Bonsoir à tous,
Je pars cet été en Chine, plus précisément à Kachgar, où je vais y rejoindre mon grand-père déjà en voyage. J'envisage de faire Paris->Shanghai->Kachgar, et je resterais environ 20h à Shanghai entre les deux vols. J'ai 17 ans (je fais mon âge), et je suis une fille. Alors j'ai une première question: est-il conseillé que je reste seule à Shanghai? Et une seconde: pensez-vous que je puisse visiter la ville de Shanghai seule, sans "risque"?
Je suis incapable d'évaluer la sécurité qui règne à Shanghai, je préfère donc avoir vos avis avant de prendre une décision.
Merci à ceux qui pourraient m'aider!
bonjour à tous,
les formalités administratives évoluant sans cesse avec le pays du milieu, je sais que ma requête peut sembler incongrue, mais j'ai besoin d'envisager des jours meilleurs.
Je projette d'accompagner 2 jeunes filles de mes amis quand elles auront obtenu leur BAC , l'une sera majeur , l'autre pas ( donc 17 ans et 18 ans dans 3 ans).
Quant est il dans ce cas et surtout est-il possible d'obtenir un visa de groupe.
J'ai encore du mal à digérer le visa que j'ai payé pour ne pas y être aller en février 2020.
Merci pour vos conseils.
bonjour
j''ai 17 ans et je compte partir seul au moins de juillet à honk kong durant une dizaine de jours. pour cela, je recherche un organisme gérant des familles d'acceuil là bas. si vous en connaissez, dîtes le moi vite!
merci
Bonsoir,
Je suis un vieux Papa de 56 ans et j'emmène ma fille qui a 17 ans découvrir l'Asie du Sud Est que je commence a connaitre un peu. J'ai voulu de Bangkok faire un saut jusqu'a Hong Kong.
J'ai souhaité, pour rester dans mon budget , ne pas dépasser plus de 3 nuits, et deux jours plein.
J'ai réservé une chambre recommandée par certain guides papier sur Tsim Sha Tsui. Pour moi c'est très bien, c'est central car j'ai une hernie discale qui est douloureuse lorsque je marche trop longtemps. Disons clairement, qu'au bout de 10 minutes je commence a souffrir ...
Je liste en dessous les points selon les guides a ne pas manquer :
Selon vous que faut-il garder, ou surtout ajouter, sachant que nous ne pourrons pas tout faire, comment organiser le sens de la visite , ainsi optimiser ses déplacements pour éviter les aller retour inutiles, tout en évitant les heures de pointe de la horde de touristes.
Par ailleurs , étant ancien pilote " privé ", j'ai trop longtemps rêver atterrir sur l'ancienne Aéroport ...malheureusement ce sera pour moi dans une autre vie mais, est-il intéressant de faire un saut sur ce site pour moi mythique, est-ce que cela vaux le coup ou n'est-ce qu'un affreux chantier en préparation pour de futurs buildings ... j'entends déjà certain se moquer
... Vaste programme !
1) Le Peak 2) Statue Square 3) Hippodrome Happy Valley ( Mercredi soir ) pour moi c'est une occasion je ne suis jamais allé aux courses ... 4 ) Star Ferry ( Pas de problème l'Hôtel est a coté ) 5) Stanley 6) Marché de Nuit Temple Street 7) Heritage Museum ( Je ne suis pas trop Musée je zap ) 8) Cote de Tai Long Wan ( je Zap trop loin ) 9) Île de Cheung Chau 10) Grand Bouddha et Monastére de Po Lin

Je suis un vieux Papa de 56 ans et j'emmène ma fille qui a 17 ans découvrir l'Asie du Sud Est que je commence a connaitre un peu. J'ai voulu de Bangkok faire un saut jusqu'a Hong Kong.
J'ai souhaité, pour rester dans mon budget , ne pas dépasser plus de 3 nuits, et deux jours plein.
J'ai réservé une chambre recommandée par certain guides papier sur Tsim Sha Tsui. Pour moi c'est très bien, c'est central car j'ai une hernie discale qui est douloureuse lorsque je marche trop longtemps. Disons clairement, qu'au bout de 10 minutes je commence a souffrir ...
Je liste en dessous les points selon les guides a ne pas manquer :
Selon vous que faut-il garder, ou surtout ajouter, sachant que nous ne pourrons pas tout faire, comment organiser le sens de la visite , ainsi optimiser ses déplacements pour éviter les aller retour inutiles, tout en évitant les heures de pointe de la horde de touristes.
Par ailleurs , étant ancien pilote " privé ", j'ai trop longtemps rêver atterrir sur l'ancienne Aéroport ...malheureusement ce sera pour moi dans une autre vie mais, est-il intéressant de faire un saut sur ce site pour moi mythique, est-ce que cela vaux le coup ou n'est-ce qu'un affreux chantier en préparation pour de futurs buildings ... j'entends déjà certain se moquer
... Vaste programme !
1) Le Peak 2) Statue Square 3) Hippodrome Happy Valley ( Mercredi soir ) pour moi c'est une occasion je ne suis jamais allé aux courses ... 4 ) Star Ferry ( Pas de problème l'Hôtel est a coté ) 5) Stanley 6) Marché de Nuit Temple Street 7) Heritage Museum ( Je ne suis pas trop Musée je zap ) 8) Cote de Tai Long Wan ( je Zap trop loin ) 9) Île de Cheung Chau 10) Grand Bouddha et Monastére de Po Lin

Bonjour à tous,
Je réfléchis déjà à notre prochain voyage en famille en 2019. La Chine nous attire beaucoup pour la diversité des paysages. En quelques mots, nous sommes une famille de 4 avec nos deux filles qui auront 19 et 17 ans, les découvertes des paysages et de la faune sont nos centres d'intérêts principaux, mais nous aimons également découvrir la culture du pays. Pas le choix pour la période, cela sera juillet ou août... impossible sinon de partir 3 semaines d'affilée et je pense que c'est un minimum pour un premier voyage !
Voici la première ébauche d'itinéraire :
3 nuits Pékin, transfert à Xi'an en train (Grande muraille, cité interdite, etc) 2 nuits Xi'an, transfert à Chengdu en train (armée souterraine, vieille ville, etc) 3 nuits Chengdu, transfert à Lijiang en avion (Bouddha Leshan, Dujiangyan pour les pandas) 2 nuits Lijiang, transfert à Dali en voiture, taxi possible ? (Blue Moon Valley, etc) 2 nuits Dali, transfert à Kunming en train (Lac Erhai, temple, village Xizjou) 1 nuit Kunming, transfert à Guilin en avion, (forêt de pierres) 2 nuits Guilin (rizières Longji, village Pingan, croisière jusqu'à Yangshuo sur la rivière Li) 3 nuits Yangshuo (ou autre ?) visite tranquille de la région (colline des couleurs accumulée, radeau, etc)
Ensuite, je ne sais pas... soit
3 nuits Shanghaï ou 3 nuits Hong Kong
ou encore
2 nuits Zhangjiajie (ça serait super !) 3 nuits Shanghaï
Là cela ferait 23 nuits, c'est possible dans le planning. Zhangjiajie a l'air magnifique mais je n'arrive pas à savoir si c'est possible. et comment y aller ! Est-ce que ce parcours serait imaginable sans passer par une agence ? J'ai demandé un devis et c'est vraiment très cher... nous avons l'habitude d'organiser nos vacances par nous-mêmes, mais là, il me semble que c'est plus compliqué que pour d'autres pays.
Un grand merci pour votre aide et avis. Bonne journée à tous.
Je réfléchis déjà à notre prochain voyage en famille en 2019. La Chine nous attire beaucoup pour la diversité des paysages. En quelques mots, nous sommes une famille de 4 avec nos deux filles qui auront 19 et 17 ans, les découvertes des paysages et de la faune sont nos centres d'intérêts principaux, mais nous aimons également découvrir la culture du pays. Pas le choix pour la période, cela sera juillet ou août... impossible sinon de partir 3 semaines d'affilée et je pense que c'est un minimum pour un premier voyage !
Voici la première ébauche d'itinéraire :
3 nuits Pékin, transfert à Xi'an en train (Grande muraille, cité interdite, etc) 2 nuits Xi'an, transfert à Chengdu en train (armée souterraine, vieille ville, etc) 3 nuits Chengdu, transfert à Lijiang en avion (Bouddha Leshan, Dujiangyan pour les pandas) 2 nuits Lijiang, transfert à Dali en voiture, taxi possible ? (Blue Moon Valley, etc) 2 nuits Dali, transfert à Kunming en train (Lac Erhai, temple, village Xizjou) 1 nuit Kunming, transfert à Guilin en avion, (forêt de pierres) 2 nuits Guilin (rizières Longji, village Pingan, croisière jusqu'à Yangshuo sur la rivière Li) 3 nuits Yangshuo (ou autre ?) visite tranquille de la région (colline des couleurs accumulée, radeau, etc)
Ensuite, je ne sais pas... soit
3 nuits Shanghaï ou 3 nuits Hong Kong
ou encore
2 nuits Zhangjiajie (ça serait super !) 3 nuits Shanghaï
Là cela ferait 23 nuits, c'est possible dans le planning. Zhangjiajie a l'air magnifique mais je n'arrive pas à savoir si c'est possible. et comment y aller ! Est-ce que ce parcours serait imaginable sans passer par une agence ? J'ai demandé un devis et c'est vraiment très cher... nous avons l'habitude d'organiser nos vacances par nous-mêmes, mais là, il me semble que c'est plus compliqué que pour d'autres pays.
Un grand merci pour votre aide et avis. Bonne journée à tous.
Bonjour
Nous partons à Hong Kong dimanche 28 octobre pour une semaine
Nous logerons à causeway Bay' nous sommes deux adultes et 3 garçons de 10., 14 et 17 ans
Quelles sont les centres d'intérêts à ne pas rater? Modalités de transport sur place les plus économiques ?fautil une monnaie locale et ou faire le change pour un meilleur taux? Restauration accessible avec un bon rapport qualité prix possibilités de se baigner et quelles plages conseillées ? Meteo a cette période
Merci pour le retour rapide d'information pour préparer au mieux le voyage
Djamel
Bonsoir,
après avoir beaucoup hésité sur notre prochaine destination estivale, nous venons de craquer pour la Chine, tout simplement à cause ou grâce aux prix des billets. Nous avons des aller retours pour Pékin du 13 juillet au 9 aout soit 25 jours sur place. Nous voyageons mon mari et moi avec nos trois enfants (10/15 et 17 ans)
Je suis allée dévaliser la bibliothèque et depuis qques jours je lis beaucoup et j'essaye de me repérer avec tous ces noms qui ne me disent rien !!!
Bien entendu pour une première en Chine, ce ne sera sans doute pas original, donc je m'en excuse par avance auprès des piliers du forum... voila ce qui se dessine...
Pekin
Chengde
Grande muraille (à Simataï ?)
Datong (monastère suspendu et grottes)
Pingyao
Xi'an
Temple Shaolin
Suzhou
Shangaï
Taishan
Qufu
Pekin
Est-ce que j'oublie des lieux importants sur le secteur ?
Est-ce trop, pas assez ? Je ne me rend pas bien compte du nombre de jours qu'il faut sur les grandes villes, du temps que nous allons passer en déplacements dans les trains.
D'avance merci pour votre aide !
bonjour à tous, Je prépare un voyage pour 2018 jusqu'à Oulan bator en caravane. Je souhaite laisser ma caravane à oulan bator (en sécurité dans un garage par exemple ou chez l'habitant) pendant 15jours et prendre le transmongoien jusqu'à Pékin. Est-ce que quelqu'un l'a déjà fait ? Si oui où avez vous laissé votre véhicule? Avez-vous pris votre billet dans une agence ou directement sur place? Merci par avance amicalement Tony
Bonjour
Nous avons promis à notre fille d'aller à Disneyland, j'ai vu qu'il y en avait un à Hong kong et profitons donc pour découvrir un nouveau pays.
Nous partons pour 15 jours et j'espere qu'on m'aidera à voir mieux ce voyage
Le trajet que j aimerai faire Guangzhou -Shanghai - Hangzhou - Hong kong - Macao - Guanghzou Qu'en pensez vous? Nous arrivons à Guangzhou Je voulais prendre le train, (TGV existe il? ) le jour de notre arrivée pour partir à Shanghai, sinon l'avion, que me conseillez vous. Que me conseillez vous pour se déplacer d'une ville à l'autre. Merci pour votre aide Zenab
Nous avons promis à notre fille d'aller à Disneyland, j'ai vu qu'il y en avait un à Hong kong et profitons donc pour découvrir un nouveau pays.
Nous partons pour 15 jours et j'espere qu'on m'aidera à voir mieux ce voyage
Le trajet que j aimerai faire Guangzhou -Shanghai - Hangzhou - Hong kong - Macao - Guanghzou Qu'en pensez vous? Nous arrivons à Guangzhou Je voulais prendre le train, (TGV existe il? ) le jour de notre arrivée pour partir à Shanghai, sinon l'avion, que me conseillez vous. Que me conseillez vous pour se déplacer d'une ville à l'autre. Merci pour votre aide Zenab
Bonjour,
Nous partons à Bali en août... vol via Honk hong ... (escale de quelques heures)
Mon mari a un passeport algérien..quelqu'un peut-il nous dire s'il a besoin d'un visa de transit en plus du visa "normal" ?
J'ai appelé 2 agences, style visa-services.....l'une me dit oui.....l'autre non.....c'est qd même un peu "inquiétant" ...! et je n'arrive pas à joindre le consulat de Chine pour l'instant !
Merci beaucoup... am
Nous partons à Bali en août... vol via Honk hong ... (escale de quelques heures)
Mon mari a un passeport algérien..quelqu'un peut-il nous dire s'il a besoin d'un visa de transit en plus du visa "normal" ?
J'ai appelé 2 agences, style visa-services.....l'une me dit oui.....l'autre non.....c'est qd même un peu "inquiétant" ...! et je n'arrive pas à joindre le consulat de Chine pour l'instant !
Merci beaucoup... am
Bonjour,
Nous partons pour la Chine le 22 juin prochain. Nous sommes 4 personnes (2 adultes et 2 ados de 14 et 15 ans), tous de nationalité canadienne. Comme nous habitons Montréal et qu'on n'y trouve pas d'ambassade chinoise, nous avons mandaté un ami habitant Ottawa pour qu'il aille porter les formulaires, papiers, photos, alouette... (le chanceux! 😉).
Or, il est revenu bredouille car les deux ados doivent fournir une "déclaration sur l'honneur attestant de leur respect des lois en Chine" (en anglais bien sûr) 🤪.
Je n'ai jamais vu de mention d'un tel papier officiel pour les mineurs (car les adultes ne doivent pas fournir cette déclaration) dans aucun des nombreux sites que j'ai visités pour tenter de clarifier les formalités administratives de visa... Nous ne savons pas trop quoi fournir car la dame que notre ami a rencontré parlait un anglais assez limité et avait un micro qui ne fonctionnait pas.. Est-ce que quelqu'un parmi vous aurait entendu parler de cette fameuse déclaration sur l'honneur de respect des lois chinoises? Quels sont les éléments d'information à mettre dans cette dite déclaration? Quelqu'un aurait-il par un pur miracle un exemple de la déclaration? Doit-elle être validée par un notaire ou une autre personne?
Un gros merci pour votre aide!
Nous partons pour la Chine le 22 juin prochain. Nous sommes 4 personnes (2 adultes et 2 ados de 14 et 15 ans), tous de nationalité canadienne. Comme nous habitons Montréal et qu'on n'y trouve pas d'ambassade chinoise, nous avons mandaté un ami habitant Ottawa pour qu'il aille porter les formulaires, papiers, photos, alouette... (le chanceux! 😉).
Or, il est revenu bredouille car les deux ados doivent fournir une "déclaration sur l'honneur attestant de leur respect des lois en Chine" (en anglais bien sûr) 🤪.
Je n'ai jamais vu de mention d'un tel papier officiel pour les mineurs (car les adultes ne doivent pas fournir cette déclaration) dans aucun des nombreux sites que j'ai visités pour tenter de clarifier les formalités administratives de visa... Nous ne savons pas trop quoi fournir car la dame que notre ami a rencontré parlait un anglais assez limité et avait un micro qui ne fonctionnait pas.. Est-ce que quelqu'un parmi vous aurait entendu parler de cette fameuse déclaration sur l'honneur de respect des lois chinoises? Quels sont les éléments d'information à mettre dans cette dite déclaration? Quelqu'un aurait-il par un pur miracle un exemple de la déclaration? Doit-elle être validée par un notaire ou une autre personne?
Un gros merci pour votre aide!
Je prépare mon voyage en Chine et voilà, sur le visa, le consulat de Chine à Paris a fait une faute de Frappe dans le nom.
Le n° de passeport est en revanche correct.
Compte tenu du départ Dimanche 12/10, cela me parait très court pour modifier.
Quelqu'un a-t-il eu ce phnéomène ?
Ya-t-il un risque de refoulement à la frontière à Shanghai ?
Le n° de passeport est en revanche correct.
Compte tenu du départ Dimanche 12/10, cela me parait très court pour modifier.
Quelqu'un a-t-il eu ce phnéomène ?
Ya-t-il un risque de refoulement à la frontière à Shanghai ?
Les prix des entrées sur les sites archéologiques ou historiques ont beaucoup augmenté en Chine ces dernières années et constituent maintenant une part non négligeable du budget d'un voyage en individuel. J'ai lu sur voyageforum que certains sites font des réductions aux étudiants, mais qu'en est-il des professeurs ? Faut-il enseigner en Chine pour avoir une réduction ? Ou faut-il avoir une carte internationale de prof (l'équivalent de celle des étudiants) pour en bénéficier, même si on n'enseigne pas en Chine ? Ou le nombre de sites qui accordent une réduction est-il si réduit que ce n'est pas la peine d'acheter une carte internationale ?
Je pense notamment au site de Mogao à Dunhuang qui sera le plus cher de mon voyage, le Lonely Planet de l'année dernière annonce déjà un prix de 160 Y (un peu moins de 20 €) et cela a probablement encore augmenté cette année. D'avance merci aux témoignages récents.
Et oui, j'ai décidé de changer, je ne pars plus aux Etats-Unis, mais à Hong Kong! :D J'ai fais une petite recherche de tarifs, et en juillet, j'ai un tarif imbattable à 450€! Donc, je voulais avoir des expériences récentes sur cette compagnie. J'ai vu que les vols entre Moscou et Hong Kong se faisait en Airbus A330-200, tout récent!
Merci d'avance!
Merci d'avance!
Bonjour a vous:
J'aurais besoin de conseils concernant le change de monnaie, afin de savoir comment avoir plus de gain au taux de change. A savoir que je vais a Hong Kong en fin octobre, et le taux de change actuel est de 1euro pour 11.5 dollar HK. Alors je me posais la question si je dois surveiller le taux de change et de changer la monnaie en France dés que ca monte beaucoup (genre 1euro pour 12 dollar HK) Deja est ce que ca se fait ? et si ca posera des probleme aux frontieres (douane etc ... ) Et est ce que ca revient au meme avec les frais de change Voila en gros est ce que au final suis gagnant en procedant ainsi ???
Merci par avance de vos reponse 😊
J'aurais besoin de conseils concernant le change de monnaie, afin de savoir comment avoir plus de gain au taux de change. A savoir que je vais a Hong Kong en fin octobre, et le taux de change actuel est de 1euro pour 11.5 dollar HK. Alors je me posais la question si je dois surveiller le taux de change et de changer la monnaie en France dés que ca monte beaucoup (genre 1euro pour 12 dollar HK) Deja est ce que ca se fait ? et si ca posera des probleme aux frontieres (douane etc ... ) Et est ce que ca revient au meme avec les frais de change Voila en gros est ce que au final suis gagnant en procedant ainsi ???
Merci par avance de vos reponse 😊
Bonjour
nous prévoyons un voyage un chine pour juillet les vols sont réservés les hotels aussi.
nous avons pris une agence chinoise pour les visites à pekin, les transferts entre shanghai et xian et xian pekin.
par contre j hesite à utiliser les services de l'agence pour shanghai.
Y a t il moyen sans soucis de visiter par ses propres moyens les monuments et la ville? (sans guide?)
et également je voudrai faire suzhou : l'agence demande très cher mais j ai lu sur les forums qu il y avait moyen d'y aller en train et de faire l'aller retour dans la journee.
est ce faisable...est ce compliqué?
comment et ou acheter les billets de train.?
Bref j attend des conseils
nous voyageons avec un enfant de 10 ans...et je ne voudrais pas faire des excursions trop compliqué ou risqué.
merci d'avance.
nous prévoyons un voyage un chine pour juillet les vols sont réservés les hotels aussi.
nous avons pris une agence chinoise pour les visites à pekin, les transferts entre shanghai et xian et xian pekin.
par contre j hesite à utiliser les services de l'agence pour shanghai.
Y a t il moyen sans soucis de visiter par ses propres moyens les monuments et la ville? (sans guide?)
et également je voudrai faire suzhou : l'agence demande très cher mais j ai lu sur les forums qu il y avait moyen d'y aller en train et de faire l'aller retour dans la journee.
est ce faisable...est ce compliqué?
comment et ou acheter les billets de train.?
Bref j attend des conseils
nous voyageons avec un enfant de 10 ans...et je ne voudrais pas faire des excursions trop compliqué ou risqué.
merci d'avance.
bonjour cet été je vais 2 semaines en chine( a pekin et shangai) et 2 semaines a bali
j'aimerais savoir qu'est ce qu'ils vendent au niveau electonique(dvd, ipod, ....) et des fringues, les prix sont-ils cher ? sinon ou se trouvent les bons magasins ou marché la bas ?
pour finir, j'aimerais savoir quels sont les endroit la bas ou on peu s'amuser
merci
Bonjour,
Je suis en train de me questionner à propos du choix d'une assurance pour mon voyage d'un mois dans la chine du nord. Mon agence de voyage me propose TMSContact pour une assurance rapatriement + frais médicaux à 59e alors que AXA Assurance offre l'équilavent à 100e mais ce dernier a plus de notoriété..
Je suis dans le flou, si qqun pourrait me conseiller.
Merci.
Je suis en train de me questionner à propos du choix d'une assurance pour mon voyage d'un mois dans la chine du nord. Mon agence de voyage me propose TMSContact pour une assurance rapatriement + frais médicaux à 59e alors que AXA Assurance offre l'équilavent à 100e mais ce dernier a plus de notoriété..
Je suis dans le flou, si qqun pourrait me conseiller.
Merci.
Bonjour,
Je pars pour 2 semaine 1/2 dans la région de Guanghzou fin Décembre. Quequ'un peut il me renseigner sur les sites à voir, les bons tuyaux, les déplacements possibles au départ de Canton sur cette période ??
Je précise que je ne parle pas 1 mot de Chinois (si peut être 1 mot🤪)
MERCI
H.
Je pars pour 2 semaine 1/2 dans la région de Guanghzou fin Décembre. Quequ'un peut il me renseigner sur les sites à voir, les bons tuyaux, les déplacements possibles au départ de Canton sur cette période ??
Je précise que je ne parle pas 1 mot de Chinois (si peut être 1 mot🤪)
MERCI
H.
Au gré de mes discussions avec mes amis, on me parle parfois de dates, de calendrier, de façon de compter les jours pour un visa etc...
Voici donc un petit florilège de choses dites et ce qu'il en est en réalité.
1. Nouvel An Chinois J'entends souvent que le calendrier chinois est lunaire, et que c'est pour ça qu'il change chaque année.
C'est à la fois en partie vrai, mais en aussi en partie faux.
En réalité, le calendrier chinois est luni-solaire (dépend à la fois de la lune et du soleil).
Explications : A la base, il est lunaire. un mois lunaire (de la nouvelle lune, c'est à dire pas de lune, à la nouvelle lune). La durée du mois luniare est de 29,5 jours. La durée de base d'une année lunaire de 12 mois lunaires est donc de 354 jours, c'est à dire en gros 11 jours de moins que l'année solaire. Donc une année purement lunaire, comme celle du calendrier musulman fait que chaque année, cela recule de 11 jours. Donc -par exemple- la date du Ramadan recule chaque année de 11 jours.
La Chine était un pays essentiellement agricole, l'empereur appelait par ses prières à une bonne récolte (le 15e jour du premier mois lunaire). C'est l'origine du Temple du Ciel construit sous les Ming en 1420, mais cette tradition existait bien avant. Et donc, il y a un problème potentiel de dates si les prières ne correspondait pas au début de l'année agricole. Le calendrier lunaire chinois a donc été adapté, et environ tous les 3 ans (33jours de retard) l'année lunaire chinoise compte un mois de plus (29,5jours) pour rattraper le calendrier solaire. On a donc une année *luni-solaire*, avec des années à 12 mois lunaires et des années à 13 mois lunaires. En France, il y a les années bissextiles avec un jour en plus, en Chine, il y a les années embolismiques avec un mois en plus. Ce type de calendrier existait en Europe (calendriers grecs), et aujourd'hui, en dehors de l'Asie, le calendrier juif est du même type luni-solaire, sauf que l'année embolismique juive n'est pas synchrone avec l'année embolismique chinoise.
2. Un chinois a tout de suite un an à sa naissance, car on compte à partir de la conception
Faux.
Explication : En chinois, quand on dit "j'ai un an" (wǒ yǒuyī nián), on dit en fait "je suis dans ma première année". Ce n'est pas si simple, car cela peut être traduit aussi par "j'ai un an" au sens français, sauf que ce n'est pas ce que l'usage exprime ...
3. Toute la Chine s'arrête de travailler au nouvel an
Vrai (ou à peu près).
La notion de "vacances" ou de "congés payés" n'existait pas en Chine jusqu'à très récemment. (remarquez, cela n'existait pas non plus en France, et la toute première fois, c'était en 1853, et encore, que pour les fonctionnaires).
Mais chaque année, les chinois devaient rendre hommage aux ancêtres (culte des ancêtres), une obligation de la pensée confucéenne (qui était une religion d'état sous les empereurs de Chine après le 1er empereur). Mao a esssayé de l'interdire, mais n'a pas vraiment réussi, et même si aujourd'hui, on estime qu'il n'y a plus que 20% de croayants en Chine, il s'agit d'une tradition importante qui fait que nombre de chinois de la grande ville repartent à cette occasion dans leur famille à la campagne. Je suis allé deux fois à Shanghai la dernière semaine avant le nouvel an et je n'ai jamais vu autant de monde prendre le train ou le bus pour partir en 4 jours !!! Cela devait faire des millions de personnes, et encore, rien que sur une gare (ferroviaire, et juste à côté, routière).
4. Quand on compte le nombre de jours pour le visa chinois, on commence à compter le lendemain.
Vrai.
En fait la règle est que l'on commence à compter à partir de minuit suivant le jour de l'arrivée. Donc, si vous avez une exemption de visa de 72h (3j) et que vous arrivez le lundi à 5h du matin, votre exemption est valide jusqu'au jeudi 23h59 et 59s.et non pas 72h (jeudi 5h du matin).
Votre visa de 30j est en fait valable 31jours selon la façon de compter en France (en France, on compte le jour d'arrivée et le jour de départ).
Toujours sur les visa, la date de validité de votre visa ne compte que pour votre date d'entrée (et pas la sortie) en Chine, et la durée que pour un séjour continu en Chine. Chaque fois que vous entrez en venant de l'étranger, votre compteur de 30 jours repart. Donc par exemple, si vous avez un visa de 30j à double entrée avec une date de validité jusqu'au 30 juillet, vous pouvez entrer en chine le 29 juin, puis ressortir de Chine le 29 juillet (ce qui fait 30 jours comme le compte les chinois), rerentrer en Chine le 30 juillet (votre visa est encore valide pour entrer) et rester jusqu'au 28 août (30 jours comme le comptent les chinois).. Et pour ce qui est du pays "étranger", Hong Kong est considéré comme pays étranger pour ce qui concerne le visa. En programmant judicieusement un séjour d'un jour à HK ou en Mongolie, ou tout autre pays distinct de la Chine, votre visa chinois double entrée est en fait valable 60 jours (2 fois 30), sachant que en général, un visa chinois est donné pour une durée de validité jusqu'à 3 mois après la date de l'émission, vous avez un peu de souplesse ...
5. Certains chinois ont 3 dates d'anniversaire Cela peut arriver (c'est le cas de mon père).
Mon père est né en Chine le 21e jour du 9e mois lunaire.
- Son anniversaire dans la tradition est donc chaque année le 21e jour du 9e mois lunaire, une date qui change (en 2018, ce sera le 29 octobre)
- Mais si on traduit sa date de naissance, en 1924, le 21e jour du 9e mois était le 19 octobre 1924. Et donc sa date d'anniversaire traduite devrait être le 19 octobre.
- lorsqu'il s'est présenté la première fois en 1940 au Lycée Aurore de la Concession française, on lui a demandé sa date de naissance pour faire ses papiers français, sachant que le 21 jour du 9e mois lunaire n'était pas acceptable sur des papiers français. Donc, l'employé à calculé la date en 1940 et a trouvé le 21 octobre.
En plus, quand on lui a demandé son âge, il a répondu j'ai 17 ans (étant né en 1924, il était dans sa 17e année). Et donc sa date officielle est devenue le 21 octobre 1923 (date fausse dans le jour et dans l'année).
6. La Chine se trouve sur 3 fuseaux horaires
Géographiquement vrai, administrativement faux.
Toute la Chine est à l'heure de Pékin, il n'y a aucun décalage horaire sur tout le territoire chinois.
Cela peut jouer des tours : par exemple, si on passe la frontière terrestre à Torugart (ancienne route de la soie, entre le Kirghizstan et la Chine, la frontière ferme à 15h (heure kirghize) car il est 17h heure chinoise. Et si c'est le vendredi soir, elle ne rouvre que le lundi matin
7. Dans toutes les villes chinoises il y a une tour du tambour et une tour de la cloche
Il y en avait dans toutes les grandes villes. Par exemple, Pékin, Xian, Nankin, Pingyao ... A ma connaissance, il n'y en avait pas à Shanghai qui était une petite bourgade d'un peu plus d'un km2
La tour de la Cloche sonnait pour signaler l'ouverture et la femeture des portes de la ville. A Pékin, la tour de la cloche abrite la plus grande cloche de Chine.
La tour du tambour, ou plutôt des tambours servait pour marquer les heures. Plus exactement toutes les deux heures
J'espère que ces inforamtions prises par le petit bout de la lorgnette vous ont amusé ...
Voici donc un petit florilège de choses dites et ce qu'il en est en réalité.
1. Nouvel An Chinois J'entends souvent que le calendrier chinois est lunaire, et que c'est pour ça qu'il change chaque année.
C'est à la fois en partie vrai, mais en aussi en partie faux.
En réalité, le calendrier chinois est luni-solaire (dépend à la fois de la lune et du soleil).
Explications : A la base, il est lunaire. un mois lunaire (de la nouvelle lune, c'est à dire pas de lune, à la nouvelle lune). La durée du mois luniare est de 29,5 jours. La durée de base d'une année lunaire de 12 mois lunaires est donc de 354 jours, c'est à dire en gros 11 jours de moins que l'année solaire. Donc une année purement lunaire, comme celle du calendrier musulman fait que chaque année, cela recule de 11 jours. Donc -par exemple- la date du Ramadan recule chaque année de 11 jours.
La Chine était un pays essentiellement agricole, l'empereur appelait par ses prières à une bonne récolte (le 15e jour du premier mois lunaire). C'est l'origine du Temple du Ciel construit sous les Ming en 1420, mais cette tradition existait bien avant. Et donc, il y a un problème potentiel de dates si les prières ne correspondait pas au début de l'année agricole. Le calendrier lunaire chinois a donc été adapté, et environ tous les 3 ans (33jours de retard) l'année lunaire chinoise compte un mois de plus (29,5jours) pour rattraper le calendrier solaire. On a donc une année *luni-solaire*, avec des années à 12 mois lunaires et des années à 13 mois lunaires. En France, il y a les années bissextiles avec un jour en plus, en Chine, il y a les années embolismiques avec un mois en plus. Ce type de calendrier existait en Europe (calendriers grecs), et aujourd'hui, en dehors de l'Asie, le calendrier juif est du même type luni-solaire, sauf que l'année embolismique juive n'est pas synchrone avec l'année embolismique chinoise.
2. Un chinois a tout de suite un an à sa naissance, car on compte à partir de la conception
Faux.
Explication : En chinois, quand on dit "j'ai un an" (wǒ yǒuyī nián), on dit en fait "je suis dans ma première année". Ce n'est pas si simple, car cela peut être traduit aussi par "j'ai un an" au sens français, sauf que ce n'est pas ce que l'usage exprime ...
3. Toute la Chine s'arrête de travailler au nouvel an
Vrai (ou à peu près).
La notion de "vacances" ou de "congés payés" n'existait pas en Chine jusqu'à très récemment. (remarquez, cela n'existait pas non plus en France, et la toute première fois, c'était en 1853, et encore, que pour les fonctionnaires).
Mais chaque année, les chinois devaient rendre hommage aux ancêtres (culte des ancêtres), une obligation de la pensée confucéenne (qui était une religion d'état sous les empereurs de Chine après le 1er empereur). Mao a esssayé de l'interdire, mais n'a pas vraiment réussi, et même si aujourd'hui, on estime qu'il n'y a plus que 20% de croayants en Chine, il s'agit d'une tradition importante qui fait que nombre de chinois de la grande ville repartent à cette occasion dans leur famille à la campagne. Je suis allé deux fois à Shanghai la dernière semaine avant le nouvel an et je n'ai jamais vu autant de monde prendre le train ou le bus pour partir en 4 jours !!! Cela devait faire des millions de personnes, et encore, rien que sur une gare (ferroviaire, et juste à côté, routière).
4. Quand on compte le nombre de jours pour le visa chinois, on commence à compter le lendemain.
Vrai.
En fait la règle est que l'on commence à compter à partir de minuit suivant le jour de l'arrivée. Donc, si vous avez une exemption de visa de 72h (3j) et que vous arrivez le lundi à 5h du matin, votre exemption est valide jusqu'au jeudi 23h59 et 59s.et non pas 72h (jeudi 5h du matin).
Votre visa de 30j est en fait valable 31jours selon la façon de compter en France (en France, on compte le jour d'arrivée et le jour de départ).
Toujours sur les visa, la date de validité de votre visa ne compte que pour votre date d'entrée (et pas la sortie) en Chine, et la durée que pour un séjour continu en Chine. Chaque fois que vous entrez en venant de l'étranger, votre compteur de 30 jours repart. Donc par exemple, si vous avez un visa de 30j à double entrée avec une date de validité jusqu'au 30 juillet, vous pouvez entrer en chine le 29 juin, puis ressortir de Chine le 29 juillet (ce qui fait 30 jours comme le compte les chinois), rerentrer en Chine le 30 juillet (votre visa est encore valide pour entrer) et rester jusqu'au 28 août (30 jours comme le comptent les chinois).. Et pour ce qui est du pays "étranger", Hong Kong est considéré comme pays étranger pour ce qui concerne le visa. En programmant judicieusement un séjour d'un jour à HK ou en Mongolie, ou tout autre pays distinct de la Chine, votre visa chinois double entrée est en fait valable 60 jours (2 fois 30), sachant que en général, un visa chinois est donné pour une durée de validité jusqu'à 3 mois après la date de l'émission, vous avez un peu de souplesse ...
5. Certains chinois ont 3 dates d'anniversaire Cela peut arriver (c'est le cas de mon père).
Mon père est né en Chine le 21e jour du 9e mois lunaire.
- Son anniversaire dans la tradition est donc chaque année le 21e jour du 9e mois lunaire, une date qui change (en 2018, ce sera le 29 octobre)
- Mais si on traduit sa date de naissance, en 1924, le 21e jour du 9e mois était le 19 octobre 1924. Et donc sa date d'anniversaire traduite devrait être le 19 octobre.
- lorsqu'il s'est présenté la première fois en 1940 au Lycée Aurore de la Concession française, on lui a demandé sa date de naissance pour faire ses papiers français, sachant que le 21 jour du 9e mois lunaire n'était pas acceptable sur des papiers français. Donc, l'employé à calculé la date en 1940 et a trouvé le 21 octobre.
En plus, quand on lui a demandé son âge, il a répondu j'ai 17 ans (étant né en 1924, il était dans sa 17e année). Et donc sa date officielle est devenue le 21 octobre 1923 (date fausse dans le jour et dans l'année).
6. La Chine se trouve sur 3 fuseaux horaires
Géographiquement vrai, administrativement faux.
Toute la Chine est à l'heure de Pékin, il n'y a aucun décalage horaire sur tout le territoire chinois.
Cela peut jouer des tours : par exemple, si on passe la frontière terrestre à Torugart (ancienne route de la soie, entre le Kirghizstan et la Chine, la frontière ferme à 15h (heure kirghize) car il est 17h heure chinoise. Et si c'est le vendredi soir, elle ne rouvre que le lundi matin
7. Dans toutes les villes chinoises il y a une tour du tambour et une tour de la cloche
Il y en avait dans toutes les grandes villes. Par exemple, Pékin, Xian, Nankin, Pingyao ... A ma connaissance, il n'y en avait pas à Shanghai qui était une petite bourgade d'un peu plus d'un km2
La tour de la Cloche sonnait pour signaler l'ouverture et la femeture des portes de la ville. A Pékin, la tour de la cloche abrite la plus grande cloche de Chine.
La tour du tambour, ou plutôt des tambours servait pour marquer les heures. Plus exactement toutes les deux heures
J'espère que ces inforamtions prises par le petit bout de la lorgnette vous ont amusé ...
On trouve en Asie une grande quantité de peuples dont les origines et les liens de parenté ne sont souvent pas évidents. La confusion est d’autant plus grande qu’ils ont une variété de noms aux sonorités assez semblables à premier abord, et qu’un groupe donné se voit attribuer des noms différents suivant le pays où on le rencontre, la date à laquelle on en parle, l’auteur etc…. Meo, Miao, Yao, Hmong, Lao, Taï, Thaï, Qiang, Jurchen, Mandchous, Khitai etc…. la liste et longue ! Comment s’y retrouver ? D’où viennent-ils et comment sont-ils reliés les uns aux autres?
Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):
« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……
Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?
Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).
On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !
Alors allons-y! Premier chapitre:
Les débuts - Xia
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.
L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.
Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.
Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.
Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.
Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):
« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……
Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?
Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).
On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !
Alors allons-y! Premier chapitre:
Les débuts - Xia
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.
L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.
Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.
Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.
Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.
Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
UN SI P'TIT BOUT D'CHINE
Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili
Septembre et octobre 2005
Un si p'tit bout d'Chine…
...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...
..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...
..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...
..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...
..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...
..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...
..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...
..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...
..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...
..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...
..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...
..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...
..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...
..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...
..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.
Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili
Septembre et octobre 2005
Un si p'tit bout d'Chine…
...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...
..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...
..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...
..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...
..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...
..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...
..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...
..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...
..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...
..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...
..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...
..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...
..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...
..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...
..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.
Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Nous partons dimanche avec 3 enfants de 3 à 11 ans en Chine : atterrissage à Chengdu, nous pensons nous rendre auprès des pandas, puis à Kangding avant de descendre dans le Guizhou, à la recherche des villages des minorités. ensuite direction Yuangshuo puis île de Hainan, avant de décoller de Hong Kong.
en tout : 3 semaines et demi. Peu de temps pour un programme ambitieux...
avez-vs des conseils, surtout pour voir de belles fêtes de minorités ou des marchés hauts en couleurs ?
les pandas : nous pensons nous limiter au centre de préservation de Chengdu (la réserve de Wolong n'offrant que peu de chances de les voir), mais y a t-il un endroit sauvage où l'on a de vraies chances de les voir en liberté ?
L'île de Hainan : avez-vs des infos sur les macaques ?
Merci énormément !!!
Emmanuelle & Pierre
Bonjour,
je décolle dans une semaine pour 17 jours autour de Beijing (Xi'an, Pingyao, Datong...)
Je pars sur une base de 750€/personne sachant qu'on est sur des hôtels à 10€/personne/nuit. Pensez-vous que je suis juste ?
Merci
Je pars sur une base de 750€/personne sachant qu'on est sur des hôtels à 10€/personne/nuit. Pensez-vous que je suis juste ?
Merci
Chers ami(e)s voyageur(e)s,
Nous preparons un dernier voyage en Asie avant de rentrer travailler a Paris apres 3 ans en Chine. Voici l'itineraire que nous prevoyons, sachant que nous ferons tout cela avec notre fille de 1, 5 ans. C'est un itineraire qui me semble tres "speed" mais on n'a que 17 jours et je n'arrive pas a le simplifer (on a tellement envie de tout visiter!!). Meme si a la base on prefere le train et les bus - bref les vacances plutot routs - la on est avec un enfant, et c'est toute une logistique (on doit meme emmener un lit pliant, je vous laisse imaginer le chargement). Donc on prevoit de prendre l'avion entre chacune des 5 etapes ci-dessous :
1 - Guilin (3 jours) du 2 au 4 juin inclus : Mes amis me conseillent d'y rester 3 jours max en visitant plutot Yangshuo qui est parait-il un peu moins touristique.
2 - Yunnan (5jours) (Kuning Dali Lijiang et autre chose si possible?): Du 5 au 9 juin inclus.
3 - Hanoi + la baie d'Halong (3 jours) : du 10 juin au 13 juin inclus
4 - Hue (3 jours) : 14 au 16 juin inclus
5 - Saigon (3 jours) du 17 au 19 juin inclus. Des amis qui vont nous y heberger nous disent que 2 jours suffisent pour Saigon, mais qu'il y a pas mal de choses a voir aux alentours sur la journee.
Nous recherchons surtout des beaux paysages (rizieres en terrasse, montagne, rivieres...) car on a eut notre dose de temples boudhistes.
Est-ce que cet itineraire vous semble faisable? Trop charge? On m'a dit aussi que sur cet itineraire il serait peut-etre pertinent de supprimer Guilin pour placer plus de temps au Vietnam ou les paysages sont aussi beaux voir plus beaux?
N'hesitez pas a nous donner votre avis de "baroudeurs" (+ aussi si vous avez des hotels pas chers a nous conseiller...)
Merci d'avance!!!
Nous preparons un dernier voyage en Asie avant de rentrer travailler a Paris apres 3 ans en Chine. Voici l'itineraire que nous prevoyons, sachant que nous ferons tout cela avec notre fille de 1, 5 ans. C'est un itineraire qui me semble tres "speed" mais on n'a que 17 jours et je n'arrive pas a le simplifer (on a tellement envie de tout visiter!!). Meme si a la base on prefere le train et les bus - bref les vacances plutot routs - la on est avec un enfant, et c'est toute une logistique (on doit meme emmener un lit pliant, je vous laisse imaginer le chargement). Donc on prevoit de prendre l'avion entre chacune des 5 etapes ci-dessous :
1 - Guilin (3 jours) du 2 au 4 juin inclus : Mes amis me conseillent d'y rester 3 jours max en visitant plutot Yangshuo qui est parait-il un peu moins touristique.
2 - Yunnan (5jours) (Kuning Dali Lijiang et autre chose si possible?): Du 5 au 9 juin inclus.
3 - Hanoi + la baie d'Halong (3 jours) : du 10 juin au 13 juin inclus
4 - Hue (3 jours) : 14 au 16 juin inclus
5 - Saigon (3 jours) du 17 au 19 juin inclus. Des amis qui vont nous y heberger nous disent que 2 jours suffisent pour Saigon, mais qu'il y a pas mal de choses a voir aux alentours sur la journee.
Nous recherchons surtout des beaux paysages (rizieres en terrasse, montagne, rivieres...) car on a eut notre dose de temples boudhistes.
Est-ce que cet itineraire vous semble faisable? Trop charge? On m'a dit aussi que sur cet itineraire il serait peut-etre pertinent de supprimer Guilin pour placer plus de temps au Vietnam ou les paysages sont aussi beaux voir plus beaux?
N'hesitez pas a nous donner votre avis de "baroudeurs" (+ aussi si vous avez des hotels pas chers a nous conseiller...)
Merci d'avance!!!
Bonjour à tous,
J'envisage de partir en Chine avec ma petite family (2 adultes et 3 enfants de 11, 6 et2 ans), mais j'avoue ne rien connaitre de cet immense pays😠.
Alors je viens vous demander quelques bonnes idées, surtout pour ne pas trop dégouter les enfants..... ( Ce ne sont pas encore de vrais baroudeurs comme les parents!)😉
Avec aussi, si possible une petite escapade au tibet (est-ce raisonnable avec les petits?!)
MERCI D'AVANCE🙂.... Et bonne année à tous !
Avec aussi, si possible une petite escapade au tibet (est-ce raisonnable avec les petits?!)
MERCI D'AVANCE🙂.... Et bonne année à tous !
😛
Le 1er juillet, la ligne à très grande vitesse reliant Pékin à Shanghai sera ouverte. Le trajet durera moins de 5 heures. 80 millions de passagers sont attendus par an sur cette ligne.
Montant de investissements : 23 milliards d'euros.
Montant de investissements : 23 milliards d'euros.
😎 Je lis avec toujours bcp d'intérêt les commentaires sur les voyage en Chine. Question que je me pose...
Nous aurions 15 à 17 jours pour visiter le Yunnan. Nous sommes plutôt du genre à voyager seuls, sans rien retenir comme hôtels et goûter le temps qui passe, s'arrêter à des endroits qui nous "parlent" et continuer notre chemin plus tard. mais... nous n'avons jamais été en Chine et l'on me dit que ne pas parler, ni lire le chinois, c'est mission impossible que de visiter le pays, le nez au vent. Nous perdrions bcp de temps dans les transports etc.. etc..
Que pensez-vous de cela? Alors vaut-il mieux se joindre à un groupe de TO?
Quelles sont les expériences des amis de VF sur les circuits organis&s.??
Merci d'avance pour vos commentaires que je lirai avec attention.
HELLO
Mon ami honkongais m'a posé une question en voyant le forum: Pourquoi les étrangers aiment aller en chine???pourquoi il aiment la nouvelle chine?
alors, pour ne pas répondre à votre place....(lol) je l'écris sa question!
on attend vos réponses!!!!!
oliwen










