J41 – 30 juin – Hélico Lake Powell - 55 km
Le plus important aujourd’hui, c’est d’avoir beau temps, car l’hélico sous la pluie pour survoler le Lake Powell, moi, je ne le sens pas bien😕. Et vu le prix (245 $/pers), ce serait quand même du gâchis.
Contre toute attente, le soleil est là !😎
Le programme de la journée est tout chamboulé : j’avais prévu Antelope Canyon en fin de matinée, après le tour en hélico, et des petites balades sympas autour du lac l’après-midi.
Il en restera…. ce qu’il en restera😠.
Pour l’instant, nous filons à l’aéroport de Page où nous avons RV à 7h30.
Je jubile : pour une fois, ce n’est pas moi l’étourdie de service😉. JP a oublié sa caméra à l’hôtel. La dame lui déconseille de retourner la chercher : il faut rester là. Elle ne sait pas, elle, que celui qui va empêcher JP de faire ce qu’il a décidé n’est pas encore né. D’autant que nous ne sommes qu’à 2/3 minutes. D’ailleurs, à son retour, nous attendons encore un peu.
On nous donne nos gilets de sauvetage, avec une explication vite expédiée. Tu tires là et tu pries…si tu es croyant, bon, pas trop, mais je serai toujours à temps d’invoquer le patron des parachutistes, Saint-Michel si besoin est.
Nous embarquons à 8 h pétantes dans une superbe libellule pilotée par un jeune homme très BCBG, ancien pilote de l’armée américaine et au demeurant fort sympathique. Pour le peu de temps que nous passons avec lui nous apprenons que c’est un jeune papa et qu’il a été pilote dans l’armée.
Pilote dans l’armée et papa, ça rassure, ce n’est pas un fou😏.
C’est la 2e fois que nous prenons un hélicoptère et c’est beaucoup moins impressionnant que l’on peut se l’imaginer quand on les voit décoller depuis le tarmac, tout penchés en avant.
J’ai choisi cette balade pour deux raisons :
- l'hélico plutôt que l'avion, qui est moins stable en l'air,
- atterrir sur Tower Butte (1500 mètres). Cette butte, que l'on voit partout de loin quand on est dans le coin, on ne peut pas 'imaginer qu'elle soit si haute.
Le pilote nous a placés, JP et moi, à l’avant de l’appareil. C’est lui qui décide. On survole très vite des paysages superbes.

L’atterrissage : l’hélico monte en faisant le tour de la butte, c’est haut, très haut;

puis il fait du sur place le long de la butte, pour les derniers mètres. C’est plutôt impressionnant, on a la butte juste devant le nez.

Et c’est ainsi, que 25 minutes après le décollage, montre en main, nous atterrissons.
Nous disposons de 20 minutes pour arpenter ce qui nous paraissait tout petit vu de loin, mais qui s’avère un plateau plutôt vaste et dont les seuls occupants sont les lézards. Des serpents aussi? La question reste ouverte, mais en tout cas on regarde où l’on met les pieds😕, d’autant que le sol est très accidenté (attention aux chevilles). Et aussi: ne pas trop s'approcher du bord.... avec moi, ça risque pas!😛
Nous en faisons le tour (il ne faut pas traîner, ça passe vite), les paysages sont grandioses, même si c’est un peu brumeux du côté de Glen Canyon, et les couleurs varient selon l’exposition des falaises. Les photos ne sont pas terribles, mais ça donne bien l'idée.

Au décollage, c’est simple : on plonge directement dans le vide pour profiter à nouveau du paysage.

Nous survolons Antelope Canyon.

Bémol
J’aurais aimé une fois sur la Butte, qu’on nous décrive les paysages : on surplombe entre autres le Glen Canyon (bon, ça, on peut le voir), le plateau de Kaiparowits, le Grand Staircase et les Vermillion Cliffs, les terres des indiens Navajos (OK, elles sont partout)...
Si c’était à refaire
Je choisirais le survol en avion qui permet de survoler le Rainbow Bridge ou celui au-dessus de Horseshoe Bend;le temps de vol est un peu plus long et survoler ces sites mythiques, ça doit être quelque chose😮.
Et toujours si c’était à refaire, je verrais avec Papillon si on ne peut pas combiner les deux😉: ça reviendrait du coup à peu près au même prix que l’hélico.
En parlant de Rainbow Bridge, j’avais pensé aussi faire une balade en bateau, mais il m’aurait fallu un jour de plus. Là, c’est un gros regret du voyage😠. Même une ‘tit balade comme j’en ai vu sur des carnets, m’aurait enchantée😏.
Il fait encore soleil à Page, et nous nous précipitons chez Ken’s Tour pour voir si on peut faire Antelope (la dame nous avait dit de repasser). Vous connaissez la réponse😠. En fait, nous aurions dû directement faire la queue sur le site. Pas sûr non plus qu’il y aurait eu de la place. On ne le saura jamais.
Mais ne sombrons pas dans la déprime😄, même s’il y a un peu de mou dans le moral😕. En rentrant, je confirme illico notre réservation pour Mystical Canyon demain matin.
L’après-midi, j’avais prévu quelques balades pour profiter un peu de ce Lake Powell que nous avions vu trop vite la première fois.
Raté😠 ! La pluie revient et nous consacrons l’après-midi à ces taches que nous adorons tous : la lessive et régler les problèmes administratifs.
Des problèmes administratifs en voyage ? Oui oui, les VIP gèrent leur business quel que soit l’endroit où ils se trouvent😉. Tellement VIP qu’au moment de retirer de l’argent avec ma Carte Travelex, je n’ai pas assez sur le compte.
J’avais déjà essayé de les appeler (sans succès) car je n’arrivais plus à rentrer sur leur site quelques semaines auparavant pour suivre mes opérations : le solde qui apparaissait sur le récépissé lors des retraits ne correspondait pas à mon suivi personnel : je n’approvisionne pas la carte pour la totalité du séjour pour une période aussi longue, et ça me rassure.
J’ai passé une bonne partie de l’après-midi à essayer de les joindre. Jamais vu une galère pareille.
Pour ceux qui seraient tentés : il ne faut surtout pas choisir le menu en français, ça coupe à chaque fois après avoir passé tous les « taper sur…. » innombrables. L’astuce : rester sur le menu en anglais et demander un traducteur lorsque l’on a l’opérateur. Bref, ils finissent par m’envoyer un relevé par mail, et là, je m’aperçois qu’ils n’ont pas crédité un versement de 3500$, mazette! Donc, obligée de refaire un versement.
Pour clore le chapitre Travelex : ça c’était très bien passé l’année précédente. Pas de chance ? Sinon, c’est bien pratique car il n’y a aucun frais (hormis les retraits au DAB).
Le genre d’occupation qui « gave un max ».
Ecriture, jeu de carte….
Non, c’est pas possible, on ne peut quand même pas rester comme ça. Nous décidons (3 d’entre nous) d’aller quand même faire un tour, et voir si le soleil n’aurait pas idée de montrer le bout de son nez avant de se coucher.
On peut juger du résultat sur pièce,

même si sa majesté daigne un petit clin d’œil fugace au-dessus du barrage.

Une soirée country serait la bienvenue pour égayer cette fin de journée.
Nous avions bien aimé Big John's Texas BBQ. Pourquoi pas ? Sauf que, s’il pleut, pas de musique à l’extérieur.
Pani pwoblem : direction Ken's Old West SteakHouse, un ancien collègue m’en a dit beaucoup de bien. Sauf qu’en ce jeudi 30 juin, s’il y a bien de la musique (un chanteur), deux tables sont occupées et, même si la musique est bonne comme dit Jean-Jacques, pour l’ambiance faudra voir un autre jour.

Pour se consoler : on y mange mieux qu’au Big John’s Texas (du moins pour l’expérience que nous en avions eue).
A défaut de nous éclater comme des malades, en fumant notre cigarette à l’extérieur, JP et moi avons discuté un bon moment avec un jeune serveur ravi de parler français : un roumain d’une très grande érudition qui est venu tenter sa chance aux USA. L’American Dream est encore bien présent chez les jeunes qui « en veulent ». Nous lui souhaitons bonne chance, et je me demande bien ce qu’il va bien pouvoir devenir à l’heure où j’écris. Trump va le mettre dehors?
Décidément, le Lake Powell nous boude.
Il n’y a plus qu’à espérer que la matinée soit plus clémente demain. Marjorie me contactera.