Discussions similar to: Protection sol une tente Vaude Hogan
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Choix de tente pour voyages à vélo
bonjour

j hesite entre ces deux tentes , , a defaut de prendre une hilleberg

www.kvoaszrs.com/...nnel-vert-p-200.html

www.kvoaszrs.com/...9faa981484ce2ed7a661

et :::: si avis nefaste il me reste cette tente mais pas le meme budget www.campz.fr/...nt/tente/374937.html

merci de votre aide

a bientot
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Tente pour une personne et un vélo?
Bonjour, Je suis à la recherche d'une tente sous laquelle je pourrais mettre mon vélo (+ moi + deux sacoches 25L). Je ne sais pas si c'est une bonne idée. En enlevant les roues et en couchant le vélo, il y a peut-être moyen de le glisser dans la tente? L'avez-vous déjà fait? Et avec quelle tente? Merci pour votre aide.
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Tente pour faire un tour du monde à vélo?
Bonjour,

Je compte partir en été 2010 pour un voyage d'au moins un an et demi en vélo couché. Je suis entrain d'essayer de faire mon choix de matériel (vu que je vais déjà faire qq we, semaines et un voyage de 5 semaines à vélo d'ici là).

Je sais que des questions sur les tentes ont déjà été posées... mais la mienne est assez précise et je n'ai pas trouvé la réponse ailleurs.

En ce qui concerne la tente, je penche pour le moment vers la Vaude Hogan XT, mais je voudrais vos avis, en effet, elle a pratiquement tout ce que je recherche... sauf un point: J'aimerais que la tente intérieure puisse se monter seule afin de pouvoir servir comme simple moustiquaire à l'intérieur ou qd il fait très chaud.

Voici mon cahier des charges: AutoportanteCouleurs discrètesAvancée permettant de cuisiner et de se changer au sec sans être dans la chambreMontage de la tente intérieure au secRésistante (y compris aux vents de Patagonie)Tente intérieure montable seuleMax 3, 5 kgMontage simple

Connaitriez vous une tente qui possède toutes ces caractéristiques?

En question subsidiaire... je regarde les sacoches vaudes Aqualine et les discover, ne sachant pas trop comment faire mon choix, les premières étant moins chères et légèrement plus grandes et les secondes pas mal plus légère mais sans fermeture par enroulage (pour 3 paires il est possible de gagner presque 1, 5 kg)... des avis?

Merci
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Présentez vos tentes
Bonjours!

Sur la meme idée que "présentez vos vélos", il serait peut etre aussi interressant de voir un peu toutes les tentes utilisées par tous... Ca peut donner des idées sur les produits.

PS:merci aux amateurs de débats enragés de s'abstenir sur ce coup là!

Allez je commence donc:

Tente quechua 2 secondes: Bons points _Se pose partout en un temps record et permet de boire l'apero tout de suite si on a tres soif... _Son prix _Discrete _Seche tres facilement _Son poids 2.4 kg

Mauvais points: _Pas toujours facile a transporter _Un peu courte en longueur. - Pas d'abside _Pour 1 personne mais pas plus

Bonne tente pour des utilisations en conditions clémentes

Toujours chez quechua, la forclaz t2+ light

Bons points: _Tente super pratique au montage rapide _Discrete _Deux entrées et deux absides, une pour ranger le matos et une autre plus petite pour rentrer et sortir sans rien mouiller. _Bon espace interieur pour 1 personne mais trop juste pour deux _Son poids 2.4 kg _Les arceaux exterieurs sur lesquels il suffit de fixer les crochets de la tente

Point négatif: _Ne se fait plus! et c'est bien dommage.

Allez , je termine avec la beast de chez Husky

_3.3kg _Tente 3 personnes , tres spacieuse pour deux. _Deux entrées et deux absides pour le matos. _Montage classique et pas compliqué. _149 euros

Point négatif: _Pas vraiment discrete en rouge, la seule couleur proposée

Voila, en espérant une bonne participation de tout le monde afin de completer la liste! Bien à vous ! Tof
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Prolonger la durée de vie d'une tente
salut

prévoyance ma question est : Que mettre sous une tente pour prolonger sa durée de vie entre autre la mienne est neuve (300 € !)

jusqu'à présent je plaçait une couverture de survie mais c est pas terrible au final. trop fin. en effet y a souvent des trous sous la tente avec le temps car le sol contient parfois des pierres et autres dans les campings ou ailleurs

pour les débutants : y a truc qui terrible c est qd tu es dans un camping bruyant et que tu sors de la tente , puis que tu la traine vers un autre emplacement. pas bon c est du vécu

donc que mettez vous - emporter vous ? plastique protection sol de chantier épais ? bâche bleu de jardinage - lourds mais efficace et peux servir pour emballer le vélo plus tard avec adhésif pour monter dans bus ou tgv tapis de sol qu on achete au metre dans magasin ? je sais pas trop

merci pour vos idées :-)
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Tente pour l'Islande à vélo
Bonjour à tous,

Je cherche une tente pas trop honéreuse pour partir en Islande à 2 mais avec des vélos, il faut donc une tente relativement grande pour accueilir nos 8 sacoches . Avez vous une idée...J' avais pensés à la vaude taurus II mais j' ai peur de la taille... ou la MSR Mutha Hubba mais là j' avais peur du manque d' imperméabilité.

merci d' avance,

Aurélie
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Conseils tente
Bonsoir,

Je suis à la recherche d'une tente mais j'ai un dilemne : vaut-il mieux investir dans une tente ultra légère ( Vaude, ... ) mais plus chère, ou une tente de base peut suffire même si le poids ou la taille s'en ressentent ?

Faites moi partager vos expériences à ce sujet !! 🙂
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Votre tente
Bonjour, à tous.

J'ouvre un nouveau post sur LES TENTES. Je sais qu'il y en a pas mal. Je voudrais un petit récap de vos tentes (nom de la tente et lieux d'achat...), vos impressions (confort, imperméabilité, condensation....)

Exemple de synthaxe : (pour qu'on s'y retrouve facilement)

Nom tente prix lieux d'achat.....

Montage démontage avantage inconvénient....

Confort (abside, double toit) suivant le nombre de personne....

Histoire que tous le monde puisse se repèrer facilement pour les achats à venir.

Perso j'ai une tente queschua http://www.decathlon.fr/tente-2-personnes-t2-id_2859520.html.

Montage simple (même pas 5mn) et efficace (le toit ne touche pas la chambre. Autoportante (servi 15 jours en Bretagne) Inconvénient : on doi d'abord monter la chambre donc sous la pluie🤪

A deux sa va pour dormir. On rentre des petites sacoches avec nous dans la tente mais pas plus. Abside pour les chaussures😄
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Vol de ma sacoche de guidon
Voila 8 jours que je suis rentré et aprés 1 semaine de voyage je me suis fait piquer ma sacoche de guidon dans ma tente en pleine nuit alors que je dormais dedans (avec boule quies) J'étais dans un camping à quelques km de Montpellier, je dormais dans une tente vaude hogan xt.Le ou les voleurs ont commencé par découper l'abside mais ma sacoche était dans la chambre, ils sont donc venu coté chambre et découper le double toit et la chambre des 2 cotés pour me dérober téléphone et sacoche de guidon. Bien sur tout mes papiers, argent, appareil photo était dedans... C'est le froid qui m'a réveillé a 5h du matin je vous dit pas le cauchemar ... Alors attention à vos sacoches...
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Tente Marechal type raid cycle
bonjour quelqu'un connait il la tente de marque MARECHAL type RAID CYCLE? tente prévu pour le couchage de 2 personnes et offrant un abri aux vélos. Qu'en pensez vous? lafred
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Voyager à vélo avec une tente 2 secondes (une place)
Bonjour à tous,

Contraint de voyager en solo pour cause de perte de mes coéquipiers et coéquipières évadés dans le tourbillon de la vie (mais je cherche toujours des partenaires pour cet été 😉 ), je pense à changer de tente .

J'ai, récemment fais l'acquisition d'une tente deux secondes de chez Decath (une place adulte + un enfant ), le disque fermé est de 60 cm de diamètre, 2, 4 kg, 30 euros, il se pose sur le porte bagage arrière et les sacoches, certes ça prends de la place, mais les québécois diraient : c'est pas si pire 😎.

alors avant de me lancer en Espagne avec ce «truc », j'ai quelques questions : quelqu'un a-t-il testé cette tente (sur un voyage en vélo ou non )? un avis ?

qualité de la tente face au vent ? À la pluie ? résistance des arceaux qui au pliage me semble vraiment soumis à une forte contrainte ? L'encombrement finit-il par être gênant ? J'avais trouvé sur le fil, un cycliste qui en avait une et voyageait avec mais ne le retrouve pas … 🤪

merci de votre aide 🙂. Laurent

(recherche équipier mi juin-mi juillet et aout 2009 )http://voyageforum.com/voyage/equipier_velo_fin_juin_en_aout_D2432700/ http://globe-reveur.over-blog.com
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Tentes Big Agnes
Bonjour à tous,

Quelqu'un aurait-il un avis sur les tentes Big Agnes ? Elles sont très légères mais sont-elles solides et assez étanches (tapis de sol 1200mm).

Merci
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L'éternelle recherche de la tente pour cyclo-camping
Hello,

Les sujets se multiplient, mais je n'ai pas trouvé chaussure à mon pied dans les précédents fils de discussions. Je souhaiterai remplacer ma tente actuelle pour plus de confort, j'ai jusqu'a présent une Coleman Bedrock 2, à 65 euros, 2,4 kg. Simple à monter 1 arceau + 8 piques. à part dormir (pas réellement possible de manger par exemple en cas de pluie)

L'usage serait pour des randonnées courtes sur des petites semaines et long week-ends, ainsi que longues randonnées 1 à 6 mois. Plutôt 3 saisons que 4.

Je recherche une tente deux personnes avec comme caractéristiques impératives : - légèreté (2,5 Kg max) et compacte - robuste (pas envie d'investir une grande somme pour un équipement fragile et demandant d'être trop soigneux) - autoportante (réelle nécessité car souvent confronté à l'impossibilité de planter les piques, pour ne pas louper des beaux endroits pour bivouaquer!) - couleur verte pour être passe partout - espaces pour stocker sacoches

•Je m'étais orienté sur la Hubba Hubba NX de MSR qui représente idéalement les besoins que j'ai, mais trop de retour sur sa fragilité. •Les Big Agnes attirantes aussi mais le tissage semble similaire à la Hubba hubba •Orienté aussi vers la Taurus UL Vaude mais espace + serré que les deux citées au dessus.

Avez vous d'autres modèles qui conviendraient à mes attentes? Des retours sur utilisation des tentes citées ci-dessus? Concernant le budget, la fourchette 250-350 serait idéal, si le modèle vaut vraiment le coup pourquoi pas pousser à 400.

Merci !!!
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Achat d'une bonne toile de tente minimaliste
Bonjour tout le monde , J ai l intention pour ma prochaine randonnée du printemps de casser ma tirelire pour renouveler ma toile de tente , j ai actuellement une Mc Kinley monoparoi de 1 kg https://www.google.fr/search?q=tente+mc+kinley&client=tablet-android-samsung&prmd=sivn&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwiMtfuN-dvJAhXEpw4KHXt5DfQQ_AUICCgC&biw=800&bih=1280#imgrc=vRvL3rx01IsfOM%3A

je cherche quelque chose d aussi leger mais avec une double paroi pour limiter la condensation , je suis tres tenté par la TELEMARK 1 LIGHT WEIGHT http://www.rayonrando.com/tente-rando-legere-telemark-light-weight-tentes-legeres-randonnee-camping-tentes-4678-28-13-21.z.fr.htm

ou la msr huba nx 1 place http://www.aventurenordique.com/tente-msr-hubba-nx-verte.html?utm_source=googleshopping&gclid=Cj0KEQiA7rmzBRDezri2r6bz1qYBEiQAg-YEtqk-ldTWB-YCxXDSkUcZjtKSsEB4ZkCyNacDUNr0irAaAnmY8P8HAQ

si vous connaissez d autres tentes avec un bon niveau de performance et pourquoi pas un prix plus intéressant
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Trek dans les Alpes cet été
Bonjour,

Après de nombreuses années où je n'ai pu partir (je travaillais pendant les vacances) et étant un vrai amoureux de la nature Je compte faire ma première randonnée cet été en autonomie (bivouac, carte, topo ...) dans les Alpes de préférence car j'habite à lyon. Je n'ai pas d'experience de randonnée mais j'ai l'habitude de marcher plusieurs heures sans problème, de courir et de faire du VTT chaque week-end. Je cherche donc un coin sympa (faune, flore, vue) mais assez difficile pour créer un propre challenge justement. J'aimerais partir 1 semaine ou 2 en Juin, Juillet ou Août. N'étant pas expérimenté j'ai donc plusieurs questions concernant mon escapade en espérant que vous me pourrez m'aider

Tout d'abord partir seul à 20 ans est-il à proscrire? En fait j'aimerais trouver des équipiers mais le cas échéant que faire? Puis-je m'en sortir seul avec topos et cartes (pas envie de me servir d'un GPS)? Concernant l'itinéraire, que me conseilleriez vous pour cette première aventure? Je pense qu'il y a assez de possibilités dans les Alpes pour ne pas allez voir ailleurs pour cette année: Mercantour, Écrins, Vercors, TMB, voir une GTA? qu'en pensez vous? J'aimerais aussi savoir qu'est ce que vous me conseilleriez comme carte ou topo; cela dépend bien évidemment du choix de la destination mais pour me faire une idée: plutôt FFRP, Glénat, Cicérone? IGN pour les cartes?

Enfin j'ai bien entendu besoin d'acheter un certain nombre de trucs indispensables: Chaussures, Tente, sac à dos, Réchaud ... Si vous pouviez me donner quelques tuyaux, ou simplement votre expérience par rapport à votre matos ce serait génial. Je n'ai pas un énorme budget mais j'ai conscience des prix et je veux tout de même acheter du matériel de qualité, en particulier les chaussures, vu que je compte marcher entre 7 et 8,9 heures par jour.

J'attends vos réponses avec impatience

PS: je suis également comme je l'ai dit avant, en recherche d'un équipier donc si ça vous tente, on peut en discuter. J'ai 20 ans, je suis extra dynamique (je peux pas rester en place), j'adore aussi tous ce qui entoure la nature, et je suis vraiment ouvert sur les autres. J'ai donc pas vraiment de contrainte sur mes équipier(e)s, le sexe, l'âge du moment qu'il y a de la motivation ....
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Tentes de cyclocamping: Hilleberg Stalon combi versus Exped Andromeda II Extreme Plus?
Bonjour,

Amateur (on se demande pourquoi ;-) ) de la marque Hilleberg je rêvais de me payer une tente de cette marque réputée d'une fiabilité à toute épreuve, d'une garantie à vie, d'une conception très soignée bref le rêve en tissus et sardines de tout cyclo campeur. voici quelques hic qui finissent par être déroutant au point de me faire loucher sur autre chose :je n'arrive pas à trouver la mention de garantie à vie ni sur le site ni sur le catalogue papiersi initialement je visais une 3 voir 4 places puisque c'était le besoin de l'époque en revanche maintenant je me résigne à une 2 places et là nouveau problème impossible de trouver une Keron 2 GT pourtant au catalogue.vu le point précédent je louche du coté du très bien pensé stalon combi 2 avec l'extra (avancé) et là impossible de comprendre ce qu'il faut acheter pour avoir le toutréseau de distribution en France complètement absent. les revendeurs les plus proches sont globetrotter.de20% d'écart en moins sur le continent d'Amérique du Nord. on serait tenté d'acheter labas et de se la faire re-expédier car la différence de 200 euros ne sera jamais comblée par le coût de la ré expédition.j'ai vraiment l'impression de perdre mon temps

du coup je suis aller chercher ailleur. J'ai sauté sur l'occasion pour Vaude Hogan XT en super promo (300 euros frais de ports inclus) qui m'a été décommandée alors que l'encaissement avait été effectué puis remboursé sur fielandtrack.co.uk > tout à refaire

Pour le prix normal d'une Vaude Hogan je préfaire prendre une tente exped Andromeda II extrem plus. L'exped est mieux agensée au niveau de l'espace et à un retour vraiment positif dans des conditions extremes d'alpinismes et "vraie" 4 saisons. Mais c'est la même chose que les Hilleberg au niveau distribution. "Le vieux" se résume à proposer les tentes Hellsport (qui sont de très bons produits). Exped référence desvendeurs sur le territoire français qui une fois contactés sont obligés de fouiller pour comprendre ce référencement. Ah oui ils vendaient des matelats auto gonflant de la marque...

Quelqu'un a des réponses à donenr sur ces nombreux doutes? Hillberg stalon combi etc etc......

Pierre
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Etes-vous satisfaits de vos tentes?
Nous recherchons une tente pour 2, avec les critères suivants : GRANDE résistance au vent (pour amérique du sud), légereté (-3 Kgs), 1 abside, de la place (confort : une 3 places pour 2); bref...la tente idéale !! Les + et les - de vos tentes nous intéressent et vos avis perso donc !! merci de votre aide !!! turbu
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Afric'anchor
Les premiers jours

Au bar entre deux zincs, à l'escale de Johannesburg, trois douzaines de beaux bébés dans l'uniforme de leur université sont attablés par quatre. Nul doute qu'ensemble, sur la pelouse, ils forment un pack redoutable et qu'emmêlés ils ne font qu'un mais ici ils sont regroupés par couleur, les Blancs et les Noirs, formant presque un damier, comme s'ils étaient à nouveau adversaires.

Près de l'aéroport du Cap le mur d'un township proclame «Islam, the way of life». Les habitants de ce pays ont déjà payé un lourd tribut à une première idéologie, qu'on leur épargne les errements d'une seconde!

Dans le centre de Stellenbosch une Ferrari découvrable est arrêtée par un flot de piétons Noirs. Le gamin blond fait piaffer les cinq cent chevaux, emballe le moteur et la blonde qui l'accompagne d'un même rugissement. Ce n'est pas une Testarossa mais elle est rouge et la testostérone est bien là. Il n'y a pas si longtemps ils étaient en danger sur les trottoirs, ils sont aujourd'hui protégés par des bandes blanches peintes au sol mais une année de travail de la trentaine de personnes qui ont immobilisé le bolide ne leur suffirait pas pour l'acquérir.

Pour se rendre au restaurant les femmes revêtent volontiers des tenues seventies, robes longues à fleurs et cascades de boucles qu'on dirait faites au fer tandis que leurs hommes, cow-boys musculeux, semblent mal à l'aise dans leur habit de ville.

Avontuur est un vignoble dont le restaurant réputé vous assure qu'il est votre home away from home. On y élève également des chevaux de race. Ce qui est certain c'est que leur sauvignon blanc dénommé Sarabande est à la hauteur: sarabande des papilles avec le premier verre puis des neurones avec le second, quant au troisième... Nous en achetons une caisse pour le stock de survie lors de la traversée du Kalahari.

Aux carrefours des Noirs travaillent, remontant d'un pas rapide les files de voitures en proposant toutes sortes d'objets tandis que des Blancs muets, figés, comme statufiés ou interloqués par leur destin, quémandent en tenant devant eux une pancarte.

De la maison que nous occupons à l'est de False Bay nous saluons le soleil qui disparaît derrière la péninsule du Cap. La succession de pics et de chaînes forme un message enflammé en morse .. ..- ….. .-- Une baleine solitaire, insouciante ou optimiste, forme avec sa queue le V d'une victoire que nous savons incertaine. Sur la grève, la silhouette noire d'un Blanc en ombre chinoise. Plus tard, remplaçant le message géant, le télégraphiste posté au phare du Cap de Bonne Espérance, envoie le premier signal d'un message humain poursuivi par la suite des éclairages côtiers. Des bouées lumineuses et silencieuses signalent les récifs aux sirènes et, dans la nuit, font scintiller l'écume.

Je raffole du full english breakfast et des amis nous ont préparé une surprise: un full south african breakfast. De quoi retourne-t-il? C'est très simple, il suffit de remplacer les œufs par un œuf... d'autruche!

Quelle ancre ou quel grappin me lie ici?

Un festival de baleines

A Hermanus se déroule début octobre le Whale Festival que nous laissons passer avant de nous y rendre: nul besoin de nous alors que chaque année cent mille personnes s'y rassemblent sous prétexte d'observer les baleines. Nous arrivons le lendemain et partageons avec quelques dizaines d'observateurs le festival d'une petite compagnie de baleines évoluant le plus souvent par deux, mère et petit. Tantôt la paire nage de concert, lentement, la mère avitaillant le petit qui peut téter jusqu'à six cent litres par jour, tantôt c'est concours de sauts et de galipettes. On reste là des heures, silencieux, émus. Et si les baleines et non la lune étaient à l'origine des marées? Basses lorsque les baleines s'envolent, hautes lorsqu'elles plongent. Une femme en formes s'installe sur les rochers entre les observateurs et les artistes donnant ainsi une utile échelle. Alentour, elle n'est pas le seul mammifère terrestre, émule ou mutant, qui porterait avantageusement des baleines.

Oasis

C'est notre première nuit dehors et c'est dans le Cederberg à Oasis backpackers & camping, ambiance de refuge de montagne et adresse la plus baba du coin. Gerrit, le propriétaire est d'une gentillesse inhumaine et nous propose un emplacement de rêve entouré d'orangers en fleurs. A l'abri des maisons, nous n'avions pas réalisé que la lune était pleine (depuis qu'elle ne fait plus les marées, elle se contente d'effacer les nuits) et nous ne sommes pas les seuls: deux zombies traversent le camp lampe frontale allumée mais inutile. Une dizaine de motos a déversé le double de fêtards qui font bombance au son de standards californiens surannés. A six heures du matin ils entonneront un tonitruant happy birthday pour l'une d'entre eux. Il va falloir s'enfoncer un peu plus avant dans le bush pour l'entendre. Ce que nous tentons le lendemain par une piste qui traverse la Doring River. Six mois de l'année elle est infranchissable mais Gerrit dit que, peut-être, elle l'est à nouveau et qu'il faut aller voir: soixante mètres d'un gué rocailleux et jusqu'à un mètre de profondeur, nous n'allons pas provoquer Neptune au début du voyage.

Lire ou camper

Lire en plein-air à la nuit tombée est mission impossible. A l'ancienne, je lis un livre de papier éclairé par une lampe frontale: c'est la danse de St Guy d'insectes suicidaires dans le faisceau, des petits malins s'essayant même à remplacer des mots. Ma Co lit dans le siècle sur une Kobo: des insectes malicieux en effleurent l'écran tournant ainsi les pages; lisent-ils plus vite qu'elle?

Wupperthal

Dans le désert qu'est le nord du Cederberg, de part et d'autre de la piste apparaissent soudain des chaumières chaulées, impeccablement alignées. On dirait un village construit par les Boers au XIXème siècle mais quelque chose cloche, l'impression que jamais des Blancs n'ont habité là, or, on ne construisait pas ainsi pour les Noirs. Le village est aujourd'hui occupé exclusivement par des métis; nous le quittons avec un mystère de plus. Au débouché d'un col, une réplique, plus vaste, occupe le flanc opposé, des lignes impeccables de maisons blanches et basses partent d'une large rivière à l'assaut de l'escarpement. Il y a près de deux siècles, deux missionnaires allemands se sont installés ici avec quelques familles de Khoisans (une des deux ethnies occupant cette région). Vingt ans plus tard, profitant de l'abolition de l'esclavage, d'autres familles les rejoignent. Elles sont aujourd'hui quatre cent vivant et travaillant sur une ferme de sept mille cinq cent hectares toujours propriété des missionnaires. On cultive légumes et rooibos sur les limons tandis que les moutons courent la montagne. Sur de longues tables, on vient justement de débiter deux agneaux à l'unique magasin général du village qui n'a guère changé depuis sa fondation, je prends mon tour dans la file. Le rooibos est transformé dans un petit atelier non seulement en infusions mais en savons et autres shampoings et lotions tandis que le village s'enorgueillit d'héberger la plus ancienne «usine» du pays, une fabrique de chaussures. Une demi-douzaine d'artisans y confectionne sandales et autres brodequins dans tous les cuirs dont regorge le pays. Peut-être leur manque-t-il un styliste. Voilà pour la belle histoire; difficile de savoir si c'est un bon modèle, si les missionnaires furent de meilleurs propriétaires que d'autres ni si les fermages étaient seulement payés en présence à l'office dans l'église surdimensionnée.
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Choix de matériel pour 3 semaines en Islande
Bonjour à tous !

Après la Chine en novembre-décembre, je me tourne vers des contrées plus nordiques pour ce mois d'août : l'Islande !

Faute de budget conséquent, j'ai décidé de faire le voyage en mode camping sauvage (et camping tout court de temps en temps pour prendre une douche...) et auto-stop (ou bus...je n'ai pas encore décidé). Seul soucis, tout le matériel de camping dont je dispose n'est pas prévu pour du trek : tente 2 secondes ronde, tapis de sol trop lourd, gros duvet...bon au moins j'ai un drap de soie, c'est ça de moins à acheter. Et comme j'ai de gros soucis de dos, je dois partir le plus léger possible (dans l'idéal moins de 10kg sur le dos...dur dur...).

Bref, je recherche donc une tente très légère (si ça peut tourner à 1-1.5kg ce serait parfait), un sac de couchage et un tapis de sol. Mon budget est assez restreint, si je peux dépenser moins de 200€ pour l'ensemble ce serait bien. Je précise que je pars seul, donc une tente une personne me suffit, si je peux y faire rentrer mon sac à dos. Pour info, je mesure environ 1m80 et d'un gabarit assez épais :p

J'ai arpenté plusieurs forums, et une tente revient souvent : la Ultralight T2 de Decathlon. Mais ce modèle n'est plus disponible ! Les autres modèles conseillés tapent dans un budget trop élevé pour moi ou trop lourd.

Auriez-vous par hasard des conseils, des références ? J'habite dans la région de Toulouse, si ça peut aider pour les boutiques...sinon par le net.

En vous remerciant,

Kurina
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La meilleure tente 1 place?
Bonjour,

je suis à la recherche du meilleur compromis au niveau tente pour un voyage en vélo en solo.

Léger, peu encombrante et résistante, quelle est pour vous la meilleure ?
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Voyager à vélo avec de jeunes enfants: une tente à conseiller?
Bonjour, Nous planifions de partir de mi-Avril à mi-Octobre 2016 avec nos deux filles qui auront 3 ans et 1 an et 1/2 au moment du départ. On aimerait aller du détroit de Gibraltar jusqu'à Athènes avec (suivant vos retours) un petit plus vers la Turquie. Les pays envisagés sont Espagne, France, Italie, Slovénie, Bosnie, Monténégro, Albanie, Grèce + éventuellement Turquie donc.

On aimerait privilégier durant notre périple l'hébergement chez l'habitant (rencontres impromptues, warmshower) et le camping de préférence sauvage ou chez l'habitant.

Notre premier souhait est de ne pas avoir à se préoccuper de sécurité et de voyager pénard.

Comme on à des questions assez variées, je pense lancer différentes discussions.

Après cette (trop) longue introduction ma question: Auriez vous une tente à conseiller pour ce voyage? Sachant qu'on est prêts à privilégier le confort au poids. On recherche par exemple une tente qui permettrait d'être debout dans la chambre, de manger à l'abri dans une partie auvent, par exemple).

En attendant de vous lire.
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Quelle tente pour quatre personnes?
Bonjour à tous,

Voilà nous sommes une petite famille de 4 personnes qui préparons un long périple de 2 ans en vélo. Nous avons épluché les sites pour trouver une tente qui pourra nous servir de maison pendant ce voyage. Le choix est complexe et limité car on trouve souvent des tentes pour 3 mais pour 4 c'est plus difficile.

Nous avons besoin de vous pour y voir plus clair...

Pour 4 personnes en vélo à travers le monde (est de l'Europe, Inde, Mada, Amérique du Sud) que nous conseillez vous ???*

Nous avions vu la FAST de chez HUSKY, mais à priori elle n'est plus en vente !!!! Nous sommes donc à la recherche...de notre maison.

Merci d'avance pour votre aide
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Choix de tente pour un voyage à vélo
Bonjour 🙂 Je prépare actuellement une traversée de l'Europe et de l'Asie à vélo (départ prévu pour Avril 2021 sauf si contre-indication du COVID).

Je me pose aujourd'hui la question du choix de la tente qui m'accompagnera. Pour mettre un peu de contexte, je vais voyager seul, pour une durée indéterminée et je compte dormir 100% du temps en tente (camping sauvage tous les soirs).

Je me suis déjà renseigné de mon côté et voici mes attentes quant au choix de la tente : - suffisament d'espace pour pouvoir accueillir mes sacoches et moi (donc tentes 2 places) - au moins une abside permettant de stocker un peu de matériel et surtout de pouvoir allumer mon réchaud (même si c'est pas très conseillé) en cas de forte pluie - capable de me protéger de la pluie (même en cas de grosse averse durant toute une nuit - forcément, je serais regardant sur le poids de la tente (je me fixe un 3 kg grand max) -je n'ai aucune contrainte de prix

Après avoir écumé les blogs de de voyageurs et sites de ventes en ligne, j'en suis arrivé à la conclusion que la tente Hubba Hubba NX de MSR semblait être un choix judicieux : https://www.aventurenordique.com/tente-msr-hubba-hubba-nx.html

J'aimerais cependant avoir votre avis quant au choix de cette tente. Avez-vous déja eu l'occasion de la tester en condition de voyage réel ? Quels sont vos retours (surtout les points négatifs) ?

Ma plus grosse inquiétude repose sur l'imperméabilité (1200 mm pour le double toit et 3000 mm pour le sol). N'étant pas un fin connaisseur, ces caractéristiques vous semblent-elles suffisantes pour pouvoir passer la nuit au sec en cas de gros orages qui persisterait toute la nuit ? J'ai vu qu'il est possible d'ajouter une bâche de sol supplémentaire ? (est ce là un choix ou un élément supreflus ?)

J'ai également une 2ème interrogation quant au stockage de mon vélo la nuit. Le fait de laisser le vélo dehors ne risque t-il pas de l'endommager sur le long terme ? Comment faites vous habituellement ? Laissez-vous le vélo dehors sans protection, ajoutez vous- une bâche ? Ou préférez-vous vous munir d'une tente avec une plus grande abside pour pouvoir le rentrer dedans ?

Cordialement, 🙂
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Tour du Dhaulagiri
Je publie aujourd'hui mon livre de bord concernant le trek du tour du Dhaulagiri en espérant qu'il puisse contribuer à la préparation de nouvelles aventures comme nous avons nous même été aidés au travers de ce forum. Le même texte avec les photos se trouve sur mon site (jeanfrancoisdeleval.com) Trek du Tour du Dhaulagiri

De Darbang à Marpha

Du 4 au 19 octobre 2013

Notre objectif:

Ce trek est en préparation depuis 2001, lorsque je descendais de Jomsom à Gorepani pour remonter pour la première fois vers le sanctuaire des Annapurna. Il y a 12 ans, l’imposante masse du Dhaulagiri faisant face aux profils dentelés des Annapurna, espacé par la vallée la plus profonde du monde, donnait des envies d’escapade : sortir des sentiers battus, déjà bien occupés. C’est un palier technique intéressant puisque la randonnée exige une plus grande autonomie que celle vécues au cours des précédents treks (Milam en octobre 2012 et Makalu inachevé en avril 2013), des bivouacs au-dessus de 5000m et la nécessité de chauffer l’eau avec un autre combustible que le bois.

Nous prévoyons d’effectuer le tour du Dhaulagiri en solo à partir du point terminal de la route, Darbang, puis, forts de notre acclimatation à l’altitude, rejoindre de l’autre côté de la vallée, le lac Tilicho – le lac le « plus haut » du monde, par le col du Mesokanto.

Préparation: Après les avatars du mois d’avril dans la région du Makalu (col bloqué par la neige), nous avons pris la résolution de partir à l’automne pour bénéficier des conditions météo les plus clémentes : la mousson d’été doit être passée et le froid hivernal en altitude être à venir.

Trajet : Nous préparons le trajet et les étapes à la lecture attentive du récit de Sébastien et Fabienne, 3 ans auparavant (http://www.blankpage.fr/voyages-et-treks/tour-du-dhaulagiri/)

Nous reportons leur trajet sur Google Earth et dans le GPS. Il sera la base de nos indications GPS.

Situation Sacs à dos: Nous prévoyons 7 jours d’autonomie en nourriture, soit 7 à 8 kg composés de jambon sec, saucisson, semoule, pain type wasa, comté, muesli, lait lyophilisé, chocolat, fruits secs, barres de céréales, palets bretons. La spiruline fait son entrée pour être testée (500g) : nous manquons toujours de vitamines en altitude et nous sommes rapidement en manque de fruits. Nous verrons si la cure comble ce manque.

Chaussures : LOWA - Tibet pro gtx

Sacs à dos : Osprey exos 58, Gregory Wander 70

Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places

Réchaud : MSR XGK EX avec 900ml d’essence achetée à Pokhara

Matelas: Thermarest Néoair XLIT

Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary

On embarque aussi 2 panchos qui serviront l’un à recouvrir les sacs à dos qui restent dehors la nuit et à protéger le sol de la tente légère mais fragile.

Je porte au départ 18kg en tout, avec l'essence et l'eau et Sylvie environ 14kg.

Accès: Nous avons pris un vol Malaysia, le moins cher au moment de l’achat mais qui fait faire un bon détour par Kuala Lumpur. C’est une bonne compagnie mais le voyage est un peu long à l’aller.

J1 :A Kathmandu, nous prenons nos TIMS et droits d’entrée dans le parc des Annapurna.

J2 : Bus Tourist de Kathmandu à Pokhara (faute d’avoir réservé, nous avons été serrés à côté du chauffeur). A Pokhara, l'apparition soudaine et irrélle du Macchapucchare, montagne sacrée, n'est pas pour nous rassurer. La mousson est bien toujours ancrée sur les himalaya alors qu'elle devait s'être évanouie depuis plusieurs semaines..

J3 : Bus de Pokhara à Beni à 7h le matin puis bus de Beni à Darbang. La route est effondrée vers Bablyachaur, nécessitant un changement de véhicule.

Agenda :

Altitude à l’étape

Altitude en fonction de la distance

Le trek au jour le jour

1er jour : De Darbang à Dharapani en 3 heures

Nous avons récupéré du voyage avec une bonne nuit. Le ciel est gris au réveil et une pluie fine tapisse les rues de Darbang. J’ai perdu mon kway dans le dernier bus hier après midi et la police m’avait promis de tout mettre en œuvre pour le récupérer alors que le bus était déjà reparti. Après un petit déjeuner copieux (milk tea, chapatis, omelette) la police nous fait prévenir que le Kway a été retrouvé ! Il nous sera très utile, précieux même, dans les jours qui suivent…

C’est une petite étape pour se mettre en jambes. Les sacs sont lourds et nous craignons les lombalgies… La pluie se tarit avant que nous ne sortions de Darbang. Il faut dés le départ, vers 10heures, longer la rive gauche de la Lyagdi khola. Nous longerons cette rivière jusqu’à sa source. Il fait bon, un peu plus de 20°C, et nous marchons sans difficulté sur un chemin bien tracé avec parfois déjà quelques éboulis.

Nous arrivons vers 13h et l’accueil est chaleureux à Dharapani. Nous profitons du soleil l’après midi pour la toilette et la lessive en compagnie des villageoises. Nous nous promenons dans ce beau village où poussent dans les jardins de grandes touffes de cannabis.

2ème jour : De Dharapani à Muri en 7 heures

Le temps reste gris mais il ne pleut pas. Après une première montée jusqu’à 1868m, nous descendons dans les rizières par des chemins gadouilleux pour éviter le détour par Phaliyagaon. Après la traversée d’un affluent, nous nous dirigeons vers une chute d’eau où nous prenons une douche délassante. Le chemin continue à monter sur le nouveau versant pour donner sur Muri à une altitude identique au point culminant de la journée.

Nous cherchons une maison hôte alors que la pluie commence à tomber. Après quelques hésitations, les villageois nous ouvrent une pièce sommaire mais propre et rapporte un lit d’on ne sait où. Nous sommes la curiosité des enfants et nous en profitons pour faire quelques photos. Le traditionnel dalbath nous sera servi le soir. Nous payons 1000Rs la chambre, les diner et petit déjeuner (chapatis, milk tea et omelettes)

3ème jour : De Muri à Boghara en 9 heures

Nous marchons à notre rythme, c'est-à-dire bien doucement. Le Dhaulagiri s’est dévoilé ce matin comme pour nous motiver.

Le temps reste doux et nous continuons à nous frayer dans les rizières. Le chemin disparait parfois complètement et nous nous embarquons dans une mauvaise direction. Le GPS indique bien un écart par rapport à l’itinéraire mais nous ne trouvons pas le bon chemin. Un paysan nous indique un pont en contre bas : nous sommes partis vers une vallée latérale… Nous le rejoignons en coupant à travers champs. Il nous faut parfois sauter prudemment les murets séparant les terrasses. Nous nous sommes mal engagés en commettant une telle erreur dans une région encore fort habitée… Qu’en aurait-il été à 5000m ? Cela nous inquiète.

Nous traversons de petits hameaux jusqu’à Naura. Nous y déjeunons dans une ferme accueillante après 4 heures de marche. Le soleil est toujours présent par intermittence. On nous indique qu’il faut 3 heures pour rejoindre Boghara.

Nous en mettrons près de 5 sur un chemin magnifique et vertigineux. La montée est rude sur 600m de dénivelé. Le temps est plus ensoleillé qu’hier mais nous voyons un bel arc-en-ciel sur le versant opposé.

Boghara est un beau village niché dans les rizières à 2000m d’altitude. La première maison nous offre l’hospitalité. Une poule couveuse est installée avec nous et défend son territoire. Nous nous battons avec une vache qui ne veut pas céder sa place au seul point d’eau pour faire nos toilettes et lessives .

Les enfants nombreux dans la maison font leurs devoirs avant le repas du soir.

4ème jour : de Boghara à Dobang en 9 heures Nous négocions gentiment avec le propriétaire qui nous demande 1750Rs dont 600Rs pour la chambre, aussi cher qu’à Kathmandu. C’est la preuve qu’il faut toujours demander les prix avant de s’installer…

Mais le ciel est totalement bleu ce matin et c’est bon pour le moral.

Montées et descentes nous épuisent et nous sommes heureux d’arriver à Phylankos kharka, une hutte où une femme nous prépare avec une grande gentillesse des nouilles chinoises qu’elle cuit avec des herbes délicieuses cueillies dans son jardin.

Un vieil homme qui vit avec elle nous indique qu’il faut 2.5 heures pour atteindre Dobang. Nous n’en mettrons que 3. Pas si mal !

Mais nous commençons à fatiguer en nous enfonçant dans une forêt humide, boueuse et tropicale. Dobang est une clairière sans activité agricole apparente. On nous propose une pièce au même prix que l’emplacement de la tente (400Rs). Nous choisissons la pièce pour gagner le temps du démontage demain matin. Le dalbath est à 300Rs, prix raisonnable à cette altitude. Nous passons une bonne soirée avec des convives un peu éméchés à l’alcool local.

5ème jour : De Dobang à Chauribang en 6 :30 heures

C’est une journée à marcher dans la boue et dans la forêt humide et tiède. Les passages difficiles se multiplient. Nous avançons en prenant bien garde de ne pas faire de faux pas. Nous avons tout notre temps. Nous nous arrêtons à 13h40 à Chauribang qui marque la fin de la forêt alors que nous avions prévu de monter jusqu’au camp des Italiens. Il reste théoriquement 3 heures et nous craignons autrement d’y arriver à la nuit tombée.

Nous nous installons à côté d’une cabane où on nous préparera l’éternel dalbath. Nous économisons ainsi nos provisions. Il est possible de s’installer sous un toit et sur la paille mais nous préférons tester nos équipements avant d’être dans des conditions plus difficiles, en particulier le réchaud. Il fonctionne parfaitement.

Le toilette se fait dans un torrent un peu chargé de terre car nous ne trouvons le filet d’eau de source (à l’entrée du site pourtant) qu’après quelques pérégrinations.6ème jour : De Chauribang au camp des Italiens en 4 heuresIl a plu une bonne partie de la nuit mais le ciel est bleu au réveil. C’est ce qui compte ! Nous rangeons la tente mouillée et les sacs de couchage humides.

Je commence la cure de spiruline ce matin (3 cuillères à soupe avec le thé). Dalbath le soir et chapati à la confiture d’orange au petit déjeuner ! Royal ! 1300Rs pour l’emplacement, diner et petit déjeuner.

Bien nous en a pris de nous arrêter à Chauribang ! Le chemin devient chaotique à la sortie de la forêt et sur la moraine. En fait, il n’y a bientôt plus de chemin car il a été emporté par une avalanche sur plusieurs centaines de mètres. (il y a deux mois nous dira-t-on au camp des Italiens). La progression s’apparente à de l’escalade à certains endroits. Nous devons même creuser dans la glace pour nous hisser dans un passage difficile.

Nous rencontrons les premiers trekkeurs depuis Dharapani. Ils arrivent en sens inverse alors que nous cherchons un passage pour traverser un torrent impétueux. Ils ont eu du beau temps en haut et cela nous rassure.

Nous nous égarons un peu dans les éboulis de l’avalanche avant de trouver l’extrémité du chemin. Un vieux short abandonné par terre était censé donner la direction à prendre…

Le Dhaulagiri se découvre majestueusement sur le côté. Nous nous en sommes bien rapprochés depuis la dernière fois que nous l’avons aperçu de Muri. Ca nous donne du courage pour continuer la montée !

En arrivant au camp des Italiens, une migraine légère s’est installée. Je prends du Dafalgan sans effet puis de l’Ibuprofène bien plus efficace. Nous sommes surpris d’y trouver deux groupes de trekkeurs avec leurs guides et porteurs. Ils font bien le tour en dans le même sens que nous et pourtant nous ne les avons pas vu dans la montée. Mystère. Ils marchent forcément plus vite que nous.

Le bain dans le torrent à côté du camp et le séchage au soleil sont un vrai moment de bonheur.

Les gérants du camp proposent un menu varié avec notamment d’excellents spaghetti, hasard ou volonté d’être à la hauteur du nom du lieu ? C’est encore une économie pour nos réserves et nous en profitons sans vergogne !

Le brouillard tombe avec la nuit et nous entendons de nombreuses avalanches qui nous mettent dans l’ambiance de la haute montagne. Il y en a tant qu’on pourrait croire qu’un orage se développe au dessus de nous.

7ème jour : Journée d’acclimatation au camp de base des Italiens

Il fait bon, 8°C entre les deux toits de la tente au réveil vers 6h. Le ciel est radieux et le panorama magnifique autour du camp. Nous sommes vraiment au pied du Dhaulagiri. C’est la première fois que nous nous rapprochons autant d’un tel monstre.

Les groupes sont partis vers le camp des Japonais lorsque nous revenons de la lessive. J’en profite pour installer une table et deux fauteuils pour notre confort avant l’arrivée d’éventuels nouveaux groupes…

Lors d’une promenade de reconnaissance, nous les voyons tels une colonie de fourmis à la queue leu leu en train de monter une énorme moraine en contre bas. Sylvie s’inquiète de la difficulté. Il est vrai que cette portion du trek est réputée difficile et dangereuse.

Quatre néozélandais et leurs porteurs et guides ainsi que deux jeunes tchèques autonomes se sont installés dans l’après midi.

Le ciel se couvre progressivement dans la soirée et la pluie se met à tomber dans la nuit.

8ème jour : Jour forcé d’acclimatation au camp des Italiens La pluie fine tombe toujours au réveil. Nous prenons notre petit déjeuner à 6 :30h comme nous l’avions commandé la veille en vue d’un départ vers 7:30h. Mais il continue de pleuvoir et le ciel est totalement bouché. On nous déconseille de partir. Les néozélandais décident, eux, de tenter leur chance. Nous restons avec les tchèques. La journée s’écoule avec lenteur sous la pluie. Les parties de Rummy* dans la tente font passer le temps.

*Sylvie a créé un jeu de Rummy cube (Okey en turc, car c'est là que nous l'avons découvert) avec des petits carrés de papier qui se rangent précieusement dans une boîte de Tictacs. Nous l'avons appelé, avec raison probablement, "le plus petit rummy du monde". Mine de rien, il a achevé avec succés son 3ème trek 9ème jour : du camp des Italiens au camp des Japonais en 6:30h

La température est tombée cette nuit à 0°C à l’extérieur. Le ciel s’est dégagé par la même occasion. Nous payons 7700Rs pour nos 2.5 jours. Nous retrouvons notre chemin qui descend brutalement vers le glacier puis nous attaquons la montée sur l’autre versant, tout aussi abrupte. Pour autant , nous ne nous sentons pas un instant en danger.

Les paysages sont grandioses et nous les découvrons sans cesse différents en progressant sur des chemins escarpés au pied des parois verticales. Nous dépassons une baraque cadenassée que nous avions pris, de loin, pour le camp des Japonais. Il s’agit plus probablement du camp des Français.

En quittant l’étroit couloir venteux qui donne sur le camp des Italiens, nous montons sur le glacier que nous ne quitterons qu’après le camp de base du Dhaulagiri. Nous arrivons au nouveau camp de base des Japonais vers 13 :45. Nouveau car il ne correspond pas à l’emplacement suggéré par les cartes. Nous retrouvons le couple tchèque et le jeune gardien d’une tente « hôtel ». Il propose un hébergement rustique depuis deux ans de septembre à novembre. ainsi qu’au CB du Dhaulagiri, tant qu’il y a quelqu’un sur place.

Après l’installation du campement, nous allons prendre un thé (100Rs*2). L’emplacement coute 300Rs. Nous préparons nos premiers repas.

10ème jour : du camp des Japonais à proximité du CB du Dhaulagiri en 7 :30h Nous nous rôdons à la répartition des travaux liés à l’autonomie. Pendant que Sylvie range la tente, je prépare le petit déjeuner (muesli+ lait + cappuccino). Mais nous ne partons qu’à 8h. La marche est alerte et nous profitons des paysages spectaculaires.

Le chemin est assez visible mais nous ne retrouvons pas le camp indiqué par Sébastien (28°44'44.65"N - 83°27'50.95"E). Les écarts entre le chemin est les points GPS doivent s’expliquer par le mouvement du glacier. Nous apercevons d’un surplomb sur le glacier un camp (toiles plastiques colorées) que nous interprétons comme le CB du Dhaulagiri. Nous voyons en même temps à mi distance notre couple tchèque parti plus tôt que nous ce matin. C’est peu après, vers 11h que nous perdons la trace du chemin.

Il nous semble impossible de rejoindre le campement bien visible mais sur la rive droite du glacier alors que nous sommes maintenant sur sa rive gauche. Nous retrouvons les tchèques qui ont tenté de le traverser à plusieurs endroits et sans succès. Je leur propose de suivre strictement mes points GPS. Il s’avère que ceux-ci nous permettent de traverser à un endroit totalement sûr. Il s’avère aussi que le camp vu plus avant n’est pas le CB du Dhaulagiri indiqué par le GPS, plus en amont d’un km environ. Nous retrouvons d’ailleurs les débris de l’ancien camp.

Nos amis tchèques préfèrent redescendre au nouveau camp. Nous nous installons à proximité de l’ancien camp à un emplacement qui nous paraît sûr.

Pendant que nous installons notre campement et que je vais chercher de l’eau dans une infractuosité du glacier, le ciel se couvre d’une couche nuageuse fort basse et nous craignons la neige.

La nuit tombe et nous nous sentons bien seuls dans cet environnement devenu lugubre avec les craquements du glacier et les avalanches incessantes. Nous nous calfeutrons dans la petite tente où nous tenons à peine assis pour un diner réconfortant. La neige se met à tomber.

11ème jour : Journée d’acclimatation forcée au CB Dhaulagiri

Il a neigé toute la nuit et cela continue de plus belle au petit matin. La neige s’accumule sur le toit. Les contacts du toit avec le sous-toit provoquent une condensation très désagréable. Nous ne nous pressons pas pour autant pour nous lever car nous savons que nous ne pourrons pas partir et que la journée sera longue.

Il fait rapidement chaud dans la tente, jusque 18°C alors qu’il fait doux dehors : 7°C. La neige tient bon pourtant. Les duvets, mouillés sur leurs couche extérieure avec la condensation de cette nuit, sèchent vite. C’est une excellente nouvelle.

Nous attendons dans la bonne humeur mais non sans appréhension. Les craquements du glacier et le tonnerre des avalanches est quasi continu. Etre totalement seuls dans cet univers minéral et hostile donne le sentiment d’être très petits. C’est bien l’ambiance que nous avons cherché, nous n’allons pas nous plaindre !

Nous profitons d’une accalmie pour partir faire un repérage à l’aide du GPS. Nous découvrons des cairns alignés près du campement. Nous sommes près du chemin ou d’un chemin abandonné depuis peu. Nous progressons vers l’amont en accord avec le GPS sur près d’un km. Nous sommes très probablement sur le bon chemin.

La neige recommence à tomber et nous nous calfeutrons dans la tente. La journée se termine une fois de plus avec des parties interminables de Rummy auxquelles je perds sans discontinuer.

12ème jour : Seconde journée au CB du Dhaulagiri La neige continue de tomber. Tout est maintenant recouvert d’une épaisse couche blanche. Il fait à peine froid dehors: 0°C. L’eau s’est infiltrée dans la tente mais nous arrivons à éponger sans difficulté. Nous ne voulons pas nous risquer sur un chemin incertain, sans visibilité et dans la neige.

La température monte vite jusqu’à 20°C dans la tente. Il fait presque trop chaud.

Le vent se lève par rafales dans l’après-midi et la neige et le grésil redoublent. Nous nous acclimatons bien en tous cas car il n’est plus question de mal de tête même s’il nous est difficile d’accomplir des efforts prolongés.

Nous avons suffisamment de nourriture pour tenir encore 5 jours au moins mais l’ennui se fait sentir au bout de la seconde journée d’attente. Il n’était pas possible de prévoir un aussi mauvais temps en octobre alors que la mousson devrait être terminée depuis près d’un mois.

Dans ces circonstances, nous envisageons l’avenir de la boucle sur le lac Tilicho de moins en moins probable.

13ème jour : du CB du Dhaulagiri jusqu’au camp des Deleval 😉en 9 h Il ne neige plus ce matin mais le brouillard entoure notre campement, nous empêchant de voir les parois montagneuses à proximité.

Nous nous apprêtons à partir quand nous voyons se rapprocher deux silhouettes par l’aval. Ce sont des guides qui explorent la possibilité de partir pour un groupe coincé au camp un km plus bas. Ils nous annoncent que la météo doit s’améliorer dans la journée. Ils ont eu une communication par téléphone satellite. Ca tombe bien car nous avions décidé de partir, de toutes façons, l’attente devenant intenable.

Nous suivons les cairns et le GPS. Nos traces d’avant-hier sont bien-sûr complètement effacées. Nous arrivons au bout de la vallée qui se sépare en deux. Nous ne trouvons plus de cairn et nous cherchons à rejoindre le prochain point GPS en suivant le ruisseau de gauche.

Le groupe, conduit par nos deux guides de ce matin, nous rejoint alors que nous cherchons notre chemin. Ils nous indiquent la direction : il faut progresser sur la crête séparant les deux vallées. Le groupe est composé d’allemands que nous avions rencontrés au camp des Italiens. Ils sont autant surpris que nous de se retrouver dans un endroit aussi abandonné…

C’est toujours sous un ciel bas et gris que nous décidons de nous arrêter. Nous ne pourrons pas dépasser la French pass dans la journée. Autant trouver un endroit sûr pour passer la nuit. Je descends dans la vallée de gauche pour trouver une surface à peu près plane et un peu plus protégée du vent, sans succès. Epuisé et manquant d’air, j’ai beaucoup de mal à remonter. Nous décidons de rester à côté du chemin en retirant et en tassant la neige pour y planter la tente.

Je fonds la neige avec le réchaud pour faire du thé. Nous nous sommes déshydratés aujourd’hui car l’eau n’était disponible que sous forme de neige que nous avons mangée en quantité insuffisante.

Nous sommes installés à 17 :30 et il fait 4°C dans la tente. Nous n’avons pas pu profiter de la vue sur la montagne aujourd’hui mais nous sommes sur le bon chemin et nous gardons toutes nos chances pour une bonne surprise demain. Notre installation à 5100m dans la neige nous aguerrit et c’est une expérience qui nous réjouit.

14ème jour : du camp des Deleval 😉 à Hidden Valley en 4 :20h

On se lève avec le jour et le ciel est limpide ce matin ! Un environnement extraordinaire nous entoure. Il nous éblouit d’autant plus que nous n’avons rien vu la veille. Il fait -11°C dehors et -4°C dans la tente. Le petit déjeuner attendra, nous profitons d’abord et sans retenue du spectacle. Le soleil illumine progressivement les cimes du Dhaulagiri puis ses glaciers. La lumière passe du jaune doré au blanc cru.

Les efforts des jours derniers se justifient d’un coup et les doutes s’évanouissent. Ici, l’imagination est dépassée par la réalité.

Les nuages arrivent vite et j’aperçois au loin, devant nous, le groupe de nos amis allemands en file indienne attaquer la French Pass (5362m). Nous partons vers 9h et nous essayons de marcher sur la neige sans rompre la couche de glace pour éviter d’enfoncer les pieds jusqu’aux chevilles. L’exercice est mal aisé et la montée en pente douce nous fatigue. Lorsque nous arrivons vers 10 :20h le brouillard nous entoure. Un vent glacé nous gifle le visage.

La Hidden Valley porte bien son nom : il nous faut amorcer la descente pour entrevoir un paysage sec et plat, surprenant à cette hauteur. Le vent souffle toujours et nous ne trouvons pas d’emplacement un peu protégé pour bivouaquer. Un petit torrent coule à proximité. Il ne faudra pas faire fondre de neige aujourd’hui pour manger.

Le temps se lève en soirée et nous permet d’apprécier ce lieu magique. Nous imaginons une nuit glaciale en perspective. Il n’en sera rien !

15ème jour : de Hidden Valley à Yak kharka en 8 :30h Nous nous levons trop tard à 6 :20 car le ciel est déjà chargé de nuages bas qui cachent partiellement les hautes montagnes autour de nous. Du Dhaulagiri, nous ne voyons que la cime. Il n’a pas fait assez froid pour libérer le ciel : -5°C à l’extérieur.

Nous partons vers 9h sans nous presser car nous pensons nous arrêter à un camp intermédiaire indiqué sur notre carte. La montée vers Dhampus Pass (5270m) est longue. Le temps se gâche avant 11h. Nous sommes pris dans un brouillard glacé dans un premier temps. La neige se met à tomber par rafales de plus en plus violentes. Les traces du chemin ne tardent pas à complètement s’effacer et nous serions perdus sans le GPS. La lecture en est rendue difficile. Nous rencontrons deux porteurs qui hésitent autant que nous.

Nous ne trouvons pas le camp intermédiaire. Il aurait été très difficile de toutes façons de planter la tente dans de telles conditions. Ce n’est qu’en arrivant face à la vallée de la Kali Gandaki que le temps se lève un peu pour nous faire entrevoir le massif des Annapurna dans un ciel très perturbé.

La vallée la plus profonde du monde s’ouvre devant nous.

Nous arrivons bien fatigués à Yak kharka et nous sommes heureux d’y trouver un sympathique jeune népalais qui nous offre du thé et une soupe aux tomates fraîches mémorable.

Au moins, ce soir, il ne neige pas pour planter la tente.

16ème jour : De Yak kharka à Marpha en 3 :30h

Le vent et la glace d’hier ont scarifié nos visages mal protégés. Nos lèvres ont doublé de volume. C’est le visage boursouflé que nous nous réveillons.

Il a encore une fois plus toute la nuit. De grands coups de vent secouent la tente. Quelques éclaircies nous permettent quand même d’apprécier la présence proche des Annapurna. Le point de vue ici est encore plus exceptionnel que celui de Poon hill plus éloigné et moins élevé.

Le dénivelé d’hier était important (1080m). Le dénivelé d’aujourd’hui le surpasse : 1500m. Le temps s’adoucit avec la descente mais nos pieds souffrent ; j’essaie de progresser en marche arrière pour éviter l’écrasement à répétition de mes orteils. Pendant ces exercices périlleux, Sylvie marche en crabe.

Nous arrivons à Marpha en longeant le grand monastère puis en plongeant dans les ruelles pour nous retrouver dans un monde policé par le tourisme. Le choc est rude. D’autant plus que nos visages brûlent par le manque de protection d’hier. Les pieds et les genoux quant à eux demandent grâce. Cela tombe bien car un grand choix de restaurants s’offre à nos yeux et notre odorat.

C’est dans cette débauche de luxe que s’arrête notre odyssée, au pays de la pomme et sous une pluie fine qui se remet de la partie : le mauvais temps ne nous abandonnera pas comme ça.

Comme il n’y a pas de moyen de transport en début d’après midi pour Beni, il ne nous reste plus qu’à choisir un guest house et entamer des parties de rummiy qui nous donneront la réputation des français aux petits papiers… Petits papiers qui nous ont sauvés de la déprim à 5000m quand la neige et le vent s’acharnait sur notre petite tente.

Retour :

Nous partons le lendemain à 7 :30 en bus pour Beni et ce n’est pas une sinécure. La pluie a ravagé la piste qui ressemble plus à certains endroits à un torrent de boue ou à de grosses mares insondables dans lesquelles il faut jeter de nombreux blocs de pierres pour pouvoir passer.

Nous nous précipitons d’un seul mouvement hors du bus en enjambant toutes sortes de colis et bidons alors le véhicule en pleine accélération patine et glisse dangereusement vers la paroi montagneuse. Nous avons plus de chance qu’une jeep qui s’écrasera 500m plus bas le même jour causant la mort de ses huit occupants.

Nous prenons un taxi à Beni pour Pokhara et c’est un grand soulagement de retrouver notre guest house et ses sympathiques propriétaires.

Enseignements :

Une liste semble incontournable pour éviter d’oublier d’emporter des produits aussi élémentaires que la crème solaire !

La tente ne pèse pas lourd, 1 kg, mais un séjour de plus de 5 jours est pesant pour le moral surtout dans des conditions météo difficiles. Rechercher pour quelques centaines de grammes un volume plus grand pour des treks de durée similaire ou plus long.

Nous avons emporté trop de nourriture car nous rapportons près de 2 kilos. On peut donc affiner la quantité nécessaire à 750g/2personnes.jour. en limitant aussi la spiruline dont l’effet n’a pas été démontré à 20g/j.personne pour une future expérience de plus long terme. Il n’est pas possible de considérer la spiruline comme un aliment du fait de son goût et de sa consistance (paillettes)

La quantité d'essence consommée n'excède pas 350ml pour 7 jours d'autonomie car nous avons rapporté 550ml environ. On peut donc compter 50ml/jour.2personnes avec une sécurité pour les prochains treks.

Les chaussures ont été parfaites concernant le confort et l’étanchéité dans des conditions difficiles (plusieurs jours dans l’eau et la boue puis la neige). La grande descente de Dampus pass à Marpha a laissé nos orteils en mauvais état. Le handicap aurait été important pour continuer vers le lac Tilicho avec sa montée et surtout sa descente abrupte de 5200 à 2700 m. Des sandales de marche ouvertes pourraient être une solution ?

La montée vers le lac Tilicho a été annulée. Ce sera l’occasion d’une nouvelle aventure, probablement par le trajet inverse et en couplant le trek à d’autres passages hors des sentiers battus car le chemin longeant la route de Marpha à Tatopani a bien changé depuis 2001. Faire la course avec ou cotoyer les véhicules à moteur de toutes sortes n’est vraiment engageant...

Le trek du tour du Dhaulagiri est en train de se métamorphoser : il est fort probable que des refuges seront installés tout au long du parcours d’ici peu pendant la haute saison de septembre à novembre. La seule rupture actuellement se situe dans Hidden Valley. L’offre est très limitée sur Camps des Italiens, Camps des Japonais, CB du Dhaulagiri et Yak Kharka mais elle existe. Les marges possibles sur les repas sont très importantes et le marché existe. L’esprit s’en trouvera modifié mais il restera encore une bonne marge pour sentir le vent de l’aventure.

Nous sommes prêts pour affronter des périodes plus longues d’autonomie (jusque 10j). En attendant, nous reviendrons sur le trek du Makalu en mai 2014 pour une visite à nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda et l'East pass pour chatouiller les 6000m.

Annexe : points GPS notés sur GE à partir du tracé effectué

Dharapani 28°27'10.46"N 83°22'32.49"E 28°27'13.84"N 83°22'25.59"E 28°27'18.61"N 83°22'20.13"E 28°27'31.30"N 83°22'12.13"E 28°28'10.04"N 83°21'34.87"E 28°29'11.93"N 83°20'43.39"E 28°29'50.02"N83°20'21.43"E pont 28°30'19.36"N 83°19'55.53"E douche à la chute d'eau 28°30'21.05"N 83°19'55.47"E 28°30'19.78"N 83°20'34.35"E 28°30'32.46"N 83°20'53.83"E Muri 28°30'58.27"N 83°20'41.22"E après ce pt erreur 28°31'0.27"N 83°20'41.97"E reprise bon trajet 28°31'43.09"N 83°21'10.50"E 28°31'23.93"N 83°21'27.94"E 28°31'17.34"N 83°21'39.39"E Naura 28°32'9.06"N 83°21'59.03"E 28°32'46.37"N 83°22'8.91"E 28°33'3.78"N 83°22'38.30"E Bhogara 28°33'52.14"N 83°22'45.56"E 28°34'5.83"N 83°23'3.40"E 28°34'17.79"N 83°23'0.74"E 28°34'32.90"N 83°23'7.50"E 28°35'17.13"N 83°23'5.08"E Dobang 28°36'10.15"N 83°23'14.98"E 28°36'55.59"N 83°23'27.06"E pt arrêt long 28°37'43.82"N83°23'33.42"E 28°38'9.61"N 83°24'0.73"E 28°38'48.55"N 83°24'17.39"E passage à gué 28°39'4.95"N 83°24'34.35"E Chauribang 28°39'20.35"N 83°24'30.80"E 28°39'47.99"N 83°24'58.30"E 28°40'31.48"N 83°25'40.21"E camp des italiens 28°41'30.34"N 83°26'13.92"E 28°41'50.41"N 83°26'24.15"E 28°42'30.42"N 83°26'16.49"E 28°44'2.85"N 83°26'49.13"E camp des japonais 28°44'22.87"N 83°27'15.03"E 28°44'23.98"N 83°27'44.49"E 28°44'47.98"N 83°28'17.13"E 28°44'52.47"N 83°28'41.76"E 368 28°44'53.14"N 83°29'0.97"E 369 28°44'53.20"N 83°29'15.04"E 28°44'49.94"N 83°29'45.94"E 28°44'51.69"N 83°30'4.13"E 28°44'50.14"N 83°30'12.13"E mauvais côté apparemment 28°44'47.48"N83°30'17.98"E 28°44'47.60"N 83°30'21.04"E 28°44'50.24"N 83°30'22.22"E 28°44'53.19"N 83°30'26.47"E prox ancien cb Dhaulagiri 28°44'57.02"N 83°30'29.49"E 28°45'4.14"N 83°30'35.92"E 28°45'12.67"N 83°30'43.05"E 28°45'19.59"N 83°30'47.76"E 28°45'27.22"N 83°30'53.37"E probable écart/ chemin 28°45'32.86"N 83°30'52.05"E 28°45'36.09"N 83°30'55.16"E vers la crête 28°45'40.01"N 83°30'55.87"E sur la crête 28°45'42.17"N 83°30'55.33"E Camp des Deleval 28°46'7.48"N 83°31'23.74"E 28°46'24.59"N 83°31'41.10"E 28°46'38.24"N 83°31'47.40"E French pass 28°46'55.45"N 83°31'52.29"E 28°47'0.30"N 83°31'59.41"E 28°47'21.19"N 83°32'34.56"E Hidden valley 28°47'44.89"N 83°33'14.39"E 28°47'51.90"N 83°33'27.64"E 28°47'51.76"N 83°33'34.53"E 28°47'46.73"N 83°33'49.46"E 28°47'46.25"N 83°34'7.96"E 373 28°47'48.70"N 83°34'32.94"E Dhampus pass 28°47'46.26"N 83°34'47.55"E 28°47'29.99"N 83°35'12.19"E 28°46'50.80"N 83°35'43.79"E 28°46'56.19"N 83°36'0.12"E 28°46'23.05"N 83°36'56.37"E 28°46'15.47"N 83°37'34.33"E 28°45'57.13"N 83°37'59.37"E 28°45'26.46"N 83°38'38.46"E Yak Kharka probable 28°45'20.60"N 83°39'3.43"E 28°45'39.24"N 83°39'33.99"E 28°45'27.36"N 83°40'1.43"E 28°45'11.14"N 83°40'10.23"E 28°45'8.10"N 83°40'33.30"E 28°45'4.12"N 83°40'51.58"E Marpha 28°45'11.08"N 83°41'11.70"E
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Choix d'une première tente de randonnée (vélo)
Bonjour à tous,

Je sais que ce topic est déjà revenu à de nombreuses occasions, mais à force de fouiller dans les vieux sujets, je m'y perds et il semble que le marché évolue aussi pas mal d'années en années... (Beaucoup de liens morts et de modèles non précisés dans les réponses).

J'aurais aimé avoir votre avis pour l'achat de ma première tente de randonnée/cyclotourisme.

Pour cette année, elle serait à priori utilisée une quinzaine de fois, principalement aux Pays-bas, en Belgique et en France, mais aussi au Québec (en septembre).

L'idée est de l'utiliser principalement pour des voyages à vélo. Je n'arrive pas à me décider parmi tous les modèles, mon cahier des charges étant à peu près le suivant:

- Une tente pour 2 personnes (mais dont l'usage principal est à 1 personne, donc je n'ai pas besoin d'une tente qui tire vers le 3 personnes) - 3 saisons (à priori au Benelux et en France de mars à octobre) - Si possible double toile et résistante aux intempéries (pas les orages/ouragans, mais il pleut beaucoup dans nos pays ;)) - Avec la possibilité d'être assis au moins sous une partie de la tente - Avec abside pour pouvoir mettre des sacoches type ortlieb (back normalement) et un minimum cuisiner par sale temps (si possible être assis dans l'abside, mais ce critère peut sauter) - Si possible max 200€: vu qu'il s'agit d'un premier achat, je vais voir à l'usage, je n'ai à priori pas besoin d'une tente de compet'... - Un minimum durable et de qualité - Qui se monte facilement seule - Pas trop lourde (mais vu que c'est pour le vélo, je pense pas que l'ultra léger soit nécessaire), mais surtout compacte

Auriez vous de quoi éclairer ma lanterne? J'en trouve à tous les prix, mai je souhaiterais, non pas quelque chose de fou au niveau technique, mais que je ne jette pas à la poubelle après 50 nuits sous la tente...

Merci d'avance et désolée pour la récurrence du sujet!

Céline
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Partir en hiver en cyclocamping vers le nord de la France
Bonsoir Je pars mi-décembre vers le nord-est de la France, je me pose la question sur le matériel et sur l'équipement. Je dispose du matériel suivant:Vélo vtt (en revision chez un marchand de cycle). tente Vaude odyssée-bâche protectrice-matelas-duvet(-10)sardines-arceaux- mini-pelle. Tenue de cyclo en cas de pluie :casque-cagoule-lunette verres sans teint-buff-système trois couches-manchettes-trois paires de gant (soie-long-ménager)gilet fluo cuissard-pantalon-pantalon de pluie-guêtre-chaussures montantes. Pour le reste :popote-outils -trousse à pharmacie -Gps- portable-petit poste de radio-MP3-cartes etc. Si vous voyez un oubli ou une suggestion pour ce périple( du 74-au 08) faites moi le savoir. A vous les experts.

PS :Si un membre dispose d'un espace vert pour que je puisse planter ma tente c'est avec plaisir.J'ai une liste de camping ouvert à l'année mais rien entre (bourg-châlons sur saône)-(Dijon et Troyes )Merci d'avance.

Jean-Claude
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