Possibilités de travailler pour l'humanitaire?
FR

This discussion is in French, the community’s main language.

Original post
GA
Salut à tous,

Je m'apelle Caroline et je suis éducatrice sportive. Ma spécialitée est la natation (maitre nageur) Je cherche des renseignement sur les possibilités de travailler pour l'humanitaire. Monter des projets avec des association française dans l'humanitaire et les réaliser sur place avec les populations locales.

C'est un grand rêve et je refuse d'écouter les personnes qui me disent d'arrêter de rêver. Ces personnes qui me répètent de redescendre sur terre et que c'est impossible.😕 Je m'accroche et j'espère un jour y arriver. Ce qui m'attriste c'est l'impression que les voyages humanitaires et le bénévolat sont réservés à une minorité de personnes qui ont les "moyens" de pouvoir partir pendant des mois durant sans se soucier du coté financier. Je voudrais consacrer ma vis à l'humanitaire. Etre sur place et apporter une aide directe aux gens. Alors s'il y a des conseils et des avis encourageants, faites moi en part! 🙂

Merci à tous! caro
caroline m
FA Fanta2 Regular ·
bonjour caro,

si je comprends bien, tu veux faire carrière dans l'humanitaire en pays démuni. Il ne s'agit pas pour toi de faire juste un stage ou qq chose de ce genre : tu envisages une carrière complète là dedans.

La 1è chose à évaluer (e dehors de ta motivation que tu sembles avoir déjà) c'est tes compétences. Et voir si ces compétences correspondent aux besoins des gens que tu veux aider. Il ne s'agit pas de leur fourguer un truc qu'ils vont trouver secondaire (auquel cas ton projet ne sera pas viable).

je ne suis pas du tout spécialiste de l'humanitaire mais je sais que la plupart des ong font plutôt dans l'agriculture, la santé, l'éducation, la construction...toutes ces choses qui se trouvent en tête dans la pyramide de maslow. Attention, je ne dénigre pas le sport du tout: dailleurs tu pourrais trouver ton bonheur (et en donner) dans les ong qui travaillent avec les enfants de la rue. Il y a en a plein au sénégal par exemple...sauf que ces ong sont de petites structures qui ont du mal à s'en sortir financièrement et donc faut pas espérer de sitôt être rémunéré (en plus de payer toi-même ton billet d'avion et parfois son loyer). En plus, si je prends exemple sur beaucoup de pays africains, je te dirais aussi ta spécialité maître nageur là a beaucoup de chances de ne pas beaucoup t'aider (manque d'infrastructures).

Moi en tant qu'africaine , je te conseillerais en 1é de considérer pour le moment cette spécialité comme secondaire par rapport aux besoins des populations locales ...mais que tu pourrais exploiter secondairement une fois sur place après avoir développé (ici) d'autres compétences qui répondent mieux aux besoins essentiels locaux là bas. Par exemple, une institutrice qui, parcequ'elle a une passion pour le sport, monte un projet sportif dans son école et entraîne d'autres écoles de la région dans le sillage. En plus de mieux répondre aux besoins, le métier d'institutrice te permettrait de plus facilement te faire engager par une ong. De plus, ceux qui sont dans l'humanitaire te diront que faire de temps en temps un break est la bienvenue. A ce moment là, tu sera bien contente d'avoir un boulot qui te permette de vivre en france... (ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres: l'important c'est de comprendre ce que je voulais expliquer par là).

Aussi, n'oublie pas que tu n'as que 21 ans...je sais t'as d'jà entendu ça et tu te dis qu'on cherche à te décourager...moi ce que je cherche à te dire c'est qu'on évolue dans la vie...Après 10-20 ans d'humanitaire, t'auras peut être envie de faire autre chose, de penser un peu plus à toi...et alors se posera la question du "que vais-je faire d'autre que maître nageur que je n'ai plus exercé depuis des lustres dans ces pays sans infrastructures..."...bah à ce moment là tu te rendras compte de l'importance d'avoir assuré tes arrières en obtenant un diplôme dans une branche disons plus "stable" (et pas forcément éloignée de tes envies).

Sache aussi que depuis des années, les ressortissants des pays démunis se sont plaint du fait que les ong obtiennent des financements pour les "aider" et engagent "n'importe quel européen" c'est à dire sans qualification. ou avec des qualifications inadéquates. C'est ainsi que les grosses ong regardent mieux les cv maintenant....les autres moins (mais eux ne "défraient "pas leurs bénévoles comme msf et autres...).

oui, il faut avoir les "moyens" de faire des voyages purement humanitaires et du bénévolat lointain....attention ça veut pas dire être riche...mais pouvoir se le permettre, c'est tout. certains camps chantiers coutent très cher au final en additionnant les frais divers. quand on a ton âge, on peut jober et se l'offrir...mais quand on a un enfant ou le crédit de son logement, ben c'est autre chose. Ceci dit , je pense que l'on peut donner plus qu'on ne le pense...tout près de soi ici aussi il ya des gens qui ont besoin d'aide...et ça ne nous demande pas forcémment beaucoup de temps. On peut aussi consacrer une petite partie de ses vacances pour donner un peu.

Il existe des gens qui ont fait le choix délibéré de se passer des biens matériels. Pas forcémment des religieux...c'est à toi de savoir ce que tu veux. Mais je suppose que si c'était le cas, tu n'aurais pas formulé ainsi ton post.

je ne connais pas les gens de ton entourage qui te conseillent ni leurs motivations (certains n'aiment pas quand par nos actions nous leur rappelons leurs rêves restés embryonnaires). Mais je peux te dire: non n'arrête pas de rêver...mais par contre, je peux conseiller de redescendre sur terre, tout dépend de la manière dont tu exprimes les choses à ces gens dans ton quotidien. Non, tu ne vas pas changer le monde là bas. Depuis que le monde existe, la charité existe et la misère aussi...et le milieu des ong n'est pas le nounoursland que l'on pourrait penser. mais ça ne t'empêche pas TOI de faire ce que tu as à faire : dans une rue sale, tu ne jettes pas tes détritus par terre sous prétexte que la rue est déjà sale , non? La satisfaction c'est celle de savoir qu'on a fait ce qu'il fallait faire. mon conseil serait donc de développer d'autres compétences (fais une autre formation, tu es jeune) .

Donc s'accrocher , c'est bien...ne pas écouter les autres porquoi pas...mais tout cela se fait intelligemment. Peut être ton entourage ne comprend tout simplement pas ce que tu ferais au loin en tant que maître nageur dans des pays où parfois les seules piscines ne se trouvent que dans les grands hôtels (exemple mon pays le Cameroun).

De plus, tu veux monter des projets...ok...tous ceux qui veulent faire de l'humanitaire s'expriment ainsi...mais sache que "chef de projet" ne se donne pas du jour au lendemain...il y a plein d'anciens qui veulent le même poste...mais ce n'est pas parcequ'on a 10 ans d'humanitaire que l'on a des capacités managériales ni même qu'on sait comment monter un projet qui a des chances d'obtenir un financement. Savoir monter des projets s'apprend dans le cadre de formations soit payées par les ong elles mêmes (quand tu as de la chance et de l'expérience) soit soi-même (la peau des fesses): va sur le site de bioforce: c'est l'une des formations les plus reconnues par les ong en france: ça côute 5000(cinq mille) euros mais possibilité d'être financé par le conseil régional ou les assedics. Faut voir. Faut un concours et être elligible pour présenter le concours se fait sur étude de dossier. A toi de voir les études que tu as sur ton cv.Tu peux demander un entretien -conseil avec eux. oun). Sur un cv dans l'humanitaire, c'est un plus et ça montre que ton envie n'est pas seulement une lubie de jeunesse. mais il faut un métier adéquat avec ça....on revient au même point!!!

Autre chose , renseigne-toi pour voir si la coopération française n'organise pas un truc qui pourrait te permettre de commencer en douceur....par exemple la coopération belge organise des "programmes junior" permettant à des jeunes belges de faire de l'humanitaire tout en étant rémunérés.

le plus important est de metre un pied dans la bonne institution.

bonne chance à toi.
GA Gazo67 ·
Bonjour et merci pour cette réponse très détaillée.

C'est vrai que ma formation initiale n'est pas très recherchée dans le milieu de l'humanitaire. Et avec tous ce que je viens de lire, ça me pousse à penser que je suis dans un cul de sac. Je n'ai pas fais les bonnes études, ma bonne volonté et a passion pour la culture des autres pays est apparement loin de suffire à pouvoir apporter une aide quelconque...

J'aurai du partir 9 mois au Togo dans une assos avec laquelle je suis en contacte depuis un an. J'avais monté de bon projets avec le président avec qui je communique encore beaucoup. Mais j'ai manqué de financement et tout est tombé à l'eau. Aujourd'hui, un an après ma première tentative, j'ai finalement prévu un voyage d'un mois seulement en mai 2011. J'espère pouvoir réitérer cette expérience et pourquoi pas faire des formation comme vous le dites.

C'est normal, je le sais mais je trouve ça dommage que quelqu'un comme moi, par passion et détermination, ne puisse pas apporter son aide. Je pourrai me contenter d'être une simple ouvrière, de vivre parmi la population et dans les même conditions. enfin bref, je vis peut etre beaucoup trop dans mes rêves et je devrai réussir à redescendre sur terre un jour. La vie "normal" avec ses rêgles, sa hiérarchie et son rythme sans surprise ne me convient pas et j'ai peur de ne jamais réussir à trouver ma place.

Merci quand même d'avoir répondu merci beaucoup d'avoir pris le temps. caro
caroline m
FA Fanta2 Regular ·
"C'est normal, je le sais mais je trouve ça dommage que quelqu'un comme moi, par passion et détermination, ne puisse pas apporter son aide. Je pourrai me contenter d'être une simple ouvrière, de vivre parmi la population et dans les même conditions. enfin bref, je vis peut etre beaucoup trop dans mes rêves et je devrai réussir à redescendre sur terre un jour. "

je vais peut être te paraître brutale: il y a longtemps que nous en afrique on en a marre des coopérants qui viennent sans véritable compétence ou avec des trucs inadaptés qui ne nous servent à rien. toutes les formations de gestion de projet et de santé publique n'arrêtent pas de le répéter...heureusement que les choses ont évolué de ce côté là! sur le net tu trouveras beaucoup de litterature sur ce sujet...

c'est domage que tu n'ai pas compris malgré mon long post: c'est pourtant la première chose que toute ong sérieuse te dira: tu apportes ton aide selon les besoins de celui que tu veux aider et non selon tes besoins à toi . c'est du moins le BA BA de toute bonne aide qui se respecte. je sais c'est dur de faire son deuil de ce côté là mais c'est nécessaire.

Si tes compétences ne correspondent pas aux besoins de l'autre, tu ne pourras pas l'aider adéquatement. ce qui peut sembler important pour toi peut être secondaire voire totalement inutile pour l'autre.Ce qui est important ici ne l'est pas forcément là bas...ce qui était important hier ne l'est peut être plusaujourd'hui et ne le sera sans doute plus demain... Ceci est valable que tu sois en europe ou ailleurs. Et si tu espères faire carrière dans l'humanitaire , il est urgent d'intégrer et accepter ce fait. Les spécialistes de l'humanitaire qui sont sur ce site pourront te raconter moult exemples qui illustrent ce que je dis.

Et si tu passes outre et que tu n'en fais qu'à ta tête (par exemple si tu es une ong bien friquée), ben ton projet ne sera pas viable.

c'est peut être ça ton côté "très jeune": d'accepter que la bonne volonté et la motivation touts seuls ne mènent pas toujours là où il faut. Il faut un truc pour mettre ça en valeur. il faut des compétences. des compétences ADEQUATES et non juste ce qui te plaît le plus. c'est l'autre qui est au centre du projet et non toi.

"La vie "normal" avec ses rêgles, sa hiérarchie et son rythme sans surprise ne me convient pas et j'ai peur de ne jamais réussir à trouver ma place. "

ben c'est peut être par là qu'il faudrait commencer par regarder...apprendre d'abord à se connaître, puis à voir comment l'on peut faire pour trouver sa place là où on a choisi de vivre...le monde des ong est aussi pas mal hiérarchisé et cadré tu sais...on ne fait pas ce qu'on veut crois-moi...et quand aux petites ong, tu auras à faire au chef qui es souvent le créateur de l'ong...

A terme, peut être creeras-tu ta propre structure ...mais sache que si tu n'as pas toi même un minimum de règles même en toi -même ou dans ton ong, la population va être destabilisée et tu vas foutre un tel bordel dans ton truc que tu vas aller à ta perte...

fais en sorte que tes rêves ou tes besoins rencontrent ceux de la personne que tu souhaite aider.

Car en réalité, il est très facile de comprendre et d'accepter que éduc sportif avec spécialité maître nageur dans une ZEP en France , tu peux faire des trucs très interessants ....mais dans mon village au fin fond du Cameroun, tu n'iras pas loin avec cette seule compétence...

en dehors de ta formation actuelle n'ya -il donc rien d'autre qui puisse t'épanouir dans la vie active?

Il faut savoir que dans ta carrière dans l'humanitaire, tu devras faire le deuil de beaucoup de choses...ce que je viens de te dire étant l'une d'elles.

on peut rêver tout en restant les pieds sur terre ...ben oui ça demande un peu de sport...mais tu es sportive donc tu y arriveras...nous ne sommes pas tous des blasés tu sais...
GA Gazo67 ·
Bonjour,

Je suis le père de Caroline, je me permets vous répondre car votre correspondance avec ma fille est vraiment objective et honnête ; elle me l'a fait lire et je vous remercie de l'intérêt que vous lui porter. Je suis moi-même parti au Cameroun en 1999 pendant 4 mois et demi dans le village de Bafaka à l'est d'Ekundu-Titi en mission d'assistance avec l'armée française. J'étais chargé de la logistique du camp, ainsi que des relations avec le personnel du village employé pour les diverses taches de tous les jours (cuisinière, lavandière, bucheron (scieur), et bien sur le chef du village pour toutes les transactions de matériels (groupe élèctrogène, moto-pompe, literie éventuellement etc...). Nous faisions des inspections dans les villages de Narendi, d'Eckwe assisté avec des gendarmes camerounais. Nous avions un infirmier militaire français qui effectuai des soins et des interventions, à chaque passage dans ces villages. Nous avons pu finalisé quelques projets comme 1 école et un 1 dispensaire dont j'ai moi-même effectué le terrassement en ciment. J'ai été complètement immergé certaine fois avec la population locale et je peut comprendre votre approche de la coopération qui est fondée, car vous l'a vivée au quotidien. Dans un village ou notre infirmier a du effectuer un accouchement d'urgence, nous avons appris par la suite que l'enfant a été tué et la maman rejetée du village, car la famille à considérer le geste de l'infirmier comme contraire à leur mode de vie.

Cette mission d'assistance a duré quelques années et j'en profite pour vous demander si la population de Bafaka a pu profiter de cette assistance ou si elle a été négative.

Concernant ma fille, elle a ce projet de partir en assistance humanitaire depuis 1 an. Je partage tout à fait avec vous, le fait qu'elle doit être formée dans des domaines ou elle pourra être utilisée à 120%. S.v.p, continué à rester en contact avec elle pour l'orienter le mieux possible.

Je serai heureux d'avoir des nouvelles du village de Bafaka que je connais très bien.

Thierry MAITRE

Je viens de lire le mot de mon père qui tenait absolument à vous écrire. Merci d'avoir eté si objective avec moi et de m'avoir aider à redescendre un peu sur terre, même si j'avoue que ça a été dur à entendre (en l'occurrence, "lire"). Je vais revoir mes rêves à la baisse. Je pars dans un premier temps un mois au Togo dans une assos avec qui je suis en contact depuis maintenant un an. J'étais sensée y passer 9 mois et avais monté de solides projets avec le président de l'assos. Je suis déja heureuse de pouvoir y passer un mois et je souhaite y retourner une fois chaque année pour suivre le projet. merci et bonne soirée. caro
caroline m
KB Kbane ·
Bonjour Caroline, commencez par prendre contact avec des organismes, asso , faire du bénévolat, partager des expériences... vous guideront dans vos choix. évidemment tout le monde dira que le sport n'est pas une priorité face à certaines situations critiques d'urgence. cependant d'autres situations peuvent aussi ètre prisent en compte: souvent en Afrique de l'ouest presque personne ne sait nager, ex au Mali des ouvriers plongent dans le fleuve tous les jours pour remonter du sable avec des sceaux, c'est profond, c'est leur boulot, c'est dangeureux, et il faut apprendre à faire ça sans maitre nageur! des pécheurs, ou encore des gens, des enfants, qui cotoient des rivieres, lacs ou point d'eau quotidiennement et ne savent pas nager...tu vois un peu quand il ya accident personne ne peut sauver non plus.. des fois c'est pas la peine d'avoir une piscine pour apprendre à nager quand on vit près de l'eau...

bonne continuation
MA Mareva91 Regular ·
Bonjour Caroline! Je voulais juste t'écrire pour te dire de ne pas revoir à la baisse ton projet professionnel. Pourquoi ?

- Parce que malgré le fait qu'initialement ta formation ne soit pas en accord avec la capacité de créer ou de gérer des projets, ceci ne veut pas dire que celà ne t'es pas accessible. Dans toutes les facs, il y a des licences professionnelles ainsi que des masters pro spécialisés sur la gestion de projets sociaux, ruraux, de développement local, de développement urbain. Il y aura forcément un diplome qui te correspondra et qui ne soit pas forcément couteux comme le sont les diplomes dispensés à Bioforce.

- Parce que même si le sport n'est semble-t-il pas une priorité pour les organisations internationales il peut être un biais pour l'amélioration des conditions de vie d'une population défavorisée peu importe d'où elle vient et où elle réside. Dans ma ville on a mis en place des projets danse et sport pour limiter la desertion scolaire par exemple. Mais même à l'étranger on fait appel soit au sport, soit à la musique pour la mise en place de projets éducatifs et souvent ces projets sont gérés par des locaux. J'ai eu la chance d'avoir fait du bénévolat dans une institution au Vénézuela en Amérique latine, avait mis en place grâce à des subventions de fondations étrangères des projets lectures, danses folklorique, sport (ici le Baseball car sport national) pour que les enfants ne soit pas amenés à "errer" dans les rues et d'éviter le décrochage scolaire. J'ai également rencontré le directeur d'une fondation locale qui avait pour but de sortir la jeunesse descolarisée de la précarité à travers le sport, et particulièrement la natation. Tu vois la natation c'est pas inutile. Ce peut-être un moyen de scolariser des jeunes mais surtout leur apprendre la discipline, la rigueur, le respect des règles, la non-résignation choses très utiles et facilement transposables dans la vie quotidienne.

C'est vrai qu'en Afrique, il manque des infrastructures pour la natation. Mais un projet avec la natation bien muri peut être synonyme de projet socio-économique. Je suis persuadée, peut-être parce que je suis jeune moi aussi, qu'un ou plusieurs projets autour de la natation comme biais pour la création d'emploi ou la formation serait utile pour ce continent.

Moi je suis particulièrement touchée par l'éducation et je peux te dire que les projets éducatifs les plus performants sont ceux qui allient loisirs et écoles. La musique, domaine pas très utile à première vue par la solidarité internationale est un bon moyen d'apporter une éducation à une jeunesse défavorisée. Un professeur de musique espagnol mène un projet avec brio depuis plus de 10 ans au Nicaragua par avec son association Ritmos en los barrios. Je conçois parfaitement qu'il est plus difficile de trouver les équipements dans un pays pauvre tels que l'on peut les rencontrer en Afrique mais dificile ne veut pas dire impossible. Il faut juste avoir un projet bien pensé et ne pas se précipiter. Un projet peut prendre 1, 2 5, 10, 15 ans pour aboutir au résultat escompté du moment qu'il est définit par des étapes clés.

Donc voilà, si j'ai bien un conseil à te donner ce serait d'arrêter de rêver! la solidarité internationale, la coopération et l'humanitaire ne sont pas un rêve mais une réalité. Les projets que l'on développent dans ces domaines doivent être réalistes et coller à la réalité mais surtout en total coopération avec les populations qui sont concernées. Il n'y a donc pas de place pour le rêve ! Aujourd'hui comme tu n'es pas encore partie en tant que bénévole tout est plus ou moins flou pour toi, tu ne sais pas trop ce qui pourrait te servir para rapport à ta formation d'éducateur sportif surtout que l'on t'a déjà dit que le sport ne sert plus ou moins à rien. Je t'assure que des éducateur sportif ont une utilité dans certains projets à l'étranger surtout dans les projets en lien avec l'éducation de la jeunesse et ce dans le monde entier. Mais tu le sauras assez vite dès que tu seras partie sur le terrain en mai prochain si j'ai bien compris. Enfin lorsque tu auras débuté une formation dans la gestion de projet tout deviendra plus clair et tu sauras exactement comment il faudra que tu travaille pour mener à bien ton projet professionnel. Et n'oublie pas, si la natation t'es chère et que tu souhaite vraimennt faire partager ta passion à travers des projets il y aura toujours une municipalité, un village, une population qui sera partante pour le réaliser dans le monde.

sur ce bonnes continuations et bonnes fêtes de fin d'années.
"Une suite de petites volontés fait un gros résultat." Charles Beaudelaire
GE Geli Veteran ·
Bonjour,

Association de solidarité internationale, nous accompagnons bénévolement depuis 1992, les petites structures locales sénégalaises en démarche de projets pour un mieux-vivre local. A leur demande, nous les aidons à structurer et apprendre à gérer pour les pérenniser, leurs propres projets dont nous les laissons maîtres d'oeuvre.

Depuis une douzaine d'années, nous accueillons et faisons accueillir par nos partenaires stagiaires, bénévoles et voyageurs en immersion et il est vrai que ne disposant d'aucun financement, chaque partant à travers nous se prend complètement en charge, comme nous-mêmes du reste.

Ceci pour confirmer ce qui est dit dans ces échanges. Mais si tu veux accéder à des métiers de l'humanitaire, il serait bien de penser à faire une formation en ce sens. En France 2 écoles : - Bioforce à Venissieux qui prépare à plusieurs filières de l'humanitaire, Bioforce - IFAID à Bordeaux

Il y en a d'autres, mais plus spécialisées soit en management, commerce....

Sinon, tu peux visiter le site RepertoireONG, mine d'informations sur l'humanitaire en général avec des infos de financements

Cordialement et meilleurs voeux pour 2011

Geli 😉😉

Notre mail : asso.un@gmail.com Notre site : http://asso-un.fr
BO BoriBana Regular ·
Bonjour Caroline,

Je trouve ta démarche intéressante et tous ces échanges passionnants !

Personnellement, je te conseillerais de te mettre en lien avec l'association Intercordia. Cette association ne propose pas de "mission sur le terrain" directement mais elle peut t'aider en te proposant un "tuteur" qui va t'accompagner (gratuitement) pour trouver une association, définir ton projet, et chercher des financement pour qu'il puisse se réaliser. Si cela t'intéresse voici leur site : http://intercordia.org

Cela te permets d'avoir un vrai accompagnement avant, pendant et après ton projet. De plus ils acceptent aussi les jeunes qui n'ont pas de "compétences particulières".

Par ailleurs, je te conseil avant le départ un petit passage sur un blog qui cherche à partager des réflexions de jeunes sur l'humanitaire : http://boribana.over-blog.com

Bon courage dans tes recherches,

Ignace
"Tout ce que vous faites pour moi sans moi, vous le faites contre moi" Gandhi. - http://boribana.over-blog.com
BO BoriBana Regular ·
Re-bonjour,

Après réflexion il me semble que je t'avais déjà parlé d'intercordia sur un autre poste sur ce forum !

Bref, c'est toujours une possibilité quoi !

Tiens moi au courant de comment avancent tes projets.

A+ Ignace
"Tout ce que vous faites pour moi sans moi, vous le faites contre moi" Gandhi. - http://boribana.over-blog.com
GA Gazo67 ·
Bonjour,

Bonne année, pour commencer! :) Merci pour votre message, c'est ce que je me dis aussi. J'ai vu des edutes et documentaires sur les noyades en Afrique et je pense qu'il serait possible d'éviter tous ces accidents.
caroline m
GA Gazo67 ·
merci beaucoup! Votre message m'a vraiment fais beaucoup de bien. Je compte continuer à persévérer. Suite à mon séjour au Togo, j'aurai de la matière pour réflechir à mon projet d'avenir et j'espère y arriver un jour. encore merci et bonne année! caro
caroline m
GA Gazo67 ·
Salut ignace et bonne année!

Oui, oui, tu m'avais déja bien parlé d'intercordia et je les ai contacté. J'ai fais toutes les démarches. Mon projet était bon, mon assos, je l'avais trouvé, j'avais une tutrice d'intercordia et j'avais fais un super dossier de demande de subvention. J'étais sensée partir 9 moi de septembre 2010 à Mai 2010 mai. Mais je n'ai pas réussi à réunir assez de fond et j'ai du abandonner. Imagine ma deception...

Je suis pourtant rester en contact avec cet association et c'est à cet endroit que je pars en mai de cet année, par mes propres moyens. Mais je garde intercordia en tête et je vais retenter une fois avoir mis l'argent qu'il me faut de coté.

Intercordia, est vraiment une bonne solution pour moi.

merci, je te tiendrai au courant si tu veux. caro
caroline m
BI Bioforceasso ·
Bonjour Caroline,

En suivant une formation Bioforce et avec votre goût pour le sport, vous pourriez peut-être intégré une ONG comme Sport sans Frontières ! https://www.facebook.com/sportsansfrontieres.

Pour vous aider à construire votre parcours d'engagement, n'hésitez pas à prendre rendez-vous avec nos conseillers d'orientation qui ont tous au moins dix ans de terrain en mission humanitaire derrière eux ! http://www.bioforce.asso.fr/spip.php?rubrique14.

Merci à tous ceux qui vantent les mérites de nos formations ici!
L'Ecole de l'Engagement Humanitaire
LO Lolo7777 ·
Salut Caro,

Je m'appelle Laurence et moi aussi je suis maître nageur. Je viens de lire le file de discussion sur ton envie de faire dans l'aide humanitaire et je me suis retrouvée dans ce que tu disais. Jusqu'ici je ne me sentais pas capable d'agir donc je regardais un peu ce qu'il se faisait sur internet mais sans m'impliquer. Aujourd'hui je suis prête et je vais commencer à agir tout d'abord en m'informant correctement et en essayant de bien prévoir ce que je veux faire. Personnellement mon ambition est d'intervenir au niveau sportif, éducation mais cela ne me dérangera pas de faire autre chose pour aider et connaître le "milieu". D'ailleurs dans un premier temps, j'espère pouvoir avoir une courte mission pour me rendre compte de ce que c'est sur le terrain. En lisant les réponses que tu as reçu, j'ai déjà appris que l'aide humanitaire n'était pas forcément bien accueilli par les habitants ; chose que je ne pensais vraiment pas.

J'aimerai savoir où tu en es et ce que tu as pu faire depuis ton départ en mai? Tu as reçu de l'aide à travers ce forum j'espère que tu en feras de même car cela m'intéresse vraiment et je t'avoue, qu'étant au tout début de mon projet, je suis complètement perdue!

J'espère te lire bientôt sinon je te souhaite de réussir ce que tu as entrepris et te félicite déjà!

Similar discussions

You might also like