Aider les populations locales sinistrées
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BE
Bonjour à tous,

je vais poser une question simple qui demande une réponse simple!

y a t il un moyen de partir avec une assoc ou une quelconque structure pour aider les populations locales? et si oui quelles sont les démarches à suivre?

Merci à tous pour vos réponses

Quelqu un dont les 2 bras (et les 2 oreilles) sont disponibles pour aller porter secours dans un lieu qui n est tout compte fait pas si loin de chez nous!
PA Pataugas Veteran ·
Oui. Il y a sans nul doute une réponse simple à ta question simple.

Et peut-être est-elle -tout simplement- en toi, assez évidente d'accès, pour peu que ta question soit essentielle et urgente.

😉
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
BE Berhane Regular ·
merci pour cette réponse d autant plus que tu es la seule!!!

si pour moi l envie d aller prêter main forte là-bas ne fait aucun doute, j ai quand même réfléchit un peu (he oui ca m arrive).

Toutes les organisations par lesquelles j ai voulu passer répètent la même chose. du coup pour partir en asie il aurait fallu que je prévois la catastrophe qqs moi auparavant.

Et pour ce qui est de partir en solo ; Je suis p-e c.. mais pas fou. sans assoc ou organisation en cas de pépin (et il y en aura), je viendrais alourdir le bilan ou dans le meilleur des cas je ne serais d aucune utilité.
PA Pataugas Veteran ·
"Toutes les organisations par lesquelles j ai voulu passer répètent la même chose. du coup pour partir en asie il aurait fallu que je prévois la catastrophe qqs moi auparavant."

Elles te répondent quoi?
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
BE Berhane Regular ·
tout d abord, il faut dire que je n ai pas fais des recherches sur toutes les organisations.

Ensuite, etant donné mes maigres connaissances pour ne pas dire inextantes dans le domaine médical, je n'ai pas proposé ma candidature à msf et ce genre d'organisation mais plutot à la +. Et c est là que ça se complique car ce n est pas pcq que l on est inscrit que l on part en mission (aussi bien en france qu au 4 coins du monde). En plus voilà ce qui est demandé :

VOUS ETES SUSCEPTIBLES DE PARTIR EN MISSION SI VOUS AVEZ idéalement 30 ans, certainement plus de 25 ans 3 ans d’expérience professionnelle au moins dans votre métier une bonne maîtrise de l’anglais et si possible d’une autre langue étrangère (espagnol, russe, portugais, arabe, …) de préférence une première expérience de terrain dans l’humanitaire ou dans un pays en développement, une disponibilité de 6 à 9 mois consécutifs

http://www.croix-rouge.fr/goto/aide/volontaires/profils.asp

A noter : je n ai pas 3 ans d experience, les langues ne sont pas mon fort, pas d experience humanitaire (mais bon ca je suis motivé donc pas de probs, bien que pas d experience quand meme)

Pour ce qui est des compétences professionnelles je travaille dans les travaux publics ce qui pourrait être utile!

Tout ça pour dire que si on veut partir aider les populations sinistrées soit on prévoit le truc qqs mois à l avance (nostradamus) ou alors on part en solo et là on risque d apporter plus de pbs que de solutions!

Je tiens à souligner que cette recherche n a pas été menée auprès de toutes les organisations, donc si qq un connait des organisations moins connues qui permettent d aider qu ils n hésitent pas.

voila j espere avoir répondu à ta question

Bons vents et bons voyages
PA Pataugas Veteran ·
As-tu lu, en tête de ce forum, la longue discussion intitulée: "à lire: article sur le pseudo-humanitaire"?

Il y a peut-être là-dedans un début d'explication au fait que tu n'aies pas reçu de réponses à ta question ici, et que les organismes te répondent avec une liste de critères.

Sais-tu ce qui manque le plus dans les pays sinistrés par le tremblement de terre et le tsunami? Est-ce que ton offre le fournit? Il y a visiblement de petits groupes auto-constitués qui sont partis (composés de personnel médical et de pompiers volontaires) et qui soignent, installent des pompes qui filtrent l'eau, etc...

Encore une fois, si tu tiens vraiment à aller aider de tes deux bras, et si tu es persuadé de pouvoir apporter plus de solutions que de problèmes, trouve un avion et vas-y, ou bien consultes TOUS les organismes d'aide que tu trouveras. Sinon, la manière la plus efficace, c'est de contribuer financièrement.
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
MO Montorsier Veteran ·
Sinon, la manière la plus efficace, c'est de contribuer financièrement.

pour faire suite à cette remarque une dépêche qui m'est parvenu :

Le "cirque" de l'humanitaire "individuel" en Inde (REPORTAGE)

NAGAPATTINAM (Inde), 4 jan 2005 (AFP) - La route longeant la côte sinistrée du Tamil Nadu en est jonchée: des tas de vêtements, envoyés des quatre coins de l'Inde et dédaignés par les victimes des tsunamis, témoignent de l'inadéquation des initiatives humanitaires individuelles aux besoins des sinistrés.

"Personne ne se rend compte que dans la culture de ces pêcheurs, porter des vêtements de seconde main, c'est humiliant", explique Senthil Babou, qui anime un réseau d'associations dans le sud de l'Inde.

Partis politiques locaux, groupes religieux, organisations d'étudiants, simples particuliers, chacun a affrété son bus ou sa voiture, comme ces étudiants-ingénieurs qui ont fait 50 kilomètres jusqu'à Cuddalore pour amener un invraisemblable bric-à-brac, dont... des dizaines de louches et de marmites.

Chacun de ces chargements individuels s'arrête où le hasard le décide, sans connaître les besoins des populations qu'ils rencontrent.

A Devenamvetnam, près de Pondichéry, les camions sont arrivés par dizaines et leur chargement attend, sans trouver preneurs, pendant qu'à une quarantaine de kilomètres au nord de l'ancienne enclave un autre village touché, Phutukuppam, plus à l'écart, n'a vu passer personne.

"Cette aide spontanée et massive a quelque chose d'impressionnant mais le problème est de répondre convenablement aux besoins d'une population qui vit à la marge. Les gens qui donnent n'ont absolument aucune idée de la manière dont ces gens vivent", poursuit Senthil Babou, correspondant de Médecins sans Frontières (MSF) dans la zone sinistrée.

"Dites-leur de manger ce qu'on leur donne", demande ainsi un médecin à une star de Bollywood (l'industrie du cinéma indien), Vivek Oberei, venu, à Devenamvetnam, badge de "volontaire" autour du cou, pour prodiguer ses conseils sur l'organisation des secours.

"Personne ne réfléchit au fait que ces gens qui mangeaient du poisson tous les jours n'en ont plus vu depuis dix jours", dit Senthil Babou.

"Les gens en ont marre qu'on leur balance de la nourriture, des vêtements. Ils ont aussi besoin de respect", dit Nagarajan K., un membre de l'association Aid India à Nagappatingam.

Dans le port détruit de Nagapattinam, des membres d'une église réformée, la Grace Reformed Church arrêtent leur camion pour distribuer des ustensiles de cuisine. Les femmes en viennent aux mains. Devant le début d'émeute qui s'ensuit, le groupe religieux jette à l'aveugle les bassines, les casseroles, sur le groupe de femmes, avant que la police ne lui demande de s'en aller.

Certains besoins ne sont absolument pas remplis. Dans les abris, les pêcheurs, leurs femmes et leurs enfants, dorment à même le sol. "Personne n'a par exemple pensé que des femmes, qui allaient vivre plusieurs semaines dans les camps, auraient besoin de serviettes hygiéniques", dit M. Babou.

Les étrangers ne sont pas en reste à l'instar, de ce groupe de médecins venus de l'est de la France et qui, trois jours durant, de Madras à Nagappatinam, ont fait le siège des responsables indiens pour participer aux secours. Mardi, ils ont obtenu de faire des tournées dans les villages autour de Nagappatinam.

"C'est un peu le cirque. Il faut laisser faire les autorités indiennes. Pour le médical, ils sont bons, ils n'ont pas besoin de nous pour ça", dit Olivier Brouant, en charge pour MSF du Sud de l'Inde. L'organisation humanitaire n'a d'ailleurs pas envoyé de mission d'urgence médicale dans cette région après les tsunamis.
Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort.

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