bonjour ,
prévu pour mai 2016 en vue de mes 60 ans et ceux de mon amie , nous partons à 2 couples
pour cette croisière La Grèce antique & les Météores Italie, Grèce, France 12 JOURS
QUI PEUT nous aider à choisir les excursions , Valable avec Costa ou pas ????
D'avance merci
Bonjour
J'envisage une croisiere sur le neo classica de costa ''grece antique et meteores", est ce que quelqu'un a déjà fait cette croisiére et pourrait me donner son avis ainsi que sur le bateau
merci pour vos réponses Luna
J'envisage une croisiere sur le neo classica de costa ''grece antique et meteores", est ce que quelqu'un a déjà fait cette croisiére et pourrait me donner son avis ainsi que sur le bateau
merci pour vos réponses Luna
Méditerranée antique à bord du COSTA néoROMANTICA. Départ du 21 novembre 2014
21 novembre-Marseille
Tout commence à l’aéroport de Lyon Saint Exupéry à bord d’un TGV Ouigo pour Marseille Saint Charles. La navette Costa jusqu’au terminal de croisière, l’enregistrement dans le triste « terminal/hangar » et l’embarquement. Découverte de la cabine, du Today et du sésame avec lequel nous nous dirigeons illico vers le buffet GIARDINO (rien mangé, rien bu depuis le « p’tit dej »). Nous voilà fin prêts pour le délicieux « Quatre heures ». Nous découvrons le personnel toujours aussi cosmopolite et accueillant. Retour à la cabine, les valises sont arrivées, rangement, plus rien à déplacer pendant 11 jours, c’est super car pendant une trentaine d’années nous avons voyagé en changeant d’hôtel au moins 2 à 3 fois par semaine. C’est l’heure de l’exercice de sécurité, tout le monde semble se prêter gentiment à cette obligation en dehors de quelques Smartphonistes et photographes indisciplinés. Nous ferons l’impasse sur la traditionnelle réunion d’information. Retour à la cabine, on se rafraichit avant d’aller explorer le navire, petit tour d’orientation avant de savourer un premier cocktail. Bien que « sister ship » du Classica, le néoRomantica propose une autre disposition de cabine (extérieure Premium, pont 6 London) plus confortable. Les déplacements sont aisés, placards et penderies sont spacieux. L’écran plat de grande dimension est situé face au lit, les boiseries de l’entrée sont claires et joliment décorées. Dîner au restaurant BOTTICELLI : Une vingtaine de minutes d’attente pour être placés. L’attente peut se faire en musique Piazza ITALIA avec le bip qui vous prévient lorsque votre table se libère. (L’attente annoncée est exacte et la suite ne vous déçoit pas). C’est la seule fois en onze jours où nous avons du patienter pour être placés. Personnel aux petits soins. Belle carte, vins agréables. Nous finissons tranquillement la soirée dans l’ambiance de la Piazza Italia.
22 novembre-Gênes Petit déjeuner pour moi au Botticelli, en cabine pour mon épouse avant de partir en excursion à Gênes. Visite à pied de la ville historique après avoir fait le tour du port en bateau. Au passage nous apercevons le Costa Classica en cale sèche (prévu) et le Célébration dont la croisière vient d’être annulée. (Les informations transmises par les passagers sont confuses, voire contradictoires et à vrai dire nous nous en moquons). Nous gagnons le port antique, la Cathédrale San Lorenzo, la rue Garibaldi et ses orgueilleux palais, les collections du Palais Balbi (Van Dick et Caravage). Retour au bateau…. La vie à bord, salle de Gym, casino etc. Je reparlerai plus tard des excursions 23 novembre-Civitavecchia Nous empruntons la navette des autorités portuaires puis nous promenons sur le front de mer et autour des fortifications. Le temps est clément, on fête la sainte Cécile, concert de l’harmonie locale qui anime également la grand-messe. Déjeuner à bord et je retourne cette fois « pédibus » prendre quelques photos. 24 novembre-Reggio Nous empruntons la navette Costa (6.95€x2) qui nous dépose sur le front de mer très proche du centre ville. Certains prétendront que le tarif est prohibitif compte tenu de la distance. Je réponds que lorsqu’on n’à pas de très bonnes jambes il vaut mieux les utiliser pour arpenter les rues et les musées plutôt que pour traverser les zones portuaires souvent sans intérêt. Petit Hic…. Les commerces et les monuments n’ouvrent qu’à 16 heures, itou pour l’escalator menant à la ville haute, Dieu merci le musée est ouvert. Les bronzes de Riace y sont magnifiquement présentés. On peut y voir également quelques bas reliefs et des variations sur le thème des fameux bronzes. Il s’agit d’œuvres d’artistes peintres locaux qui en ont fait don au musée. Hélas après 16 heures ……la nuit tombe! Mais sur le quai les producteurs de Clémentine nous accueillent chaleureusement pour une dégustation de leurs succulents fruits dont certains croisiéristes rempliraient bien leurs poches et leurs cabas. C’est bien connu on meurt de faim en croisière !!!!! 25 novembre-Navigation Journée propice à la visite du bateau, à taille humaine dit on ! En effet plus court de 60 à 70 m que ses grands frères comme le Pacifica ou le Luminosa que nous croisons, il n’en possède pas moins 12 ponts. Les volumes sont certes moins impressionnants. Ici pas d’atrium avec ascenseurs panoramiques mais les espaces communs sont agréables, la décoration plus sobre, de bon ton, sans luxe tapageur. Bref pas kitch du tout ! La boutique est spacieuse, les différents salons ou « Lounges » sont confortables voire « cosy » pour les canapés d’angle et tables hautes en aplomb sur la mer. Il faut préciser que le salon principal « le cabaret Vienna » occupe toute la largeur du navire (plus de 30m) ce qui en fait un espace comparable aux grands bars des plus gros navires. Passés régulièrement par la superbe œnothèque nous n’y avons jamais vu âme qui vive à l’exception des maîtres du lieu. Aussi ne nous y sommes pas attardés. Peut-être faudra t’il penser à réaménager l’espace ou revoir la formule. Pas de théâtre ! Un souci pour nombre de blogueurs, pas pour nous. Nous avons pu voir les spectacles sans aucune gêne. Ma critique portera plus sur le niveau des spectacles eux-mêmes. Ventriloque, mime, magicien, chanteur à voix -artistes extérieurs- ont réalisé de bonnes prestations mais les productions « maison » malgré la bonne volonté des artistes nous ont laissés sur notre faim. Il s’agit la d’un avis tout personnel mais je le répète nous avons toujours assisté aux représentations dans d’excellentes conditions. Il est agréable de diner au restaurant « Botticelli » sans contrainte horaire, d’autant plus agréable que les menus sont bien élaborés et variés. Les spécialités régionales sont mises en valeur, les mets sont bien présentés, les assiettes sont attrayantes et la cuisine soignée. A noter que le buffet « Giardino » agrémenté de sa vue panoramique ne démérite pas… bien au contraire et à tous les services. Qui dit navigation dit piscine et animation. Si le temps était clément pour la saison et le soleil toutefois présent bien que les journées fussent courtes, il y eut beaucoup de siestes sur les transats. Pour ma part ce fut bain à remous et le passage matinal quotidien à la salle de sport. N’étant pas client SAMSARA je n’ai fait que passer à proximité du spa. Le Lido Saint Tropez vitré latéralement et mi couvert avec ces canapés en rotin et ses grands coussins est un espace agréable même en cette saison avancée. Le personnel ici comme ailleurs est toujours attentif et plus que sympathique voire amical sans être jamais familier. Le Lido jouxte la bibliothèque et le point internet. On peut également y accéder par le Grill et pizzeria Capri qui ne nous ont jamais inspirés. A la poupe sous la statue, au-delà des cheminées, plus intime est le Lido Monte Carlo avec la piscine en gradins et le bain à remous. Un espace privatif y est aménagé.
26 novembre-Kalamata Il ne fait pas très beau ce matin mais nous avons accosté quasiment en ville. Nous traversons le quai, la route et nous voila en ville ou presque. Le centre historique, plus haut, est à une bonne demi-heure de marche. Nous y flânerons sous la pluie (j’achète un nouveau chapeau) dans les ruelles. Nous visitons au passage de superbes églises Orthodoxes et reviendrons en taxi. Nous appareillons à 16 heures pour Izmir que nous atteindrons demain en début d’après midi. C’est la soirée que nous avons choisie pour dîner au restaurant « Club néoROMANTICA ». La fête des papilles dans un cadre feutré et élégant, un service attentionné et un tarif plus que raisonnable dans de telles conditions. Nous passons cette merveilleuse soirée en compagnie du couple d’amis blogueurs que nous avons rencontré en début de croisière. Nous nous retrouvions tous les soirs pour l’apéro et le dîner au bar Tango animé par un guitariste talentueux ou un excellent duo paraguayen. Le « All inclusive » dont je parlerai plus tard est également accepté dans ce restaurant. 27 novembre-Izmir Le soleil a refait son apparition et nous voguons tranquillement vers Izmir. Nous croisons la marine de guerre en manœuvres, ce qui retardera quelque peu notre arrivée. En excursion pour la visite d’Izmir, les bus ne sont pas très loin mais le trafic est intense. Tour d’orientation puis visite de l’intéressant musée archéologique. Continuation vers Karsiyaka pour un temps libre puis traversée du golfe jusqu’à Konak. Un arrêt place de l’horloge toute illuminée avant de retourner au bateau toujours dans le trafic. L’appareillage n’est pas décalé, il faut donc hâter le pas pour traverser le terminal. Il en résulte une certaine animosité de la part de quelques acheteurs compulsifs de dernière minute qui aimeraient récupérer la demi-heure perdue à l’arrivée……. ! 28 novembre-Athènes Une navette du port nous conduit de la proximité du bateau (100m) au terminal sur un trajet de 200/250 m Nous connaissons déjà Athènes, le temps est couvert, la vue du mont Lycabette ne sera pas terrible, nous prenons donc le nouveau bus X80 juste à la sortie du port (4€x2 pour 24 heures sur tout le réseau). Nous passons la matinée à Plaka. Je retournerai à terre l’après midi pour trotter dans le Pirée. 29 novembre-navigation C’est la journée où certains s’ennuient. Allez savoir pourquoi ? Un moment au lido, un bon bouquin, une partie de carte, un verre entre amis, une séance de marche, de pédalage ou de muscu, un quizz, un cours de cuisine, ce n’est pas notre truc mais un cours de danse pourquoi pas ? Cyrielle notre charmante hôtesse francophone nous présente la vie à bord du navire, les coulisses du néoROMANTICA, une vidéo des cuisines, de la blanchisserie, des quartiers de l’équipage etc. Une excursion le matin même en places limitées proposait cette découverte du bateau. Cyrielle répond ensuite à toutes les questions, même les plus indiscrètes (horaires de travail, contrats, salaires, couverture sociale) avec beaucoup de franchise. Comment peut-on trouver le temps long ? Ne seraient-ce pas les mêmes qui trouvent leur cabine bruyante, les portions minimalistes, les ascenseurs pas assez rapides et j’en passe….. Notre cabine extérieure est au pont 6 à proximité des ascenseurs…… pas un bruit sinon le clapotis des vagues et le ronronnement rassurant des moteurs. (C’est en rentrant que cela va nous manquer !) Une journée en mer c’est aussi le moment des soldes et des ventes flash. Il faut bien le dire, comme sur tous les navires, à part les ventes périodiques habituelles de bijoux fantaisie, coffrets de montres, lunettes de soleil et autres colifichets, les produits de luxe tels que les montres de marque, les sacs à main et la confection restent rigoureusement au même prix durant la croisière. Il n’est donc pas utile de se presser devant les grilles et de se bousculer à l’ouverture des boutiques !!!!!!!!!! 30 novembre-La Valette Superbe approche de l’île de Malte, ce rayon de soleil sur les remparts, cette lumière, c’est l’image que j’avais gardée de ma première visite il y a déjà 44 ans! Tout a pourtant mal commencé cette fois. ü Une première excursion achetée à une agence extérieure : annulée faute de participants. ü Une autre excursion achetée sur le bateau : annulée faute de participants francophones. Nous verrons donc sur place, nous aurions pu prendre le Hop on-hop off ou négocier un taxi. Devant l’abondance du choix nous avons opté pour l’ascenseur à 1€ l’aller retour qui mène directement au jardin supérieur de Barrakka et au centre de la Valette. De là nous flânons en ville, nous regrettons la fermeture des édifices religieux après les offices. Respectueux des cultes nous n’avons pas visité ces lieux pendant les offices et en sommes restés un peu frustrés. Un soleil éclatant une promenade agréable à la découverte des palais, des « Bow windows » et des panoramas toujours différents. Un tour à bord du petit train et retour au bateau. Une fois de plus je retourne à terre l’après midi, par les escaliers cette fois et j’arpente les ruelles à la découverte des coupoles et des points de vue sur les ports et la mer. Ruelles en pentes, escaliers, palais aux jardins en fleurs, un enchantement avant le retour au bateau au coucher de soleil. 1er décembre- navigation C’est la dernière journée à bord, la réunion de débarquement, les derniers achats pour beaucoup, les bagages à boucler et la vie continue. Je reviens parler des excursions : si l’organisation est parfaite et les guides à la hauteur de nos espérances il me semble que Costa ne respecte pas son contrat « néoCOLLECTION ». Nous avions compris que les groupes de ce concept ne dépassaient pas 25 personnes or nous nous retrouvions dans un bus de plus de 50 places, certes de grand confort mais quasiment complet. J’ignore ce qu’il en est exactement pour les autres excursions. Parmi les croisiéristes nous ayant communiqué leurs impressions sur les sites visités et leurs guides respectifs, aucun n’a mentionné l’occupation ou la capacité des bus. Je ne présente jamais ce genre de réclamation au personnel de bord -en l’occurrence Cyrielle notre charmante hôtesse francophone- qui a bien d’autres chats à fouetter…. tout au long de la croisière. Si Costa, interrogé par courrier me répond à ce sujet, je ne manquerai pas de vous en faire part. Beaucoup d’entre nous s’interrogent sur le bien fondé du « All inclusive » ou sur son surcoût en néoCOLLECTION. La carte des bars est inchangée, je n’ai pas constaté d’augmentation de celle-ci depuis le mois de mars dernier, le choix est toujours aussi vaste dans les consommations incluses. La différence tarifaire réside dans le choix des vins sélectionnés et nouveaux chaque jour au restaurant ü Vini DOP (Wines with Protected Designation of Origin) ü Vini IGP (Wines with Protected Geographical Indication) ü Vini IGT (Typical Geographical Indication) qui ont remplacés les traditionnels vins de table italiens servis au verre sur l’ensemble de la flotte. Ceci étant dit avec un apéritif cocktail avant chaque repas, du vin et de l’eau à table, un…ou plusieurs cafés et rafraichissements dans la journée, le forfait est amorti, je vous ferais grâce du cocktail éventuel de la soirée et de l’exonération des 15% de service. La croisière reste une merveilleuse façon de voyager et de vivre dans un certain luxe sans les contraintes et les restrictions de la vie quotidienne ou la peur du gendarme (alcotest !!). Je n’imagine plus me passer des ces moments de détente et de liberté ou les fumeurs -dont je ne suis pas- côtoient joyeusement les non fumeurs, les sportifs côtoient les oisifs, les danseurs de salon côtoient les adeptes de country ou de techno…. les joueurs de carte, les pongistes, les joggeurs etc Et tout ce petit monde à de rares exceptions, se salue, se congratule, se lie, partage sa table ou son canapé.
2 décembre-Marseille Il a plu sur Marseille, les préposés aux bagages du port autonome sont en grève. Pour être positif je dirais qu’étant prévenus la veille par un courrier joint au dernier Today, (tout le monde reçoit le Today) cela nous a permis de ne pas boucler nos valises pour les laisser dans les couloirs. Aubaine supplémentaire, nous ne sommes pas obligés de quitter la cabine à 8 heures, nous prenons donc le petit déjeuner tranquillement au Giardino. Etiquettes de bagages orange notre débarquement est prévu à 9h45. Dès 9h30 nous sommes invités à débarquer par les passerelles et non par l’échelle de coupée ce qui facilite grandement le port des bagages. Nous ne comprenons pas l’irritation de croisiéristes qui semblent ne pas avoir pris connaissance de l’information et s’en prennent au personnel Costa en rien responsable de l’arrêt de travail des « dockers » marseillais . Ils sont heureusement largement minoritaires. Je les classe dans la cohorte détestable des soit disant « otages » coutumiers du « nous n’avons jamais eu d’information » qui nous assomment avec leurs conversations privées pendant les repas ou les excursions en gardant le Smartphone collé à l’oreille pendant les annonces ou l’exercice de sécurité….quand ils y participent. Le personnel Costa, toujours attentif, porte assistance aux passagers moins agiles. Nous attendons quelques minutes notre bus de transfert et c’est la fin du voyage.
Tout commence à l’aéroport de Lyon Saint Exupéry à bord d’un TGV Ouigo pour Marseille Saint Charles. La navette Costa jusqu’au terminal de croisière, l’enregistrement dans le triste « terminal/hangar » et l’embarquement. Découverte de la cabine, du Today et du sésame avec lequel nous nous dirigeons illico vers le buffet GIARDINO (rien mangé, rien bu depuis le « p’tit dej »). Nous voilà fin prêts pour le délicieux « Quatre heures ». Nous découvrons le personnel toujours aussi cosmopolite et accueillant. Retour à la cabine, les valises sont arrivées, rangement, plus rien à déplacer pendant 11 jours, c’est super car pendant une trentaine d’années nous avons voyagé en changeant d’hôtel au moins 2 à 3 fois par semaine. C’est l’heure de l’exercice de sécurité, tout le monde semble se prêter gentiment à cette obligation en dehors de quelques Smartphonistes et photographes indisciplinés. Nous ferons l’impasse sur la traditionnelle réunion d’information. Retour à la cabine, on se rafraichit avant d’aller explorer le navire, petit tour d’orientation avant de savourer un premier cocktail. Bien que « sister ship » du Classica, le néoRomantica propose une autre disposition de cabine (extérieure Premium, pont 6 London) plus confortable. Les déplacements sont aisés, placards et penderies sont spacieux. L’écran plat de grande dimension est situé face au lit, les boiseries de l’entrée sont claires et joliment décorées. Dîner au restaurant BOTTICELLI : Une vingtaine de minutes d’attente pour être placés. L’attente peut se faire en musique Piazza ITALIA avec le bip qui vous prévient lorsque votre table se libère. (L’attente annoncée est exacte et la suite ne vous déçoit pas). C’est la seule fois en onze jours où nous avons du patienter pour être placés. Personnel aux petits soins. Belle carte, vins agréables. Nous finissons tranquillement la soirée dans l’ambiance de la Piazza Italia.
22 novembre-Gênes Petit déjeuner pour moi au Botticelli, en cabine pour mon épouse avant de partir en excursion à Gênes. Visite à pied de la ville historique après avoir fait le tour du port en bateau. Au passage nous apercevons le Costa Classica en cale sèche (prévu) et le Célébration dont la croisière vient d’être annulée. (Les informations transmises par les passagers sont confuses, voire contradictoires et à vrai dire nous nous en moquons). Nous gagnons le port antique, la Cathédrale San Lorenzo, la rue Garibaldi et ses orgueilleux palais, les collections du Palais Balbi (Van Dick et Caravage). Retour au bateau…. La vie à bord, salle de Gym, casino etc. Je reparlerai plus tard des excursions 23 novembre-Civitavecchia Nous empruntons la navette des autorités portuaires puis nous promenons sur le front de mer et autour des fortifications. Le temps est clément, on fête la sainte Cécile, concert de l’harmonie locale qui anime également la grand-messe. Déjeuner à bord et je retourne cette fois « pédibus » prendre quelques photos. 24 novembre-Reggio Nous empruntons la navette Costa (6.95€x2) qui nous dépose sur le front de mer très proche du centre ville. Certains prétendront que le tarif est prohibitif compte tenu de la distance. Je réponds que lorsqu’on n’à pas de très bonnes jambes il vaut mieux les utiliser pour arpenter les rues et les musées plutôt que pour traverser les zones portuaires souvent sans intérêt. Petit Hic…. Les commerces et les monuments n’ouvrent qu’à 16 heures, itou pour l’escalator menant à la ville haute, Dieu merci le musée est ouvert. Les bronzes de Riace y sont magnifiquement présentés. On peut y voir également quelques bas reliefs et des variations sur le thème des fameux bronzes. Il s’agit d’œuvres d’artistes peintres locaux qui en ont fait don au musée. Hélas après 16 heures ……la nuit tombe! Mais sur le quai les producteurs de Clémentine nous accueillent chaleureusement pour une dégustation de leurs succulents fruits dont certains croisiéristes rempliraient bien leurs poches et leurs cabas. C’est bien connu on meurt de faim en croisière !!!!! 25 novembre-Navigation Journée propice à la visite du bateau, à taille humaine dit on ! En effet plus court de 60 à 70 m que ses grands frères comme le Pacifica ou le Luminosa que nous croisons, il n’en possède pas moins 12 ponts. Les volumes sont certes moins impressionnants. Ici pas d’atrium avec ascenseurs panoramiques mais les espaces communs sont agréables, la décoration plus sobre, de bon ton, sans luxe tapageur. Bref pas kitch du tout ! La boutique est spacieuse, les différents salons ou « Lounges » sont confortables voire « cosy » pour les canapés d’angle et tables hautes en aplomb sur la mer. Il faut préciser que le salon principal « le cabaret Vienna » occupe toute la largeur du navire (plus de 30m) ce qui en fait un espace comparable aux grands bars des plus gros navires. Passés régulièrement par la superbe œnothèque nous n’y avons jamais vu âme qui vive à l’exception des maîtres du lieu. Aussi ne nous y sommes pas attardés. Peut-être faudra t’il penser à réaménager l’espace ou revoir la formule. Pas de théâtre ! Un souci pour nombre de blogueurs, pas pour nous. Nous avons pu voir les spectacles sans aucune gêne. Ma critique portera plus sur le niveau des spectacles eux-mêmes. Ventriloque, mime, magicien, chanteur à voix -artistes extérieurs- ont réalisé de bonnes prestations mais les productions « maison » malgré la bonne volonté des artistes nous ont laissés sur notre faim. Il s’agit la d’un avis tout personnel mais je le répète nous avons toujours assisté aux représentations dans d’excellentes conditions. Il est agréable de diner au restaurant « Botticelli » sans contrainte horaire, d’autant plus agréable que les menus sont bien élaborés et variés. Les spécialités régionales sont mises en valeur, les mets sont bien présentés, les assiettes sont attrayantes et la cuisine soignée. A noter que le buffet « Giardino » agrémenté de sa vue panoramique ne démérite pas… bien au contraire et à tous les services. Qui dit navigation dit piscine et animation. Si le temps était clément pour la saison et le soleil toutefois présent bien que les journées fussent courtes, il y eut beaucoup de siestes sur les transats. Pour ma part ce fut bain à remous et le passage matinal quotidien à la salle de sport. N’étant pas client SAMSARA je n’ai fait que passer à proximité du spa. Le Lido Saint Tropez vitré latéralement et mi couvert avec ces canapés en rotin et ses grands coussins est un espace agréable même en cette saison avancée. Le personnel ici comme ailleurs est toujours attentif et plus que sympathique voire amical sans être jamais familier. Le Lido jouxte la bibliothèque et le point internet. On peut également y accéder par le Grill et pizzeria Capri qui ne nous ont jamais inspirés. A la poupe sous la statue, au-delà des cheminées, plus intime est le Lido Monte Carlo avec la piscine en gradins et le bain à remous. Un espace privatif y est aménagé.
26 novembre-Kalamata Il ne fait pas très beau ce matin mais nous avons accosté quasiment en ville. Nous traversons le quai, la route et nous voila en ville ou presque. Le centre historique, plus haut, est à une bonne demi-heure de marche. Nous y flânerons sous la pluie (j’achète un nouveau chapeau) dans les ruelles. Nous visitons au passage de superbes églises Orthodoxes et reviendrons en taxi. Nous appareillons à 16 heures pour Izmir que nous atteindrons demain en début d’après midi. C’est la soirée que nous avons choisie pour dîner au restaurant « Club néoROMANTICA ». La fête des papilles dans un cadre feutré et élégant, un service attentionné et un tarif plus que raisonnable dans de telles conditions. Nous passons cette merveilleuse soirée en compagnie du couple d’amis blogueurs que nous avons rencontré en début de croisière. Nous nous retrouvions tous les soirs pour l’apéro et le dîner au bar Tango animé par un guitariste talentueux ou un excellent duo paraguayen. Le « All inclusive » dont je parlerai plus tard est également accepté dans ce restaurant. 27 novembre-Izmir Le soleil a refait son apparition et nous voguons tranquillement vers Izmir. Nous croisons la marine de guerre en manœuvres, ce qui retardera quelque peu notre arrivée. En excursion pour la visite d’Izmir, les bus ne sont pas très loin mais le trafic est intense. Tour d’orientation puis visite de l’intéressant musée archéologique. Continuation vers Karsiyaka pour un temps libre puis traversée du golfe jusqu’à Konak. Un arrêt place de l’horloge toute illuminée avant de retourner au bateau toujours dans le trafic. L’appareillage n’est pas décalé, il faut donc hâter le pas pour traverser le terminal. Il en résulte une certaine animosité de la part de quelques acheteurs compulsifs de dernière minute qui aimeraient récupérer la demi-heure perdue à l’arrivée……. ! 28 novembre-Athènes Une navette du port nous conduit de la proximité du bateau (100m) au terminal sur un trajet de 200/250 m Nous connaissons déjà Athènes, le temps est couvert, la vue du mont Lycabette ne sera pas terrible, nous prenons donc le nouveau bus X80 juste à la sortie du port (4€x2 pour 24 heures sur tout le réseau). Nous passons la matinée à Plaka. Je retournerai à terre l’après midi pour trotter dans le Pirée. 29 novembre-navigation C’est la journée où certains s’ennuient. Allez savoir pourquoi ? Un moment au lido, un bon bouquin, une partie de carte, un verre entre amis, une séance de marche, de pédalage ou de muscu, un quizz, un cours de cuisine, ce n’est pas notre truc mais un cours de danse pourquoi pas ? Cyrielle notre charmante hôtesse francophone nous présente la vie à bord du navire, les coulisses du néoROMANTICA, une vidéo des cuisines, de la blanchisserie, des quartiers de l’équipage etc. Une excursion le matin même en places limitées proposait cette découverte du bateau. Cyrielle répond ensuite à toutes les questions, même les plus indiscrètes (horaires de travail, contrats, salaires, couverture sociale) avec beaucoup de franchise. Comment peut-on trouver le temps long ? Ne seraient-ce pas les mêmes qui trouvent leur cabine bruyante, les portions minimalistes, les ascenseurs pas assez rapides et j’en passe….. Notre cabine extérieure est au pont 6 à proximité des ascenseurs…… pas un bruit sinon le clapotis des vagues et le ronronnement rassurant des moteurs. (C’est en rentrant que cela va nous manquer !) Une journée en mer c’est aussi le moment des soldes et des ventes flash. Il faut bien le dire, comme sur tous les navires, à part les ventes périodiques habituelles de bijoux fantaisie, coffrets de montres, lunettes de soleil et autres colifichets, les produits de luxe tels que les montres de marque, les sacs à main et la confection restent rigoureusement au même prix durant la croisière. Il n’est donc pas utile de se presser devant les grilles et de se bousculer à l’ouverture des boutiques !!!!!!!!!! 30 novembre-La Valette Superbe approche de l’île de Malte, ce rayon de soleil sur les remparts, cette lumière, c’est l’image que j’avais gardée de ma première visite il y a déjà 44 ans! Tout a pourtant mal commencé cette fois. ü Une première excursion achetée à une agence extérieure : annulée faute de participants. ü Une autre excursion achetée sur le bateau : annulée faute de participants francophones. Nous verrons donc sur place, nous aurions pu prendre le Hop on-hop off ou négocier un taxi. Devant l’abondance du choix nous avons opté pour l’ascenseur à 1€ l’aller retour qui mène directement au jardin supérieur de Barrakka et au centre de la Valette. De là nous flânons en ville, nous regrettons la fermeture des édifices religieux après les offices. Respectueux des cultes nous n’avons pas visité ces lieux pendant les offices et en sommes restés un peu frustrés. Un soleil éclatant une promenade agréable à la découverte des palais, des « Bow windows » et des panoramas toujours différents. Un tour à bord du petit train et retour au bateau. Une fois de plus je retourne à terre l’après midi, par les escaliers cette fois et j’arpente les ruelles à la découverte des coupoles et des points de vue sur les ports et la mer. Ruelles en pentes, escaliers, palais aux jardins en fleurs, un enchantement avant le retour au bateau au coucher de soleil. 1er décembre- navigation C’est la dernière journée à bord, la réunion de débarquement, les derniers achats pour beaucoup, les bagages à boucler et la vie continue. Je reviens parler des excursions : si l’organisation est parfaite et les guides à la hauteur de nos espérances il me semble que Costa ne respecte pas son contrat « néoCOLLECTION ». Nous avions compris que les groupes de ce concept ne dépassaient pas 25 personnes or nous nous retrouvions dans un bus de plus de 50 places, certes de grand confort mais quasiment complet. J’ignore ce qu’il en est exactement pour les autres excursions. Parmi les croisiéristes nous ayant communiqué leurs impressions sur les sites visités et leurs guides respectifs, aucun n’a mentionné l’occupation ou la capacité des bus. Je ne présente jamais ce genre de réclamation au personnel de bord -en l’occurrence Cyrielle notre charmante hôtesse francophone- qui a bien d’autres chats à fouetter…. tout au long de la croisière. Si Costa, interrogé par courrier me répond à ce sujet, je ne manquerai pas de vous en faire part. Beaucoup d’entre nous s’interrogent sur le bien fondé du « All inclusive » ou sur son surcoût en néoCOLLECTION. La carte des bars est inchangée, je n’ai pas constaté d’augmentation de celle-ci depuis le mois de mars dernier, le choix est toujours aussi vaste dans les consommations incluses. La différence tarifaire réside dans le choix des vins sélectionnés et nouveaux chaque jour au restaurant ü Vini DOP (Wines with Protected Designation of Origin) ü Vini IGP (Wines with Protected Geographical Indication) ü Vini IGT (Typical Geographical Indication) qui ont remplacés les traditionnels vins de table italiens servis au verre sur l’ensemble de la flotte. Ceci étant dit avec un apéritif cocktail avant chaque repas, du vin et de l’eau à table, un…ou plusieurs cafés et rafraichissements dans la journée, le forfait est amorti, je vous ferais grâce du cocktail éventuel de la soirée et de l’exonération des 15% de service. La croisière reste une merveilleuse façon de voyager et de vivre dans un certain luxe sans les contraintes et les restrictions de la vie quotidienne ou la peur du gendarme (alcotest !!). Je n’imagine plus me passer des ces moments de détente et de liberté ou les fumeurs -dont je ne suis pas- côtoient joyeusement les non fumeurs, les sportifs côtoient les oisifs, les danseurs de salon côtoient les adeptes de country ou de techno…. les joueurs de carte, les pongistes, les joggeurs etc Et tout ce petit monde à de rares exceptions, se salue, se congratule, se lie, partage sa table ou son canapé.
2 décembre-Marseille Il a plu sur Marseille, les préposés aux bagages du port autonome sont en grève. Pour être positif je dirais qu’étant prévenus la veille par un courrier joint au dernier Today, (tout le monde reçoit le Today) cela nous a permis de ne pas boucler nos valises pour les laisser dans les couloirs. Aubaine supplémentaire, nous ne sommes pas obligés de quitter la cabine à 8 heures, nous prenons donc le petit déjeuner tranquillement au Giardino. Etiquettes de bagages orange notre débarquement est prévu à 9h45. Dès 9h30 nous sommes invités à débarquer par les passerelles et non par l’échelle de coupée ce qui facilite grandement le port des bagages. Nous ne comprenons pas l’irritation de croisiéristes qui semblent ne pas avoir pris connaissance de l’information et s’en prennent au personnel Costa en rien responsable de l’arrêt de travail des « dockers » marseillais . Ils sont heureusement largement minoritaires. Je les classe dans la cohorte détestable des soit disant « otages » coutumiers du « nous n’avons jamais eu d’information » qui nous assomment avec leurs conversations privées pendant les repas ou les excursions en gardant le Smartphone collé à l’oreille pendant les annonces ou l’exercice de sécurité….quand ils y participent. Le personnel Costa, toujours attentif, porte assistance aux passagers moins agiles. Nous attendons quelques minutes notre bus de transfert et c’est la fin du voyage.
Bonjour à tous,
je recherche des bons plans pour la visites de Naples et Pompéi (en priorité)
nous évitons les visites avec Costa trop chères et nous sommes prêts à partager avec d'autres croisiéristes !
C'est la croisière Grèce antique et les Météores (fin octobre 2016)
merci
merci
Bonjour,
Qui part en croisière avec le Neo Romantica au départ de Marseille le 11 octobre ?
Qui part en croisière avec le Neo Romantica au départ de Marseille le 11 octobre ?
Bonjour,
C'est notre 1ère croisière. Nous ferons la croisière la Grèce Antique et les météores sur le costa néo classica et partons le 21 octobre pour 13 jours. Tous les conseils seront les bienvenus (vestimentaires et excursions à faire). Quelles excursions à prendre à l'avance et celles faisables nous-même ? Je suis impatiente de vos conseils et vous remercie à l'avance.
Bonjour,
Nous partons le 30 mars pour cette croisiere mon compagnon et moi même .Nous recherchons quelques infos sur les escales .est ce que volos et kalamata , nauplie sont accessibles facilement en sortant du port? les villes en elle même presentent elles un interet de visite ?est ce que d'autres voyageurs aimeraient se joindre à nous pour prendre un taxi et aller voir les meteores ,
A combien de distance se trouve le site ?
Merci d'avance a ceux qui auraient des precisions sur ces escales
Christine
Eh bien, c'est fait!
Réservé ce matin un circuit en groupe intitulé "La Grèce antique et les Cyclades", avec VacancesEsprit, départ le 21 septembre, retour 7 octobre 2011!
On a tellement hâte....
C'était difficile de choisir entre l'Italie et la Grèce, puis après avoir choisi le pays, parcouru les circuits différents pour s'arrêter enfin à celui qui répondait à nos besoins, mais là, c'est fait!
S'il y en a qui ont déjà voyayé avec Esprit, eh bien venez me faire vos commentaires, car je ne connais pas du tout ce grossiste; mais j'en ai entendu parler en bien!
Bonjour à tous,
Voici mon carnet de voyage lors de cet été un peu spécial. Je limite volontairement sur vf à une ou deux photos par jour (certains trouveront que c'est encore trop...) C'est parti 🙂
Les billets étaient pris depuis novembre. Très incertain depuis ce printemps marqué par l'épidémie, ce voyage en Grèce est une bouffée d'air (chaud) après cette période de confinement et d'immobilisme. Nous reprenons donc la route en camion, vers la Grèce continentale. Routes montagneuses, sites antiques, eaux cristallines et ports de pêche, voici en quelques mots les contours d'un voyage riche en couleurs et en saveurs... Les cigales ? Elles ne s'arrêtent qu'à la nuit tombée...
18/07/2020 Jour : 478 km Total : 478 km Départ traditionnel et tardif de Vendée après une quinzaine de jours de vacances.
La cathédrale de Nantes est en feu, le périphérique est bloqué. Challans, Niort, Montluçon, nous prenons la poudre d'escampette en dehors des sentiers battus afin d'éviter le coût exorbitant des péages français. Petit parking très au calme à Rocles quelque part dans l'Allier entre La Prugnole et Blanchetière. Pour celles et ceux qui ne visualisent pas, nous sommes à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Moulins. Les enfants ramassent des bâtons qu'ils jettent dans le lac tandis que mes talents de bricoleur se confirment: le mitigeur nouvellement installé inonde le camion.

Voici mon carnet de voyage lors de cet été un peu spécial. Je limite volontairement sur vf à une ou deux photos par jour (certains trouveront que c'est encore trop...) C'est parti 🙂
Les billets étaient pris depuis novembre. Très incertain depuis ce printemps marqué par l'épidémie, ce voyage en Grèce est une bouffée d'air (chaud) après cette période de confinement et d'immobilisme. Nous reprenons donc la route en camion, vers la Grèce continentale. Routes montagneuses, sites antiques, eaux cristallines et ports de pêche, voici en quelques mots les contours d'un voyage riche en couleurs et en saveurs... Les cigales ? Elles ne s'arrêtent qu'à la nuit tombée...
18/07/2020 Jour : 478 km Total : 478 km Départ traditionnel et tardif de Vendée après une quinzaine de jours de vacances.
La cathédrale de Nantes est en feu, le périphérique est bloqué. Challans, Niort, Montluçon, nous prenons la poudre d'escampette en dehors des sentiers battus afin d'éviter le coût exorbitant des péages français. Petit parking très au calme à Rocles quelque part dans l'Allier entre La Prugnole et Blanchetière. Pour celles et ceux qui ne visualisent pas, nous sommes à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Moulins. Les enfants ramassent des bâtons qu'ils jettent dans le lac tandis que mes talents de bricoleur se confirment: le mitigeur nouvellement installé inonde le camion.

Bonjour, le 15 septembre 2013 nous partons en croisiére avec le Costa Pacifica , je voulais demander si quelqu'un pourrait nous donner des conseils pour visiter Istanbul par nos propres moyens nous y restons 2 jours . Nous voudrons savoir si d'autres personnes sont de ce voyage pour pouvoir partager des infos sur cette croisiére . Merci d'avance .
Bonjour,
Cet été, je pars en couple avec mon copain pour une semaine en Grèce (en voiture jusqu'en Italie puis ferry (Ancône - Patras)). On arrive le 2 à Patras. Seulement il y a tellement de choses à visiter, je sais bien que je ne pourrai pas aller partout en une semaine. On est donc en voiture et on compte dormir en camping. Notre budget est d'environ 1000€ (1200 max) la semaine à deux (voyage en ferry de 240€ compris et essence comprise (petite 106 intuable qui consomme très peu). Donc mon idée, en arrivant est de partir de Patras et de visiter Athènes (quand même), puis les Météores et par la suite j'aurais aimé voir une île (Santorin ou autre (de préférence une pas trop loin)). Seulement j'ai regardé les tarifs pour le ferry vers une île et avec la voiture c'est hors de prix (environ le même tarif que pour le ferry Italie - Grèce), cela vous semble t'il normal ? J'aurais donc aimé que vous me donniez votre avis sur cet éventuel circuit (Athènes + les Météores + une îles des Cyclades), aussi bien du point de vue de l'adéquation par rapport à la durée de notre séjour que par rapport au prix et par rapport à l'hébergement (y a t'il de bon campings sur les îles ?). Si vous avez d'autres idées de circuit à proposer n'hésitez pas! Nous n'avons pas peur de rouler et pour les visites nous privilégions les beaux sites naturels plutôt que culturels.
Merci d'avance pour vos réponses.
Julie
Cet été, je pars en couple avec mon copain pour une semaine en Grèce (en voiture jusqu'en Italie puis ferry (Ancône - Patras)). On arrive le 2 à Patras. Seulement il y a tellement de choses à visiter, je sais bien que je ne pourrai pas aller partout en une semaine. On est donc en voiture et on compte dormir en camping. Notre budget est d'environ 1000€ (1200 max) la semaine à deux (voyage en ferry de 240€ compris et essence comprise (petite 106 intuable qui consomme très peu). Donc mon idée, en arrivant est de partir de Patras et de visiter Athènes (quand même), puis les Météores et par la suite j'aurais aimé voir une île (Santorin ou autre (de préférence une pas trop loin)). Seulement j'ai regardé les tarifs pour le ferry vers une île et avec la voiture c'est hors de prix (environ le même tarif que pour le ferry Italie - Grèce), cela vous semble t'il normal ? J'aurais donc aimé que vous me donniez votre avis sur cet éventuel circuit (Athènes + les Météores + une îles des Cyclades), aussi bien du point de vue de l'adéquation par rapport à la durée de notre séjour que par rapport au prix et par rapport à l'hébergement (y a t'il de bon campings sur les îles ?). Si vous avez d'autres idées de circuit à proposer n'hésitez pas! Nous n'avons pas peur de rouler et pour les visites nous privilégions les beaux sites naturels plutôt que culturels.
Merci d'avance pour vos réponses.
Julie
Bonjour,
J'ai lu que le camping sauvage était interdit en Grèce.
Comment cela se passe-t-il pour les camping-cars ? Quels sont les risques .... si la police verbalise ?
Merci de vos réponses
J'ai lu que le camping sauvage était interdit en Grèce.
Comment cela se passe-t-il pour les camping-cars ? Quels sont les risques .... si la police verbalise ?
Merci de vos réponses
Bonjour à tous,
Depuis un certain temps, j'ai envie de partir en Grèce, de Lille, en voiture, en passant par les Balkans mais je ne sais pas si cela est possible. Si je ne me trompe pas, nous devons traverser des pays n'appartenant pas à Shengen. Quelqu'un a déjà fait cette expérience ? Quelqu'un voudrait bien me donner des conseils ?
A bientôt
Frédérique
Pour organiser notre voyage itinérant en Grèce, j'ai beaucoup lu et consulté les récits et avis des internautes même si je suis peu intervenue sur le site. C'est donc un juste retour des choses d'apporter maintenant ma contribution afin que d'autres puissent profiter de notre expérience. 😉
Nous avons fait un voyage itinérant d'une douzaine de jours à travers la Grèce du 20 septembre au 1er octobre, vol, hôtels et location de voiture. Notre circuit fut le suivant :

JOUR 1 : vol pour ATHENES, arrivée à 17h30, récupération des bagages, de la voiture et route pour ELEFSINA via l'autoroute. Notre but était de sortir de l'agglomération d'Athènes qui n'était pas au programme des visites (déjà fait lors d'un long week-end l'année dernière) et de nous mettre sur la route de Delphes.
JOUR 2 : Départ d'ELEFSINA après le petit-déjeuner par le chemin des écoliers jusqu'au monastère d'OSSIOS LOUKAS. Visite et pique-nique puis route vers ARACHOVA où nous passerons un moment à nous balader. Route jusqu'à DELPHES, arrêt à l'hôtel et, comme nous avons du temps et qu'il fait beau, départ pour GALAXIDI, au bord du golfe de Corinthe, où nous passerons la fin d'après-midi et la soirée avant de revenir dormir à DELPHES, le but étant d'être au plus près du site archéologique afin de commencer la visite le plus tôt possible le lendemain matin.
JOUR 3 : Départ matinal pour le site archéologique de DELPHES (à 5 minutes) afin de devancer les bus des TO. Vers 13h après la visite de la totalité du site excepté le musée, départ pour LES METEORES tout d'abord par une très belle route de montagne puis par la vaste et interminable plaine de Thessalie. Arrivée vers 17h à KASTRAKI, hôtel et petite balade à pied jusqu'au sunset. Soirée dans le charmant village de KASTRAKI.
JOUR 4 : A 9h, heure d'ouverture, nous sommes devant le monastère de Varlaam (Grand Météore est fermé puisque nous sommes mardi, nous avons prévu de le visiter demain), il y a déjà 3 bus vides sur le parking. Je soupçonne les monastères d'ouvrir plus tôt pour les TO. Sur la journée, nous visiterons successivement VARLAAM, grand mais très encombré de touristes et ceci d'autant plus que grand météore est fermé, St STEFANOUS, le plus accessible, un petit bijou de coquetterie encore habité par quelques nonnes, AGIO TRIADAS, celui qui a servi de décors à un film de James Bond, le plus difficile d'accès sans doute mais du coup très tranquille et vraiment différent, plus dépouillé et masculin, et enfin ROUSSALOU, également habité par des nonnes dont la partie visible est vraiment minuscule. Ce dernier, très impressionnant de l'extérieur l'est bien moins de l'intérieur. Le tout fut bien sûr entrecoupé de courtes balades et arrêts à différents points de vue.
JOUR 5 : Visite matinale de GRAND METEORE, tellement vaste qu'on y sent à peine le monde et vraiment à voir. Malgré les 4 monastères visités hier on n'a eu aucune impression de redondance. Route vers METSOVO par la montagne où nous ferons une pose déjeuner et une petite balade puis vers IOANNINA où nous dormirons après avoir visité le Kastro (la vieille ville en fait) ainsi que l'île (on en fait le tour en 1h à pied), accessible par bateau en 10 minutes.
JOUR 6 : Départ de IOANNINA pour PERAMA (10 minutes en voiture au nord) et visite guidée des grottes (1h) puis route vers le site archéologique de DODONE. Après la visite, direction NAFPAKTOS, sur le golfe de Corinthe où nous passerons la soirée et la nuit sous une pluie d'orage battante et particulièrement persistante !
JOUR 7 : Nous passons le fameux pont Rion-Antirion et gagnons, par l'autoroute (en travaux), le site de Mycènes que nous atteindrons vers 13h. La visite nous occupera plusieurs heures sous le soleil enfin revenu. Nous rejoignons ensuite NAFPLIO où nous dormirons cette nuit. Balade de fin d'après-midi le long de la mer sur un beau chemin de promenade aménagé, sunset à l'acropole et soirée dans la vieille ville.
JOUR 8 : La matinée est consacrée au site d'Asclépios avec le fameux théâtre d'EPIDAURE puis pose déjeuner en bord de mer et l'après-midi, retour à NAUPLIE par le chemin des écoliers, enfin ... des oliviers et visite de la forteresse Palamède. Soirée et seconde nuit à Napflio.
JOUR 9 : journée route mais quelle route ! Nous partons de NAUPLIE en longeant la côte jusqu'à LEONIDIA. Petit arrêt puis direction l'intérieur des terres via la montagne jusqu'au monastère d'Elona que nous visiterons. Passage du col peu avant KOSMAS où il fait vraiment froid d'où un arrêt très bref puis descente vers GERAKI, la chaleur, ses étroites ruelles et ses multiples élises byzantines. Le site de l'acropole est fermé pour restauration. Route jusqu'à SPARTE et nuit aux portes de l'ancienne cité byzantine de Mystras.
JOUR 10 : Visite de MYSTRAS haut et bas puis départ vers 14h pour MONEMVASSIA où nous arrivons vers 16h. Balade dans la vieille ville fortifiée, sur les remparts, montée à l'acropole (la ville haute) qui est ... fermée pour restauration jusqu'en décembre ! Balade à pied de la porte haute jusqu'à GEFIRA par un agréable chemin à flanc de coteau puis retour et nuit dans la ville basse.
JOUR 11 : Nous avions prévu de voir la ville haute en matinée mais comme l'accès en est interdit, nous prenons directement la route du nord. Ce soir, dernière soirée prévue à proximité de l'aéroport. Longue route, un peu soulante mais pas difficile jusqu'au canal de Corinthe où nous marquerons une petite pose puis direction LOUTRAKI, PERACHORA , le lac de VOULIAGMENIS et enfin le magnifique site naturel et archéologique dédié à Hera où nous passerons la fin d'après-midi. Enfin, route vers la banlieue d'ATHENES soirée et nuit sans charme avant le vol retour du lendemain !

Voilà pour le programme qui pourra peut-être aider de futurs voyageurs à construire leur propre itinéraire. Il comporte certes quelques longs moments de route mais sincèrement, ils n'ont pas été un poids. On roule vraiment très bien sur les routes grecques (bon, pas à 100km/h non plus), rien à voir avec l'Irlande ou l'Ecosse beaucoup moins "roulantes" et puis, l'habitude des grecs d'utiliser les bas côtés pour se rabattre, d'ignorer les lignes continues et de laisser systématiquement doubler les plus rapides favorise une circulation plus fluide. On ne reste jamais longtemps coincé dans une file. Le plus difficile, ce sont les villages avec les divers véhicules arrêtés n'importe où et n'importe comment et les gens qui discutent, se saluent, boivent un coup, mais c'est un spectacle à voir ! A noter cependant : nous voyagions hors saison et, nous sommes des lève-tôt (en vacances du moins) ! D'autre part les paysages sont magnifiques si tant est que l'on sorte de temps à autre des grands axes, avec d'agréables surprises, chèvres, troupeaux de moutons, berger ... Des tranches de vie presqu'à chaque virage.

Dans un prochain post, je tenterai d'établir un classement des sites que nous avons vus. Le but étant de partager nos impressions, pas toujours attendues, nous qui ne sommes ni professeurs d'histoire ni férus d'archéologie. Des classiques et ... quelques surprises !

Nous avons fait un voyage itinérant d'une douzaine de jours à travers la Grèce du 20 septembre au 1er octobre, vol, hôtels et location de voiture. Notre circuit fut le suivant :

JOUR 1 : vol pour ATHENES, arrivée à 17h30, récupération des bagages, de la voiture et route pour ELEFSINA via l'autoroute. Notre but était de sortir de l'agglomération d'Athènes qui n'était pas au programme des visites (déjà fait lors d'un long week-end l'année dernière) et de nous mettre sur la route de Delphes.
JOUR 2 : Départ d'ELEFSINA après le petit-déjeuner par le chemin des écoliers jusqu'au monastère d'OSSIOS LOUKAS. Visite et pique-nique puis route vers ARACHOVA où nous passerons un moment à nous balader. Route jusqu'à DELPHES, arrêt à l'hôtel et, comme nous avons du temps et qu'il fait beau, départ pour GALAXIDI, au bord du golfe de Corinthe, où nous passerons la fin d'après-midi et la soirée avant de revenir dormir à DELPHES, le but étant d'être au plus près du site archéologique afin de commencer la visite le plus tôt possible le lendemain matin.
JOUR 3 : Départ matinal pour le site archéologique de DELPHES (à 5 minutes) afin de devancer les bus des TO. Vers 13h après la visite de la totalité du site excepté le musée, départ pour LES METEORES tout d'abord par une très belle route de montagne puis par la vaste et interminable plaine de Thessalie. Arrivée vers 17h à KASTRAKI, hôtel et petite balade à pied jusqu'au sunset. Soirée dans le charmant village de KASTRAKI.
JOUR 4 : A 9h, heure d'ouverture, nous sommes devant le monastère de Varlaam (Grand Météore est fermé puisque nous sommes mardi, nous avons prévu de le visiter demain), il y a déjà 3 bus vides sur le parking. Je soupçonne les monastères d'ouvrir plus tôt pour les TO. Sur la journée, nous visiterons successivement VARLAAM, grand mais très encombré de touristes et ceci d'autant plus que grand météore est fermé, St STEFANOUS, le plus accessible, un petit bijou de coquetterie encore habité par quelques nonnes, AGIO TRIADAS, celui qui a servi de décors à un film de James Bond, le plus difficile d'accès sans doute mais du coup très tranquille et vraiment différent, plus dépouillé et masculin, et enfin ROUSSALOU, également habité par des nonnes dont la partie visible est vraiment minuscule. Ce dernier, très impressionnant de l'extérieur l'est bien moins de l'intérieur. Le tout fut bien sûr entrecoupé de courtes balades et arrêts à différents points de vue.
JOUR 5 : Visite matinale de GRAND METEORE, tellement vaste qu'on y sent à peine le monde et vraiment à voir. Malgré les 4 monastères visités hier on n'a eu aucune impression de redondance. Route vers METSOVO par la montagne où nous ferons une pose déjeuner et une petite balade puis vers IOANNINA où nous dormirons après avoir visité le Kastro (la vieille ville en fait) ainsi que l'île (on en fait le tour en 1h à pied), accessible par bateau en 10 minutes.
JOUR 6 : Départ de IOANNINA pour PERAMA (10 minutes en voiture au nord) et visite guidée des grottes (1h) puis route vers le site archéologique de DODONE. Après la visite, direction NAFPAKTOS, sur le golfe de Corinthe où nous passerons la soirée et la nuit sous une pluie d'orage battante et particulièrement persistante !
JOUR 7 : Nous passons le fameux pont Rion-Antirion et gagnons, par l'autoroute (en travaux), le site de Mycènes que nous atteindrons vers 13h. La visite nous occupera plusieurs heures sous le soleil enfin revenu. Nous rejoignons ensuite NAFPLIO où nous dormirons cette nuit. Balade de fin d'après-midi le long de la mer sur un beau chemin de promenade aménagé, sunset à l'acropole et soirée dans la vieille ville.
JOUR 8 : La matinée est consacrée au site d'Asclépios avec le fameux théâtre d'EPIDAURE puis pose déjeuner en bord de mer et l'après-midi, retour à NAUPLIE par le chemin des écoliers, enfin ... des oliviers et visite de la forteresse Palamède. Soirée et seconde nuit à Napflio.
JOUR 9 : journée route mais quelle route ! Nous partons de NAUPLIE en longeant la côte jusqu'à LEONIDIA. Petit arrêt puis direction l'intérieur des terres via la montagne jusqu'au monastère d'Elona que nous visiterons. Passage du col peu avant KOSMAS où il fait vraiment froid d'où un arrêt très bref puis descente vers GERAKI, la chaleur, ses étroites ruelles et ses multiples élises byzantines. Le site de l'acropole est fermé pour restauration. Route jusqu'à SPARTE et nuit aux portes de l'ancienne cité byzantine de Mystras.
JOUR 10 : Visite de MYSTRAS haut et bas puis départ vers 14h pour MONEMVASSIA où nous arrivons vers 16h. Balade dans la vieille ville fortifiée, sur les remparts, montée à l'acropole (la ville haute) qui est ... fermée pour restauration jusqu'en décembre ! Balade à pied de la porte haute jusqu'à GEFIRA par un agréable chemin à flanc de coteau puis retour et nuit dans la ville basse.
JOUR 11 : Nous avions prévu de voir la ville haute en matinée mais comme l'accès en est interdit, nous prenons directement la route du nord. Ce soir, dernière soirée prévue à proximité de l'aéroport. Longue route, un peu soulante mais pas difficile jusqu'au canal de Corinthe où nous marquerons une petite pose puis direction LOUTRAKI, PERACHORA , le lac de VOULIAGMENIS et enfin le magnifique site naturel et archéologique dédié à Hera où nous passerons la fin d'après-midi. Enfin, route vers la banlieue d'ATHENES soirée et nuit sans charme avant le vol retour du lendemain !

Voilà pour le programme qui pourra peut-être aider de futurs voyageurs à construire leur propre itinéraire. Il comporte certes quelques longs moments de route mais sincèrement, ils n'ont pas été un poids. On roule vraiment très bien sur les routes grecques (bon, pas à 100km/h non plus), rien à voir avec l'Irlande ou l'Ecosse beaucoup moins "roulantes" et puis, l'habitude des grecs d'utiliser les bas côtés pour se rabattre, d'ignorer les lignes continues et de laisser systématiquement doubler les plus rapides favorise une circulation plus fluide. On ne reste jamais longtemps coincé dans une file. Le plus difficile, ce sont les villages avec les divers véhicules arrêtés n'importe où et n'importe comment et les gens qui discutent, se saluent, boivent un coup, mais c'est un spectacle à voir ! A noter cependant : nous voyagions hors saison et, nous sommes des lève-tôt (en vacances du moins) ! D'autre part les paysages sont magnifiques si tant est que l'on sorte de temps à autre des grands axes, avec d'agréables surprises, chèvres, troupeaux de moutons, berger ... Des tranches de vie presqu'à chaque virage.

Dans un prochain post, je tenterai d'établir un classement des sites que nous avons vus. Le but étant de partager nos impressions, pas toujours attendues, nous qui ne sommes ni professeurs d'histoire ni férus d'archéologie. Des classiques et ... quelques surprises !

Vala, vala...L'intégralité de mon "carnet de voyage" en Grèce...Pour ceux qui veulent le lire en entier, je vous souhaite bien du courage !! 😉
@+++
Introduction:
29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.
Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...
26 juin 2005
Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.
27 Juin 2005
Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.
28 Juin 2005
Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.
29 Juin 2005
Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agr��able petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.
30 Juin 2005
Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.
1 Juillet 2005
Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.
2 Juillet 2005
Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?
3 Juillet 2005
Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.
4 Juillet 2005
La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.
5 Juillet 2005
Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n’arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.
6 Juillet 2005
Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d��observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance était vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.
7 Juillet 2005
Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !
8 Juillet 2005
La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.
9 Juillet 2005
Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !
10 Juillet 2005
Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.
11 Juillet 2005
Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...
12 Juillet 2005
La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien méritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.
13 Juillet 2005
Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.
14 Juillet 2005
Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.
15 Juillet 2005
Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.
16 Juillet 2005
Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.
17 Juillet 2005
Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d’un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.
18 Juillet 2005
Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !
19 Juillet 2005
Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…
20 Juillet 2005
Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…
21 Juillet 2005
Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?
Remerciements :
- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Introduction:
29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.
Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...
26 juin 2005
Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.
27 Juin 2005
Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.
28 Juin 2005
Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.
29 Juin 2005
Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agr��able petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.
30 Juin 2005
Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.
1 Juillet 2005
Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.
2 Juillet 2005
Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?
3 Juillet 2005
Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.
4 Juillet 2005
La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.
5 Juillet 2005
Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n’arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.
6 Juillet 2005
Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d��observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance était vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.
7 Juillet 2005
Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !
8 Juillet 2005
La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.
9 Juillet 2005
Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !
10 Juillet 2005
Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.
11 Juillet 2005
Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...
12 Juillet 2005
La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien méritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.
13 Juillet 2005
Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.
14 Juillet 2005
Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.
15 Juillet 2005
Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.
16 Juillet 2005
Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.
17 Juillet 2005
Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d’un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.
18 Juillet 2005
Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !
19 Juillet 2005
Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…
20 Juillet 2005
Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…
21 Juillet 2005
Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?
Remerciements :
- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Bonjour, Nous prévoyons un voyage en Europe pour 2 ou 3 semaines en mai ou juin 2005 et notre choix est difficile à faire entre l'Espagne et la Grèce. Nous sommes un couple de 33 et 35 ans nous aimons visiter mais nous aimons aussi faire un peu de plage alors c'est certain que nous garderons au moins 4 jours à la fin de notre périple pour se prélasser au soleil et se reposer avant de revenir au travail.
J'ai entendu dire que la Grèce a de plus belles plages (Iles) que l'Espagne. Ce qui nous interesse en Espagne c'est l'Andalousie et Madrid. Pour ce qui est de la Grèce c'est Athène, Mykonos, Santorini, la Crète et Rhodes. Nous ne savons pas laquelle choisir ça fait quelques semaines que je suis la dessus. Je vais chercher des livres à la biblio et je regarde les forfaits sur internet. Quelqu'un pourrait-il me donner son avis sur le sujet?J'apprécierais le plus de conseils possible. Merci à l'avance
Isaby
J'ai entendu dire que la Grèce a de plus belles plages (Iles) que l'Espagne. Ce qui nous interesse en Espagne c'est l'Andalousie et Madrid. Pour ce qui est de la Grèce c'est Athène, Mykonos, Santorini, la Crète et Rhodes. Nous ne savons pas laquelle choisir ça fait quelques semaines que je suis la dessus. Je vais chercher des livres à la biblio et je regarde les forfaits sur internet. Quelqu'un pourrait-il me donner son avis sur le sujet?J'apprécierais le plus de conseils possible. Merci à l'avance
Isaby
Bonjour, je cherche à organiser un séjour d'une petite semaine pour la première semaine du mois d'avril. J'hésite beaucoup entre ces destinations.
Pour l'italie se serait soit Rome soit venise. Ou autre si vous avez des idées.
Pour la grèce plutôt athènes et les alentours. Je ne sais pas trop ce qu'il fait comme température en crète ou autres îles gresques pour séjour plutôt balnéaire donc je pense plutôt à des visites du genre acropole. Aves vous des petites idées. Pour vous aider, ce séjour est pour un couple (env 45 ans) pas trop speed le rythme des vacances, des visites à faire et des paysages sympas.
Quelqu'un parmis vous peut-il me donner son avis sur ces destinations ? Et/ou quelques idées/conseils/coup de coeur ?
D'avance merci.
D'avance merci.
Bonjour vous tous,
je suis à la recherche d'une destination pour cet été, environ un mois. Nous sommes 5, un couple et 3 enfants. Je pense fortement à la Grèce sans pour autant avoir approfondi quoi que ce soit, j'en suis juste au stade "et si..."
J'aimerai me faire une idée plus précise sur comment y va t'on avec sa voiture ?
J'ai vu que l'on pouvait prendre des bateaux de l'Italie, quel est le meilleur port de départ ?
Sinon en prenant par la Croatie, est ce possible, ou y a t'il des difficultés à traverser certains pays ?
Et une fois sur place, si j'envisage de faire qques iles des Cyclades, y a t'il un intérêt à traverser sa voiture ou faut-il la laisser en parking qque part ?
J'en voie qui sourient, je vous l'ai dit tout au début, ce n'est vraiment qu'un balbutiement de préparation, mais avant d'aller plus loin je cherche à savoir ce qui est faisable ou non...
Merci d'avance à tout ceux qui auront qques minutes à m'accorder !
Amicalement
INTRO
Nous n' étions pas retournés en Grèce depuis 1979 et avions alors visité la Grèce continentale, en commençant par Athènes, puis, au volant d'une voiture ( Fiat 850, assez inconfortable surtout sur les pistes caillouteuses de montagne ) étions allés dans les Météores et à Corfou. La Grèce de cette époque n' a plus rien à voir avec celle de 2019, quarante ans plus tard. Elle était déjà touristique mais sans les infrastructures hôtelières d'aujourd'hui, ce qui rendait le voyage difficile à organiser au jour le jour, les hôtels et pensions étant tous pleins ou presque. Nous n' avions pas apprécié notre séjour comme nous avons pu le faire cette fois-ci, en choisissant d'aller dans les îles et en commençant par Rhodes, seconde plus grande île grecque après la Crête. Tout avait commencé par un entretien télévisé de feu notre grand académicien Jean d'Ormesson, helléniste et érudit, et grand amoureux de la Grèce où il allait chaque année. Il avait confié au journaliste qui l'interrogeait qu'il y avait une île en particulier, Symi, proche de Rhodes, qui le fascinait toujours autant après tant d'années, pour sa beauté particulière, un concentré, selon lui, de toutes les beautés de la Grèce. J' étais alors allé chercher Symi sur une carte de Grèce, et m'étais dit que les îles de la mer Egée valaient un voyage à elles seules. Il ne restait plus qu'à faire un choix : Rhodes d'abord, puis Symi, toute proche en bateau ( ferry à l' aller et express au retour ) et puis Kastellorizo, plus au sud, plus secrète, plus grecque, moins touristique, éloignée du tourisme de masse, si proche - trop proche selon les Grecs - de la Turquie, la ville de Kas étant à 2km et demie seulement de Kastellorizo dont la Turquie actuelle et son président Erdogan, nouveau sultan, revendique la propriété en permanence, prétextant qu'elle n' est habitée que par 200 personnes l' hiver ! Du coup, le gouvernement grec maintient en permanence 400 soldats dans des tours de guet en haut des sommets qui scrutent la côte d'en face. Et puis dès 6 heures du matin, des drones ronronnent au dessus du port et des rivages de l' île, à la recherche de bateaux suspects ou malveillants, à la recherche aussi de migrants en bateau pneumatique, échappés de la côte turque et à qui l' on dit qu' Athènes se trouve de l' autre côté de l' îlot où ils accostent si la marine grecque ne les empêche pas avant. A Symi comme à Kastelorizo, les migrants résident temporairement au commissariat de police avant d'être renvoyés vers Rhodes, puis Athènes. Ils n' ont pas le droit de se déplacer dans l'île ou même aux abords du port, mais n'ont l' air ni maltraités ni malheureux.
Départ aux îles donc pour ne pas changer... Nous sommes très îliens, résidant en Polynésie. Il y a vraiment de quoi se régaler en Grèce entre les Cyclades et le Dodécanèse. nous sommes tombés amoureux de la Grèce, des Grecs, si charmants et chaleureux, des paysages splendides, de la lumière, de la nourriture. Bref, un feu d'artifice et un cocktail délicieux à partager !
UN PEU DE GEOGRAPHIE ET D'HISTOIRE Le terme ' Dodécanèse ' veut dire ' Douze îles ' en grec, et c'est vrai qu'il y a douze îles principales mais en fait presque 160 îles en tout, si l'on compte dans le lot tous les îlots inhabités. On commence par Rhodes, la plus grande, et, dans un axe sud-nord, on pourra, si on a beaucoup de temps, faire escale à Karpathos, Kassos, Symi, Tilos, Nissiros, Astypalaia, Kos, Kalymnos. Plein sud, Kastellorizo, éloignée des précédentes. Toutes ces îles à la position stratégique sont proches des côtes d'Asie Mineure et ont constitué, dès l' Antiquité, un carrefour de civilisations, l'apogée de cet âge d'or se situant au 3ème siècle avant JC. Puis ce fut l' arrivée du Christianisme au 1er siècle de notre ère, et l' on notera le passage de Saint Paul à Rhodes et Kos, et celui de Saint Jean l' Evangéliste à Patmos où il rédigea l' Apocalypse. Ensuite, c' est un peu la tourmente avec les invasions successives des Perses, des Arabes, des Vénitiens, des Croisés, et, en 1522, des Turcs qui feront régner l' ordre ottoman sur la grande région pendant quasiment quatre siècles sans interruption, jusqu'à l' arrivée des Italiens en 1912 ! L' occupation turque et son cortège d'atrocités ( 1 million de Grecs décimés au début du 20ème siècle pour ne citer qu'un épisode tragique ) a laissé de mauvais souvenirs ici, et l' on se méfie toujours du grand voisin qui a tenté d'annihiler la culture et l' âme grecques. Les touristes turcs aiment venir en Grèce, on les y tolère... En revanche, le président Erdogan fait l' objet d'une intense détestation ! L' Etat grec nait officiellement en 1821 après une guerre d'indépendance, mais le Dodécanèse demeure sous le joug turc. L' ensemble de l' archipel sera rattaché à la Grèce en 1948 à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
UN PEU DE MYTHOLOGIE Rhodes était dédiée au dieu solaire Hélios. Selon le mythe, Hélios tomba amoureux fou de la nymphe Rhodes. S'approchant d'elle, il la réchauffa de ses rayons, et elle devint une île. Hélios et Rhodes eurent huit enfants, sept fils et une fille. Le second fils nommé Kerkafos devint à son tour père de trois garçons, Kamiros, Ialissos et Lindos qui sont aujourd'hui les trois plus importantes villes de Rhodes. le terme Rhodes signifie ' la rose ' en hommage à l'une des îles les plus fleuries de la région, et connue comme telle depuis l'Antiquité.
UN PEU... OU BEAUCOUP DE SISMICITE ? La Grèce a de tout temps été sujette aux tremblements de terre, plus ou moins violents, plus ou moins destructeurs. L 'un des plus importants fut celui de 226 avant JC qui fit s'effondrer sur lui-même le fameux Colosse de Rhodes, pourtant fait de bronze, quelques années après son érection à l' entrée du port de la cité ancienne. En 1481, un autre séisme détruisit la plus grande partie de la ville en quelques instants. Deux autres séismes sont dans les annales : l'un qui survint en 1926 et le dernier en juillet 2008, heureusement de magnitude plus faible que les autres et qui ne fit que des dégâts mineurs sur des bâtiments anciens de la ville médiévale.
RHODES : DES CHEVALIERS AU TOURISME MODERNE Le terme 'Rhodes ' désigne à la fois l' île et sa capitale. L' île, avec son patrimoine exceptionnel, est un concentré de cette histoire millénaire si riche et variée et un mélange d'Orient et d'Occident tout à fait étonnant et fascinant. En arrivant à Rhodes -Ville, on est tout de suite plongé dans l' ambiance médiévale des Chevaliers de l' Ordre de St Jean qui construisirent le bourg médiéval en 1309 et l' entourèrent de murailles fortifiées impressionnantes. Celles-ci protègent des palais, des mosquées, des églises. La ville fut originellement fondée en 408 avant JC, construite d'après les plans et selon le tracé quasi parfait d'un célèbre urbaniste de l' époque, Hippodamos de Milet. Elle acquit rapidement une importance géostratégique en favorisant les communications en Méditerranée et en combattant impitoyablement les pirates qui infestaient la région depuis toujours. Ce qu'on retiendra de l' histoire de Rhodes, c'est son rayonnement artistique, philosophique et culturel, magnifié par deux oeuvres uniques : le Colosse, statue en bronze de plus de 30 m de haut qui honorait Hélios, le dieu-soleil et qui se trouvait à l' entrée du port ( elle n' y est hélas plus ! ) et la Victoire de Samothrace que l'on peut admirer au Louvre à Paris. Ce rayonnement était tel qu'il attira en son temps des personnages illustres tels Jules César ou Lucrèce, mais aussi des moins recommandables tels Gaius Cassius, l' assassin de César qui pilla la ville et emporta tous les chefs d'oeuvre qu'il put dérober à Rome. Rhodes perd de son influence, devient une simple préfecture de l' empire romain, puis est rattachée à l' empire byzantin, et ensuite traverse une période de troubles et de pillages incessants pendant dix siècles, passe sous contrôle de Gênes et des Croisés, est vendue aux Chevaliers en 1309, est assiégée puis vaincue par les Turcs qui occuperont l' île pendant presque quatre siècles. Colonie italienne en 1912, Rhodes redevient enfin grecque après la Seconde Guerre Mondiale. La vieille ville médiévale est classée au patrimoine mondial de l' Unesco depuis 1988. Les remparts, agrémentés de tours ornées et de bastions, et cernés d'anciennes douves, sont dans un état exceptionnel, percés de onze grandes portes, dont celle d'Amboise ( du nom du frère du cardinal d'Ambroise, ministre de Louis XIII ), tout près du Palais des Grands Maîtres. On évitera, si possible, les deux rues hyper touristiques du centre. Elles sont bondées de touristes attirés par des échoppes sans grand interêt et vendant des produits made in China. Bref, ce que le tourisme de masse peut générer de plus laid et de plus toxique ! Ceci étant dit, on peut rapidement trouver des placettes et venelles tranquilles et apprécier la vieille ville autrement. On visitera donc la vieille ville, le port de Mandraki, et la ville neuve qui ne manque pas d'interêt si l' on veut voir et savoir comment vivent les Grecs : rues commerçantes, petits hôtels, tavernes où l' on mange divinement pour le tiers du prix demandé en ville, quartiers résidentiels, bâtiments officiels plus récents d'architecture néo-classique dite fasciste et puis, quand même, le théâtre antique ainsi que le stade et ses gradins en parfait état, et les temples dédiés à Zeus et à Hera.
DETAILS PRATIQUES
Vols Air France de Montpellier à Athènes via Paris CDG, puis Olympic Air / Aegean jusqu'à Rhodes. Une heure de vol. Nous n' avons que des compliments à faire à la compagnie nationale grecque qui assure son service avec professionnalisme et à l' heure. Bien sur, il y a beaucoup d'autres compagnies qui desservent Athènes ou Rhodes directement. L' aéroport est vite à saturation en pleine saison touristique ( ce n' était pas le cas en juin ) avec une centaine de vols quotidiens, dont neuf dixièmes sont des low-costs. Beaucoup de touristes russes, scandinaves, britanniques ( ces derniers envahissent et dénaturent Kos ) et chinois également ( plus branchés sur Santorin que Rhodes, semble-t-il ).
Séjour à Rhodes ( en centre -ville pour des raisons pratiques ), puis à Symi - où il faut impérativement loger au moins une nuit pour profiter du port avant l' arrivée en bateau des touristes à la journée et après leur départ en fin d'après-midi ) puis à Rhodes de nouveau ( une nuit d'escale ), puis Kastellorizo, et enfin Rhodes à loisir, hors capitale, sur ses deux côtes, avec base à Gennadi dans le sud est.
Pour ce dernier séjour, nous avons loué une voiture à l' aéroport, à l' agence HERTZ. Service impeccable. Ils sont même venus - sans facturer le déplacement - chercher la voiture à l' hôtel le dernier jour comme je l' avais souhaité, pour éviter les tracas de retour du véhicule à l' aéroport.
Carte routière d'origine allemande Reise de qualité impeccable. HERTZ a aussi fourni une carte indiquant les emplacements stratégiques des stations-service. Très utile surtout en fin de séjour. Attention, le carburant est cher, plus cher qu'en France. Compter de 1euro 70 à 1euro 90 par litre.
Guides du Routard et du Petit Futé.
Prévoir suffisamment d' argent liquide, en tout cas plus qu'en France, si on ne veut pas avoir des problèmes d'utilisation de cartes de crédit. De toute façon, les Grecs se méfient plutôt de leurs banques... Contrairement à des idées reçues, les îles se sont plutôt bien sorties de la crise économique, d'abord parce qu'elles sont une destination de choix et que la Grèce est belle et attirante partout, mais surtout dans les îles, également parce que la TVA y était quasi inexistante jusqu'en 2016. Bruxelles a imposé au gouvernement grec de faire payer aussi les îliens comme les continentaux, ce qui n' était sans doute que justice. Résultat : les Grecs ont privilégié le bas de laine rempli de grosses coupures en euros, celles-ci refaisant progressivement surface maintenant que la situation économique s 'est bien améliorée. On ne sera donc pas surpris de voir que les gens vivent souvent dans une certaine aisance et que les jolies maisons anciennes de port ( Symi ou Kastellorizo et ailleurs... ) sont rénovées avec goût et rachetées les unes après les autres. Prix d'une belle maison de port à Kastelorizo ( dont on peut penser que c'est une île perdue et loin de tout ) : 300.000 euros . Pas de clichés en tête donc, la Grèce îlienne vit plutôt bien, et le tourisme est une manne recherchée par tous, au risque parfois d'abîmer nature et sites côtiers où pullulent les hôtels. SI l'on veut éviter une partie de la côte est ( en particulier entre Rhodes-Ville et Archangelos ) et résider plus au calme et à la simplicité, on choisira la partie de côte entre Archangelos et Gennadi. On y trouve de beaux hôtels bien situés. Lindos est une petite ville adorable au pied de son Acropole, et y résider peut être une bonne solution. La côte est est plus chaude, la côte ouest est plus sauvage et ventée. Encore question de choix !
1er jour : 17 juin Départ de Montpellier pour CDG. Nuit à l' aéroport à l' IBIS. Très décevant et cher pour la prestation offerte. D'ailleurs les hôtels d'aéroport parisiens deviennent de plus en plus chers. C' était donc une fausse bonne idée ! A oublier à l' avenir. Si l' on vient de province avec Air France, soit l' on voyage toute la journée pour arriver à Rhodes en fin d'après-midi-midi, soit on voyage en soirée jusqu'à Athènes, on dort à l' aéroport pour deux à trois fois moins cher qu' à Paris et on prend le premier avion pour Rhodes le lendemain matin. A noter des vols directs saisonniers vers Rhodes au départ de Paris avec EasyJet, Transavia au départ d'Orly, Aegean au départ de Marseille ( une fois par semaine, le mardi actuellement ).
2ème jour : 18 juin Premier vol AF du matin CDG-ATH. Escale d'environ 1 heure 30 puis vol AEGEAN vers Rhodes. A l' aéroport d'arrivée, on peut louer une voiture ( à déconseiller si l'on commence ses vacances par Rhodes-Ville où il est impossible de se garer ), ou prendre un taxi ( uniquement des Mercedes) pour 25 euros, ou bien on attend sagement le bus qui vous dépose au centre près du port. On ne paiera que 5 euros par personne. Bus climatisé. Compter 20 mn de trajet. Installation dans notre petite pension confortable ( maison ancienne rénovée ), chambres agréables et bien climatisées, petit déjeuner exceptionnel avec confitures maison, et miel délicieux de l' île ( je conseille le miel de thym sauvage, le meilleur ). Nous avons vu de jeunes touristes chinois très branchés repartir chez eux avec 50 kgs de miel dans leurs valises !!! Puis nous faisons un premier tour de la vieille ville médiévale en fuyant les rues du centre où défile de long en large une foule compacte et sans imagination... Surtout, quand à 5 mn à pied, il y a tant de merveilles et cette belle et douce lumière qui glisse sur la pierre blanche des monuments.


Dans la vieille ville commençons par Chora, que l' on appelle aussi Hora, à savoir le quartier ottoman, là où l' architecture ottomane se développa pendant quatre siècles, en particulier les maisons à balcons de bois très typiques de cette période. A l' époque, les églises sont transformées en mosquées, la population grecque s'exile hors murs. On verra en particulier, de l' extérieur uniquement car elle n' est pas ouverte au public, la mosquée de Soliman, érigée en 1522 initialement mais détruite et reconstruite au 19ème siècle. Idem pour la bibliothèque musulmane édifiée en 1794 et abritant des manuscrits et Corans enluminés, mais fermée au public également.
3ème jour : 19 juin
Visite organisée des monuments et sites iconiques de la vieille ville. Nous nous sommes renseignés la veille : l' idéal est de commencer par la visite du Palais des Grands Maîtres. A la billetterie d'entrée, on peut acheter un billet tournant permettant de visiter trois monuments : le Palais bien sur, mais aussi le Musée des Arts Décoratifs sur la place Moussiou ainsi que l' Eglise Panaghia Tou Kastrou, place Moussiou également. On rajoutera pour 8 euros de plus - tous monuments dans un mouchoir de poche - le Musée Archéologique.
Nous quittons notre hôtel pour remonter immédiatement la fameuse Rue ( 'Odos' en grec ) Ipoton ou Rue des Chevaliers, qui était l' artère principale de la cité et du pouvoir au temps des Chevaliers. Cette rue est bordée des différentes auberges de l' Ordre, dont les membres étaient originaires des grands pays européens catholiques, et divisés en groupes linguistiques, de Provence, d'Auvergne , de France, d'Italie, d' Allemagne, d'Angleterre et d'Espagne. La langue écrite pratiquée par tous était le latin, la langue orale était le français, une langue dominante et majoritaire qui permit à 14 Grands Maîtres français sur 19 de diriger l' Ordre. Le Palais, situé en haut de la rue, était le siège du pouvoir et de l' autorité suprême. Les différentes auberges - de belles maisons patriciennes en fait- étaient souvent reliées par des arcades ou ponts. L' auberge de France, la plus belle, abrite actuellement le Consulat de France. En cas de problème, il ne faut pas hésiter à faire appel au Consul directement, ou à l' ambassade de France ( dans la capitale grecque ) qui dispose d'un médecin militaire. J' ai du demander aide et conseils à Madame la Consule ( par Email disponible sur le site Internet ) pendant ce séjour et elle s'est montrée réactive , charmante et attentionnée.




Ensuite direction le Palais des Grands Maîtres. Le Palais domine la ville et le port. il fait partie intégrante de la forteresse et des murailles. Au rez-de-chaussée, co-existent deux expositions permanentes sur la Rhodes ancienne depuis sa fondation. Au premier étage, salles de réception grandioses et appartements immenses dont les sols sont agrémentés de mosaïques des périodes hellénistique et romaine, et même chrétienne en son tout début. Voir en particulier la salle des Muses et celle de la gorgone Méduse. Le palais a été rénové par les Italiens de façon un peu fantasque; ils y ont laissé par exemple un buste de Mussolini que l' on verra à la billetterie !
Puis l' Eglise Panaghia Tou Kastrou ( ou Notre-Dame-du-Château ) Cet édifice est le plus ancien de Rhodes, construit au 11ème siècle par les Byzantins, transformé en chapelle gothique par les Chevaliers, puis en mosquée par les Ottomans. Belle exposition d'icônes byzantines et fresques pariétales datent du 14ème siècle.
Ensuite le Musée des Arts Décoratifs ( Place Argyrokastrou ) Celui-ci s'abrite dans l' ancien arsenal médiéval de la cité. Bel ensemble de salles composant une maison rhodienne datant de la période ottomane. Artisanat typique des îles du Dodécanèse, costumes traditionnels, exposition d'assiettes de Rhodes.
Il est temps de finir les visites par le Musée Archéologique ( pour 8 euros de plus, billet à acheter au Palais comme précédemment indiqué ). Compter 18 euros en tout par personne pour 4 monuments, ce qui n' est pas cher. Billets enfant et Senior disponibles. Ce monument gothique - agrémenté d' éléments Renaissance ici et là - et magnifique dans sa simplicité et sa majesté, était initialement l' hôpital des Chevaliers. La cour intérieure est cernée d'une galerie complète à deux étages où se trouve les différentes salles du musée. Celui-ci recèle de grands trésors archéologiques : sculptures en marbre, mosaïques datant de l'ère chrétienne, sculptures tombales, sarcophages, stèles funéraires, collections antiques diverses provenant de fouilles effectuées par les Italiens lors de l'occupation mussolinienne.


Entre les visites et en jonglant avec l' heure, il reste à faire un tour des remparts ( de midi à 15 heures uniquement à partir du Palais des Grands Maîtres ). Ces murailles sont énormes, atteignant jusqu'à 12 m d' épaisseur et 8 à 10 mètres de haut. Il reste des tours de garde frappées d'armoiries de chacune des auberges linguistiques. Les vues sur la ville médiévale et sur la mer sont superbes.
L' après-midi est juste entamée. Nous allons donc - après un déjeuner léger - nous en aller tranquillement visiter un coin de la nouvelle ville au dessus de l' ancienne, quartiers plutôt résidentiels, ombragés et fleuris jusqu'à ce que nous parvenions au site archéologique du temple de Zeus tout en haut en bord de corniche, ainsi qu' au stade antique et ses gradins. Peu de touristes se risquent à marcher jusque là car il fait chaud, mais on y voit malgré tout des bus de tourisme de temps en temps qui arrivent au site directement par la route haute de corniche. Il reste peu de vestiges, hélas, à part quelques colonnes cachées par des échafaudages, et seul le stade antique a vraiment de l' allure. De toute évidence, il manque de l' argent pour continuer les fouilles - commencées en 1912 par les archéologues italiens- et rebâtir le temple. Les pierres sont là, éparpillées au sol. Il manque la décision officielle de redonner du lustre à ce site laissé à l' abandon.
En fin d'après-midi et soirée, ce sera le port, et une balade sur les quais pour prendre le frais et apprécier le style architectural qu'y ont imposé les Italiens dans les années 30 : ce style mélange un peu tous les genres en fait : antique, byzantin, gothique, oriental à l' ottomane, Renaissance, avec en plus la touche néo-classique grandiose fasciste ( comme sur le Palais de Justice par exemple ou le Casino-Hôtel, ancien Grand Hôtel des Roses, ou encore l' Aquarium en style Art Déco ). Le maître d'oeuvre de tout ce renouveau urbanistique fut l' Italien Di Fausto.
Le carnet se poursuit en réponse à cette première partie... en photos.





Nous n' étions pas retournés en Grèce depuis 1979 et avions alors visité la Grèce continentale, en commençant par Athènes, puis, au volant d'une voiture ( Fiat 850, assez inconfortable surtout sur les pistes caillouteuses de montagne ) étions allés dans les Météores et à Corfou. La Grèce de cette époque n' a plus rien à voir avec celle de 2019, quarante ans plus tard. Elle était déjà touristique mais sans les infrastructures hôtelières d'aujourd'hui, ce qui rendait le voyage difficile à organiser au jour le jour, les hôtels et pensions étant tous pleins ou presque. Nous n' avions pas apprécié notre séjour comme nous avons pu le faire cette fois-ci, en choisissant d'aller dans les îles et en commençant par Rhodes, seconde plus grande île grecque après la Crête. Tout avait commencé par un entretien télévisé de feu notre grand académicien Jean d'Ormesson, helléniste et érudit, et grand amoureux de la Grèce où il allait chaque année. Il avait confié au journaliste qui l'interrogeait qu'il y avait une île en particulier, Symi, proche de Rhodes, qui le fascinait toujours autant après tant d'années, pour sa beauté particulière, un concentré, selon lui, de toutes les beautés de la Grèce. J' étais alors allé chercher Symi sur une carte de Grèce, et m'étais dit que les îles de la mer Egée valaient un voyage à elles seules. Il ne restait plus qu'à faire un choix : Rhodes d'abord, puis Symi, toute proche en bateau ( ferry à l' aller et express au retour ) et puis Kastellorizo, plus au sud, plus secrète, plus grecque, moins touristique, éloignée du tourisme de masse, si proche - trop proche selon les Grecs - de la Turquie, la ville de Kas étant à 2km et demie seulement de Kastellorizo dont la Turquie actuelle et son président Erdogan, nouveau sultan, revendique la propriété en permanence, prétextant qu'elle n' est habitée que par 200 personnes l' hiver ! Du coup, le gouvernement grec maintient en permanence 400 soldats dans des tours de guet en haut des sommets qui scrutent la côte d'en face. Et puis dès 6 heures du matin, des drones ronronnent au dessus du port et des rivages de l' île, à la recherche de bateaux suspects ou malveillants, à la recherche aussi de migrants en bateau pneumatique, échappés de la côte turque et à qui l' on dit qu' Athènes se trouve de l' autre côté de l' îlot où ils accostent si la marine grecque ne les empêche pas avant. A Symi comme à Kastelorizo, les migrants résident temporairement au commissariat de police avant d'être renvoyés vers Rhodes, puis Athènes. Ils n' ont pas le droit de se déplacer dans l'île ou même aux abords du port, mais n'ont l' air ni maltraités ni malheureux.
Départ aux îles donc pour ne pas changer... Nous sommes très îliens, résidant en Polynésie. Il y a vraiment de quoi se régaler en Grèce entre les Cyclades et le Dodécanèse. nous sommes tombés amoureux de la Grèce, des Grecs, si charmants et chaleureux, des paysages splendides, de la lumière, de la nourriture. Bref, un feu d'artifice et un cocktail délicieux à partager !
UN PEU DE GEOGRAPHIE ET D'HISTOIRE Le terme ' Dodécanèse ' veut dire ' Douze îles ' en grec, et c'est vrai qu'il y a douze îles principales mais en fait presque 160 îles en tout, si l'on compte dans le lot tous les îlots inhabités. On commence par Rhodes, la plus grande, et, dans un axe sud-nord, on pourra, si on a beaucoup de temps, faire escale à Karpathos, Kassos, Symi, Tilos, Nissiros, Astypalaia, Kos, Kalymnos. Plein sud, Kastellorizo, éloignée des précédentes. Toutes ces îles à la position stratégique sont proches des côtes d'Asie Mineure et ont constitué, dès l' Antiquité, un carrefour de civilisations, l'apogée de cet âge d'or se situant au 3ème siècle avant JC. Puis ce fut l' arrivée du Christianisme au 1er siècle de notre ère, et l' on notera le passage de Saint Paul à Rhodes et Kos, et celui de Saint Jean l' Evangéliste à Patmos où il rédigea l' Apocalypse. Ensuite, c' est un peu la tourmente avec les invasions successives des Perses, des Arabes, des Vénitiens, des Croisés, et, en 1522, des Turcs qui feront régner l' ordre ottoman sur la grande région pendant quasiment quatre siècles sans interruption, jusqu'à l' arrivée des Italiens en 1912 ! L' occupation turque et son cortège d'atrocités ( 1 million de Grecs décimés au début du 20ème siècle pour ne citer qu'un épisode tragique ) a laissé de mauvais souvenirs ici, et l' on se méfie toujours du grand voisin qui a tenté d'annihiler la culture et l' âme grecques. Les touristes turcs aiment venir en Grèce, on les y tolère... En revanche, le président Erdogan fait l' objet d'une intense détestation ! L' Etat grec nait officiellement en 1821 après une guerre d'indépendance, mais le Dodécanèse demeure sous le joug turc. L' ensemble de l' archipel sera rattaché à la Grèce en 1948 à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
UN PEU DE MYTHOLOGIE Rhodes était dédiée au dieu solaire Hélios. Selon le mythe, Hélios tomba amoureux fou de la nymphe Rhodes. S'approchant d'elle, il la réchauffa de ses rayons, et elle devint une île. Hélios et Rhodes eurent huit enfants, sept fils et une fille. Le second fils nommé Kerkafos devint à son tour père de trois garçons, Kamiros, Ialissos et Lindos qui sont aujourd'hui les trois plus importantes villes de Rhodes. le terme Rhodes signifie ' la rose ' en hommage à l'une des îles les plus fleuries de la région, et connue comme telle depuis l'Antiquité.
UN PEU... OU BEAUCOUP DE SISMICITE ? La Grèce a de tout temps été sujette aux tremblements de terre, plus ou moins violents, plus ou moins destructeurs. L 'un des plus importants fut celui de 226 avant JC qui fit s'effondrer sur lui-même le fameux Colosse de Rhodes, pourtant fait de bronze, quelques années après son érection à l' entrée du port de la cité ancienne. En 1481, un autre séisme détruisit la plus grande partie de la ville en quelques instants. Deux autres séismes sont dans les annales : l'un qui survint en 1926 et le dernier en juillet 2008, heureusement de magnitude plus faible que les autres et qui ne fit que des dégâts mineurs sur des bâtiments anciens de la ville médiévale.
RHODES : DES CHEVALIERS AU TOURISME MODERNE Le terme 'Rhodes ' désigne à la fois l' île et sa capitale. L' île, avec son patrimoine exceptionnel, est un concentré de cette histoire millénaire si riche et variée et un mélange d'Orient et d'Occident tout à fait étonnant et fascinant. En arrivant à Rhodes -Ville, on est tout de suite plongé dans l' ambiance médiévale des Chevaliers de l' Ordre de St Jean qui construisirent le bourg médiéval en 1309 et l' entourèrent de murailles fortifiées impressionnantes. Celles-ci protègent des palais, des mosquées, des églises. La ville fut originellement fondée en 408 avant JC, construite d'après les plans et selon le tracé quasi parfait d'un célèbre urbaniste de l' époque, Hippodamos de Milet. Elle acquit rapidement une importance géostratégique en favorisant les communications en Méditerranée et en combattant impitoyablement les pirates qui infestaient la région depuis toujours. Ce qu'on retiendra de l' histoire de Rhodes, c'est son rayonnement artistique, philosophique et culturel, magnifié par deux oeuvres uniques : le Colosse, statue en bronze de plus de 30 m de haut qui honorait Hélios, le dieu-soleil et qui se trouvait à l' entrée du port ( elle n' y est hélas plus ! ) et la Victoire de Samothrace que l'on peut admirer au Louvre à Paris. Ce rayonnement était tel qu'il attira en son temps des personnages illustres tels Jules César ou Lucrèce, mais aussi des moins recommandables tels Gaius Cassius, l' assassin de César qui pilla la ville et emporta tous les chefs d'oeuvre qu'il put dérober à Rome. Rhodes perd de son influence, devient une simple préfecture de l' empire romain, puis est rattachée à l' empire byzantin, et ensuite traverse une période de troubles et de pillages incessants pendant dix siècles, passe sous contrôle de Gênes et des Croisés, est vendue aux Chevaliers en 1309, est assiégée puis vaincue par les Turcs qui occuperont l' île pendant presque quatre siècles. Colonie italienne en 1912, Rhodes redevient enfin grecque après la Seconde Guerre Mondiale. La vieille ville médiévale est classée au patrimoine mondial de l' Unesco depuis 1988. Les remparts, agrémentés de tours ornées et de bastions, et cernés d'anciennes douves, sont dans un état exceptionnel, percés de onze grandes portes, dont celle d'Amboise ( du nom du frère du cardinal d'Ambroise, ministre de Louis XIII ), tout près du Palais des Grands Maîtres. On évitera, si possible, les deux rues hyper touristiques du centre. Elles sont bondées de touristes attirés par des échoppes sans grand interêt et vendant des produits made in China. Bref, ce que le tourisme de masse peut générer de plus laid et de plus toxique ! Ceci étant dit, on peut rapidement trouver des placettes et venelles tranquilles et apprécier la vieille ville autrement. On visitera donc la vieille ville, le port de Mandraki, et la ville neuve qui ne manque pas d'interêt si l' on veut voir et savoir comment vivent les Grecs : rues commerçantes, petits hôtels, tavernes où l' on mange divinement pour le tiers du prix demandé en ville, quartiers résidentiels, bâtiments officiels plus récents d'architecture néo-classique dite fasciste et puis, quand même, le théâtre antique ainsi que le stade et ses gradins en parfait état, et les temples dédiés à Zeus et à Hera.
DETAILS PRATIQUES
Vols Air France de Montpellier à Athènes via Paris CDG, puis Olympic Air / Aegean jusqu'à Rhodes. Une heure de vol. Nous n' avons que des compliments à faire à la compagnie nationale grecque qui assure son service avec professionnalisme et à l' heure. Bien sur, il y a beaucoup d'autres compagnies qui desservent Athènes ou Rhodes directement. L' aéroport est vite à saturation en pleine saison touristique ( ce n' était pas le cas en juin ) avec une centaine de vols quotidiens, dont neuf dixièmes sont des low-costs. Beaucoup de touristes russes, scandinaves, britanniques ( ces derniers envahissent et dénaturent Kos ) et chinois également ( plus branchés sur Santorin que Rhodes, semble-t-il ).
Séjour à Rhodes ( en centre -ville pour des raisons pratiques ), puis à Symi - où il faut impérativement loger au moins une nuit pour profiter du port avant l' arrivée en bateau des touristes à la journée et après leur départ en fin d'après-midi ) puis à Rhodes de nouveau ( une nuit d'escale ), puis Kastellorizo, et enfin Rhodes à loisir, hors capitale, sur ses deux côtes, avec base à Gennadi dans le sud est.
Pour ce dernier séjour, nous avons loué une voiture à l' aéroport, à l' agence HERTZ. Service impeccable. Ils sont même venus - sans facturer le déplacement - chercher la voiture à l' hôtel le dernier jour comme je l' avais souhaité, pour éviter les tracas de retour du véhicule à l' aéroport.Carte routière d'origine allemande Reise de qualité impeccable. HERTZ a aussi fourni une carte indiquant les emplacements stratégiques des stations-service. Très utile surtout en fin de séjour. Attention, le carburant est cher, plus cher qu'en France. Compter de 1euro 70 à 1euro 90 par litre.
Guides du Routard et du Petit Futé.
Prévoir suffisamment d' argent liquide, en tout cas plus qu'en France, si on ne veut pas avoir des problèmes d'utilisation de cartes de crédit. De toute façon, les Grecs se méfient plutôt de leurs banques... Contrairement à des idées reçues, les îles se sont plutôt bien sorties de la crise économique, d'abord parce qu'elles sont une destination de choix et que la Grèce est belle et attirante partout, mais surtout dans les îles, également parce que la TVA y était quasi inexistante jusqu'en 2016. Bruxelles a imposé au gouvernement grec de faire payer aussi les îliens comme les continentaux, ce qui n' était sans doute que justice. Résultat : les Grecs ont privilégié le bas de laine rempli de grosses coupures en euros, celles-ci refaisant progressivement surface maintenant que la situation économique s 'est bien améliorée. On ne sera donc pas surpris de voir que les gens vivent souvent dans une certaine aisance et que les jolies maisons anciennes de port ( Symi ou Kastellorizo et ailleurs... ) sont rénovées avec goût et rachetées les unes après les autres. Prix d'une belle maison de port à Kastelorizo ( dont on peut penser que c'est une île perdue et loin de tout ) : 300.000 euros . Pas de clichés en tête donc, la Grèce îlienne vit plutôt bien, et le tourisme est une manne recherchée par tous, au risque parfois d'abîmer nature et sites côtiers où pullulent les hôtels. SI l'on veut éviter une partie de la côte est ( en particulier entre Rhodes-Ville et Archangelos ) et résider plus au calme et à la simplicité, on choisira la partie de côte entre Archangelos et Gennadi. On y trouve de beaux hôtels bien situés. Lindos est une petite ville adorable au pied de son Acropole, et y résider peut être une bonne solution. La côte est est plus chaude, la côte ouest est plus sauvage et ventée. Encore question de choix !
1er jour : 17 juin Départ de Montpellier pour CDG. Nuit à l' aéroport à l' IBIS. Très décevant et cher pour la prestation offerte. D'ailleurs les hôtels d'aéroport parisiens deviennent de plus en plus chers. C' était donc une fausse bonne idée ! A oublier à l' avenir. Si l' on vient de province avec Air France, soit l' on voyage toute la journée pour arriver à Rhodes en fin d'après-midi-midi, soit on voyage en soirée jusqu'à Athènes, on dort à l' aéroport pour deux à trois fois moins cher qu' à Paris et on prend le premier avion pour Rhodes le lendemain matin. A noter des vols directs saisonniers vers Rhodes au départ de Paris avec EasyJet, Transavia au départ d'Orly, Aegean au départ de Marseille ( une fois par semaine, le mardi actuellement ).
2ème jour : 18 juin Premier vol AF du matin CDG-ATH. Escale d'environ 1 heure 30 puis vol AEGEAN vers Rhodes. A l' aéroport d'arrivée, on peut louer une voiture ( à déconseiller si l'on commence ses vacances par Rhodes-Ville où il est impossible de se garer ), ou prendre un taxi ( uniquement des Mercedes) pour 25 euros, ou bien on attend sagement le bus qui vous dépose au centre près du port. On ne paiera que 5 euros par personne. Bus climatisé. Compter 20 mn de trajet. Installation dans notre petite pension confortable ( maison ancienne rénovée ), chambres agréables et bien climatisées, petit déjeuner exceptionnel avec confitures maison, et miel délicieux de l' île ( je conseille le miel de thym sauvage, le meilleur ). Nous avons vu de jeunes touristes chinois très branchés repartir chez eux avec 50 kgs de miel dans leurs valises !!! Puis nous faisons un premier tour de la vieille ville médiévale en fuyant les rues du centre où défile de long en large une foule compacte et sans imagination... Surtout, quand à 5 mn à pied, il y a tant de merveilles et cette belle et douce lumière qui glisse sur la pierre blanche des monuments.


Dans la vieille ville commençons par Chora, que l' on appelle aussi Hora, à savoir le quartier ottoman, là où l' architecture ottomane se développa pendant quatre siècles, en particulier les maisons à balcons de bois très typiques de cette période. A l' époque, les églises sont transformées en mosquées, la population grecque s'exile hors murs. On verra en particulier, de l' extérieur uniquement car elle n' est pas ouverte au public, la mosquée de Soliman, érigée en 1522 initialement mais détruite et reconstruite au 19ème siècle. Idem pour la bibliothèque musulmane édifiée en 1794 et abritant des manuscrits et Corans enluminés, mais fermée au public également.
3ème jour : 19 juin
Visite organisée des monuments et sites iconiques de la vieille ville. Nous nous sommes renseignés la veille : l' idéal est de commencer par la visite du Palais des Grands Maîtres. A la billetterie d'entrée, on peut acheter un billet tournant permettant de visiter trois monuments : le Palais bien sur, mais aussi le Musée des Arts Décoratifs sur la place Moussiou ainsi que l' Eglise Panaghia Tou Kastrou, place Moussiou également. On rajoutera pour 8 euros de plus - tous monuments dans un mouchoir de poche - le Musée Archéologique.
Nous quittons notre hôtel pour remonter immédiatement la fameuse Rue ( 'Odos' en grec ) Ipoton ou Rue des Chevaliers, qui était l' artère principale de la cité et du pouvoir au temps des Chevaliers. Cette rue est bordée des différentes auberges de l' Ordre, dont les membres étaient originaires des grands pays européens catholiques, et divisés en groupes linguistiques, de Provence, d'Auvergne , de France, d'Italie, d' Allemagne, d'Angleterre et d'Espagne. La langue écrite pratiquée par tous était le latin, la langue orale était le français, une langue dominante et majoritaire qui permit à 14 Grands Maîtres français sur 19 de diriger l' Ordre. Le Palais, situé en haut de la rue, était le siège du pouvoir et de l' autorité suprême. Les différentes auberges - de belles maisons patriciennes en fait- étaient souvent reliées par des arcades ou ponts. L' auberge de France, la plus belle, abrite actuellement le Consulat de France. En cas de problème, il ne faut pas hésiter à faire appel au Consul directement, ou à l' ambassade de France ( dans la capitale grecque ) qui dispose d'un médecin militaire. J' ai du demander aide et conseils à Madame la Consule ( par Email disponible sur le site Internet ) pendant ce séjour et elle s'est montrée réactive , charmante et attentionnée.





Ensuite direction le Palais des Grands Maîtres. Le Palais domine la ville et le port. il fait partie intégrante de la forteresse et des murailles. Au rez-de-chaussée, co-existent deux expositions permanentes sur la Rhodes ancienne depuis sa fondation. Au premier étage, salles de réception grandioses et appartements immenses dont les sols sont agrémentés de mosaïques des périodes hellénistique et romaine, et même chrétienne en son tout début. Voir en particulier la salle des Muses et celle de la gorgone Méduse. Le palais a été rénové par les Italiens de façon un peu fantasque; ils y ont laissé par exemple un buste de Mussolini que l' on verra à la billetterie !
Puis l' Eglise Panaghia Tou Kastrou ( ou Notre-Dame-du-Château ) Cet édifice est le plus ancien de Rhodes, construit au 11ème siècle par les Byzantins, transformé en chapelle gothique par les Chevaliers, puis en mosquée par les Ottomans. Belle exposition d'icônes byzantines et fresques pariétales datent du 14ème siècle.
Ensuite le Musée des Arts Décoratifs ( Place Argyrokastrou ) Celui-ci s'abrite dans l' ancien arsenal médiéval de la cité. Bel ensemble de salles composant une maison rhodienne datant de la période ottomane. Artisanat typique des îles du Dodécanèse, costumes traditionnels, exposition d'assiettes de Rhodes.
Il est temps de finir les visites par le Musée Archéologique ( pour 8 euros de plus, billet à acheter au Palais comme précédemment indiqué ). Compter 18 euros en tout par personne pour 4 monuments, ce qui n' est pas cher. Billets enfant et Senior disponibles. Ce monument gothique - agrémenté d' éléments Renaissance ici et là - et magnifique dans sa simplicité et sa majesté, était initialement l' hôpital des Chevaliers. La cour intérieure est cernée d'une galerie complète à deux étages où se trouve les différentes salles du musée. Celui-ci recèle de grands trésors archéologiques : sculptures en marbre, mosaïques datant de l'ère chrétienne, sculptures tombales, sarcophages, stèles funéraires, collections antiques diverses provenant de fouilles effectuées par les Italiens lors de l'occupation mussolinienne.



Entre les visites et en jonglant avec l' heure, il reste à faire un tour des remparts ( de midi à 15 heures uniquement à partir du Palais des Grands Maîtres ). Ces murailles sont énormes, atteignant jusqu'à 12 m d' épaisseur et 8 à 10 mètres de haut. Il reste des tours de garde frappées d'armoiries de chacune des auberges linguistiques. Les vues sur la ville médiévale et sur la mer sont superbes.
L' après-midi est juste entamée. Nous allons donc - après un déjeuner léger - nous en aller tranquillement visiter un coin de la nouvelle ville au dessus de l' ancienne, quartiers plutôt résidentiels, ombragés et fleuris jusqu'à ce que nous parvenions au site archéologique du temple de Zeus tout en haut en bord de corniche, ainsi qu' au stade antique et ses gradins. Peu de touristes se risquent à marcher jusque là car il fait chaud, mais on y voit malgré tout des bus de tourisme de temps en temps qui arrivent au site directement par la route haute de corniche. Il reste peu de vestiges, hélas, à part quelques colonnes cachées par des échafaudages, et seul le stade antique a vraiment de l' allure. De toute évidence, il manque de l' argent pour continuer les fouilles - commencées en 1912 par les archéologues italiens- et rebâtir le temple. Les pierres sont là, éparpillées au sol. Il manque la décision officielle de redonner du lustre à ce site laissé à l' abandon.
En fin d'après-midi et soirée, ce sera le port, et une balade sur les quais pour prendre le frais et apprécier le style architectural qu'y ont imposé les Italiens dans les années 30 : ce style mélange un peu tous les genres en fait : antique, byzantin, gothique, oriental à l' ottomane, Renaissance, avec en plus la touche néo-classique grandiose fasciste ( comme sur le Palais de Justice par exemple ou le Casino-Hôtel, ancien Grand Hôtel des Roses, ou encore l' Aquarium en style Art Déco ). Le maître d'oeuvre de tout ce renouveau urbanistique fut l' Italien Di Fausto.
Le carnet se poursuit en réponse à cette première partie... en photos.





Nous descendons de Belgique, prés de lille france, à deux moto (BMW1200RS ET HARLEY) le 14avril, pour prendre ferry le 15 à Anconna italy, vers la gréce INGOUMESTA?QUElQU'UN PEUT ME DIRE si le passage mont blanc en moto se fait sur transport ou non, et aussi le prix du passage merci bernardin
Nous prévoyons visiter quelques endroits en Grèce comme Les Météores, Delphes, Olympie...
J'aimerais savoir s'il est facile de se déplacer en louant une voiture car on me dit que non mais les transports ( train...) ne sont guère développés.
Merci !
Que voir en Grèce ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
Au niveau touristique, on peut diviser la Grèce en trois zones : - La Grèce continentale, - Le Péloponnèse, - Les îles; ces dernières pouvant être également découpées en plusieurs groupes avec la Crète, les Cyclades, le Dodécanèse, l'Egée du Nord, les Ioniènnes, les Saroniques et les Sporades du Nord.
1- GRÈCE CONTINENTALEAigai-Vergina : ce site du nord du pays est classé à l'UNESCO. On peut y voir les restes d'un palais et des tombes dans ce qui fut la première capitale du royaume de Macédoine.Amphipolis : c'est le site archéologique d'une cité antique situé entre Thessalonique et Kavala.Arta : au nord-ouest, pas loin de la mer, Arta possède une forteresse du XIIIe siècle, un vieux pont et des églises byzantines.Athènes : malgré ses embouteillages et sa pollution, la capitale grecque abrite nombre de monuments (dont l'Acropole classée à l'UNESCO) et musées qui méritent une large visite. Cap Sounion : au sud d'Athènes, ce parc national est avant tout connu pour le temple de Poseïdon construit à son extrémité face à la mer.Daphni : à une douzaine de kilomètres d'Athènes, Daphni est un monastère inscrit à l'UNESCO avec un ensemble d'autres monastères grecs.Delphes : au pied du Mont Parnasse, le site archéologique de Delphes est classé au patrimoine de l'UNESCO. C'est un des sites les plus visités du pays.Dion : les vestiges d'une cité antique au pied du Mont Olympe.Dodone : un site antique de la région de l'Epire.Edessa : petite localité du nord un peu connue pour ses chutes d'eau et ses quelques vestiges historiques dont les tombeaux antiques de Lefkadia tout proches.Eubée : située au nord d'Athènes, c'est après la Crète la plus grande île du pays. Elle est séparée du continent par un mince détroit. On y vient d'abord pour ses paysages sauvages, ses plages et ses jolis villages. On peut également y pratiquer la randonnée.Hosios Loukas : ce monastère au nord-ouest d'Athènes est inscrit à l'UNESCO avec un ensemble d'autres monastères grecs.Igoumenitsa : port de la côte ouest, à proximité de l'Albanie, avant tout connu pour ses liaisons ferries de/vers l'Italie. On peut cependant profiter aussi de ses plages ou des montagnes de l'Epire toutes proches.Ioannina : construite en bordure d'un lac, c'est la plus grande ville du nord-ouest. Elle possède un vieux centre et plusieurs musées.Kastoria : sur les bord du lac Orestiada, la ville compte un grand nombre de jolies églises byzantines.Kavala : port important du nord de la Grèce, Kavala n'en possède pas moins de vieux quartiers et de beaux édifices, un château, des musées et des plages.Kozani : cette ville de Macédoine compte plusieurs musées et divers édifices à l'architecture macédonienne traditionnelle.Larissa : quatrième agglomération du pays, entre Athènes et Thessalonique. Outre un musée archéologique, la ville offre quelques vestiges antiques.Lavrio : à la pointe de l'Attique, ce port à une soixantaine de kilomètres de la capitale s'est récemment vu transformé en terminal pour nombre de ferries à destinations des îles. Le Pirée : c'est le port traditionnel d'Athènes avec de multiples dessertes vers les îles. Au delà de cela, Le Pirée abrite également un intéressant musée archéologique.Loutraki : à côté de Corinthe, mais de l'autre côté du Canal, Loutraki est une importante station balnéaire de la région d'Athènes avec un des plus grands casinos d'Europe.Météores : dans un superbe décor naturel ces 24 monastères perchés, situés au centre de la Grèce, sont classés à l'UNESCO. On découvre l'ensemble dans un circuit d'une vingtaine de kilomètres.Mont Athos : classés à l'UNESCO les (20) monastères du Mont Athos dans leur superbe environnement sont parmi les sites grecs les plus connus. Cependant leur accès est très réglementé et toujours interdit aux femmes.Oropos : les vestiges d'un sanctuaire antique au nord d'Athènes.Parga : sur la côte ouest, un joli petit port niché entre une baie et les montagnes. On peut y visiter une vieille forteresse et surtout profiter de ses plages.Péninsule de la Chalcidique : cette grande péninsule en forme de trident au nord de la Grèce est une zone touristique pour ses plages, ses villages traditionnels, quelques vestiges antiques et la présence du Mont Athos.Philippes : au nord de Kavala, en Macédoine, le site archéologique d'une petite ville antique.Preveza : station balnéaire sur la côte de l'Epire.Rafina : à l'est d'Athènes. C'est un des trois ports possibles d'embarquement pour les îles.Serres : grande ville du nord entourée de forêts et de parcs. On peut y voir les ruines d'une forteresse médiévale.Thessalonique : seconde ville grecque, en Macédoine centrale. Elle possède nombre de musées et témoignages de son passé romain, byzantin ou ottoman dont certains d'ailleurs classés à l'UNESCO.Volos : port industriel important de la côte est, au pied du Mont Pélion.Patrimoine naturelCascades d'Edessa : c'est dans la petite ville d'Edessa, au nord de la Grèce, qu'on peut voir les plus impressionnantes chutes d'eau du pays.Lac Plastiras : au coeur de la Grèce, ce vaste lac artificiel est une attraction touristique locale.Lac de Prespa : un grand lac commun à l'Albanie, la Macédoine et la Grèce chez qui il est classé parc national. On trouve plusieurs églises byzantines et villages abandonnés sur son pourtour. Le lac abrite d'importantes colonies d'oiseaux, notamment de pélicans.Mont Oeta : un des dix parcs nationaux de la Grèce.Mont Olympe : avec ses 2 917 m l'Olympe est le point culminant du pays. C'est aussi un parc national aux beaux paysages dans lequel il fait bon marcher.Mont Parnasse : cette montagne proche de Delphes au statut de parc national abrite deux stations de ski. On peut aussi y randonner.Mont Parnès : ce parc national forestier des environs d'Athènes est réputé au niveau randonnées.Mont Pélion : à proximité du port de Volos. Cette montagne boisée aux nombreux cours d'eau est reconnue pour ses paysages, ses villages à l'architecture traditionnelle, les possibilités de treks et même de ski en hiver. De plus, les plages sont à côté.Monts Pinde : des montagnes entre l'Epire et la Macédoine qui attirent les randonneurs et les amateurs de grimpe, de raft ou de canoë. L'ensemble est parc national.Parc national Vikos-Aoos : ce joli parc, avec ses gorges de Vikos, est situé dans les montagnes de l'Epire. Il abrite une faune assez riche avec notamment des ours et des loups. On peut y randonner, faire du raft ou de l'escalade.2- PÉLOPONNÈSEAndritsaina : ce petit village accueille à sa périphérie le temple d'Apollon de Bassae (classé UNESCO) et l'ancienne cité antique de Phigalie.Argos : la ville abrite un théâtre antique et d'autres ruines, un monastère et un château médiéval. Juste à côté les sites de Mycènes et Tirynthe sont classés à l'UNESCO.Canal de Corinthe : ce canal construit à la fin du XIXe siècle relie le Golfe de Corinthe à la Mer Ionienne. On peut y voir passer les bateaux.Chlemousti : il s'agit d'une ancienne forteresse médiévale surplombant la mer au sud de Patras.Corinthe : sur les bords du canal du même nom, cette ville portuaire possède dans sa partie ancienne les vestiges de ce qui fut une des plus grandes cités de la Grèce antique.Epidaure : ce superbe théâtre antique est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Gythio : cette petite bourgade de la côte sud est appréciée pour ses plages et ses fruits de mer.Ithome : sur cette montagne au coeur du Péloponnèse se trouvait une ancienne forteresse antique. A ses pieds, les vestiges de la cité de Messène.Kalamata : grande ville de la péninsule avec un vieux centre urbain, des plages et une marina.Leonidio : jolie petite bourgade de la côte est du Péloponnèse.Mistra : limitrophe de Sparte, c'est un superbe site archéologique médiéval classé à l'UNESCO. Il se compose notamment de plusieurs édifices religieux, une forteresse et ses remparts, un palais et de multiples habitations.Modon : à côté de Pylos avec des plages et les vestiges d'une belle forteresse.Monemvassia : à l'extrémité sud du Péloponnèse, un très beau village historique au pied d'un gros rocher fortifié.Mycènes et Tirynthe : juste à côté de la petite ville d'Argos, ces deux sites archéologiques de la même période sont classés à l'UNESCO.Nauplie : jolie ville de bord de mer à l'architecture colorée. On y découvre de vieux quartiers, des musées et une forteresse. Némée : ancienne cité antique dont on peut voir les vestiges dans un bel environnement.Olympie : ce site archéologique est classé à l'UNESCO. C'est là que se déroulaient les Jeux Olympiques dans l'Antiquité. Le lieu abrite également un musée intéressant.Patras : au nord du Péloponnèse, ce port est avant tout connu pour ses liaisons ferries de/vers l'Italie. Patras possède aussi de vieux quartiers et quelques vestiges historiques.Péninsule du Magne : cette superbe presqu'île du sud offre de beaux paysages, de petits villages à découvrir, quelques vestiges historiques et des plages.Péninsule de Methana : des plages et de beaux paysages dans cette presqu'ile montagneuse de l'est du Péloponnèse.Pylos : une bourgade de bord de mer dans une jolie baie. Elle possède une forteresse.Sparte : ville du sud du Péloponnèse connue pour sa célèbre cité antique dont il ne reste maintenant plus rien. A sa périphérie on peut cependant découvrir le superbe site médiéval de Mistra classé à l'UNESCO, ainsi que le Massif du Taygète propice à la randonnée.Patrimoine naturelGorges de Loussios : au centre du Péloponnèse, la rivière Loussios coule au milieu de hautes parois rocheuses. Plusieurs jolis villages aux alentours et des possibilités de randonnées.Gorges de Vouraikos : on profite de ces jolies gorges par un petit train à crémaillère qui va de Diakofto à Kalavryta.Massif du Parnon : cette chaîne montagneuse parallèle au massif du Taygète est, comme ce dernier, un site propice à la randonnée. Massif du Taygète : des sommets à plus de 2 000 m, des zones forestières et des gorges (Koskaras, Vyros) en font un endroit apprécié des marcheurs. 3- LES ÎLES
3.1- La CrèteAgios Nikolaos : grande ville de la côte nord-est.Arkadi : fameux monastère orthodoxe des environs de Rethymnon.Baie de Kissamos : à l'ouest de la Crète, la ville de Kissamos et sa baie offrent de beaux paysages et des possibilités de randonnées.Bali : c'est une petite station balnéaire entre Héraklion et Réthymnon. On y fait de la plongée.Georgioupoli : ce petit village de la côte nord-ouest s'est transformé en une grande station balnéaire.Gorges de Samarie : à l'ouest de l'île et inscrite en tant que parc naturel, ces gorges sont parmi les plus belles d'Europe. On peut y randonner.Gorges de "la Vallée des morts : en suivant ces gorges en randonnée on débouche sur les vestiges d'une cité minoënne appelée Zakros.Gortyne : site d'une ancienne ville antique de la côte sud.Gramvoussa : à découvrir lors d'excursions en bateau. C'est une belle forteresse sur une île située près des côtes de la pointe Ouest de la Crète.Heraklion : la capitale de la Crète offre un large mélange architectural, plusieurs musées et surtout la présence à sa périphérie du palais minoën de Knossos.Hersonissos : c'est une ville de bord de mer, à l'est d'Héraklion, tournée vers le tourisme festif avec une certaine vie nocturne et des plages.Ierapetra : station balnéaire de la côte sud.La Canée : c'est la seconde ville de Crète, à l'ouest de l'île. C'est un joli port avec plusieurs musées et de vieux quartiers.Lefka Ori : chaîne montagneuse et désertique de l'ouest de la Crète appelée aussi Montagne Blanches. On peut y randonner, notamment dans les gorges de Thérissos.Malia : station balnéaire de la côte nord proche d'Hersonissos elle aussi tournée vers un tourisme jeune et festif. La ville compte également les vestiges d'un palais minoën.Matala : des grottes et la plage pour ce petit village de la côte sud.Moni Toplou : un des principaux monastères orthodoxes de Crète. Il est situé à la pointe Est de l'île, pas loin de la ville de Sitia.Palais de Knossos : en périphérie d'Héraklion, ce superbe palais minoën est le site antique le plus connu de Crète.Palaiochora : une commune tranquille de la côte sud-ouest avec de belles plages.Phaistos : au sud de la Crète. C'est une des principales cités minoënnes de l'île.Plakias : petit village de la côte sud avec de longues et belles plages. On peut y pratiquer la plongée.Plateau du Lassithi : un joli plateau à 900 m d'altitude, à l'est de l'île, où on peut voir des centaines de moulins.Presqu'île d'Akrotiri : sur la côte nord-ouest avec des plages et des monastères dont celui d"Agia Triada.Preveli : joli monastère perché avec une superbe vue sur la mer de Libye.Rethymnon : station balnéaire de la côte nord avec une vielle ville, une forteresse et des plages.Roussolakkos : les vestiges d'une cité minoënne à l'Est de la Crète.Sitia : c'est la ville la plus à l'est de Crète. On y vient pour les plages, sa forêt de palmiers, sa forteresse vénitienne et pour ses environs qui abritent des gorges (Richtis, Zakros) et des monastères (Moni Toplou). Sougia : petit village de bord de mer sur la côte sud-ouest.Spinalonga : c'est une île forteresse située au nord d'Agios Nikolaos.Zakros : les vestiges d'une cité minoënne. On y accèdre en rando à travers les gorges de "la Vallée des morts".3.2- CycladesAmorgos : des monastères, des sentiers de randonnée et quelques plages.Anafi : une petite île tranquille à côté de Santorin. On y trouve un monastère, des plages et des possibilités de treks.Andros : au nord des Cyclades, cette grande île est à voir pour ses paysages, ses plages, ses petits villages. On peut y randonner au milieu des montagnes.Antiparos : juste à côté de Paros, un endroit pour la détente et la plongée avec de jolies plages. Il y a aussi une belle grotte au milieu de l'île.Delos : cette minuscule île inhabitée, proche de Mykonos, est connue pour son fameux site antique inscrit au patrimoine de l'UNESCO.Folégandros : un lieu tranquille à côté de Santorin. De beaux paysages, des plages, des villages sympas et des possibilités de randonner.Ios : l'île est spécialement faite pour les amateurs de fêtes et de vie nocturne sur fond de plages.Kéa : une petite île avec ses plages pas loin d'Athènes. Kythnos : de belles plages et de beaux villages, plus une énorme grotte. On peut aussi y randonner. Milos : cette belle île volcanique possède de jolis villages et des plages. C'est là qu'a été trouvée lors de fouilles la célèbre Vénus de Milo. Juste à côté, l'île de Kilmolos est rattachée à Milos.Mykonos : avec ces célèbres moulins, Mykonos est un haut lieu du tourisme pour ses nombreuses plages et son animation nocturne.Naxos : Naxos vit aussi bien de l'agriculture que du tourisme. Elle possède d'excellentes plages, des musées, des monastères ainsi que des sites et vestiges historiques.Paros : destination populaire avec de belles plages, de charmants villages, plus quelques monastères et sites historiques.Petites Cyclades : au sud de Naxos, un archipel d'une dizaine d'îles secondaires (Iraklia, Koufonisia…). On y trouve de belles plages et quelques vestiges historiques selon les îles. Santorin : avec ses falaises, ses couchers de soleil et ses bourgs aux maisons blanches, c'est une des plus belles îles grecques. D'origine volcanique Thera offre de magnifiques paysages, des plages et une certaine animation. On peut y randonner, plonger ou effectuer des balades en bateau dans ses environs dont l'île de Therasia (églises).Serifos : des plages tranquilles et un joli port.Sifnos : une île peu visitée où faire des balades, voir quelques vestiges historiques et profiter de la mer.Syros : des plages, une belle "capitale" et quelques possibilités de randonnées.Tinos : cette île est avant tout un lieu de pèlerinage avec ses églises et monastères.3.3- DodécanèseAstypalée : petite île avec un port aux maisons blanches dominé par une ancienne forteresse.Halki : à côté de Rhodes, cette île peu peuplée possède les restes d'une forteresse médiévale.Kalymnos : île montagneuse avec de jolis paysages, des sites et vestiges historiques, plus des plages agréables. Kalymnos est également appréciée des grimpeurs pour ses falaises.Karpathos : entre Crète et Rhodes, cette belle île montagneuse abrite des villages qui ont conservé une architecture et une culture traditionnelles. On y trouve de belles plages et on peut y pratiquer la plongée.Kassos : petite île d'un millier d'habitants en dehors des circuits touristiques.Kastelorizo : face aux côtes turques. C'est une île montagneuses dont le seul village est niché au creux d'une superbe baie.Kos : à moins de 5 km de Bodrum en Turquie, Kos compte plusieurs vestiges et sites historiques ainsi que des plages. Assez touristique, l'île est également connue pour sa vie et son animation nocturnes.Leros : une forteresse médiévale domine le principal village de ce lieu tranquille.Lipsi : située à côté de Samos, Lipsi abrite plusieurs églises et monastères.Nisyros : c'est une île volcanique dont on peut d'ailleurs admirer le cratère.Patmos : même s'il y a des plages, c'est avant tout la présence de monastères et de la Grotte de l'Apocalypse (classés à l'UNESCO) qui attire des visiteurs plus soucieux de tourisme culturel que festif.Pserimos : petite île aimée des touristes pour sa tranquillité et ses plages. Rhodes : principale île du Dodécanèse très appréciée de ses nombreux visiteurs. Elle combine en effet plages, plongée et stations balnéaires avec un joli patrimoine (vielle ville de Rhodes classée à l'UNESCO, sites antiques, vestiges historiques) et une nature propice à la randonnée.Symi : cette petite île a un des plus jolis ports de Grèce avec son architecture XIXe siècle. On vient ici pour visiter son monastère et autres édifices religieux, mais surtout profiter de ses plages et des possibilités de randonnées.Tilos : l'île possède les restes de plusieurs petites forteresses médiévales. Elle abrite également nombre d'espèces d'oiseaux.3.4- IoniènnesCorfou : principale île de l'archipel, face à l'Albanie. Corfou est connue pour la belle architecture de sa capitale classée à l'UNESCO, plus divers vestiges historiques (monastères, forteresses…) et villages. On peut également y randonner et profiter des plages.Cephalonie : c'est la plus grande et une des plus visitées des Ioniènnes. Elle est réputée pour ses plages (plusieurs stations balnéaires) et paysages montagneux qui abritent quelques villages tranquilles. On y trouve aussi des grottes et le Parc national du Mont Ainos.Ithaque : rendue célèbre par Ulysse; Ithaque est une île montagneuse avec des falaises surplombant la mer. C'est surtout un endroit apprécié des plaisanciers.Cythère : à la pointe sud du Péloponnèse, elle est peu touristique. On y vient pour les paysages, la randonnée, les plages.Leucade : de beaux paysages, de superbes plages et des édifices religieux au programme.Paxi et Antipaxi : deux petites îles où on vient pour les paysages et les plages.Zante : faisant face au Péloponnèse cette grande île possède de très belles plages (tortues sur certaines), des grottes marines, un parc national marin et plusieurs stations balnéaires. Zante connaît aussi localement une certaine animation nocturne.3.5- Mer Egée
Agios Efstratios : une petite île, des plages et quelques visiteurs.Chios : cette grande île de 50 000 habitants est à moins de 10 km de la Turquie. Elle compte nombre de vestiges historiques (citadelle de Chios, villages médiévaux, monastère de Nea Moni classé à l'UNESCO…). Fourni : petit archipel d'une dizaine d'îles très peu visitées.Icaria : pas loin de Mykonos c'est une des plus grandes îles grecques bien qu'assez peu peuplée. Elle est montagneuses, avec de jolis villages, et possède plusieurs belles plages. On y vient aussi pour le thermalisme.Lemnos : on y vient pour ses paysages, ses villages, ses sites et vestiges historiques, et la plage.Lesbos : troisième plus grande île de Grèce, proche de la Turquie. On y trouve plusieurs vestiges historiques, notamment à Mytilène sa capitale, ainsi qu'une forêt pétrifiée à l'ouest.Samos : proche de la Turquie, Samos est pas mal visitée. On peut y voir plusieurs sites archéologiques dont le Tunnel d'Eupalinos et surtout Pythagoreion et Heraion classés à l'UNESCO. Il existe aussi plusieurs belles plages.Samothrace : à proximité des côtes nord et en périphéries des îles d'Egée du Nord, Samothrace reste peu visitée même si elle offre de belles possibilités de randonnées, plusieurs plages et cascades, ainsi que quelques vestiges historiques. Thassos : grande île montagneuse et boisée proche de la côte nord (Kavala). C'est une destination touristique locale pour ses plages, ses paysages, ses possibilités de randonnées et quelques témoignages antiques.3.6- SaroniquesAngistri : à côté d'Egine, cette petite île boisée d'un millier d'habitants offre quelques plages.Egine : juste en face d'Athènes, dans le Golfe Saronique. Egine possède un très joli chef-lieu, plusieurs petits villages, quelques plages et surtout le Temple d'Asphaïa assez connu.Hydra : dans la partie sud de l'archipel, c'est une très belle île montagneuse assez touristique. Pas vraiment de plages mais des églises et monastères à découvrir.Poros : juste à côté du Péloponnèse, une île verdoyante et vallonnée avec plusieurs plages. Poros a un joli chef-lieu avec de belles maisons.Salamine : la plus grande et la plus peuplée des îles de l'archipel, à juste 2 ou 3 km du PiréeSpetsae : au sud des Saroniques, elle possède de belles demeures et des plages.3.7- Sporades du NordAlonissos : plutôt tranquille, Alonissos abrite quelques plages et surtout un parc naturel marin (qui inclut d'autres îles proches quasi désertes) à l'intérieur duquel on peut faire de la plongée. Skiathos : cette petite île boisée proche du continent a de belles plages qui lui valent d'être assez touristique.Skyros : la plus grande et la plus à l'est de toutes les Sporades. Elle possède d'assez beaux paysages et de belles plages.Skopelos : c'est la voisine de Skiatos. Dans un décor de bois, de petites montagnes et de plages sont nichés plusieurs jolis villages et surtout plus de 350 monastères et églises byzantines.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Grèce continentale : Athènes; Cap Sounion; Delphes; Eubée; Météores; Mont Athos; Mont Olympe; Mont Pélion; Monts Pinde; Parc national Vikos-Aoos; Péninsules de la Chalcidique.
Péloponnèse : Canal de Corinthe; Epidaure; Mistra; Monemvassia; Mycènes et Tirynthe; Nauplie; Olympie; Péninsule du Magne.
Crète : Arkadi; Gorges de Samarie; Heraklion; Lefka Ori; Palais de Knossos; Preveli.
Autres îles : Delos, Folégandros, Milos, Mykonos, Naxos et Santorin pour les Cyclades. Également Chios (Mer Egée); Corfou (Ioniènnes); Hydra (Saroniques); Karpathos et Rhodes (Dodécanèse).
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Au niveau touristique, on peut diviser la Grèce en trois zones : - La Grèce continentale, - Le Péloponnèse, - Les îles; ces dernières pouvant être également découpées en plusieurs groupes avec la Crète, les Cyclades, le Dodécanèse, l'Egée du Nord, les Ioniènnes, les Saroniques et les Sporades du Nord.
1- GRÈCE CONTINENTALEAigai-Vergina : ce site du nord du pays est classé à l'UNESCO. On peut y voir les restes d'un palais et des tombes dans ce qui fut la première capitale du royaume de Macédoine.Amphipolis : c'est le site archéologique d'une cité antique situé entre Thessalonique et Kavala.Arta : au nord-ouest, pas loin de la mer, Arta possède une forteresse du XIIIe siècle, un vieux pont et des églises byzantines.Athènes : malgré ses embouteillages et sa pollution, la capitale grecque abrite nombre de monuments (dont l'Acropole classée à l'UNESCO) et musées qui méritent une large visite. Cap Sounion : au sud d'Athènes, ce parc national est avant tout connu pour le temple de Poseïdon construit à son extrémité face à la mer.Daphni : à une douzaine de kilomètres d'Athènes, Daphni est un monastère inscrit à l'UNESCO avec un ensemble d'autres monastères grecs.Delphes : au pied du Mont Parnasse, le site archéologique de Delphes est classé au patrimoine de l'UNESCO. C'est un des sites les plus visités du pays.Dion : les vestiges d'une cité antique au pied du Mont Olympe.Dodone : un site antique de la région de l'Epire.Edessa : petite localité du nord un peu connue pour ses chutes d'eau et ses quelques vestiges historiques dont les tombeaux antiques de Lefkadia tout proches.Eubée : située au nord d'Athènes, c'est après la Crète la plus grande île du pays. Elle est séparée du continent par un mince détroit. On y vient d'abord pour ses paysages sauvages, ses plages et ses jolis villages. On peut également y pratiquer la randonnée.Hosios Loukas : ce monastère au nord-ouest d'Athènes est inscrit à l'UNESCO avec un ensemble d'autres monastères grecs.Igoumenitsa : port de la côte ouest, à proximité de l'Albanie, avant tout connu pour ses liaisons ferries de/vers l'Italie. On peut cependant profiter aussi de ses plages ou des montagnes de l'Epire toutes proches.Ioannina : construite en bordure d'un lac, c'est la plus grande ville du nord-ouest. Elle possède un vieux centre et plusieurs musées.Kastoria : sur les bord du lac Orestiada, la ville compte un grand nombre de jolies églises byzantines.Kavala : port important du nord de la Grèce, Kavala n'en possède pas moins de vieux quartiers et de beaux édifices, un château, des musées et des plages.Kozani : cette ville de Macédoine compte plusieurs musées et divers édifices à l'architecture macédonienne traditionnelle.Larissa : quatrième agglomération du pays, entre Athènes et Thessalonique. Outre un musée archéologique, la ville offre quelques vestiges antiques.Lavrio : à la pointe de l'Attique, ce port à une soixantaine de kilomètres de la capitale s'est récemment vu transformé en terminal pour nombre de ferries à destinations des îles. Le Pirée : c'est le port traditionnel d'Athènes avec de multiples dessertes vers les îles. Au delà de cela, Le Pirée abrite également un intéressant musée archéologique.Loutraki : à côté de Corinthe, mais de l'autre côté du Canal, Loutraki est une importante station balnéaire de la région d'Athènes avec un des plus grands casinos d'Europe.Météores : dans un superbe décor naturel ces 24 monastères perchés, situés au centre de la Grèce, sont classés à l'UNESCO. On découvre l'ensemble dans un circuit d'une vingtaine de kilomètres.Mont Athos : classés à l'UNESCO les (20) monastères du Mont Athos dans leur superbe environnement sont parmi les sites grecs les plus connus. Cependant leur accès est très réglementé et toujours interdit aux femmes.Oropos : les vestiges d'un sanctuaire antique au nord d'Athènes.Parga : sur la côte ouest, un joli petit port niché entre une baie et les montagnes. On peut y visiter une vieille forteresse et surtout profiter de ses plages.Péninsule de la Chalcidique : cette grande péninsule en forme de trident au nord de la Grèce est une zone touristique pour ses plages, ses villages traditionnels, quelques vestiges antiques et la présence du Mont Athos.Philippes : au nord de Kavala, en Macédoine, le site archéologique d'une petite ville antique.Preveza : station balnéaire sur la côte de l'Epire.Rafina : à l'est d'Athènes. C'est un des trois ports possibles d'embarquement pour les îles.Serres : grande ville du nord entourée de forêts et de parcs. On peut y voir les ruines d'une forteresse médiévale.Thessalonique : seconde ville grecque, en Macédoine centrale. Elle possède nombre de musées et témoignages de son passé romain, byzantin ou ottoman dont certains d'ailleurs classés à l'UNESCO.Volos : port industriel important de la côte est, au pied du Mont Pélion.Patrimoine naturelCascades d'Edessa : c'est dans la petite ville d'Edessa, au nord de la Grèce, qu'on peut voir les plus impressionnantes chutes d'eau du pays.Lac Plastiras : au coeur de la Grèce, ce vaste lac artificiel est une attraction touristique locale.Lac de Prespa : un grand lac commun à l'Albanie, la Macédoine et la Grèce chez qui il est classé parc national. On trouve plusieurs églises byzantines et villages abandonnés sur son pourtour. Le lac abrite d'importantes colonies d'oiseaux, notamment de pélicans.Mont Oeta : un des dix parcs nationaux de la Grèce.Mont Olympe : avec ses 2 917 m l'Olympe est le point culminant du pays. C'est aussi un parc national aux beaux paysages dans lequel il fait bon marcher.Mont Parnasse : cette montagne proche de Delphes au statut de parc national abrite deux stations de ski. On peut aussi y randonner.Mont Parnès : ce parc national forestier des environs d'Athènes est réputé au niveau randonnées.Mont Pélion : à proximité du port de Volos. Cette montagne boisée aux nombreux cours d'eau est reconnue pour ses paysages, ses villages à l'architecture traditionnelle, les possibilités de treks et même de ski en hiver. De plus, les plages sont à côté.Monts Pinde : des montagnes entre l'Epire et la Macédoine qui attirent les randonneurs et les amateurs de grimpe, de raft ou de canoë. L'ensemble est parc national.Parc national Vikos-Aoos : ce joli parc, avec ses gorges de Vikos, est situé dans les montagnes de l'Epire. Il abrite une faune assez riche avec notamment des ours et des loups. On peut y randonner, faire du raft ou de l'escalade.2- PÉLOPONNÈSEAndritsaina : ce petit village accueille à sa périphérie le temple d'Apollon de Bassae (classé UNESCO) et l'ancienne cité antique de Phigalie.Argos : la ville abrite un théâtre antique et d'autres ruines, un monastère et un château médiéval. Juste à côté les sites de Mycènes et Tirynthe sont classés à l'UNESCO.Canal de Corinthe : ce canal construit à la fin du XIXe siècle relie le Golfe de Corinthe à la Mer Ionienne. On peut y voir passer les bateaux.Chlemousti : il s'agit d'une ancienne forteresse médiévale surplombant la mer au sud de Patras.Corinthe : sur les bords du canal du même nom, cette ville portuaire possède dans sa partie ancienne les vestiges de ce qui fut une des plus grandes cités de la Grèce antique.Epidaure : ce superbe théâtre antique est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Gythio : cette petite bourgade de la côte sud est appréciée pour ses plages et ses fruits de mer.Ithome : sur cette montagne au coeur du Péloponnèse se trouvait une ancienne forteresse antique. A ses pieds, les vestiges de la cité de Messène.Kalamata : grande ville de la péninsule avec un vieux centre urbain, des plages et une marina.Leonidio : jolie petite bourgade de la côte est du Péloponnèse.Mistra : limitrophe de Sparte, c'est un superbe site archéologique médiéval classé à l'UNESCO. Il se compose notamment de plusieurs édifices religieux, une forteresse et ses remparts, un palais et de multiples habitations.Modon : à côté de Pylos avec des plages et les vestiges d'une belle forteresse.Monemvassia : à l'extrémité sud du Péloponnèse, un très beau village historique au pied d'un gros rocher fortifié.Mycènes et Tirynthe : juste à côté de la petite ville d'Argos, ces deux sites archéologiques de la même période sont classés à l'UNESCO.Nauplie : jolie ville de bord de mer à l'architecture colorée. On y découvre de vieux quartiers, des musées et une forteresse. Némée : ancienne cité antique dont on peut voir les vestiges dans un bel environnement.Olympie : ce site archéologique est classé à l'UNESCO. C'est là que se déroulaient les Jeux Olympiques dans l'Antiquité. Le lieu abrite également un musée intéressant.Patras : au nord du Péloponnèse, ce port est avant tout connu pour ses liaisons ferries de/vers l'Italie. Patras possède aussi de vieux quartiers et quelques vestiges historiques.Péninsule du Magne : cette superbe presqu'île du sud offre de beaux paysages, de petits villages à découvrir, quelques vestiges historiques et des plages.Péninsule de Methana : des plages et de beaux paysages dans cette presqu'ile montagneuse de l'est du Péloponnèse.Pylos : une bourgade de bord de mer dans une jolie baie. Elle possède une forteresse.Sparte : ville du sud du Péloponnèse connue pour sa célèbre cité antique dont il ne reste maintenant plus rien. A sa périphérie on peut cependant découvrir le superbe site médiéval de Mistra classé à l'UNESCO, ainsi que le Massif du Taygète propice à la randonnée.Patrimoine naturelGorges de Loussios : au centre du Péloponnèse, la rivière Loussios coule au milieu de hautes parois rocheuses. Plusieurs jolis villages aux alentours et des possibilités de randonnées.Gorges de Vouraikos : on profite de ces jolies gorges par un petit train à crémaillère qui va de Diakofto à Kalavryta.Massif du Parnon : cette chaîne montagneuse parallèle au massif du Taygète est, comme ce dernier, un site propice à la randonnée. Massif du Taygète : des sommets à plus de 2 000 m, des zones forestières et des gorges (Koskaras, Vyros) en font un endroit apprécié des marcheurs. 3- LES ÎLES
3.1- La CrèteAgios Nikolaos : grande ville de la côte nord-est.Arkadi : fameux monastère orthodoxe des environs de Rethymnon.Baie de Kissamos : à l'ouest de la Crète, la ville de Kissamos et sa baie offrent de beaux paysages et des possibilités de randonnées.Bali : c'est une petite station balnéaire entre Héraklion et Réthymnon. On y fait de la plongée.Georgioupoli : ce petit village de la côte nord-ouest s'est transformé en une grande station balnéaire.Gorges de Samarie : à l'ouest de l'île et inscrite en tant que parc naturel, ces gorges sont parmi les plus belles d'Europe. On peut y randonner.Gorges de "la Vallée des morts : en suivant ces gorges en randonnée on débouche sur les vestiges d'une cité minoënne appelée Zakros.Gortyne : site d'une ancienne ville antique de la côte sud.Gramvoussa : à découvrir lors d'excursions en bateau. C'est une belle forteresse sur une île située près des côtes de la pointe Ouest de la Crète.Heraklion : la capitale de la Crète offre un large mélange architectural, plusieurs musées et surtout la présence à sa périphérie du palais minoën de Knossos.Hersonissos : c'est une ville de bord de mer, à l'est d'Héraklion, tournée vers le tourisme festif avec une certaine vie nocturne et des plages.Ierapetra : station balnéaire de la côte sud.La Canée : c'est la seconde ville de Crète, à l'ouest de l'île. C'est un joli port avec plusieurs musées et de vieux quartiers.Lefka Ori : chaîne montagneuse et désertique de l'ouest de la Crète appelée aussi Montagne Blanches. On peut y randonner, notamment dans les gorges de Thérissos.Malia : station balnéaire de la côte nord proche d'Hersonissos elle aussi tournée vers un tourisme jeune et festif. La ville compte également les vestiges d'un palais minoën.Matala : des grottes et la plage pour ce petit village de la côte sud.Moni Toplou : un des principaux monastères orthodoxes de Crète. Il est situé à la pointe Est de l'île, pas loin de la ville de Sitia.Palais de Knossos : en périphérie d'Héraklion, ce superbe palais minoën est le site antique le plus connu de Crète.Palaiochora : une commune tranquille de la côte sud-ouest avec de belles plages.Phaistos : au sud de la Crète. C'est une des principales cités minoënnes de l'île.Plakias : petit village de la côte sud avec de longues et belles plages. On peut y pratiquer la plongée.Plateau du Lassithi : un joli plateau à 900 m d'altitude, à l'est de l'île, où on peut voir des centaines de moulins.Presqu'île d'Akrotiri : sur la côte nord-ouest avec des plages et des monastères dont celui d"Agia Triada.Preveli : joli monastère perché avec une superbe vue sur la mer de Libye.Rethymnon : station balnéaire de la côte nord avec une vielle ville, une forteresse et des plages.Roussolakkos : les vestiges d'une cité minoënne à l'Est de la Crète.Sitia : c'est la ville la plus à l'est de Crète. On y vient pour les plages, sa forêt de palmiers, sa forteresse vénitienne et pour ses environs qui abritent des gorges (Richtis, Zakros) et des monastères (Moni Toplou). Sougia : petit village de bord de mer sur la côte sud-ouest.Spinalonga : c'est une île forteresse située au nord d'Agios Nikolaos.Zakros : les vestiges d'une cité minoënne. On y accèdre en rando à travers les gorges de "la Vallée des morts".3.2- CycladesAmorgos : des monastères, des sentiers de randonnée et quelques plages.Anafi : une petite île tranquille à côté de Santorin. On y trouve un monastère, des plages et des possibilités de treks.Andros : au nord des Cyclades, cette grande île est à voir pour ses paysages, ses plages, ses petits villages. On peut y randonner au milieu des montagnes.Antiparos : juste à côté de Paros, un endroit pour la détente et la plongée avec de jolies plages. Il y a aussi une belle grotte au milieu de l'île.Delos : cette minuscule île inhabitée, proche de Mykonos, est connue pour son fameux site antique inscrit au patrimoine de l'UNESCO.Folégandros : un lieu tranquille à côté de Santorin. De beaux paysages, des plages, des villages sympas et des possibilités de randonner.Ios : l'île est spécialement faite pour les amateurs de fêtes et de vie nocturne sur fond de plages.Kéa : une petite île avec ses plages pas loin d'Athènes. Kythnos : de belles plages et de beaux villages, plus une énorme grotte. On peut aussi y randonner. Milos : cette belle île volcanique possède de jolis villages et des plages. C'est là qu'a été trouvée lors de fouilles la célèbre Vénus de Milo. Juste à côté, l'île de Kilmolos est rattachée à Milos.Mykonos : avec ces célèbres moulins, Mykonos est un haut lieu du tourisme pour ses nombreuses plages et son animation nocturne.Naxos : Naxos vit aussi bien de l'agriculture que du tourisme. Elle possède d'excellentes plages, des musées, des monastères ainsi que des sites et vestiges historiques.Paros : destination populaire avec de belles plages, de charmants villages, plus quelques monastères et sites historiques.Petites Cyclades : au sud de Naxos, un archipel d'une dizaine d'îles secondaires (Iraklia, Koufonisia…). On y trouve de belles plages et quelques vestiges historiques selon les îles. Santorin : avec ses falaises, ses couchers de soleil et ses bourgs aux maisons blanches, c'est une des plus belles îles grecques. D'origine volcanique Thera offre de magnifiques paysages, des plages et une certaine animation. On peut y randonner, plonger ou effectuer des balades en bateau dans ses environs dont l'île de Therasia (églises).Serifos : des plages tranquilles et un joli port.Sifnos : une île peu visitée où faire des balades, voir quelques vestiges historiques et profiter de la mer.Syros : des plages, une belle "capitale" et quelques possibilités de randonnées.Tinos : cette île est avant tout un lieu de pèlerinage avec ses églises et monastères.3.3- DodécanèseAstypalée : petite île avec un port aux maisons blanches dominé par une ancienne forteresse.Halki : à côté de Rhodes, cette île peu peuplée possède les restes d'une forteresse médiévale.Kalymnos : île montagneuse avec de jolis paysages, des sites et vestiges historiques, plus des plages agréables. Kalymnos est également appréciée des grimpeurs pour ses falaises.Karpathos : entre Crète et Rhodes, cette belle île montagneuse abrite des villages qui ont conservé une architecture et une culture traditionnelles. On y trouve de belles plages et on peut y pratiquer la plongée.Kassos : petite île d'un millier d'habitants en dehors des circuits touristiques.Kastelorizo : face aux côtes turques. C'est une île montagneuses dont le seul village est niché au creux d'une superbe baie.Kos : à moins de 5 km de Bodrum en Turquie, Kos compte plusieurs vestiges et sites historiques ainsi que des plages. Assez touristique, l'île est également connue pour sa vie et son animation nocturnes.Leros : une forteresse médiévale domine le principal village de ce lieu tranquille.Lipsi : située à côté de Samos, Lipsi abrite plusieurs églises et monastères.Nisyros : c'est une île volcanique dont on peut d'ailleurs admirer le cratère.Patmos : même s'il y a des plages, c'est avant tout la présence de monastères et de la Grotte de l'Apocalypse (classés à l'UNESCO) qui attire des visiteurs plus soucieux de tourisme culturel que festif.Pserimos : petite île aimée des touristes pour sa tranquillité et ses plages. Rhodes : principale île du Dodécanèse très appréciée de ses nombreux visiteurs. Elle combine en effet plages, plongée et stations balnéaires avec un joli patrimoine (vielle ville de Rhodes classée à l'UNESCO, sites antiques, vestiges historiques) et une nature propice à la randonnée.Symi : cette petite île a un des plus jolis ports de Grèce avec son architecture XIXe siècle. On vient ici pour visiter son monastère et autres édifices religieux, mais surtout profiter de ses plages et des possibilités de randonnées.Tilos : l'île possède les restes de plusieurs petites forteresses médiévales. Elle abrite également nombre d'espèces d'oiseaux.3.4- IoniènnesCorfou : principale île de l'archipel, face à l'Albanie. Corfou est connue pour la belle architecture de sa capitale classée à l'UNESCO, plus divers vestiges historiques (monastères, forteresses…) et villages. On peut également y randonner et profiter des plages.Cephalonie : c'est la plus grande et une des plus visitées des Ioniènnes. Elle est réputée pour ses plages (plusieurs stations balnéaires) et paysages montagneux qui abritent quelques villages tranquilles. On y trouve aussi des grottes et le Parc national du Mont Ainos.Ithaque : rendue célèbre par Ulysse; Ithaque est une île montagneuse avec des falaises surplombant la mer. C'est surtout un endroit apprécié des plaisanciers.Cythère : à la pointe sud du Péloponnèse, elle est peu touristique. On y vient pour les paysages, la randonnée, les plages.Leucade : de beaux paysages, de superbes plages et des édifices religieux au programme.Paxi et Antipaxi : deux petites îles où on vient pour les paysages et les plages.Zante : faisant face au Péloponnèse cette grande île possède de très belles plages (tortues sur certaines), des grottes marines, un parc national marin et plusieurs stations balnéaires. Zante connaît aussi localement une certaine animation nocturne.3.5- Mer Egée
Agios Efstratios : une petite île, des plages et quelques visiteurs.Chios : cette grande île de 50 000 habitants est à moins de 10 km de la Turquie. Elle compte nombre de vestiges historiques (citadelle de Chios, villages médiévaux, monastère de Nea Moni classé à l'UNESCO…). Fourni : petit archipel d'une dizaine d'îles très peu visitées.Icaria : pas loin de Mykonos c'est une des plus grandes îles grecques bien qu'assez peu peuplée. Elle est montagneuses, avec de jolis villages, et possède plusieurs belles plages. On y vient aussi pour le thermalisme.Lemnos : on y vient pour ses paysages, ses villages, ses sites et vestiges historiques, et la plage.Lesbos : troisième plus grande île de Grèce, proche de la Turquie. On y trouve plusieurs vestiges historiques, notamment à Mytilène sa capitale, ainsi qu'une forêt pétrifiée à l'ouest.Samos : proche de la Turquie, Samos est pas mal visitée. On peut y voir plusieurs sites archéologiques dont le Tunnel d'Eupalinos et surtout Pythagoreion et Heraion classés à l'UNESCO. Il existe aussi plusieurs belles plages.Samothrace : à proximité des côtes nord et en périphéries des îles d'Egée du Nord, Samothrace reste peu visitée même si elle offre de belles possibilités de randonnées, plusieurs plages et cascades, ainsi que quelques vestiges historiques. Thassos : grande île montagneuse et boisée proche de la côte nord (Kavala). C'est une destination touristique locale pour ses plages, ses paysages, ses possibilités de randonnées et quelques témoignages antiques.3.6- SaroniquesAngistri : à côté d'Egine, cette petite île boisée d'un millier d'habitants offre quelques plages.Egine : juste en face d'Athènes, dans le Golfe Saronique. Egine possède un très joli chef-lieu, plusieurs petits villages, quelques plages et surtout le Temple d'Asphaïa assez connu.Hydra : dans la partie sud de l'archipel, c'est une très belle île montagneuse assez touristique. Pas vraiment de plages mais des églises et monastères à découvrir.Poros : juste à côté du Péloponnèse, une île verdoyante et vallonnée avec plusieurs plages. Poros a un joli chef-lieu avec de belles maisons.Salamine : la plus grande et la plus peuplée des îles de l'archipel, à juste 2 ou 3 km du PiréeSpetsae : au sud des Saroniques, elle possède de belles demeures et des plages.3.7- Sporades du NordAlonissos : plutôt tranquille, Alonissos abrite quelques plages et surtout un parc naturel marin (qui inclut d'autres îles proches quasi désertes) à l'intérieur duquel on peut faire de la plongée. Skiathos : cette petite île boisée proche du continent a de belles plages qui lui valent d'être assez touristique.Skyros : la plus grande et la plus à l'est de toutes les Sporades. Elle possède d'assez beaux paysages et de belles plages.Skopelos : c'est la voisine de Skiatos. Dans un décor de bois, de petites montagnes et de plages sont nichés plusieurs jolis villages et surtout plus de 350 monastères et églises byzantines.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Grèce continentale : Athènes; Cap Sounion; Delphes; Eubée; Météores; Mont Athos; Mont Olympe; Mont Pélion; Monts Pinde; Parc national Vikos-Aoos; Péninsules de la Chalcidique.
Péloponnèse : Canal de Corinthe; Epidaure; Mistra; Monemvassia; Mycènes et Tirynthe; Nauplie; Olympie; Péninsule du Magne.
Crète : Arkadi; Gorges de Samarie; Heraklion; Lefka Ori; Palais de Knossos; Preveli.
Autres îles : Delos, Folégandros, Milos, Mykonos, Naxos et Santorin pour les Cyclades. Également Chios (Mer Egée); Corfou (Ioniènnes); Hydra (Saroniques); Karpathos et Rhodes (Dodécanèse).
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Je pars dans peu de temps maintenant et je voudrais connaitre vos impressions sur ce pays. Les gens, la maniere de vivre, les sites culturels...ce que vous avez aimé, ce que vous avez deteste etc etc
Merci a tous
Bonjour !
J'aimerais savoir si quelqu'un ici s'est promené autour du Mont Parnasse. Je vais en Grèce cet été et passe deux jours à Delphes, mais connaissant un peu la ville, je ne désire pas y rester, mais plutôt me ballader aux alentours.
Pourriez-vous me faire part de vos expériences et idées ?
Merci d'avance !!
Nous projetons de faire un périple en camping car en juillet 2010. Beaucoup de points ?
Comme:où prendre le bateau ? faut'il le réserver?
peux t'on dormir à la belle étoile?
prix du gazole et de la vie ?
le site a ne PAS manquer ?
peux t'on faire le plein d'eau partout ?
Merci de nous aider à préparer notre voyage pour qu'il reste inoubliable.
Un grand bonjour à tous !
Le soleil est revenu sur le Var, pourvu que ça dure et qu'il nous accompagne pendant cette croisière ! 😎
A priori nous serons un petit groupe à naviguer ensemble sur le Neo Romantica du 26 décembre, je vous propose donc ce post "spécial" afin de mettre en commun nos astuces, idées ou réservations déjà faites en ce qui concerne les escales.
En ce qui me concerne à part avoir commandé une robe de soirée pour ma fille de 16 ans, j'avoue que je n'ai pas beaucoup avancé dans ma préparation des escales.
Savone ce sera je pense balade en ville
Naples je pensais aller à Pompei en train
pour le reste je ne sais absolument pas
Alors si certains ont des bons plans à partager voire des taxis ou guides à partager pour faire baisser les prix par personne, cela peut intéresser tous les futurs passagers de cette croisière !
Au plaisir de vous lire et de vous rencontrer ! 🙂
Amicalement Stéfanie
A priori nous serons un petit groupe à naviguer ensemble sur le Neo Romantica du 26 décembre, je vous propose donc ce post "spécial" afin de mettre en commun nos astuces, idées ou réservations déjà faites en ce qui concerne les escales.
En ce qui me concerne à part avoir commandé une robe de soirée pour ma fille de 16 ans, j'avoue que je n'ai pas beaucoup avancé dans ma préparation des escales.
Savone ce sera je pense balade en ville
Naples je pensais aller à Pompei en train
pour le reste je ne sais absolument pas
Alors si certains ont des bons plans à partager voire des taxis ou guides à partager pour faire baisser les prix par personne, cela peut intéresser tous les futurs passagers de cette croisière !
Au plaisir de vous lire et de vous rencontrer ! 🙂
Amicalement Stéfanie
Voici le compte rendu d'une croisière à bord du Costa Diadema, effectuée du 11 au 18 octobre 2015 au départ de Marseille. Les escales sont les suivantes :
- BARCELONE - PALMA DE MAJORQUE - NAPLES - LA SPEZIA - SAVONE
Le compte rendu est organisé par partie : quelques mots rapides sur nous, précisions sur l'avant croisière, détails de toutes les escales, précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), précisions sur la fin de croisière et le retour et pour finir le comparatif entre cette croisière Costa et nos anciennes croisières avec la compagnie Royal Caribbean. Avis comparatif qui ne concerne que nous et que notre petite expérience à travers cette unique (et dernière) croisière sur un navire Costa.
QUELQUES MOTS RAPIDES SUR NOUS Habituée à faire des compte-rendu, voici une nouvelle partie dans ce petit dernier… L’intitulé peut sembler un peu narcissique mais en fait je tiens juste à préciser que nous sommes un couple et qui pour la première fois après 8 croisières en amoureux sur Royal Caribbean, avons voyagé avec un enfant de 2 ans et 11mois (et avec une poussette canne, ah la joie des ascenseurs… !). Nous avons l’habitude (quand c’est possible…) d’effectuer les visites par nous-même en utilisant les moyens de déplacements locaux, question de budget et surtout de liberté ! On apprécie les croisières pour le côté découverte sans avoir l’inconvénient de la fatigue… Bien entendu il faut accepter l’idée de ne pas tout découvrir en une journée… Nous aimons le calme et finir la journée par un bon repas. Notre choix s’est porté sur une croisière Costa et non pas RCCL comme d’habitude pour une question de budget (les enfants sont presque gratuits chez Costa et pas sur RCCL).
PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE Départ en TGV depuis l’est de la France le matin même. Arrivée à Marseille à 11h45. Le trajet entre la gare et le bateau a été effectué en taxi, pas par pur plaisir mais vraiment par défaut… Pour ma part, marcher et prendre les transports en commun ne me gêne pas mais avec un enfant et les valises c’est différent… 27€ qui s’envole en 20 minutes environ. A quand les navettes entre le port et la gare ? Pour ceux qui arrivent plus tôt dans la journée en train ou en avion, il ne faut pas espérer visiter le centre-ville, le port n’est vraiment pas situé en pleine ville. Arrivée au port, nous déposons nos valises, et là première surprise, il fallait bien plier les étiquettes imprimées sur papier pour marquer nos bagages (sur Royal Caribbean on vous donne des étiquettes autocollantes plutôt solides en couleur), du coup on s’est retrouvés bêtes et le jeune homme a fabriqué les étiquettes puis attaché avec une dizaine d’agrafes chacune. Il nous attribue un numéro qui sera utilisé pour donner un ordre d’embarquement quelques heures après. On monte à l’étage, on trouve des sièges pour s’asseoir, et là on attend jusqu’à presque 15h, notre tour pour embarquer. Il faut savoir que sur cette croisière, Costa embarque et débarque des passagers à chaque escale, en conséquent le nombre de personnes à enregistrer est moindre, en même temps heureusement car elles n’étaient que 3 hôtesses à enregistrer toutes les personnes qui embarquaient depuis Marseille…
18h départ du bateau !
LES ESCALES
🙂BARCELONE 9h00 - 19h00 Le bateau est amarré dans le port de Barcelone, au terminal D (le plus loin de la sortie du port). météo : ensoleillé. Au programme de la journée : le parc Guell, la Sagrada Familia, le marché de la Boqueira, les Ramblas. Première mission, rejoindre la place Colon. Dès la sortie du bateau, à la recherche du premier ascenseur de la journée pour quitter le terminal D… A peine arrivés en bas, voilà que la navette bleue, mise en place par la ville, s’en va… Il faut compter 2€ par trajet ou 3€ l’aller-retour. Vous pouvez aussi acheter à 10€ par personne l’aller-retour le trajet pas bus effectué par Costa. J’avais lu qu’il n’y en avait une que toutes les 30minutes (de navette de ville) donc nous avons quitté le port en marchant. En fait il y a des navettes toutes les 20 minutes, parfois 15 minutes. En marchant, entre le bateau et la place Colon nous avons mis 30 minutes d’un bon pas. Pour se rendre au parc Guell, il faut prendre le métro, station Drassanes (située sur les Ramblas) à station Lesseps, ligne 3. Nous avons acheté un pass à 10€ utilisable pour nous deux pendant toute la journée. Depuis la station de Lesseps de la ligne 3, vous mettez 15 minutes à pied et il est recommandé d’y accéder par le passage de Sant Josep de la Muntanya, où se trouve un escalier mécanique. Bien entendu interdit aux poussettes… ! Le parc Guell est bien indiqué sur des petits panneaux entre la station de métro et le parc. Nous avions prévu de visiter le parc Guell pour commencer la journée et j’avais réservé en ligne les billets pour 10h. La petite étant malade, on a quitté le bateau plus tard que prévu et nous sommes arrivés au parc Guell à 11h. J’ai expliqué la situation dans un anglais horrible et l’employé nous a dit de revenir à 11h25 pour voir si on pouvait se rajouter dans ce créneau horaire, ce que nous avons pu faire… Ouf ! La visite est assez rapide, il faut compter 1h si on aime un peu trainer, en sachant qu’il y a une partie gratuite et que le créneau horaire ne concerne que la partie payante. Il faut compter 7€ par adulte. C’est beau à voir, assez unique en son genre surtout. Retour au métro pour se diriger vers la Sagrada Familia. Prendre le métro à Lesseps, sortir à Diagonal (ligne 3) puis prendre la ligne 5 et sortir à Sagrada Familia. Et le tout en prenant 3 fois l’ascenseur si vous avez une poussette… parfois on a aussi porté la poussette car il y avait trop d’attente. Là aussi, billets achetés sur internet, payé 15€ par adulte (sans la visite des tours qui est interdites aux enfants). Visite réservée à 13h, on était dans les temps même en ayant commencé la journée avec 1h de décalage avec le planning… L’édifice est assez monumental, on n’aime ou on n’aime pas mais il vaut le détour, surtout à l’intérieur, c’est tellement différent des églises de chez nous… Fin de la visite à 14h, la faim est là ! Pour information, d’autres français avaient achetés les billets sur internet et eux ils avaient payé 20€ par adulte… pour la même chose que nous (sans les tours donc). Nous avions repéré un restaurant qui était bien noté et nous sommes partis à la recherche de ce petit restaurant à tapas, on a fait toute la rue piétonne pour finalement revenir sur nos pas sans le trouver. Par défaut on rentre dans un restaurant, situé au tout début de la rue, et quelle surprise c’était celui qu’on cherchait depuis 1h… mais en fait le nom n’est pas sur la facade, quelle drôle d’idée… Il se nomme Intertapa. C’est situé à 10minutes de la Sagrada Familia voire moins. Ce n’est pas très grand mais c’est local, on a très bien mangé, le tout pour 49€ (3 boulettes au fromage, 1 grosse part d’omelette avec un peu de sauce tomate en guise d’entrée, un énorme morceau d’agneau et pomme de terre, 1 mini hamburger aux oignons et des frites puis 2 crèmes catalanes, 1 bouteille d’eau et une grande bière) Tout était très bon, copieux et bien servi. On a mangé en 1h30, notre pitchoune dormait donc on en a profité… ! D’ailleurs pour le côté pratique si vous cherchez une petite superette, il y a un carrefour market à 5 minutes de la Sagrada Familia, c’est bien utile, nous on a acheté une tablette de chocolat, d’habitude on emmène notre pâte à tartiner mais là avec notre monstre on s’est dit qu’on aurait du mal à la rationner… ! Direction le marché de la Boqueira situé sur les Ramblas. Toujours en métro, prendre le métro direction Diagonal, sur la ligne 5. Puis changer à diagonal et prendre la ligne 3 et s’arrêter à Liceu située juste à côté du marché. Pas de chance le marché était fermé… Bon l’enseigne est belle vue de l’extérieur et en regardant les horaires c’était censé être ouvert… Dommage ! Nous qui comptions grignoter local… A la recherche d’une aire de jeux pour finir la journée en faisant jouer notre petite fille. On en a trouvé une pas loin des Ramblas. Pas très grande mais à partir du moment où il y a un toboggan c’est déjà ça ! Pour retourner au bateau nous avons marché le long des Ramblas, où se trouvent beaucoup de boutiques pour touristes, puis marché jusqu’au bateau tranquillement. Retour au bateau vers 18h00. bilan de notre journée à terre : Très belle journée à terre, des belles découvertes aussi bien culturelles que culinaires ! Seul bémol, le marché fermé… On se déplace facilement en métro (surtout si vous prenez les escaliers). Petit point négatif, c’est vraiment plein de touristes… Des personnes qui n’avaient pas réservé les billets en avance pour le parc Guell et la Sagrada Familia n’ont pu visiter ni l’un ni l’autre…
🙂PALMA DE MAJORQUE 8h00 – 18h00 Le bateau est à quai, plutôt loin du centre-ville (environ 5km, soit 1h en marchant). météo : gris et frais et quelques gouttes… ! Au départ le programme de la journée était le suivant : visite de la ville, retour au bateau pour le repas puis direction la plage Calla Contessa. Vu le temps nous avons supprimé l’option plage ! Pour sortir du port, 3 options s’offrent à vous : la navette Costa (10€ par personne l’aller-retour), le bus de ville (1€50 par trajet et par adulte), ou marcher pendant 1h le long du port et à côté d’une route très fréquentée… Option 2 retenue, le ticket s’achète devant le bus, nous avons pris le bus et en 10 minutes on était au centre-ville, en fait notre bus n’a pas fait d’autre arrêt donc c’était plus une navette entre le port et le centre-ville qu’un bus de ville en réalité. Nous avons flâné entre le musée d’art moderne, la cathédrale, les petits patios… en prenant les petites rues plutôt que les grandes. Depuis la terrasse du musée, gratuite, il y a une belle vue dégagée de la cathédrale. Vers 13h nous avons fait une petite pause avec une coca aux oignons et chorizo, très bonne. On a eu l’agréable surprise de visiter un joli jardin avec un bassin et un immense bougainvillier en fleurs, vraiment superbe… Nous n’avons pas visité la cathédrale. L’extérieur est beau, il y a un manque de recul par contre. Les petites rues sont belles, il ne faut pas hésiter à se faufiler dans les ruelles étroites, elles donnent parfois sur des petites places ombragées typiques du sud. Pour finir la visite de la ville, nous nous sommes posés dans une aire de jeux située pas loin de l’arrêt de bus, très grande et bien aménagée. Puis retour au bateau en bus, avec tous les arrêts cette fois-ci. Retour au bateau vers 15h pour se restaurer et se reposer. bilan de notre journée à terre : Belle journée, le temps n’était pas avec nous pour l’option plage mais ville sympathique à voir. On a trouvé des jolies choses mais il ne faut pas se limiter aux grandes rues commerçantes mais plutôt les éviter…
🙂NAPLES 8h00 – 15h00 Le bateau jette l’ancre en ville. Pas de navette à prendre aujourd’hui… météo : gris, vraiment gris, puis grosse averse puis soleil en début d’après-midi... Il fallait emmener les parkas et les lunettes de soleil. Le programme de la journée était le suivant : visite de Pompéi puis visite express de la galerie couverte et des rues avoisinantes dans Naples. Première bonne surprise, on a pu descendre du bateau à 7h45, alors que nous étions censés arriver à 8h au port. Direction presque en courant le petit kiosque (juste en face du port après avoir traversé prudemment la rue). Il vend des journaux et les fameux billets de trains pour se rendre à Pompéi. Il faut compter 12€80 aller-retour pour deux adultes pour prendre le tram (entre le port et la gare) puis le train (de Naples jusqu’à Pompéi). Il ne faut pas oublier de composter les billets, nous avons été contrôlés une fois le matin et une fois le soir dans le tram (mais pas dans le train). Le tram ne passe que toutes les 20 minutes. L’arrêt de tram en face du port se nomme Colombo et nous sommes sortis à l’arrêt Porta Nolana (dans le tram cet arrêt ne portait pas le même nom donc nous nous sommes fiés au plan et c’est le premier arrêt après un virage à angle droit). Il y a 5 arrêts de mémoire. L’arrêt Porta Nolana dessert la gare secondaire de Naples. Elle permet de monter dans le train pour Pompéi avant les passagers prenant le train à la gare centrale. Nous avons pris le train un peu avant 9h. Il y a 37 minutes de trajet pour arriver à la station Pompéi scavi vila misteri. Après 37 minutes de trajet, nous descendons du train pour se diriger vers l’entrée nommée Porta Marina, c’est sur notre droite en sortant de la gare à même pas 10 minutes à pied. 9h45 début de la visite du site de Pompéi après s’être acquitté du droit d’entrée (13€ par adulte ou 7€50 si tarif réduit). Le site est immense, au départ il y a une petite montée (qui semble interminable avec la poussette !). Beaucoup de parties étaient fermées pour restauration mais c’est tout de même un site remarquable à voir. Il y a de beaux jardins, des belles allées, l’ambiance est mystérieuse… Après 2h de visite nous nous sommes dirigés vers la sortie, au début lentement puis d’un bon pas car nous étions sous une bonne averse… Nous avons ensuite pris le train de 12h07 pour revenir à Naples où le soleil nous attendait ! Le train était plein, on a eu du mal à trouver 3 places assises. A 13h30 nous étions à l’arrêt de tram situé en face du bateau. Nous avons déballé la poussette puis d’un bon pas nous nous sommes dirigés vers la galerie couverte. La galerie est belle, également en travaux mais belle quand même. Nous avons également vu la grande place puis nous nous sommes aventurés dans la grande rue commerçante : la via Toledo. Nous avons acheté une grosse part de pizza à 2€, et direction le bateau en passant par les petites rues. Miam, très bonne ! Certainement pas la meilleure de Naples mais un vrai délice tout de même ! bilan de la journée : Nous avons raté deux fois le tram (une fois le matin et une fois en revenant de Pompéi) donc au total on a perdu 40 minutes de visite mais tout ce que nous avons vu nous a plu. La poussette à Pompéi c’est vraiment hard, mon mari l’a souvent porté sur les épaules ! Le bateau part trop tôt, on aurait apprécié déambulé plus longtemps dans les petites rues qui partent de la via Toledo et qui montent dans le quartier Spagnolli plus authentique d’après ce que j’avais pu lire sur ce forum… Très belle journée dans l’ensemble.
🙂LA SPEZIA 9h30 – 20h30 Le bateau est amarré en ville, Il faut prendre une navette gratuite et obligatoire pour sortir du port. météo : gris et quelques gouttes mais quelques belles éclaircies également Au programme : visiter quatre des cinq villages des cinq terres en prenant le train et le bateau entre Vernazza et Manarolla. Finalement pas de bateau car la mer était trop agitée… Le matin sur le port la navette embarquait du monde, le soir en repassant il y avait écrit sur un panneau comme quoi à cause des conditions climatiques le service n’était pas disponible… On s’est posé la question de savoir comment et à quelle heure était rentrées les personnes qui avaient embarqué le matin. Bref… En sortant du Costa Diadema parmi les premiers nous avons pu monter très rapidement dans une des navettes (la nôtre était l’une des dernières d’où l’importance de sortir rapidement du navire si on ne veut pas attendre ensuite que la première navette partie revienne, d’autant que le trajet dure 10 minutes et qu’il n’y a pas 50 bus pour effectuer ce trajet). En route vers la gare, nous avons marché pendant 30 minutes d’un bon pas en longeant le port de plaisance puis en prenant la rue principale et très commerçante de La Spézia. C’est toujours tout droit, rien de plus simple, et en plus la gare est indiquée par des petits panneaux spécialement pour les piétons. Arrivée à la gare, nous avons attendu 20 minutes pour acheter deux pass Cinq terre (derrière nous le monde s’est accumulé très rapidement !). Il faut écrire son nom, prénom au verso du pass et le composter (dans toute la journée nous avons été contrôlé 3 fois). 12€ le pass par adulte pour toute la journée et pour un nombre de trajets illimité. Normalement nous étions censé prendre le train de 11h10 mais celui de 10h06 était encore là et ils annonçaient 40 minutes d’attente donc nous avons pu le prendre. Il est finalement parti vers 10h50. Direction le plus éloigné des 4 villages que nous souhaitions voir : Vernazza. Vernazza est l’avant dernier village des cinq terres. Un petit glacier sympathique dans la rue principale, des belles maisons colorées, des barques posées au sol, des petites ruelles (aie aie aie avec la poussette car il y a des escaliers partout !). Très sympathique. Nous avons ensuite repris le train et nous nous sommes arrêtés au village suivant : Corniglia. Celui-ci se mérite ! Il faut gravir beaucoup d’escaliers (20 minutes entre la gare et le village) mais il présente un intérêt important lié aux escaliers : il y a largement moins de monde. Nous avons mangé une part de raviolis à la viande chacun dans un petit bistrot situé au bord de la route traversant le village, 16€ à 2. C’était des pâtes fraiches et servie en quantité avec du pain grillé. Bon rapport qualité-prix. Le village est perché, il y a de jolies ruelles. Nous sommes descendus presque en courant pour attraper le train de justesse (sinon nous devions attendre 50 minutes !). Les trains sont relativement à l’heure, à 5 minutes près (sauf le premier de la journée !). Arrivée ensuite à Manarola, sans doute le plus beau des villages visités. On a emprunté sur quelques mètres le sentier côtier pour avoir une vue dégagée sur le village, le point de vue est magnifique. Nous sommes ensuite remontés vers le haut du village (à droite en sortant du tunnel). Puis à force de s’enfoncer dans les petites rues nous sommes tombés sur une terrasse sublime… certes avec vue sur la gare mais surtout une vue imprenable sur la mer ! Si vous avez peu de temps je pense que ce village est incontournable. Dernier village visité : Riomaggiore. Nous avons visité ce village en 20 minutes pour deux raisons. Notre fille s’étant endormie dans la poussette, nos déplacements devenaient très compliqués… et si nous avions passé plus de temps il aurait fallu attendre 50 minutes de plus pour le train suivant. Pour arriver au village il faut sortir de la gare et prendre le tunnel sur votre droite. Pour accéder au port il faut descendre quelques escaliers qui passent sous la grande place du village. Des vélos d’enfants y sont cadenassés. Le port est petit et peu accessible. Pour les amateurs de petite promenade il existe un sentier pédestre (20 minutes) entre Manarola et Riomaggiore qui se nomme la Via dell’ Amor. Ce sentier est en ce moment fermé, la vue doit être magique… Dans les cinq terres il existe beaucoup de randonnée. Un peu avant 18h nous étions de retour à la Spezia après 7 minutes de trajet en train. Nous avons ensuite pris notre temps pour revenir au bateau en faisant une petite halte à une belle aire de jeux située proche du port… toboggan au programme ! bilan de la journée : Superbe journée, surtout avec quelques rayons de soleil ! Côté train, nous avons eu de tout… genre métro, genre train à étages, genre train classique… Nous sommes toujours restés pas loin des portes car les trains étaient vraiment complets (presque tous !) et avec une poussette le but n’était pas de gêner tout le monde. De plus les trajets sont courts. Par contre si vous avez des difficultés à monter des hautes marches, côté train il va falloir prendre sur vous : pour monter dans le train, la plupart du temps nous avions des très grandes marches ! (hauteur mi-cuisse pour le dernier sur lequel était indiqué un logo personne à mobilité réduite sur la fiche des horaires, c’est à n’y rien comprendre…!).
🙂SAVONE 8h00 – 17h00 Le bateau est amarré en pleine ville. Il y a même une passerelle pour se rendre directement au centre-ville sans contourner le port de plaisance. météo : gris mais pas de pluie ! Au programme aujourd’hui : découvrir Savone sans se presser ! Nous avions au départ envisager d’aller à Gènes visiter l’aquarium mais le time-ing aurait été serré et le budget trop élevé. Nous avons pris l’artère principale située en face du port pour s’enfoncer un peu en ville. Nous nous sommes ensuite aventurés vers le marché situé pas loin de la forteresse. Enfin pour finir la matinée nous avons visité la forteresse, c’est gratuit, joli et le point de vue est admirable. On trouve même un toboggan pour les enfants. C’est sympa. Retour au bateau pour le repas au buffet. Et c’est repartit à la découverte cette fois-ci d’un beau parc qui longe la plage (juste après le fort). Nous avons fait une petite promenade dans ce parc longeant la côte, il était désert… Même la grande aire de jeux était vide. Très belle aire de jeux d’ailleurs ! Nous avons ensuite décidé de retourner en ville pour voir les belles façades qu’on avait aperçues le matin. Nous avons visité la cathédrale et aperçu le petit cloitre près de la chapelle située à côté de la cathédrale. Quand nous partons on tente toujours de ramener quelque chose de vraiment local, ce qui n’est pas une chose facile… notre choix s’est alors porté pour des biscuits élaborés dans la petite boutique d’un chocolatier. Nous sommes passés devant en flânant mais rien qu’en voyant la vitrine puis une partie de l’atelier… miam, notre choix était fait ! Retour au bateau vers 16h30 pour proposer un gouter à notre miss (qui dormait pendant notre halte au chocolatier !) bilan de la journée : Rien d’extraordinaire mais une belle journée quand même, une journée tranquille surtout, pour finir la semaine sans courir.
DETAILS SUR LE BATEAU Côté restauration... Nous avons mangé au : - buffet : le Corona blue. Utilisé pour le petit déjeuner et le déjeuner et une fois pour le goûter. En fait il y a 3 buffets presque identiques (un côté gauche, l’autre côté droit et le dernier à côté de la piscine où il y a certaines choses en plus genre beignets salés et hamburger-frites). Parfois ils n’ouvrent ou ferment pas à la même heure ce qui est très pratique si vous vous levez très tôt ou rentrez tard à bord. Le côté positif réside dans le fait qu’il y a énormément de places assises, même si au bout d’un moment vous vous éloignez de plus en plus du buffet, logique. C’est le problème du buffet, un garde la place assise, l’autre va se servir, pendant ce temps l’autre attend, le premier mange seul pendant que l’autre attend d’être servi… Pour le petit déjeuner on a pu trouver de quoi contenter nos papilles avec des viennoiseries (nature ou fourrées), des beignets, de la brioche, du pain grillé, des fruits frais ou secs, des confitures, beurre, une partie salé froide (pas de partie chaude salé). Le thé et le chocolat au lait sont en libre-service. Dans l’ensemble les petits déjeuners étaient de bonne qualité sauf côté laitage où ce n’était pas à notre gout. Pour le déjeuner, il y a une partie pate, une partie focacia, une partie typée Asie mais à part le nom il n’y a rien de très dépaysant, une partie plat (viande et poisson) et légumes, une partie grill, une partie hamburger sur le buffet extérieur près des piscines, fromages, fruits, desserts. C’est varié. Tout ce qui est chaud (ou presque) est servi par du personnel ce qui génère sans doute moins de gaspillage mais par contre n’est pas franchement rapide. Parfois nous avons fait la queue 25 minutes avant de pouvoir être servi en pate puis encore attendu 10 minutes de plus pour un morceau de viande, du coup on mange presque froid… C’est dommage car dans l’ensemble les plats étaient corrects même si côté accompagnements cela se limitaient souvent à deux choses ou pates. Pour le gouter, le jour où nous avions été, il n’était ouvert que 30 minutes… Autant vous dire que j’ai attendu 25 minutes pour pouvoir me servir et que je me suis fait une bonne assiette car de toute façon le buffet fermé juste après ! Dessert correct mais rien de franchement transcendant, souvent des génoises fourrées au chocolat…
- salle de restaurant : l’Adularia. Je ne sais même pas par où commencer… L’alignement des tables est horrible, bienvenue à la cantine. Si vous voulez discuter parlez doucement sinon vos voisins de table entendront tout ou presque… La décoration est chargée et le plafond semble bas, là aussi un sentiment d’écrasement et d’enfermement est présent. La carte est donnée en français mais, étant un peu difficile, nous avons choisi tous les soirs nos plats par défaut… La présentation des plats est parfois belle et parfois digne d’une cantine de collège ! Que ceux qui en doute me demande la photo du poulet grillé… vous serez surpris ! Pareil côté qualité… c’est un peu en dents de scie… Les serveurs sont attentionnés mais ils courent… Si vous avez soif, sortez le porte-monnaie : 3€40 le litre d’eau plate. Si vous commandez du vin, ils vous servent le premier verre et après vous vous débrouillez. Les soirs suivants la bouteille est sur la table, bouchonnée et à vous de vous servir… Le serveur n’a pas le temps de venir vous resservir. Côté pain, pfff… dur dur ! J’ai été ravie de retrouver mon boulanger… Bref dans l’ensemble, vraiment déçu de la qualité et du service. Pas de morceau de viande noble (steack grillé, carré d’agneau…) et si vous voulez un peu de jambon italien ou une escalope milanaise c’est payant. Et si jamais vous ne finissez pas assez vite (nous étions au premier service), ils rallument la lumière et au cas où vous discutez encore un peu avec vos voisins de table ils mettent la musique pour vous faire partir… Je comprends qu’il faut préparer la table pour les suivants mais on a tout de même l’impression de manger au lance pierres. Parfois on a attendu 45 minutes pour avoir l’entrée alors forcément on ne peut pas finir dans les temps calmement. D’une manière générale c’était assez lent pour être servi, on a vraiment l’impression qu’ils manquent du personnel pour que tout se passe parfaitement.
Il y a de très nombreux autres restaurants payants (pizzas, glacier et crêpes)… Dans l’ensemble et surtout le soir on a vraiment l’impression que niveau qualité ils se contentent du minimum pour vous pousser vers les restaurants payants. Par exemple le soir au restaurant, nous n’avons pas pu avoir une boule de glace pour notre fille… Le serveur nous a dit qu’il fallait en acheter une au glacier. Pas de pizzas au buffet, pourtant c’est le cas sur certains bateaux qui eux ne sont pourtant pas italiens… (Sur l’oasis of the seas, à volonté toute la journée dans un restaurant pizzéria placé sur la promenade intérieur, 4 ou 5 choix de pizzas…). Pareil pour avoir une glace, elles sont disponibles soit au buffet, soit au restaurant en tant que dessert soit en libre service sous la forme de glace à l’italienne sur Royal caribbean.
Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même donc je ne peux pas me prononcer sur la qualité des excursions proposées.
Côté spectacles... Pareil, de ce côté-là je ne peux pas donner mon avis car avec un enfant d’un peu moins de 3 ans, après le repas nous allions directement à la cabine ou presque. Nos voisins de table ont été à presque tous les spectacles et ils les ont tous apprécié sauf deux soirs où ce n’était vraiment pas terrible apparemment.
Côté activités sportives sur le bateau... - terrain de basket : pas tenté, situé tout en haut du bateau, seul endroit où on peut voir la mer des deux côtés du bateau ! (en faisant abstraction des filets pour empêcher de perdre le ballon) - piscine pour les enfants : pas tenté vu le temps et l’état de santé fragile de notre fille au moment du voyage. C’est bien pensé et assez protégé du vent, par contre il y avait des adolescents dedans alors qu’apparemment c’est réservé aux enfants. - piscine du solarium : pas testé, uniquement des enfants à l’intérieur, et un bruit assourdissant pendant les animations. - jacuzzi : il y en a plusieurs dissimulé à plusieurs endroits du bateau. La couleur jaune ne donne pas franchement envie, pourtant ceux avec vue sur la mer sont sympas mais en plein courant d’air au niveau de la nuque, ou à côté de zones fumeurs… - cinéma 4d : pas testé et payant… 4€50 ou 6€ selon le film pour une durée maximale de 20 minutes. - stimulateur formule 1 : pas tenté, payant - jeu avec des laser : pas testé et payant
Le bateau en lui-même... en vrac ! - La première chose qui me vient à l’idée est le manque cruel d’un pont situé en haut du bateau et d’où on peut voir la mer tout autour de nous. Il n’existe qu’un seul pont qui fait vraiment le tour complet du bateau, c’est le pont 5 mais on ne voit qu’un côté du bateau sans compter qu’il y a de nombreux points fumeurs sur ce pont alors en tant que non-fumeurs on presse le pas plutôt que de flâner en regardant la mer. - Enormément de transat ! Je pense pouvoir dire que vous en trouverez un si vous avez une belle journée ensoleillée… - Beaucoup de restaurants payants, si vous n’avez rien contre payer des suppléments, vous avez l’embarras du choix.
DEBARQUEMENT On nous avait attribué la lettre B, nous avons pu sortir à 8h45. Nous sommes sortis sans attendre, les valises nous attendaient gentiment alignées. Rien à dire.
TRAJET RETOUR Effectué en train avoir payé 26€ de taxi à un taxi qui ne prenait pas la carte bleue. Si cela vous arrive et que vous n’avez pas assez de liquide il y a un distributeur juste à côté de la gare.
POINTS NEGATIFS/ POINTS POSITIFS/ COMPARATIF AVEC ROYAL CARIBBEAN Cette partie va être un peu en vrac alors pardonnez-moi d’avance…
- Le bruit est usant à la longue… Il est difficile de se trouver un endroit tranquille d’où l’on peut voir la mer. Nous avons fait plusieurs bateaux sur RCCL de classe différente et peu importe sa taille il y a toujours un pont situé en haut du bateau d’où on a ce sentiment de liberté totale… C’est généralement sur ce pont qu’il y a aussi la piste pour courir et marcher (sauf sur l’oasis où c’est deux ponts différents). - Côté restaurant l’eau payante refroidit un peu l’ambiance du premier repas… Sur l’autre compagnie c’est gratuit et le serveur vous sert chaque verre d’eau (tiède ou glacé au choix !). - Toujours au restaurant sur RCCL il y a des plats payants (notamment le homard par exemple, qui en 2011 ne l’était pas d’ailleurs…) mais vous avez à volonté des escargots, du black angus (très bons morceaux de beauf)… là il faut payer pour du jambon italien ou une escalope de veau, c’est un peu limite quand même. - Toujours au restaurant, le premier soir tous les serveurs sont alignés et vous amène jusqu’à votre table. Ici vous arrivez et vous vous débrouillez pour trouver votre table, certains soirs c’était l’embouteillage car les gens s’entassaient dans l’entrée puis erraient dans les allés à la recherche de leur table… - Toujours côté repas, on trouve des distributeurs de gel hydroalcoolique, ce qui est un très bon point. Encore faut-il que les gens les utilisent… Sur RCCL, à l’entrée des restaurants, il y a toujours deux distributeurs et deux membres du personnel qui vous invitent à vous laver les mains. Alors bien sur certains ne le font pas mais très peu par rapport à ce qu’on a pu voir là. Bien sûr là ce n’est pas forcément que Costa qui est à remettre en cause mais l’hygiène des passagers… - Toujours côté restaurant, le pain n’est franchement pas terrible, il est donné dans une petite corbeille posée sur votre table. Sur royal caribbean c’est un serveur qui vous propose le pain parmi 6 variétés environ dont la plupart change chaque soir, et côté qualité rien à voir… Et il repasse régulièrement vous en proposez. Si vous voulez du poivre, personne ne passera vous en proposez avec le moulin, là c’est à vous de vous servir. - Encore concernant les repas, si jamais vous rentrez en retard lorsque le bateau est à quai jusqu’à 20h par exemple que vous êtes au premier service, vous ne pourrez pas vous restaurer sur le bateau car le buffet, le soir, est privatisé comme une salle de restaurant ouvert uniquement à ceux qui l’ont choisi lors de la réservation. - Côté restaurant toujours, point positif pour l’armateur italien, il fait bon dans sa salle de restaurant, chez RCCL il fait vraiment froid ! Une dame en robe courte, manche courte ne survivra pas longtemps… - Toujours au restaurant, le serveur donne un dessin et un crayon tous les soirs à notre fille, c’est sympathique. Je ne peux rien dire concernant RCCL vu que d’habitude nous voyageons sans nos enfants. - Encore au restaurant, lors de la soirée italienne, les serveurs font danser les femmes, c’est très sympathique et cela met tout le monde de bonne humeur. - Côté chambre, le service était impeccable par contre. Le garçon de cabine était gentil, poli et toujours souriant. La chambre était nettoyée pendant notre petit déjeuner la plupart du temps, rien à redire. - Côté chambre lors de la réservation nous avons mentionné que nous étions 2 adultes et un enfant de moins de 3 ans et nous nous sommes retrouvés avec une chambre avec un lit double et un lit en hauteur qui sort du plafond (hauteur du lit 1m60 environ)… Ce genre de lit est interdit pour les enfants de moins de 6ans, mais pas moyen de changer de cabine, on a pu obtenir une barrière filet à rajouter mais même avec ça, elle pouvait tomber du lit par le haut ou pas le bas très facilement. Bilan, elle a dormi toute la semaine avec nous ! Dans le principe, c’est dangereux et inacceptable de la part de Costa, que ce serait-il passé si elle avait chuté pendant la nuit d’une hauteur de 1m60 ? - Côté chambre toujours, le programme est distribué vers 22h alors si vous êtes comme nous sous la douche à ce moment-là, il vous le mettra dans la boite aux lettres devant votre cabine. Sur RCCL vous le trouvez toujours sur votre lit à votre retour après le repas, c’est plus pratique que de ressortir en petite tenue dans le couloir pour lire le programme avant le lendemain. D’ailleurs concernant les programmes, nous n’avons jamais trouvé de plan de port comme on peut les avoir sur Royal caribbean. Ils sont souvent peu détaillés mais cela peut aider quand même. - Côté chambre encore, nous avons été réveillés toutes les nuits par des bruits de pas, de portes qui claquent, des hurlements d’enfants ET d’adultes… Deux possibilités, soit il y a un problème d’insonorisation soit les personnes à bord étaient très bruyantes, sans doute un peu les deux ! - Côté hygiène, un très bon point pour Costa, les portes des toilettes collectifs s’ouvrent sans contact, c’est bien plus hygiénique… Manque de chance ce n’est pas le cas du savon ou des robinets mais c’est quand même très bien ! - Côté divertissement, c’est simple sur RCCL presque tout est gratuit : le cinéma, la patinoire, le terrain de mini-golf, le terrain de basket, la tyrolienne, les simulateurs de surf, les murs d’escalade… Sur le Diadema il y a finalement peu de divertissement, et encore moins gratuits… Les jeux d’arcade sont payants sur les deux compagnies. - Les piscines sont largement trop petites… En même temps vu le temps gris ce n’était pas gênant mais en été cela doit être dur à gérer. - Un super point positif pour se situer en mer, il y a des écrans interactifs qui donnent la position de tous les navires de la flotte Costa en temps réels. Sur RCCL cela existe mais uniquement depuis votre cabine sur la télévision. - D’une manière générale pendant la semaine nous avons trouvé que le bateau bougeait beaucoup, l’état de la mer peut jouer également. - Nous avons dû changer ma carte de bord et celle de notre fille car à chaque contrôle de sécurité, elles n’étaient pas lisibles et nous n’étions pas les seuls dans cette situation, c’est pénible d’attendre à la réception juste pour ça. D’autant que les cartes illisibles paralysent tout le monde lors de la sortie au port… - Dans le même genre pour payer votre note de fin de croisière vous devez enregistrer votre carte bleue sur l’une des bornes automatiques ou déposer de l’argent liquide. Sur RCCL il n’y a rien à faire, vous donnez le numéro lors de la réservation et le prélèvement est fait à la fin de la croisière sans rien faire de plus. - A Savone nous avons eu la mauvaise surprise de constater que la moitié des ascenseurs étaient bloqués pour faire monter les valises à notre retour d’excursion. Dans le principe on comprend vu que Savone reste le port principal où de nombreux passagers montent à bord, mais avec une poussette c’est déjà long pour avoir un ascenseur alors quand tout le monde vous donne des coups de coude pour vous doubler c’est vraiment énervant… Même les autres jours, les ascenseurs sont assez longs à arriver. Je ne peux pas comparer, d’habitude (sans poussette) nous faisons tout par les escaliers. - Pour s’orienter dans le bateau, il manque des plans en coupe du bateau (surtout à la sortie des ascenseurs) et des écrans interactifs. Le bateau est quand même très grand et au début on a du mal à s’orienter, c’est normal. Il y a des plans mais peu explicite. Vous en trouverez un détaillé, format papier, dans votre chambre à votre arrivée, c’est déjà bien mais c’est peu pratique. Et il faut penser à l’amener et le déplier… Bien entendu avant que certains fans inconditionnels de Costa ou tout simplement des voyageurs heureux et comblés ne m’écrivent pour me huer, je tiens à repréciser que ce compte rendu n’est basé que sur une croisière et qu’il ne concerne que nous. Enfin presque… En sortant du bateau nous avons pris le temps de discuter avec deux couples. Le premier couple était là pour une première croisière, leur bilan : mitigé, parfait pour le principe de visiter chaque jour un nouveau port, mécontent du service à bord. Le deuxième couple en était à leur huitième croisière Costa et ils étaient extrêmement mécontents, l’homme a été très clair, plus jamais chez Costa. Bien entendu on ne peut pas généraliser l’avis de trois couples par rapport aux nombres de personnes présentes sur le bateau.
Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !
Parce que voyager c’est l’occasion de découvrir de nouveaux horizons et de nouvelles têtes, je souhaite faire un petit coucou à un couple qui a partagé nos diners et avec qui nous avons passé du bon temps. Merci encore à vous deux.
- BARCELONE - PALMA DE MAJORQUE - NAPLES - LA SPEZIA - SAVONE
Le compte rendu est organisé par partie : quelques mots rapides sur nous, précisions sur l'avant croisière, détails de toutes les escales, précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), précisions sur la fin de croisière et le retour et pour finir le comparatif entre cette croisière Costa et nos anciennes croisières avec la compagnie Royal Caribbean. Avis comparatif qui ne concerne que nous et que notre petite expérience à travers cette unique (et dernière) croisière sur un navire Costa.
QUELQUES MOTS RAPIDES SUR NOUS Habituée à faire des compte-rendu, voici une nouvelle partie dans ce petit dernier… L’intitulé peut sembler un peu narcissique mais en fait je tiens juste à préciser que nous sommes un couple et qui pour la première fois après 8 croisières en amoureux sur Royal Caribbean, avons voyagé avec un enfant de 2 ans et 11mois (et avec une poussette canne, ah la joie des ascenseurs… !). Nous avons l’habitude (quand c’est possible…) d’effectuer les visites par nous-même en utilisant les moyens de déplacements locaux, question de budget et surtout de liberté ! On apprécie les croisières pour le côté découverte sans avoir l’inconvénient de la fatigue… Bien entendu il faut accepter l’idée de ne pas tout découvrir en une journée… Nous aimons le calme et finir la journée par un bon repas. Notre choix s’est porté sur une croisière Costa et non pas RCCL comme d’habitude pour une question de budget (les enfants sont presque gratuits chez Costa et pas sur RCCL).
PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE Départ en TGV depuis l’est de la France le matin même. Arrivée à Marseille à 11h45. Le trajet entre la gare et le bateau a été effectué en taxi, pas par pur plaisir mais vraiment par défaut… Pour ma part, marcher et prendre les transports en commun ne me gêne pas mais avec un enfant et les valises c’est différent… 27€ qui s’envole en 20 minutes environ. A quand les navettes entre le port et la gare ? Pour ceux qui arrivent plus tôt dans la journée en train ou en avion, il ne faut pas espérer visiter le centre-ville, le port n’est vraiment pas situé en pleine ville. Arrivée au port, nous déposons nos valises, et là première surprise, il fallait bien plier les étiquettes imprimées sur papier pour marquer nos bagages (sur Royal Caribbean on vous donne des étiquettes autocollantes plutôt solides en couleur), du coup on s’est retrouvés bêtes et le jeune homme a fabriqué les étiquettes puis attaché avec une dizaine d’agrafes chacune. Il nous attribue un numéro qui sera utilisé pour donner un ordre d’embarquement quelques heures après. On monte à l’étage, on trouve des sièges pour s’asseoir, et là on attend jusqu’à presque 15h, notre tour pour embarquer. Il faut savoir que sur cette croisière, Costa embarque et débarque des passagers à chaque escale, en conséquent le nombre de personnes à enregistrer est moindre, en même temps heureusement car elles n’étaient que 3 hôtesses à enregistrer toutes les personnes qui embarquaient depuis Marseille…
18h départ du bateau !
LES ESCALES
🙂BARCELONE 9h00 - 19h00 Le bateau est amarré dans le port de Barcelone, au terminal D (le plus loin de la sortie du port). météo : ensoleillé. Au programme de la journée : le parc Guell, la Sagrada Familia, le marché de la Boqueira, les Ramblas. Première mission, rejoindre la place Colon. Dès la sortie du bateau, à la recherche du premier ascenseur de la journée pour quitter le terminal D… A peine arrivés en bas, voilà que la navette bleue, mise en place par la ville, s’en va… Il faut compter 2€ par trajet ou 3€ l’aller-retour. Vous pouvez aussi acheter à 10€ par personne l’aller-retour le trajet pas bus effectué par Costa. J’avais lu qu’il n’y en avait une que toutes les 30minutes (de navette de ville) donc nous avons quitté le port en marchant. En fait il y a des navettes toutes les 20 minutes, parfois 15 minutes. En marchant, entre le bateau et la place Colon nous avons mis 30 minutes d’un bon pas. Pour se rendre au parc Guell, il faut prendre le métro, station Drassanes (située sur les Ramblas) à station Lesseps, ligne 3. Nous avons acheté un pass à 10€ utilisable pour nous deux pendant toute la journée. Depuis la station de Lesseps de la ligne 3, vous mettez 15 minutes à pied et il est recommandé d’y accéder par le passage de Sant Josep de la Muntanya, où se trouve un escalier mécanique. Bien entendu interdit aux poussettes… ! Le parc Guell est bien indiqué sur des petits panneaux entre la station de métro et le parc. Nous avions prévu de visiter le parc Guell pour commencer la journée et j’avais réservé en ligne les billets pour 10h. La petite étant malade, on a quitté le bateau plus tard que prévu et nous sommes arrivés au parc Guell à 11h. J’ai expliqué la situation dans un anglais horrible et l’employé nous a dit de revenir à 11h25 pour voir si on pouvait se rajouter dans ce créneau horaire, ce que nous avons pu faire… Ouf ! La visite est assez rapide, il faut compter 1h si on aime un peu trainer, en sachant qu’il y a une partie gratuite et que le créneau horaire ne concerne que la partie payante. Il faut compter 7€ par adulte. C’est beau à voir, assez unique en son genre surtout. Retour au métro pour se diriger vers la Sagrada Familia. Prendre le métro à Lesseps, sortir à Diagonal (ligne 3) puis prendre la ligne 5 et sortir à Sagrada Familia. Et le tout en prenant 3 fois l’ascenseur si vous avez une poussette… parfois on a aussi porté la poussette car il y avait trop d’attente. Là aussi, billets achetés sur internet, payé 15€ par adulte (sans la visite des tours qui est interdites aux enfants). Visite réservée à 13h, on était dans les temps même en ayant commencé la journée avec 1h de décalage avec le planning… L’édifice est assez monumental, on n’aime ou on n’aime pas mais il vaut le détour, surtout à l’intérieur, c’est tellement différent des églises de chez nous… Fin de la visite à 14h, la faim est là ! Pour information, d’autres français avaient achetés les billets sur internet et eux ils avaient payé 20€ par adulte… pour la même chose que nous (sans les tours donc). Nous avions repéré un restaurant qui était bien noté et nous sommes partis à la recherche de ce petit restaurant à tapas, on a fait toute la rue piétonne pour finalement revenir sur nos pas sans le trouver. Par défaut on rentre dans un restaurant, situé au tout début de la rue, et quelle surprise c’était celui qu’on cherchait depuis 1h… mais en fait le nom n’est pas sur la facade, quelle drôle d’idée… Il se nomme Intertapa. C’est situé à 10minutes de la Sagrada Familia voire moins. Ce n’est pas très grand mais c’est local, on a très bien mangé, le tout pour 49€ (3 boulettes au fromage, 1 grosse part d’omelette avec un peu de sauce tomate en guise d’entrée, un énorme morceau d’agneau et pomme de terre, 1 mini hamburger aux oignons et des frites puis 2 crèmes catalanes, 1 bouteille d’eau et une grande bière) Tout était très bon, copieux et bien servi. On a mangé en 1h30, notre pitchoune dormait donc on en a profité… ! D’ailleurs pour le côté pratique si vous cherchez une petite superette, il y a un carrefour market à 5 minutes de la Sagrada Familia, c’est bien utile, nous on a acheté une tablette de chocolat, d’habitude on emmène notre pâte à tartiner mais là avec notre monstre on s’est dit qu’on aurait du mal à la rationner… ! Direction le marché de la Boqueira situé sur les Ramblas. Toujours en métro, prendre le métro direction Diagonal, sur la ligne 5. Puis changer à diagonal et prendre la ligne 3 et s’arrêter à Liceu située juste à côté du marché. Pas de chance le marché était fermé… Bon l’enseigne est belle vue de l’extérieur et en regardant les horaires c’était censé être ouvert… Dommage ! Nous qui comptions grignoter local… A la recherche d’une aire de jeux pour finir la journée en faisant jouer notre petite fille. On en a trouvé une pas loin des Ramblas. Pas très grande mais à partir du moment où il y a un toboggan c’est déjà ça ! Pour retourner au bateau nous avons marché le long des Ramblas, où se trouvent beaucoup de boutiques pour touristes, puis marché jusqu’au bateau tranquillement. Retour au bateau vers 18h00. bilan de notre journée à terre : Très belle journée à terre, des belles découvertes aussi bien culturelles que culinaires ! Seul bémol, le marché fermé… On se déplace facilement en métro (surtout si vous prenez les escaliers). Petit point négatif, c’est vraiment plein de touristes… Des personnes qui n’avaient pas réservé les billets en avance pour le parc Guell et la Sagrada Familia n’ont pu visiter ni l’un ni l’autre…
🙂PALMA DE MAJORQUE 8h00 – 18h00 Le bateau est à quai, plutôt loin du centre-ville (environ 5km, soit 1h en marchant). météo : gris et frais et quelques gouttes… ! Au départ le programme de la journée était le suivant : visite de la ville, retour au bateau pour le repas puis direction la plage Calla Contessa. Vu le temps nous avons supprimé l’option plage ! Pour sortir du port, 3 options s’offrent à vous : la navette Costa (10€ par personne l’aller-retour), le bus de ville (1€50 par trajet et par adulte), ou marcher pendant 1h le long du port et à côté d’une route très fréquentée… Option 2 retenue, le ticket s’achète devant le bus, nous avons pris le bus et en 10 minutes on était au centre-ville, en fait notre bus n’a pas fait d’autre arrêt donc c’était plus une navette entre le port et le centre-ville qu’un bus de ville en réalité. Nous avons flâné entre le musée d’art moderne, la cathédrale, les petits patios… en prenant les petites rues plutôt que les grandes. Depuis la terrasse du musée, gratuite, il y a une belle vue dégagée de la cathédrale. Vers 13h nous avons fait une petite pause avec une coca aux oignons et chorizo, très bonne. On a eu l’agréable surprise de visiter un joli jardin avec un bassin et un immense bougainvillier en fleurs, vraiment superbe… Nous n’avons pas visité la cathédrale. L’extérieur est beau, il y a un manque de recul par contre. Les petites rues sont belles, il ne faut pas hésiter à se faufiler dans les ruelles étroites, elles donnent parfois sur des petites places ombragées typiques du sud. Pour finir la visite de la ville, nous nous sommes posés dans une aire de jeux située pas loin de l’arrêt de bus, très grande et bien aménagée. Puis retour au bateau en bus, avec tous les arrêts cette fois-ci. Retour au bateau vers 15h pour se restaurer et se reposer. bilan de notre journée à terre : Belle journée, le temps n’était pas avec nous pour l’option plage mais ville sympathique à voir. On a trouvé des jolies choses mais il ne faut pas se limiter aux grandes rues commerçantes mais plutôt les éviter…
🙂NAPLES 8h00 – 15h00 Le bateau jette l’ancre en ville. Pas de navette à prendre aujourd’hui… météo : gris, vraiment gris, puis grosse averse puis soleil en début d’après-midi... Il fallait emmener les parkas et les lunettes de soleil. Le programme de la journée était le suivant : visite de Pompéi puis visite express de la galerie couverte et des rues avoisinantes dans Naples. Première bonne surprise, on a pu descendre du bateau à 7h45, alors que nous étions censés arriver à 8h au port. Direction presque en courant le petit kiosque (juste en face du port après avoir traversé prudemment la rue). Il vend des journaux et les fameux billets de trains pour se rendre à Pompéi. Il faut compter 12€80 aller-retour pour deux adultes pour prendre le tram (entre le port et la gare) puis le train (de Naples jusqu’à Pompéi). Il ne faut pas oublier de composter les billets, nous avons été contrôlés une fois le matin et une fois le soir dans le tram (mais pas dans le train). Le tram ne passe que toutes les 20 minutes. L’arrêt de tram en face du port se nomme Colombo et nous sommes sortis à l’arrêt Porta Nolana (dans le tram cet arrêt ne portait pas le même nom donc nous nous sommes fiés au plan et c’est le premier arrêt après un virage à angle droit). Il y a 5 arrêts de mémoire. L’arrêt Porta Nolana dessert la gare secondaire de Naples. Elle permet de monter dans le train pour Pompéi avant les passagers prenant le train à la gare centrale. Nous avons pris le train un peu avant 9h. Il y a 37 minutes de trajet pour arriver à la station Pompéi scavi vila misteri. Après 37 minutes de trajet, nous descendons du train pour se diriger vers l’entrée nommée Porta Marina, c’est sur notre droite en sortant de la gare à même pas 10 minutes à pied. 9h45 début de la visite du site de Pompéi après s’être acquitté du droit d’entrée (13€ par adulte ou 7€50 si tarif réduit). Le site est immense, au départ il y a une petite montée (qui semble interminable avec la poussette !). Beaucoup de parties étaient fermées pour restauration mais c’est tout de même un site remarquable à voir. Il y a de beaux jardins, des belles allées, l’ambiance est mystérieuse… Après 2h de visite nous nous sommes dirigés vers la sortie, au début lentement puis d’un bon pas car nous étions sous une bonne averse… Nous avons ensuite pris le train de 12h07 pour revenir à Naples où le soleil nous attendait ! Le train était plein, on a eu du mal à trouver 3 places assises. A 13h30 nous étions à l’arrêt de tram situé en face du bateau. Nous avons déballé la poussette puis d’un bon pas nous nous sommes dirigés vers la galerie couverte. La galerie est belle, également en travaux mais belle quand même. Nous avons également vu la grande place puis nous nous sommes aventurés dans la grande rue commerçante : la via Toledo. Nous avons acheté une grosse part de pizza à 2€, et direction le bateau en passant par les petites rues. Miam, très bonne ! Certainement pas la meilleure de Naples mais un vrai délice tout de même ! bilan de la journée : Nous avons raté deux fois le tram (une fois le matin et une fois en revenant de Pompéi) donc au total on a perdu 40 minutes de visite mais tout ce que nous avons vu nous a plu. La poussette à Pompéi c’est vraiment hard, mon mari l’a souvent porté sur les épaules ! Le bateau part trop tôt, on aurait apprécié déambulé plus longtemps dans les petites rues qui partent de la via Toledo et qui montent dans le quartier Spagnolli plus authentique d’après ce que j’avais pu lire sur ce forum… Très belle journée dans l’ensemble.
🙂LA SPEZIA 9h30 – 20h30 Le bateau est amarré en ville, Il faut prendre une navette gratuite et obligatoire pour sortir du port. météo : gris et quelques gouttes mais quelques belles éclaircies également Au programme : visiter quatre des cinq villages des cinq terres en prenant le train et le bateau entre Vernazza et Manarolla. Finalement pas de bateau car la mer était trop agitée… Le matin sur le port la navette embarquait du monde, le soir en repassant il y avait écrit sur un panneau comme quoi à cause des conditions climatiques le service n’était pas disponible… On s’est posé la question de savoir comment et à quelle heure était rentrées les personnes qui avaient embarqué le matin. Bref… En sortant du Costa Diadema parmi les premiers nous avons pu monter très rapidement dans une des navettes (la nôtre était l’une des dernières d’où l’importance de sortir rapidement du navire si on ne veut pas attendre ensuite que la première navette partie revienne, d’autant que le trajet dure 10 minutes et qu’il n’y a pas 50 bus pour effectuer ce trajet). En route vers la gare, nous avons marché pendant 30 minutes d’un bon pas en longeant le port de plaisance puis en prenant la rue principale et très commerçante de La Spézia. C’est toujours tout droit, rien de plus simple, et en plus la gare est indiquée par des petits panneaux spécialement pour les piétons. Arrivée à la gare, nous avons attendu 20 minutes pour acheter deux pass Cinq terre (derrière nous le monde s’est accumulé très rapidement !). Il faut écrire son nom, prénom au verso du pass et le composter (dans toute la journée nous avons été contrôlé 3 fois). 12€ le pass par adulte pour toute la journée et pour un nombre de trajets illimité. Normalement nous étions censé prendre le train de 11h10 mais celui de 10h06 était encore là et ils annonçaient 40 minutes d’attente donc nous avons pu le prendre. Il est finalement parti vers 10h50. Direction le plus éloigné des 4 villages que nous souhaitions voir : Vernazza. Vernazza est l’avant dernier village des cinq terres. Un petit glacier sympathique dans la rue principale, des belles maisons colorées, des barques posées au sol, des petites ruelles (aie aie aie avec la poussette car il y a des escaliers partout !). Très sympathique. Nous avons ensuite repris le train et nous nous sommes arrêtés au village suivant : Corniglia. Celui-ci se mérite ! Il faut gravir beaucoup d’escaliers (20 minutes entre la gare et le village) mais il présente un intérêt important lié aux escaliers : il y a largement moins de monde. Nous avons mangé une part de raviolis à la viande chacun dans un petit bistrot situé au bord de la route traversant le village, 16€ à 2. C’était des pâtes fraiches et servie en quantité avec du pain grillé. Bon rapport qualité-prix. Le village est perché, il y a de jolies ruelles. Nous sommes descendus presque en courant pour attraper le train de justesse (sinon nous devions attendre 50 minutes !). Les trains sont relativement à l’heure, à 5 minutes près (sauf le premier de la journée !). Arrivée ensuite à Manarola, sans doute le plus beau des villages visités. On a emprunté sur quelques mètres le sentier côtier pour avoir une vue dégagée sur le village, le point de vue est magnifique. Nous sommes ensuite remontés vers le haut du village (à droite en sortant du tunnel). Puis à force de s’enfoncer dans les petites rues nous sommes tombés sur une terrasse sublime… certes avec vue sur la gare mais surtout une vue imprenable sur la mer ! Si vous avez peu de temps je pense que ce village est incontournable. Dernier village visité : Riomaggiore. Nous avons visité ce village en 20 minutes pour deux raisons. Notre fille s’étant endormie dans la poussette, nos déplacements devenaient très compliqués… et si nous avions passé plus de temps il aurait fallu attendre 50 minutes de plus pour le train suivant. Pour arriver au village il faut sortir de la gare et prendre le tunnel sur votre droite. Pour accéder au port il faut descendre quelques escaliers qui passent sous la grande place du village. Des vélos d’enfants y sont cadenassés. Le port est petit et peu accessible. Pour les amateurs de petite promenade il existe un sentier pédestre (20 minutes) entre Manarola et Riomaggiore qui se nomme la Via dell’ Amor. Ce sentier est en ce moment fermé, la vue doit être magique… Dans les cinq terres il existe beaucoup de randonnée. Un peu avant 18h nous étions de retour à la Spezia après 7 minutes de trajet en train. Nous avons ensuite pris notre temps pour revenir au bateau en faisant une petite halte à une belle aire de jeux située proche du port… toboggan au programme ! bilan de la journée : Superbe journée, surtout avec quelques rayons de soleil ! Côté train, nous avons eu de tout… genre métro, genre train à étages, genre train classique… Nous sommes toujours restés pas loin des portes car les trains étaient vraiment complets (presque tous !) et avec une poussette le but n’était pas de gêner tout le monde. De plus les trajets sont courts. Par contre si vous avez des difficultés à monter des hautes marches, côté train il va falloir prendre sur vous : pour monter dans le train, la plupart du temps nous avions des très grandes marches ! (hauteur mi-cuisse pour le dernier sur lequel était indiqué un logo personne à mobilité réduite sur la fiche des horaires, c’est à n’y rien comprendre…!).
🙂SAVONE 8h00 – 17h00 Le bateau est amarré en pleine ville. Il y a même une passerelle pour se rendre directement au centre-ville sans contourner le port de plaisance. météo : gris mais pas de pluie ! Au programme aujourd’hui : découvrir Savone sans se presser ! Nous avions au départ envisager d’aller à Gènes visiter l’aquarium mais le time-ing aurait été serré et le budget trop élevé. Nous avons pris l’artère principale située en face du port pour s’enfoncer un peu en ville. Nous nous sommes ensuite aventurés vers le marché situé pas loin de la forteresse. Enfin pour finir la matinée nous avons visité la forteresse, c’est gratuit, joli et le point de vue est admirable. On trouve même un toboggan pour les enfants. C’est sympa. Retour au bateau pour le repas au buffet. Et c’est repartit à la découverte cette fois-ci d’un beau parc qui longe la plage (juste après le fort). Nous avons fait une petite promenade dans ce parc longeant la côte, il était désert… Même la grande aire de jeux était vide. Très belle aire de jeux d’ailleurs ! Nous avons ensuite décidé de retourner en ville pour voir les belles façades qu’on avait aperçues le matin. Nous avons visité la cathédrale et aperçu le petit cloitre près de la chapelle située à côté de la cathédrale. Quand nous partons on tente toujours de ramener quelque chose de vraiment local, ce qui n’est pas une chose facile… notre choix s’est alors porté pour des biscuits élaborés dans la petite boutique d’un chocolatier. Nous sommes passés devant en flânant mais rien qu’en voyant la vitrine puis une partie de l’atelier… miam, notre choix était fait ! Retour au bateau vers 16h30 pour proposer un gouter à notre miss (qui dormait pendant notre halte au chocolatier !) bilan de la journée : Rien d’extraordinaire mais une belle journée quand même, une journée tranquille surtout, pour finir la semaine sans courir.
DETAILS SUR LE BATEAU Côté restauration... Nous avons mangé au : - buffet : le Corona blue. Utilisé pour le petit déjeuner et le déjeuner et une fois pour le goûter. En fait il y a 3 buffets presque identiques (un côté gauche, l’autre côté droit et le dernier à côté de la piscine où il y a certaines choses en plus genre beignets salés et hamburger-frites). Parfois ils n’ouvrent ou ferment pas à la même heure ce qui est très pratique si vous vous levez très tôt ou rentrez tard à bord. Le côté positif réside dans le fait qu’il y a énormément de places assises, même si au bout d’un moment vous vous éloignez de plus en plus du buffet, logique. C’est le problème du buffet, un garde la place assise, l’autre va se servir, pendant ce temps l’autre attend, le premier mange seul pendant que l’autre attend d’être servi… Pour le petit déjeuner on a pu trouver de quoi contenter nos papilles avec des viennoiseries (nature ou fourrées), des beignets, de la brioche, du pain grillé, des fruits frais ou secs, des confitures, beurre, une partie salé froide (pas de partie chaude salé). Le thé et le chocolat au lait sont en libre-service. Dans l’ensemble les petits déjeuners étaient de bonne qualité sauf côté laitage où ce n’était pas à notre gout. Pour le déjeuner, il y a une partie pate, une partie focacia, une partie typée Asie mais à part le nom il n’y a rien de très dépaysant, une partie plat (viande et poisson) et légumes, une partie grill, une partie hamburger sur le buffet extérieur près des piscines, fromages, fruits, desserts. C’est varié. Tout ce qui est chaud (ou presque) est servi par du personnel ce qui génère sans doute moins de gaspillage mais par contre n’est pas franchement rapide. Parfois nous avons fait la queue 25 minutes avant de pouvoir être servi en pate puis encore attendu 10 minutes de plus pour un morceau de viande, du coup on mange presque froid… C’est dommage car dans l’ensemble les plats étaient corrects même si côté accompagnements cela se limitaient souvent à deux choses ou pates. Pour le gouter, le jour où nous avions été, il n’était ouvert que 30 minutes… Autant vous dire que j’ai attendu 25 minutes pour pouvoir me servir et que je me suis fait une bonne assiette car de toute façon le buffet fermé juste après ! Dessert correct mais rien de franchement transcendant, souvent des génoises fourrées au chocolat…
- salle de restaurant : l’Adularia. Je ne sais même pas par où commencer… L’alignement des tables est horrible, bienvenue à la cantine. Si vous voulez discuter parlez doucement sinon vos voisins de table entendront tout ou presque… La décoration est chargée et le plafond semble bas, là aussi un sentiment d’écrasement et d’enfermement est présent. La carte est donnée en français mais, étant un peu difficile, nous avons choisi tous les soirs nos plats par défaut… La présentation des plats est parfois belle et parfois digne d’une cantine de collège ! Que ceux qui en doute me demande la photo du poulet grillé… vous serez surpris ! Pareil côté qualité… c’est un peu en dents de scie… Les serveurs sont attentionnés mais ils courent… Si vous avez soif, sortez le porte-monnaie : 3€40 le litre d’eau plate. Si vous commandez du vin, ils vous servent le premier verre et après vous vous débrouillez. Les soirs suivants la bouteille est sur la table, bouchonnée et à vous de vous servir… Le serveur n’a pas le temps de venir vous resservir. Côté pain, pfff… dur dur ! J’ai été ravie de retrouver mon boulanger… Bref dans l’ensemble, vraiment déçu de la qualité et du service. Pas de morceau de viande noble (steack grillé, carré d’agneau…) et si vous voulez un peu de jambon italien ou une escalope milanaise c’est payant. Et si jamais vous ne finissez pas assez vite (nous étions au premier service), ils rallument la lumière et au cas où vous discutez encore un peu avec vos voisins de table ils mettent la musique pour vous faire partir… Je comprends qu’il faut préparer la table pour les suivants mais on a tout de même l’impression de manger au lance pierres. Parfois on a attendu 45 minutes pour avoir l’entrée alors forcément on ne peut pas finir dans les temps calmement. D’une manière générale c’était assez lent pour être servi, on a vraiment l’impression qu’ils manquent du personnel pour que tout se passe parfaitement.
Il y a de très nombreux autres restaurants payants (pizzas, glacier et crêpes)… Dans l’ensemble et surtout le soir on a vraiment l’impression que niveau qualité ils se contentent du minimum pour vous pousser vers les restaurants payants. Par exemple le soir au restaurant, nous n’avons pas pu avoir une boule de glace pour notre fille… Le serveur nous a dit qu’il fallait en acheter une au glacier. Pas de pizzas au buffet, pourtant c’est le cas sur certains bateaux qui eux ne sont pourtant pas italiens… (Sur l’oasis of the seas, à volonté toute la journée dans un restaurant pizzéria placé sur la promenade intérieur, 4 ou 5 choix de pizzas…). Pareil pour avoir une glace, elles sont disponibles soit au buffet, soit au restaurant en tant que dessert soit en libre service sous la forme de glace à l’italienne sur Royal caribbean.
Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même donc je ne peux pas me prononcer sur la qualité des excursions proposées.
Côté spectacles... Pareil, de ce côté-là je ne peux pas donner mon avis car avec un enfant d’un peu moins de 3 ans, après le repas nous allions directement à la cabine ou presque. Nos voisins de table ont été à presque tous les spectacles et ils les ont tous apprécié sauf deux soirs où ce n’était vraiment pas terrible apparemment.
Côté activités sportives sur le bateau... - terrain de basket : pas tenté, situé tout en haut du bateau, seul endroit où on peut voir la mer des deux côtés du bateau ! (en faisant abstraction des filets pour empêcher de perdre le ballon) - piscine pour les enfants : pas tenté vu le temps et l’état de santé fragile de notre fille au moment du voyage. C’est bien pensé et assez protégé du vent, par contre il y avait des adolescents dedans alors qu’apparemment c’est réservé aux enfants. - piscine du solarium : pas testé, uniquement des enfants à l’intérieur, et un bruit assourdissant pendant les animations. - jacuzzi : il y en a plusieurs dissimulé à plusieurs endroits du bateau. La couleur jaune ne donne pas franchement envie, pourtant ceux avec vue sur la mer sont sympas mais en plein courant d’air au niveau de la nuque, ou à côté de zones fumeurs… - cinéma 4d : pas testé et payant… 4€50 ou 6€ selon le film pour une durée maximale de 20 minutes. - stimulateur formule 1 : pas tenté, payant - jeu avec des laser : pas testé et payant
Le bateau en lui-même... en vrac ! - La première chose qui me vient à l’idée est le manque cruel d’un pont situé en haut du bateau et d’où on peut voir la mer tout autour de nous. Il n’existe qu’un seul pont qui fait vraiment le tour complet du bateau, c’est le pont 5 mais on ne voit qu’un côté du bateau sans compter qu’il y a de nombreux points fumeurs sur ce pont alors en tant que non-fumeurs on presse le pas plutôt que de flâner en regardant la mer. - Enormément de transat ! Je pense pouvoir dire que vous en trouverez un si vous avez une belle journée ensoleillée… - Beaucoup de restaurants payants, si vous n’avez rien contre payer des suppléments, vous avez l’embarras du choix.
DEBARQUEMENT On nous avait attribué la lettre B, nous avons pu sortir à 8h45. Nous sommes sortis sans attendre, les valises nous attendaient gentiment alignées. Rien à dire.
TRAJET RETOUR Effectué en train avoir payé 26€ de taxi à un taxi qui ne prenait pas la carte bleue. Si cela vous arrive et que vous n’avez pas assez de liquide il y a un distributeur juste à côté de la gare.
POINTS NEGATIFS/ POINTS POSITIFS/ COMPARATIF AVEC ROYAL CARIBBEAN Cette partie va être un peu en vrac alors pardonnez-moi d’avance…
- Le bruit est usant à la longue… Il est difficile de se trouver un endroit tranquille d’où l’on peut voir la mer. Nous avons fait plusieurs bateaux sur RCCL de classe différente et peu importe sa taille il y a toujours un pont situé en haut du bateau d’où on a ce sentiment de liberté totale… C’est généralement sur ce pont qu’il y a aussi la piste pour courir et marcher (sauf sur l’oasis où c’est deux ponts différents). - Côté restaurant l’eau payante refroidit un peu l’ambiance du premier repas… Sur l’autre compagnie c’est gratuit et le serveur vous sert chaque verre d’eau (tiède ou glacé au choix !). - Toujours au restaurant sur RCCL il y a des plats payants (notamment le homard par exemple, qui en 2011 ne l’était pas d’ailleurs…) mais vous avez à volonté des escargots, du black angus (très bons morceaux de beauf)… là il faut payer pour du jambon italien ou une escalope de veau, c’est un peu limite quand même. - Toujours au restaurant, le premier soir tous les serveurs sont alignés et vous amène jusqu’à votre table. Ici vous arrivez et vous vous débrouillez pour trouver votre table, certains soirs c’était l’embouteillage car les gens s’entassaient dans l’entrée puis erraient dans les allés à la recherche de leur table… - Toujours côté repas, on trouve des distributeurs de gel hydroalcoolique, ce qui est un très bon point. Encore faut-il que les gens les utilisent… Sur RCCL, à l’entrée des restaurants, il y a toujours deux distributeurs et deux membres du personnel qui vous invitent à vous laver les mains. Alors bien sur certains ne le font pas mais très peu par rapport à ce qu’on a pu voir là. Bien sûr là ce n’est pas forcément que Costa qui est à remettre en cause mais l’hygiène des passagers… - Toujours côté restaurant, le pain n’est franchement pas terrible, il est donné dans une petite corbeille posée sur votre table. Sur royal caribbean c’est un serveur qui vous propose le pain parmi 6 variétés environ dont la plupart change chaque soir, et côté qualité rien à voir… Et il repasse régulièrement vous en proposez. Si vous voulez du poivre, personne ne passera vous en proposez avec le moulin, là c’est à vous de vous servir. - Encore concernant les repas, si jamais vous rentrez en retard lorsque le bateau est à quai jusqu’à 20h par exemple que vous êtes au premier service, vous ne pourrez pas vous restaurer sur le bateau car le buffet, le soir, est privatisé comme une salle de restaurant ouvert uniquement à ceux qui l’ont choisi lors de la réservation. - Côté restaurant toujours, point positif pour l’armateur italien, il fait bon dans sa salle de restaurant, chez RCCL il fait vraiment froid ! Une dame en robe courte, manche courte ne survivra pas longtemps… - Toujours au restaurant, le serveur donne un dessin et un crayon tous les soirs à notre fille, c’est sympathique. Je ne peux rien dire concernant RCCL vu que d’habitude nous voyageons sans nos enfants. - Encore au restaurant, lors de la soirée italienne, les serveurs font danser les femmes, c’est très sympathique et cela met tout le monde de bonne humeur. - Côté chambre, le service était impeccable par contre. Le garçon de cabine était gentil, poli et toujours souriant. La chambre était nettoyée pendant notre petit déjeuner la plupart du temps, rien à redire. - Côté chambre lors de la réservation nous avons mentionné que nous étions 2 adultes et un enfant de moins de 3 ans et nous nous sommes retrouvés avec une chambre avec un lit double et un lit en hauteur qui sort du plafond (hauteur du lit 1m60 environ)… Ce genre de lit est interdit pour les enfants de moins de 6ans, mais pas moyen de changer de cabine, on a pu obtenir une barrière filet à rajouter mais même avec ça, elle pouvait tomber du lit par le haut ou pas le bas très facilement. Bilan, elle a dormi toute la semaine avec nous ! Dans le principe, c’est dangereux et inacceptable de la part de Costa, que ce serait-il passé si elle avait chuté pendant la nuit d’une hauteur de 1m60 ? - Côté chambre toujours, le programme est distribué vers 22h alors si vous êtes comme nous sous la douche à ce moment-là, il vous le mettra dans la boite aux lettres devant votre cabine. Sur RCCL vous le trouvez toujours sur votre lit à votre retour après le repas, c’est plus pratique que de ressortir en petite tenue dans le couloir pour lire le programme avant le lendemain. D’ailleurs concernant les programmes, nous n’avons jamais trouvé de plan de port comme on peut les avoir sur Royal caribbean. Ils sont souvent peu détaillés mais cela peut aider quand même. - Côté chambre encore, nous avons été réveillés toutes les nuits par des bruits de pas, de portes qui claquent, des hurlements d’enfants ET d’adultes… Deux possibilités, soit il y a un problème d’insonorisation soit les personnes à bord étaient très bruyantes, sans doute un peu les deux ! - Côté hygiène, un très bon point pour Costa, les portes des toilettes collectifs s’ouvrent sans contact, c’est bien plus hygiénique… Manque de chance ce n’est pas le cas du savon ou des robinets mais c’est quand même très bien ! - Côté divertissement, c’est simple sur RCCL presque tout est gratuit : le cinéma, la patinoire, le terrain de mini-golf, le terrain de basket, la tyrolienne, les simulateurs de surf, les murs d’escalade… Sur le Diadema il y a finalement peu de divertissement, et encore moins gratuits… Les jeux d’arcade sont payants sur les deux compagnies. - Les piscines sont largement trop petites… En même temps vu le temps gris ce n’était pas gênant mais en été cela doit être dur à gérer. - Un super point positif pour se situer en mer, il y a des écrans interactifs qui donnent la position de tous les navires de la flotte Costa en temps réels. Sur RCCL cela existe mais uniquement depuis votre cabine sur la télévision. - D’une manière générale pendant la semaine nous avons trouvé que le bateau bougeait beaucoup, l’état de la mer peut jouer également. - Nous avons dû changer ma carte de bord et celle de notre fille car à chaque contrôle de sécurité, elles n’étaient pas lisibles et nous n’étions pas les seuls dans cette situation, c’est pénible d’attendre à la réception juste pour ça. D’autant que les cartes illisibles paralysent tout le monde lors de la sortie au port… - Dans le même genre pour payer votre note de fin de croisière vous devez enregistrer votre carte bleue sur l’une des bornes automatiques ou déposer de l’argent liquide. Sur RCCL il n’y a rien à faire, vous donnez le numéro lors de la réservation et le prélèvement est fait à la fin de la croisière sans rien faire de plus. - A Savone nous avons eu la mauvaise surprise de constater que la moitié des ascenseurs étaient bloqués pour faire monter les valises à notre retour d’excursion. Dans le principe on comprend vu que Savone reste le port principal où de nombreux passagers montent à bord, mais avec une poussette c’est déjà long pour avoir un ascenseur alors quand tout le monde vous donne des coups de coude pour vous doubler c’est vraiment énervant… Même les autres jours, les ascenseurs sont assez longs à arriver. Je ne peux pas comparer, d’habitude (sans poussette) nous faisons tout par les escaliers. - Pour s’orienter dans le bateau, il manque des plans en coupe du bateau (surtout à la sortie des ascenseurs) et des écrans interactifs. Le bateau est quand même très grand et au début on a du mal à s’orienter, c’est normal. Il y a des plans mais peu explicite. Vous en trouverez un détaillé, format papier, dans votre chambre à votre arrivée, c’est déjà bien mais c’est peu pratique. Et il faut penser à l’amener et le déplier… Bien entendu avant que certains fans inconditionnels de Costa ou tout simplement des voyageurs heureux et comblés ne m’écrivent pour me huer, je tiens à repréciser que ce compte rendu n’est basé que sur une croisière et qu’il ne concerne que nous. Enfin presque… En sortant du bateau nous avons pris le temps de discuter avec deux couples. Le premier couple était là pour une première croisière, leur bilan : mitigé, parfait pour le principe de visiter chaque jour un nouveau port, mécontent du service à bord. Le deuxième couple en était à leur huitième croisière Costa et ils étaient extrêmement mécontents, l’homme a été très clair, plus jamais chez Costa. Bien entendu on ne peut pas généraliser l’avis de trois couples par rapport aux nombres de personnes présentes sur le bateau.
Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !
Parce que voyager c’est l’occasion de découvrir de nouveaux horizons et de nouvelles têtes, je souhaite faire un petit coucou à un couple qui a partagé nos diners et avec qui nous avons passé du bon temps. Merci encore à vous deux.
Bonjour,
Ceux qui vont faire escale à Naples devraient se renseigner, il semble qu'au 1er janvier 2015, le système de billets a complètement changé... et que la cohabitation entre les anciens billets et les nouveaux jusqu'à fin janvier ne se fasse pas sans problème... 😛
Le nouveau système s'appelle "TIC", voir
http://www.diariopartenopeo.it/...igore-dal-1-ge...
et
http://www.tic-campania.net/
Ceux qui vont faire escale à Naples devraient se renseigner, il semble qu'au 1er janvier 2015, le système de billets a complètement changé... et que la cohabitation entre les anciens billets et les nouveaux jusqu'à fin janvier ne se fasse pas sans problème... 😛
Le nouveau système s'appelle "TIC", voir
http://www.diariopartenopeo.it/...igore-dal-1-ge...
et
http://www.tic-campania.net/
Bonjour,
je part en Grèce debut juillet pour deux semaines et demi voir trois semaines.
Apres 3 jours a Athenes au debut, je ne sais pas par ou commencer ma visite touristique. Je sais juste que je partirais soit de Patras soit de Igoumenitsa soit aux alentours pour rejoindre l'Italie (Bari ou Brindisi).
Je voudrais savoir quels sont les immanquables lieux touristiques grecs ?
Quel est le meilleur trajet a faire ?
Est ce que la nourriture est chère dans les iles (cyclades) ?
Faut t'il s'attendre a beaucoup de monde apres les violents incendies de l'annee derniere ?
Est ce que les grecs parlent facilement l'anglais, le francais ou bien l'italien ?..
Merci pour vos reponses, j'attend vos conseils.









