Jordan et shopping sur Temple market.

Pass bus à la journée sur l’ile de Lantau : 55 dollars HK Plan du site et horaires de bus sur : http://www.newlantaobus.com/

Nuit au Nathan Hotel sur Nathan Road (Kowloon)

- - Jour 4 : HONG KONG – KUNMING

On prend un vol pour Kunming (12h-14H30) L’aéroport de Kunming se situe dans la ville. Il est donc assez rapide de rejoindre le centre. Il faut quand même compter sur les embouteillages… En survolant la ville, on comprend à quel point elle est immense. Je suis impressionnée par le paysage : les montagnes sont ratiboisés par les carrières et autres constructions, le paysage est extrêmement sec … Je suis contente d’avoir choisie de ne rester qu’une nuit ici.

Balade dans la ville vers le temple de Confucius (fermé à notre arrivée tardive – 18h). Petites rues sympas avec de vieilles ruelles, boutiques d’artisan et anciennes bâtisses. A coté, un petit centre commercial où l’on va dîner.

Au vue de la météo annoncée, nous décidons du sens du déroulement de notre circuit : ce sera Jianshui, Yuanyang et Luoping. En effet, actuellement le temps est plutôt frais mais un gros redoux est annoncé sur Luoping dans la semaine à venir. Cela devrait permettre une belle éclosion des fleurs de colza. Il vaut mieux donc ne pas se rendre immédiatement là bas comme prévu initialement mais d’abord faire un tour de quelques jours vers Jianshui et Yuanyang.

Nuit au Camélia Hostel (à ne pas confondre avec le Camélia Hotel, qui se trouve juste à coté)

- - Jour 5 : KUNMING – JIANSHUI

Nous prenons le petit déjeuner à l’hôtel Camelia (juste à coté de notre guesthouse) afin de le prendre avec nos amis qui ont pris une chambre dans cet hotel. Petit déjeuner servi sous forme de buffet, assez moyen, peu de choix, salle très froide. On ne vous le recommande pas…🤪

On se rend en taxi à la gare de bus où nous achetons un billet pour nous rendre à Jianshui (ville plus au sud). Des bus partent toutes les ½ heures, facile d’en choper un. Avec mes quelques mots de chinois appris et le nom de la ville écrit en chinois, on s’en sort super bien 😛

Bus avec climatisation (81 RMB par pers). Il faut environ 4h de route pour rejoindre Jianshui. La route n’est pas très intéressante (champs de serre à perte de vue , éolienne, marque de sécheresse, …) Arrivée à Jianshui, il nous faut à présent trouver un endroit où dormir car nous n’avons rien réserv��. Nous avons de la chance ; nous arrivons à trouver une chambre pour une nuit dans le Zhu Family Garden Hotel, situé en plein coeur de la vieille ville.

Pour les 2 nuits suivantes, nous trouvons une place dans une auberge juste à coté : Linann Inn.

Balade dans le vieux centre de Jianshui avec ses petites rues pavées. On croise de vieils personnes qui jouent d’un instrument et qui chantent en choeur, des femmes avec de superbe porte-bébé brodé, des vieilles femmes aux pieds bandés, de petits vendeurs de rue, … Le soleil brille, le temps est doux. On est vraiment heureux d’être ici et de flâner dans les ruelles... 😎😊

En fin d’après-midi, on retourne au Zhu Family Garden afin de profiter du jardin « gratuitement » (puisqu’on y dort) et de visiter les lieux avant la nuit. L’endroit est superbe. Dommage que les bassins soient vides (à cause de la grande sécheresse qui règne dans le Yunnan ?). Autrement les portes en bois sont magnifiquement sculptées, les cours sont mis en valeur avec de superbes massifs de fleurs, ici de la glycine grimpe sur les tuteurs, là de jolis chaises sont posées….Possibilité de prendre le thé. Les gens du village viennent se poser sur les bancs et admirer les jardins, discuter, jouer aux échecs, etc. Bref le lieu est très agréable, on est calme, loin du tumulte de la grande ville, on entend les oiseaux chanter… 😇

La nuit tombée, on ressort dans la rue principale devant le Zhu Garden pour trouver un petit endroit où manger. On décide de tester un petit bouiboui dans une petite ruelle perpendiculaire. Délicieux repas sous les yeux amusés des locaux. On goûte à plein de brochettes et à des spécialités du coin inconnues pour nous. On rentre au Zhu Family Garden. De nuit, l’endroit garde un charme fou avec les éclairages mettant en valeur les différents jardins. Après avoir profité du lieu au calme et sans personne, on rentre dans une chambre où nous trouverons rapidement le sommeil.

Nuit au Zhu Family Garden

- - Jour 6 : JIANSHUI

Ce matin nous déposons nos bagages dans notre autre guesthouse et nous ressortons pour prendre un taxi qui nous emmènera au village de Tuanshan situé à qlq km de là. L’entrée est payante (50 RMB par personne + 40 RMB pour le guide). On prend la visite guidée (qui est quasi obligatoire). Le guide ne parle pas un mot d’anglais mais il est très gentil et nous arrivons à discuter avec lui grâce à nos qlq mots de chinois.

La visite nous a énormément plu (2h) 😇. Le village est super, pas encore trop touristique. On mange dans un petit resto tenu par un vieux couple, au milieu d’une cours pavée d’une vieille maison. Très bon repas et pas cher ! L’endroit est très sympathique et le soleil une fois de plus est au rdv ! Que du bonheur 😎 On retrouve notre taxi qui nous attendait et commençait à s’impatienter du temps qu’on prenait… Je lui demande de nous emmener au pont du Double Dragon qui se trouve sur le chemin du retour. Balade rapide sur le pont qui est un très bel ouvrage. Malheureusement, une fois de plus, tout est asséché… On prend quelques photos et on rentre à Jianshui. On donne un peu plus à notre taxi pour la dédommager du temps pris (150 RMB au lieu de 100).

Balade et shopping sur Jianshui. On part à la recherche des fameux puits de la ville. Il y a plusieurs puits anciens caché dans la ville. Pas facile de les trouver, on en a repéré 2 : le puit double (shuang yan jing) et le puit triple (san yan jing).

Diner dans notre gargotte repéré la veille (excellente brochette)

Nuit au Linan Inn

- - Jour 7 : JIANSHUI

Ce matin, on s’occupe de réserver un chauffeur pour nous emmener à Yuanyang (résa faite via notre guesthouse ; 650 RMB).

Nous partons ensuite visiter le temple de Confucius (entrée 60 RMB). Jolie balade à travers le parc. On achète de l’encens pour le faire brûler, on admire les cloches de bronze, les lances anciennes, dégustation de thé dans le pavillon tout au fond, on admire les poteries, on s’amuse au tir à l’arc (eh oui y’a un stand !), on observe les joueurs d’échec chinois et de domino, … encore une chouette balade 😇

On retourne dans le centre plus moderne de Jianshui pour faire un peu de shopping et trouver une banque. Même la ville de ce coté reste à des dimensions raisonnables et garde un certain charme.

Puis balade sympathique à travers le marché de Jianshui : plein de légumes et de fruits qu’on ne connaît pas, du thé, du poisson séché, des pipes à tabac, des poulets de toute les couleurs, des bonbons, du tofu, etc. On goûte, on sent, on découvre. Visite très intéressante à mon avis 😎

Le soir on décide d’acheter du thé Pu’er : thé réputé dans la région et qui serait à priori un « brule-graisse ». On rentre dans une petite boutique de la rue et on se fait accueillir par un gars très sympathique. Il nous propose une cérémonie du thé à laquelle nous assistons joyeusement. Il n’y a que nous dans sa boutique. Malgré le fait qu’il ne parle que chinois, on passe la soirée entière avec lui. On ingurgite des litres et des litres de thé. Au final, on lui achète une galette de thé Pu’er qu’on se partagera entre nous. Il nous offre plein de petites tasses à thé. A mon avis, on s’est fait « carotte « sur le prix mais il était tellement gentil et on a passé une si bonne soirée en sa compagnie… 😉

Boutique du gars pour le thé : Chen Hui ru Adresse : 2 house of zhu’s garden. Hanlin street, Jianshui email : chenhuiru1971@yahoo.cn

Thé Pu’er : Originaire de la région du Yunnan en Chine, il tire son nom de " thé rouge " de la couleur de son infusion rouge foncée ; son odeur rappelle celle de la terre mouillée et du sous-bois. Appelé thé "mange graisse", et connu pour ses nombreuses vertus bienfaitrices, le Pu Erh (Pu er) est faible en théine et diminue le taux de mauvais cholestérol. Issu de l'Agriculture biologique dans la province du Yunnan, aussi appelé pu er, le Pu Erh (Pu er) a un goût subtil de terre humide. Un peu comme le vin, le Pu Erh dont la fermentation s'étale dans le temps, se bonifie avec les années et son prix peut atteindre des prix extrêmement élevés.

Nuit au Linan Inn

- - Jour 8 : JIANSHUI – YUANYANG (DUOYISHU 多依树)

Grosse journée de route pour se rendre au petit village de Duoyishu du coté des rizières de Yuanyang. La route est en assez grande partie mauvaise, très cahoteuse. Mais paysages superbes (mer de nuage, petits villages, lac, …)

La région de YuanYan se situe à 326km au sud de Kunming. C’est une région montagneuse sur laquel a été sculpté par les ancêtres du peuple Hani de nombreuses rizières en terrasse.

On arrive en fin d’après-midi dans le petit village de Duoyishu. Comme le chauffeur pensait nous déposer dans l'un des grandes villes à l'entrée des rizières de Yuanyang, il nous faut rajouter sur le prix fixé au départ. On paiera donc au final 750 RMB pour faire le trajet Jianshui-Duoyishu (5h de route).

On dépose nos bagages dans la modeste chambre réservée la veille grâce au gentil personnel de l’hôtel de Jianshui. La chambre n’est pas extraordinaire mais au moins c’est propre et il y a de l’eau chaude. Elle se situe sur le bord de la route. Pas facile de se faire comprendre des locaux.😐 On descend dans le petit village à travers les rizières, à la recherche des guesthouses vus sur internet. Ils sont bien complets. On se contentera d’un bon repas chez Jacky’s guesthouses. Accueil fort sympathique du vieux couple qui tient l’auberge.🙂

Le village est très mignon et donne sur les rizières. Vraiment dommage qu’on n’ait pas pu avoir de chambres dans ce coin. On rencontre des vieilles femmes du village et de petits enfants. Le soleil brille�� on est bien 😎

Cependant au lieu des 2 jours prévus, on décide de ne passer qu’une journée ici. On part donc à la recherche d’un chauffeur pour nous emmener le lendemain à Luoping. C’est vite vu, y’a pas grand monde dans le village. Pas facile de se faire comprendre, la plupart ne semblent même pas comprendre le mandarin… 🤪 En fait, tous les taxis sont dans la grosse ville à plusieurs km de là. Ici, on se retrouve vraiment isolé. Au bout d’un moment, on arrive à dégoter quelqu’un qui accepte de nous emmener à Luoping. On négocie le tarif de 1500 yuans. Heureusement, on est 4 à se partager la voiture !!

On profite de l’aubaine de ce chauffeur pour qu’il nous amène aux terrasses de Laohuzui (老虎嘴), un des spots réputés pour le coucher de soleil. L’endroit se situe à environ 30 minutes en voiture de Duoyishu. On ne perd pas de temps et on décolle pour les terrasses. L’endroit est très touristique et donc l’entrée est payante (30 RMB par personne). Il y a foule ici, bcp de touristes chinois avec de gros appareils photos, trépied et tous le matos qui va avec… L’endroit reste joli à explorer. 🙂

En gros, il y a deux points de vue pour admirer les terrasses : une passerelle sur la partie haute en bord de route et un chemin sur la partie basse qui passe par la forêt. On se balade et on attend comme les centaines d’autres touristes venus ici le coucher de soleil. Vue grandiose sur la montagne, la vallée et les rizières en terrasse. On attend jusqu’au bout le dernier rayon de soleil mais bon rien d’exceptionnel à cause de la brume permanente sur la vallée. Retour à Duoyishu (prix taxi A/R : 160 RMB).

La nuit venue, on n’a pas le courage de redescendre dans le petit village dans le noir pour aller manger à nouveau chez Jacky’s guesthouse. On essaie de trouver un restaurant dans la rue principale du village mais bizarrement quand on parle de ‘mifan’ et ‘cheufan’ aux personnes. Ils nous répondent par des ‘mei you’… on comprend pas, pourtant on voit des gens manger à la table. On est fatigué, donc pas bien affamé alors on se rabat sur l’épicerie du coin pour acheter des nouilles en boite et quelques biscuits. Repas simple et rapide dans notre petite chambre… 😛 Tant pis ! on mangera mieux demain sans doute… (enfin c’est ce qu’on croit ! 😄)

Nuit au Ilonn Hotel (à proxmité du Hani family guesthouse)

- - Jour 9 : DUOYISHU – LUOPING罗平县 (8h-9h de route)

On se lève au petit matin pour assister au lever de soleil sur les rizières en terrasse de Duoyishu. On part dans la nuit avec une lampe de poche dans le petit village en contrebas, on est seul. Même les habitants sont encore chez eux. Tout est calme. Et puis petit à petit la luminosité s’accentue. Le paysage se découvre, une mer de nuage dans le fond de la vallée, la vie s’active, une femme passe avec une famille de canard à sa suite, de vieux monsieur arrivent dans les champs, le soleil commence à pointer son nez, les rizières se parent de couleurs flamboyantes (rose, orangée, rouge, jaune d’or), le soleil prend de l’intensité, … sublime spectacle de la nature. 😇

Il est bientôt 8h et notre chauffeur nous attend ; on remonte le chemin, on chope les bagages et en route ! J’ai regretté un peu, pour ma part, de ne rester qu’une nuit mais le sentiment d’isolement et la difficulté à se faire comprendre nous a poussé à partir plus tôt que prévu. La route est longue pour rejoindre Luoping, on pensait la faire en 2 fois mais finalement, on se dit autant se faire la route en une fois et on sera tranquille.

On quitte Duoyishu. Petit arrêt tout en haut des terrasses, proche du point touristique où il y a foule (on a bien fait de rester dans le village en bas !). On admire encore les couleurs du soleil levant sur les rizières. Elles sont inondées en cette période et la lumière se reflète comme mille pépites d’or sur l’eau.😊

On traverse le marché matinal du village voisin. On admire furtivement au passage les magnifiques costumes et coiffes traditionnelles des minorités de la région. La route est longue pour rejoindre Luoping. Le chauffeur ne conduit pas assez prudemment à notre goût… Après des tonnes de poussières et de bringuebalements, on arrive enfin à destination. Les nuits que nous avons réservées au Kowloon Hotel ne débutent que demain et pour ce soir, il est complet… il nous faut donc trouver un hôtel. Visiblement on n’est pas les seuls à chercher…. On voit des gens débarquer dans l’hôtel et se faire rembarrer. Cela va pas être simple. Toute la ville est prise d’assaut par les touristes à cause de la floraison du colza. On est mal.🤪 Heureusement, c’est sans compter sur la gentillesse des hôtesses à la réception qui voyant qu’on ne trouve pas de chambre dans les autres hôtels demandées, nous propose d’appeler un de leur ami. Celui ci débarque à l’hôtel et nous emmène dans un autre coin de la ville où il dispose de chambres. 😏

Arrivée de son petit hôtel, on est ravi car l’endroit est mignon et au bord de la foret. On déchante un peu plus en découvrant les chambres ; il y règne une humidité de dingue !!... 😮 🏴‍☠️ on n’a plus vraiment le choix, on a réglé les chambres. Ce sera que pour une nuit après tout. Heureusement, il y a au moins une couverture chauffante. Cela sauvera notre nuit !

Cette première journée à Luoping est assez difficile. Au lieu du grand soleil attendu, le temps est gris, froid et humide. La ville avec ses grandes artères toutes vides nous paraît vraiment austère. On part à la recherche d’un cybercafé afin de récolter des infos et pour voir si la météo s’améliore pour la suite. Difficile de trouver quelque chose dans cette ville. Ne parlant que très peu chinois, c’est pas évident. On ne voit personne dans les rues, tout semble fermé ou presque…

On dégote le cybercafé. Le garçon à l’accueil, peut-être parce qu’on n’est pas resté très longtemps, ne nous fait même pas payer la connection. Sympa ! 🙂

On rentre se coucher. Fatigués par la route et le temps…

- - Jour 10 : LUOPING

Ravis de quitter notre précédent hôtel, on prend possession de notre chambre au Kowloon Hotel 😎 Douche chaude, chauffage et connection internet dans la chambre : on nage enfin dans le bonheur 😇😇

Le temps s’est amélioré en plus ! Le taxi qui nous a déposé un peu plus tôt nous a filé ses coordonnées. Nous semblant plutôt honnête, on a négocié avec lui qu’ils nous baladent dans le coin durant notre séjour à Luoping.

Aujourd’hui, le temps étant encore un peu couvert, on décide d’aller se balader aux chutes de Jiulong :

Joli parc, y’a pas mal de monde mais ça va. Possibilité de manger sur place. On admire le paysage, la rivière, les chutes d’eau, la montagne et les champs de colza aux alentours. Dommage le soleil est encore timide aujourd’hui.

Au retour, on s’arrête au point de vue de Jinji Lin pour admirer le soleil couchant sur les champs de colza (10 RMB l’entrée). On grimpe tout en haut de la montagne (y’a un chemin terreux qui part juste à droite du portique en pierre et qui permet d’aller au sommet !). Y’a moins de monde ici et la vue est encore plus impressionnante.

Retour à notre hôtel. On est tellement fatigué qu’on n’a pas le courage de ressortir. Des nouilles chinoises sont à disposition dans les chambres. Simple à préparer (il suffit de rajouter de l’eau chaude) et rapide ! 😛

Location du taxi à la journée : 400 RMB (je pense qu’on n’a pas bien négocié pour le coup J ) Entrée pour les chutes de Jiulong : 75 RMB (environ 20mn en taxi depuis Luoping) Restaurant, toilette, boutique sur le site.

Plein d’info sur Luoping sur ce site : http://www.chinabackpacker.info/dest/d62.html

Nuit au Kowloon Hotel

- - Jour 11 : LUOPING

La journée s’annonce belle. Nous allons donc pouvoir pleinement profiter des champs de colza. 😇

Nous passons à la gare pour prendre nos billets de train qui nous ramèneront à Kunming (attention, le passeport a été nécessaire ici pour acheter les places !).

Pas de bol, le vol espéré pour nous rendre de Kunming à Lijiang, est bientôt complet et nous ne pouvons payer avec notre carte bleu, en dessous de 24h à l’avance, sur le site de ctrip.com les billets d’avion !! Il aurait fallu qu’on réserve la veille pour pouvoir payer en ligne.🤪 Heureusement, on s’arrange avec notre copine qui vit en Chine et une amie chinoise à elle pour qu’elle fasse la réservation pour nous. Mais le temps que cela se fasse, le vol est complet. Tant pis, on a au moins réussi à acheter un billet pour le vol suivant, cela fera un peu d’attente à l’aéroport.

On retrouve notre chauffeur de taxi qui nous emmène cette fois à la rivière Duoyi : Balade sympathique le long de la rivière en navette à l’aller avec arrêt aux différents points d’intérêts. Au bout du chemin, la navette nous laisse. On va voir la grande cascade et on mange à l’un des nombreux stands poser devant. N’ayant pas le courage ni vraiment le temps de faire le retour à pied, on re-choppe une navette pour faire le chemin en sens inverse. Comme il fait beau, la balade est agréable. 😎

On reprend notre taxi qui nous emmène voir le panorama de Luositian. Arrêt rapide, le panorama se trouve en bord de route où passe de nombreux gros camions (klaxon, poussière, …) On admire le paysage. Les formes géométriques sont amusantes à voir. On prend quelques photos et on repart.

Je demande au chauffeur de nous arrêter à Jinji Ling (comme hier), histoire qu’on aille se balader au milieu des champs de colza cette fois (après les avoir admiré de hauts !). 😛 Ici y’a plein d’abeilles qui volent dans tous les sens. Elles sont bien occupées avec toutes ses fleurs. Possibilité d’acheter du miel dans l’un des nombreux stands posés le long du chemin de terre. On se balade à travers les champs, on grimpe sur l’un des monticules qui coupent le paysage. Sympa 🙂

Retour à Luoping. Cette fois, on a le courage de chercher un restaurant où manger. Pas simple au premier abords mais au final, on trouve un petit restaurant qui nous plait, situé sur le trottoir d’en face à qlq mètres de notre hôtel. Bon repas, pas cher : parfait ! 🙂

Entrée pour Duoyi river : 55 Yuan. Prix de la navette par personne adulte : 20 Yuan. Dommage qu’il n’y ait pas de location de vélo, cela permettrait d’être plus autonome et le chemin est vraiment joli. Possibilité de faire du canoë ou du bamboo raft sur la rivière. Stand pour se restaurer, achat de souvenir, moulin à eau et chute d’eau tout le long du parcours. La rivière est située dans une très belle vallée. La route pour y accéder permet de voir de superbes panoramas. Il faut compter environ 50 mn de route depuis Luoping.

Nuit au Kowloon Hotel

- - Jour 12 : LUOPING - KUNMING - LIJIANG

Le taxi est venu nous chercher de bonne heure pour nous déposer à la gare ferroviaire (située à 5mn de l’hôtel – 10 RMB). On est arrivé en avance, de crainte de le louper. On attend tranquillement dans la salle d’attente. Le train est ponctuel, on monte dedans et c’est parti pour Kunming.

Les sièges sont confortables. On a réussi à trouver 4 places ensemble. Le paysage est chouette. 🙂 On aperçoit les rochers spécifiques à la région de Shilin : la forêt de pierre. J’ai déjà vu ce genre de roches à Madagascar, du coup on n’a pas prévu cette visite dans le planning mais ça aurait pu être sympa à voir peut-être…

Arrivée à Kunming, on se rend directement à l’aéroport. On s’enregistre, on va manger au KFC (un des seuls restau de l’aéroport). Et on patiente pour prendre notre vol… on patiente, plus longtemps que prévu car notre vol est retardé de quasi 2h ! les boules… pas de chance, la prochaine fois on choisira une autre compagnie car tous les vols opérés par celle-ci sont bizarrement retardés.

Quand on arrive à Lijiang il fait déjà nuit. On est fatigué. Il nous faut trouver l’hôtel à présent dans le dédale des ruelles de la vieille ville. 😕

Heureusement, on a un GPS et des gens sympathiques nous aide à trouver le chemin (y’en a même qui parlent l’anglais ! miracle !! 😇)

On met un peu de temps à trouver et rejoindre notre auberge mais on y arrive enfin (il est plus de 21h30 déjà). Le taxi nous avait déposé super loin en fait, il y avait une porte de la ville plus proche. A l’auberge, les filles présentes ne parlent pas l’anglais. On attend donc l’arrivée d’une autre qui pourra nous donner toutes les explications nécessaires. Il y a un souci sur la réservation faite en ligne sur Agoda alors du coup, on se retrouve avec une chambre double de classe supérieure. Trop cool 😎

Nous sommes contents d’être ici, la vieille ville est mignonne avec ces petites boutiques en bois, ces ruelles pavées, ces nombreux restaurants, ces stands de nourriture attrayante (enfin plus ou moins… 😛), … Notre auberge est dans une ruelle calme, proche de la ruelle principale où l’on trouve de quoi se restaurer et faire du shopping. Après Luoping et Yuanyang où l’on avait un peu galéré, la ville de Lijiang sonne comme une bénédiction pour nous ! 😇 Les moins : les boites de nuit qui résonnent le soir dans certaines rues. Mais il suffit d’aller dans d’autres ruelles pour retrouver le calme et la sérénité des lieux. Le soir, toutes les lanternes s’illuminent. On est sous le charme.

Taxi aéroport – vieille ville : 80 RMB (environ 30 mn)

Nuit au Yi Liu Ju

- - Jour 13 : LIJIANG

Comme on peut pas prendre le petit déjeuner à notre auberge, on part à la recherche d’un café pas trop loin. On se régale des pains tout chauds et des yaourts à la fraise et au miel d’un petit resto qui se trouve à proximité

On part se promener dans la vieille ville. Je ne résiste pas à faire une balade en poney proposé par l’un des bonhommes au visage basané de la grande place, ce qui nous permet de visiter le coin et d’en faire le repérage (50 RMB). Sur la place centrale de la vieille ville, des femmes et des hommes de minorités des environs dansent. Ambiance très sympa.🙂

Nous souhaitons aller faire une randonnée dans les fameuses Gorges du Saut du Tigre (situé au nord de Lijiang à environ 80km). On veut pas se prendre la tête pour notre excursion ; du coup on décide de passer par une agence. Pas simple d’en trouver une qui parle un minimum l’anglais et soit sympathique…. La ville de Lijiang se veut accueillante pour les touristes occidentaux mais à vrai dire, à chaque fois qu’on est allé au point touristique c’est accueil froid et aucun mot d’anglais. Pas glop.🙁

Bref, on négocie l’excursion au GST avec l’agence : 480 RMB par personne. Ils s’occupent du transport, de réserver la chambre dans le refuge et un guide parlant anglais doit nous accompagner. Rdv est pris pour le lendemain 8h sur la grande place à l’entrée de la vieille ville.

Agence : Dayan old town tourists réception center Tel : 13988875655

Nuit au Yi Liu Ju

- - Jour 14 : LIJIANG

Balade dans la montagne de Yulong.

On prend un minibus (n°7) depuis le centre ville qui nous amène à l’entrée du parc (20Y par personne pour le taxi – entrée du parc 100 RMB dont 80 RMB qui sont pour l’aide à l’entretien des parcs du Yunnan). Là le chauffeur nous propose de nous amener directement au départ des télécabines (pour 20 Y par pers.), au lieu de prendre la navette locale. Il nous explique que c’est le même prix. Malgré qlq réticences, on finit par accepter. Mais en fait, c’était pas le bon plan car du coup, on a u peu galéré pour revenir. Visiblement, quand on prend la navette, on vous remet un carnet de coupon valable pour tous les minibus sur place qui vous emmène sur les différents chemins à visiter…bref.

A cause du mauvais temps au sommet, on ne pourra pas monter à 4500m. On prend quand même l’autre télécabine ouvert qui nous mènera à 3000m (prix du télécabine : 55 Y). Là, on se balade dans une belle forêt. Il y a un grand espace découvert plus loin avec des moutons et des vaches qui paissent. La luminosité est très belle lorsque nous y allons. Le ciel est gris mais il y a des rayons de soleil qui passent sur la plaine. Puis il se met à neigeoter… balade tranquille mais sympathique au milieu de cette montagne et des cimes enneigées.🙂

On redescend et là on voit un grand lac d’un bleu azur. On descend à pied au lieu de prendre les minibus en service. Il y a des yacks pour faire faire une petite balade aux touristes. On ne sait pas trop comment retourner à l’entrée du parc, tout est écrit en chinois ; on trouve la station de bus et on en chope un pour revenir. Retour à Lijiang.

Comme il n’est pas encore trop tard, on part se balader au parc de l’Etang du Dragon Noir (entrée gratuite car on a déjà payé les 80 RMB d’aide en allant à Yulong). Le parc est joli malheureusement l’étang à sec quasiment… donc on ne pourra pas vraiment admirer l’eau noire… 😕

Très belle luminosité ce jour là, ce qui ne gache rien à la balade. Ambiance festive. Beaucoup de minorité sont présentes et se baladent dans les allées. J’admire leurs costumes. Sur la grande place de Lijiang, les gens dansent et s’amusent. Je ne sais pour quelle occasion mais c’était super d’y assister. 😎

Nuit au Yi Liu Ju

- - Jour 15 : LIJIANG – GORGE DU SAUT DU TIGRE (env. 88km – 3h)

Réveil matinal. On a rendez-vous à 8h. On se dirige vers la grande place (Yuhe square), à proximité des grands roues à eau, où nous sommes plein de touriste à attendre nos guides pour les excursions. On chope au passage des gâteaux à grignoter. On repère notre homme et on le suit. On monte dans une voiture bien confortable, rien que pour nous : grand luxe.

Arrêt sur un point de vue panoramique ultra touristique, envahi par des hordes de car et rempli de boutiques attrape-nigauds. On ne s’attarde pas. Pas à notre goût. 😐 Nouvel arrêt un peu plus tard pour manger dans un restaurant : c’est le matin encore, on n’a pas vraiment faim mais bon, tant pis on va prendre des forces pour la rando ! On redécolle et on arrive enfin au début de notre randonnée. Départ du village de Qiatou. Notre guide pour la rando nous y retrouve. Surprise (ou pas vraiment..) il ne parle pas anglais mais bon, ce n’est pas bien grave.

Dès le départ, le paysage est sublime.😇 D’autant plus, que le soleil est avec nous. On aperçoit au fond les cimes qui se découpent dans le ciel bleu azuré. On est déjà sous le charme des montagnes. 😎 La grimpe commence tranquillement, premier arrêt au refuge de Sunrise Small house. On achète de quoi boire et des barres chocolatés. On poursuit la route. Premier point de vue … payant si l’on souhaite prendre une photo ! (trop fort ces chinois !!...) Bon ok, c’est pour la bonne cause à priori car c’est pour l’entretien du parc… enfin ce qui disent…On poursuit la montée qui devient déjà un peu plus abrupte. On avance tranquillement. Nouvel arrêt à la guesthouse Naxi family guesthouse pour prendre un thé.

On reprend le chemin caillouteux et on attaque la montée des 28 lacets. C’est dur, car la montée est raide. Le souffle assez court, j’avance à pas tranquille. Si vraiment, la rando est trop dure, il y a des gars qui sont avec leur mule pour vous proposer de vous porter jusqu’en haut ! 😎 On avance et on aperçoit tout en bas de la gorge le flot tumultueux de la rivière. Le paysage est sublime avec ces immenses sommets devant nous. Nouvel arrêt au Tea Horse guesthouse pour grignoter un bout. L’endroit est très sympa, on n’aurait bien dormi ici mais l’agence a réservé pour la prochaine guesthouse. Dommage, car on commençait à fatiguer et notre guesthouse est en fait encore assez loin.

On arrive à 19h à la Halfway guesthouse. Et là, alors qu’on est crevé et qu’on n’attend qu’une chose c’est prendre une bonne douche et se poser, la fille a l’accueil nous indique la réservation faite par l’agence ne permet pas d’avoir de chambre, il faut rajouter des sous. On est très mécontent 😠, on commence à expliquer à la fille qu’il doit y avoir une erreur car l’agence nous a dit avoir réservé une chambre double pour nous avec salle de bain. Après qlq appels, elle nous dit que c’est Ok pour les chambres. Mais celle qu’elle nous montre ne possède pas de salle de bain. Il faut aller dans les toilettes communes. Cela nous agace un peu car on est fatigué et ce n’est pas ce que l’agence présentait lorsqu’on a pris le pack.😠🏴‍☠️ On demande à voir les chambres de « classe supérieure » avec sdb et on finit par prendre celle-ci en rajoutant du coup, un peu sur la note.😛

Bon repas à la guesthouse et dodo.

Entrée pour les GsT : 50 RMB

Nuit à la Halfway guesthouse

- - Jour 16 : GORGE DU SAUT DU TIGRE – LIJIANG

On se réveille tranquillement vers 8h30. On prend notre petit déjeuner dans la grande salle commune face au panorama de la vallée. On quitte la guesthouse à 9h45. Et on entame la redescente vers la vallée.

Après environ 2h de marche, on a rejoint la route goudronnée qui sillonne la vallée. Le guide nous demande si on veut s’arrêter là ou bien poursuivre la randonnée jusqu’au fond des gorges. On opte pour la seconde solution. On a bien envie de voir la rivière de près.🙂

La descente est dur, ça fait bosser les cuisses. Petite pause arrivée en bas et puis on emprunte le chemin creusé dans la roche qui longe la rivière. La route est très chouette et vraiment pas large à certains endroits 😄 On arrive à un point d’accès qui permet de se rapprocher vraiment de la rivière. Ici on se rend compte de la force de l’eau : une vraie machine à laver. Faudrait pas tomber dedans ! Le chemin pour remonter à la route est un chemin qui monte droit et donc très raide par endroit. Attention au vertige, il y a vraiment des passages pas évident. Pour les plus courageux il y a le « Sky walk » (payant) : une échelle de 15m quasi dans le vide ! moi je me contente de l’échelle de 4m. 😛 Pas trop de problème pour remonter sinon (même si c’est sec et que je dois m’arrêter souvent pour reprendre mon souffle ; y’a plein de petites vendeuses sur le chemin avec boisson et fruit) mais si j’avais dû le faire dans l’autre sens (pour la descente), je suis pas sûre que j’aurai réussi à emprunter le chemin 😕

Après une rude montée, on est de retour sur la route goudronnée au village, il est déjà 14h passé. On se pose chez Tina’s guesthouse pour manger et on attend la navette qui nous ramènera à Lijiang. Le retour s’effectue cette fois par bus et non avec une voiture privatisée, on met pas mal de temps car la navette s’arrête à plusieurs endroits pour déposer les gens. Retour vers 18h30/19h à Lijiang. Fatiguée mais heureuse d’avoir fait cette superbe randonnée dans les Gorges.😎😊

Au final, on a trouvé utile d’avoir le guide car même si les chemins sont dans l’ensemble bien indiqués parfois, on peut prendre une mauvaise route ou un chemin avec des passages difficiles alors qu’il existe un chemin plus simple.

Tina’s guesthouse : email > tina999@live.cn

Nuit au Yi Liu Ju

- - Jour 17 : LIJIANG – SHAXI (3h de route)

Ce matin, on plie bagages et on part à la recherche d’un taxi qui pourra nous emmener à Shaxi. On a repéré un endroit près de la grande place à l’entrée de la vieille ville où plein de taxi attendent. On trouvera bien qlq chose là bas.

L’auberge de Shaxi a été réservée il y a quelques jours déjà par mail. Ils pouvaient nous envoyer un taxi pour nous emmener mais malheureusement il y a eu un malentendu et ils n’en ont plus de disponible. Il faut donc qu’on se débrouille pour en trouver un. Ce qui est bien, c’est que grâce à eux on connait les tarifs 😉

Une femme dans la rue de Lijiang, nous voyant avec nos sacs nous propose ses services mais c’est beaucoup trop cher : 800 Y.😕

On se rend dans la rue des taxis et là, on trouve un chauffeur pour le prix qu’on voulait : 500 Y 😇 On arrive à fourrer tant bien que mal l’ensemble de nos bagages dans la voiture et c’est parti.

Il faut compter environ 3h pour rejoindre Shaxi. On arrive au Old Theatre Inn. L’endroit est super sympa, un peu à l’écart de la ville. Sur place, on est accueilli par un américain qui vit ici depuis qlq temps et aide Mr Wu dans sa gestion de la guesthouse. Il nous renseigne sur les balades à faire dans le coin. On fait connaissance également de Jane, le chien de la guesthouse qui ne nous lâchera pas de tout le séjour et nous accompagnera dans nos balades. 😎

On rejoint le village à pied en longeant la rivière (plus sympa que par la route goudronnée). Cela fait faire un peu de marche mais ça reste faisable. On explore la vieille ville de Shaxi et sa fameuse place centrale avec le temple, la scène de théâtre, ses boutiques et ses délicieux restaurants et guesthouse. L’endroit est vraiment très agréable. Il n’y a pas de touristes chinois ici mais nous croisons pas mal d’occidentaux bizarrement 😛

Nuit au Old Theatre Inn

- - Jour 18 : SHAXI

Le temps est au beau fixe et on part en vélo jusqu’au point de départ de la randonnée qui nous mènera dans la montagne de Shibao voir le temple de Shizhong (pour s’y rendre, info sur http://wikitravel.org/en/Shaxi#b)

La route est très belle (pins, oiseaux, sculpture en pierre), on est seul sur les sentiers de randonnée. 😇 On ne croisera personne jusqu’à notre arrivée au temple. Il y a de bon dénivelé. Prévoir à manger et à boire car on ne trouve pas grand chose sur place. On a dû marcher pendant environ 4h afin de faire la boucle qui nous ramène à nos vélos laissés, au départ de la randonnée. On est très content de notre balade. 🙂

On retourne dans le vieux centre de Shaxi pour boire un coup et manger. On dîne dans un restaurant situé sur la grande place, tenu par un charmant couple assez âgé. Cette place est vraiment paisible. J’espère que la construction de l’autoroute toute proche ne va pas venir tout gâcher dans les années à venir…😐

Nuit au Old Theatre Inn

- - Jour 19 : SHAXI – DALI

Nous quittons un peu à regret Shaxi, sous laquelle nous sommes tous tombés sous le charme. Nous rejoignons Dali en taxi (environ 3h de route – 500 RMB). Notre taxi nous dépose au Dali delights moutain hotel. Nous sommes accueillis par un occidental et sa femme chinoise parlant très bien l’anglais et très accueillante.🙂

On dépose nos sacs et on repart à la découverte du vieux Dali. Un des portes d’entrée de la vieille ville se situe à 5-10 mn de notre hôtel. Il suffit de traverser la grande route et de marcher un peu.

Ici, on voit tout de suite que c’est très touristique : de nombreux restaurants avec menu en anglais, des boutiques partout, de petites vendeuses de rue qui proposent leurs bijoux, etc. La vieille ville est très animée, cela nous change de Shaxi.😐

On souhaite rejoindre le lac et pensant qu’il n’est qu’au bout de la rue, on commence à marcher dans sa direction. Sauf qu’en réalité, il est encore super loin ! 😛🤪 donc on prend un taxi pour nous mener à l’embarcadère de Caicun. Il est déjà tard, on renonce à faire une croisière sur le lac aujourd’hui et on repart marcher à travers les champs et villages alentours. Beaucoup de coins sont en travaux, c’est pas évident de circuler. Je prend plaisir à traverser les nombreux champs de culture et à observer les gens travailler. 🙂Au bout de qlq km, on est fatigué de marcher alors on reprend un taxi pour revenir dans le centre.

Balade nocturne dans la vieille ville, shopping et retour à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil.

Nuit au Dali delights moutain hotel

- - Jour 20 : DALI

Grasse matinée et on repart tranquillement vers le centre de la vieille ville. On prend un taxi pour nous mener au village de Xizhou (15km – 500 RMB). Balade dans ce village. Sympa mais sans plus.

On demande un taxi pour le village de Wase mais cela fait trop loin (de l’autre coté du lac) donc on décide de rejoindre l’embarcadère de Caicun où on est passé hier. Après négociation, on embarque sur le bateau qui nous fera faire un tour à travers le lac vers l’île de Jin Suo pour 100 RMB par personne. La traversée est sympathique sans être extraordinaire. Petite visite du village de pêcheur de Jin suo et visite du temple de Luoquan sur la côte située en face. Retour en fin d’après-midi sur Dali (durée de la sortie : environ 2h30). Je suis crevée et le bruit du moteur du bateau m’a donné mal au crâne.

Repas sur Dali old town, shopping et retour à l’hôtel. Demain on doit se lever tôt pour prendre l’avion.

Nuit au Dali delights moutain hotel

- - Jour 21 : DALI – KUNMING – HONG KONG

Le taxi nous dépose à l’aéroport (80 RMB ; environ 40 minutes). Enregistrement rapide, il n’y a encore personne à cette heure quasiment. L’aéroport est petit et il n’y a pas grand à faire et rien à manger. Il faudra attendre pour le petit déjeuner. L’avion est à l’heure et on s’envole pour Kunming.

Le vol est rapide. Nous reprenons un vol dans quelques heures pour Hong Kong. En attendant, on a le temps de sortir faire un petit tour en dehors de l’aéroport. On laisse nos bagages à la consigne et on prend un taxi pour se rendre dans le centre commercial à qlq mn de là. On mange au KFC du centre (bcp moins cher que celui de l’aéroport), on flâne dans le supermarché et puis il est temps de revenir enregistrer nos bagages pour Hong Kong. C’est un vol international donc il faut prévoir un peu plus de temps.

On arrive à Hong Kong en fin d’après-midi, la nuit tombe vite. On reprend notre carte octopus pour emprunter le train qui mène en ville. Cette fois, on a choisit un hôtel plus proche de l’aéroport. Deux changements et on est arrivé. Un gars très sympathique, nous voyant un peu perdu à la recherche de notre hôtel nous y conduit très gentiment. 🙂 On prend possession de notre joli appart qui surplombe la ville. On aperçoit la mer au bout avec des bateaux.

On décide de ressortir vers la grande rue éclairée que l’on aperçoit depuis notre fenêtre. On y trouvera sûrement un petit quelque chose à manger. En fait, les garçons sont ravis. On est situé juste à un coté d’un grand marché de l’électronic. Un vrai petit paradis pour les geeks ! 😛😇 On y passe une bonne partie de la soirée. Pratique, la station de métro Sham Shui Po est juste là ; on peut se rendre facilement à Temple street.

Nuit au Ovolo Hotel (Kowloon)

- - Jour 22 : HONG KONG

Alors qu’en mars, la mauvaise saison est censée commencer ici, le temps est agréablement beau et chaud à Hong Kong.

La fièvre du shopping s’empare de nous 😇😊. On passe notre journée entre le marché aux abords de notre hôtel et le marché de Temple Street le soir. Petit tour à l’Apple Store (sortie de l’ipad 3). Traversée entre l’ile de Hong Kong et Kowloon avec le star ferry (on s’en lasse pas !).

Délicieux repas chic au restaurant italien ‘Cuccina’ situé devant l’embarcadère du Star ferry sur Kowloon (Niveau 6 du Marco Polo Hongkong Hotel, Harbour city)

Nuit au Ovolo Hotel (Kowloon)

- - Jour 23 : HONG KONG - PARIS

On profite une dernière fois de la ville. Balade et shopping à nouveau. Vol pour Paris en fin de soirée.

Les Hôtels : Réservation faite par internet sur agoda.fr ou hostelworld.com, ou par téléphone.Hong-Kong > Nathan Hotel :Situé sur Nathan road, rue animée et commerçante sur Kowloon. A proximité de Temple street (pratique pour manger le soir car pas mal de petits restaurants de rue par cher et le marché de nuit). Un Starbuck est situé juste au pied de l’hôtel. 1ère chambre propre, au calme mais odeur de cigarette même si on avait spécifié vouloir une chambre non fumeur. Du coup, on demande une autre chambre : dans celle-ci le coffre fort est en panne, la chasse d’eau présente quelques soucis, le couvre lit est taché et la chambre sent encore la clope ! Petite bouteille d’eau, café, thé, nécessaire de toilette. Petit déjeuner sous forme de buffet : varié et copieux (avec nourriture traditionnelle et nourriture à l’occidental) Environ 1350 dollars HK la nuit en chambre double avec petit-déjeuner Adresse : 378 nathan road, Kowloon – sales@nathanhotel.com / info@nathanhotel.com http://www.nathanhotel.com / Tel : 2388 5141 – métro le plus proche : JordanHong-Kong > Ovolo Hotel :Situé sur Kowloon, à proximité de la station de métro Sham shui po ou Nam cheong. Hotel appartement. Appartement sympa avec déco moderne. Belle vue sur la baie et les environs. Chambre propre avec tout le confort moderne. Petite sdb et petite chambre mais grand salon avec kitchenette. Boissons et trucs à grignoter offert. Pratique rejoindre l'aéroport (meme s'il faut marcher un peu jusque la station de MTR et qu'il y a un changement)

Adresse : 256 Tung chau street, west Kowloon, Hong Kong Ovologroup.com / tel : 2158 2588 / info@ovologroup.com Tarif : environ 200 euros l’appart pour 4 personnes ; petit déjeuner comprisKunming > Camellia youth hostel : Chambre propre et spacieuse avec sdb attenante. Eau chaude (mais faut attendre un peu), serviette à dispo. Accueil sympa (jeune parlant un peu l’anglais) . Pas de petit déjeuner inclus mais ils ont un petit service de restauration avec de quoi prendre un petit déjeuner ou boire un verre, thé/café, etc. très bon !Adresse : No.96, Dong Feng Dong Road, Kunming Tarif : 135 RMB la chambre double avec sdb Tel : +86 871 8374638 / 8374639 - newcamellia@gmail.com http://www.kmcamelliahotel.com / master@kmcamelliahotel.comJianshui > Zhu Family Garden Hotel : Très bonne situation (dans le centre de la vieille ville). Belle chambre avec mobilier à l’ancienne. Lit à baldaquin en bois. Jolie salle de bain avec tout le nécessaire de toilette. Dommage juste, il y avait une odeur d’eau usée qui remontait dans notre chambre. Petit bureau avec ordinateur, eau chaude/thé. Environnement calme. Pas de chauffage (nous avons eu un peu froid). Attention, à noter qu’à partir de minuit c’est extinction des feux (plus d’électricité).Tarif : environ 40 euros la chambre double avec petit déjeuner Pour la résa, voici ce qui est noté sur leur carte de visite mais tout est en chinois !! Tel : 0873 7653670/ 0873 7667109/ 0873 7667115/ 0873 7653352 Site : www.ynzjhy.cnJianshui > Linan Inn :Situé dans la vieille ville, à proximité du Zhu Family Garden donc très bonne emplacement. Chambre spacieuse et propre. Salle de bain avec douche chaude. Chauffage dans les chambres. Wifi. Bon petit déjeuner (30 RMB). Lieu agréable et calme. Le personnel ne parle pas trop l’anglais par contre ils sont très serviables. Possibilité de faire laver son linge. Mail : linaninn@hotmail.com - tel : 0873 7655866 – www.linaninn.comDuoyishu (région de Yuanyang) > The Ilonn Hotel : l’entrée de l’immeuble fait plus penser à une entrée de garage mais les chambres situés à l’étage sont propres et spacieuses. Petite sdb avec toilette à la turque ; douche chaude. Thé et bouilloire. Savon. Chausson. Pas de PQ ni de serviette mise à disposition.Prix : 100 RMB la chambre double (pas de petit déjeuner mais il y a une petite supérette située juste en bas)Luoping > KOWLOON HOTEL : chambre propre spacieuse, douche chaude, sèche cheveux, TV, Internet, bouilloire, petit frigidaire, accessoires de toilette, gel douche, serviette, PC avec connection internet, chauffage/clim …Inconvénient : au bord de la grande route (un peu bruyant mais ça reste raisonnable), pas de restaurant ni de petit déjeuner possible dans l’hôtel. Par contre, ils mettent thé/café (gratuit) et qlq trucs à grignoter (payant) à dispo dans les chambres. Pas de service de laverie non plus. Avantage : chauffage dans les chambres, proche de la gare ferroviaire. Tarif : 388 RMB la chambre double avec PC 联系方式:(联系时可告知来自阿溢灿) – tel>电话: 0874-8217896 Comme il ne parle pas anglais, il vaut mieux trouver quelqu’un qui parle chinois et qui réserve pour vous (ce qu’on a fait) Site internet de l’hotel : http://www.ayican.com/luoping/2010719-87460.htmlLuoping > Hôtel en bordure de la forêt (désolée j'ai pas le nom) : chambre extrêmement humide, matelas chauffant, douche chaude. 300 Yuan la chambre double en pleine saison.Voici les autres adresses trouvées sur internet : Guoshui Hotel (国税宾馆) Tel: 0874-6136665 Price: around 150 yuan per night. It will be much more expensive when the cole flower blossoms. Duoyihe Hotel (多依河宾馆) Tel: 0874-8256888 Zhongyuan Hotel(中源宾馆) Tel: 0874-8215666 The above three hotels are located on the Jiulong Avenue (九龙大道).Lijiang > Jishasha Yi Liu Ju: situé dans la vieille ville, à proximité de la rue principale où il y a les stands de nourriture et plein de petites boutiques pour faire du shopping. Rue au calme. Chambre joliement décorée, beau mobilier chinois en bois. Petite cours intérieure qui donne envie de se poser. Douche chaude, « heat lamp » sous la douche. Chauffage dans la chambre (mais c’est tellement mal isolé qu’il y fait assez froid au final). Lit avec matelas chauffant. PC dans la chambre (ou wifi à l’entrée). TV, nécessaire de toilette, WC western, lit confortable avec couette bien chaude.www.lj16j.com / tel : 0888 8881616Gorge du Saut du Tigre > Halfway Guesthouse : grande chambre simple mais propre, lit simple avec matelas chauffant, TV, grande salle de bain avec serviette et accessoire de toilette, savon, heat lamp sous la douche, douche chaude, wc western, chausson, coussin et lit un peu dur. Mur en brique mais fenêtre ouverte dans la salle de bain et façade de l’entrée en bois donc beaucoup de courant d’air.Prix : 150 Y la chambre double « supérieure » avec sdb, 120 Y la chambre double « classique » avec sdb, 80 Y la chambre double sans sdb.Shaxi > Old Theatre Inn (anciennement Dragonfly Guesthouse) : le propriétaire de cette jolie guesthouse, mister Wu, parle très bien l’anglais et commence même à apprendre le français. C’est un homme très sympathique, plutôt jeune et qui fait pas mal d’affaires dans le coin.A savoir que l’auberge se trouve excentré, il est situé à l’entrée du petit village voisin de Shaxi. Mais l’endroit est très joli car domine les champs de colza etc. Possibilité de louer des vélos pour se balader dans le coin (conseillé). On voit les gens travailler dans les champs, bcp d’ânes dans la région. Chambre simple, propre avec une jolie salle de bain. Serviette fournie. Pas de chauffage. Repas et petit déjeuner possible sur place. On y mange très bien. Situé au calme, on entend les oiseaux, vue sur les montagnes de shibao. Accès wifi. Mur des chambres pas épais (faut pas tomber sur un voisin ronfleur) Adresse : Duan village, Shaxi town, Jianchuan country, Yunnan, Chine reservations@shaxichina.com – tel : +86 872-4722 296 – le site shaxichina.com est très bien fait et contient plein de renseignements utiles ! tarif : 250 RMB la nuit en chambre double avec petit déjeuner (environ 40 dollars)Dali > Dali Delights Moutain Hotel : situé en dehors de la vieille ville, à proximité d’une des portes d’entrée de la vieille ville (environ 10mn à pied). Accueil très sympathique. La patronne parle parfaitement anglais et est très serviable. Grande chambre, propre, sdb avec eau chaude et WC western, gel douche et serviette à dispo, chausson, TV, lit un peu dur, wifi (mais marche mal dans les chambres…), sèche-cheveux, travaux à proximité quand nous y étions. Email : lin968@189.cn - Tel : 0872 2670066

Conclusion :

on est très content de notre voyage. Le Yunnan présente des paysages extraordinaires ! Dommage que ce soit parfois gâché par la pollution… Les régions de YuanYang et de Luoping sont remarquables mais reste encore assez « fermé » pour les occidentaux. Si vous souhaitez voir la floraison du colza à Luoping, il faut viser fin février – début mars.

La randonnée dans les Gorges du Saut du Tigre est un must !

Randonnée superbe, vraiment à faire. Il faut compter minimum 2 jours pour faire la rando, plus si vous le pouvez. Dommage que certains points de vue soient payants… et que les gens jettent leur bouteille plastique n’importe où (il y en a tout le long des chemins).

Gros coup de coeur pour le petit village de Shaxi encore préservé.

Lijiang est une ville très touristique mais nous avons qd même bien apprécié un séjour là-bas car les ruelles pavées, les boutiques à l’ancienne, et les illuminations le soir venu ne manquent pas de charme. A contrario, Dali ne nous a pas vraiment plu… sans doute qu’après tout ce qu’on avait vu, cela perdait d’intérêt. A faire peut-être en premier si possible… Kunming, dès le départ, nous avions fait le choix de ne pas y rester et c’est sans regret.

Gros coup de coeur pour la ville de Jianshui qui garde beaucoup de charme et le village voisin de Tuanshan qui est très chouette à visiter.

Niveau nourriture : pas cher et très bon. On s’est régalé de ravioli vapeur/dim sum. On a été malade qu’une seule fois pendant 1-2 jours (mais je pense que c’était aussi à cause du froid et de la fatigue). Au bout de 2 semaines cependant, on s’était un peu lassé de la cuisine chinoise et on rêvait d’un bon burger ou du pizza (oui je sais, j’ai honte 😛)

Cette année encore (c’est mon 2nd voyage en Chine), je me suis fait prendre en photo un nombre incalculable de fois ! En Chine, on a l’impression d’être une star 😎! Mais dès fois, on sent aussi une certaine méfiance ou peur de l’étranger et c’est gênant…🤪

Niveau transport : très bon réseau de bus (plus ou moins classe…), train pratique et pas cher (mais pas forcément rapide), nombreux taxis (pas le moins cher mais si vous êtes plusieurs pour partager les frais cela vaut le coup ! par contre, certains chauffeurs font peur sur leur conduite…).

On est content de notre voyage, la Chine recèle des endroits époustouflants mais il est vrai que certains aspects de la culture chinoise nous rebutent toujours (les crachats, l’odeur du stinky tofu 😛, la pollution, …). J’espère quand même y retourner un jour pour découvrir le Sichuan, la région tibétaine, Pékin et la grande muraille.

Il va me falloir encore au moins 2 voyages pour faire cela tellement le pays est grand !!! C’est un pays en pleine mutation, tout est en chantier. Certains petits paradis sont à découvrir avant d’être dévasté…🏴‍☠️😐

« Man zhou » 😉

En vrac...

Ce que j’ai aimé : les chips au concombre, les glaces au mais, les voitures à 3 roues, les gens qui balaient l’autoroute, les porte bébé brodés, le thé Pu’er, les raviolis vapeur…😇

Ce que j’ai moins aimé : la pollution, la saleté, les crachats, la climatisation trop forte, le son mis à donf dans les hauts parleurs, la conduite de certain chauffeur, les plats trop épicés à mon gouts 😛 …

Quelques photos sur ce lien : https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=104898989233633393144&target=ALBUM&id=5729881964540101905&authkey=Gv1sRgCL-A36n_pfnEDA&feat=email

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Chine, à l'aide!
Bonjour

J'ai un appel Urgent à faire, je suis désolée, sa fait un peut méssage perso, mais bon !!!, voila je suis à la recherche de personnes qui se rendrait en chine sur Shanghai bientôt pour pouvoir récupérer des bouquins ..., Il faut comprendre je suis en manque moi j'en peut plus, j'ai plus rien a lire ...

J'offre de venire cherché les gens à l'aéroport (ce qui est toujours simpas) et un coup à boire (je suis étudient...)

Merci de me contacté par privée !!!, pitier ...

Philo
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France-Chine à pied
Bonjour à tous, je viens de découvrir ce site sur recommandation d'une globe-trotteuse! J'ai déjà lu pas mal de choses intéressantes de la part de voyageurs des temps modernes, Donc moi (breton de 19 ans) et un ami (auvergnat de 18 ans) avons décidé de traverser l'Eurasie à pied pendant plusieurs années à compter 2008 en suivant cet itinéraire: France > Pologne > Russie > (Kasakhstan?) > Chine. Nous cherchons et sollicitons donc des sponsors, des soutiens, des conseils et même vos avis (oui oui!) à propos d'un tel périple! Avez-vous vous même tenté ce type d'expérience, ou bien connaissez-vous des personnes qui l'ont fait?? Voilà, j'espère m'adresser à une des nombreuses pistes intéressantes de la toile (!) 😛 Antoine Trémoyet Très amicalement (!), A.T.
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Tons en vietnamien et en chinois (mandarin)?
Bonjour,

Je cherche des personnes qui maîtrisent ces deux langues car j'ai une petite question en ce qui concerne les tons. Je parle chinois et je maîtrise très bien les 5 tons. Je vais partir au Vietnam dans 2 mois pour une durée d'un an et j'aurai des cours intensifs de vietnamien. En écoutant les différents tons vietnamiens sur Youtube, j'ai l'impression que ça n'a rien à voir avec les tons chinois (sauf le premier, le ton "long"). Par exemple, le ton qui descend (le 4) en chinois, j'ai toujours appris qu'il fallait descendre sèchement vers les graves (comme quand on se fait mal et le fameux "aïe"). Quand j'écoute le même ton en vietnamien, je ne retrouve pas du tout cette règle.

Quelqu'un pourrait-il m'en dire plus?
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Voyage en Transsibérien
Bonjour, Nous envisageons un voyage en transibérien de Pékin à Moscou. Plusieurs compagnies proposent des formules attrayantes et pas petits budgets du tout. N'ayant plus l'âge ni la pêche de voyager "roots" et les visites proposées et surtout l'expérience train nous séduisent, nous aimerions bénéficier de vos expériences (trajet Moscou Pékin ou l'inverse, les prestataires, la période (juin ???), à bord du train que faire, que choisir, possibilité de fumer - oui c'est pas bien mais bon...) Merci de vos réponses 😏
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